DRCAT des Tannounyan : des journalistes outillés au métier de « JRI »

Dans le cadre de son programme d’activités de l’année 2025, la Direction régionale de la communication, de la culture, des arts et du tourisme (DRCAT) des Tannounyan a organisé, les 22 et 23 octobre 2025, un atelier de formation au profit de journalistes venus des deux provinces de la région. Cette formation a porté sur le métier de « Journaliste Reporter d’Images ».

Des journalistes de la région des Tannounyan étaient à l’école du métier de « Journaliste reporter d’images » (JRI) les 22 et 23 octobre 2025 à Banfora. C’était lors d’un atelier de formation organisé par la Direction régionale de la communication, de la culture, des arts et du tourisme (DRCAT) des Tannounyan dans le cadre de son programme d’activités annuel. La cérémonie d’ouverture dudit atelier qui était placée sur le thème « Médias et Journaliste reporter d’images : former les sentinelles de l’information responsable », a été présidée par la directrice provinciale en charge de la communication de la comoé, Dialéa Traoré, qui représentait le directeur régional.

Durant les deux jours, trois communications ont été dispensées par le représentant du conseil supérieur de la communication dans la région, Baba Touré, par ailleurs professionnel des médias et enseignant en journalisme et communication. Selon la directrice provinciale, la thématique de la formation est non seulement d’actualité, mais aussi pertinente. Comme le laisse entrevoir le thème, la présente formation, pour la directrice provinciale, vise à renforcer les capacités des participants en JRI afin qu’ils soient de « véritables sentinelles de l’information responsable ».

« Notre société est confrontée à la multiplication des sources d’information, à la vitesse de diffusion des contenus numériques et aux nombreux défis liés à la désinformation », a-t-elle déclaré. Dans un tel contexte, a insisté Mme Traoré, la mission du JRI, et partant, du journaliste professionnel, devient plus exigeant. « Il ne s’agit plus seulement de reporter des faits, mais de les vérifier, de les contextualiser et de les restituer avec rigueur, impartialité et le sens du devoir citoyen », a ajouté Dialéa Traoré. Mme Traoré a, en outre, souhaité que cette formation contribue à l’édification d’une presse régionale plus crédible, plus forte et plus responsable. Les communications ont porté sur « L’éthique et la déontologie du JRI », les « techniques de reportage visuel pour une information crédible et contextualisée » et les « techniques de rédaction et de diffusion d’articles journalistiques ».

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

11e Coupe inter-ministères et institutions: l’équipe de la Défense vainqueur en volleyball

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La finale de volleyball de la 11e édition de la Coupe inter-ministères et institutions organisée par le département en charge des sports a été remportée, mardi 21 octobre à Ouagadougou, par l’équipe du ministère de la Défense et des Anciens combattants face à celle du ministère de la Sécurité. Une finale suivie par le ministre chargé des Sports, Roland Somda et son homologue de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala.

3 sets à 1, est le score de la victoire de l’équipe du ministère de la Défense et des Anciens combattants sur celle de la Sécurité en finale de volleyball de la 11e Coupe inter-ministères et institutions, mardi 21 octobre sur le terrain de L’ISSDH. L’équipe victorieuse a remporté d’entrée le premier set avant de se faire rattraper au deuxième set. Les représentants du département de la Défense ont su garder le moral et reprennent l’avantage en s’adjugeant le troisième et le quatrième set synonyme de victoire. Ils repartent avec le trophée de cette édition ainsi qu’une enveloppe financière 300 000 F CFA.

Le finaliste malheureux a, lui, obtenu des médailles d’argent, une enveloppe de 200 000 F CFA et des gadgets. L’équipe du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’emploi, s’est offerte la troisième place du tournoi de volleyball et repart avec une médaille de bronze plus une enveloppe financière de 150 000 F CFA. Pour le lieutenant-colonel Fabé Adama Traoré, membre du staff des vainqueurs, cette victoire vaut son pesant d’or. « Je suis même très satisfait parce que cela fait pratiquement dix années que le ministère de la Sécurité régnait sans partage et cette année, nous sommes venus très confiants et Dieu merci, la chance a été avec nous, nous l’avons remportée », s’est-il réjoui.

La finale de pétanque a été remportée par l’équipe de l’ASCE-LC devant celle de l’Urbanisme par le score de 13 à 10. Le football a été largement dominé par le groupe du ministère en charge des sports qui a battu en finale celui de l’ALT (3-0). Les équipes vainqueurs et celles du podium ont remporté les mêmes récompenses que celles attribuées au volleyball.

Le thème de cette édition était « Le sport pour tous pour une population saine
et productive ». « Cela résume admirablement notre vision commune : une nation en bonne santé est une nation plus efficace, plus productive et plus épanouie. Encourager la pratique du sport, c’est investir dans la prévention des maladies, renforcer la productivité au travail et favoriser l’esprit d’équipe et la performance du service public », a expliqué le ministre chargé des Sports.

Il a ajouté que les disciplines retenues traduisent la volonté d’offrir à chacun la possibilité de participer, de bouger et de s’exprimer en vue de rendre l’activité physique accessible, inclusive et bénéfique pour tous. La 11e édition de la Coupe inter-ministères et institutions a concerné au total trois disciplines. Il s’agit du football maracana, de la pétanque et du volley-ball.

Yves OUEDRAOGO
Jean Elysée NIKIEMA
(Stagiaire)

Championnat national de judo: la razzia bobolaise

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La Fédération burkinabè de judo a organisé, les 25 et 26 octobre 2025, dans la salle des arts martiaux du CNOSB, son championnat national. Il a regroupé une centaine de tireurs avec une domination de Bobo-Dioulasso.

L’ambiance en cet après-midi de dimanche 26 octobre dernier, dans la salle des arts martiaux du CNOSB était-elle un signe courant du niveau du championnat national de judo ? L’on peut répondre par l’affirmatif. Car, sur le tatami, les tireurs ont fait montre d’un savoir-faire qui honore cet art martial au Burkina Faso. Au cours de cette soirée, six finales étaient à l’affiche. Et c’est Fodé Bayo du Camp club de Bobo et Faycal Ouédraogo de l’USFA qui ont ouvert le bal dans les -60 kg.

Deux protagonistes qui semblaient se connaitre, car, le combat est allé jusqu’à son ultime moment pour voir le judoka de l’USFA faire parler son vécu avec un ippon. Ensuite, ce sont Abdoul Aziz Sombié (-73 kg) et Patrice Traoré (-90 kg) qui ont vengé leur adversaire en remportant 2 titres pour le Camp club de Bobo. Ils seront imités par un autre club de Bobo, celui de l’ONATEL. Ce club a consacré Akim Diallo (-66 kg), Zié Daouda Coulibaly (-81 kg) et Abass Kébé (-100 kg) champions. Amir Rimbamba de l’ONATEL Ouaga dans les +100 kg a dompté Souleymane Seogo du Camp club de Bobo. Bobo-Dioulasso a encore mis son veto chez les dames en raflant les titres dans les -48 kg (Faouzia Traoré, ONATEL Bobo), les -57 kg (Mariam Sanogo, ONATEL Bobo), les -70 kg (Amina Diallo, ONATEL Bobo), les -52 kg (Cyndi Traoré du camp Kuinima) et dans les +78 kg avec Nelly Sawadogo du Camp club de Bobo.

Cette ville n’a laissé que 2 titres aux sociétaires de l’AS Douanes (Rabiatou Nikièma, -63 kg) et de l’USFA (Marina Nana, -78 kg). Les 3 premiers de chaque catégorie ont été récompensés par des médailles, des gadgets et des enveloppes financières. Et en toute logique, c’est l’ONATEL Bobo avec ses 6 médailles d’or qui a été désigné meilleur club devant Camp club de Bobo (3 médailles d’or) et l’USFA (2). Pour le président de la Fédération burkinabè de judo (FBJ), Pimbi Nikièma, c’est un soulagement d’avoir pu organiser cette activité sans couac. Il a remercié le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi qui a permis cela. M. Nikièma a rassuré que le judo burkinabè reste une grande famille et doit s’unir.

Epaté par la qualité de la compétition, Sami Hermann Kam représentant le Directeur général du Centre de contrôle des véhicules automobiles, Ahmed Barry, parrain de ce championnat a promis son engagement et son soutien à la FBJ pour les échéances futures. En marge du championnat, l’association Save Me a organisé une campagne de sensibilisation au cancer du sein et celui du col de l’utérus. Elle a aussi procédé à une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus. Au total, une quarantaine de filles se sont fait dépistées. Ce championnat a aussi été l’occasion de rendre hommage à deux pionniers du judo burkinabè. Il s’agit des maitres Djibril Zébé, 6e dan et Jean Marie Abouga, 6e dan.

Yves OUEDRAOGO

Flash

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Les actions de la Brigade Labaal commencent déjà à porter leurs fruits dans plusieurs quartiers de Ouagadougou. La preuve, on trouve de plus en plus des ruelles propres et ce sont les habitants qui veillent au grin. Les membres des menages eux-mêmes se sensibilisent et se font souvent des remontrances pour garder leurs cadres de vie sains. Et il n’est pas rare d’entendre: « Si la Brigade labaal vient ici, c’est toi qui va repondre ». Si ce reflexe perdure, bientôt nous aurons des quartiers propres dans la ville de Ouagadougou.

Adama SEDGO

Tanzanie : le défi de l’apaisement

En Tanzanie, Etat d’Afrique de l’Est connu pour ses régions sauvages, la présidente, Samia Suluhu Hassan, a été réélue avec 97, 66% des voix, selon les résultats de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le 1er novembre 2025. Si la cheffe de l’Etat a triomphé des 16 autres adversaires, dont aucun n’a obtenu 1% des voix, sa victoire intervient dans un contexte sociopolitique très tendu dans le pays. Le vendredi 29 octobre, jour du scrutin, couplé à des législatives, de violentes manifestations ont éclaté un peu partout, pour dénoncer et faire obstacle au vote.

Aussi, ces manifestations se sont-elles étalées jusqu’à la veille de la proclamation des résultats. Au moins 700 morts auraient été enregistrés, selon certaines sources proches des manifestants, ce que le pouvoir en place conteste. En toile de fond, la mainmise de l’omniprésent parti présidentiel sur la gestion du pays passe mal aux yeux des opposants. Depuis l’instauration du multipartisme en 1992, la Chama Cha Mapinduzi (CCM) a remporté toutes les élections, ne laissant aucune chance à une alternance politique au sommet de l’Etat en Tanzanie.

Cette position dominante a été observée, avec l’exclusion des deux partis d’opposition les plus en vue à la présidentielle, ce qui a provoqué le courroux d’une partie des Tanzaniens. Le principal parti d’opposition, Chadema, a été interdit de participer aux élections pour n’avoir pas signé le nouveau Code de conduite électoral, vivement critiqué. Aussi son dirigeant, Tundu Lissu, a-t-il été arrêté en avril dernier et inculpé pour « trahison » et « publication de fausses informations » suite à des commentaires sur les réseaux sociaux.

L’autre parti d’opposition sérieux, l’Alliance pour le changement et la transparence (ACT), a été également mis hors-jeu, puisque son leader, Luhaga Mpina, a vu sa candidature rejetée. La présidentielle du 29 octobre portait en elle-même les germes d’une crise, tant la vraie opposition a été mise sur le banc de touche.

Au pouvoir depuis le décès de son prédécesseur John Magufuli par suite de maladie, en mars 2021, alors vice-présidente Samia Suluhu Hassan, conserve son fauteuil, mais le plus dur commence, avec une fracture sociale indiscutable. La première femme du pays à arriver à ce niveau de responsabilité doit travailler à rassembler ses compatriotes afin de pouvoir dérouler son mandat sans accrocs. La situation sociopolitique reste précaire, même après la proclamation de sa victoire.

Ce climat de défiance n’a-t-il pas amené le gouvernement à reporter la rentrée universitaire, initialement prévue hier 3 novembre ? Samia Suluhu Hassan doit initier et multiplier les gestes d’apaisement, pour ramener le calme et la quiétude en Tanzanie. Il sied entre autres de faire le point des personnes décédées lors des manifestations et de situer les responsabilités, car la vérité et la justice concourent fortement à la paix. « Il est temps d’unir notre pays et de ne pas détruire ce que nous avons construit depuis plus de soixante ans.

Nous prendrons toutes les mesures nécessaires et impliquerons toutes les agences de sécurité afin d’assurer la paix dans le pays », a-t-elle déclaré après son sacre à l’élection. Ces propos sonnent-ils comme une volonté d’amener les uns et les autres à fumer le calumet de la paix ou une mise en garde contre les récalcitrants ? En tous les cas, les jours à venir nous édifieront sur la marche de la Tanzanie, ce pays qui s’est hissé de la mauvaise manière à la Une de l’actualité, ces dernières semaines.

Kader Patrick KARANTAO

Cour d’appel de Ouagadougou: Ouverture du procès en appel dans l’affaire Tiegnan et autres

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Le procès en appel de l’affaire Tiegnan et autres a démarré, ce lundi 3 novembre 2025 dans la salle d’audience de la Cour d’appel de Ouagadougou sise à Ouaga 2000.

En rappel, dans l’affaire ayant opposé le Procureur du Faso près le TGI Ouaga 1 à Tiegnan Amidou, Tarpaga/ Ouédraogo Petronille, Ouédraogo Salifou et Bayoulou Philippe, le
tribunal, statuant publiquement, contradictoirement et en premier ressort…. en
répression, a condamné “ :
– “Tiegnan Amidou à une peine d’emprisonnement de quinze (15) ans et à une amende de cinq milliard six cent quarante millions (5 640 000 000) francs, CFA le tout ferme ;
– Tarpaga/Ouédraogo Pétronille à une peine
d’emprisonnement de onze (11) ans et à une amende de deux cent quatre-vingt-six millions quatre-vingt mille (286 080 000) francs CFA le tout ferme ;
– Ouédraogo Salifou à une peine d’emprisonnement de huit (08) ans et à une amende de trois cent quarante-sept millions six cent soixante-seize mille (347 676000) francs CFA le tout ferme ;
– Bayoulou Phillipe à une peine d’emprisonnement de six (06) ans et à une amende de cent vingt-six millions (126 000 000) francs CFA le tout ferme ;
– Décerne mandat de dépôt contre Tarpaga/ Ouédraogo Pétronille ;
– Se déclare incompétent à connaitre de l’exclusion de Tarpaga/Ouédraogo Pétronille des ordres burkinabè ;
– Reçoit la constitution de partie civile du REN-LAC et la déclare fondée ;
– Condamne en conséquence Tiegnan Amidou, Tarpaga/ Ouédraogo Pétronille, Ouédraogo Salifou et Bayoulou Phillipe solidairement, à lui payer un franc ;
– Reçoit la constitution de partie civile de l’Etat burkinabè et la déclare partiellement
fondée ; condamne en conséquence, Tiegnan Amidou, Tarpaga/ Ouédraogo Pétronille, Ouédraogo Salifou et Bayoulou Phillipe solidairement, à payer à l’Etat burkinabè la somme de deux milliard cent trente-trois millions deux cent cinquante-deux mille (2 133 252 000) francs CFA au titre du préjudice financier, outre celles de un (01) franc au titre du préjudice moral et de quatre millions (4 000 000) de francs CFA au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;
– Ordonne la confiscation des biens meubles et immeubles saisis au profit de l’Etat
burkinabè ;
– Ordonne en outre la confiscation de tous les biens meubles et immeubles appartenant à Tiegnan Amidou, Tarpaga/ Ouédraogo Pétronille, Ouédraogo Salifou et Bayoulou Phillipe au profit de l’Etat
burkinabè à concurrence du montant des amendes et des condamnations civiles prononcés, soit la somme totale de huit milliard cinq cent trente-sept millions huit mille un (8 537 008 001) francs CFA ;
– Ordonne l’exécution
provisoire de l’entièreté des condamnations pécuniaires ;
– Fixe la contrainte judiciaire à douze (12) mois pour garantir le recouvrement des condamnations pécuniaires ;
-Condamne Tiegnan Amidou, Tarpaga/Ouédraogo Pétronille, Ouédraogo Salifou et Bayoulou Phillipe enfin aux dépens”.
Source : Extrait de la décision N°045 du 24 décembre 2024 du TGI Ouaga I.
Les audiences sont publiques et ouvertes à tous.

DCRP/MJDHRI

Election présidentielle en Guinée: le général Mamady Doumbouya candidat

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Le Président de la Transition guinéenne, le général Mamady Doumbouya a officialisé, hier lundi 3 novembre, sa candidature à la présidentielle du 28 décembre prochain en Guinée.

Le général Mamady Doumbouya sera de la course à la magistrature suprême en Guinée.
Il a deposé lui-même sa candidature à la Cour suprême, hier lundi 3 novembre 2025, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, des fanatiques… Agé de 40 ans, Mamadi Doumbouya, le chef du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) dirige la Guinée depuis 2021 après avoir renversé Alpha Condé.

Sa candidature n’est pas une surprise, car, depuis des mois plusieurs voix s’élevaient pour reclamer sa participation à l’élection présidentielle. Notons que les principaux leaders de l’opposition dont Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré vivent en exil depuis quelques années.
Dans quelques jours, la liste definitive des candidats sera connue.

Rédaction

 

65e anniversaire de l’armée: 26 combattants distingués à Kaya

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A l’instar des autres régions du Burkina Faso, les Forces armées nationales des Koulsé ont célébré leur 65e anniversaire d’existence, les 1e et 2 novembre 2025 à Kaya à travers la décoration de 26 combattants et le dépôt de gerbes à la place des Monuments des morts au gouvernorat de Kaya.

Lors de la célébration du 65e anniversaire des Forces armées nationales dans la région des Koulsé, vingt-six personnels militaires officiers des armées de terre, de l’air, des sapeurs-pompiers et de la gendarmerie nationale ont été distingués pour leur dévouement, leur professionnalisme, la durée et la qualité de leur service rendu à la Nation. Il s’agit de vingt-trois médailles militaires, de deux médailles d’honneur militaire et d’une médaille d’honneur des sapeurs-pompiers.

Outre cette décoration, la cérémonie de célébration a été aussi marquée par une prise d’armes et suivie d’un dépôt de gerbes au Monument des morts dans la matinée du 2 novembre 2025. Selon le commandant d’armes de la place de Kaya, le lieutenant-colonel Hamado Bambara, ces décorations reconnaissent toujours le mérite et le travail bien fait des forces combattantes. « Nous avons une armée et une émanation du peuple qui travaille en phase avec le peuple.

C’est dire au peuple de rester debout et derrière son armée jusqu’à la victoire finale », a-t-il ajouté. Les récipiendaires ont exprimé leur satisfaction et leur reconnaissance à la hiérarchie. Le lieutenant Gilbert Yaméogo, commandant de la gendarmerie nationale de Yako et l’adjudant-chef Oumar Tombiano ont été distingués respectivement médaille d’honneur militaire et médaille militaire. Ils ont tous exprimé leur satisfaction et reconnaissance à leur hiérarchie.

Pour eux, cette distinction leur permettra d’avoir le courage d’atteindre leur objectif qui est la libération totale du territoire national. La matinée du dimanche 2 novembre 2025 est dédiée au dépôt de gerbes de fleurs au Monument des morts au gouvernorat de Kaya. « Ce dépôt de gerbes de fleurs vise à rendre hommage aux devanciers qui se sont illustrés dans la construction de notre armée et aussi, nous avons eu des frères d’armes qui ont payé le plus fort pour que cette Nation soit toujours debout », a justifié le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo. Pour lui, ce geste galvanisera les Burkinabè à continuer d’avancer.

Emil Abdoul Razak SEGDA
Nématou Ouédraogo (Collaboratrice)

 

Lutte contre la fraude au Burkina: la digitalisation du certificat de mise à la consommation, un enjeu crucial

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLCF) a tenu sa 2e session ordinaire de l’année, le jeudi 30 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso sur le thème : « La digitalisation des certificats de mise à la consommation : enjeux et défis pour les acteurs ». Cette session vise à poser les jalons de la mise en œuvre des réformes engagées pour assécher la fraude au Burkina Faso.

La modernisation de l’administration ainsi que la traçabilité et la sécurité des recettes est une priorité du gouvernement du Burkina Faso. Pour ce faire, des réformes ont été entreprises dans cette dynamique dont la digitalisation des certificats de mise à la consommation afin de garantir une célérité dans le traitement des dossiers et barrer la route à la fraude. C’est dans ce cadre que la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLCF) a réuni, à l’occasion de sa 2e session ordinaire de l’année, une centaine de participants, le jeudi 30 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, pour s’accorder sur la mise en œuvre de cette nouvelle réforme.

Dans son discours, le coordonnateur national de lutte contre la fraude, Dr Mohamadi Compaoré, a rappelé que la digitalisation s’impose comme un « outil stratégique » face à des réseaux de fraude de plus en plus sophistiqués. Quant au représentant du ministre de l’Economie et des Finances, William Toé, la transformation numérique est une nécessité
« impérieuse » et non une option, pour toute administration qui vise l’efficacité et la transparence.

« L’administration douanière, reconnue comme un pivot de nos échanges commerciaux et de la mobilisation des recettes a pris l’initiative d’agir », a fait savoir le représentant du ministre en charge de l’Economie. C’est dans cette optique, a-t-il poursuivi, que la Direction générale des douanes (DGD) a franchi une étape « décisive », le 18 novembre 2024, avec le lancement de la plateforme du Certificat de mise en consommation électronique (e-CMC). « Le passage à l’e-CMC marque un changement de paradigme. Cette digitalisation vise à sécuriser les recettes de l’Etat et à garantir une meilleure traçabilité »,
a indiqué William Toé.

De nombreux avantages

Et au coordonnateur national de lutte contre la fraude de mettre en avant les bénéfices concrets de la digitalisation pour l’économie nationale et les opérateurs économiques. Il a ainsi énuméré la transparence, la traçabilité, la fiabilité dans les procédures, le gain de temps et d’argent pour les opérateurs économiques en écourtant des procédures frontalières auparavant longues. Aussi, aux dires de Dr Mohamadi Compaoré, la digitalisation offre la possibilité de réaliser un contrôle méthodique et de délivrer rapidement les certificats.

Ce système, a-t-il dit, repose sur la numérisation complète des informations relatives aux véhicules et engins à deux roues admis à circuler. « Il permet surtout une transmission électronique directe et sécurisée des données à la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), créant ainsi une synergie d’actions entre les deux entités.
Cette simplification administrative bénéficie directement aux acteurs économiques qui sont les premiers bénéficiaires d’une procédure simplifiée et sécurisée », a mentionné Dr Compaoré.

La session de Bobo-Dioulasso a réuni, outre les membres de la CNLF, l’ensemble des acteurs tels que la douane, la DGTTM, les concessionnaires de véhicules, les transporteurs routiers, les commissionnaires en douane agréés et les faîtières professionnelles. Ces participants à cette session ont été invités à adhérer aux défis qui accompagnent cette transformation.

M. Toué William a insisté sur l’importance de s’accorder sur la méthodologie de mise en œuvre et la communication/sensibilisation autour de cette nouvelle réforme. Trois enjeux, à ses dires sont évidents pour le succès de l’e-CMC. Il s’agit de l’appropriation totale de l’outil par l’ensemble des utilisateurs, de la résilience à la cybercriminalité (un risque inhérent à la numérisation), et de l’adaptation continue face aux futures menaces. Les participants ont été ainsi exhortés à mener des discussions franches et constructives et à partager leurs expériences afin de proposer des perspectives d’amélioration.

Kamélé FAYAMA

Carnet santé: « Novembre bleu », le discret mois de lutte contre le cancer de la prostate

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Après ‘’Octobre rose’’qui susicite chaque année tant d’engouement, de réactions et d’actions de part et d’autre, place maintenant à « Novembre bleu » peu connu mais aussi important pour la santé de l’homme. En effet, « Novembre bleu », est un mois dédié à la sensibilisation et à la prévention du cancer de la prostate. Même si cette maladie touche en général, des personnes en âge avancé (à partir 50 ans), il est impérieux que chaque homme prenne à temps des dispositions pour la prévenir.

Le cancer de la prostate est une maladie masculine dans laquelle les cellules anormales se développent dans la prostate de façon incontrolée. Le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme en Afrique, représentant environ 25 % de l’ensemble des cancers masculins en 2020. Tout comme en octobre rose, mois durant lequel, il est conseillé aux femmes de faire le dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein, l’initiative « Novembre bleu », encourage les hommes à fréquenter les spécialistes pour diagnostiquer leur cancer de la prostate. Plus la maladie est découverte très tôt, mieux les risques d’aggravation s’aménuisent et un traitement est facilement possible.

Des symptômes

Au début, le cancer de la prostate ne provoque aucun symptôme. Il faut néanmoins prendre en compte les symptômes ci-dessous qui peuvent être reliés à une autre maladie de la prostate, comme l’hypertrophie bénigne de la prostate. Les difficultés à uriner ou à retenir l’urine, une incapacité à uriner, un besoin d’uriner fréquemment (surtout la nuit), un faible débit urinaire, une sensation de brûlure ou de douleur au moment d’uriner. Losque qu’on remarque la présence du sang dans l’urine ou dans le sperme et lorsqu’on resent des douleurs ou raideurs fréquentes au bas du dos, aux hanches ou au haut des cuisses, il est préferable de se confier à un médécin. un changement au niveau génital (éjaculation douloureuse, difficulté à obtenir une érection) peut être aussi un symptôme.

Des conseils pratiques

Pour prévenir les risques de cancer de prostate, les spécialistes recommandent de consommer suffisamment de fruits et légumes et d’avoir un apport équilibré en graisse (éviter les graisses animales si possible). Une étude récente révèle que les gros mangeurs de viandes transformées (charcuteries, bacon, saucisses) sont les plus à risque de cancer de la prostate. Les grands consommateurs de viandes rouges le seraient aussi, mais dans une moindre mesure. La consommation du poisson est recommandée. Cependant, il faut éviter les excès de calories dans l’organisme, en étant très actif (pratique du sport de maintien). Il est plus que nécessaire de contrôler la consommation du tabac et de l’alcool. Car selon des données récentes, les fumeurs atteints d’un cancer de la prostate ont un taux de mortalité plus élevé.

Les facteurs de risque

Plusieurs facteurs de risque sont à prendre en compte pour les hommes les plus exposés au cancer de prostate. En Amérique du Nord, le cancer de la prostate touche surtout les hommes de plus de 60 ans. seul 0,5 % des cancers de la prostate apparait avant 50 ans. Les risques sont plus élevés lorsque le père ou un frère a déjà souffert de cette maladie. Ce qui suggère une prédisposition génétique. Les hommes de descendance africaine sont plus à risque que les Caucasiens, qui sont plus à risque que les Asiatiques.

On estime que les Indiens et les Chinois sont environ 50 fois moins touchés par le cancer de la prostate que les Occidentaux. Toutefois, lorsque ceux-ci migrent vers les pays où cette maladie est plus fréquente, leur risque augmente aussi. Ce qui laisse croire que des facteurs non seulement liés aux gènes, mais aussi à l’alimentation exercent une influence. Un homme en surpoids présente un risque plus élevé d’avoir un cancer de la prostate dépisté à un stade avancé.

Les hommes de grande taille présentent également un risque plus élevé de cancer de la prostate. Les hommes ayant été exposés aux pesticides présentent un risque un peu plus élevé, surtout s’ils ont des antécédents dans leur famille. Egalement l’exposition aux dérivés du caoutchouc en milieu professionnel augmente également ce risque.

Options de traitement

Plusieurs options de traitement sont disponibles, selon le stade et la rapidité d’évolution du cancer de la prostate. On peut citer, en autres, l’attente sous surveillance , lorsque la tumeur est bien circonscrite. Dans ce cas, on ne donne pas de médicaments et on ne pratique pas de chirurgie, mais on surveille de près l’évolution de la tumeur.
La chirurgie consiste à retirer toutes les cellules cancéreuses en opérant la prostate et certains tissus adjacents. Cette opération chirurgicale entraîne de moins en moins de problèmes, comme de l’incontinence urinaire et les troubles d’érection, car les techniques chirurgicales ont progressé.

Les troubles d’érection surviennent chez environ 1 homme sur 5 dans la cinquantaine qui subit une prostatectomie. Les fonctions érectiles et urinaires reviennent généralement à la normale au cours des 2 ou 3 années qui suivent l’opération. Il existe aussi la radiothérapie qui consiste à détruire les cellules cancéreuses. Le traitement hormonal est une approche, à long terme, qui vise à administrer des médicaments qui vont agir pour priver les cellules cancéreuses des hormones mâles dont elles ont besoin pour croître. Elle permet de réduire la taille de la tumeur et d’envisager un traitement de radiothérapie.

Elle est aussi indiquée pour ralentir l’évolution du cancer de la prostate. Si cette méthode échoue, la chimiothérapie peut intervenir. Elle est réservée aux cancers qui ne répondent plus au traitement hormonal. Elle consiste à administrer, par injection ou sous forme de comprimés, des agents chimiques toxiques afin d’éliminer les cellules cancéreuses. Récement au Canada, un nouveau médicament destiné aux patients atteints d’un stade avancé du cancer de la prostate résistant aux traitements de chimiothérapie a été approuvé. L’abiratérone qui agit en réduisant la production d’hormones androgènes par les testicules, et aussi par les glandes surrénales et la tumeur offre un nouvel espoir aux malades..

Adama SEDGO
Source : Passeportsanté.net