Conférences tournantes de la commission confédérale: les enjeux de l’AES expliqués à Ouagadougou

La Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel a organisé une conférence publique sur les enjeux, les objectifs et l’ancrage de l’AES dans le paysage national et international, jeudi 13 novembre 2025, à Ouagadougou.

La Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES) poursuit sa vaste tournée d’information et de sensibilisation des populations à la base sur les enjeux et les missions de ladite commission. Le jeudi 13 novembre 2025, c’était au tour des forces vives de la région du Kadiogo, d’échanger à bâtons rompus, avec le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CES), Bassolma Bazié, sur les enjeux de la confédération. De prime abord M. Bazié a fait un grand rappel historique du traitement jadis réservé à l’Afrique et aux Africains. Il a également dénoncé la manière avec laquelle les « indépendances de façade » se sont déroulées, dans les années 1960. Pour Bassolma Bazié, l’option des trois leaders de l’AES d’intensifier leur quête permanente de souveraineté et de dignité pour leurs peuples doit être soutenue par les populations.

Soutenir les dirigeants

L’ancien ministre d’Etat a fait savoir que la rencontre s’inscrit dans la dynamique du rapprochement de la CN-CES des populations. « Notre mission d’expliquer les décisions prises par les chefs d’Etat dans le cadre de la construction de la Confédération des Etats du Sahel, créée le 6 juillet 2024, à Niamey », a-t-il ajouté. Selon le gouverneur de la région du Kadiogo Abdoulaye Bassinga, les conférences régionales tournantes de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel sont nécessaires, dans la mesure où elles permettent d’éclairer la lanterne des populations et d’apporter des réponses à leurs préoccupations en matière de gouvernance dans l’espace commun. Il a invité donc la population du Kadiogo à suivre les communications et à participer
aux débats. « Ces conférences participent à l’éveil des consciences des ressortissants de l’espace communautaire et aident les masses populaires à mieux appréhender les politiques publiques de développement en cours dans les pays de l’AES», a indiqué Abdoulaye Bassinga.

Wanlé Gérard COULIBALY
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

Résolution des conflits: la solution à travers les mécanismes endogènes

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Le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux (MJDHRI) a organisé une journée de témoignages, jeudi 13 novembre 2025, à Bobo-Dioulasso. Présidée par le Secrétaire général du ministère, Harouna Kadio, cette journée a mis en lumière les mécanismes traditionnels pour éteindre les flammes des conflits communautaires au Burkina Faso.

Le nombre de conflits au Burkina Faso est passé de 2 931 cas de 2012-2014 à 4 866 cas de 2018-2020, selon les statistiques du rapport actualisé sur l’état des lieux des conflits communautaires au Burkina Faso. Pour faire face à ces conflits récurrents, le gouvernement a fait le choix de recourir aux mécanismes endogènes de résolution, une approche encouragée par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. « Le département en charge de la justice s’est engagé à apporter une réponse durable et appropriée aux phénomènes des conflits, afin de ramener la paix, la sécurité et la cohésion sociale au sein des communautés.

Cet engagement s’est traduit en 2023 par l’élaboration et la validation d’un recueil des mécanismes endogènes de prévention des conflits communautaires au Burkina Faso », a indiqué le Secrétaire général (SG) du ministère de la Justice, Harouna Kadio. Conformément à cette vision et avec l’appui technique et financier de l’ONG néerlandaise, PAX, a poursuivi le SG, le ministère de la Justice, en collaboration avec les autorités régionales du Guiriko, a entrepris depuis mai 2025, la prise en charge des conflits communautaires récurrents dans les communes de Boni, Satiri, Orodara et Karangasso Vigué, à travers les mécanismes endogènes de résolution des conflits.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la journée de témoignages des conflits résolus dans ces communes tenue, jeudi 13 novembre 2025, à Bobo-Dioulasso. Cette Journée
entre dans le cadre de la commémoration internationale de la paix et de la tolérance (JIPT) qui se tient, du 13 au 15 novembre 2025. Grâce à ces mécanismes endogènes, 17 conflits ont été résolus en six mois dans ces communes, aux dires du représentant pays de l’ONG PAX, Roger Minoungou.

« Ces succès renforcent la conviction que la paix réside dans les mécanismes endogènes traditionnels de résolution des conflits », a fait savoir M. Minoungou. « Je crois qu’on a enfin trouvé la voie pour la résolution de certains conflits. On a enfin trouvé la voie en ce sens que c’est cette manière qui nous ressemble, c’est une façon authentique, c’est propre à nous », a renchéri Moustapha Yédan, personne de ressource à cette journée de témoignages.

La journée de témoignages a ainsi été l’occasion pour les « artisans de paix » et les ex-protagonistes de partager des récits de réconciliation. Des échanges, il a été confirmé
qu’en utilisant l’approche traditionnelle, plusieurs conflits communautaires majeurs ont été résolus sans recours à la justice formelle, dans un cadre consensuel et apaisé. Pour M. Yédan, la justice endogène, la médiation notamment, est plus efficace dans la résolution de certains conflits comme les conflits communautaires et fonciers. Le SG Kadio a annoncé qu’une loi est en projet et a été adoptée en Conseil des ministres, la loi « Faso Bouka-Ouré », qui vise à valoriser et à mettre en avant ces mécanismes traditionnels.

Kamélé FAYAMA

Sotigui Awards : les acteurs dressent un bilan positif en 10 ans d’existence

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L’Académie des Sotigui a organisé une cérémonie consacrant l’ouverture officielle de la Xe édition des Sotigui Awards, mercredi 12 novembre 2025, à Ouagadougou.

Chaque année, l’Académie des Sotigui célèbre et récompense les acteurs et comédiens du cinéma burkinabè et africain à travers les Sotigui Awards. La Xe édition des Sotigui Awards se tient, du 12 au 15 novembre 2025. Son ouverture officielle a été marquée par un panel inaugural sur le thème : « Le cinéma africain face aux défis du harcèlement sexuel de l’indignation à l’action » et une projection de film. Pour la panéliste Apolline Traoré, la Xe édition des Sotigui Awards se veut un cadre d’échanges et de réflexion profonde pour trouver une solution à un phénomène qui gangrène les acteurs du 7e art.

Selon elle, il faut lever les tabous si l’on veut véritablement débarrasser le domaine du cinéma des stéréotypes et des actes qui l’entachent. Après, les autres panélistes ont présenté le cadre juridique et institutionnel du harcèlement sexuel. Les participants ont à leur tour, livré leurs expériences en matière de harcèlement sexuel dans le but d’enrichir les débats. L’actrice comédienne, Sergine Sourwema, s’est réjouie du thème des Sotigui 2025 « Je n’ai pas encore été victime, mais j’entends parler de manière récurrente et si les Sotigui permettent de casser les codes et trouver une solution, nous ne pouvons que saluer et encourager cette initiative », a-t-elle confié.

François Akouabou : « le bilan des Sotigui est très positif cependant nous avons d’autres projets ».

Le responsable du comité de validation des rencontres professionnelles de l’Académie, François Akouabou, a par la suite dressé un bilan très positif en dix ans d’existence des Sotigui Awards. « Nous avons vu la carrière de bon nombre d’acteurs se professionnaliser, nous avons également travaillé à révéler beaucoup d’acteurs qui évoluaient dans l’ombre. L’année dernière, par exemple, nous avons mené des échanges sur le statut de l’acteur pour voir comment parvenir à établir un barème dévolu aux prestations artistiques », a-t-il soutenu. Pour la suite des activités au programme de la Xe édition des Sotigui Awards, François Akouabou, a indiqué que deux projections de films sont au programme dans la soirée à savoir Katanga et un film camerounais qui passe demain soir dans la salle Puudu d’Azalai hôtel. « Nous avons des soirées hop, la visite des partenaires, quelques ateliers de formation et la grande nuit qui va se tenir dans la salle Olympia de Ouaga 2000, samedi 15 novembre 2025 », a-t-il ajouté.

Emmanuel BICABA
Korotimi Nabaloum
(Stagiaire)

Semaine du numérique: la 20e édition prévue du 18 au 21 novembre 2025

Le Comité national d’organisation de la 20e édition de la Semaine du numérique a animé une conférence de presse pour annoncer la tenue de l’évènement, partager les grandes orientations, ainsi que les innovations majeures, jeudi 13 novembre 2025, à Ouagadougou.

Le rendez-vous de l’édition 2025 de la Semaine du numérique est prévu, du 18 au 21 novembre, au Salon international de Ouagadougou (SIAO). L’annonce a été faite par le Comité national d’organisation (CNO) de la 20e édition, jeudi 13 novembre 2025, à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse. Le secrétaire général du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, par ailleurs, président du CNO, Borlli Michel Jonas Somé, a indiqué que la rencontre vise à lancer officiellement les activités et informer les journalistes sur les grandes orientations et innovations de l’édition 2025. Il a renseigné qu’à l’exception de la cérémonie de clôture, toutes les activités se tiendront au SIAO. Patronnée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, cette 20e édition est placée sur le thème « l’Intelligence Artificielle au cœur de la transformation digitale ».

Cette thématique selon M. Somé, reflète la volonté du Burkina Faso de s’engager résolument dans une dynamique fondée sur des actions concrètes, en s’appropriant les technologies les plus avancées pour optimiser les politiques publiques, améliorer la performance des services et stimuler une innovation économique durable.
Pour approfondir cette réflexion, des sous-thèmes seront développés à savoir,
« Gouvernance, talents et marché pour une IA inclusive », « Infrastructures et données pour une IA souveraine », « Sécurité, éthique et respect des droits humains » et « Recherche et développement pour une IA endogène », a notifié le président du CNO. Il a confié que d’autres activités vont enrichir l’évènement telles que, les « Conf’Days » et une conférence scientifique dédiée à l’IA, le Salon international des TIC et de la Bureautique de Ouagadougou (SITICO). Il y aura également le village des startups et de l’innovation, des formations aux TIC ciblant divers publics, les traditionnels jeux-concours TIC et la solennelle Nuit des lauréats.

Focus sur les innovations

Un focus a été fait par le conférencier sur les innovations de l’édition 2025. Parmi celles-ci, « Le voyage vers le futur » qui est une expérience immersive unique qui transportera les visiteurs en 2035 dans un Burkina Faso où l’IA est intégrée dans tous les
secteurs de la vie quotidienne et économique. Il a également évoqué la création de l’espace « Robots IA » avec des démonstrations interactives de robots humanoïdes et quadrupèdes, ainsi que des ateliers d’initiation à la programmation robotique pour tous. Borlli Michel Jonas Somé a, en outre, relevé qu’en plus de la conférence scientifique sur l’IA devant réunir des chercheurs, universitaires et experts pour discuter des avancées de la recherche et de l’innovation locale, le « RoboKids Burkina », un espace dédié à la jeunesse, accueillera la finale de la première compétition nationale de robotique pour enfants.

Il s’agit pour lui, de stimuler les vocations scientifiques dès le plus jeune âge. Le Ghana est le pays invité d’honneur de cette 20e édition de la Semaine du numérique. Pourquoi, le choix de ce pays ? En réponse, Borlli Michel Jonas Somé a expliqué que lors des années antérieures, il y a eu d’autres pays. « Nous avons décidé d’inviter le Ghana parce que, c’est un pays ami, voisin et allié. Aussi, ils ont compris l’importance et ont une longueur d’avance dans la technologie de l’IA », a précisé le président du CNO.

Aly SAWADOGO

Faso Mêbo dans le Nando: les activités de pavage des rues officiellement lancées

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Le gouverneur de la Région du Nando, Adama Jean Yves Béré, a lancé, samedi 8 novembre 2025, à Koudougou, les activités de pavage des rues par l’Initiative Faso Mêbo.

Après son lancement, vendredi 10 octobre 2025 dans la région du Nando, l’Initiative Faso Mêbo est entrée dans la phase d’embellissement des villes dans cette région. La pose des premiers pavés est intervenue, samedi 8 novembre 2025, à Koudougou à l’occasion de la cérémonie de lancement officiel des travaux. Selon le gouverneur, Adama Jean Yves Béré, cette cérémonie marque une autre étape dans le processus de l’Initiative, l’aménagement et de l’embellissement des villes de la région. Faso Mêbo dans la région de Nando, a-t-il dit, ce n’est pas seulement des pavés, c’est les places publiques, les universités, les instituts et grandes écoles, les monuments.

Toute chose qui permettra de donner un nouveau visage aux différentes villes de la région et propulser le Burkina vers un développement social et économique. A cette occasion, le président du comité de suivi, le capitaine Nathanaël Ismaël Nombré, commandant du 3e Bataillon d’intervention aéroporté(BIA) de Koudougou, a confié que l’Initiative Faso Mêbo dans la région du Nando en un mois présente un bilan satisfaisant. En effet, il note que Faso Mêbo compte 1 000 tonnes de ciment, 4 800 tonnes de moule, 60 tonnes de sables fin, 6 tonnes de riz, un ordinateur, une centaine de pelle, plus d’un 1 400 000 F CFA en espèce et bien d’autres.

Au titre des réalisations, il a fait savoir que plus de 100 000 pavés ont été confectionnés. Ces résultats sont le reflet du patriotisme des filles et fils de la région du Nando et leur engagement pour embellir la région. Et à travers ces actes, a-t-il souligné, c’est un message fort que les Burkinabè lancent au monde entier sur leur volonté à se développer en comptant sur leurs propres forces. « Avec les routes bien pavées, on aura moins de poussière et moins de risques d’inondations dans nos villes », a ajouté M. Nombré. A cette occasion, la commune de Nanoro a remis 4 tonnes de ciment à Faso Mêbo.

Beyon Romain NEBIE
Didier Ouédraogo
(Stagiaire)

Démantèlement d’un magasin clandestin à Kalgondé: 200 sacs d’aliments périmés et 600 sacs en reconditionnement douteux decouverts

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La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a démantelé un magasin clandestin dans le quartier Kalgondé de Ouagadougou. Ce local servait au reconditionnement d’aliments pour bétail et volailles d’origine étrangère, et abritait également un stock de produits périmés.

L’opération a permis de saisir 200 sacs de 25 kg d’aliments pour volailles, périmés et plus de 600 sacs de 25 kg d’aliments pour bétail, en cours de reconditionnement, présentant un aspect douteux. Le magasin a été scellé. Le responsable devra répondre de ses actes devant les services compétents de la BMCRF. Le coordonnateur général de la BMCRF met en garde les importateurs de mauvaise foi : tout manquement aux règles commerciales fera l’objet de poursuites. Il appelle à la responsabilité et à la vigilance de tous les acteurs du secteur. Pour tout signalement ou information, contactez la BMCRF aux numéros suivants : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86. La BMCRF, la garantie d’une concurrence saine et loyale.

SCRP/BMCRF

 

Université Lédéa-Bernard-Ouédraogo: les incubés récoltent les fruits de leurs recherches

Le directeur du cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Roger Nebié, accompagné du président de l’Université Lédéa-Bernard-Ouédraogo (ULBO) ont lancé officiellement, mercredi 12 novembre 2025, à Ouahigouya, la récolte du riz et du sorgho des incubés de l’université.

La plaine expérimentale de l’Université Lédéa-Bernard-Ouédraogo (ULBO) a connu une effervescence particulière, le 12 novembre 2025. Enseignants, étudiants, encadreurs technique et autorités administratives s’y sont retrouvé pour célébrer la moisson du riz et sorgho cultivés par la première cohorte des incubés de l’université. Ils sont au total une quinzaine de jeunes issus de diverses filières à avoir bénéficié d’un accompagnement technique et pratique dans la mise en valeur d’une parcelle expérimentale à Gourga, dans le secteur 15 de Ouahigouya.

Cette activité, fruit de la volonté des plus hautes autorités du pays et en partenariat entre l’université et ses structures, vise à renforcer les compétences entrepreneuriales des étudiants en leur permettant d’expérimenter sur le terrain les résultats des recherches et de la formation.

Selon le président de l’ULBO, Adama Ouéda, cette récolte illustre la pertinence du modèle d’enseignement prôné par l’institution. « Nous voulons que nos étudiants soient non seulement porteurs de savoirs théoriques, mais aussi d’initiatives concrètes capable de transformer les résultats de leurs recherches en opportunité conforme à la vision des autorités et du besoin du moment », a-t-il expliqué.

Pour le directeur du cabinet du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Charles Nébié, représentant le ministre, les plus hautes autorités du pays ont fait de la production agricole dans les universités du pays une priorité. « Ce que nous voyons ici est la preuve vivante, notre système universitaire est capable de produire plus que de simples diplômés. Ce sont de jeunes capables de créer, d’entreprendre, d’impacter leur environnement. Avec ce que nous avons vu, la vision, les étudiants nourrissent les étudiants sera une réalité au Burkina »,
a-t-il affirmé.

Selon le directeur de cabinet, cette initiative est à poursuivre même en
saison sèche. M. Nébié a rassuré de l’accompagnement des autorités à cette initiative.

La recherche au service du développement agricole

Le directeur du cabinet du
ministre chargé de la Recherche, Charles Nébié : « ce que nous voyons est la preuve vivante, notre système universitaire est capable de produire plus que de simples diplômés ».

Sur une superficie de 3 hectares aménagés, c’est 2,5 ha qui ont été consacrés pour la production du riz et le reste du sorgho. Une initiative saluée à sa juste valeur, selon les avis de quelques incubés. Tour à tour les incubés ont partagé leurs expériences en soulignant les bénéfices tirés. Pour Habibou Maiga, étudiante en licence 3 en biologie, « cette expérience a été une école pour nous. Nous avons beaucoup appris des techniques agricoles telles que la culture de riz et autres ».

Mamoudou Savadogo s’est réjoui de voir que les efforts ont porté des fruits tangibles. « Nous avons appris à appliquer des techniques modernes de culture de riz, depuis la préparation du sol jusqu’à la récolte. Aujourd’hui, nous savons que l’agriculture peut être un véritable métier si elle est bien encadrée », est-il convaincu.

Selon le directeur de cabinet, ce projet de production agricole s’inscrit dans la dynamique visant à renforcer la formation universitaire du monde professionnel.
Ce projet vise également une nouvelle approche de la formation en phase avec les besoins du moment. En misant sur la pratique, les recherches appliquées à l’innovation, les autorités entendent préparer des générations d’étudiants capables de répondre
aux défis alimentaires et économiques du pays pour l’indépendance sur tous les plans.

 

Bassirou BADINI
bassirouba264@gmail.com

Laabal, pourquoi nos mendiants ?

Mon voisin est venu me voir hier soir. Il en veut à la Brigade Laabal. Il m’a même dit qu’il portera plainte pour “retrait abusif” de mendiants dans les rues. “Avec qui allons-nous faire nos sacrifices maintenant ? On ne peut pas vider nos rues de tout ! Les mendiants ne sont pas des fainéants. Ce sont des gens du néant qui nous servent de médians entre nos aspirations et nos supplications. Nous sommes en Afrique… !” J’ai dit voisin, la Brigade ne fait que son travail.

On ne peut pas laisser nos rues infestées de mendiants bien-portants aux quatre membres valides. Mon voisin m’a aussitôt tiré par la main et chez lui il m’a montré un mouton noir et des poulets de toutes sortes de plumage. Il m’a dit que c’était son sacrifice du vendredi. “ C’est une question de vie ou de mort. Il me faut faire ce sacrifice pour exorciser le mal et crever le mauvais æil qui me guette”. Mon voisin m’a expliqué qu’il avait consulté un devin qui lui avait prescrit un sacrifice à faire main à main avec un mendiant de teint clair assis à l’Est et un autre de teint noir posté à l’Ouest de la ville, avant que le soleil ne soit au zénith. Les poulets étaient destinés à un mendiant boitant du pied gauche assis au feu tricolore d’un carrefour.

C’est lourd à porter! Mon voisin à parlé toute la nuit jusqu’au petit matin. Je ne sais pas ce qu’il a fait de son dodu mouton noir et de ses tendres gallinacées au plumage bigarrés, mais s’il pouvait transformer ses sacrifices en oeuvre de charité en faveur des voisins, il pourrait bénéficier des bonnes grâces du ciel. Pourquoi enjamber ses voisins pour donner un mouton à un inconnu mendiant, füt-il clair ou bronzé ? C’est quoi le sacrifice qui se donne sans s’adonner, sans passer par soi-même ?

Et si finalement on se sacrifiait plus que de vendre nos illusions à de sédentaires monuments flemmards au regard pitoyable ? Entre sacrifier et se sacrifier, lequel met-il en valeur notre potentiel, nos capacités, notre fierté?

L’interdiction de la mendicité dans la cité ne doit pas être perçue comme une animosité perpétrée contre une classe de citoyen sans moyens. Elle doit être appréhendée dans le sens de la rupture avec un mythe : celui de la pauvreté mentale qui asservit et sévit plus que l’indigence matérielle.

Il n’y a pas de gloire ou de victoire à tendre la main et à compter sur les autres pour vivre, pour survivre. Tant que la main tendue comptera cinq doigts, il suffira de joindre les deux mains pour bâtir demain et envisager des lendemains meilleurs. Et c’est dans cette nouvelle dynamique que nous seront véritablement utiles à ce pays qui a tant trainé les pas à l’ombre de l’assistanat avilissant et de la paresse déguisée en croyance. Oui, il est incongru pour un pays persécuté comme le Burkina Faso, de laisser des bras valides se tourner le pouce dans la rue avec comme ration une pièce usée de 25 F jetée à sauvette par l’usager sensible en quête de baraka.

Non, il faut casser la baraque et renvoyer tous ce potentiel de ressources humaines sur les chantiers de la Nation. La pauvreté, ce n’est pas forcément la poche vide qui manque de “sonnantes et trébuchantes ». La vraie pauvreté, c’est celle qui traine un homme ou une femme bien-portante dans la rue des regards pour compter sur les autres. La grande pauvreté, c’est ce mental de minimaliste qui se contente du peu juste pour survivre, alors que la destinée de son pays l’appelle à jouer le baroudeur au pied des montagnes de défis à soulever. Le Burkinabè est un grand travailleur et partout en Afrique les témoignages sont légion. Le courage et le sens de l’honneur du Burkinabè sont devenues une marque d’identité convoitée.

On ne peut pas laisser des Burkinabè se déprécier en froissant cet honneur dans la rue et en la troquant avec une modique pièce maudite. Il faut réveiller le sens de la responsabilité chez ces mendiants de la facilité en leur mettant au service de la communauté, afin qu’ils gouttent à leur propre sueur pour ressentir leur amour-propre. Il faudra dans un avenir proche travailler à les réinsérer tous dans le système de production dans tous les domaines d’activités possibles. Il faut continuer ces actions fortes tout en sensibilisant les populations aux nouvelles orientations du moment. C’est dans ce sens, que La Brigade Laabal gagnera en notoriété mais surtout en légitimité sociale. C’est également dans ce sens, que les cibles concernées seront fières d’être Burkinabè, parce que utiles et serviables à la Nation.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Gouvernance pharmaceutique : un symposium pour assainir le secteur

La direction générale de l’accès aux produits de santé organise un symposium national sur la gouvernance pharmaceutique et la couverture sanitaire universelle, les 13 et 14 novembre 2025, à Ouagadougou.

Dans une vision commune, le ministère de la Santé et l’ensemble des acteurs de la chaîne de la gouvernance pharmaceutique s’engagent à bâtir un système de santé équitable, transparent et résilient, au profit des Burkinabè. Pour y parvenir, la Direction générale de l’accès aux produits de santé (DGAP) organise un symposium national sur la gouvernance pharmaceutique et la couverture sanitaire universelle au Burkina Faso, les 13 et 14 novembre 2025, à Ouagadougou.

Pour le représentant du ministre de la Santé, le directeur de cabinet Dr Adjima Combary, ce symposium permettra de sensibiliser d’une part les acteurs de la chaîne du médicament sur l’application des textes régissant le secteur pharmaceutique et d’autre part sur les codes de bonne conduite telles que les pratiques non-éthiques en lien avec le médicament et les codes de déontologie des pharmaciens et médecins. A en croire M. Combary, l’un des principaux défis du système de santé est d’assurer une disponibilité permanente des médicaments essentiels et
autres produits de santé efficaces, de bonne qualité physique, financièrement accessibles et rationnellement utilisables.

Gouvernance pharmaceutique un gage

« Le chef de l’Etat a fait du renforcement de la gouvernance et la lutte contre la corruption une priorité dans le Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PAS-D) notamment dans son pilier 3 (Refonder l’Etat et améliorer la gouvernance) . Dans ce même pilier, l’une des priorités fixées dans le secteur de la santé est l’élargissement
de la politique de gratuité de soins », a expliqué Dr Combary.

Le parrain, Pr Halidou Tinto, pour sa part, au travers d’une visioconférence, a partagé sa vision. « Comment parvenir à satisfaire les besoins illimités d’une population de plus en plus exigeante dans un contexte marqué par une rareté des ressources ? », s’est-il interrogé. Pour Pr Tinto, le symposium sur la gouvernance pharmaceutique et la couverture sanitaire universelle va contribuer à sensibiliser les acteurs intervenant dans le secteur sanitaire sur la vulnérabilité du secteur de la santé à la corruption, l’impact de cette corruption et des pratiques assimilées à l’accès universel aux soins de santé.

Parmi ces acteurs Halidou Tinto a cité, les prescripteurs, les dispensateurs, les réglementaires, les producteurs, les managers, les soignants, etc. Le directeur de la politique pharmaceutique Palgouam Salifou Zongo, pour sa part, a relevé quelques insuffisances dans le domaine de la gestion des médicaments essentiels.
« Plusieurs irrégularités ont été constatées, lors des récents contrôles notamment, une existence de dépenses irrégulières, des charges de fonctionnement élevées par rapport à la capacité financière des structures, des approvisionnements en produits de santé aux établissements privés de soins non autorisés », a-t-il détaillé.

Emmanuel BICABA

Coopération sanitaire sino-burkinabè: la Chine offre du matériel et des consommables médicaux de 120 millions F CFA

L’ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso a organisé une cérémonie de remise de don de matériel médical au Centre hospitalier universitaire de Tengandogo, mercredi 12 novembre 2025, à Ouagadougou.

La République populaire de Chine veut renforcer sa coopération sanitaire avec le
Burkina Faso. Ce renforcement s’est matérialisé par la remise de lots de matériel et consommables médicaux pour la chirurgie cardiaque. C’est le directeur général de l’accès aux produits de santé, Zakaria Yabré, qui a reçu le don pour le transmettre au directeur du
Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo. C’était mercredi 12 novembre 2025, à Ouagadougou. L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Deyong Zhao, a indiqué que ce don de matériel médical est estimé à 120 millions
F CFA.

Il a donc expliqué que le don vient soutenir l’Initiative présidentielle pour une santé de qualité prônée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le diplomate a aussi signifié que cette remise de don entre dans le cadre du partenariat entre le CHU de Tengandogo et le premier hôpital affilié à l’université des sciences et technologies de Chine, depuis plusieurs années. L’ambassadeur Zhao s’est réjoui des résultats de ce partenariat.
« Dans le but de promouvoir la construction et le développement de la
chirurgie cardiaque au Burkina Faso, à ce jour, les deux parties ont pu faire de grandes réalisations dans les soins sanitaires, avec 93 opérations cardiaques 13 téléconsultations.

19 professionnels médicaux burkinabè sont allés en Chine pour des formations », a-t-il précisé. L’ambassadeur de la République populaire de Chine a souhaité que les deux parties puissent renforcer la connexion stratégique afin de contribuer au développement du système sanitaire du Burkina Faso.

Le directeur général de l’accès aux produits de santé, Zakaria Yabré, a affirmé que le don est constitué de consommables utilisés dans le service de chirurgie cardiaque et vasculaire pour venir en appui aux malades qui fréquentent ce service. « Lorsque vous êtes hospitalisés dans un service de cardiologie vasculaire, vous pouvez être appelés à faire des dépenses astronomiques. Ces dispositifs médicaux coûtant très chers viendront soulager les souffrances des patients », a-t-il poursuivi.

Il a donc remercié au nom du ministre de la Santé, le premier hôpital affilié à l’université des sciences et technologies de Chine, la Croix rouge chinoise et l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso pour le renforcement du partenariat sanitaire. Le directeur du CHU de Tengandogo, Lin Somda, a confié que ce matériel médical est un gros soulagement pour l’hôpital et les malades. Il a laissé entendre que ces
produits seront prioritairement destinés aux malades démunis.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)