Au cours de l’opération une importante quantité de viande a été saisie.Ouagadougou: la Police Municipale engage une lutte contre les mauvaises conditions de transports de viande
Au cours de l’opération une importante quantité de viande a été saisie.Université Norbert-Zongo : deux nouvelles salles de cours inaugurées à Fasotex
La présidente de l’université Norbert-Zongo, Pr Eugénie Maïga, a visité, lundi 10 novembre 2025, deux nouvelles salles de cours entièrement rénovées sur le site de Fasotex, ex-Faso Fani de Koudougou. D’une capacité totale de 1 100 places assises, ces magasins transformés vont permettre de pallier le problème des infrastructures d’accueil dans cette université.
Les responsables de l’Université Norbert-Zongo (UNZ) mettent les bouchées doubles pour faire face aux problèmes des infrastructures d’accueil des étudiants. En effet, la présidente de l’UNZ et son équipe ont visité, lundi 10 novembre 2025, deux nouvelles salles de cours entièrement rénovées sur le site de l’usine Fasotex, ex-Faso Fani de Koudougou. Selon la présidente de l’UNZ, Pr Eugénie Maïga, il s’agit d’anciens bâtiments de l’usine qui servaient de magasins et qui ont été transformés et réfectionnés pour les besoins de l’université. Elles sont affectées aux promotions 2023 et 2024 de la filière Sciences de la vie et de la terre (SVT), et la visite des responsables de l’UNZ marque également le début effectif des cours sur le site de Fasotex.
A écouter Eugénie Maïga, son institution a sillonné la ville de Koudougou à la recherche de salles de grande capacité à louer pour accueillir des promotions. Après des résultats infructueux, les magasins de Fasotex ont été identifiés et des démarches ont été entreprises auprès des autorités de tutelle pour l’obtention d’une autorisation et pour procéder à la réfection des bâtiments.
« Cette procédure administrative a duré trois ans. Avec le soutien du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ainsi que de celui de l’Economie et des Finances, nous avons pu obtenir des ressources des Fonds miniers qui nous ont permis de rénover ces salles, l’une de 700 places et l’autre de 400 places assises »,
a-t-elle expliqué. Au terme d’un appel d’offres, c’est l’entreprise BMS qui a été retenue pour la réfection des deux magasins pour une durée de 30 jours. Une entreprise qui a mis les bouchées doubles pour livrer ces salles de plus de 600 m².
« Le chevauchement des années »

A la veille de l’expiration du délai, le 16 octobre 2025, le Pr Eugénie Maïga se souvient s’être rendue dans la nuit sur le site, où elle a félicité l’entreprise pour la qualité des travaux et le respect des délais. La présidente de l’UNZ a ajouté que deux autres salles seront aussi réhabilitées, avec pour objectif principal de rattraper les retards dans toutes les filières et de faire du chevauchement des années académiques un mauvais souvenir à l’université Norbert-Zongo. Une occasion saisie par le Pr Maïga pour exprimer sa gratitude aux ministères ci-dessus cités et à celui en charge du commerce et de l’industrie, dont relève l’usine Fasotex.
Pour le Président du conseil d’administration (PCA) de l’UNZ, Dr Tiga Alain Ouédraogo, c’est un ouf de soulagement pour les responsables de l’université, les enseignants et les étudiants qui doivent prendre les cours dans ces salles. « Ces salles sont à votre disposition, vos cours peuvent être programmés les matins et les soirs. Prenez-en bien soin et travaillez à exceller par le savoir », a-t-il dit aux étudiants. Le délégué de la promotion, Abdoul Razack Ouandaogo, au nom de ses camarades, a remercié les responsables de l’UNZ pour ces salles qui vont leur permettre de suivre les cours dans la sérénité et d’obtenir la licence au bout de trois ans.
Il a cependant plaidé pour la présence de vigiles afin d’assurer la sécurité des engins. Dans le même sens, le porte-parole des étudiants de SVT 2024 et 2025 souhaite que les cours du soir ne se prolongent pas au-delà de 20 heures, du fait que le site est situé un peu hors de la ville. Le vice-président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation, Dr Doua Allain Gnabahou et Pr Isidore Yanogo, vice-président chargé de la recherche et de la coopération universitaire, faisaient partie de la délégation.
Beyon Romain NEBIE
Commune Bobo-Dioulasso : 31 nouveaux retraités honorés
La commune de Bobo-Dioulasso, à travers sa direction des ressources humaines, a organisé une cérémonie d’hommage à 31 nouveaux retraités de la commune, vendredi 7 novembre 2025, à l’hôtel de ville de Bobo-Dioulasso.
Ils totalisent entre 8 à 35 ans de carrière professionnelle au sein des services de la commune de Bobo-Dioulasso. Admis à faire valoir leurs droits à la retraite en 2024 pour certains et en 2025 pour d’autres, ces agents de la commune ont été ma-
gnifiés, vendredi 7 novembre 2025, à travers une cérémonie d’hommage qui leur a été dédiée. Au nombre de 31, ils ont tous reçu des cadeaux d’au revoir pour leurs « bons et
loyaux services », rendus à la commune. Selon le président de la délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom, cette cérémonie est une reconnaissance des sacrifices que ces derniers ont consentis pour le développement socio-économique de la ville de Sya.
Pour lui, cette gratitude représente également la satisfaction des populations auxquelles ils ont rendu des services publics de proximité durant leur carrière. « Félicitations pour votre riche carrière au service de la commune de Bobo-Dioulasso. Vous avez passé la totalité de votre vie professionnelle à servir de cette institution qui, avec vous et grâce à vous continue de grandir. Vous nous quittez professionnellement, mais, vous allez demeurer des ressorts sur lesquels nous allons nous appuyer pour mieux conduire l’action au quotidien », a-t-il lancé aux nouveaux retraités. Le porte-parole des retraités, Seydou Drabo, a exprimé leur gratitude aux responsables de la commune pour l’accompagnement dont ils ont bénéficié au cours de leurs carrières. Pour lui, cette cérémonie est une marque de reconnaissance pour le travail accompli durant leurs années de services. « La retraite n’est pas la fin d’un engagement, mais une nouvelle manière de servir »,
a-t-il indiqué tout en saluant la tenue de cette cérémonie d’hommage à leur honneur.
Noufou NEBIE
Industries agroalimentaires: le Premier ministre reçoit une délégation de la faîtière
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce jeudi 13 novembre 2025 à Ouagadougou, une délégation de la Fédération nationale des industries de l’agroalimentaire et de transformation du Burkina Faso (FIAB), conduite par sa secrétaire générale, madame Maïga Amamatou.Les échanges ont porté sur la 13ᵉ édition des Journées agroalimentaires (JAAL) ainsi que sur les perspectives de développement du secteur de la transformation agroalimentaire dans notre pays.
Au cours de l’entretien, la délégation a exprimé sa reconnaissance au gouvernement et particulièrement au Premier ministre pour son soutien constant au secteur, illustré par le patronage qu’il a bien voulu accorder à la prochaine édition des JAAL.
La faîtière a également salué la vision éclairée du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a replacé le développement endogène et la valorisation des productions nationales au cœur de l’action publique.
Placée sur le thème «Transformation agroalimentaire et souveraineté alimentaire au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives », la 13 édition des JAAL se tiendra, du 28 novembre au 5 décembre 2025, dans le pavillon Soleil levant du SIAO à Ouagadougou.
Véritable vitrine du savoir-faire national, cet événement constituera un espace d’échanges, de réflexion et d’exposition du potentiel des acteurs de la transformation agroalimentaire issus des différentes régions du pays.
L’édition 2025 se déroulera sur le signe du « Consommons local ».
« Ce sera une opportunité pour nous de montrer le potentiel dont disposent les acteurs de la transformation agroalimentaire au Burkina Faso, à travers l’exposition des produits des différentes régions du pays », a déclaré le secrétaire exécutif de la FIAB, Modeste Ouédraogo.
Le Premier ministre a félicité la FIAB pour son engagement constant et l’a exhortée à renforcer la professionnalisation du secteur, condition essentielle à la compétitivité des entreprises locales.Il a encouragé les transformateurs à investir dans la production des matières premières locales et à faire confiance aux inventions et innovations nationales, gages d’équipements accessibles et d’un progrès technologique fondé sur le génie burkinabè.
« Nous sommes engagés à changer les choses », a affirmé le chef du gouvernement, réaffirmant la détermination de l’Exécutif à protéger le marché national, à sécuriser la matière première et à promouvoir la consommation locale des produits dans le cadre de la Stratégie nationale de transformation économique.
Créée en novembre 1991, la FIAB s’impose aujourd’hui comme un acteur clé du développement industriel et agroalimentaire du Burkina Faso. Forte de plus de trois décennies d’expérience, elle œuvre à la structuration des filières, à la promotion de l’innovation et au renforcement du leadership des entreprises nationales.
Par son action, elle contribue activement à faire de l’agroalimentaire un pilier de la souveraineté et de la prospérité du Burkina Faso.
DCRP/Primature
Transplantation rénale : un conclave pour dégager les pistes de son ancrage en Afrique subsaharienne
La Société burkinabè de néphrologie (SOBUNEPH) organise son deuxième congrès ordinaire, du 12 au 14 novembre 2025, à Ouagadougou, sur le thème : « Faire progresser la transplantation rénale dans les pays d’Afrique au sud du Sahara ». A l’occasion, les congressistes ont rendu un hommage à titre posthume au père fondateur de la néphrologie au Burkina, le Professeur Adama Lengani.
La Société burkinabè de néphrologie (SOBUNEPH) veut renforcer les compétences des néphrologues pour une meilleure prise en charge des patients. Elle tient, à cet effet, son deuxième congrès ordinaire sur le thème : « Faire progresser la transplantation rénale dans les pays d’Afrique au sud du Sahara », du 12 au 14 novembre 2025, à Ouagadougou. Le président de la SOBUNEPH, Pr Gérard Coulibaly, a expliqué que ce congrès est un moment de réflexion, de partages et d’innovation dans le domaine de la néphrologie.
A travers des conférences de haut niveau, des sessions interactives et des communications riches et variées, a-t-il poursuivi, les congressistes vont évaluer les thématiques et l’actualité brulante à savoir l’apport de l’intelligence artificielle en néphrologie, les enjeux de la maladie rénale chronique en Afrique, les perspectives de la dialyse territoriale et les défis de l’hémodialyse. « Des experts, des praticiens, des chercheurs et des enseignants d’Afrique et d’Europe partageront leurs connaissances et leurs expériences », a précisé le professeur Coulibaly. Il a, en outre, confié que la transplantation rénale est une méthode de traitement des maladies rénales en phase terminale.
Le professeur a relevé l’existence de plusieurs modalités de traitement de ces cas, notamment la dialyse et la transplantation rénale. Il a, par ailleurs, fait savoir que la transplantation rénale est assez récente dans les pays africains. A ce propos, il s’est réjoui que le Burkina ait pu réussir sa première greffe rénale, le 29 juillet 2025. « Cette prouesse montre que notre pays dispose des ressources humaines compétentes et un plateau technique élevé », a-t-il souligné. Le Président de la Société africaine de néphrologie, Abdoul Niang, a fait savoir que la transplantation n’est pas seulement un acte médical.
Hommage au Pr Adama Lengani
« C’est un projet de société, un acte de solidarité, de foi en la vie et de confiance en la compétence africaine », a-t-il relevé. M. Niang a aussi signifié que faire progresser la transplantation rénale, c’est former des équipes, bâtir des programmes nationaux solides, établir des cadres éthiques juridiques clairs et surtout offrir aux patients une chance de survie et d’espérance. Il a félicité la SOBUNEPH pour la tenue du congrès et assuré que la Société africaine de néphrologie continuera à soutenir des initiatives similaires par la formation, la coopération scientifique et le développement de réseaux régionaux de transplantation.
Les congressistes ont mis à profit cette rencontre pour rendre un hommage mérité au pionnier de la néphrologie au Burkina, le Professeur Adama Lengani, décédé en 2023. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, qui a présidé la cérémonie d’ouverture du congrès a exprimé la fierté du Burkina d’avoir eu le professeur Lengani au sein de son système sanitaire. Pour lui, le père de la néphrologie burkinabè était un homme remarquable de la science et un symbole d’intégration.
D’où son invite à ses « fils scientifiques », à suivre les sillons tracés par leur maitre. Le ministre a salué, au nom du gouvernement, toutes les avancées accomplies dans le domaine de la santé et en particulier au niveau de la néphrologie. Il a fait remarquer que dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une santé de qualité, des mesures sont prises dans
le but d’améliorer de manière significative l’offre de santé au profit des populations. « C’est ce qui a permis la transplantation au Burkina », a-t-il justifié.
Abdoulaye BALBONE
Solidarité nationale : le ministère de l’action humanitaire lance la campagne D£m£ Sira
La ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Passowendé Pélagie Kaboré, a lancé, jeudi 13 novembre 2025, à Ouagadougou, la première campagne nationale de solidarité nationale nommée D€m€ Sira qui couvre la période du 14 novembre 2025 au 31 janvier 2026.
C’est parti pour la campagne D£m£ Sira ou voix de la solidarité, une manière de célébrer le mois de la solidarité autrement. Le lancement est intervenu, ce jeudi 13 novembre 2025,
à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse animée la ministre de
l’Action humanitaire et de la Solidarité, Passowendé Pélagie Kaboré. Cette première édition de D£m£ Sira couvre la période du 14 novembre 2025 au 31 janvier 2026. Elle sera marquée par une caravane qui va sillonner toutes les régions. Plusieurs activités sont inscrites au programme.
Dans chaque région visitée par la caravane, il est prévu entre autres, des animations, des théâtres, des foras, des causeries-débats et des actions de solidarité à travers des dons symboliques, des repas communautaires, des opérations de dons de sang. La clôture de cette campagne sera marquée par un gala de solidarité lors de laquelle, des distinctions seront décernées aux acteurs qui travaillent pour promouvoir la solidarité. A l’occasion, le prix national de solidarité, qui va être lancé incessamment, sera attribué. Mme la ministre a invité les Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora à se mobiliser autour de cette vision.
« Si chaque Burkinabè donne au moins 1 000 FCFA, nous n’aurions plus besoin de demander de l’aide ailleurs », a-t-elle lancé. Car pour elle, la solidarité n’est pas un mot, c’est un geste, une action et un engagement. Elle a invité les Partenaires techniques et financiers, les entreprises et les acteurs économiques à contribuer pour bâtir des chaines de solidarité durables. Car, elle croit que D£m£
Sira n’est pas une simple campagne. « C’est une promesse à nous-mêmes de ne laisser personne derrière. Ensemble, nous devons faire de la solidarité un acte de souveraineté », a-t-elle dit.
A la question sur les raisons de cette campagne, la ministre chargée de la Solidarité a indiqué que l’engouement autour du mois de la solidarité qui était célébré depuis des années a connu une baisse. Cette nouvelle campagne, a-t-elle confié, donne l’occasion d’amplifier le mois de solidarité d’une autre manière, mais aussi de poser des actions citoyennes et de faire un vaste mouvement digital pour permettre aux Burkinabè de comprendre là où vont leurs contributions et la nécessité de contribuer pour financer la solidarité. Revenant sur les mois de solidarité précédents, le ministre a rappelé que l’édition de 2023 a permis de mobiliser 300 millions F CFA.
Cette somme a permis, entre autres, de construire 15 logements de solidarité et de financer des actions sociales dans les centres de santé. En 2024, a-t-elle poursuivi, le mois de solidarité a permis de mobiliser environ 272 millions F CFA qui ont permis de soutenir des activités génératrices de revenus pour les femmes dans les régions et supporter des cas sociaux dans les centres de santé.
Adama SEDGO
Dégradation des terres cultivables: la coupe abusive du bois, un frein à la sécurité alimentaire
Au Burkina, des milliers d’hectares de forêts disparaissent chaque année. Selon les données de la direction générale des Eaux et Forêts, le bois alimente des milliers de foyers et des marchés de charbon dans plusieurs grandes villes du pays. Pour la seule ville de Ouagadougou, la demande en bois de chauffe et de charbon de bois est passée de 341 000 tonnes en 2000 à 567 000 tonnes en 2016. Ainsi, dans les villages, les terres se dégradent de plus en plus, plongeant près de 3 millions de Burkinabè dans l’insécurité alimentaire aiguë. Comment la razzia des forêts menace-t-elle des vies ? Quelles sont les actions en cours pour y faire face ? Réponse.
Dans le village de Po, à environ 6 km de la commune de Kyon, province du Sanguié (Réo), le soleil est ardent en cette journée du vendredi 25 avril 2025. Tandis que certains se rendent au marché de Kyon, Jeannette Kantiono, la quarantaine révolue, travaille sans relâche dans son champ d’un hectare et demi. Armée de sa daba et sa machette, elle prépare cette terre qu’elle cultive depuis 25 ans, pour la saison d’hivernage imminente. Elle s’affaire donc à défricher son lopin. D’abord, elle coupe les arbustes et ramasse les résidus de la dernière récolte qu’elle répand ensuite sur le sol desséché avant d’y ajouter de la fumure organique, transportée par charrette.
« Quand il pleut, ces déchets retiennent l’eau et avec le fumier, le sol devient humide et riche pour les cultures », explique-t-elle. Les mains de Jeannette portent les stigmates d’un labeur de longues années. En effet, ce champ, autrefois très productif, est aujourd’hui appauvri du fait de la dégradation du sol. « Dans les années 2000, j’avais de bons rendements, mon grenier était plein. Mais ces dernières années, ils ont chuté. La saison dernière, je n’ai récolté que deux charrettes de sorgho blanc », confie-t-elle, toute désemparée. Dans son champ, les deux arbres de karité qui servaient d’ombre à Jeannette ont été coupés à son insu par un individu dont elle ignore l’identité. Face à ce constat douloureux, Jeannette ne décolère pas.

Comme elle, de nombreux agriculteurs sont les témoins impuissants d’une déforestation galopante où le karité et le néré sont ciblés pour leur bois, dont le prix d’une charrette grimpe jusqu’à 7 500 F CFA. « C’est une course effrénée à l’argent », déplore la productrice. Pourtant, l’arbre est un allié essentiel dans l’agriculture. Selon le Directeur technique du génie et des infrastructures forestières (DGIF), Moukailou Dorinta, il joue un rôle de brise-vent naturel et améliore la qualité du sol. Ses racines favorisent une meilleure infiltration de l’eau, tandis que ses feuilles mortes fertilisent la terre.
« Sans arbres ou arbustes, la terre est exposée à l’érosion par l’eau et par le vent. Cela emporte la couche fertile du sol et le transforme en désert. Un sol pauvre signifie de mauvaises cultures et de faibles rendements », prévient Moukailou Dorinta. Il détaille que le déboisement dégrade les sols par l’érosion, l’appauvrissement et la désertification.
Déforestation galopante
En la matière, des études du ministère en charge de l’environnement ont révélé que le pays a perdu plus de 30% de sa couverture forestière au cours des 10 dernières années, confie Moukailou Dorinta. Depuis 2003, 105 000 hectares de forêts disparaissent chaque année au profit du marché informel et formel de bois, de charbon de bois et de bois d’œuvre, dit-il. Selon les données récentes publiées par la plateforme en ligne Global forest watch, les moyens de subsistance de millions de personnes sont menacés. En 2020, le pays comptait encore 2,22 millions de forêts naturelles, soit 8,1% de sa superficie totale. Mais cette richesse a enregistré une perte de 5 610 hectares en 2024.
La situation est plus perceptible dans le Nando. En effet, l’Enquête permanente agricole (EPA) de la campagne agricole 2023/2024 du ministère en charge de l’agriculture précise que dans la province du Sanguié, la perte continue du couvert forestier naturel s’est intensifiée entre 2016 et 2025. En 2020, la région comptait 173 000 hectares de forêts, mais entre 2021 et 2024, 97 % de cette couverture ont disparu. Aujourd’hui, la région de Nando est considérée comme l’une des principales sources d’émission de CO2 liée à la déforestation au Burkina, avec près de 10 027 gigagrammes de CO2 entre 2000 et 2013.

A Ouagadougou, la capitale burkinabè, la demande en bois de chauffe et en charbon de bois ne cesse d’exploser et les forêts, de plus en plus menacées. De 341 000 tonnes en 2000, elle a bondi à 567 000 tonnes en 2016, selon les chiffres de la direction générale des Eaux et Forêts. Pire, la direction générale estime que la demande cumulée dépassera 2,14 millions de tonnes entre 2024 et 2028. Chaque famille a besoin de chaleur, de quoi cuisiner. Mais cette nécessité vitale induit une exploitation abusive du bois de chauffe dont les conséquences sont désastreuses pour l’agriculture. Cette déforestation, alertent les experts, affecte non seulement la biodiversité et le climat local, mais aussi l’économie nationale.
En effet, la forêt contribue à environ 9,6% du PIB du pays (Global forest watch) notamment via la production de bois de chauffe et les produits forestiers non ligneux. La perte des forêts menace donc les moyens de subsistance de plus de la moitié de la population qui dépend directement des ressources naturelles. Sur le plan environnemental, la dégradation des forêts entraîne une réduction de la densité et de la diversité des arbres, modifie le microclimat et le cycle hydrologique et accentue les vagues de chaleur extrêmes observées. Ce qui a un impact direct sur la santé humaine.
Des rendements en baisse
La déforestation et avec elle, l’appauvrissement des sols, impactent un pan entier de l’agriculture familiale au Burkina. Les données du ministère en charge de l’agriculture estiment à 6 millions d’hectares les terres déjà dégradées, affirme M. Dorinta. Derrière ces chiffres se cachent des greniers qui ne se remplissent plus. Baya Bamouni, agriculteur de 44 ans à Tialgo, situé à 5 km de Ténado, en est un exemple poignant. Habitué à une bonne récolte, il est contraint d’abandonner son champ à cause des rendements qui ont chuté. « Je ne peux plus avoir un grenier plein de sorgho blanc », confie Baya le regard teinté de regrets. Celui qui cultivait deux hectares de cette céréale ne peut désormais s’en tenir qu’à un hectare. Pour subvenir aux besoins de sa famille, Baya s’est tourné vers le maraîchage, une culture qu’il juge fructueux.
« Cette activité est très rentable. Et avec cet argent j’achète les vivres pour nourrir ma famille », raconte-t-il. En novembre 2024, la production de céréales en Afrique de l’Ouest devrait s’établir à 73,7 millions de tonnes, soit un recul d’environ 700 000 tonnes par rapport à l’année précédente, selon les estimations de l’Organisation des Nations unies

pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). D’après l’Enquête permanente agricole (EPA) de la campagne agricole de 2023-2024 du ministère en charge de l’agriculture, au Burkina Faso, le rendement est en baisse de 1,98% par rapport à la campagne précédente (2022-2023) et en baisse de 1,63% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La sécheresse et la pauvreté des sols sont les principales causes de la baisse significative de la production.
Conséquences, le sorgho blanc, le niébé, le mil, qui occupent près de 600 000 hectares de parcelles, sont les plus touchées. La production des cultures céréalières est estimée à plus de 5 millions de tonnes pour la campagne agricole 2023/2024 et cette production est en baisse de 0,60 % par rapport à celle de la dernière campagne agricole. Déjà, certaines familles se tournent vers d’autres sources de revenus. Hélène Kanzié, mère de quatre enfants avec une belle-fille à sa charge, est une des femmes résilientes. Elle a fondé la coopérative “Doui gnè” (signifie en langue gourounsi la famille est
unie – NDLR) qui rassemble une cinquantaine de femmes. Ensemble, elles collectent et achètent les noix de karité pour les transformer en beurre qu’elles revendent ensuite.
« Aujourd’hui, l’agriculture familiale ne rapporte plus.
On est donc obligé de mener d’autres activités pour acheter des vivres afin de nourrir nos familles », explique-t-elle. Un rapport de l’IPC (cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire piloté par plusieurs ministères dont ceux en charge de l’agriculture et de la santé) alerte sur la situation de la région du Nando. La prévalence de la malnutrition aiguë dépasse la moyenne nationale, comparativement aux autres régions et le taux de dépistage (MAS) frôle 8,3%. Pour l’Etat burkinabè, cela reste un enjeu majeur avec des besoins importants en interventions nutritionnelles adaptées.
L’espoir avec l’Offensive agropastorale
Depuis décembre 2023, une interdiction frappe l’exportation des principales céréales du Burkina. Niébé, riz, mil, maïs, sorgho … aucun sac ne doit franchir les frontières. Cette mesure qui reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre, vise à garantir la disponibilité et l’accessibilité des céréales pour toute la population afin d’assurer la sécurité alimentaire nationale. En conséquence, la délivrance des Autorisations spéciales d’exportation (ASE) pour les céréales est suspendue, et tout contrevenant s’expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.
Au même moment, la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) organise régulièrement des opérations de vente de céréales à prix social, notamment du maïs, pour aider les populations vulnérables à accéder à des denrées essentielles. En février 2025, elle a mené une opération spéciale de vente de maïs
(40 tonnes) dans plusieurs arrondissements de la ville de Ouagadougou, à raison de 6 000 F CFA le sac de 50 kg. Une opération similaire s’est tenue du 12 au 30 juin 2025, avec une « vente directe sur camion ».
Dans la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique dont l’objectif est de parvenir à la souveraineté alimentaire, la production issue des sites aménagés à cet effet devrait faciliter la constitution des stocks de sécurité gérés par la SONAGESS. En effet,

avec l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 en cours, le pays attend une production céréalière de 7 millions de tonnes dont 20 000 tonnes de blé, 2,41 millions de tonnes de maïs, 1 million de tonne de riz Paddis, 968 533 tonnes de mil, 2,54 millions de tonnes de sorgho et 43 013 tonnes de fonio.
Dans la même lancée, la SONAGESS a été érigée en centrale d’achat, chargée de constituer et de gérer les réserves de sécurité alimentaire, les stocks de régulation commerciale et les stocks de produits de rentes stratégiques. Dans ce sens, elle a lancé, l’opération
« collecte bord champ » de céréales, à Kalsaka, mardi 4 novembre 2025. L’objectif de la collecte bord champ qui va se dérouler durant trois mois sur toute l’étendue du territoire national concerne le maïs, le mil, le sorgho, le riz et les légumineuses, pour un total attendu de 530 000 tonnes de céréales.
Défis du contrôle local
Alors que ce combat se mène, la lutte contre la déforestation a été engagée depuis plusieurs décennies au niveau gouvernemental. Ainsi, à partir de 1985 (création de la SONABHY), le Burkina subventionne le gaz butane pour freiner la coupe de bois. Malgré plus de 271 milliards F CFA injectés ces 11 dernières années, dont 19 milliards F CFA au premier trimestre de l’année 2024, et la plantation de 20 millions d’arbres en 2025, la pression sur les ressources forestières ne faiblit pas.
A Tiogo, un village de la commune de Ténado, le chef de poste forestier, Aristide Guigma, précise que les agents forestiers travaillent d’arrache-pied à contenir les actions anthro-piques, à travers des patrouilles forestières, des campagnes de sensibilisation et des interpellations pour les cas assez flagrants. Au plan national, le Burkina Faso, participe au Forest Carbon Patnership de la Banque mondiale et s’est même engagé dans le mécanisme REDD+ pour lutter contre la déforestation. Le pays dispose également d’une stratégie nationale ambitieuse de reforestation. Il reste à relever les défis auxquels sont confrontés les acteurs-terrains, notamment l’insuffisance de moyens logistiques (véhicules, carburant …).
Fleur BIRBA
Soutenance à l’université Nazi- Boni: Abdel Aziz Nabaloum analyse la spécialisation des journalistes à Sidwaya
Le rédacteur en chef du quotidien Sidwaya, Abdel Aziz Nabaloum, a soutenu son mémoire pour l’obtention du Master en Techniques des métiers de l’information, mercredi 12 novembre 2025, à l’université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso. Son travail a porté sur le thème : « La spécialisation des journalistes au quotidien burkinabè Sidwaya : difficultés et défis ».
Il a défendu son mémoire devant un jury composé de trois membres et présidé par Dr Regis Dimitri Balima , en présence de plusieurs collègues venus le soutenir. Journaliste chevronné, Abdel Aziz Nabaloum s’est penché sur la question de la spécialisation des journalistes dans les rédactions, en particulier au sein du quotidien d’Etat, Sidwaya. Après un examen minutieux du document, le jury l’a déclaré admis à l’obtention du diplôme de Master avec la mention assez bien. Selon l’impétrant, la spécialisation des journalistes constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour les rédactions.
Son travail vise à montrer l’importance de cette spécialisation au sein de Sidwaya, mais également dans les médias burkinabè et africains en général. « La spécialisation permettra aux journalistes de produire des articles de bonne qualité, de renforcer la crédibilité de Sidwaya et surtout de fidéliser ses lecteurs », a déclaré le rédacteur en chef lors de sa soutenance. Pour y parvenir, Abdel Aziz Nabaloum a formulé plusieurs recommandations à l’endroit des responsables de média.
Il préconise notamment la mise en place d’une politique de spécialisation des journalistes, l’encouragement des journalistes à se spécialiser, la limitation des réaffectations fréquentes et le recrutement de nouveaux journalistes spécialisés. Au terme de la soutenance, l’impétrant n’a pas caché sa satisfaction : « C’est un plaisir pour moi d’être désormais parmi les détenteurs de ce Master, après plusieurs années de travail et de recherches », s’est-il réjoui.
Noufou NEBIE
Zisso Patricia COULIBALY
(Stagiaire)
Ouahigouya: la Croix-Rouge équipe le CHUR et la MACO
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a remis, mardi 11 novembre 2025 à Ouahigouya, du matériel médicotechnique au Centre hospitalier universitaire régional (CHUR) et inaugurer une infirmerie à la Maison d’arrêt et de correction.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) poursuit ses actions pour le bien-être des personnes en détresse. Fidèle à sa mission humanitaire et son engagement en faveur du renforcement du système de santé pour tous, il a remis, mardi 11 novembre 2025, un don composé, entre autres, de lits d’hospitalisation de médicaments de consommables, d’équipements médicaux d’une valeur de plus 176 millions F CFA. Ce don est destiné au CHUR de Ouahigouya. Selon le donateur, ce matériel vise à renforcer la capacité opérationnelle de l’offre de soin de qualité et surtout la prise en charge des blessées balistiques.
Le Directeur général (DG) du CHUR de Ouahigouya, Simplice Bonkoungou, a laissé entendre que ce geste vient répondre à un besoin réel de renforcement des plateaux techniques de prise en charge surtout les blessés de guerre. « Le partenariat entre le CICR et le CHUR de Ouahigouya est un exemple concret de solidarité et de collaboration au service de la vie.
En appuyant notre établissement par ce don important, le CICR vient renforcer nos capacités de prise en charge des blessés de guerre, un volet essentiel de notre mission de service public hospitalier. Ce soutien arrive à point nommé. Il permettra d’améliorer la qualité des soins, de soulager nos équipes dans leurs interventions d’urgence et surtout d’offrir de meilleures chances de survie et de réhabilitation aux blessés admis dans notre hôpital », a déclaré le DG du CHUR.
La seconde étape de la journée a conduit la délégation de CICR à la Maison d’arrêt et de correction de Ouahigouya (MACO). C’est une infirmerie entièrement équipée qui a été inaugurée par la délégation du CICR en présence des autorités régionales et du personnel pénitentiaire au profit des pensionnaires de la MACO. Cette infrastructure réalisée avec l’appui technique et financier du CICR à près de 173 millions F CFA, comprend une salle de consultation, une salle de pansement, d’hospitalisation, un laboratoire et des installations sanitaires conformes aux standards d’hygiène internationaux.
Le directeur général adjoint de l’Administration pénitentiaire du Burkina, Fréderic Ouédraogo, au nom du ministre chargé de la Justice, s’est réjoui de ces réalisations qui viennent renforcer la prise en charge sanitaire des détenus. « Grâce
à cette infirmerie, les pensionnaires de la MACO bénéficieront désormais des soins de qualité sur place et verrons leurs conditions de détention améliorées. Au nom des plus hautes autorités du pays, nous traduisons toute notre gratitude au CICR ».
Le directeur régional de Maison d’arrêt et de correction, Armand Sawadogo, a souligné que l’infirmerie désormais opérationnelle est ouverte aux pensionnaires de la MACO et du public de la région. Selon le chef de la délégation du CICR au Burkina, Yves Arnoldy, « le soutien du CICR à la MACO vise à permettre aux détenus d’avoir accès aux soins de santé de qualité selon les normes en vigueur ». Le président de la cérémonie, le secrétaire général de la province du Yatenga, Pierre Claver Bancé, prenant la parole au nom du gouverneur de la région a salué la constance du CICR dans l’accompagnement des structures publiques au Burkina.
« Le CICR est un partenaire sûr et engagé qui intervient aussi bien dans le domaine de la santé et de la protection des droits humains », a souligné M. Bancé. Tout en invitant les bénéficiaires à faire bon usage du matériel reçu et à entretenir les infrastructures mise à leurs dispositions, il a invité les
fils du pays à l’union sacrée pour la construction de la nation.
Bassirou BADINI
bassirouba264@gmail.com
Systèmes alimentaires et transition agroécologique en Afrique : une session de partages d’expériences à Belém
En marge de la COP 30, sous l’égide de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique, des organisations de la société civile africaine ont partagé leurs expériences en matière de transition agroécologique et de transformation des systèmes alimentaires africains, mercredi 12 novembre 2025, à Belém, au Brésil.
La transition agroécologique est l’alternative pour une agriculture durable en Afrique et l’adaptation des producteurs du continent au changement climatique. Cette conviction a été portée à la 30e Conférence des parties des Nations sur le climat (COP30) par des organisations de la société civile africaine, notamment du Cameroun, du Kenya et du Togo, mercredi 12 novembre 2025, à Belém, au Brésil, c’était au cours d’un évènement parallèle organisé sous l’égide de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) sur le thème :
« Que signifie une transformation réelle, durable des systèmes alimentaires et menée loca- lement ? ». D’entrée de jeu, le coordonnateur du programme changement climatique et agroécologie à AFSA, Simon Bukenya, a décliné la mission et la vision de cette organisation panafricaine.
Constitué d’un réseau de 48 organisations représentant plus de 200 millions de petits producteurs, d’éleveurs, de peuples autochtones, de jeunes, de femmes et de communautés confessionnelles dans 50 pays africains, AFSA investit dans la promotion d’une agriculture durable en Afrique fondée sur les pratiques agroécologiques, les intrants biologiques, au détriment des engrais chimiques. Elle fait également de la souveraineté alimentaire du continent son cheval de bataille, en valorisant les systèmes alimentaires endogènes. Pour la représentante de l’ONG Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE) du Togo, Annette Luttah, l’agroécologie constitue une solution de transformation territoriale pour les communautés locales. Son organisation dispose d’un centre d’information agroécologique et s’est donnée pour missions d’accompagner les communautés de base à développer et mettre en œuvre les pratiques agro-écologiques.
Tourner le dos aux fausses solutions
Les pratiques et techniques d’agroécologie sont développées par les communautés locales elles-mêmes, JVE vient s’assurer que les principes agroécologiques sont respectés. Dans la présentation de l’expérience de son pays, le vice-président national de l’Association des pastoralistes nomades du Cameroun, Musa Usman Ndamba, a indiqué que son mouvement mène des actions de plaidoyer, afin d’influencer les décideurs à intégrer l’agroécologie et les systèmes alimentaires endogènes dans les politiques publiques de développement. « Et cela se fait à travers des rencontres avec des parlementaires et des ateliers nationaux de présentation des évidences agroécologiques.
Au Cameroun, il existe une alliance entre pasteurs et agriculteurs qui développent des partenariats gagnant-gagnant ; ce qui contribue à réduire les conflits agriculteurs/éleveurs », a-t-il fait savoir. Au Kenya, l’Association pour la biodiversité et la biosécurité (BIBA) a élaboré, en 2024, une stratégie de développement de l’agroécologie au niveau local, a fait savoir Anne Maina. Et il existe des collectivités locales qui ont intégré l’agroécologie dans leurs plans locaux de développement. Il y a des initiatives endogènes comme les centres locaux de semences paysannes où les producteurs sont formés aux techniques
de production, sélection et conservation des semences locales.
Au Kenya la BIBA mène également des actions de sensibilisation des parlementaires à la régulation des engrais chimiques qui causent plus de dommages aux écosystèmes, a confié Mme Maina. Le coordonnateur du programme changement climatique et agroécologie à AFSA, Simon Bukenya, a insisté sur la nécessité de miser sur l’éducation pour parvenir à un changement en faveur de la transition agroécologique et des systèmes alimentaires africains.
Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
(Depuis Belém, Brésil)


