Groupe savane médias: une foire pour commémorer les 26 ans de Savane FM et 7 ans de Savane TV

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Le groupe savane médias a organisé, du 29 octobre au 2 novembre 2025 à Ouagadougou, une foire pour célébrer les 26 ans d’existence de radio Savane FM et les 7 ans de sa télévision.

La radio Savane FM a 26 ans d’existence et Savane TV 7 ans. Pour commémorer ces deux dates, le groupe savane médias a organisé une foire du 29 octobre au 2 novembre 2025 à Ouagadougou. Plusieurs activités étaient au programme. Il s’agit, entre autres, de la foire d’exposition de « la case du chef », de la parenté à plaisanterie, d’un défilé de mode des tenues des chefferies coutumières, d’une compétition de bras de fer sportif et d’un podium artistique. La cérémonie d’ouverture de la foire a eu lieu, le mercredi 29 octobre. Elle a été ponctuée par des prestations d’artistes, un sketch théâtral et la coupure symbolique du ruban, marquant ainsi le lancement officiel des festivités.

A l’occasion, le Président du conseil d’administration (PCA) du groupe savane médias, El hadj Boubakar Zida dit Sidnaaba a indiqué que 26 ans pour un média est un signe de maturité. Pour lui, cet âge est donc une invite au groupe à travailler de manière professionnelle et éviter ce qui pourrait engendrer des ennuis dans la société. Pour lui, si Savane médias a pu exister jusqu’à ce jour, c’est grâce à son savoir-faire et au soutien des auditeurs et téléspectateurs qui lui sont restés fidèles. Il a relevé qu’il ne s’agit pas d’un anniversaire mais plutôt d’une commémoration au regard de la situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso.

Sidnaaba a aussi traduit sa reconnaissance aux parrains de l’activité. Le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel, Bassolma Bazié, co-parrain, a loué les efforts du groupe Savane médias. Il a indiqué qu’El hadj Boubakar Zida dit Sida Naaba, à travers son charisme et son engagement, a su faire de Savane médias, un lieu où les informations sont données en langues nationales et une tribune d’expression pour
les couches non-alphabétisées.
« Enraciné dans les réalités locales, Savane médias a mis en valeur la cohésion sociale et le partage des valeurs culturelles qui représentent notre identité », a-t-il confié.

Abdoulaye BALBONE
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

 

29e édition du FESPACO: Des films primés en projection dans les villes régionales du Burkina

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, en collaboration avec l’agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel, a officiellement lancé, le vendredi 31 octobre 2025 à Kaya, le Faso Films Tour.

40 films primés à la 29e édition du FESPACO seront projetés dans dix villes du Burkina Faso lors de cette première étape de Faso Films Tour, selon les organisateurs. L’initiative est de l’agence  burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) sous le leadership du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. La cérémonie de lancement officiel de Faso Films Tour a eu lieu, le vendredi 31 octobre 2025 à Kaya. Selon le chargé de mission du ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Pazouknam Jean -Baptiste OUEDRAOGO, le choix de la région des Koulsé pour le lancement de cette tournée est symbolique, en ce sens qu’elle a offert au pays des Hommes intègres un patrimoine culturel et artistique (NDLR : hauts fourneaux de Tiwèga) en dépit de la crise sécuritaire et humanitaire dont elle traverse. A l’entendre, le cinéma est un moyen très puissant pour réconcilier les esprits, apaiser les cœurs et permettre aux Burkinabè de se reconstruire sereinement.

De l’avis du Secrétaire générale de la région (SGR) des Koulsé, Bernadette Adényo/Sermé, l’initiative Faso Films Tour permettra de rapprocher le cinéma aux citoyens qui n’ont pas eu la chance de participer en live au FESPACO dernier.

Emil Abdoul Razak SEGDA

Nématou Ouédraogo (collaboratrice)

Soutenance de thèse : La culture matérielle et immatérielle des Yarsé fait sujet d’une thèse de doctorat à l’université Joseph-Ki-Zerbo

Le doctorant Saydou Yaméogo a soutenu, le mardi 28 octobre 2025 à l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou, une thèse de doctorat en études culturelles africaines. Intitulée « Les emprunts culturels des Yarsé de Guigmtenga, Burkina Faso : biens matériels et dimensions immatérielles ».

Explorer les interactions culturelles entre les Yarsé et les Moosé, comprendre comment les échanges matériels et immatériels ont façonné la société burkinabè, tel a été le cœur du travail mené par Saydou Yaméogo, sous la direction de Honorine Saré/Maré, maître de conférence. Sa soutenance qui a eu lieu à l’université Joseph-Ki-Zerbo, le mardi 28 octobre 2025, a mis en lumière une approche originale de la co-construction culturelle au sein du canton de Guigmtenga. Dans sa thèse, le nouveau docteur s’est attaché à analyser les emprunts culturels observables dans les objets, pratiques et valeurs partagées entre les communautés yarga et moaga. L’Islam, le commerce, l’habillement (le boubou), le doua en pays moaga……seraient des emprunts de la culture yarga.  Selon l’impétrant, la culture yarga, bien que perçue comme issue d’un peuple « venu d’ailleurs », a profondément marqué la vie sociale du Moogho. Ils seraient venus de la péninsule arabique. « Depuis notre enfance, nous avons constaté que la communauté yarga participe activement aux activités socio-culturelles des Moossé de la région. Bien qu’elle soit considérée comme étrangère, elle joue un rôle essentiel, notamment auprès des Nanamsé. Cette étude vise à montrer que les Yarsé ont contribué à la construction de la culture moaga », a-t-il expliqué.

La recherche, compilée dans un document de 392 pages, met en évidence plusieurs champs d’interaction, la langue, les cérémonies festives, les pratiques religieuses et sociales. Ces éléments révèlent la profondeur des échanges culturels et la manière dont les deux communautés ont bâti un patrimoine commun.

Pour le Pr Alain Joseph Sissao, directeur de recherche à l’Institut des sciences de la société (INSS) et co-directeur de la thèse, cette étude apporte un éclairage sur le vivre-ensemble au Burkina Faso. Cette thèse met en évidence le phénomène de co-construction entre Yarsé et Moosé. Il ne s’agit pas d’assimilation, mais d’un véritable brassage, d’une intégration réciproque et d’un partage qui ont favorisé la stabilité sociale », a-t-il souligné.

Saydou Yaméogo, professeur certifié de français au Lycée Marien-N’Gouabi de Ouagadougou, devient ainsi docteur en études culturelles africaines. Il a soutenu en présence d’amis, collègues et des membres de sa famille. Son travail contribue à la compréhension des dynamiques interculturelles dans les sociétés burkinabè et à la valorisation du patrimoine matériel et immatériel des peuples du Moogho.

A travers cette recherche, Saydou Yaméogo rappelle que la richesse du Burkina Faso réside dans la diversité de ses identités culturelles et dans leur capacité à dialoguer. Son travail ouvre de nouvelles pistes pour penser la coexistence harmonieuse entre peuples et traditions au sein du Moogho. Il est à noter que Guigmtenga est une localité située dans la province du Namemtenga Cette recherche a été couronnée par la mention très honorable avec les félicitations d’un jury de six membres présidé le Pr Issa Daouda Abdoul Aziz de l’université Abdou-Moumouni de Niamey (Niger).

 

Adama de Maliki

malikadams020@gmail.com

Gustave KONATE

(Collaborateur)

Université Joseph-Ki-Zerbo: la culture matérielle et immatérielle des Yarsé sujet d’une thèse de doctorat

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Le doctorant Saydou Yaméogo a soutenu, le mardi 28 octobre 2025 à l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou, une thèse de doctorat en études culturelles africaines. Intitulée « Les emprunts culturels des Yarsé de Guigmtenga, Burkina Faso : biens matériels et dimensions immatérielles ».

Explorer les interactions culturelles entre les Yarsé et les Moosé, comprendre comment les échanges matériels et immatériels ont façonné la société burkinabè, tel a été le cœur du travail mené par Saydou Yaméogo, sous la direction de Honorine Saré/Maré, maître de conférence. Sa soutenance qui a eu lieu à l’université Joseph-Ki-Zerbo, le mardi 28 octobre 2025, a mis en lumière une approche originale de la co-construction culturelle au sein du canton de Guigmtenga.

Dans sa thèse, le nouveau docteur s’est attaché à analyser les emprunts culturels observables dans les objets, pratiques et valeurs partagées entre les communautés yarga et moaga. L’Islam, le commerce, l’habillement (le boubou), le doua en pays moaga……seraient des emprunts de la culture yarga. Selon l’impétrant, la culture yarga, bien que perçue comme issue d’un peuple « venu d’ailleurs », a profondément marqué la vie sociale du Moogho. Ils seraient venus de la péninsule arabique.

« Depuis notre enfance, nous avons constaté que la communauté yarga participe activement aux activités socio-culturelles des Moossé de la région. Bien qu’elle soit considérée comme étrangère, elle joue un rôle essentiel, notamment auprès des Nanamsé. Cette étude vise à montrer que les Yarsé ont contribué à la construction de la culture moaga », a-t-il expliqué.

La recherche, compilée dans un document de 392 pages, met en évidence plusieurs champs d’interaction, la langue, les cérémonies festives, les pratiques religieuses et sociales. Ces éléments révèlent la profondeur des échanges culturels et la manière dont les deux communautés ont bâti un patrimoine commun.

Pour le Pr Alain Joseph Sissao, directeur de recherche à l’Institut des sciences de la société (INSS) et co-directeur de la thèse, cette étude apporte un éclairage sur le vivre-ensemble au Burkina Faso. Cette thèse met en évidence le phénomène de co-construction entre Yarsé et Moosé. Il ne s’agit pas d’assimilation, mais d’un véritable brassage, d’une intégration réciproque et d’un partage qui ont favorisé la stabilité sociale », a-t-il souligné.

Saydou Yaméogo, professeur certifié de français au Lycée Marien-N’Gouabi de Ouagadougou, devient ainsi docteur en études culturelles africaines. Il a soutenu en présence d’amis, collègues et des membres de sa famille. Son travail contribue à la compréhension des dynamiques interculturelles dans les sociétés burkinabè et à la valorisation du patrimoine matériel et immatériel des peuples du Moogho.

A travers cette recherche, Saydou Yaméogo rappelle que la richesse du Burkina Faso réside dans la diversité de ses identités culturelles et dans leur capacité à dialoguer. Son travail ouvre de nouvelles pistes pour penser la coexistence harmonieuse entre peuples et traditions au sein du Moogho. Il est à noter que Guigmtenga est une localité située dans la province du Namemtenga Cette recherche a été couronnée par la mention très honorable avec les félicitations d’un jury de six membres présidé le Pr Issa Daouda Abdoul Aziz de l’université Abdou-Moumouni de Niamey (Niger).

Adama de Maliki
malikadams020@gmail.com
Gustave KONATE
(Collaborateur)

Initiative pour l’élimination du paludisme au Sahel: renforcer la collaboration régionale entre acteurs

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier technique de l’initiative d’élimination du paludisme de l’Alliance des Etats du Sahel, lundi 3 novembre 2025 à Ouagadougou.

Les 3 et 4 novembre 2025 se tient à Ouagadougou, l’atelier technique de l’initiative d’élimination du paludisme de l’Alliance des Etats du Sahel (SaME). La cérémonie d’ouverture a été présidé par le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou. Selon lui, la rencontre vise à renforcer la collaboration régionale et les mécanismes de redevabilité afin d’accélérer l’élimination du paludisme dans le Sahel d’ici 2030. Le ministre de la Santé a relevé que le paludisme demeure la première cause de morbidité et de mortalité au Burkina Faso comme dans les pays sahéliens.

« Au-delà de sa froideur statistique, cette réalité traduit des vies perdues, des familles endeuillées, des communautés fragilisées. Elle nous rappelle, avec urgence, la nécessité d’intensifier nos efforts collectifs », a-t- il poursuivi.

M. Kargougou a soutenu que des progrès ont été réalisés grâce notamment au déploiement du vaccin antipaludique dans plusieurs zones pilotes, à l’utilisation de moustiquaires de nouvelles générations, au renforcement de la surveillance épidémiologique et à l’implication croissante des communautés dans les stratégies de prévention. Il a confié que la SaME
s’inspire de l’exemple du Cap-Vert qui a réussi à éliminer le paludisme.

Il a laissé entendre que dans un Sahel en restructuration, la santé doit rester un pilier de stabilité et de résilience. La création et l’intégration de l’Alliance des Etats du sahel (AES) marque une nouvelle dynamique de coopération politique, sécuritaire et stratégique.
« Cette nouvelle configuration géopolitique nous invite à repenser nos cadres d’actions y compris dans le domaine de la santé. Elle ne doit pas freiner notre ambition », a-t-il indiqué.

Devenir un modèle de coopération régionale

Ainsi, le ministre de la Santé a souligné qu’en intégrant les réalités de l’AES, la SaME peut et doit devenir un modèle de coopération régionale en matière de santé publique.
Le représentant du secrétaire exécutif de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), Samson Katikiti a confié que l’élimination du paludisme nécessite une action multisectorielle dans les domaines de l’agriculture, l’éducation, l’environnement, des gouvernements locaux et des infrastructures.

Il a plaidé pour la mise en place d’initiatives de lutte contre le paludisme transfrontalier, la mise en œuvre des plans conjoints ainsi que le partage des leçons apprises et des meilleures pratiques. Samson Katikiti a confié que l’ALMA s’engage à soutenir les acteurs de la santé dans le renforcement des mécanismes de responsabilité et d’action afin d’atteindre les objectifs de l’initiative SaME.

La directrice du programme Palu au Mali, le médecin-colonel Aisseta Koné a expliqué qu’en matière de prévention, son pays privilégie la lutte anti-vectorielle à travers la distribution de moustiquaires, la chimio-prévention du paludisme saisonnier.
Elle a précisé que le Mali a opté aussi pour la vaccination dans la lutte contre le paludisme. Le secrétaire du partenariat « Roll Back Malaria » (RBM), Amouh Tete Sithou a confirmé que le partenariat RBM est déterminé à soutenir les pays du Sahel dans la communication des ressources innovantes et dans le renforcement des mécanismes de redevabilité.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Investissements au Burkina: les opportunités d’affaires présentées aux Afrodescendants

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) organise les 3 et 4 novembre 2025, un « salon du business » au profit de la diaspora et des Afrodescendants d’Amérique dans le cadre de leur séjour à Ouagadougou.

Au-delà de découvrir le Burkina Faso, la diaspora et les Afrodescendants d’Amérique qui y séjournent depuis le 26 octobre 2025, veulent aussi y investir. Ils sont plus de 700 investisseurs qui s’intéressent aux opportunités d’investissements au pays des Hommes intègres. Pour leur présenter les opportunités d’affaires, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) organise un « salon du business » les 3 et 4 novembre 2025 à Ouagadougou.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA), Alassane Ouédraogo, l’objectif de ce salon est de prospecter les opportunités d’investissements dans tous les domaines, favoriser le transfert de toutes les compétences et expériences acquises à l’extérieur et encourager les transferts de technologies. Ainsi, durant ces deux jours, les opportunités d’investissement dans les domaines de l’agriculture, de la finance, des mines, des énergies renouvelables et de l’économie seront présentées aux Afrodescendants. A cela, s’ajoute la présentation des projets structurants, en plus des rencontres B to G (business to government) et B to B.

« Cela va créer un pool de relations d’affaires entre la diaspora africaine aux Etats-Unis et les hommes d’affaires burkinabè », a relevé le président de la délégation spéciale consulaire de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Roland Achille Sow.
A entendre le SG du MICA, Ce forum d’affaire va permettre aux Afrodescendants de tisser des liens solides entre les communautés. « Le Burkina Faso est prêt à accueillir des investissements et à ouvrir ses portes à de nouvelles synergies car il a besoin de solutions modernes pour relever le défi de ses secteurs économiques en intégrant des technologies. Ainsi, en alliant votre expertise à notre savoir-faire local, nous avons l’opportunité de créer des produits et services qui répondent aux enjeux contemporains tout en valorisant nos richesses culturelles », a souligné Alassane Ouédraogo.

Pour le représentant des Afrodescendants, Dr Wallace Williams, ce salon offre un environnement à la diaspora africaine de venir investir, participer et partager leur expertise au Burkina Faso. « Il existe des opportunités de création, de raffinement de produits et de construction dans plusieurs domaines. Nous sommes fiers d’y contribuer », a -t-il ajouté. Et le SG de poursuivre qu’investir au Burkina est une occasion de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des Burkinabè. « En soutenant des projets durables, nous pouvons bâtir un avenir meilleur pour notre peuple et construire le tissu économique », a-t-il renchéri.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Secteur de l’énergie : l’ARSE outille les professionnels de médias de cinq régions

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L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie a organisé un atelier d’information et de sensibilisation des journalistes des régions du Nakambé, du Nazinon, du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa sur la régulation du secteur de l’énergie, du 28 au 30 octobre 2025 à Tenkodogo.

Après les régions de Nando et du Guiriko, l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) a réuni des journalistes du Nakambé, du Nazinon, du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa pour les doter d’outils et de connaissances approfondies afin qu’ils puissent mieux appréhender et communiquer sur la régulation du secteur de l’énergie.

Placée sur le thème « La régulation au service de la gouvernance et du développement du secteur de l’énergie au Burkina Faso : acquis, défis et perspectives », la session s’est tenue du 28 au 30 octobre 2025 à Tenkodogo. A l’ouverture des travaux, le président de l’ARSE, Jean-Baptiste Ky, a souligné la place centrale du régulateur de l’énergie qui se positionne comme un acteur clé de transparence, d’équité et de performance au service du développement national. A travers sa vision stratégique 2023-2027, l’ARSE ambitionne de renforcer sa notoriété au plan national et de s’imposer comme un régulateur de référence dans la sous-région.

Des communications édifiantes

A cet effet, les médias, selon lui, sont des partenaires clés pour promouvoir la visibilité de l’ARSE, renforcer la transparence et consolider la redevabilité institutionnelle. « A travers leurs missions de service public d’information, de sensibilisation et d’éducation citoyenne, ils peuvent valoriser les actions et acquis de la régulation tout en faisant mieux comprendre au public, la contribution de l’ARSE à la gouvernance et au développement du secteur énergique », a-t-il déclaré.

Pour le représentant du gouverneur de la région du Nakambé, Emile Yaméogo, la démarche entreprise par l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie RSE de rencontrer les professionnels des médias est salutaire.
Pour lui, elle traduit la volonté d’associer les journalistes et communicateurs à la promotion de la transparence, de la redevabilité et de la bonne gouvernance dans le secteur énergétique. « Les médias peuvent contribuer à vulgariser les politiques publiques et à rapprocher les institutions des citoyens », a-t-il indiqué.

Au cours de cette session, plusieurs thématiques ont été développées par les équipes de l’ARSE. Les communicateurs ont abordé notamment les principes fondamentaux de la régulation énergétique, expliquant comment les régulateurs établissent un équilibre entre les intérêts des consommateurs, des producteurs et de l’Etat. Les mécanismes de fixation des tarifs de l’électricité ont été décortiqués, permettant aux journalistes de mieux comprendre les facteurs qui influencent les prix de l’énergie. L’un des points forts de cet atelier résidait dans son format interactif. En effet, les échanges ont permis de clarifier de nombreux points techniques.

Les participants ont également posé des questions sur des dossiers d’actualité, obtenant ainsi des informations de première main et des analyses éclairées qui enrichiront leurs futurs reportages. Les échanges ont permis de renforcer la compréhension des journalistes sur les mécanismes de régulation technique, économique, tarifaire, financière et juridique, tout en mettant en lumière les acquis, les défis et les perspectives. Le représentant des journalistes, Alassane Taboudoude de la radio Djawoampo de Bogandé a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des échanges et des outils mis en place pour renforcer la collaboration. Il a par ailleurs souligné la disponibilité des journalistes à continuer à prendre part à de futures initiatives similaires.

Oumarou RABO

Panafricanisme: la dynamique AES présenté aux Afrodescendants

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a organisé une conférence sur : « Le panafricanisme et la dynamique AES », samedi 1er novembre 2025 à Ouagadougou.

A la faveur de la visite de la Diaspora africaine et des Afrodescendants, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a tenu une conférence le samedi 1er novembre 2025 à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Le panafricanisme et la dynamique de l’AES », la cérémonie a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré représentant le Premier ministre.

Plusieurs communications ont été livrées dont le « Panafricanisme et dynamisme de l’AES sous le prisme de la solidarité avec les pays du sahel », présentée par le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES) pour le Burkina Faso, Bassolma Bazié. A l’entendre, le panafricanisme est la bataille pour retrouver la terre africaine ou farafina. C’est-à-dire la reconquête des valeurs, l’identité africaine. « L’Afrique a connu l’esclavage, la traite négrière, la colonisation, le néocolonialisme avec un dénominateur commun.

Il s’agit de la déshumanisation de l’homme noir afin qu’au plan politique, économique, sécuritaire et culturel, il ne représente absolument rien », a-t-il affirmé. De son point de vue, les Africains ont eu toujours la conscience de toujours se battre pour se réapproprier leur identité. « L’élan qui est engagé dans l’espace AES avec les trois chefs d’Etat indique qu’ils sont dans le bon sens de l’ensemble des combattants historiques qui ont toujours pensé honneur, dignité, intégrité, liberté et souveraineté des peuples », a-t-il expliqué.

Le président de la CN-CES pour le Burkina Faso a rappelé que les anciens chefs d’Etat de l’Afrique qui ont eu cette vision ont été assassinés. « Pour ce faire, j’appelle les peuples actuels et tous ceux qui représentent l’Afrique où qu’ils soient à élever leur niveau de conscience et comprendre que les leaders doivent être protégés. Car leur meilleure sécurité ne viendra que de la qualité de la solidarité, la mise en garde de l’impérialisme et toute personne qui va tenter de s’en prendre à eux », a-t-il poursuivi.

Pour le ministre chargé des Affaires étrangères, l’Afrique doit passer à l’action au lieu de se
contenter de discours. A ce titre, toutes les contributions pour faire du continent une terre de promesses sont les bienvenues. De ce fait il a expliqué que l’heure est venue pour la diaspora africaine et les Afrodescendants de se mobiliser pour mettre à la disposition du continent leurs compétences, savoir-faire et expériences. L’objectif final étant
d’accélérer le développement socioéconomique et contribuer ainsi à asseoir une influence stratégique pour une Afrique debout.

Quant à la présidente de l’Institut de développement de la diaspora africaine (ADDI), Arikana Chihombori, elle a salué la tenue de la rencontre. Pour elle, il faut comprendre la racine des problèmes de l’Afrique afin de trouver les bonnes solutions à appliquer pour les résoudre.

Mme Chihombori a confié aussi que c’est un devoir de dire la vérité pour combattre tous les mensonges qui sont fabriqués dans des laboratoires. « Il est temps pour nous de déconstruire tous les mensonges. Par conséquent, toutes les résolutions qui vont sortir de ces conversations vont aider les peuples africains à construire un avenir meilleur », a-t-elle conclu.

Evariste YODA

Organisation du Hadj : la FAIB rejette les accusations des agences de voyage

La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a, dans un communiqué, apporté des éclaircissements sur les propos tenus par des agences de voyage en son encontre sur l’organisation du Hadj.

Bobo-Dioulasso: une vaste opération de salubrité pour promouvoir l’engagement citoyen

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Dès les premières heures de la matinée du samedi 25 octobre 2025, plusieurs équipes munies de balais, brouettes et râteaux se sont activées dans l’enceinte et aux alentours du stade général Aboubacar-Sangoulé-Lamizana pour assainir ce lieu mythique de la ville de Sya. Cette initiative, aux dires du gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, vise à promouvoir le civisme, le patriotisme et la participation citoyenne à travers des actions concrètes de protection du cadre de vie. Lors du lancement de l’opération, le gouverneur a rappelé le sens profond de cette activité.

« Le patriotisme doit être notre leitmotiv de tous les jours », a-t-elle souligné. Pour elle, cette opération de salubrité s’inscrit dans la continuité des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). « C’est justement pour rappeler que l’engagement patriotique et la citoyenneté ne doivent pas se limiter à une période. Ce sont des valeurs que nous devons incarner chaque jour », a laissé entendre Mariama Konaté. Le gouverneur a également insisté sur les messages forts contenus dans le discours du président du Faso à l’occasion de ces journées.

« Le président du Faso a parlé d’ordre et de discipline, de salubrité, de respect du bien public. Etre patriote, c’est aussi prendre soin de nos espaces communs. Ce stade Sangoulé Lamizana, qui accueille les plus grandes cérémonies de la ville, mérite toute notre attention », a-t-elle indiqué. L’activité a connu une participation massive des différentes couches sociales de Bobo-Dioulasso : représentants de l’administration, corps constitués, associations de jeunes et de femmes, FDS, et plusieurs structures locales. Tous se sont investis pour redonner de l’éclat au stade Sangoulé Lamizana. Cette opération a été également marquée par une participation des détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MAC-B) qui ont pris part à la journée
de salubrité, aux côtés des autres participants.

 

Noufou NEBIE
Korotimi TINGARA
(Stagiaire)