Cultures exotiques au Burkina: Daouda Ouattara démystifie la production du cacao, de l’avocat et du cola

Situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est un pays sans accès à la mer. Avec un climat tropical de type soudano-sahélien marqué par deux saisons (une saison sèche longue et une saison des pluies d’environ quatre mois), le pays enregistre environ 900 mm de pluie et des températures moyennes plus basses. C’est dans ces conditions climatiques que Daouda Ouattara s’est investi dans la culture du colatier et de l’avocatier, et bien d’autres plantations réputées ne réussir que dans les pays côtiers.

Mardi 14 octobre 2025. Il est 11 heures 45 minutes à Banfora, région des Tannounyan. Le soleil de plomb écrase la terre, faisant miroiter l’air au-dessus des champs. Mais, à Bérégadougou, commune rurale de la province de la Comoé, un calme profond, seulement troublé par le chant enjoué d’oiseaux, règne au cœur d’une forêt luxuriante. Palmiers élancés, avocatiers aux promesses de meilleurs lendemains, colatiers aux noix énergisantes, cacaoyers aux cabosses mystérieuses : un écosystème entier qui semble avoir été déraciné d’une côte lointaine pour renaître à des centaines de kilomètres de la mer.

Des gousses prometteuses d’une belle récolte de noix de cola
à l’horizon décembre 2025 sur l’exploitation de Bérégadougou.

Au milieu de cette « oasis », Daouda Ouattara, la soixantaine bien sonnée, les pieds nus ancrés, arbore un pantalon jean blanc, maculé de la poussière du labeur, et un tee-shirt noir, délavé par les années de sueur. La daba, fidèle compagne, repose sur son épaule, prête à fendre la terre. Il s’active au buttage des planches, préparant le sol pour le repiquage de la citronnelle. Un geste ancestral, répété des milliers de fois, mais qui, ici, prend une autre dimension. Daouda Ouattara n’est pas un simple jardinier, il est le gardien d’un rêve, le pionnier d’une révolution verte.

Ce qui fut jadis un petit lopin de terre est aujourd’hui une exploitation tentaculaire, abritant des centaines de pieds d’avocatiers et de colatiers, s’étirant le long d’un bras du fleuve Comoé au nord de Bérégadougou. Une « Côte d’Ivoire » en miniature, un éden tropical transplanté au cœur du Burkina Faso, défiant les lois de la géographie et les préjugés. « Je suis dans la plantation depuis une trentaine d’années », entame le sexagénaire, d’une voix grave et rocailleuse, empreinte de la sagesse des anciens et de la détermination des bâtisseurs. Son regard, balayant son domaine avec une fierté discrète, raconte une histoire de persévérance et de foi
inébranlable.

Une vocation

D’abord jardinier durant la saison sèche, il a rapidement élargi son horizon. « Du jardinage, je suis entré dans la plantation, notamment le colatier, l’avocatier, le palmier, le cacaoyer, et j’en passe. Des plants qu’on dit ne pas réussir sur les terres du Burkina Faso », poursuit le planteur dans son histoire avec ces plantes exotiques. Ces mots, « ne pas réussir », résonnent comme un défi dans l’esprit de Daouda Ouattara. Entre 1988 et 1989, il se lance, dans une aventure avec 120 pieds d’avocatiers et 10 pieds de colatiers. Un pari fou aux yeux de tous.

« Au début, les gens me prenaient pour un fou au motif que ce sont des plants qui ne réussissent que dans les pays côtiers. J’ai même failli baisser les bras à un moment parce que mon père était contre », se remémore-t-il. L’épreuve est rude, le découragement le guette. Mais l’amour de la terre, la conviction intime que l’impossible n’est qu’une question de perspective, le ramène à la tâche.

La première épouse du planteur, Kadidia Traoré, reste un soutien indéfectible dans cette aventure agricole.

« Comme j’avais l’amour de la chose et je savais ce que je faisais, j’ai repris en 1990 », se confie le planteur. Cinq ans plus tard, en 1995, la terre répond à son obstination. Les premières récoltes, symboles d’une victoire arrachée de haute lutte, apparaissent. « A la première récolte, j’ai eu une tonne d’avocats », soutient-il avec fierté. Aujourd’hui, son domaine est une symphonie de verdure et de prospérité de 100 pieds de colatier et de 600 pieds d’avocatiers. « Mon ambition est d’atteindre 500 pieds de colatier et 800 à 900 pieds d’avocatiers », se projette-t-il. Une ambition qui témoigne, non seulement de son succès, mais aussi de sa vision, de sa capacité à voir au-delà des horizons limités par les dogmes.

Les fruits d’une révolution silencieuse

Les colatiers de Daouda Ouattara, six à sept variétés, aux rendements généreux, sont devenus une référence locale. La commercialisation de cette richesse est tout aussi singulière. « Ce sont les laboratoires Phytofla du feu Dr Zéphirin Dakuyo qui prennent ma production (1,5 à 2 tonnes par récolte) pour des besoins pharmaceutiques. Dans l’année, je peux récolter deux à trois fois avec une période de crue en décembre-janvier », indique Daouda Ouattara.

Une collaboration qui assure un débouché stable et valorisant pour les précieuses noix de cola. Hubert Coulibaly, responsable du suivi de la matière première aux laboratoires Phytofla, apporte un éclairage sur l’impact commercial du travail du planteur.
« Depuis quelques années, c’est uniquement avec Daouda Ouattara que nous prenons le

Daouda Ouattara, pionnier des cultures exotiques dans les Tannounyan, est fier de sa réussite, symbole de la diversification réussie de son exploitation.

cola. On a compris qu’avec ce producteur local, nous pouvons avoir des noix de cola de très bonne qualité parce que dans notre politique, nous priorisons les producteurs locaux, et vu la qualité de ce qu’il fait, on a préféré travailler exclusivement avec lui », explique le client de Daouda Ouattara.

Cette exclusivité est le signe d’une confiance totale, bâtie sur la qualité et la fiabilité. « Au début, il avait une faible production, mais nous la prenions en complément. De nos jours, il arrive à combler nos besoins en cola », se réjouit Hubert Coulibaly. La différence avec le cola importé des pays côtiers est flagrante, et M. Coulibaly en détaille les raisons avec précision. « Vous savez qu’avec le transport, les péripéties des trajets font que souvent, en termes d’hygiène, ça pose un problème, surtout sur la question de la traçabilité », détaille-t-il.

La décision de travailler exclusivement avec Daouda Ouattara est donc une question de qualité, de sécurité et de traçabilité. Les avocats, eux, ont trouvé leur chemin vers les marchés grâce à une commerçante nigérienne. « En dehors d’elle, les commerçantes défilent en longueur de journée pendant la période de la récolte », soutient-il. Son exploitation n’est pas seulement une source de revenus, mais le pilier de sa famille. « Je gagne ma vie avec cette production. Je prends en charge ma famille, la scolarisation de mes enfants. Cinq d’entre eux ont même fini leurs études », dit-il fièrement. Pourtant, malgré l’évidence de son succès, le scepticisme persiste. « Nombreux sont ceux qui ne croyaient pas à la réussite de ces plants ici, même des intellectuels », fait-il savoir.

L’espoir renaît

D’autres, résignés aux cultures traditionnelles, lui jettent à la figure qu’ils préfèrent la plantation des manguiers ou des anacardiers à ses plants exotiques. Pourtant, Daouda Ouattara ne se décourage pas. Il tourne le regard vers les autorités qui ont le pouvoir d’amplifier son message. « J’ai toujours approché les autorités pour un coup de main dans la vulgarisation de ces plantations, sans avoir un écho favorable. Mais l’espoir renaît avec l’avènement d’une nouvelle ère. Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dès son

Avec plus de 30 ans d’expérience, Daouda Ouattara a su imposer la culture
du colatier et de l’avocatier dans un environnement réputé peu favorable.

accession au pouvoir, a affiché une ambition claire : l’autosuffisance alimentaire, y compris les cultures exotiques comme le blé, l’ananas, l’avocat, le cacao, etc. Aussi, dans sa vision d’industrialisation, il a souhaité la construction d’une usine de cacao ici dans la région des Tannounyan. C’est pourquoi, je nourris l’espoir que je serai enfin écouté et
appuyé », espère-t-il.

A ses côtés, Kadidia Traoré, sa première épouse, incarne la force discrète, le soutien indéfectible. Son visage marqué par les années, reflète une résilience à toute épreuve. « J’ai toujours soutenu mon époux malgré les préjugés. Les gens ont essayé de nous décourager, mais nous n’avons pas cédé. Dieu merci, nous récoltons aujourd’hui les fruits de notre dur labeur », se félicite Kadidia Traoré. Ses mots, simples et puissants, sont le témoignage d’une foi partagée. Visionnaire pragmatique, le planteur amoureux de la végétation, comprend l’enjeu national.

« Il revient à nous aussi, les producteurs, de nous inscrire dans cette dynamique du chef de l’Etat parce que tout ce que nous importons, si nous arrivons à le produire sur place, c’est mieux. Avec la crise en Ukraine, nous avons tous senti l’utilité de produire du blé chez nous parce que la chaîne d’importation du blé avait été perturbée. Et si nous produisions du blé chez nous, nous n’aurions pas senti durement cette perturbation. Nous avons donc intérêt à expérimenter les autres cultures pour ne pas être totalement dépendants des autres », invite le planteur de 60 ans.

Les difficultés, inhérentes à toute entreprise agricole, sont bien réelles. « Ma difficulté se résume au manque d’eau et à la sécurisation de mon exploitation. Sinon, je n’ai aucun souci d’écoulement de ma production. Ça ne suffit même pas », fait-il savoir. Un cri de cœur qui souligne l’immense potentiel de son travail, si seulement les infrastructures suivaient. Son ultime message est un encouragement, une invitation à oser. « Le colatier tout comme l’avocatier et bien d’autres spéculations dites réputées des pays côtiers, réussissent bel et bien au Burkina Faso. Celui qui veut se lancer, je l’encourage », invite-t-il.

Déconstruire les mythes, cultiver l’avenir

Le directeur régional de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques des Tannounyan, Miyemba Souobou, encourage les producteurs à s’essayer aux cultures exotiques pour réduire les importations.

Le Directeur régional (DR) de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques des
Tannounyan, Miyemba Souobou, apporte une caution institutionnelle à l’expérience de Daouda Ouattara. « Ce sont des végétaux qui sont réputés en tout cas propres aux pays côtiers. Mais, au regard des conditions agro-climatiques de la région, ce sont des cultures qui réussissent. On voit de plus en plus de producteurs sur leur site qui réussissent à entretenir des colatiers, et des avocatiers qui produisent sans problème », indique le technicien de l’agriculture. Son discours va au-delà de la simple observation. Il s’inscrit dans une politique nationale de souveraineté alimentaire.

« Au-delà des cultures promues par l’Offensive agropastorale et halieutique, c’est de prendre en compte toutes les cultures qui occasionnent des fuites de devises. Si on arrivait à faire la promotion de ces cultures, je pense que ça devrait pouvoir réduire un tant soit peu cette sortie de ressources pour importer ces produits », suggère le directeur régional. Miyemba Souobou comprend tout de même le scepticisme, héritage de longues années d’aprioris. « Nous comprenons le scepticisme de ceux qui ne croient pas à la réussite du colatier ou de l’avocatier au Burkina Faso parce qu’il y a très longtemps que c’est ancré dans les esprits que ces cultures sont difficilement tenables dans notre environnement.

Du cola fraîchement récolté, preuve de la réussite des cultures tropicales sur les terres burkinabè.

Ces gens ont besoin de voir pour croire. Et dans la région, le cas de Daouda Ouattara est palpable », soutient-il. Dans le cadre de l’Offensive agro-pastorale et halieutique, poursuit M. Souobou, le gouvernement fait la promotion du cacao qui réussit bien au pays des Hommes intègres tout comme la banane plantain et le blé. « Des cultures qu’on disait pratiquement impossibles chez nous.

On est en train de déconstruire ces mythes ancrés dans les esprits depuis la nuit des temps », fait-il savoir. Au même titre que le planteur Ouattara, le DR/Agriculture encourage les producteurs à l’audace et à l’expérimentation. La souveraineté alimentaire, pour Miyemba Souobou, est un objectif multidimensionnel. « Quand on parle de souveraineté alimentaire, c’est sur tous les plans. Donc, toute production qui pourrait réduire notre dépendance vis-à-vis de l’importation est la bienvenue. J’encourage les producteurs à s’essayer dans toutes ces cultures », lance-t-il.

Kamélé FAYAMA


 

Une leçon vivante de résilience

L’histoire de Daouda Ouattara n’est pas seulement celle d’un homme qui a transformé un lopin de terre aride en un jardin d’Eden. C’est le récit d’une leçon vivante de résilience, d’ingéniosité et de foi inébranlable en la capacité de la terre et de l’Homme à se réinventer. Son succès, fruit de plusieurs années de labeur et d’une vision audacieuse, démontre avec éclat que les frontières géographiques et les préjugés climatiques ne sont que des défis à relever. En déconstruisant les mythes sur l’impossibilité de certaines cultures au Burkina Faso, Daouda Ouattara ouvre la voie à une nouvelle ère agricole, celle où l’autosuffisance alimentaire et la diversification des cultures ne sont plus un rêve lointain, mais une réalité tangible pour ceux qui osent semer l’espoir.

K.F

ISTIC: la « Promotion Yacouba Traoré » prête à l’emploi

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et tu Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la sortie de la 37e promotion des stagiaires de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication, mardi 4 novembre 2025, à Ouagadougou. Fort de 92 stagiaires, elle a pris pour nom « Promotion Yacouba Traoré ».

92 stagiaires dont 30 de cycle A et 62 de cycle B sont en fin de formation à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC). Ils ont effectué leur sortie, ce mardi 4 novembre 2025 à Ouagadougou, sous le nom de baptême « Promotion Yacouba Traoré » en hommage à l’un de leurs encadreurs disparus au cours de leur formation.

Ces stagiaires, formés en 21 mois pour certain (cycle B) et 24 mois pour d’autres (Cycle A), en recevant leur parchemin, se sont engagés à œuvrer pour la promotion de la paix et la cohésion sociale à travers des productions responsables. Comme l’a dit le délégué de promotion, Rufin Paré, les connaissances acquises leur permettront de développer des compétences qui leur serviront dans leur carrière professionnelle. Aux parrains, il a traduit sa reconnaissance pour les conseils précieux.

Le ministre chargé de la Communication, Pingwendé Gilbert Ouédraogo, a invité les nouveaux journalistes et communicants à être les promoteurs de la vision de l’Etat et les aspirations du peuple burkinabè.

« Leur exemplarité dans leurs domaines respectifs et leur posture d’Hommes de conviction sont importants pour façonner les futurs Hommes de médias et de la communication », foi de M. Paré. Et à la directrice générale de l’ISTIC, Alizèta Ouoba, de reconnaitre sans crainte que les stagiaires, à l’issue de ces deux années de formation sont aujourd’hui prêts à servir la Nation. Pour elle, la 37e promotion a su faire preuve de discipline, d’abnégation au travail, d’assiduité aux enseignements et de culture de résultats. Mme Ouoba leur a rappelé le devoir de contribuer à la construction d’un Burkina Faso plus résilient, en ne perdant jamais de vue l’importance du patriotisme et de la solidarité.

Quant au représentant des Parrains, Roland Achille Sow, président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, il a traduit sa gratitude pour le choix porté sur eux.

Une responsabilité vis-à-vis de la Nation

Il a pris l’engagement, au nom des co-parrains, d’être à tout moment disponible pour accompagner ses filleuls dans leur carrière.
Le ministre de la Communication, de Culture, des Arts et du Tourisme Pingwendé Gilbert Ouédraogo, a salué le travail abattu par les enseignants et

Le délégué de la promotion, Rufin Paré, a rassuré de la qualité
de la formation reçue à l’ISTIC pendant les deux années.

le personnel administratif de l’ISTIC. Il a invité les nouveaux journalistes et communicants à faire preuve de rigueur, d’indépendance et d’intégrité dans leurs futures fonctions.

« Le Burkina Faso compte sur vous pour répondre aux aspirations profondes des populations. Parmi ces attentes, figure l’information et la communication responsables dans un contexte de reconquête de notre territoire en proie à des attaques terroristes, à la solde de l’impérialisme », a-t-il adressé à la promotion. Il a appelé les diplômés de l’ISTIC à être des gardiens de la vérité, les protecteurs de l’éthique et les promoteurs de la vision de l’Etat et des aspirations du peuple burkinabè.

Adama SEDGO

Procès en appel de détournement de deniers publics: le Cour d’appel de Ouagadougou réexamine le dossier de l’affaire Tiegnan et autres

Le procès en appel de l’affaire de détournement de fonds public au ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité s’est poursuivi, avec les auditions des accusés, mardi 4 novembre 2025, à la Cour d’appel de Ouagadougou.

Le 24 décembre 2024, le Tribunal de grande instance Ouaga I a condamné Amidou Tiegnan et ses trois complices à une peine d’emprisonnement ferme allant de 6 à 15 ans. Non satisfaits de cette décision de justice, les accusés et les représentants de l’Etat ont interjeté appel. Le procès qui s’est ouvert, le 3 novembre 2025, avec les auditions des parties s’est poursuivi ce 4 novembre, à la Cour d’appel de Ouagadougou. Poursuivis pour usage de faux en écriture publique, complicité de détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchissement de capitaux, les accusés se sont succédé à la barre pour se défendre. Salifou Ouédraogo a été le premier à se présenter devant la Cour.

Condamné pour avoir « fabriquer » des états financiers illicites pour couvrir des dépenses irrégulières, notamment les manutentions des vivres destinées aux personnes vulnérables, il a reconnu partiellement les faits, parce que, selon lui, 462 fiches d’émargement contenues dans ses dossiers sont des brouillons qui n’ont jamais été réutilisés. Le principal accusé, Amidou Tiegnan, a déclaré que tous les chèques irréguliers tirés au nom du CONASUR sont endossés par Salifou Ouédraogo.

« On a exploité les failles du ministère pour émettre, à plusieurs reprises, des chèques supplémentaires et se partager le montant encaissé », a-t-il affirmé. Quant à Pétronille Tarpaga, elle a aussi reconnu partiellement les faits qui lui sont reprochés. De ce qu’elle a dit, en 2024, Amidou Tiegnan a tiré deux chèques de 10 millions F CFA chacun en son nom, pour lui acheter un véhicule. « Je ne me suis jamais mêlée à une quelconque concertation avec mes collaborateurs dans le but de mener des activités irrégulières », s’est-elle défendue.

Son conseil a soulevé l’exception de prescription des chèques irréguliers de 5 millions F CFA et 8 millions F CFA, émis par sa cliente respectivement en 2018 et en 2019. « Le montant de chaque chèque n’atteignant pas 10 millions F CFA, l’infraction constitue un délit qui est frappé de la prescription triennale », a-t-il relaté. Au préalable, il a soulevé l’incompétence de la Cour d’appel à connaitre l’affaire de sa cliente, car les détournements de fonds publics sont des actes criminels relevant de la compétence de la Chambre criminelle.

Une possibilité d’alléger ou d’aggraver les peines

Lors de l’audience, le Procureur général de la Cour, Pinguedewindé Désiré Sawadogo, a déclaré que le Procureur du Faso a fait appel sur des aspects techniques qu’ils vont examiner et porter éventuellement devant la Cour. « L’agent judiciaire de l’Etat et les condamnés ont fait appel. Et la loi donne la possibilité à toute personne condamnée en première instance de faire réexaminer sa cause en seconde instance par la Cour d’appel. C’est un droit qu’ils ont exercé », a-t-il poursuivi.

A l’entendre, c’est un nouveau procès qui commence, car la Cour n’est pas tenue de s’aligner sur la décision de la première instance. « Elle a la possibilité de relaxer, de confirmer, d’infirmer la première décision, éventuellement en aggravant les peines ou en les ramenant à la baisse ».

L’agent judiciaire adjoint de l’Etat, Mahama Tako, représentant l’Etat dans ce procès, a fait savoir que dans cette procédure, l’Etat étant une victime, il est normal que ses intérêts soient soignés au mieux. « Dans la décision de première instance, le montant accordé à l’Etat n’est pas celui qu’il a réclamé. Nous avons interjeté appel pour lui permettre de rentrer dans ses fonds », a-t-il avancé.

Me Souleymane Bako, conseiller de Philippe Bayoulou, a précisé que son client, en plus des peines d’amendes individuelles et solidaires, a écopé d’une peine d’emprisonnement de 6 ans qu’il estime disproportionnelles, a-t-il dit à l’infraction commise. « Ce n’est pas que la justice n’a pas fait son travail, mais pour un dossier pareil, il est nécessaire de prendre suffisamment de temps pour tout élaguer. Mon client estime que le montant de son amende ne correspond pas à celui qu’il a irrégulièrement pris. Nous souhaitons que la Cour revienne sur son cas afin qu’il puisse bénéficier d’une réduction des peines », a-t-il espéré.

Adama SAWADOGO

Amélioration de l’offre éducative: un fils du Yatenga offre un bâtiment de trois classes

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Yacouba Savadogo, à travers l’Association pour la recherche d’initiatives et d’actions pour un développement harmonisé (ARIADH) qu’il préside, a remis les clés d’un bâtiment de trois salles de classe équipées et électrifiées au haut-commissaire de la province du Yatenga au profit de l’école primaire publique Managzanga de Souli. La cérémonie est intervenue, le jeudi 30 octobre 2025, à Ouahigouya.

L’école primaire publique Managzanga de Souli dans la zone SONATUR de
Ouahigouya a reçu un appui de taille pour améliorer les conditions
d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants. Le jeudi 30 octobre 2025, Yacouba Savadogo, président de l’Association pour la recherche d’initiatives et d’actions pour un développement harmonisé (ARIADH) a procédé à la remise officielle des clés d’un bâtiment flambant neuf de trois salles de classe. L’infrastructure est entièrement équipée de bureau, de tables-bancs et de tableaux.

L’initiative vise à désengorger le nombre d’élèves dans les salles de classe et offrir un cadre idéal d’apprentissage aux élèves de cette école. Le donateur a expliqué que le geste découle de son engagement pour une éducation de qualité et le bien-être des enfants de la commune de Ouahigouya. « L’avenir se prépare aujourd’hui. L’éducation est la base de tout développement. En offrant ce bâtiment, nous voulons permettre à chaque enfant de l’école Managzanga et environnant d’apprendre dans un environnement décent et inspirant. Nous espérons que ce geste va contribuer à améliorer la qualité de l’enseignement », a-t-il déclaré.

Le haut-commissaire de la province du Yatenga, Tasséré Nacoulma, au nom du gouverneur de la région, a salué l’acte de ce fils de la région qu’il a qualifié de vrai patriote. « Yacouba Savadogo, avec son association ARIADH, n’est pas à son premier geste envers le monde éducatif. Dans la même lancée, le mois passé, plus de 900 kits scolaires ont été remis aux élèves déplacés internes de la commune de Thiou à Ouahigouya par son association. Avec ce bâtiment de trois salles bien équipées, c’est un ouf de soulagement qu’il apporte encore au monde éducatif de la commune de Ouahigouya.

Au nom des plus hautes autorités du pays, nous lui traduisons toute notre gratitude », a-t-il soutenu. Le directeur de l’école bénéficiaire, Abdoulaye Zallé, a aussi traduit sa gratitude au donateur et son association. « Ce joyau arrive à point nommé. Nous avons des classes surchargées. Ce nouveau bâtiment va considérablement désengorger les salles, améliorer la qualité de l’enseignement et motiver les enseignants à mieux accomplir leur mission », a-t-il souligné. Des élèves et parents d’élèves visiblement
heureux ont témoigné leur reconnaissance à travers des danses. La cérémonie de remise a également été marquée par la visite guidée du bâtiment et de bénédictions des sages.

 

Bassirou BADINI

 

Initiative présidentielle Faso Mêbo: des retraités de la SOTRACO apportent leur soutien

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L’Association des retraités de la Société de transport en commun (SOTRACO) a fait don de ciment à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, mardi 4 octobre 2025,
à Ouagadougou.

Les anciens travailleurs de la Société de transport en commun (SOTRACO) ont traduit leur volonté de contribuer à la construction de la Nation burkinabè. Ce, à travers une remise de don, d’une demi tonne de ciment, en soutien à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Selon le Secrétaire général (SG) de l’Association des retraités de la société de transport en commun (ARSO), Moumouni Zoungrana, l’idée du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, de mettre en place cette initiative est noble. D’où leur motivation à soutenir son engagement pour développer le Burkina Faso.

« Nous sommes motivés à contribuer parce que sous ce régime, guidé par le capitaine Ibrahim Traoré, nous devons lui apporter un honneur », a-t-il confié. Il a signifié que le geste est symbolique, mais « grand » pour leur association.
« Une termitière vivante doit se construire. Donc, étant vivants, nous devons aussi contribuer à cette initiative », a fait savoir M. Zoungrana. Il a également appelé les autres Burkinabè qui sont toujours à la traine à agir car c’est ensemble que le « Faso » se construit. Le SG de l’association a, par ailleurs, salué la vision du chef de l’Etat de renforcer la SOTRACO en moyens roulant pour faciliter le transport dans les villes.

 

Aly SAWADOGO
Rasmata OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Activités ferroviaires au Burkina Faso: bientôt un nouveau cadre légal de règlementation

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Le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Alhassane Sinaré, a présidé la séance d’examen de l’avant-projet de loi, portant règlementation générale des activités ferroviaires au Burkina Faso, mardi 4 novembre 2025, à Ouagadougou.

Plus de 50 ans après l’adoption de la loi n°6-72/AN du 22 juin 1972 portant réglementation de la Police des voies ferrées, le Burkina Faso s’engage aujourd’hui dans une dynamique de modernisation profonde de son cadre juridique ferroviaire. C’est dans cette dynamique que le ministère des Infrastructures et du Désenclavement, à travers la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B), a organisé la séance d’examen de l’avant-projet de loi sur la question, mardi 4 novembre 2025, à Ouagadougou.

C’est le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Al hassane Sinaré, qui a présidé l’atelier d’examen de ce nouveau cadre légal portant règlementation générale des activités ferroviaires au Burkina Faso. « S’inscrivant dans une démarche participative et de dialogue social, le gouvernement, à travers le ministère des Infrastructures et du Désenclavement, a tenu à impliquer pleinement dans le processus d’élaboration et d’adoption de l’avant-projet de loi, tous les acteurs concernés, d’où l’organisation du présent atelier de validation », a-t-il indiqué.

L’objectif, selon le directeur de cabinet du ministre chargé des Infrastructures, est de susciter la « pleine » adhésion de tous les acteurs à la démarche législative. Ce, a-t-il ajouté, afin de favoriser l’acceptation, l’appropriation et l’application effective de la loi, après son adoption à l’Assemblée législative de Transition (ALT).

Une autorité de régulation du transport ferroviaire en vue

Pour Al hassane Sinaré, les innovations majeures de l’avant-projet de loi portent sur la création d’une autorité de régulation du transport ferroviaire chargée, entre autres, de la protection des usagers, des services de transport et du règlement amiable des différends.
L’avant-projet de loi concerne également, à ses dires, la répartition des compétences entre les acteurs institutionnels (Etat, SOPAFER-B et autorité de régulation), ainsi que la délimitation « claire » de la consistance du domaine public ferroviaire évitant toute interprétation équivoque, source de potentiels conflits.

Parmi les innovations, figurent aussi la classification du réseau ferroviaire en réseau ferroviaire public et privé, la définition des régimes de gestion et d’exploitation ferroviaire, etc., a noté M. Sinaré. Il a souligné que l’avant-projet de loi portant règlementation des activités ferroviaires constitue une occasion pour donner au chemin de fer, son lustre d’antan. Al hassane Sinaré a rappelé que les mutations technologiques de l’industrie ferroviaire, combinées au changement du mode de gestion de la ligne ferroviaire Abidjan-Kaya en 1994, rendent difficile l’exploitation actuelle des services ferroviaires.

« La nouvelle vision du gouvernement de dynamiser profondément le secteur ferroviaire par la réalisation de projets d’interconnexion ferroviaire pour diversifier les corridors ferroviaires se trouve entravée par l’obsolescence de la loi n°6-72/AN du 22 juin 1972 », a déploré le directeur de cabinet du ministre chargé des Infrastructures. Toutefois, il a assuré que le département en charge des infrastructures entend déployer toutes les initiatives pour faire du sous-secteur ferroviaire, un support de la résilience économique, sociale et de cohésion sociale au regard du défi sécuritaire auquel fait face le Burkina Faso.

Quant au Directeur général (DG) de la SOPAFER-B, Firmin Bagoro, il a renchéri que la dynamique est de développer les infrastructures ferroviaires. « Actuellement, nous n’avons qu’un seul réseau ferroviaire Abidjan-Ouaga. Nous allons développer d’autres réseaux qui vont s’étendre à l’Alliance des Etats du Sahel (AES) », a-t-il confié. Firmin Bagoro a expliqué que la gestion, de nos jours, du patrimoine ferroviaire est une concession qui omet certains domaines à règlementer.

Boukary BONKOUNGOU

Les Forces combattantes infligent de lourdes pertes aux terroristes dans plusieurs régions

Du 19 octobre au 2 novembre 2025, les Forces combattantes burkinabè ont mené une série d’opérations coordonnées qui ont permis de neutraliser de nombreux terroristes et de détruire plusieurs de leurs bases dans les régions des Koulsé, du Goulmou, du Liptako et de Bankui a appris l’AIB.

Le 19 octobre, les unités du 8e Bataillon d’intervention rapide (BIR), appuyées par les équipes ESRI 1 et Léopard, ont affronté des terroristes à motos dans la zone de Pibaoré. Après de violents échanges de tirs, les assaillants ont été poursuivis par voie aérienne et neutralisés.

Deux jours plus tard, le 21 octobre, une attaque contre un poste avancé à Kilma a été repoussée par les forces terrestres avant d’être suivie par des frappes sur les fuyards. Le même jour, un quartier général terroriste à Korko, au nord de Barsalogho, a été détruit.
Le 22 octobre, plusieurs criminels ont été neutralisés dans leur base de Demniol, à l’est de Silmangué.

Le 24 octobre, une opération aérienne d’envergure a été déclenchée après la détection d’un important convoi de terroristes au nord de Yamba. La colonne ennemie a été entièrement anéantie, avec la saisie d’un arsenal important.
Le 25 octobre, des frappes aériennes successives ont détruit un dispositif ennemi tandis qu’une tentative d’attaque contre les positions de défense à Koumbango (province du Bam) a été vigoureusement repoussée. Les terroristes en déroute ont abandonné leurs armes, plusieurs corps et un de leurs éléments capturés.

Dans la région de Bankui, le 29 octobre, des unités combattantes basées à Tougan, province du Sourou ont intercepté un déplacement suspect. Les vecteurs aériens sont intervenus rapidement, neutralisant les ennemis et détruisant leur matériel.
Le 30 octobre, un groupe planifiant des attaques contre Kongoussi, Tikaré et Kossouka a été pris pour cible à Nasseré. Les frappes ont détruit leurs caches et éliminé les rescapés. Une autre frappe, menée dans la même journée, a visé des terroristes endormis, suivie d’une intervention des forces spéciales pour le ratissage.

Le 31 octobre, un regroupement terroriste dans le village de Temnaoré, près de Kossouka, a été repéré puis détruit par des frappes coordonnées détruisant leurs équipements.
Le 1er novembre, une unité du 19e BIR a tendu une embuscade à un groupe de guetteurs ennemis venus espionner ses positions. Tous les membres du groupe ont été neutralisés.
Enfin, le 2 novembre, une frappe chirurgicale menée au nord de Barsalogho a visé une réunion de hauts cadres terroristes, neutralisant plusieurs chefs et détruisant leurs véhicules et dépôts d’armes.

Ces différentes opérations menées avec rigueur et coordination traduisent la volonté ferme des Forces combattantes de libérer totalement le territoire national de l’emprise des terroristes.
Elles illustrent également la montée en puissance du dispositif de défense, marquée par la complémentarité entre forces terrestres, unités spéciales et moyens aériens, désormais capables d’intervenir simultanément sur plusieurs fronts.
Selon les autorités militaires, les opérations se poursuivent sans relâche, avec pour objectif la restauration de la libre circulation des personnes et des biens, et la reconquête totale du territoire national.

Agence d’information du Burkina

 

Un mois d’octobre marqué par l’élimination de plusieurs chefs terroristes

Le mois d’octobre a été marqué par une intensification des opérations de reconquête du territoire national, caractérisée par des frappes aériennes d’envergure et des actions coordonnées au sol dans les groupements du Goulmou, Yaadga, Liptako et Bankui.

Aux premiers bilans, plusieurs chefs terroristes ont été neutralisés, des bases détruites et des dépôts d’armes ainsi que du matériel logistique saisis.
En cette fin de saison des pluies, les Forces de défense et de sécurité (FDS), appuyées par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les unités spéciales ont poursuivi leurs missions de restauration de l’intégrité territoriale dans les zones à fort défi sécuritaire.
Au sol, les Forces combattantes ont mené de nombreuses opérations offensives, souvent appuyées par la puissance aérienne.

Dans le groupement du Liptako, le 8 octobre, des terroristes spécialisés dans l’usage de drones pour attaquer les convois entre Bourzanga et Djibo ont été localisés puis détruits par des frappes précises.

Un survivant, suivi par les vecteurs aériens jusqu’à Pobé Mengao, a conduit les forces à sa base où, lors de sa tentative de rendre compte à ses supérieurs, lui et les chefs présents ont été neutralisés. Le dernier rescapé, en fuite à moto, a été suivi puis éliminé à son tour.
Dans le groupement de Yaadga, le 9 octobre, les vecteurs aériens sont intervenus pour appuyer une position de Koumbri attaquée par de nombreux terroristes.

L’opération a permis la neutralisation de plusieurs assaillants et la récupération de moyens logistiques.Des opérations de surveillance dans les zones de Foubé et Kelbo ont également permis d’identifier et de frapper plusieurs positions ennemies, empêchant ainsi des tentatives d’attaques.

Le 10 octobre, après avoir essuyé un revers face au 22e Bataillon d’intervention rapide (BIR) à Djibo, des terroristes en débandade ont tenté de se cacher dans le marché du village de Bouro. Les forces aériennes ont alors frappé le site, détruisant les assaillants et leurs moyens.

Le même jour, dans la zone de Kénou, près de Baraboulé, un quartier général terroriste a été pulvérisé lors d’une réunion, en même temps que son dépôt logistique.
Dans le groupement du Goulmou, les militaires engagés à Bagamoussa ont repoussé, le 11 octobre, une attaque terroriste d’envergure. Face à la puissance de feu des unités, les assaillants ont pris la fuite en abandonnant motos et autres moyens roulants.
Le même jour, une unité de reconnaissance dénommée « Fantôme » a intercepté des terroristes dans la zone de Kiparga. Après un bref accrochage, l’ennemi a battu en retraite, laissant plusieurs pertes derrière lui.

Le 12 octobre, une position de guet ennemie dans la zone de Koutougou, au nord d’Arbinda, a été frappée et détruite.
Le 13 octobre, le Groupe d’intervention spéciale du 19e Bataillon d’infanterie a engagé et neutralisé des terroristes dans la zone de Bangaye.

Dans le groupement du Goulmou, le 14 octobre, un renseignement a conduit les forces à bombarder une importante réunion de chefs criminels dans la forêt de Natiaboani. Les frappes ont neutralisé les participants, et les survivants ont été éliminés lors de leur tentative de récupération de matériel.

Les 17 et 18 octobre, une série de frappes coordonnées a ciblé plusieurs positions de leaders terroristes dans les environs de Djibo et de Nassoumbou, détruisant des bâtiments, des dépôts d’armes, de munitions et des numéraires.
Le 17 octobre, le domicile d’un chef terroriste influent dans la région du Nakambé a été neutralisé à Kabonga.

Le 23 octobre, un autre chef, suivi jusqu’à Kamséogo, a été neutralisé avec ses hommes.
Ces différentes opérations témoignent de la détermination des Forces combattantes à reconquérir le territoire national et à restaurer la sécurité sur l’ensemble du pays.

Agence d’information du Burkina

 

Retour aux sources: les Afrodescendants à la Cour royale du Mogho Naaba

Une forte délégation des Afrodescendants a rendu visite au Mogho Naaba Baongo, dans la matinée de ce mardi 4 novembre 2025.

Présents au Burkina dans le cadre d’une initiative de retour aux racines africaines, les Afrodescendants sont allés honorer le chef des Mossé et manifester leur attachement aux cultures et traditions burkinabè. Au cours des échanges avec Sa Majesté le Mogho Naaba et l’ensemble des notables du palais royal, la délégation des Afrodescendants a rappelé les motivations de leur séjour au Burkina. Les Afrodescendants ont réaffirmé être guidés par le leadership du Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré et par leur désir de renouer avec leurs racines et les cultures africaines.

La délégation a demandé les bénédictions de sa Majesté et l’a sollicité d’accepter et de faciliter l’intégration des frères et sœurs de la diaspora qui souhaitent s’établir définitivement au Burkina Faso. Cette visite au palais royal a été une véritable immersion historique et culturelle pour les Afrodescendants qui leur a permis de connaitre les coutumes et les traditions des Mossé. Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo a exprimé sa joie de recevoir les Afrodescendants et a loué leur initiative qui selon lui, est un projet noble. «

L’acte de retour aux sources augure l’espoir d’une Afrique réconciliée », a déclaré le roi des Mossé. Sa Majesté s’est engagé à faciliter l’intégration de Afrodescendants et de la diaspora africaine et les a invités a participé pleinement au développement du Burkina Faso.

DCRP/MAECR-BE

9e congrès national des médecins: le Premier ministre sollicité pour le patronage

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 4 novembre 2025 à Ouagadougou, une délégation du Bureau du Conseil national de l’Ordre des médecins du Burkina Faso, conduite par son président, Dr Abdoul-Guaniyi Sawadogo. Les échanges ont porté sur la préparation du 9e congrès national des médecins, prévu les 21 et 22 novembre 2025, à Ouagadougou.

«Nous sommes venus échanger avec Son Excellence monsieur le Premier ministre à propos du prochain congrès que l’Ordre national des médecins organise, à savoir le 9e congrès ordinaire, qui aura lieu, les 21 et 22 novembre 2025, à Ouagadougou », a déclaré le Dr Abdoul-Guaniyi Sawadogo à l’issue de l’audience avec le chef du gouvernement.
Placée sur le thème : « Garantir l’équité dans l’accès aux soins par une réforme structurée de l’exercice médical : régulation, formation, insertion, télémédecine et secteur privé au cœur des enjeux », cette rencontre scientifique et professionnelle réunira les médecins du pays autour des défis majeurs du système de santé au Burkina Faso.

En vue de donner un éclat particulier à cette rencontre, la délégation est venue solliciter le patronage du chef du gouvernement. Dr Abdoul-Guaniyi Sawadogo a, par ailleurs, indiqué que le Premier ministre a salué l’initiative et encouragé les efforts du corps médical dans la dynamique d’amélioration de la qualité des soins au Burkina Faso. Il a également félicité l’Ordre pour l’ensemble des démarches entreprises en faveur du renforcement du système de santé national. L’un des temps forts du congrès sera la conférence inaugurale, consacrée à la formation médicale, à l’insertion professionnelle des jeunes médecins et à la facilitation de leur installation.

Selon le président de l’Ordre, « nous sommes dans un contexte particulier où, même pour des médecins, il est difficile d’avoir de l’emploi ».
Les débats porteront également sur l’Initiative présidentielle Plan 1000 × 5 et sur les Epreuves classantes nationales (ECN), deux politiques majeures pour le renforcement des ressources humaines médicales. Le Dr Sawadogo a enfin émis le souhait que plusieurs départements ministériels prennent part à ce congrès afin d’enrichir les réflexions et de contribuer à l’élaboration de solutions concrètes aux défis du secteur.

Créé à la suite d’une évolution institutionnelle amorcée en 1992, l’Ordre national des médecins du Burkina Faso s’est affirmé depuis 2012 comme un cadre autonome de régulation et de représentation de la profession médicale. Il demeure un acteur clé du dialogue entre les médecins, les pouvoirs publics et les populations, au service du renforcement du système de santé national.

DCRP/Primature