Messages publicitaires au Burkina Faso : Parfait Babine décrypte le langage publicitaire des véhicules à deux roues

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Parfait Babine a soutenu sa thèse de doctorat unique en Lettres modernes à l’université Joseph-Ki-Zerbo, dans la matinée du lundi 10 novembre 2025, à Ouagadougou.

«Enoncés et dénonciations des messages publicitaires portant sur les véhicules à deux roues au Burkina », c’est autour de ce thème que Parfait Babine a défendu sa thèse de doctorat unique en Lettres modernes à l’université Joseph-Ki-Zerbo, lundi 10 novembre 2025. L’impétrant a présenté ses travaux de recherches devant un jury présidé par le professeur titulaire Abou Napon.

Il a expliqué avoir été motivé par la présence récurrente d’agrammaticalités sur les affiches publicitaires, souvent perçues comme des fautes. Son travail a exploré les dimensions morphologiques, syntaxiques, lexicales, sémantiques et iconiques de ces messages, afin d’en révéler le sens caché et la portée expressive. Pour lui, ce travail vise à comprendre la manière dont les énoncés publicitaires sont construits, ainsi que les interprétations qu’ils suscitent.

L’objectif selon lui, est de mettre en lumière la logique interne, la structure et la signification des messages diffusés par les annonceurs. A l’entendre, ce travail, mené sur une période de six ans, a combiné plusieurs disciplines notamment la grammaire, la sémiotique et l’iconographie, et a exigé une grande rigueur scientifique. En tant que linguiste et grammairien, il a dû concilier plusieurs approches pour parvenir à une étude cohérente et approfondie.

A l’issue de la présentation et des échanges, le jury a jugé son travail recevable et lui a décerné la mention très honorable. Le nouveau docteur a laissé transparaître sa joie au terme de sa soutenance. Il s’est dit fier de cette réussite qui marque une étape décisive dans son parcours scientifique.

Le professeur titulaire Youssouf Ouédraogo, directeur de thèse de Parfait Babine, a exprimé, lui aussi, toute sa satisfaction à l’issue de la soutenance. Il a indiqué que la pertinence et l’actualité du thème l’ont convaincu d’accompagner l’impétrant. Selon le professeur Ouédraogo, la thèse apporte un regard nouveau sur les messages publicitaires, souvent perçus sans attention particulière à leur dimension linguistique. Elle met en lumière les aspects grammaticaux qui influencent la compréhension et l’interprétation des messages. L’objectif, a-t-il souligné, est d’aider à mieux décrypter les affiches publicitaires et à en saisir la portée réelle, notamment dans la communication des engins à deux roues.

Abibata KARA
(Collaboratrice)

Lutte contre le paludisme : le R21, un nouveau rempart pour les nourrissons

Problème de santé publique majeure au Burkina Faso, le paludisme touche chaque année des millions de personnes et cause des milliers de décès, notamment chez les jeunes enfants de moins de 5 ans. Pour éradiquer la maladie, plusieurs mesures préventives dont le nouveau vaccin, le R21, sont implémentées dans des formations sanitaires dont le Centre médical urbain de Tanghin, secteur 17 de Ouagadougou. Constat !

Lundi 8 septembre 2025. Il est 9 heures au Centre médical urbain (CMU) de Tanghin, secteur 17 de Ouagadougou. Sous le hall du bâtiment « PEV /SMI », une trentaine de femmes sont assises sur des bancs. Nourrissons dans les bras, elles semblent impatientes. Tenant au respect de l’ordre d’arrivée, chacune surveille le moindre mouvement des autres. Des cris d’enfants se font attendre à l’intérieur de la salle de vaccination. Ces mères sont venues faire administrer le vaccin anti palustre à leurs bébés, en cette saison des pluies coïncidant avec le pic du paludisme.

La professeure des écoles, Alimata Nianta, en fait partie. Son bébé de 5 mois, Rachid Ramadan Savadogo, remplit les conditions édictées. II vient ainsi de recevoir la première dose du nouveau vaccin, le R21.
« Ce matin, j’ai décidé de venir vacciner mon enfant. Il vaut toujours mieux prévenir que de traiter », reconnait-elle, sourire aux lèvres. A l’en croire, une simple piqure de moustique crée parfois des sueurs froides.

« L’an surpassé, dans notre famille, une fille de 12 ans, atteinte du paludisme, était sévèrement anémiée. Nous l’avons conduite dans un dispensaire. Mais, il n’y avait pas de sang pour lui transfuser. Ce jour, on a fait le tour de la capitale à la recherche de sang, en vain. Nous étions tous découragés. Ce n’est qu’au troisième jour que nous avons pu avoir le liquide précieux pour sauver la vie de l’enfant », se remémore-t-elle. De l’avis de la mère de Rachid, le paludisme mérite d’être pris au sérieux au regard des
conséquences fâcheuses qu’il engendre le plus souvent.

La responsable du PEV, Clarisse Dabiré, (assise) : « Malgré les effets indésirables, les hommes doivent encourager leurs femmes à poursuivre les autres doses ».

Tout comme l’enseignante, cette mère d’enfant, Assétou Kangoyé, est déterminée à mettre sa progéniture à l’abri de ce fléau « impitoyable ». Sa fille, Latifatou Belem, âgée de 8 mois, a aussi reçu l’antigène du paludisme. « Chaque année, des membres de notre famille font la maladie, surtout les enfants à bas âge. Nous en souffrons énormément », raconte-t-elle. Des propos corroborés par le coordonnateur du CMU de Tanghin, Lassané Tiendrébéogo, qui confie que le paludisme constitue l’un des premiers motifs de consultation dans sa formation sanitaire. « Au cours du mois d’août, plus d’un tiers des patients reçus souffrent du paludisme.

« Je suis convaincu de l’efficacité du R21 »

Et les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés. Mais, avec l’implémentation des mesures de prévention comme la Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS), la maladie a connu un recul », souligne M. Tiendrébéogo.

Rasmatou Dabré se réjouit de faire vacciner son bébé, Oumaïma Bandaogo, âgée de 6 mois. « A la suite des explications des agents de santé, je suis convaincu de l’efficacité du R21. Il va mieux protéger nos enfants, en ces temps pluvieux », affirme-t-elle.
Cette satisfaction est partagée par Rachidatou Sanfo. Sa fille Wassiratou Sawadogo de 5 mois a aussi bénéficié de la dose de vaccin. S’adressant à celles qui hésitent toujours, elle estime qu’elles doivent faire vacciner leurs rejetons. « Si le vaccin n’était pas fiable, les autorités ne l’auraient pas adopté.

La sage-femme du CMU Jeannette Taonsa (gauche) : « les parents doivent avoir confiance à ce vaccin qui a pour seul objectif de protéger leurs enfants contre le paludisme ».

On ne se fie pas aux préjugés. Toutes décisions prises en faveur du bien-être des populations, nous y adhérons entièrement », fait-elle savoir, très convaincue. Revenant sur le processus d’extension du vaccin visant à toucher le maximum d’enfants, le coordonnateur Tiendrébéogo indique que le Burkina Faso a d’abord introduit le vaccin RTS, S dans son programme de vaccination, le 5 février 2024. Il a été, selon lui, administré dans certaines régions du pays. « Mais le passage à l’échelle a véritablement commencé à partir du 15 août 2025 avec l’administration du vaccin R21 aux enfants de 5 à 23 mois.

Cette mesure préventive concerne les enfants nés en janvier 2025 », précise-t-il.
Pour ces dames, l’unique solution pour recouvrer la santé chez leurs enfants est de les conduire vers un centre de santé pour une meilleure prise en charge. Cela, grâce à l’existence d’un traitement curatif et préventif efficace. Ainsi, elles ne tarissent pas d’éloges pour le gouvernement qui, de leur avis, se préoccupe de la santé des populations, surtout celle des plus vulnérables. « Les mots me manquent pour remercier les autorités chargées de la santé », lâche Rasmatou Dabré. Même son de cloche pour Assétou Kangoyé qui se félicite des efforts déployés pour éliminer le paludisme au Burkina Faso.

« Nous l’encourageons à maintenir la dynamique », plaide-t-elle.
Le coordonnateur donne l’assurance que son centre médical a suffisamment de doses du nouveau vaccin. « La chaîne du froid aussi n’a aucun problème. Nous avons reçu environ 300 à 400 doses du vaccin R21. Et le ravitaillement va se poursuivre en fonction du besoin », soutient-il. D’après lui, ce vaccin fait beaucoup espérer qu’il pourra contribuer à faire baisser les cas de paludisme chez les enfants.

Le médecin-chef du centre médical, Aïnata Savadogo, conseille aux femmes de faire dormir les
enfants sous des Moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action.

La sage-femme du CMU, Jeannette Taonsa, rassure de l’efficacité du vaccin, indiquant qu’il a été examiné, testé et validé. « Les parents doivent avoir confiance à ce vaccin qui a pour seul objectif de protéger leurs enfants contre le paludisme. C’est pour le bien-être de nos enfants », affirme-t-elle. Et au coordonnateur du centre médical, Lassané Tiendrébéogo, de renchérir : « un enfant qui reçoit toutes les doses sera protégé pendant au moins trois ans ».

Respecter le calendrier vaccinal

Pour la responsable du Programme élargi de vaccination (PEV), Clarisse Bazié, les comprimés de la chimio prévention protègent également contre le paludisme. « Si un enfant venait à les rejeter, on doit lui en donner moins de 30 minutes après le rejet. S’il continue de vomir, il est conseillé de consulter un agent de santé », suggère-t-elle. S’agissant du vaccin, la responsable du PEV précise qu’après son administration, l’enfant peut avoir des effets indésirables, comme la fièvre. « Cela peut être dû à l’antigène administré », justifie-t-elle. C’est pourquoi, elle demande aux hommes
d’encourager et de soutenir leurs femmes de sorte qu’elles puissent continuer à suivre
l’administration des autres doses.

Déterminées à « bouter le paludisme hors de leurs concessions », ces femmes ont mémorisé le calendrier vaccinal et tiennent à le respecter.
« On nous a expliqué que le vaccin R21 concerne les enfants âgés d’au moins 5 mois. Un mois après la première administration du vaccin, nous devons revenir pour la seconde dose. Nous devons respecter les périodicités prescrites jusqu’à boucler les 4 doses », précise la mère de Oumaïma. Visiblement motivée, Alimata Nianta ajoute : « pour que l’enfant soit mieux immunisé, un écart de 8 mois doit séparer la 3e et la dernière dose ».
Aux dires du coordonnateur Tiendrébéogo, les deux vaccins sont complémentaires.

Le coordonnateur du CMU du secteur 17 de Ouagadougou, Lassané Tiendrebéogo : « la vaccination n’exclut pas les autres mesures préventives ».

« Ici, on est à la première dose du R21. Pour ceux qui ont déjà reçu le vaccin RTS, S ailleurs, ils poursuivent leurs prochaines doses avec le R21 », clarifie-t-il, comme pour souligner qu’en la matière, chaque trouvaille vaut son pesant d’or.
Selon ces mamans, les campagnes de vaccination contre le paludisme sont des aubaines à saisir. « Cette campagne est une opportunité à ne pas rater. Les années précédentes, je me rendais dans des établissements scolaires désignés pour la vaccination de routine contre la
maladie », affirme Rachidatou Sanfo.

Un avis partagé par Tenin Bognini après que sa fille Nessia Zongo (5 mois), ait reçu la dose « protectrice ». « A la maison, des proches parlaient du vaccin. Par la suite, j’ai eu l’assurance de la bonne nouvelle. Car récemment, j’étais de passage dans ce centre médical à la recherche de documents et des femmes m’en ont explicitement informés », explique-t-elle, s’estimant chanceuse.

Continuer la lutte anti-larvaire

De l’avis de la responsable PEV, Clarisse Dabiré, l’adhésion des mères au nouveau vaccin R21 se justifie également par le fait qu’à partir du mois de juillet, les équipes mobiles ont mis à profit les campagnes de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS) pour divulguer l’information. Des crieurs publics et des leaders religieux ont été aussi sollicités pour passer le message auprès des communautés », confie-t-elle.

Les mères entendent, à leur tour, contribuer à sensibiliser les sceptiques à prendre « d’assaut » les formations sanitaires afin de prémunir leurs enfants de cette maladie infectieuse. « Nous allons relayer l’information auprès de nos proches et notre entourage, dans le but de les convaincre à adhérer à cette noble initiative », promet Rasmatou Dabré, heureuse d’avoir fait œuvre utile. Quant à Rachidatou Sanfo, elle invite, d’ores et déjà, les parents des plus petits qui doutent encore à se rendre dans les centres de santé pour bénéficier de ce nouveau vaccin contre le paludisme. « Ce serait dommage d’attendre qu’un enfant tombe malade, se retrouve dans un état critique, avant de rechercher l’aide des médecins », avertit-elle.

Avant l’administration du vaccin, les agents de santé animent une causerie éducative à l’intention des femmes.

Pour certaines, si le vaccin protège les mineurs, les bonnes habitudes le seront davantage pour toute la famille. « Chez nous, nous dormons tous sous des moustiquaires. On balaie la cour tous les jours, tout en évitant la conservation des eaux sales dans des récipients. La salubrité empêche la reproduction des moustiques », reconnait Rachidatou Sanfo, exhortant chaque ménage à faire pareil pour accompagner les efforts des autorités sanitaires. Selon Assetou Kangoyé, ces reflexes ne sont pas à occulter, au regard des conséquences nuisibles d’une simple piqure de l’anophèle.

« Comme à l’accoutumée, des moustiquaires nous ont été offertes gracieusement. Elles sont surtout importantes pour les femmes enceintes et les enfants », signifie-t-elle. Dans la même logique, le coordonnateur du CMU, Lassané Tiendrébéogo, soutient que la vaccination n’exclut pas les autres mesures préventives. « Il faut continuer la CPS et la lutte anti-larvaire à travers la pulvérisation spatiale et intra domiciliaire des gites larvaires », insiste-t-il, estimant qu’avec la synergie de toutes les mesures préventives, le pays pourra venir à bout du paludisme. Quant au médecin-chef dudit centre médical, Aïnata Savadogo, elle recommande surtout aux femmes qui ont des enfants à bas âges de les protéger avec des vêtements couvrant leurs corps et de surtout les faire dormir sous des Moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action.

Adama SAWADOGO


A la découverte du PEV-SMI au Burkina Faso ?

Le Programme élargi de vaccination du Système de management intégré de la santé (PEV-SMI) est la stratégie nationale visant à protéger tous les enfants contre les maladies évitables par la vaccination. Le programme prend en compte des vaccins pour 13 maladies : la tuberculose (BCG), la diarrhée (le rotavirus), l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche (DTC), les bactéries (le Haemophilus influenzae type b), la poliomyélite (VPO), le pneumocoque, le méningocoque, la rougeole, les oreillons, la rubéole (ROR) et le paludisme (RTS, S). Pour renforcer son arsenal de lutte contre le paludisme, il a intégré le vaccin R21, en août 2025. Les vaccins sont administrés à des âges spécifiques, selon un calendrier établi pour assurer une protection optimale. Au niveau du Centre médical urbain (CMU) du secteur 17 de Ouagadougou, 4 291 enfants ont déjà bénéficié de ce programme, au cours de l’année 2025, constituant par la même occasion la cible du nouveau vaccin, le R21. Dans le seul mois d’août, le Centre enregistre 108 enfants vaccinés contre le paludisme et espère atteindre la moitié de cette cible, d’ici la fin de l’année.

A.S.

Source : OMS et CMU du
secteur 17 de Ouagadougou

La mauvaise haleine: un mal déshonorant mais qui peut être remédié

La mauvaise haleine ou l’halitose est le fait d’avoir une haleine dont l’odeur est nauséabonde. Cette situation indispose l’entourage si bien que les personnes concernées sont souvent gênées de s’exprimer en public. Et pourtant ce malaise peut être soigné par les spécialistes en santé bucco-dentaire.

La mauvaise haleine ou l’halitose est une haleine dont l’odeur est nauséabonde et indispose le patient et son entourage. Le plus souvent, ce sont les bactéries présentes sur la langue ou les dents qui produisent cette odeur. Bien qu’elle soit un problème de santé mineur, elle peut cependant représenter une source de stress et un handicap social. La mauvaise haleine est souvent due à une insuffisance d’hygiène buccodentaire. Ses causes sont multiples. Le mal peut être causé par certains aliments contenant des huiles qui dégagent une odeur particulière comme l’ail, les oignons ou certaines épices.

Ces aliments, une fois digérés, sont transformés en composants potentiellement odorants qui passent dans la circulation sanguine, se rendent dans les poumons où ils sont source de l’haleine odorante jusqu’à ce qu’ils soient éliminés du corps. Une mauvaise hygiène bucco-dentaire peut aussi être à l’origine de la mauvaise haleine. En effet, lorsque l’hygiène de la bouche est insuffisante, les particules de nourriture persistantes entre les dents, ou entre la gencive et les dents sont colonisées par des bactéries émettant des composés chimiques malodorants à base de soufre.

La surface microscopique inégale de la langue peut également abriter des débris alimentaires et des bactéries à l’origine de mauvaises odeurs. Une bouche sèche peut provoquer l’halitose. La salive est un rince-bouche naturel et contient des substances antibactériennes éliminant les germes et les particules responsables de la mauvaise haleine. La nuit, la production de salive diminue, ce qui est à l’origine de la mauvaise haleine du matin. Le tabac assèche la bouche et les fumeurs, selon les spécialistes, sont des sujets plus à risque de maladies dentaires, ce qui entraîne la mauvaise haleine.

Chez les femmes, pendant l’ovulation et la grossesse, les taux élevés d’hormones augmentent la production de plaque dentaire, qui, colonisée par des bactéries, peut provoquer une haleine désagréable. Les caries dentaires, la consommation d’alcool, la respiration par la bouche plutôt que par le nez et les désordres des glandes salivaires peuvent aussi provoquer ce malaise.

Prévenir le mal

Certaines personnes dont les dents sont très rapprochées, se chevauchant, ou dont la salive est peu efficace, ont besoin d’une hygiène buccodentaire extrêmement stricte, bien plus stricte que d’autres. L’halitose est parfois un problème uniquement psychologique, certaines personnes faisant une fixation sur leur haleine, imaginant qu’elle est répugnante alors qu’il n’en est rien. Les dentistes et les médecins, tout comme l’entourage ont alors souvent du mal à persuader cette personne qu’elle n’a aucun problème. Pour prévenir la mauvaise haleine, une hygiène dentaire est nécessaire.

Il est recommandé de se brosser les dents et la langue au moins deux fois par jour après les repas et changer de brosse à dents tous les 3 ou 4 mois. Il est aussi souhaitable d’utiliser de la soie dentaire une fois par jour pour retirer les aliments coincés entre les dents, ou une Brossette inter dentaire. Il est conseillé de consulter un dentiste régulièrement pour des soins éventuels et pour un détartrage régulier.

Concernant l’alimentation, il est recommandé de boire suffisamment d’eau pour assurer l’hydratation de la bouche, sucer des bonbons ou mâcher de la gomme (idéalement sans sucre) en cas de bouche sèche, consommer des fibres (fruits et légumes) et diminuer la consommation d’alcool ou de café. Lorsque la mauvaise haleine est causée par le développement de bactéries dans la plaque dentaire sur les dents, utiliser un rince-bouche contenant du chlorure de cétylpyridinium ou de la chlorhexidine.

Ce sont des antiseptiques qui éliminent la présence de bactéries. Il est aussi préconisé de se brosser les dents avec un dentifrice contenant un agent anti-bactérien. En cas d’infection des gencives, un rendez-vous chez un dentiste est parfois nécessaire afin de soigner la pathologie à l’origine de la présence de bactéries malodorantes causant l’infection. Les patients doivent faire attention car les nombreux produits sur le marché promettant une bouche fraîche, tels que les bonbons, gommes à mâcher ou rince-bouches, n’aident que temporairement à contrôler l’haleine. Ils camouflent simplement les mauvaises odeurs sans traiter la source du problème. Bon nombre de ces produits contiennent du sucre et de l’alcool qui peuvent aggraver certaines
affections buccales.

Abdoulaye BALBONE
Source : https://www.passeportsante.net/fr

𝟐𝟐ᵉ 𝐑𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭/𝐒𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐫𝐢𝐯𝐞́ : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐨𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé ce lundi 10 novembre 2025, à l’ouverture officielle des travaux de la 22ᵉ édition de la Rencontre nationale Gouvernement/Secteur privé. La cérémonie qui s’est déroulée dans la salle du Palais de la culture Mgr Anselme Titianma Sanon à Bobo Dioulasso, a réuni les acteurs économiques du pays conduit par les principaux responsables des faîtières.
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‎Instituée depuis 2001, cette tribune annuelle de dialogue réunit les décideurs publics et les acteurs du monde économique autour d’une même ambition : bâtir une économie nationale forte, solidaire et souveraine.
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‎Le Chef du Gouvernement a salué la mobilisation du secteur privé et des partenaires sociaux, malgré un contexte national marqué par de nombreux défis.
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‎« La 22ᵉ édition de la Rencontre nationale Gouvernement/Secteur privé traduit notre volonté commune de refonder l’économie nationale sur des bases de souveraineté, de solidarité et de patriotisme économique », a-t-il affirmé.
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‎Cette rencontre est l’aboutissement d’un processus participatif, marqué par des concertations régionales public-privé tenues du 8 au 22 mai 2025 dans l’ensemble des régions, et des concertations sectorielles à Ouagadougou les 7, 8 et 10 juillet.
‎Ces cadres de dialogue ont permis d’identifier les principales préoccupations du secteur privé et de proposer des pistes de solution réalistes.
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‎Placée sous le thème : « Développement des infrastructures : enjeux, défis et engagement patriotique pour une économie durable »,
‎cette édition met un accent particulier sur la nécessité d’un dialogue renforcé entre l’État et le secteur privé pour relever le défi des infrastructures notamment dans les domaines de l’énergie, des transports, des TIC et de l’industrie.
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‎« Les infrastructures sont le socle de notre souveraineté. Chaque route, chaque centrale, chaque fibre optique posée sur notre sol est une pierre sur l’édifice de l’indépendance nationale », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, soulignant que le développement des infrastructures est à la fois un levier économique et un acte de souveraineté.
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‎Le Chef du Gouvernement a exhorté les opérateurs économiques à faire du patriotisme économique un véritable credo :
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‎« Investir chez nous, produire chez nous, consommer ce que nous fabriquons, voilà l’expression la plus noble de l’amour de la Patrie », a-t-il déclaré.
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‎Évoquant les efforts du Gouvernement pour rendre le pays plus attractif, il est revenu sur le succès du Forum international “Investir au Burkina Faso”, tenu en octobre dernier, qui a mobilisé plus de 1 200 investisseurs issus de 48 pays — un signe de la résilience et de la vitalité du secteur privé burkinabè.
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‎Dans la même dynamique, il a annoncé l’unification du dispositif de dialogue public-privé et du mécanisme de pilotage du climat des affaires, afin de renforcer la cohérence et l’efficacité de l’action économique.
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‎Avant de clore son allocution, le Premier ministre a lancé un appel fort à l’unité et à la responsabilité collective :
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‎« Le développement du Burkina Faso ne viendra ni d’ailleurs ni du miracle. Il viendra de nous-mêmes, de notre travail, de notre unité et de notre foi en la Patrie. »
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‎Pour sa part, le président de la Délégation spéciale de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Roland Achille SOW, a salué la tenue de cette rencontre, qu’il a qualifiée de « tribune d’échanges directs et sans filtre entre le Gouvernement et le monde des affaires ».
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‎Il a invité les acteurs économiques à des contributions concrètes pour la construction d’infrastructures résilientes et souveraines indispensables aux ambitions économiques du Burkina Faso.
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‎« Sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, nous restons persuadés que la volonté politique actuelle transcendera les difficultés auxquelles notre pays fait face », a-t-il soutenu.
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‎À l’issue de la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre et sa délégation ont visité les stands d’exposition donnant à voir des produits d’industriels et d’artisans burkinabè.
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‎La 22ᵉ Rencontre nationale Gouvernement/Secteur privé se veut ainsi un tremplin pour une économie ancrée dans la souveraineté, la solidarité et le patriotisme économique.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Commune de Tibga :Plus de 86 millions investis en 2024

La Délégation spéciale de la commune de Tibga a organisé, le vendredi 7 novembre 2025, sa journée de redevabilité. Au titre de l’année 2024, les investissements se chiffrent à plus de 86 millions F CFA.

 

Conformément aux dispositions du code général des collectivités territoriales qui engagent les exécutifs communaux à rendre compte de leur gestion et à faire preuve, ainsi, de bonne gouvernance, la délégation spéciale de la commune de Tibga a tenu, le vendredi 7 novembre 2025, sa journée de redevabilité. Au cours de ce face à face avec la population, l’organe exécutif communal, fort de 20 membres, a dressé le bilan des réalisations effectuées dans le cadre du plan annuel d’investissement communal de l’année 2024. Selon le rapport, il ressort que la commune a mobilisé, au 31 décembre 2024, plus de 131 millions F CFA au titre de la section de fonctionnement, sur une prévision de 154,9 millions environ, soit un taux de recouvrement de 84,97%. Les dépenses de fonctionnement, quant à elles, se chiffrent à plus de 126 millions. Pour ce qui est de la section d’investissement, sur une prévision de plus de 263 millions, la commune a engrangé plus de 186 millions de recettes, soit un taux de 70,7%. Les dépenses d’investissement s’élèvent à plus de 86,8 millions. Ces ressources, issues à la fois des fonds propres, des transferts de l’Etat et du fonds minier de développement local ont permis de réaliser plusieurs projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau et assainissement et de l’action sociale, entre autres. La commune de Tibga a bénéficié également, en 2024, de l’appui technique et financier de plusieurs partenaires.

Selon le PDS de la commune de Tibga, Toumani Sangaré, malgré un contexte difficile, son équipe a su tirer son épingle du jeu.

Selon le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Tibga, Toumani Sangaré, malgré un contexte difficile marqué par l’insécurité et un faible taux de recouvrement dû à l’incivisme fiscal et à l’occupation des infrastructures marchandes par des Personnes déplacées internes (PDI), son équipe a su tirer son épingle du jeu. Ces efforts lui ont valu d’ailleurs une « attestation de performance », décernée par la Cellule d’appui à la décentralisation et à la participation citoyenne (CADEPAC). Au chapitre des recommandations, M. Sangaré et son équipe doivent redoubler d’efforts pour améliorer la mobilisation des ressources propres et trouver des alternatives à la suspension des transferts de l’Etat, afin d’assurer la continuité des services publics. Lors des échanges avec la population, la question de la création de la radio communale de Tibga a suscité un vif intérêt. Sur le sujet, M. Sangaré a précisé :« Les équipements sont arrivés, mais nous avons émis quelques réserves. Si la situation ne s’améliore pas, nous serons contraints de résilier le contrat avec le fournisseur », a-t-il indiqué, ajoutant que la commune est toujours dans l’attente de la réponse du Conseil supérieur de la communication (CSC) concernant la fréquence. En guise de reconnaissance aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour leur engagement quotidien dans la protection des populations, la Délégation spéciale leur a remis, au cours de cette journée, des attestations.

Joanny SOW

Flash

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La contrebande des produits illicites continue de faire son bonhomme de chemin au Burkina Faso, en dépit de la répression et des sensibilisations faites à l’endroit des commerçants. En effet, la Brigade mobile des douanes de Bobo-Dioulasso a intercepté, la semaine dernière, un véhicule personnel transportant une importante quantité de produits illicites soigneusement dissimulés, estimés à plus de 30 millions F CFA.

Cette opération constitue un exemple concret de la lutte de la Douane burkinabè contre la fraude et les menaces économiques qui pèsent sur le pays. Elle vient encore démontrer la nécessité de poursuivre la traque contre cette pratique. Pour ce faire, les populations sont invitées à toujours collaborer avec les forces de l’ordre pour plus d’efficacité dans la lutte contre la contrebande.

 

Soumaïla BONKOUNGOU

Prise en charge des urgences médicales: le SAMU de Bobo-Dioulasso opérationnel

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Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé, le samedi 8 novembre 2025, à Bobo-Dioulasso, les activités de l’antenne régionale du Service d’aide médicale urgente (SAMU). L’ouverture de cette unité du SAMU dans la ville de Sya marque la volonté du gouvernement de rapprocher les soins des populations.

L’antenne régionale du Service d’aide médicale urgente (SAMU) de Bobo-Dioulasso aura pour mission d’organiser et de développer les soins d’urgence pré-hospitaliers, tout en assurant une régulation médicale continue et des transports sanitaires efficaces dans la région et ses environnants. Elle va intervenir lors des situations sanitaires exceptionnelles et des grands rassemblements et va participer à l’élaboration des plans d’urgence, à la promotion de la santé, à la formation des professionnels et à la recherche médicale.

Cette antenne régionale est située au centre-ville de Bobo-Dioulasso à côté du centre régional de transfusion sanguine. C’est le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo qui a lancé, le samedi 8 novembre 2025, les activités de l’antenne régionale du SAMU. Il a laissé entendre que sa mission est d’offrir une prise en charge appropriée, rapide et efficace à tous les concitoyens où qu’ils se trouvent sur le territoire national.

« Vous avez donc désormais à votre disposition des professionnels qualifiés, à l’écoute 24 heures sur 24 et 365 jours sur 365 à travers le numéro d’appel court et gratuit, le 15, et prêts à intervenir partout où il y a urgence sanitaire pour prodiguer les premiers soins
et au besoin, organiser la prise en charge dans les services d’accueil des urgences des services de santé », a-t-il dit.

Il a invité les professionnels de l’urgence à s’approprier les valeurs fondamentales inscrites dans leur plan stratégique, à savoir la proximité, la promptitude, l’efficacité, l’humanité, l’équité, la mutualisation, l’anticipation et la coordination. Le chef du gouvernement a également appelé les populations à accompagner ces professionnels dans leurs missions et surtout à la responsabilité dans l’utilisation des services qu’ils offrent, car il s’agit de sauver des vies.

Accessible à tous

« Ils auront besoin que vous ne laissiez pas les enfants s’amuser à occuper le 15 avec des appels qui empêcheront d’autres personnes qui en ont réellement besoin d’accéder aux soins d’urgence à temps. Ils ont besoin aussi que vous facilitiez le passage
des ambulances en circulation, lorsque les sirènes et gyrophares sont actifs », a lancé Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Le ministre de la Santé, Jean Claude Kargougou, a précisé que l’antenne régionale du SAMU de Bobo-Dioulasso va permettre une prise en charge rapide et efficace des urgences médicales graves, au bénéfice non seulement des populations de Bobo-Dioulasso, mais aussi de celles des localités voisines telles que le Kénédougou, le Poni et le Sourou.

Le ministre Kargougou a rappelé que le numéro 15 est un numéro gratuit, simple et accessible à tous, destiné à signaler tout cas d’urgence médicale comme les difficultés respiratoires, les hémorragies, le coma ou autres situations critiques. Il a invité ainsi à faciliter son accès. Le directeur général du SAMU, Armel Flavien Kaboré, a abondé dans le même sens en lançant un appel à la population à faire un usage responsable du numéro 15, et en évitant les appels non urgents qui peuvent retarder l’intervention auprès de personnes en détresse réelle. Le directeur général a enfin réaffirmé la volonté du SAMU de fournir une assistance rapide, efficace et solidaire à toutes les personnes en situation d’urgence, soulignant que cette initiative incarne la solidarité nationale et la volonté du gouvernement de rapprocher les soins des populations.

Adaman DRABO

Marathon Houet de Sidwaya : une première édition à succès

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La première édition du Marathon Houet de Sidwaya est unanimement saluée comme un franc succès par tous les acteurs. L’adhésion des autorités et des athlètes (plus de 1 200) à cette initiative est perçue comme un signe de la résilience de la population.

Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo :

« cette première édition du marathon Houet de Sidwaya a été un franc succès ».
Cette première édition du marathon Houet de Sidwaya a été un franc succès. Succès de par la qualité et également le nombre de participants que nous avons enregistrés. Plus de mille personnes se sont inscrites pour la compétition. Ces milliers de jeunes, ces milliers de Bobolais, en un mot, ces milliers de Burkinabè ont tous adhéré à l’initiative placée sous le signe de la cohésion sociale et du renforcement de la paix.

Je voudrais féliciter la direction générale des éditions Sidwaya, l’ensemble des journalistes, les techniciens, les commerciaux, tous ceux qui travaillent au quotidien à donner l’information vraie, l’information juste aux Burkinabè, aux Africains et au reste du monde. Je voudrais également à travers cette interview, féliciter l’ensemble des médias publics, mais aussi les médias privés. Je voudrais que nous puissions nous engager à prêcher l’Evangile de la paix, de la cohésion sociale, parce que notre pays en a besoin. Nous sommes dans une dynamique qui nous donne déjà des résultats fort appréciables. Sur le front de la lutte contre le terrorisme, vous voyez que les résultats sont palpables. Aujourd’hui la peur a changé de camp.

Aujourd’hui l’ennemi est en déroute. Il faut que nous puissions nous mettre ensemble pour asséner le dernier coup, le coup fatal. Et cela passe par la cohésion sociale, par le renforcement de la paix. Si nous nous mettons ensemble, nous allons éliminer les dernières poches. Et le chef de l’Etat nous y engage tous. Je voudrais ensuite remercier tous ceux qui ont pris part à ce marathon, remercier l’ensemble des partenaires, qui se sont engagés à nos côtés pour nous permettre de relever ce pari. Rendez-vous l’année prochaine pour la prochaine édition, merci.

Directrice générale des Editions Sidawaya, Assetou Badoh : « Nous avons été comblés au-delà de nos attentes pour une première édition ».

Je peux dire avec toute modestie mise à part que nous avons été comblés au-delà de nos attentes pour une première édition. Nous avions trois objectifs. Le premier c’était l’adhésion des autorités au niveau régional, ce qui a été un acquis. Le deuxième défi était l’engouement populaire. Nous avons refusé du monde, plus de 1 200 inscrits la veille de la compétition ce qui fait que nous avons été obligés d’arrêter les inscriptions avant l’heure. Et le troisième objectif était de permettre à la ville de s’égayer une matinée, regrouper les jeunes, aller au-delà de nos différences, s’amuser et, on s’est amusé ce matin. On a couru dix km pour certains, 21 km pour d’autres, arriver ensemble, s’applaudir. C’était ça notre objectif. On a vu des athlètes très engagés, pas d’abandon, plus de mille personnes en train de courir et tout le monde est arrivé à bon port. J’ai vu des très jeunes courir, j’ai vu des personnes âgées courir, et ça nous a énormément émus. Personne n’a abandonné, c’est déjà un point positif. Ça veut dire que c’est le signe de l’engagement, de la résilience
que nous cherchons au sein des populations aujourd’hui. Et la jeunesse a déjà cet engagement-là. L’organisation ayant été confiée à des structures techniques, c’est l’occasion de dénicher les talents au sein de tous ces coureurs. On ne peut que s’en féliciter, féliciter tous ceux qui ont pris part à ce marathon et remercier l’ensemble des autorités, tous nos partenaires qui nous ont soutenus, accompagnés dans cette aventure qui est une première et que nous souhaitons pérenne, l’insérer dans le calendrier régional et national sportif. Merci à la presse de nous avoir accompagnés dès le début, d’avoir cru à ce projet et d’être là ce matin encore.

Florence Kinda, première fille du semi-marathon : « Je promets d’améliorer ma performance l’année prochaine ».

J’ai commencé les compétitions en athlétisme depuis 2020, et au fur et à mesure je gagne en expérience. L’année dernière j’ai été classée 2e sur le plan national et aujourd’hui, je suis la première fille à franchir la ligne d’arrivée à ce semi-marathon. Ce n’était pas du tout facile parce que je ne suis pas contente de ma performance (ndlr 1 heures 40 minutes 41 secondes). Mais je promets que l’année prochaine je donnerai le meilleur de moi-même pour pour une meilleure performance et remporter encore la compétition.

Mamadou Drabo, marathonien de 79 ans : « Je suis venu encourager les jeunes ».

Je fais le sport tous les jours, et quand j’ai entendu parler de ce marathon, je n’ai pas hésité un instant à m’inscrire malgré mes 79 ans pour encourager les jeunes et les enfants à pratiquer le sport. On n’a jamais été trop vieux pour pratiquer le sport. Au contraire, quand on pratique le sport régulièrement, ça permet de se maintenir et d’avoir une bonne santé.

Romain T. Nikièma, vainqueur des 21 kilomètres : « C’est une fierté pour moi de remporter ce semi-marathon ».

C’est une fierté pour moi de remporter ce semi-marathon. C’est une compétition que j’ai bien préparée avec un coach qui me suivait, et aujourd’hui j’en sors vainqueur. Je suis vraiment débordé de joie pour cette réussite. Il y avait vraiment des concurrents de haut niveau, et comme nous sommes tous des athlètes professionnels, chacun a usé de sa technique pour se distinguer. On se surveillait de près, et moi j’ai profité du moment pour me détacher et franchir seul la ligne d’arrivée en 1 heure 11 minutes 49 secondes.
Propos recueillis par

Kamélé FAYAMA