Motards du Burkina : « Nous ne sommes pas des voyous », Moussa Sawadogo

Les responsables de la première édition des Motards du Burkina ont tenu, le samedi 8 novembre 2025, à Tenkodogo, une conférence de presse après la première étape qui s’est déroulée entre Ouagadougou et le chef-lieu de la région du Nakambé.

« Les motards du Burkina ne sont pas des voyous. Ce sont des respon-sables qui veulent vivre leur passion ». Telle est l’assurance donnée par Moussa Sawadogo, l’un des animateurs de la conférence de presse, le samedi 8 novembre 2025, à Tenkodogo, suite à une question sur les nuisances sonores de leurs engins et les excès de vitesse dont sont friands certains d’entre eux. II s’est exprimé ainsi après la première étape de cette édition, les ayant conduits de Ouagadougou à la cité de Zoungrantenga. Néanmoins, il a reconnu qu’il y a des brebis galeuses parmi eux mais cela, selon lui, n’est pas suffisant pour jeter l’opprobre sur l’ensemble des motards.

« S’il y a un ou deux qui se comportent de façon indélicate, s’il vous plait, ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain », a-t-il lancé. Il a confié, en revanche, qu’il y a aussi des success story à raconter. « Plusieurs fois, nos membres ont ouvert la voie à des ambulances et sapeurs-pompiers, pris dans des embouteillages à Ouagadougou »,
a-t-il dit. A la question de savoir pourquoi certains chefs-lieux de région ne sont pas concernés par la présente édition, l’animateur principal de la conférence de presse a déclaré que ce n’est qu’une édition pilote.

Il a promis de prendre en compte plusieurs autres destinations lors des prochaines éditions, et ce, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire. Moussa Sawadogo a souligné que cette première édition, qui se déroule du 8 au 15 novembre 2025 sur une distance de 2000 km, va offrir une occasion aux motards du Burkina de découvrir leur pays et de s’imprégner des pans de son histoire. « A chaque étape, nous allons rendre hommage à nos chefs traditionnels et leur demander de nous expliquer une partie de notre histoire. Puis, nous ferons des visites touristiques pour bien découvrir les merveilles de notre pays », a-t-il détaillé.

« Nous sommes engagés pour la cause communautaire parce que nous sommes des ambassadeurs des premières autorités du pays », a souligné, pour sa part, le président des Motards du Burkina, Abdel Aziz Konaté. Selon lui, le projet, organisé avec tous les clubs du Burkina Faso, et porté par West coast adventure, s’inscrit dans la vision des premières autorités du pays et va avoir un impact sur le secteur culturel et touristique du Burkina Faso. Avant de quitter Tenkodogo pour Pô en passant par Bagré, les motards ont échangé avec le roi, le Naba Guiguempolé et remis des kits scolaires à des enfants des forces de défense et de sécurité tombées au front dans la lutte contre le terrorisme.

 

Anselme KAMBIRE

Marathon Houet de Sidwaya: Ibrahima Zerbo, un passionné venu de France fouler les terres de ses origines

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Ibrahima Zerbo, Burkinabè vivant en France, a parcouru en 2h03 minutes les 21 km de la première édition du Marathon Houet de Sidwaya, le samedi 8 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso. En congé annuel au pays, ce natif de Bobo-Dioulasso a saisi l’opportunité offerte par cette compétition pour mêler passion du sport, attachement à la terre natale et engagement pour la cohésion sociale.

Résidant dans la région du Grand Est en France, Ibrahima a intégré ce marathon dans la planification de ses congés. « Je cours plutôt pour le plaisir, pour m’occuper de moi-même », confie-t-il modestement. Il en découvre l’annonce sur la page Facebook des Editions Sidwaya qu’il suit assidûment. « J’ai vu qu’un marathon allait se tenir à Bobo et j’ai tout de suite été séduit. C’est une belle initiative », se réjouit-il. Sans tarder, il sollicite son frère resté au pays pour l’inscription.

« Il rigolait quand je lui ai demandé, mais il l’a fait », ajoute-t-il en souriant. Sur la piste, le plaisir est au rendez-vous. Le samedi 8 novembre 2025, c’est avec un visage serein, empreint de satisfaction, qu’il franchit la ligne d’arrivée du semi-marathon du Marathon Houet de Sidwaya après 2 heures 03 minutes de trajet. Ibrahima Zerbo décrit un parcours agréable, surtout les portions bordées de végétation autour de la base aérienne, offrant ombre et fraîcheur aux coureurs. Mais au-delà du cadre, ce sont les interactions humaines qui marquent le plus, fait-il savoir.

« C’était très sympathique. Quand on se dépassait, on se saluait, on s’encourageait. Il y avait de la solidarité, de la résilience », raconte-t-il. Touché par l’esprit de fraternité qui a régné pendant l’événement, il salue l’implication de tous, notamment des jeunes.
« J’ai vu des tout-petits courir les 10 km, j’étais agréablement surpris », affirme-t-il avec admiration. M. Zerbo est convaincu que ce genre d’initiatives est essentiel pour la santé, mais aussi pour renforcer la cohésion sociale. C’est pourquoi il appelle à les multiplier et à impliquer davantage la jeunesse. Avant de repartir, il adresse un message aux organisateurs.

« Félicitations pour cette belle édition. Continuez à galvaniser la jeunesse autour d’activités aussi positives. Le Burkina Faso en a besoin », a-t-il lâché. Le Marathon Houet de Sidwaya, pour Ibrahima Zerbo, n’aura pas été qu’une simple course. Ce fut un retour aux sources, une communion avec sa ville natale, et une occasion de porter, à sa manière, les couleurs de l’espoir et de la solidarité.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Marathon Houet de Sidwaya : un coup de maître

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la première édition du « Marathon Houet de Sidwaya », le samedi 8 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso. Placé sur le thème : « Le Sport, facteur de paix et de cohésion sociale », ce marathon a réuni plus de 1 200 athlètes pour l’élite régionale de 10 kilomètres (km) et 21 km pour l’élite nationale.

Le samedi 8 novembre 2025 restera gravé dans les annales de Bobo-Dioulasso. En effet, la ville a vibré au rythme effréné de la toute première édition du Marathon Houet des Editions Sidwaya. Pour un coup d’essai, cette première édition tenue sur le thème : « Le Sport, facteur de paix et de cohésion sociale », a été un coup de maître. « Je peux dire avec toute modestie mise à part que nous avons été comblés au-delà de nos attentes pour une première édition », s’est félicitée la directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh. Avec un objectif de 1 000 athlètes à inscrire pour ce premier acte, Mme Badoh a laissé entendre que ce chiffre a été largement dépassé au point que le comité d’organisation était obligé d’arrêter les inscriptions avant date.

Le ministre en charge de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a salué la réussite de cette première édition du Marathon Houet de Sidwaya.

« Nous avons refusé du monde. Ce sont plus de 1200 inscrits qui ont répondu à l’appel à la ligne de départ. Et tous ont franchi la ligne d’arrivée sans aucun abandon », a laissé entendre Assetou Badoh toute satisfaite. Dès 5 heures du matin, l’effervescence régnait à la direction régionale des Editions Sidwaya, lieu de rassemblement des athlètes et des membres du comité d’organisation. L’attente fut courte avant le coup de pistolet officiel, donné à 7 heures 25 minutes par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdewendé Gilbert Ouédraogo, marquant le départ des marathoniens. Un faux départ des autorités avait eu lieu cinq minutes auparavant. Le parcours, qui longeait le « majestueux » marigot Houet, a mis à l’épreuve l’endurance, la discipline et la persévérance des athlètes.

Un engouement total

L’engouement était palpable. Dès le deuxième kilomètre, un groupe de dix coureurs s’est détaché en tête. Le classement s’est affiné au fil des kilomètres, et c’est Daouda Konaté (dossard 847) qui a dominé l’élite régionale (10 km) à la ligne d’arrivée en 34 minutes et 25 secondes suivi de Paré Aramiyaho (36’ 22’’) et de Zongo Robert (37’ 20’’). La première dame à franchir la ligne d’arrivée de l’élite régionale se nomme Sibiri Sita. Elle a cumulé la prime du premier prix féminin de 150 000 F CFA, le prix spécial Orange Burkina de 75 000 F CFA et le prix de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de l’élite régionale de
50 000 F CFA. Daouda Konaté a, quant à lui, reçu une enveloppe de 150 000 F CFA, un poste téléviseur et des gadgets.

La directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh, s’est félicité d’avoir atteint les objectifs fixés.

Sur la longue distance de 21 kilomètres, le titre de champion de l’élite nationale est revenu à Romain T. Nikièma. Il a franchi la ligne d’arrivée en un temps impressionnant de 1 heure, 11 minutes et 43 secondes. Il est suivi de Neon Roger qui a enregistré une performance de 1h 12mn 06s, et de Nébié Boubacar Sidiki 1h 12mn 31s. Romain Nikièma remporte ainsi la première édition de l’élite nationale d’une prime de 300 000 F CFA, un téléviseur et divers gadgets. L’athlète classé 2e empoche une enveloppe de
200 000 F CFA et des gadgets, et le 3e une prime de 150 000 F CFA et des gadgets. Chez les dames de l’élite nationale, Florence Kinda a été la première à l’arrivée.

Au-delà de la compétition, l’esprit de cohésion a marqué l’événement. Le ministre de la Communication a salué  l’impressionnante  participation, notamment celle des jeunes, et l’engagement des athlètes, citant l’image  forte de certains coureurs se tenant la main pour franchir la ligne d’arrivée. La directrice générale des Editions Sidwaya a également exprimé sa fierté devant ce franc succès, soulignant que la jeunesse a démontré son « engagement » et sa résilience. « Courir ce samedi matin, pour la cohésion, la paix, la ville de Sya et le Burkina Faso, est un spectacle en soi », a-t-elle indiqué. L’événement, qui visait à rapprocher le Quotidien d’Etat de ses lecteurs et à doter Bobo-Dioulasso d’un événement sportif pérenne, est considéré comme une réussite.

Kamélé FAYAMA

 

Procès en appel de Amidou Tiégnan et autres: le verdict attendu le 18 novembre 2025

Le procès en appel de Amidou Tiégnan a repris, le vendredi 7 novembre 2025, devant la cour d’appel de Ouagadougou. Cette cinquième journée de l’affaire opposant le ministère public aux prévenus Tiégnan Amidou, Tarpaga Pétronille, Ouédraogo Salifou et Bayoulou Philippe a été consacré aux plaidoiries des avocats de la défense. Au cours de l’audience, le principal prévenu, Amidou Tiégnan, a exprimé son profond regret, demandé pardon au président du Faso et au peuple burkinabè.

La cinquième journée du procès en appel de l’affaire qui oppose Amidou Tiégnan et ses coaccusés au ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité a repris, le vendredi 7 novembre 2025. L’audience a été consacrée aux plaidoiries des avocats. En effet, les quatre prévenus (Tiégnan Amidou, Tarpaga Pétronille, Ouédraogo Salifou et Bayoulou Philippe) ont comparu successivement à la barre, chacun assisté par son conseil.

Le principal mis en cause a imploré la clémence de la Cour et du peuple burkinabè pour tous les faits commis. Selon lui, il n’a dit que la vérité, et ce, depuis le début du procès en première instance, comme en appel. Son ambition, loin de vouloir faire tomber d’autres personnes avec lui, est de contribuer à la manifestation de la vérité sur cette affaire. Au cours de leur plaidoirie, les conseils de Amidou Tiégnan sont revenus sur les éléments relatifs à la confirmation du jugement portant sur le détournement de 1 milliard 880 millions francs CFA.

Ils ont demandé à la cour de déclarer la demande de franc symbolique de l’Agent judiciaire de l’Etat (AJE) irrecevable, de revoir à la baisse les frais exposés et non compris dans les dépens, d’infirmer l’appel sur le point de la confiscation de tous les biens meubles et immeubles de M. Tiégnan, à concurrence du montant des amendes et des intérêts civils.

Regrets et pardon

Certains conseils ont également plaidé pour une réduction du quantum des peines prononcées par le premier juge ou pour l’octroi du sursis à leurs clients, tandis que d’autres ont demandé l’annulation pure et simple du jugement de premier ressort. Invités à prendre la parole en dernier, Amidou Tiégnan, et ses coaccusés ont exprimé leur repentance. Ils ont imploré la clémence de la Cour et demandé pardon au peuple burkinabè pour les actes à l’origine de la procédure judiciaire. Ils ont souhaité de la Cour, une seconde chance en confessant avoir tiré leçon de leurs agissements.

En ce qui concerne Amidou Tiégnan principal accusé, il a demandé pardon au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi qu’au peuple burkinabè. Il a affirmé avoir pris conscience de ses erreurs durant sa détention, disant avoir compris qu’il pouvait accomplir beaucoup en exploitant ne serait-ce que 5 % de son potentiel. « J’ai investi dans ce pays. Je vous demande de me permettre de suivre mes investissements, qui pourraient m’aider à combler le vide créé », a-t-il ajouté. Il a conclu en ces termes : « Je regrette les actes que j’ai posés du plus profond de mon cœur. Et si reconnaître avoir dit la vérité revient à me faire porter le chapeau, je le regrette encore. Vivre dans le mensonge est pire que la prison. Raison pour laquelle j’ai dit la vérité.

Je demande pardon au président du Faso, qui lutte pour sortir le pays de la misère. Je demande pardon au président de la Cour d’appel. Je demande pardon au Procureur général. Je demande pardon aux membres de la Cour pour qu’ils m’accordent leur clémence. Je demande pardon au peuple burkinabè pour n’avoir pas accompli ma mission comme il se devait ». A l’issue des plaidoiries, le dossier a été mis en délibéré et le verdict sera rendu le mardi 18 novembre 2025, à partir de 9 heures.

Wanlé Gérard COULIBALY

Commémoration de l’unité allemande: 35 ans d’unification célébrée à Ouagadougou

L’ambassade de l’Allemagne au Burkina Faso a célébré en différé « le jour de l’unité allemande », vendredi 7 novembre 2025 à Ouagadougou.

La révolution pacifique en Allemagne de l’Est du 3 octobre 1990 amarqué la fin d’une division brutale entre la République fédérale d’Allemagne (RFA) et la République démocratique d’Allemagne (RDA). Cette date a été le début d’une réunification, signe de liberté et de victoire du peuple allemand. Ainsi, la représentation diplomatique de l’Allemagne au Burkina Faso a commémoré cet évènement en différé, vendredi 7 novembre 2025, à Ouagadougou.

La cérémonie a connu la présence des membres du gouvernement et de nombreux invités. Selon l’ambassadeur de l’Allemagne au Burkina Faso, Dietrich Becker, le peuple allemand a pu décider lui-même de son propre destin, après plus de 40 ans de séparation involontaire entre la RFA et la RDA, due à l’impérialisme russo-soviétique. Pour lui, si l’Allemagne a été réunifiée, c’est grâce aux leçons tirées et son engagement en faveur du droit international. Le diplomate a soutenu que pour l’Allemagne, ce passé inclut également l’intégration d’un dialogue sincère avec les peuples d’Afrique sur le passé et un avenir commun.

Dietrich Becker a ainsi salué la qualité du partenariat entre le Burkina Faso et l’Allemagne. Il a expliqué que le soutien de l’Allemagne au développement du Burkina Faso se fait dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PASD) du gouvernement burkinabè. L’ambassadeur de l’Allemagne estime que les résultats de la coopération en 2024 et 2025 sont appréciables. Dans le cadre de l’assainissement, il a relevé que plus de 250 000 personnes supplé-mentaires ont été desservies en eau potable.

La réunification de l’Allemagne, plus qu’un symbole

« Au niveau de l’agriculture, plus de 5 000 hectares de bas-fonds ont été aménagés pour la riziculture avec plus de 80 000 emplois créés dans la production d’anacarde. Pour ce qui est du soutien humanitaire aux populations affectées par la crise sécuritaire, plus de 8 milliards FCFA ont été mobilisés, ces 12 derniers mois. Sur le plan culturel, de nombreux artistes et journalistes burkinabè ont voyagé sur l’Allemagne pour des échanges fructueux », a-t-il poursuivi. Fort de ces résultats, l’ambassadeur Dietrich Becker a remercié le gouvernement burkinabè pour la franche collaboration.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean-Marie Traoré, a transmis les salutations et félicitations du Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, au peuple allemand pour cette lutte de réunification. Au nom du gouvernement, il a formulé le vœu que les obstacles franchis en 35 ans, se consolident davantage. Pour le ministre Traoré, cette réunification est plus qu’un symbole d’unité.

« Elle nous invite à réfléchir sur de nouveaux usages que nous devons faire et tirer des briques qui peuvent être utilisées pour construire des ponts, des passerelles », a-t-il dit. Dans le cadre de la coopération, Karamoko Jean marie Traoré a traduit sa satisfaction pour les différents résultats observés dans plusieurs domaines comme
la santé, la formation, l’agriculture. Il a confié être témoin du grand changement apporté par l’Allemagne aux Burkinabè. Pour cela, il a appelé à la consolidation de cette coopération.

Soumaïla BONKOUNGOU
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Semaine des énergies, énergies renouvelables d’Afrique: le trio « agriculture-énergie-eau » au cœur des débats

Du 07 au 09 novembre 2025, à Ouagadougou, il s’est tenu la VIe édition de la Semaine des énergies, énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) sur le thème « nexus agriculture-énergie-eau : défis et opportunités »

Promouvoir la coopération entre les pays de l’AES à travers la mise en œuvre de projets et de programmes énergétiques et agricoles trans-frontaliers et renforcer la recherche, l’innovation et la valorisation des technologies locales, ce sont, entre autres, les recommandations issues de la VIe édition de la Semaine des énergies, énergies renouvelables d’Afrique (SEERA). Elle s’est tenue, du 7 au 9 novembre 2025, à Ouagadougou avec comme pays invité d’honneur le Niger. Placée sur le thème : « nexus agriculture-énergie-eau : défis et opportunités », ce thème a rappelé, selon le Premier ministre, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, la nécessité d’articuler de manière cohérente les politiques publiques dans ces trois secteurs interdépendants.

« Parce que pour atteindre la souveraineté énergétique, il faut produire et distribuer une énergie accessible et durable, pour la souveraineté alimentaire, il faut nourrir nos peuples avec nos propres ressources et pour la souveraineté hydrique, il faut maîtriser et préserver l’or bleu dans un environnement de plus en plus aride », a-t-il indiqué. Pour lui, ces trois dimensions sont indissociables. « Et nous pouvons plus nous permettre de les traiter séparément car ce nexus exige de nous , des modèles nouveaux et une vision partagée », a-t-il insisté.

Le « trio gagnants » pour l’atteinte de notre souverainété

Dans un contexte marqué par le changement climatique, la pression démographique, a fait comprendre le chef du gouvernement, les Etats doivent intégrer les besoins agricoles, énergétiques et hydriques, une condition incontournable pour garantir le développement. Il a estimé que la coopération entre les pays, le partage des ressources, la mutualisation des savoirs et l’exploitation intelligente des potentialités demeurent les leviers les plus sûrs pour transformer ces défis en opportunités de progrès et d’innovation.

Ainsi, à travers un panel de haut niveau sur le thème, six sessions thématiques, quatre sessions techniques et un prix concours du meilleur projet, environ 1200 participants ont partagé leurs expériences, présenté des solutions innovantes et proposé des recommandations concrètes. « Notre ambition est claire : assurer une transition énergétique inclusive et durable tout en consolidant la sécurité alimentaire et l’accès équitable à l’eau pour tous », a souligné le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba. Et de poursuivre que
pour plus d’impacts et une meilleure organisation de la SEERA, des réflexions avec l’ensemble des acteurs sur le bilan des éditions passées seront faites. La SEERA a pris fin par une visite des participants à la centrale électrique de la SONABEL à Komsilga.

Fleur BIRBA

Dématérialisation des services: le secteur privé s’approprie les procédures

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La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), en partenariat avec la direction générale des impôts, a organisé les 7 et 8 novembre 2025 à Ouagadougou, ses premières Journées portes ouvertes dédiées aux procédures administratives dématérialisées.

A l’heure du numérique galopant, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) veut former et mieux outiller ses collaborateurs du secteur privé dans la maitrise et l’utilisation efficace des procédures de dématérialisation voulue par le gouvernement. C’est pourquoi elle a initié, en collaboration avec ses partenaires directs, des journées portes ouvertes, tenues les 7 et 8 novembre 2025 à Ouagadougou.

Placées sur le thème : « Appropriation des procédures administratives dématérialisées : levier de croissance et de développement des micros et petites entreprises (MPE) », ces journées visent à encourager les entreprises burkinabè à adopter des outils numériques modernes pour une gestion plus efficace, transparente et conforme aux exigences fiscales.

Pour le représentant du Ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat (MICA), Zakaria Gyengani, cette rencontre qui a réuni des entités administratives, publiques et privées, offrant des services digitalisés aux citoyens et aux entreprises, est essentielle pour rapprocher l’administration du secteur privé. Il a, de ce fait, invité les petites et moyennes entreprises à s’approprier cette transition numérique, qu’il considère comme un « levier de résilience et de croissance économique nationale ».

La digitalisation, une nécessité

« La digitalisation constitue désormais un pilier incontournable du développement économique. Elle n’est plus une option, mais plutôt une nécessité, un impératif. Il faut aller vers la digitalisation pour rendre nos procédures plus rapides, plus efficaces et plus transparentes », a-t-il recommandé. Le conseiller technique représentant la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Bakary Konzéné, a salué l’initiative de la CCI-BF.

Il a précisé que les journées portes ouvertes constituent une plateforme stratégique pour valoriser les avancées réalisées dans la digitalisation des services publics offerts aux usagers. Bakary Konzéné a fait savoir que la dématérialisation ne se résume pas à une simple informatisation de l’administration.

« Elle traduit avant tout un changement de paradigme. L’administration n’est plus un obstacle, mais un partenaire stratégique du développement économique », a-t-il précisé. Ainsi, Konzéné a exhorté les acteurs économiques à s’impliquer activement : « Explorez les plateformes, échangez avec les experts, testez les services, appropriez-vous ces nouveaux outils. L’administration est à votre écoute pour recueillir vos propositions et suggestions afin d’assurer une amélioration continue des services », a-t-il conclu.

Wanlé Gérard COULIBALY

 

Kaya : la douane saisit 100 fûts de cyanure

Sous des sacs vides de ciment apparemment anodins se dissimulait une cargaison à haut risque: 100 fûts de cyanure. Une manœuvre d’une audace inquiétante, stoppée à temps par la vigilance exemplaire de la Brigade mobile des douanes de Kaya.

Cette scène aurait pu être celle d’un désastre silencieux. Un seul fût renversé, une seule fuite, et c’est la terre qui se contamine, l’eau qui s’altère, la vie qui chancelle. Mais face à la ruse du péril, la vigilance a eu un nom : la brigade mobile des douanes de Kaya. En un instant, ses agents ont inversé le cours du danger. Par leur sang-froid et leur détermination, ils ont contenu ce qui aurait pu souiller la terre, corrompre l’eau et compromettre l’avenir. Ce n’est plus de la simple fraude.

C’est une guerre silencieuse; une guerre contre la cupidité, contre les trafics qui nourrissent l’insécurité, contre cette économie souterraine qui transforme le poison en profit. Et cette guerre, les douaniers la mènent dans l’ombre, avec la foi du devoir et la détermination inébranlable de protéger. Il n’aura fallu que quelques semaines pour que la ruse revienne : même si une mise en scène, même cargaison toxique defi lancé à la vigilance. Mais cette fois encore, la douane de Kaya a triomphé. Elle a prouvé qu’elle ne dort pas. Qu’entre le danger et la vie, elle choisit toujours de se dresser.

Ce n’est pas un simple coup de filet. C’est un cri. Un cri pour que chaque citoyen ouvre les yeux. Car derrière chaque fût de cyanure dissimulé se cache une menace insidieuse contre notre sécurité, nos ressources en eau, halieutiques et fauniques, et l’avenir même de notre pays. Le directeur général des douanes, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, depuis la belle cité de Sya, salue avec gravité et fierté le professionnalisme des agents de la brigade mobile de Kaya. Il rappelle que l’administration des douanes demeure et demeurera sur la ligne de front; celle où se joue le destin économique du pays. «Il n’y a pas de hasard dans la vigilance. Seulement des vies sauvées qu’on ne comptera jamais”.

𝐋𝐚 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐧𝐞 : 𝐇𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫-𝐃𝐞́𝐯𝐨𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭-𝐕𝐢𝐠𝐢𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞
𝐒𝐂𝐑𝐏-𝐃𝐆𝐃

Transformation artisanale du coton : Un centre inauguré à Bobo-Dioulasso

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Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré le dimanche 9 Novembre 2025 à Bobo-Dioulasso, le Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton (CENATAC). Fruit de la coopération entre le Burkina Faso et la République d’Italie, l’infrastructure, d’un coût de 1,5 milliard F CFA a pour but de promouvoir la transformation locale du coton et de valoriser le savoir-faire des artisans burkinabè.

Les travaux de construction du Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton (CENATAC) ont débuté en février 2024 et étaient en souffrance depuis des mois. C’est l’intervention du Président du Faso du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a permis la reprise et la finalisation du chantier de construction de ce centre de transformation artisanale du coton. D’un coût global de plus de 1,5 milliard F CFA, il est composé d’ouvrages conçus pour répondre aux besoins spécifiques des artisans et s’inscrit dans le cadre du projet de « Renforcement des compétences techniques et entrepreneuriales des artisans burkinabè ».

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré le CENATAC, le dimanche 9 novembre 2025 en présence de plusieurs membres du gouvernement, des autorités régionales, et de la population bobolaise. Pour le chef du gouvernement, le secteur du coton est un secteur stratégique pour le Burkina Faso. « Les Burkinabè, aujourd’hui, dans un élan patriotique, portent fièrement le Faso Danfani ou le kokodouda.
Il faut créer les conditions pour améliorer l’artisanat et c’est ici, à travers ces formations que les jeunes vont pouvoir acquérir des savoir-faire et se perfectionner pour améliorer progressivement et continuellement la qualité des produits qui sont mis sur la place du marché », a dit le Premier ministre.

Il a rassuré que le gouvernement va œuvrer à multiplier ces centres dans pratiquement toutes les régions afin d’offrir des opportunités aux jeunes Burkinabè partout où ils sont. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda, a justifié la construction du CENATAC par la volonté du gouvernement de promouvoir la transformation artisanale du coton afin de minimiser son exportation à l’état brut, privant les artisans, les industries, les jeunes, de nombreuses opportunités de création de valeur ajoutée et d’emplois durables. « Notre ambition commune, à travers la création du CNATAC est d’offrir aux artisans du textile un cadre moderne d’apprentissage, d’innovation et de perfectionnement, où chacun pourra développer des produits de qualité reflétant la richesse culturelle de notre pays », a justifié le ministre du commerce.

Des reconnaissances à l’Italie

Ce centre se veut alors selon lui, un outil structurant au service des artisans et des petites unités de transformation pour améliorer la qualité, la compétitivité et la visibilité des produits issus de la transformation artisanale du coton. « Le CNATAC est à cet égard un symbole fort de notre engagement à soutenir les artisans et à promouvoir leur savoir-faire dans la droite ligne de la vision du développement endogène que nous avons amorcé sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré », a dit le ministre Poda. Il a traduit la reconnaissance du gouvernement à la coopération italienne qui s’est engagée
à soutenir la politique nationale en matière d’artisanat.

La représentante de l’ambassadeur de l’Italie au Burkina Faso, Emanuela Forcella, a affirmé pour sa part que leur contribution à la réalisation de ce projet traduit la volonté du peuple italien de soutenir activement le gouvernement burkinabè dans sa quête
de développement économique et social, notamment dans le secteur de l’artisanat.
Elle a rassuré que la partie italienne va continuer d’être aux côtés du Burkina Faso afin de garantir la pérennisation des acquis de ce projet et d’apporter son soutien dans d’autres secteurs clés pour son développement. Au cours de la cérémonie d’inauguration, des équipements et des kits ont été respectivement remis au CENATAC et aux pensionnaires du centre.

Adaman DRABO

Formation professionnelle et technique: le centre régional de formation professionnelle de Bobo-Dioulasso inauguré

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré, le samedi 8 novembre 2025, le Centre régional de formation professionnelle de Bobo-Dioulasso. L’infrastructure bâtie sur une superficie d’un hectare vise à renforcer la formation professionnelle afin de permettre aux jeunes d’apprendre une quinzaine de métiers et d’entrer rapidement dans le monde du travail.

Le Centre régional de formation professionnelle de Bobo-Dioulasso a fait peau neuve. D’une capacité d’accueil de 500 apprenants sur ses deux sites du Centre de promotion des artisans urbains (CPAU) au centre-ville, et du Centre régional de perfectionnement des artisans ruraux (CRPAR) au secteur 5, le Centre régional de formation professionnelle de Bobo-Dioulasso est passé à 850 apprenants en formation initiale, offrant désormais des formations qualifiantes à plus de 5 000 personnes chaque année.

La réhabilitation du centre a aussi permis de diversifier l’offre de formation passant de 7 à 14 métiers, comme la menuiserie, la plomberie, la mécanique, la maçonnerie, la couture ou l’électricité. Le premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a inauguré ce centre rénové le samedi 8 novembre 2025 en présence des membres du gouvernement et des partenaires. A l’occasion, le chef du gouvernement a salué la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré dont l’engagement pour la réforme du système éducatif et professionnel vise à adapter la formation aux besoins du marché du travail et à renforcer l’employabilité des jeunes.

« Cette infrastructure répond à l’ambition du chef de l’Etat de hisser la formation professionnelle à un niveau conforme aux standards internationaux, tout en répondant aux besoins réels de développement de notre pays », a souligné le Premier ministre. Le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Boubakar Savadogo, a, quant à lui, souligné la nécessité de valoriser la formation professionnelle, devenue incontournable dans un contexte où le système général classique montre ses limites. « Nous offrons désormais des formations qualifiantes et en alternance à plus de 5 000 jeunes chaque année dans des métiers porteurs et adaptés aux réalités socio-économiques du pays »,
a-t-il précisé.

Des réformes structurelles et pédagogiques

C’est dans cette optique de valorisation de la formation professionnelle que son département a engagé une série de réformes structurelles et pédagogiques visant à hisser la formation professionnelle à un niveau de qualité conforme aux standards internationaux et aux besoins réels de l’économie et de la société burkinabè.

Un des résultats de ces réformes, a-t-il révélé, est la réorganisation du dispositif national de formation professionnelle, ayant abouti à la création de Burkina Suudu Bawdè (BSB), la Maison des compétences du Burkina qui compte 32 centres de formation professionnelle repartis sous trois Directions inter-régionales (DIR). « L’ouverture de ce centre rénové à Bobo-Dioulasso est donc bien plus qu’un événement symbolique.

C’est un jalon dans la construction d’un Burkina Faso de travail, du savoir-faire et de la dignité où chaque personne en quête de qualification trouve par la compétence le chemin de son épanouissement et de sa contribution à la nation », a affirmé le premier responsable de l’Enseignement secondaire.

Le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a loué à son tour la réhabilitation du centre qui vient renforcer de manière significative l’offre de formation dans la région, offrant ainsi de nouvelles perspectives aux jeunes de Bobo-Dioulasso et de tout le grand Ouest du Burkina Faso.

Il constitue, selon elle, un instrument concret au service de la qualification professionnelle, de la création d’emplois décents et, partant, de la lutte contre le chômage et la pauvreté. Ce centre est aussi de son avis une belle illustration de la décentralisation des opportunités de formation et de la volonté du gouvernement d’assurer un développement équilibré et inclusif sur l’ensemble du territoire national. Le représentant des parrains, Josaphat Millogo, a, pour sa part, félicité les plus hautes autorités du pays pour l’engagement et leur dévouement pour la cause de l’enseignement et la formation professionnelle et technique.

Adaman DRABO