Restauration des paysages agro-sylvo-pastoraux: le projet SURAGGWA de plus de 6 milliards F CFA lancé

En partenariat avec le Fonds vert pour le climat, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a organisé un atelier national marquant le lancement officiel du projet de Renforcement de la résilience de la grande muraille verte d’Afrique (SURAGGWA), jeudi 13 novembre 2025, à Ouagadougou.

La dégradation des paysages agro-sylvo-pastoraux reste toujours un problème qui préoccupe le gouvernement et ses partenaires. Avec le soutien de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Fonds vert pour le climat (FVC), le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement a bénéficié d’un appui financier de près de 11, 99 de dollars américains soit 6,793 milliards F CFA pour mettre en œuvre le projet de Renforcement de la résilience de la grande muraille verte d’Afrique (SURAGGWA). La cérémonie de lancement a eu lieu, jeudi 13 novembre 2025, à Ouagadougou.

Pour le ministre chargé de l’Environnement, Roger Baro, ce projet s’inscrit dans la continuité des efforts régionaux menés dans le cadre de l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS), pour restaurer les écosystèmes fragilisés et renforcer la résilience des populations face aux changements climatiques. Il sera mis en œuvre dans huit pays africains, dont le Burkina Faso, où les défis liés à la dégradation des sols, à la désertification et à la baisse de la productivité agricole restent particulièrement préoccupants. « Ce projet va permettre de récupérer beaucoup de terres dégradées pendant plus de 5 ans. Récupérer les terres dégradées, c’est donner un terreau fertile à la production agricole », a indiqué le ministre Baro.

Au-delà de la restauration des sols, a-t-il poursuivi, le projet prévoit également la transformation et la valorisation des Produits forestiers non ligneux (PFNL). Le projet couvre, selon le ministre chargé de l’Environnement, les régions du Goulmou, de la Sirba, des Koulsé, du Liptako, du Soum et du Yaadga. Le premier responsable chargé de l’Environnement a remercié la FAO et le FVC particulièrement l’autorité nationale désignée pour les efforts consentis.

L’assistant du représentant de la FAO au Burkina Faso, le chargé du Programme, Ibrahim Patingdé Alassane Ouédraogo, a saisi l’occasion pour rendre un hommage au gouvernement et en particulier au ministère en charge de l’environnement pour sa collaboration empreinte de confiance et de soutien.

Faire de ce programme un modèle de réussite

Pour la mise en œuvre des activités, il a fait savoir que l’équipe technique du projet au sein de la représentation de la FAO va entreprendre des concertations avec les parties prenantes afin de parvenir à une planification concertée et à un montage opérationnel qui définit les responsabilités des acteurs et le circuit de redevabilité.

« Certes, la FAO assure la gestion du projet mais elle accorde une grande importance à son appropriation par la partie nationale. L’exécution des activités sera dévolue aux structures nationales suivant les modalités de partenariat de la FAO », a-t-il confié. Pour le représentant de l’Autorité nationale désignée du FVC au Burkina Faso, Robert Louari, le projet propose des solutions concrètes, innovantes et complémentaires aux politiques nationales en matière de gestion durable des terres et de lutte contre le changement climatique.

Le succès de SURAGGWA pour lui, est basé sur l’engagement collectif, la synergie des actions et la collaboration effective entre les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les collectivités locales et les communautés bénéficiaires. C’est pourquoi, il a lancé un appel à une implication active de toutes les parties prenantes afin de faire de ce programme, un modèle de réussite, d’innovation et d’impact durable dans la zone sahélo-saharienne.

Oumarou RABO

Initiative présidentielle Faso Mêbo dans les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa: les travaux d’aménagement et d’embellissement des villes lancés, officiellement

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Le gouverneur de l’ex région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a lancé, hier jeudi 13 novembre 2025, à Fada N’Gourma, les travaux d’aménagement et d’embellissement des villes de sa circonscription administrative.

C’est parti pour la phase opérationnelle de l’initiative présidentielle Faso Mêbo dans l’ex-région de l’Est, aujourd’hui composée du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa. En effet, les travaux d’aménagement et d’embellissement des villes ont été lancés, officiellement, par le gouverneur Ram Joseph Kafando. Et c’est sur le site du marché central de Fada N’Gourma que les autorités de la région et la population, fortement mobilisée, se sont retrouvées pour la cérémonie officielle de pose des premiers pavés, marquant le début effectif des travaux. Une cérémonie ponctuée par diverses contributions matérielles et financières des acteurs de la région à l’initiative, manifestant, ainsi, leur adhésion à la dynamique.

La Délégation spéciale régionale, conduite par le gouverneur Kafando, a offert du matériel d’une valeur estimée à 7,7 millions F CFA. Les opérateurs économiques de la région ont, pour leur part, mis à disposition plus de 104 tonnes de ciment, deux tonnes de riz, dix pelles, dix brouettes, soit un appui total évalué à 15 millions F CFA. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) de la région, au-delà de leur engagement sur le front sécuritaire, ont contribué à hauteur de 5 millions F CFA, un geste composé de 200 tonnes de granite, 20 tonnes de ciment, 300 moules… L’entreprise « SOROUBAT » a offert 75 tonnes de granite, tandis que la société de transport « GHUNTER » a fait don de 40 tonnes de ciment.

D’autres « fils et filles » de la région ont apporté, ce jour, leurs contributions. Visiblement satisfait, le gouverneur Ram Joseph Kafando a salué la mobilisation citoyenne autour de Faso Mêbo, qu’il a qualifiée de « programme patriotique et inclusif » traduisant la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. « L’initiative Faso Mêbo nous rappelle que la souveraineté et la dignité d’un peuple se construisent d’abord par ses propres mains, à travers l’unité, la solidarité et le travail », a-t-il déclaré. Pour lui, ces travaux d’aménagement et d’embellissement symbolisent la volonté collective de redonner à la cité son éclat et sa fierté.

Une mobilisation citoyenne exemplaire

Le gouverneur de l’ex-région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a salué la mobilisation populaire autour de Faso Mêbo.

« Ils permettront non seulement d’améliorer le cadre de vie, mais aussi de renforcer la cohésion sociale autour d’un idéal commun : faire de Fada N’Gourma une ville modèle, propre, accueillante et dynamique », a-t-il souligné. Le président de la Délégation spéciale communale, Jérôme Kampadiba Idani, a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance au gouvernement et au chef de l’Etat pour cette initiative fondée sur « le don de soi pour la patrie ». Il a salué « la mobilisation, l’engagement et le dévouement de la population qui, s’en est appropriée depuis que Faso Mêbo a déposé ses valises à Fada N’Gourma, en fin septembre dernier.

A sa suite, le représentant du coordonnateur régional de l’initiative, le lieutenant Abdoulaye Sourabié, a insisté sur la dimension citoyenne et souverainiste de Faso Mêbo. « Ce programme n’est pas qu’un projet d’infrastructure. C’est une révolution citoyenne qui redonne la parole et le pouvoir d’agir au peuple. Chaque Burkinabè, quel que soit son rang ou sa condition, a un rôle à jouer. Ce n’est pas la quantité de la contribution qui compte, mais l’esprit de solidarité qui l’accompagne », a-t-il déclaré.

Pour que Faso Mêbo rayonne dans la cité de Yendabli et ailleurs, le gouverneur Kafando a appelé la population à maintenir la cadence. « Je voudrais donc inviter chacun, individuellement et collectivement, à maintenir le cap de la mobilisation. Continuons d’apporter nos contributions, nos idées et notre énergie pour que Faso Mebo soit une réussite totale dans notre région », a-t-il lancé, avant de rendre hommage aux FDS et aux VDP pour leurs sacrifices quotidiens.

Joanny SOW

 

Plan communal de développement: ARFA plaide pour la prise en compte de l’agroécologie

L’association pour la recherche et la formation en agro-écologie, en partenariat avec le Conseil national de l’agriculture biologique, sous le bras financier de l’ONG OXFAM, a mené, le mercredi 12 novembre 2025 à Kaya, un plaidoyer auprès de la Délégation spéciale de la commune de Kaya pour la prise en compte de l’agroécologie dans son Plan communal de développement.

 Depuis le 11 novembre dernier, l’Association pour la recherche et la formation en agroécologie (ARFA) a entamé une tournée de plaidoyer auprès de certaines Délégations spéciales (DS) du Burkina pour l’intégration de l’agroécologie dans leurs Plans communaux de développement (PCD).

Ainsi, après les autorités communales de Kombissiri (11 novembre), c’est autour de celles de Kaya d’échanger des responsables de l’ARFA, dans la soirée du mercredi 12 novembre 2025, après une visite-terrain réalisée dans la matinée pour découvrir les réalisations faites par les communautés à travers l’approche agroécologique.

A l’issue de cette visite-terrain, place aux échanges de plaidoyer marqués par une projection de deux capsules de vidéos dont l’une aborde les impacts négatifs de l’utilisation des engrais chimiques et pesticides sur la santé humaine et animale et l’environnement.

Par contre, la deuxième vidéo décrit un modèle d’agriculture qui préserve la santé des populations, des animaux, de la biodiversité et l’environnement avec l’utilisation des engrais bio : l’agroécologie.

A l’issue des échanges sur ces deux capsules, une troisième communication portant sur une note de plaidoyer intitulée : faire de l’agroécologie un levier de développement communal de Kaya.

Structuré en trois parties, la communication aborde le contexte en termes de difficultés d’accès aux produits agricoles liées entre autres, aux changements climatiques et à la variabilité des pluies, à la crise sécuritaire entrainant une pression foncière et à la dégradation des sols liée à l’érosion et à l’utilisation des pesticides.

La PDS de Kaya, Solange Kima/Minoungou a promis prendre en compte l’agroécologie dans le PCD de sa commune.

La deuxième partie concerne le plaidoyer de mise en place de l’agroécologie avec ses bienfaits dans plusieurs plans. Ainsi, dans le plan économique, la pratique de l’agroécologie réduit les coûts liés aux produits chimiques.

Sur le plan social, elle favorise la création d’emplois locaux pour les jeunes et femmes alors que dans le domaine sanitaire, l’agroécologie réduit l’exposition chimique, encourage une alimentation saine et diversifiée et participe à l’amélioration de la santé publique.

Sur le plan environnemental, cette pratique agricole bio préserve la fertilité des sols, protège la biodiversité et lutte contre le changement climatique.

Sur le plan de la politique locale et institutionnelle, intégrer l’agroécologie dans les PCD assure la cohérence avec les priorités nationales, notamment l’offensive agrosylvopastorale et halieutique, l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

Le dernier point porte sur les recommandations comme actions prioritaires. Il s’agit, entre autres, d’adopter une résolution communale, de former les producteurs sur l’agroécologie, de promouvoir les périmètres maraichers et des fermes agroécologiques, d’appuyer la mise en œuvre d’un marché dédié aux produits agroécologiques et d’encourager le maraichage écologique de concessions.

Parmi les recommandations, figurent également l’appui de la production et de la valorisation du compost et de l’engrais bio, la mise en place d’un budget communal orienté en faveur de l’agroécologie et le développement de l’agroforesterie et la restauration des terres dégradées.

A l’issue des échanges, les organisateurs tirent, d’ores et déjà, des motifs de satisfactions. « Nous sommes très satisfaits des échanges avec la délégation spéciale qui promet la prise en compte de l’agroécologie dans son PCD », s’est réjoui le chargé de programme de l’ARFA, Kassoum Zoré. De ce fait, il a pris l’engagement de son association à accompagner la commune de Kaya pour la mise en œuvre des actions de sensibilisation à grande échelle sur l’agroécologie.

La présidente de la Délégation spéciale (PDS) de Kaya, Solange Kima/Minoungou a indiqué que l’agroécologie était déjà inscrite dans le PCD de sa commune. « Ce plaidoyer est venu encore nous éclairer sur tous les avantages liés à l’agroécologie. Et cette pratique répond à l’initiative présidentielle et l’offensive agrosylvopastorale et halieutique. Nous avons aussi prévu de former les jeunes et femmes dans la fabrication du compost et des biopesticides. Dans notre PCD, nous allons prendre en compte des actions de sensibilisation à grande échelle sur l’agroécologie », a promis la PDS de Kaya. DE ce fait, elle a invité ARFA à plaider auprès des partenaires pour soutenir la commune dans ses actions bioécologiques et pour la réalisation d’une ferme agroécologique à Kaya.

A entendre le chargé de programme de l’ARFA, ce plaidoyer touchera trois autres délégations spéciales après Kombissiri et Kaya, à savoir Kongoussi (13 novembre), Banfora (25 novembre) et Niankologo (26 novembre).

Cette tournée, selon Kassoum Zoré, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui à la transition agroécologique par les OSC en Afrique de l’Ouest (APAESC-AO) mené au Burkina Faso par son association et le Conseil national de l’agriculture biologique (CNABio), avec l’appui financier de l’ONG OXFAM.

Emil Abdoul Razak SEGDA

Segda9emil@gmail.com

 

 

 

 

200 sacs d’aliments périmés et 600 sacs en reconditionnement douteux : la BMCRF démantèle un magasin clandestin à Kalgondé

La Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) a démantelé le 13 novembre 2025 un magasin clandestin dans le quartier Kalgondé de Ouagadougou. Ce local servait au reconditionnement d’aliments pour bétail et volailles d’origine étrangère, et abritait également un stock de produits périmés.

L’opération a permis de saisir 200 sacs de 25 kg d’aliments pour volailles, périmés et plus de 600 sacs de 25 kg d’aliments pour bétail, en cours de reconditionnement, présentant un aspect douteux

Le magasin a été scellé. Le responsable devra répondre de ses actes devant les services compétents de la BMCRF.

Le coordonnateur Général de la BMCRF met en garde les importateurs de mauvaise foi : tout manquement aux règles commerciales fera l’objet de poursuites. Il appelle à la responsabilité et à la vigilance de tous les acteurs du secteur.

Pour tout signalement ou information, contactez la BMCRF aux numéros suivants :

80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86

La BMCRF, la garantie d’une concurrence saine et loyale

SCRP/BMCRF

Industries agroalimentaires: le Premier ministre reçoit une délégation de la faitière

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce jeudi 13 novembre 2025 à Ouagadougou, une délégation de la Fédération nationale des industries de l’agroalimentaire et de transformation du Burkina Faso (FIAB), conduite par sa secrétaire générale, Madame Maïga Amamatou.
‎Les échanges ont porté sur la 13ᵉ édition des Journées agroalimentaires (JAAL) ainsi que sur les perspectives de développement du secteur de la transformation agroalimentaire dans notre pays.
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‎Au cours de l’entretien, la délégation a exprimé sa reconnaissance au Gouvernement et particulièrement au Premier ministre pour son soutien constant au secteur, illustré par le patronage qu’il a bien voulu accorder à la prochaine édition des JAAL.
‎La faîtière a également salué la vision éclairée du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui a replacé le développement endogène et la valorisation des productions nationales au cœur de l’action publique.
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‎Placée sous le thème : « Transformation agroalimentaire et souveraineté alimentaire au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives », la 13ᵉ édition des JAAL se tiendra du 28 novembre au 5 décembre 2025, dans le pavillon Soleil Levant du SIAO à Ouagadougou.
‎Véritable vitrine du savoir-faire national, cet événement constituera un espace d’échanges, de réflexion et d’exposition du potentiel des acteurs de la transformation agroalimentaire issus des différentes régions du pays.
‎L’édition 2025 se déroulera sous le signe du « Consommons local ».
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‎« Ce sera une opportunité pour nous de montrer le potentiel dont disposent les acteurs de la transformation agroalimentaire au Burkina Faso, à travers l’exposition des produits des différentes régions du pays », a déclaré le secrétaire exécutif de la FIAB, Modeste Ouédraogo.
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‎Le Premier ministre a félicité la FIAB pour son engagement constant et l’a exhortée à renforcer la professionnalisation du secteur, condition essentielle à la compétitivité des entreprises locales.
‎Il a encouragé les transformateurs à investir dans la production des matières premières locales et à faire confiance aux inventions et innovations nationales, gages d’équipements accessibles et d’un progrès technologique fondé sur le génie burkinabè.
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‎« Nous sommes engagés à changer les choses », a affirmé le Chef du Gouvernement, réaffirmant la détermination de l’Exécutif à protéger le marché national, à sécuriser la matière première et à promouvoir la consommation locale des produits dans le cadre de la stratégie nationale de transformation économique.
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‎Créée en novembre 1991, la FIAB s’impose aujourd’hui comme un acteur clé du développement industriel et agroalimentaire du Burkina Faso. Forte de plus de trois décennies d’expérience, elle œuvre à la structuration des filières, à la promotion de l’innovation et au renforcement du leadership des entreprises nationales.
‎Par son action, elle contribue activement à faire de l’agroalimentaire un pilier de la souveraineté et de la prospérité du Burkina Faso.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Transport urbain : SOTRACO bientôt à Kaya

La Société de transport en commun de Ouagadougou (SOTRACO) a tenu, le jeudi 13 novembre 2025 à Kaya, un atelier d’échanges avec les acteurs de la mobilité pour examiner, amender et valider la configuration du nouveau réseau de ses bus dans la ville de Kaya et environnant.

 

La ville de Kaya, capitale régionale des Koulsé sera bientôt desservie par des bus de la Société de transport en commun de Ouagadougou (SOTRACO). En effet, les acteurs de la mobilité et les premiers responsables de ladite société ont tenu, le jeudi 13 novembre 2025 à Kaya, un atelier en vue d’examiner, d’amender et de valider la configuration du nouveau réseau de bus dans la ville et environnant de Kaya. Pour le Directeur général (DG) de la SOTRACO, Drissa Sawadogo, le développement urbain de la ville de Kaya se manifeste par une augmentation continue de sa population et de son espace urbain. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, la mise en place d’un réseau de bus SOTRACO dans la capitale régionale des Koulsé représente une étape importante dans la réussite du transport en commun urbain, notamment du déplacement.

Pour le DG de la SOTRACO, Drissa Sawadogo, la mise en place du réseau SOTRACO à Kaya a été une démarche participative et inclusive.

A entendre DG Sawadogo, le secteur de transport constitue un précieux outil de croissance économique et de cohésion sociale. « La croissance démographique et l’urbanisation galopante de nos villes constituent des défis nouveaux à relever avec des besoins de déplacement toujours plus importants et complexes. Dans ce contexte, le transport en commun urbain constitue un élément essentiel  pour la population, non seulement, en termes de mobilité, mais aussi en matière de sécurité routière, de protection de l’environnement et de justice sociale », a fait savoir Drissa Sawadogo. Il a ajouté que l’importance d’un réseau de transport efficace et accessible est un levier essentiel pour améliorer la qualité de vie des concitoyens, favoriser le développement économique et renforcer la cohésion sociale. Pour lui, cette extension du réseau de bus SOTRACO dans les régions du Burkina a été rendue possible grâce à la récapitulation de la  SOTRACO portant son capital de 800 millions de francs à 5 milliards de francs CFA par l’Etat depuis le 7 janvier 2025 permettant ainsi l’acquisition de 500 bus.

Renforcer la sécurité routière

« Cette opération stratégique a permis de transformer la société en entreprise d’économie mixte avec une participation majoritaire de l’Etat à hauteur de 89,73% avec un processus en cours de rendre la société 100% publique », s’est réjoui le DG de la SOTRACO. Ainsi, selon lui, ces bus permettront d’améliorer durablement la mobilité des élèves, étudiants et de la population en général. « Cette acquisition vise à désengorger le trafic, alléger les coûts de déplacement pour les ménages.Le président de la section Sandbondtenga de la Ligue des consommateurs du Burkina, François Baloum a manifesté sa satisfaction quant à l’arrivée de bus de la SOTRACO dans la ville de Kaya. « Le transport en commun à Kaya est plus que nécessaire, parce que cela permettra aux populations de circuler librement à moindre coût et en toute sécurité », a-t-il souligné.  C’est pourquoi, M. Baloum a souhaité que les principales lignes des voies bitumées de la ville puissent être desservies  avec des projections da rallier les chefs-lieux des communes de Pissila (25 km), Korsimoro (30 km), Mané (25 km), Barsalogho (45 km), Pibaoré (25 km) une fois ces axes bitumés.

La SGR des Koulsé, Bernadette Adenyo/Sermé

Pour le Secrétaire général de la région (SGR) des Koulsé, Bernadette Adenyo/Sermé, cette initiative s’intègre dans la vision  du Chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, dans le cadre de son programme présidentiel pour une éducation de qualité. Pour elle, l’opérationnalisation du réseau de bus SOTRACO dans la ville de Kaya permettra d’améliorer les conditions de vie des populations à travers une meilleure mobilité, de garantir l’accès à l’éducation de qualité des enfants et de renforcer la dynamique de développement de sa région. C’est pourquoi, la SGR Adenyo a invité les acteurs de la mobilité à une participation inclusive pour un meilleur maillage du réseau de bus SOTRACO dans la ville de Kaya et environnant.

 

Emil Abdoul Razak SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Rapport SIIPS 2025: Les paiements instantanés représentent 2 000 milliards de dollars

En partenariat avec la Banque mondiale et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, AfricaNenda Foundation a publié l’édition 2025 du rapport des systèmes de paiement instantané inclusif en Afrique (SIIPS),  jeudi 13 novembre 2025 à Ezulwini, en Eswatini. Il ressort dans ce rapport que les paiements instantanés représentent 2000 milliards de dollars et stimulent la croissance et l’inclusion sur le continent.

Au fil des années, les paiements numériques en Afrique connaît une expansion sans précédent. En effet, le rapport 2025 du système de paiement instantané inclusif en Afrique (SIIPS), publié par AfricaNenda Foundation, en partenariat avec la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (« CEA ») montre une réelle augmentation de ces moyens de transaction numérique. Le rapport SIIPS 2025, publié, ce jeudi 13 novembre 2025 à Ezulwini en Eswatini met en lumière la manière dont les systèmes de paiement instantané (« SPI ») favorisent la participation économique, stimulent l’innovation et créent de nouvelles opportunités à travers le continent. Il révèle que 36 systèmes sont désormais opérationnels dans 31 pays africains, dont cinq ont été lancés au cours de l’année écoulée. L’ensemble de ces systèmes ont traité 64 milliards de transactions, représentant près de 2 000 milliards de dollars en 2024, confirmant ainsi la transition accélérée du continent vers la finance numérique. « Les paiements instantanés inclusifs transforment la manière dont les Africains interagissent sur le plan économique », a déclare le Dr Robert Ochola, Président directeur général d’AfricaNenda Foundation. 

Les conclusions du Rapport SIIPS 2025 font état de progrès tangibles.  Beaucoup  de pays ont adopté des systèmes de paiement instantané, et un nombre croissant de personnes ont désormais accès à des services financiers numériques qui soutiennent les moyens de subsistance, le commerce et la croissance sur tout le continent. Pour le Directeur général par intérim du département mondial Finance, Compétitivité et Investissement de la  Banque mondiale Niraj Verma,

La toute dernière édition du Rapport SIIPS témoigne de progrès constants dans l’adoption des paiements rapides à travers le continent africain. Ces résultats sont prometteurs et constituent un excellent départ, mais il reste encore beaucoup à faire. Les pays dépourvus de tels systèmes de paiement rapide (« SPR ») devraient entamer leur mise en œuvre, tandis que ceux qui en disposent déjà gagneraient à renforcer leur inclusivité, stimuler l’innovation et améliorer l’accessibilité des services de paiement numérique.

« Les modèles régionaux de SPR ont démontré leur capacité à faciliter des paiements transfrontaliers rapides et économiques, et pourraient être étendus à d’autres régions, voire à l’ensemble du continent. Au sein du Groupe de la Banque mondiale, nous pensons qu’un développement rapide des paiements favorise la réalisation d’objectifs plus larges comme l’inclusion financière, la création d’emplois et la facilitation des échanges commerciaux », a-t-il affirmé. Grâce au projet FASTT, la Banque mondiale, selon lui,  continue d’aider les pays à construire et à renforcer des écosystèmes de paiement rapide grâce à des financements, une assistance technique et des actions de renforcement des capacités.

Une connectivité et une inclusion en expansion

 En outre, le rapport souligne l’interopérabilité croissante entre les systèmes.  La moitié des SPI d’Afrique interconnectent désormais les banques, les opérateurs d’argent mobile et les fintechs par le biais de plateformes multisectorielles. Le système de paiement instantané du Nigeria (NIP) est devenu le premier système à atteindre un niveau d’inclusivité « mature » selon l’échelle d’inclusivité AfricaNenda, tandis que dix autres ont progressé vers des niveaux « avancés ».

Au-delà des transferts de particulier à particulier (« P2P »), de plus en plus de systèmes permettent désormais les paiements de particulier à entreprise (« P2B »), de gouvernement à particulier (« G2P ») ainsi que les paiements transfrontaliers, autant de cas d’usage essentiels pour élargir l’accès aux services numériques et renforcer l’intégration économique régionale.

 Les populations et l’accès au cœur de la transformation

 Les recherches menées en Angola, en Côte d’Ivoire, à Madagascar et en Tunisie révèle que les particuliers adoptent les paiements numériques plus rapidement que les commerçants, notamment dans les marchés émergents et ou en phase de démarrage. Les adultes de plus de 30 ans et les personnes percevant un revenu régulier restent les utilisateurs les plus actifs, tandis que les jeunes adultes et les femmes continuent de faire face à des obstacles tels que les risques de fraude, l’absence de pièce d’identité et un accès limité aux agents de proximité.

Entre 50 % et 75 % des utilisateurs privilégiant encore les paiements en argent liquide invoquent le risque de fraude comme principal frein à l’adoption. Le rapport souligne que la réponse à ces préoccupations sera cruciale pour garantir des paiements numériques sûrs et accessibles à tous.

« Pour que les paiements numériques profitent à tous, l’inclusion doit être une démarche délibérée », a déclaré le Dr Mactar Seck, Responsable de la section Innovation et technologie de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (« CEA »). En effet, il convient de noter que « Les données du Rapport SIIPS 2025 apportent aux décideurs publics et régulateurs les éléments factuels nécessaires pour concevoir des écosystèmes au service des segments de population marginalisés en Afrique : les femmes, les jeunes, le secteur informel et les communautés rurales dans leur ensemble. »

 Faire entrer l’économie africaine dans une nouvelle ère numérique

 Le rapport met en évidence d’importantes opportunités de croissance grâce à l’intégration de l’infrastructure publique numérique (« IPN »), à la digitalisation des paiements G2P et à l’interopérabilité transfrontalière. Avec 36 pays disposant désormais dotés d’un SPI opérationnel, de systèmes d’identification numérique et de lois sur la protection des données, une meilleure coordination entre ces dispositifs pourrait permettre aux écosystèmes financiers du continent d’être plus inclusifs et plus sûrs.

L’essor des cas d’usage G2P et transfrontaliers, comme le souligne le rapport, exigera une couverture renforcée de l’identité numérique, une harmonisation réglementaire accrue et une collaboration plus étroite entre secteurs public et privé  autant d’efforts essentiels pour répondre à l’ambition de création d’un marché africain unique et numériquement connecté.

Le lancement du Rapport SIIPS 2025, a réuni des responsables de banques centrales, des opérateurs de paiement, des décideurs publics, des partenaires de développement ainsi que des médias venus de tout le continent pour mener des échanges sur le rôle des paiements instantanés inclusifs dans la construction de l’avenir numérique de l’Afrique.

L’intégralité du Rapport SIIPS 2025  est disponible sur www.africanenda.org/en/siips2025. Il propose notamment des données détaillées, des études de cas pays et des recommandations fondées sur des données concrètes sur l’évolution du paysage des paiements en Afrique.

Synthèse de Oumarou RABO

 Journée mondiale du diabète 2025 : Le Burkina en alerte face à la montée inquiétante du diabète

À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, célébrée chaque 14 novembre, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, en collaboration avec ses partenaires dont l’ONG Santé Diabète, a organisé le mercredi 12 novembre 2025 à Ouagadougou une conférence de presse suivie d’une formation à l’intention des journalistes. Cette rencontre avait pour but de renforcer les connaissances des professionnels des médias sur la situation du diabète dans le monde et au Burkina Faso, afin qu’ils deviennent des relais efficaces de sensibilisation auprès des populations.

Chaque 14 novembre, le monde entier célèbre la Journée mondiale de lutte contre le diabète. Le Burkina ne sera pas en reste de la célébration, puisque plusieurs activités sont prévues à cet effet. En prélude à cette célébration, une rencontre d’information a été organisée ce 12 novembre 2025, à Ouagadougou, par le ministère de la Santé, à travers la Direction de la prévention des maladies non transmissibles, au profit des journalistes afin qu’ils aient l’information juste sur cette maladie et servent de relais auprès des populations. La directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, Dr Olivia Marie Angèle Awa Ouédraogo, a rappelé que le diabète connaît une progression rapide et inquiétante à l’échelle mondiale. Environ 537 millions de personnes en souffrent actuellement, soit un adulte sur dix, et ce chiffre pourrait atteindre 700 millions d’ici à 2040, dont la majorité vivra dans les pays en développement. En Afrique, on estime à 24 millions le nombre d’adultes atteints, un chiffre qui pourrait plus que doubler d’ici 2045.

Le Burkina Faso n’échappe pas à cette tendance. Dr Ouédraogo a souligné que selon les données du ministère de la Santé, le nombre de consultations pour diabète est passé de 24 340 en 2023 à 42 892 en 2024. Les hospitalisations ont également augmenté, passant de 3 039 cas avec 351 décès en 2022 à 8 121 cas avec 618 décès en 2024. « La prévalence nationale, qui était de 4,9 % en 2013, a pratiquement doublé en moins d’une décennie pour atteindre 7,6 % en 2021. Ces chiffres témoignent d’une véritable urgence sanitaire qui appelle à une mobilisation collective », a-t-elle laissé entendre..

Le diabète, a expliqué Dr Ouédraogo, est une maladie métabolique chronique se traduisant par une élévation anormale du taux de sucre dans le sang, due à une insuffisance ou à une mauvaise utilisation de l’insuline. Cette affection,  selon elle, silencieuse dans ses débuts, peut provoquer à long terme de graves complications cardiovasculaires et rénales. Parmi les signes précurseurs figurent une soif excessive, des mictions fréquentes, une faim inhabituelle et une perte de poids inexpliquée.

Elle a affirmé que pour réduire les risques, il est essentiel d’adopter une bonne hygiène de vie. « L’alimentation équilibrée, la pratique régulière d’une activité physique, la réduction de la consommation d’alcool et la limitation des repas trop gras, sucrés ou salés demeurent les moyens les plus efficaces de prévention. La lutte contre le diabète repose avant tout sur la sensibilisation et la responsabilisation individuelle », a fait savoir Dr Olivia Ouédraogo.

En prélude à la célébration officielle du 14 novembre, plusieurs activités sont programmées à Ouagadougou. Dès le 13 novembre, des séances de dépistage gratuit seront offertes au grand public. Le lendemain, une campagne spéciale ciblera les Forces de défense et de sécurité ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie à la Place de la Nation. La cérémonie officielle se tiendra le même jour à partir de 7 heures, avec une marche, une séance d’aérobic et une conférence sur le thème « Diabète et bien-être », prévue au Camp Guillaume Ouédraogo.

Selon la cheffe de projet prévention et appui aux organisations de la société civile à Santé Diabète Burkina, Dr Josiane Bouda, cette célébration vise avant tout à rappeler que le diabète, bien qu’en expansion, peut être évité ou mieux contrôlé grâce à la prévention, au dépistage précoce et à l’adoption de comportements de vie plus sains.

Wamini Micheline OUEDRAOGO