Semaine nationale de la planification familiale: Les activités officiellement lancées à Sabou

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Le ministère de la Santé et ses partenaires ont organisé, le 10 novembre, à Sabou, la cérémonie de lancement officiel de la Semaine nationale de la planification familiale, couplée à la Semaine mondiale de l’allaitement maternel et aux dépistages des cancers féminins. L’objectif est de favoriser l’accès des populations à des services de santé de la reproduction de qualité.

Le ministère de la Santé, avec l’accompagnement de ses partenaires, a procédé, lundi 10 novembre 2025, dans la commune de Sabou, au lancement officiel de la Semaine nationale de la planification familiale, couplée à la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, aux dépistages des cancers féminins, des IST/VIH et des hépatites virales (SNPF+).

Placée sur le thème : « Réduction de la mortalité maternelle et infantile à travers l’intégration des services de santé de la reproduction dans un contexte de défi sécuritaire », cette double célébration s’inscrit dans la dynamique nationale visant à garantir à toutes les femmes, hommes et enfants un accès équitable à des services de santé de qualité. Dans son discours, le ministre de la Santé, représenté par le haut-commissaire de la province du Boulkiemdé, Salimata Ouédraogo, a rappelé que la santé de la reproduction, qui participe grandement à l’épanouissement de l’ensemble des couches sociales, occupe une place prépondérante parmi les choix straté-giques de l’Etat burkinabè.

« Cette semaine constitue non seulement une excellente opportunité de plaidoyer et de mobilisation sociale en faveur de la santé de la reproduction, mais aussi et surtout de l’intensification de l’offre gratuite des services de santé de la reproduction aux populations », a-t-elle précisé.

Selon la représentante du ministre de la Santé, avec une population de 22 500 000 habitants, le pays enregistre un ratio de mortalité maternelle de 198 décès pour 100 000 naissances vivantes, un Taux de prévalence contraceptive moderne (TPCm) de 32 %, des besoins non satisfaits en planification familiale de 16,4 % et un indice synthétique de fécondité de 4,4 enfants par femme. Au sujet de l’allaitement, il ressort que lorsque les enfants ne sont pas exclusivement allaités au sein pendant les six premiers mois, ils sont plus vulnérables à la diarrhée et à la pneumonie, principales causes de mortalité infantile.

« Intensifier les efforts »

Et selon le chef du département de la Santé, en aidant les mères à adopter les
pratiques d’allaitement recommandées, près de 50 % des décès d’enfants de moins de deux ans causés par la diarrhée et la pneumonie pourraient être évités, soit près de
3 500 décès évitables d’enfants de moins de deux ans par an au Burkina Faso. Comme activités au menu de la SNPF+, il est prévu des prestations gratuites des services de santé de la reproduction ; la gratuité des produits contraceptifs, des consommables et autres intrants dans toutes les formations sanitaires publiques ; des dépistages des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus ; des dépistages du cancer du sein, des IST/VIH et des hépatites virales.

Le Représentant résident par intérim du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Cheick Tidiane Cissé, chef de file des Partenaires techniques et financiers (PTF) de la santé, a insisté sur l’urgence des actions à mener face au thème. « Il nous engage collectivement à intensifier nos efforts pour renforcer la résilience du système de santé, garantir un accès équitable et intégré aux services de santé de la reproduction et veiller à ce qu’aucune femme, aucun enfant ne soit laissé de côté », a-t-il signifié.

A écouter M. Cissé, l’intégration des services de santé de la reproduction associe des interventions complémentaires qui contribuent à l’atteinte des trois résultats transformateurs, à savoir : zéro décès maternel évitable, zéro besoin non satisfait en planification familiale et zéro violence basée sur le genre et autres pratiques néfastes. Le préfet, président de la délégation spéciale de Sabou, Abdul Aziz Koara, s’est réjoui du choix de sa commune pour abriter l’événement.

Beyon Romain NEBIE

Région de Nando: le rôle et les missions du Conseil constitutionnel au menu d’une conférence publique

Le Conseil constitutionnel a organisé, vendredi 7 novembre 2025, à Koudougou, une conférence publique sur le thème : « Journée d’informations et d’échanges sur le rôle et les missions du Conseil constitutionnel ».

A la faveur de la commémoration de ses 25 ans, le Conseil constitutionnel a tenu une conférence publique, vendredi 7 novembre 2025, à Koudougou. Placée sur le thème :
« Journée d’informations et d’échanges sur le rôle et
les missions du Conseil constitutionnel », la rencontre a connu la présence du président de l’institution, Me Barthélémy Kéré. De même que les autorités locales avec en tête le gouverneur, Adama Jean Yves Béré.

Dans son mot d’ouverture, le président du Conseil constitutionnel a souligné que cette conférence s’inscrit dans la volonté de son institution de quitter les murs de Ouagadougou pour se rapprocher des citoyens dans les différentes localités du pays. Selon Me Kéré, cela permettra aux citoyens de comprendre que la Constitution n’est pas un texte abstrait mais une institution qui œuvre pour la légitimité des institutions et pour la bonne gouvernance.

Au total, deux communications ont été livrées dont la « Présentation du Conseil constitutionnel, ses attributions, son rôle et son fonctionnement », présentée par le magistrat, Bessolè Réné Bagoro. Dans sa communication il a fait savoir que le Conseil constitutionnel émane de la Constitution et est composé de 10 membres dont le président qui est nommé par le président du Faso. Il a pour rôle de garantir le respect de la constitution. Il a évoqué la question de l’incompatibilité qui régit le fonctionnement des membres du conseil constitutionnel.

« Des décisions irrévocables »

Il a confié que, quand l’on est membre du Conseil constitutionnel, on n’est plus autorisé à faire de la politique, ni à être responsable d’une structure encore moins dans le conseil d’administration d’une entreprise. Mais de façon exceptionnelle, a-t-il noté, seuls les enseignants d’université sont autorisés à toujours transmettre le savoir dans les universités.

Sur les modalités de saisine du Conseil constitutionnel, Réné Bagoro a précisé que les autorités politiques sont autorisées à le faire. Avant d’ajouter que le citoyen peut le faire mais dans des cas spécifiques. Les décisions du Conseil sont irrévocables et sans recours possible, sauf si le Conseil lui-même décide de revenir sur sa décision, a-t-il signifié. La deuxième communication portant sur « le rôle du Conseil constitutionnel dans la protection du citoyen », a été donnée par le Professeur Djibrihina Ouédraogo. Dans son développement, il est revenu sur les notions de droit fondamental en lien avec les Droits de l’Homme.

Sur ce volet, il a montré qu’on pouvait noter 3 catégories de droit dans l’évolution du monde, à savoir les droits de la première génération qui sont liés au droit civique, de la deuxième génération liée à la satisfaction des besoins élémentaires et de la troisième génération liée à la solidarité. Le Pr Ouédraogo a également souligné les acquis du Conseil constitutionnel. En effet, le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur des sujets importants pour garantir un environnement sain, notamment en 2014 sur le droit pénal qui reconnait l’innocence d’un accusé tant qu’il n’est pas encore condamné, aussi en 2023 avec l’interpellation de l’Etat sur le souci d’un environnement sain sur la question d’aménagement de forêt pour la construction des infrastructures.

Parlant de rendez-vous manqué du Conseil constitutionnel, le Pr Ouédraogo a souligné, entre autres, la question de l’accès difficile du Conseil constitutionnel par le citoyen, ce qui ralentit les procédures. Egalement le manque de motivation convaincante lors de ses prises de décision. Les décisions sont prises par le Conseil constitutionnel sans pour autant convaincre les citoyens sur le bien-fondé de la décision, selon le Pr Ouédraogo. Dans ce sens, il propose au Conseil constitutionnel de travailler pour améliorer les choses afin de répondre efficacement aux besoins des citoyens.

Beyon Romain NEBIE
Didier OUEDRAOGO
(Stagiaire)

 

Traitement de l’information financière: la SA2IF forme les journalistes économiques

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La Société africaine d’ingénierie et d’intermédiation financière (SA2IF) en collaboration avec l’antenne nationale de la Bourse régionale des valeurs mobilières a organisé, jeudi 6 Novembre 2025, à Ouagadougou, la 2e session de formation au profit des journalistes économiques sur le décryptage des rapports financiers des entreprises cotées en bourse.

Les rapports financiers des entreprises cotées sont souvent techniques et complexes, difficiles à traiter par les journalistes économiques. Comment faire pour rendre l’information plus digeste ? la Société africaine d’ingénierie et d’intermédiation financière (SA2IF) en collaboration avec l’antenne nationale de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a initié, jeudi 6 novembre 2025, à Ouagadougou, une session de formation au profit des journalistes économiques sur le décryptage des rapports financiers des entreprises cotées en bourse.

Deuxième du genre, cette rencontre a permis de renforcer les capacités de 25 journalistes dans l’analyse, l’interprétation et la production d’articles issus des rapports des entreprises cotées à la BRVM. Des communications sur l’information financière, la structure et la lecture d’un rapport financier d’entreprise cotée, l’analyse des indicateurs de performance financière et interprétation et l’éthique et la rigueur dans le traitement de l’information financière ont été livrées.

Selon le communicateur, Aziz Traoré, pour traiter une information financière, il faut savoir où chercher les documents. « Les sources officielles sont la BRVM notamment le Bulletin officiel de la cote (BOC), la SA2IF, le site richbourse et sika finance. Le journaliste doit savoir restituer les informations sans les travestir », a-t-il insisté. Et le communicateur, Abdoulaye Tao, de préciser que le traitement de l’information financière se fait tout en respectant les règles d’éthique et de la déontologie du métier.

Pour la directrice adjointe de SA2IF, Collette Ouédraogo, les journalistes doivent restituer l’information avec rigueur, clarté et pédagogie. « Ainsi, à travers cette formation, la SA2IF réaffirme son engagement à accompagner la presse économique dans sa mission d’éducation financière mais aussi de contribuer au développement du marché financier de notre espace communautaire. On pense qu’à travers les journalistes, l’on pourra atteindre un plus grand public. Une fois que le public arrive à comprendre le marché, les gens viendront ouvrir des comptes », a-t-elle souligné.

Pour le directeur de l’Antenne nationale de la BRVM, Davy Soubeiga, il est essentiel pour les journalistes de maitriser les fondamentaux de l’analyse financière afin d’en extraire les éléments clés et de les rendre accessibles à tous, parce que le dynamisme et la performance du marché repose en grande partie sur la qualité de l’information à savoir sa clarté, sa fiabilité et sa bonne compréhension par le public.

La SA2IF est une société de gestion et d’intermédiation agréée par l’autorité des marchés financiers de l’UEMOA, créée depuis août 2022. Elle est basée à Ouagadougou avec un bureau de liaison à Abidjan en Côte d’Ivoire depuis septembre 2025. La société évolue sur le marché de la BRVM avec une expertise reconnue dans la gestion financière des placements stratégiques et de conseil en investissement. Sa mission est de rendre le marché financier accessible à tous, tout en garantissant une gestion rigoureuse, performante et transparente des actifs qui lui sont confiés.

Fleur BIRBA

France: l’ex-Président, Nicolas Sarkozy, libéré sous contrôle judiciaire

L’ancien Président français, Nicolas Sarkozy, a été libéré de prison, lundi 10 novembre 2025, 20 jours après sa condamnation dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

L’ex-Président de la France, Nicolas Sarkozy est libre. Condamné le 21 octobre 2025, la justice a accepté sa demande de mise en liberté et l’a placé sous contrôle judiciaire. Nicolas Sarkozy était sous le coup d’une condamnation dans l’affaire du financement libyen pour sa campagne présidentielle en 2007, et incarcéré à la prison de La Santé. Toutefois, il est placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction notamment de quitter le territoire français et interdiction d’entrer en contact avec tout fonctionnaire du ministère de la Justice et le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, en attendant son procès en appel.

Cette détention inédite pour un ex-président de la République a suscité de vifs débats, car, s’agissant aussi d’une première dans l’Union européenne, où aucun ancien chef d’Etat n’a connu l’emprisonnement. Nicolas Sarkozy, qui est âgé de 70 ans, a quitté la prison parisienne de la Santé à bord d’une voiture aux vitres teintées, escortée par des motards de la police.

Les dates précises du procès en appel en mars 2026, qui n’ont pas encore été officiellement annoncées, devraient être communiquées aux avocats jeudi 13 novembre. Par ailleurs, l’ex-Président reste mis en examen dans plusieurs affaires, dont celle de la subornation présumée de témoin impliquant Ziad Takieddine, l’intermédiaire clé du dossier libyen.

Soumaïla BONKOUNGOU

Gabon : un procès historique

Plus de deux ans après la chute de la famille Bongo qui a franchi la barre d’un demi-siècle au pouvoir, l’heure de rendre des comptes devant la justice est venue pour les anciens maitres du Gabon. Hier lundi 10 novembre 2025, un procès visant le clan Bongo s’est ouvert devant une Cour criminelle spéciale de Libreville. Aussitôt entamé, le procès a été suspendu, à cause de l’absence de certaines personnes citées dans le dossier.

Si l’ancien Président Ali Bongo, successeur de son défunt père, renversé le 23 août 2023, par le coup d’Etat du général Brice Clotaire Oligui Nguema, n’est pas dans le lot des accusés, son épouse, Sylvia et son fils, Noureddin Valentin sont poursuivis pour détournement de biens publics et blanchiment de capitaux. Une dizaine
de jeunes cadres surnommés « Young Team », sous le règne d’Ali Bongo, sont également impliqués dans cette affaire. Outre le détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux, d’autres chefs d’accusation pèsent sur les prévenus, notamment ceux de « faux et usage de faux », de « corruption active », d’« association de malfaiteurs », de « recel », de « contrefaçon des sceaux de la République » et « usurpation de titres et de fonction ».

On attend de vivre donc les temps forts de ce jugement pour le moins historique, avec les témoignages ou déballages à venir. Qui l’eût cru ? Les anciens barons du pays, dont personne n’osait toucher un seul cheveu, sont appelés à rendre compte de leur gestion, avec la forte probabilité d’être condamnés. Comme qui dirait, la roue tourne. Les puissants d’hier peuvent être les faibles d’aujourd’hui. Si la tenue de ce procès est à saluer, car pouvant contribuer à la construction d’un nouveau Gabon, il aura un goût d’inachevé. Les couleurs ont été annoncés à l’ouverture de l’audience, avec l’absence de prévenus.

Réfugié à Londres depuis le mois de mai dernier, les principaux accusés, l’ex-Première dame et son fils, qui risquent une condamnation à perpétuité par contumace, refusent de comparaitre à un « simulacre » de procès. Certains membres de la société civile regrettent d’ailleurs, que les nouvelles autorités aient permis aux intéressés de quitter le pays, avant tout jugement. Noureddin Bongo n’a-t-il pas soutenu, ces jours-ci, que « les conditions d’un procès juste et équitable ne sont pas réunies ? ».

De toute évidence, les Bongo voient à travers ce procès, une manœuvre du Gal Nguema pour les nuire, sans raison valable. Détenus plusieurs mois avant d’être libérés, l’épouse d’Ali Bongo et son fils ont dénoncé des tortures physiques et psychologiques pendant leur incarcération. Aussi ont-ils déposé une plainte en France contre l’entourage du Gal Nguema pour des traitements inhumains et dégradants. De part et d’autre, chaque camp donne l’impression de vouloir porter un coup à l’autre.

C’est à croire que la famille Bongo n’a pas digéré la perte du pouvoir, encore moins de devoir affronter la justice, sous le régime de leur tombeur. Quiconque participe à la gestion de la chose publique est pourtant appelé à répondre à tout moment
par rapport à des actes posés antérieurement. C’est une question de redevabilité en matière d’action publique. Etre traduit devant un tribunal ne fait pas systématiquement de vous un coupable, à moins d’avoir affaire à une justice aux ordres.

Toutefois, les accusés ont le droit de se plaindre concernant la bonne administration de la justice gabonaise, mais c’est à l’institution de prouver qu’elle est digne de confiance. « La justice va dorénavant s’exprimer avec rigueur, sans préjugés et sans qu’il n’y ait de passe-droits », a promis le procureur Eddy Minang. Qu’il en soit ainsi pour le bonheur des Gabonais…

Kader Patrick KARANTAO

Championnat de Zone de Special olympics Burkina: Ouagadougou a désigné ses champions

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Samedi 8 novembre à l’ISSDH, à Ouagadougou, a été consacré au championnat de Zone. Organisé par Special olympics Burkina, cette compétition de sports unifiés des écoles inclusives et des personnes déplacées internes a permis à la capitale de désigner ses champions pour les championnats nationaux.

En prélude aux championnats nationaux prévus les 13 et 14 novembre prochains à Ouagadougou, Special olympics Burkina (SOB) a initié, le samedi 8 novembre 2025, à l’ISSDH à Ouagadougou, une compétition de sports unifiés des écoles inclusives et des personnes déplacées internes. Entrant dans le cadre du championnat par Zone, l’activité a mis en compétition le football et le floorball. Elle s’y déroulait simultanément à Bobo Dioulasso et à Kaya. Dans la capitale en floorball, 10 écoles étaient en lice avec plus d’une centaine de compétiteurs. Après la décantation, c’est l’école Benaja qui est sortie première dans la poule A devant Le Château et l’école Dagnoën a bouclé le podium.

Dans l’autre poule (B), l’école Larlé s’est faite respecter devant celle de la Patte d’Oie. En sport roi, deux divisions étaient en concurrence pour les 9 écoles qui a aussi regroupé plus d’une centaine de tout-petits. Là-bas, le classement s’est opéré aux points. Et c’est l’école
Dagnoën, pour avoir totaliser le plus grand nombre de victoires synonyme de points, qui a terminé première dans la première division. Le Château A dans la division 2 a fait valoir son vécu pour s’octroyer la place de choix. Une activité qui s’est déroulée en présence de parents d’élèves et du représentant du Directeur provincial de l’enseignement de l’éducation préscolaire, Hermann Kafando.

Appréciant l’initiative de SOB, il a laissé entendre que ces genres d’activités, au-delà qu’elles permettent le plein épanouissement des enfants vivant avec une déficience intellectuelle, les édifient. Omar Koudougou Bamogo de SOB, lui, s’est réjoui du niveau technique et de la bonne tenue « sans couac » de ce championnat. Il a informé que cela est le fruit de 3 semaines d’entrainement. M. Bamogo a souhaité que les écoles gardent le même engouement pour la grande boucle prévue jeudi et vendredi prochains.

Yves OUEDRAOGO

Journée des loisirs dans le Liptako: célébrer la paix et le vivre-ensemble

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La direction régionale des Sports et des Loisirs du Liptako a organisé la journée des loisirs, samedi 8 novembre 2025, à Dori en vue de rapprocher davantage les communautés et consolider la paix et la résilience.

Dans le cadre de ses activités, la direction régionale des Sports et des Loisirs du Liptako a organisé la journée des loisirs sur le thème « Cultivons la paix et la résilience par les loisirs » le samedi 8 novembre 2025 à Dori. Selon le directeur régional des Sports et des Loisirs du Liptako, Ambroise Ouangré, l’objectif visé a été le rapprochement des différentes communautés à travers la détente et le divertissement grâce aux jeux de société.

A l’entendre, les résultats escomptés ont été atteints dans la mesure où la présence édition a réuni 248 compétiteurs dont 50 enfants qui se sont affrontés dans les compétitions de pétanque, carte, dame, awalé, scrabble, ludo ainsi que les jeux de ciseaux et les tirs au but pour les tout-petits. Pour ce faire, les compétiteurs ont pris d’assaut l’enceinte de la direction régionale, soit sous des tentes soit en peine aire ou encore sous des arbres pour les différentes compétitions. A l’issue de la journée, les meilleurs ont été récompensés et les prix sont constitués de médailles et des enveloppes allant de 5 000 F CFA à 40 000 F CFA.

Pour sa part, le secrétaire général de la région du Liptako Auguste Kinda a salué l’initiative et l’esprit de fair-play des compétiteurs. « Dans un contexte aussi difficile que celui que traverse notre pays et en particulier notre région, où les défis sécuritaires et humanitaires sont une réalité quotidienne, il est essentiel de trouver des espaces de respiration, de détente et de renforcement du tissu social. Et c’est justement ce que nous offrent les loisirs », a précisé l’administrateur civil. Il a en outre ajouté que les loisirs, ce ne sont pas juste des jeux mais des moments de vie, d’humanité, de partage.

En clair, il a souligné qu’ils renforcent les liens entre les communautés, réduisent le stress, favorisent l’expression des talents, et surtout, construisent la résilience dans un environnement éprouvé. Au-delà de la détente, a-t-il poursuivi, cette journée a rappelé une vérité essentielle à savoir, le sport et les loisirs sont aussi des réponses aux crises que traverse la région et partant le Burkina Faso. Pour lui, ils permettent de tisser du lien, de lutter contre l’isolement, de restaurer la confiance et d’envoyer un message fort de résilience et de paix. « C’est pourquoi nous devons faire de ces rendez-vous, des leviers d’espoir et de reconstruction collective, surtout dans une région qui continue de faire face à des défis importants », a-t-il conclu.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

 

Port sec de Bobo-Dioulasso: une infrastructure modernisée au service du développement économique

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, dans l’après-midi du 10 novembre 2025, à l’inauguration des travaux d’extension et de réhabilitation du port sec de Bobo-Dioulasso (Boborinter). Ces travaux d’envergure, comprenant la réhabilitation des voiries, réseaux divers et bâtiments, marquent une étape majeure dans le renforcement des capacités logistiques du Burkina Faso et consolident la position du pays comme hub commercial stratégique du Sahel.

Les aménagements réalisés couvrent près de trois kilomètres de voiries en béton armé, sept kilomètres de bordures, vingt mille mètres carrés de pavés pour trottoirs et îlots, ainsi que vingt-trois mille mètres carrés d’espaces verts et gravillonnés. Deux cent soixante-dix mille mètres carrés de plateformes de stationnement pour camions ont également été aménagés, tandis que le réseau d’assainissement, d’électricité, d’éclairage et d’eau potable a été entièrement modernisé.

Le volet bâtiment a permis la réhabilitation de vingt-cinq édifices et la construction de nouveaux bâtiments modernes, dont un multiservices de 1 760 m², un siège de la Chambre de commerce de 1 071 m², un bâtiment douanier de 1 833 m², deux grands magasins de stockage, ainsi qu’un pont-bascule de cent tonnes. Trente-cinq caméras de surveillance ont aussi été installées pour renforcer la sécurité.
« Véritable levier d’industrialisation, cette infrastructure rapprochera les services logistiques des opérateurs économiques, fluidifiera les échanges et consolidera la place du Burkina Faso comme hub commercial stratégique du Sahel », a écrit le Premier ministre dans le livre d’or de l’institution.

Cette cérémonie a également été l’occasion d’un renforcement des moyens logistiques de la gendarmerie. Vingt-cinq motos Aloba et un véhicule pick-up ont été remis au peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie afin de renforcer ses capacités opérationnelles dans la région.

Le port sec de Bobo-Dioulasso s’impose aujourd’hui comme un maillon essentiel du dispositif logistique national. Sa construction s’est déroulée en deux phases : la première, lancée en 2010, a concerné 19 hectares pour un investissement de 7,5 milliards de FCFA, tandis que la deuxième, étendue sur 21 hectares, a coûté 10 milliards de FCFA. Au total, la plateforme complète érigée sur une superficie de 40 hectares représente un investissement de 17,5 milliards de FCFA.

Le volume de marchandises traitées est passé de 350 000 tonnes en 2009 à 2,5 millions de tonnes en 2024, tandis que les recettes douanières ont progressé de 38 à près de 220 milliards de FCFA.
En facilitant le dédouanement et le transit des marchandises dans un cadre intégré, Boborinter illustre la réussite d’une logistique au service du développement et de la souveraineté économique du Burkina Faso.

DCRP/Primature

Examen classant national: désormais la seule voie pour la spécialisation dans la santé

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et le ministère de la Santé ont conjointement animé une conférence de presse pour donner des éclaircissements sur l’Examen classant national (ECN) qui est désormais la seule voie pour la spécialisation dans le domaine de la santé, lundi 10 novembre 2025,
à Ouagadougou.

Pour accéder à la spécialisation dans la santé, la seule voie désormais possible pour les Burkinabè est l’Examen classant national (ECN). Il remplace le système d’internat hospitalier. L’information a été donnée par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Samuel Paré et le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrebéogo entourés de leurs collaborateurs, ce lundi 10 novembre 2025. Sont autorisés à prendre part à cet examen pour la spécialisation, les étudiants en médecine et en chirurgie dentaire ayant validé la 6e année, les étudiants en pharmacie ayant validé la 5e année et ceux titulaires d’un doctorat mais non encore recrutés par l’Etat. Les fonctionnaires titularisés peuvent participer au recrutement et une fois admis, ils seront mis en position de stage par le ministère en charge de la Fonction publique.

La première édition de l’ECN est prévue les 15 et 16 novembre 2025 et portera sur une épreuve composée de trois séries de 120 questions à choix multiples en tout. Au 10 novembre 2025, la plateforme a déjà enregistré plus de 1700 candidatures parmi lesquelles plus de 870 ont déposé leurs dossiers complets pour validation, selon les conférenciers. 1000 apprenants seront retenus. Ils seront classés par ordre de mérite afin de choisir le domaine de spécialisation et ainsi poursuivre des études de spécialisation en qualité de résidents.

Pour le secrétaire général du ministère en charge de l’enseignement supérieur, Pr Samuel Paré, l’ECN vise entre autres, à aligner les offres de formation des spécialités sur les besoins du système de santé burkinabè et à harmoniser les normes de formation aux standards et exigences nationaux et internationaux. A son avis, l’examen classant national un des outils clé de mise en œuvre du Plan 1000×5 qui est une réforme majeure du système de soins au Burkina Faso. Ce plan, a-t-il, précisé, ambitionne de former et de déployer sur tout le territoire national 1000 spécialistes de santé par an pendant cinq ans. « Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS), qui
vise à garantir à chaque Burkinabè un accès équitable à des soins de qualité, partout sur le territoire », a-t-il poursuivi.

Et le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrebéogo, de préciser que cet examen constitue une réforme majeure du système de la santé. Il a indiqué qu’au-delà du Plan 1000×5, l’examen classant national demeurera la seule voie de spécialisation des agents de santé. Seulement, les admis à un des postes de spécialisation dans le cadre du plan 1000×5 bénéficieront d’une bourse mensuelle dont le montant varie selon le lieu de formation. Pour une équité dans le traitement, a-t-il relevé, il y aura deux classements spécifiques. Un spécialement pour les étudiants admis et l’autre pour les fonctionnaires déjà en activité.

Adama SEDGO
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Commune de Tibga: plus de 86 millions F CFA investis en 2024

La délégation spéciale de la commune de Tibga a organisé, vendredi 7 novembre 2025, sa journée de redevabilité. Au titre de l’année 2024, les investissements se chiffrent à plus de 86 millions F CFA.

Conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales qui engagent les exécutifs communaux à rendre compte de leur gestion et à faire preuve, ainsi, de bonne gouvernance, la délégation spéciale de la commune de Tibga a tenu, vendredi 7 novembre 2025, sa journée de redevabilité. Au cours de ce face-à-face avec la population, l’organe exécutif communal, fort de 20 membres, a dressé le bilan des réalisations effectuées dans le cadre du plan annuel d’investissement communal de l’année 2024.

Selon le rapport, il ressort que la commune a mobilisé au 31 décembre 2024, plus de 131 millions F CFA au titre de la section de fonctionnement, sur une prévision de 154,9 millions environ, soit un taux de recouvrement de 84,97%. Les dépenses de fonctionnement, quant à elles, se chiffrent à plus de 126 millions. Pour ce qui est de la section d’investissement, sur une prévision de plus de 263 millions, la commune a engrangé plus de 186 millions de recettes, soit un taux de 70,7%.

Les dépenses d’investissement s’élèvent à plus de 86,8 millions. Ces ressources, issues à la fois des fonds propres, des transferts de l’Etat et du Fonds minier de développement local ont permis de réaliser plusieurs projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau et assainissement et de l’action sociale, entre autres. La commune de Tibga a bénéficié également, en 2024, de l’appui technique et financier de plusieurs partenaires. Selon le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Tibga, Toumani Sangaré, malgré un contexte difficile marqué par l’insécurité et un faible taux de recouvrement dû à l’incivisme fiscal et à l’occupation des infrastructures marchandes par des Personnes déplacées internes (PDI), son équipe a su tirer son épingle du jeu.

Ces efforts lui ont valu d’ailleurs une « attestation de performance », décernée par la Cellule d’appui à la décentralisation et à la participation citoyenne (CADEPAC). Au chapitre des recommandations, M. Sangaré et son équipe doivent redoubler d’effort pour améliorer la mobilisation des ressources propres et trouver des alternatives à la suspension des transferts de l’Etat, afin d’assurer la continuité des services publics. Lors des échanges avec la population, la question de la création de la radio communale de Tibga a suscité un vif intérêt.

Sur le sujet, M. Sangaré a précisé : « Les équipements sont arrivés, mais nous avons émis quelques réserves. Si la situation ne s’améliore pas, nous serons contraints de résilier le contrat avec le fournisseur », a-t-il indiqué, ajoutant que la commune est toujours dans l’attente de la réponse du Conseil supérieur de la communication (CSC) concernant la fréquence. En guise de reconnaissance aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour leur engagement quotidien dans la protection des populations, la Délégation spéciale leur a remis, au cours de cette journée, des attestations.

Joanny SOW