Ménopause : Quels aliments faut-il privilégier ?

La ménopause est une étape naturelle dans la vie de la femme, généralement entre 45 et 55 ans. Elle correspond à l’arrêt définitif des menstruations et s’accompagne de changements hormonaux importants. Ces modifications peuvent favoriser la prise de poids, les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, la fatigue, la perte de masse osseuse et l’augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. Afin de prévenir ces problèmes de santé, Yasmine Zerbo, diététicienne clinicienne et comportementaliste apporte des conseils aux concernées.

Une alimentation équilibrée, basée sur les produits locaux, constitue un atout majeur pour mieux vivre la ménopause et préserver sa santé, conseille, Yasmine Zerbo, diététicienne clinicienne et comportementaliste aux femmes. Pour elle, les céréales traditionnelles fournissent de l’énergie, des fibres et de nombreux nutriments essentiels. Elles favorisent la satiété, améliorent le transit intestinal et participent au maintien d’un poids sain. C’est pourquoi, elle recommande surtout les aliments issus du mil, du Sorgho, du maïs et du fonio. Aussi, les légumineuses riches en protéines végétales contribuent au maintien de la masse musculaire et procurent une sensation de satiété durable.

Parmi elles, la diététicienne appelle à privilégier les lentilles, le haricot, le poids de terre, le soja. Les légumes et les feuilles locaux sont une excellente source de vitamines, de minéraux, d’antioxydants et de fibres. Ils contribuent également à apporter du calcium nécessaire au maintien de la solidité des os. Le moringa, les feuilles de patate douce, l’amarante, l’oseille, les feuilles de baobab, les épinards et les feuilles d’aubergine sauvage (Koumvando en langue mooré) entre autres, sont importants pour les femmes en âge de ménopause.

Quid des fruits locaux de saison ?

Pour Yasmine Zerbo, les fruits, notamment la mangue, la papaye, l’orange, la banane, la goyave, ainsi que la pastèque, tous accessibles au Burkina Faso, apportent des vitamines, des fibres et des antioxydants qui participent à la protection de l’organisme. Les protéines sont essentielles pour préserver la masse musculaire, souvent affectée avec l’avancée de l’âge.

C’est pourquoi le poisson frais, le poisson séché, les œufs, le poulet et la pintade doivent intégrer les habitudes alimentaires de la femme en ménopause. Quant aux graines oléagineuses, elles ne doivent pas être négligées, car, elles apportent de bons lipides, des protéines et des minéraux bénéfiques pour la santé. Il faut privilégier donc le sésame et les arachides en quantité modérée.

Les aliments à limiter

Dans cette époque de la vie de la femme, les cubes d’assaisonnement et l’excès de sel doivent être limités. Une consommation excessive de sel, prévient Yasmine Zerbo, favorise l’hypertension artérielle et la rétention d’eau. Cependant, pour relever naturellement le goût des plats, elle conseille d’utiliser le soumbala, l’oignon, l’ail, le gingembre et les herbes aromatiques locales.

Du côté des boissons, l’idéal est de limiter la consommation des sodas, des jus industriels et les boissons sucrées. Parce ce que, précise-t-elle, une consommation régulière de ces boissons favorise la prise de poids et augmente le risque de diabète. Aussi, les boissons énergisantes peuvent accentuer les troubles du sommeil, les palpitations et certains symptômes associés à la ménopause. Les aliments frits et très gras comme les beignets, les fritures et l’excès d’huile dans les sauces doivent être modérés.

Il en est de même pour les aliments ultra-transformés comme les biscuits et les chips industriels, les confiseries qui sont souvent riches en sucre, en sel et en matières grasses. L’ennemi de la femme en ménopause est la sédentarité, car, estime la diététicienne clinicienne, l’alimentation seule ne suffit pas. Une activité physique régulière est fortement recommandée pendant la ménopause. « La marche, le jardinage, les travaux champêtres, le vélo ou les exercices de renforcement musculaire contribuent à maintenir un poids sain, à renforcer les os et à améliorer le bien-être général », énumère-t-elle.

Adama SEDGO 

CAN féminine Maroc 2026: La ministre Annick Lidy Zingué Ouattara galvanise les Etalons dames

En fin de séjour au Maroc pour la CAN féminine, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, camarade Annick Lidy Djouma Pikbougoum Zingué Ouattara, est allée apporter le soutien du Gouvernement et du peuple burkinabè aux Etalons dames. A quelques heures d’un match décisif, elle a affiché sa confiance en l’équipe et lui a donné rendez-vous… en finale.

« Depuis le début de cette Coupe d’Afrique des nations féminine, nous sommes aux côtés des Étalons dames afin de leur transmettre le soutien du Gouvernement burkinabè, mais également celui de l’ensemble du peuple burkinabè. Notre présence ici traduit l’engagement des plus hautes autorités à accompagner et à encourager cette équipe qui représente dignement notre pays.

Il s’agit de la deuxième participation du Burkina Faso à une phase finale de la CAN féminine. Nous sommes convaincus qu’avec le travail qu’elles accomplissent, leur détermination et le soutien de toute la Nation, nos joueuses peuvent continuer à réaliser de belles performances et aller encore plus loin dans cette compétition.

Notre visite avait pour objectif de leur témoigner toute notre confiance, de les encourager et de leur souhaiter beaucoup de courage pour la suite du tournoi. Elles savent que tout un peuple est derrière elles et croit en leurs capacités.

Je leur ai dit que je reviendrai pour la finale. Elles y croient, et moi aussi j’y crois. Lorsqu’on croit en ses rêves, qu’on travaille avec détermination et qu’on se bat jusqu’au bout, tout devient possible. Je leur ai donc donné rendez-vous pour la finale.

J’espère qu’elles relèveront ce défi. Nous les attendrons avec beaucoup de fierté. Inch’Allah, nous nous retrouverons pour la finale. »

Propos recueillis par Pengdwendé Achille OUEDRAOGO depuis Casablanca.

Hello Ado pour la santé des ados et des jeunes: Des acquis encourageants, mais un besoin de vulgarisation

Les adolescent(e)s et les jeunes burkinabè ont désormais accès à des informations fiables sur leur santé grâce à la plateforme Hello Ado. Conçue par le Réseau africain pour l’éducation et la santé (RAES), avec le soutien de l’UNESCO et de l’Alliance Nationale Contre le Sida (ANCS),  lancée en 2020, cette application enregistre des résultats encourageants au Burkina Faso. Toutefois, son impact reste limité par une insuffisante vulgarisation et une faible couverture du territoire national.

Au Burkina Faso, l’application Hello Ado séduit progressivement ses utilisateurs. C’est le cas d’Arthur Daboné, un trentenaire engagé dans la promotion de la santé et du bien-être des jeunes. Il découvre Hello Ado dès son lancement à Ouagadougou grâce à une publication relayée sur les réseaux sociaux par l’association SOS Jeunesse et Défis (SOS/JD), membre du Ratenga Club. Sa curiosité le conduit ensuite à participer à une séance de présentation organisée par le RAES.

Depuis cette rencontre, il consulte régulièrement la plateforme, en moyenne deux fois par semaine, ou chaque fois qu’il souhaite obtenir des informations fiables sur une question de santé.

Disponible sur Android et iOS, Hello Ado s’inscrit dans le programme « C’est la vie » du RAES. L’application propose quatre principales fonctionnalités : des contenus éducatifs et ludiques, un espace d’information sur de nombreuses thématiques liées à la santé, un système de géolocalisation des centres de santé ainsi qu’un forum permettant aux jeunes d’échanger anonymement avec des personnes qualifiées.

Les sujets abordés couvrent notamment la santé sexuelle et reproductive, les infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH, la contraception, la santé mentale, la puberté, les violences basées sur le genre, les relations interpersonnelles ou encore les comportements favorables à une bonne santé.

Pour Sira Niang, chargé du projet Hello Ado au RAES, la plateforme répond à une demande croissante d’informations fiables.

« Hello Ado a été téléchargée par plus de 150 000 personnes en Afrique de l’Ouest et du Centre. Elle compte aujourd’hui près de 89 000 utilisateurs actifs, dont environ 70 % sont des adolescents et des jeunes répartis dans treize pays francophones », indique-t-elle.

« J’ai trouvé des réponses sans être jugé »

L’un des principaux atouts de la plateforme, déclare Arthur Daboné,  réside dans la confidentialité des échanges.

Arthur Daboné

« Avec Hello Ado, j’ai accès à des informations fiables dans un espace sécurisé et sans jugement. J’échange également  avec des personnes qualifiées et j’identifie  les centres de santé correspondant à mes besoins. Dans un contexte où les fausses informations se propagent facilement, cette plateforme représente une véritable source d’information crédible », explique-t-il.

Le jeune homme se souvient particulièrement d’une expérience qui l’a convaincu de l’utilité de l’application.

« J’avais une préoccupation personnelle liée à ma santé. J’ai posé ma question en toute confidentialité et j’ai reçu une réponse qui m’a permis de prendre  une décision éclairée ».

L’expérience d’Arthur ne s’arrête pas à l’utilisation de l’application. Séduit par son utilité, il devient ambassadeur de Hello Ado lors d’une campagne de promotion menée par SOS/JD avec l’appui de l’UNESCO.

Son rôle consiste à sensibiliser les jeunes, répondre à leurs préoccupations et les orienter, lorsque cela est nécessaire, vers des structures de prise en charge.

« Voir des jeunes repartir rassurés, mieux informés et plus confiants est une satisfaction personnelle. Cela montre que cette plateforme répond à un véritable besoin », affirme-t-il.

Selon lui, Hello Ado lui a également permis de développer un esprit critique face aux nombreuses informations disponibles sur Internet.

« Aujourd’hui, je sais où trouver une information fiable avant de prendre une décision concernant ma santé ou celle des jeunes que j’accompagne. Je suis également plus à l’aise pour aborder des sujets souvent considérés comme tabous. »

Un outil au service de l’Éducation à la vie familiale

Nouroudine Koala

Le coordonnateur national de la Communauté des jeunes engagés d’Afrique de l’Ouest et du Centre, section Burkina Faso, partage cet avis.

Engagé dans le suivi des actions relatives à l’Éducation à la vie familiale (EVF), Nouroudine Koala estime que Hello Ado constitue un outil pertinent pour accompagner les politiques publiques en matière d’information et de sensibilisation.

« À l’heure où la désinformation et les fake news gagnent du terrain, Hello Ado apparaît comme un canal crédible pour informer les jeunes », souligne-t-il.

Arthur Daboné et Nouroudine Koala souhaitent toutefois que l’application propose davantage de contenus en langues nationales afin de toucher un public plus large, notamment les jeunes vivant en milieu rural. Ils recommandent également l’intégration de vidéos courtes, de contenus audio et d’animations en langues locales, ainsi que de contenus accessibles aux personnes vivant avec un handicap, notamment grâce à la langue des signes.

Les deux plaident par ailleurs pour l’extension de l’annuaire des centres de santé à davantage de villes et pour l’intégration d’autres structures d’accompagnement, telles que les centres d’écoute, les services psychosociaux et les associations de jeunes, avec des informations régulièrement mises à jour.

Un appel aux jeunes

Pour les deux ambassadeurs, s’informer constitue déjà un acte de prévention. Ils invitent ainsi les adolescents et les jeunes à télécharger Hello Ado afin de bénéficier d’un espace sécurisé où ils peuvent poser leurs questions librement, recevoir des réponses fiables et être orientés vers des professionnels compétents.

« N’attendez pas qu’une situation devienne compliquée avant de demander conseil. Utilisez Hello Ado, informez-vous, prenez soin de vous et partagez cette ressource autour de vous. Dans un monde où les rumeurs circulent rapidement, disposer d’un outil fiable est un véritable atout pour faire des choix éclairés et préserver sa santé », lance Arthur Daboné.

B.S.


Hello Ado en cinq atouts

Téléchargeable gratuitement sur le Play Store et l’App Store, Hello Ado met à la disposition des jeunes des contenus écrits, audio et vidéo sur les principales questions liées à leur santé. Après une simple inscription, les utilisateurs peuvent également interagir sur le forum de discussion.

Les principaux avantages :

  • un accès gratuit à des informations fiables et adaptées aux réalités des jeunes ;
  • un espace d’écoute, d’échange et de conseils dans le respect de la confidentialité ;
  • des réponses apportées par des personnes formées et compétentes ;
  • une orientation vers les structures de santé et d’accompagnement adaptées ;
  • un outil de prévention favorisant l’adoption de comportements responsables en matière de santé.

B.S.

Promotion de la paix et de la cohésion sociale : la contribution de Cheikh Tang Zoug Moré

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Le guide religieux Redwane Pougda dit Cheikh Tang Zoug Moré a animé une conférence de presse, mercredi 22 juillet 2026, à Ouagadougou. Devant les journalistes, il a partagé son parcours, sa vision, ses expériences et actions en tant que guide religieux dans la promotion de la paix, du vivre ensemble et de l’acceptation de l’autre.

Dans le contexte marqué par les défis sécuritaires, les tensions communautaires et la nécessité du vivre-ensemble, le guide religieux Cheikh Tang Zoug Moré œuvre pour rapprocher les communautés. Au cours d’une conférence de presse, tenue mercredi 22 juillet 2026 à Ouagadougou, le guide religieux a confié que la foi doit être vécue à travers les actes avant les paroles. Reconnu comme étant un homme de dialogue, d’écoute et de proximité, il encourage chacun à devenir un acteur de paix dans son environnement à travers ses enseignements. Pour lui, la religion constitue un facteur de rassemblement pour prôner la paix, la cohésion sociale, le dialogue interreligieux.  A cet effet, il lutte contre les divisions religieuses, encourage la tolérance religieuse et développe la solidarité à travers des valeurs morales. « Les différences religieuses ne doivent jamais devenir des motifs de conflit mais des occasions de mieux se connaître », a-t-il dit. Le guide religieux a ajouté qu’aucune religion ne peut justifier la haine. La foi doit rapprocher les hommes plutôt que les opposer. Car tous les êtres humains sont égaux devant Dieu et le jugement appartient uniquement au créateur et non aux hommes. A travers son association « Djamiyatoul Filoul Kayraat », Cheikh Tang Zoug Moré développe plusieurs initiatives visant à renforcer des œuvres sociales en aidant les personnes vulnérables de sa communauté. Originaire du village Yourga dans la commune de Sangha, province du Koulpélogo, région du Nakambé, le guide religieux Cheikh Tang Zoug a été marqué par la visite d’un maître venu enseigner la religion dans son village en 2006. Il décide, avec l’accord de son père, d’abandonner l’école classique afin de se consacrer aux études islamiques où il découvre très tôt sa vocation religieuse. Sa formation le conduit à Nakiboane dans la région de Fada N’Gourma, à Bobo-Dioulasso, en Egypte, au Niger et au Ghana. Ces années d’apprentissage lui ont permis d’acquérir une solide formation en langue arabe, en sciences islamiques et en enseignement religieux. A son retour au Burkina Faso, il devient guide religieux et forme de nombreux élèves participant à la promotion des valeurs de paix et de cohésion sociale.

                                                          Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Guerre et défense patriotique : renforcer les stratégies opérationnelles pour plus de résultats

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Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique a tenu la première session ordinaire 2026 de son conseil d’administration du secteur ministériel, le vendredi 31 juillet 2026 à Ouagadougou, sur le thème : « L’emploi des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) dans la lutte contre le terrorisme ».

La marche courageuse des forces combattantes du Burkina Faso vers l’extinction du terrorisme poursuit son bonhomme de chemin. Ce combat historique vise à préserver l’intégrité territoriale, la protection des populations et la restauration pleine et entière de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

Pour consolider la vision éclairée du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique a tenu la première session ordinaire 2026 de son Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), le vendredi 31 juillet 2026 à Ouagadougou, sur le thème : « L’emploi des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) dans la lutte contre le terrorisme ». En effet, lors de ce Conseil d’administration, instance de gouvernance stratégique, le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, s’est réjoui des acquis réalisés par son département.

Selon lui, ces acquis, fruits d’une volonté politique affirmée et d’une mobilisation nationale, imposent davantage de rigueur, de discipline, de cohérence et d’efficacité dans la conduite des missions administratives et opérationnelles. Pour le général Célestin Simporé, la présente session du Conseil d’administration du secteur ministériel s’inscrit dans la dynamique d’offrir aux différents responsables, l’opportunité d’apprécier objectivement les progrès accomplis, d’identifier les difficultés rencontrées et de définir les mesures correctives nécessaires afin d’améliorer durablement la capacité de réponse aux défis.

« Au cours de cette session, nous examinerons successivement le niveau de mise en œuvre des recommandations et résolutions issues de la deuxième session du CASEM de l’année 2025, le bilan des activités au 30 juin 2026, le niveau d’exécution du Plan de travail annuel budgétisé et les ajustements éventuels apportés au programme d’activités afin d’assurer une meilleure atteinte de nos objectifs stratégiques », a-t-il confié. Du reste, les participants ont été invités d’une part à formuler des analyses pertinentes ainsi que des recommandations réalistes, ambitieuses et directement opérationnelles et d’autre part, apporter des contributions permettant d’améliorer significativement les mécanismes de planification, de suivi-évaluation et de gouvernance stratégique.

Enfin, outre l’examen des performances du département, cette session a été enrichie par deux communications : la première sur « l’emploi des volontaires pour la défense de la patrie dans la lutte contre le terrorisme : état des lieux et perspectives » et la seconde sur « la loi portant statut de la réserve militaire au Burkina Faso ».

Emmanuel BICABA

Mari Bénédicte KAHOUN (Stagiaire)

Concert de la résilience et du triomphe : une soirée de communion patriotique

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L’orchestre de la Présidence du Faso a organisé, samedi 31 juillet 2026, à la place de la Nation de Manga, dans le Nazinon, un concert de la résilience et du triomphe.

La Place de la Nation de Manga a vibré au rythme des instruments musicaux dans la soirée du samedi 31 juillet 2026. L’orchestre de la Présidence du Faso s’y est installé pour animer le concert de la résilience et du triomphe. Cette soirée qui a réuni autorités administratives, populations, familles et invités, se tient en marge de la cérémonie de sortie de la 25e promotion des élèves-officiers d’actives de l’Académie militaire Georges Namoano (AMGN). Elle a mis en lumière le talent d’artistes burkinabè de renom, notamment Mariah Bissongo, Zédess, Bil Aka Kora et Smarty.

A travers des prestations mêlant sonorités traditionnelles et modernes, les artistes ont rendu hommage aux forces combattantes, aux populations résilientes et à tous ceux qui œuvrent pour la paix et le développement du Burkina Faso. Au fil des prestations, le public a repris en chœur plusieurs chansons aux messages de courage, d’unité et de solidarité. Les rythmes musicaux entraînant les ovations ont transformé le concert en un véritable moment de communion entre les artistes et les spectateurs.

Le chef de l’orchestre de la Présidence du Faso, le commandant Aimé Césaire Ouédraogo, a indiqué que cette soirée n’a pas mobilisé le public pour la seule célébration de l’art musical. « Nous sommes rassemblés pour magnifier ce qui fait la grandeur d’un peuple et sa capacité à espérer lorsque les circonstances semblent contraires », a-t-il précisé. Selon lui, la musique est la plus universelle des langages. Le commandant Aimé Césaire Ouédraogo a informé que les œuvres présentées retracent un itinéraire fait de courage, de sacrifice, de persévérance et de victoire.

Le chef de l’orchestre de la Présidence du Faso a également relevé que cette soirée célèbre la lumière qui triomphe de l’obscurité, la dignité qui emporte sur la résignation et l’espérance qui demeure envers et contre tout le ferment des grandes destinées. « Dans la cité de l’épervier, ces mélodies qui prennent une résonance plus particulière rendent hommage à celles et ceux qui ont choisi de servir la Nation avec honneur, loyauté et abnégation.

« Consolider la paix par la culture »

La soirée, riche en couleurs et en émotions, a réuni autorités administratives, populations, familles et invités.

Elles traduisent également l’attachement indéfectible de notre peuple aux valeurs de solidarité, de courage, de patriotisme et de souveraineté », a souligné Aimé Césaire Ouédraogo. Tout en saluant avec une profonde admiration les musiciens de l’orchestre de la Présidence du Faso dont le talent, la discipline et l’excellence artistique porte avec éclat les idéaux de la Nation, il a formulé le vœu que cette soirée musicale demeure dans les mémoires comme une célébration de la fraternité et de la grandeur du peuple.

« Le chef de l’Etat, a l’intime conviction que l’on va gagner la guerre par les armes, la paix par la communication et consolider la paix par la culture. C’est pourquoi dans le manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP), le capitaine Ibrahim Traoré, a invité le peuple burkinabè à un réarmement culturel », a déclaré le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Pour lui, l’orchestre de la Présidence du Faso est aujourd’hui un organe qui doit assumer ce rôle de promotion des arts et de la culture.

« L’orchestre, comme bien d’autres entités, doit être l’ambassadeur de nos valeurs culturelles aussi bien à l’intérieur qu’à l’international », a-t-il clarifié. Le ministre chargé de la Culture a rappelé que le passage de l’orchestre en terre russe en août 2025 reste un souvenir vivace. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a, par ailleurs, affirmé que la RPP est en train de convaincre définitivement les sceptiques. « Tout le monde se convainc de la justesse du choix qui a été fait par le chef de l’Etat de nous engager tous dans la révolution », a-t-il conclu.

Noufou SAWADOGO

Visite opérationnelle à Kaya : le général de division Moussa Diallo appelle à l’unité, à la discipline et à la vigilance

Du 29 au 31 juillet 2026, le général de division Moussa Diallo, Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), a effectué une visite opérationnelle dans la garnison de Kaya.

Cette mission avait pour objectif de transmettre à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité de la garnison le message de félicitations et d’encouragement du chef suprême des armées, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que de galvaniser les forces engagées afin de renforcer la discipline, l’ardeur au travail, la vigilance et l’unité. Le chef d’Etat-major général des armées a également rendu visite aux blessés en opérations à l’hôpital militaire de Kaya. Il leur a exprimé toute la solidarité de la Nation et leur a souhaité un prompt rétablissement. Il a aussi félicité le personnel médical, militaires et civils, pour son dévouement dans la prise en charge des blessés.

Au cours de son séjour, le CEMGA s’est successivement entretenu avec les chefs militaires et paramilitaires, la troupe ainsi que les autorités administratives de la région du Koulsé. A chacune de ces rencontres, il a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion entre les différentes composantes des Forces de Défense et de Sécurité. « Nous nous devons de resserrer les coudes et d’aller en rangs groupés pour libérer ce pays que nous chérissons tous. Et nous viendrons très prochainement à bout de ces mécréants », a déclaré le général de division Moussa Diallo.

EMGA

Des performances au service du bien-être collectif

La 27e Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (AG/EPE) s’est tenue le 31 juillet 2028 à Ouagadougou, sur le thème : « La gestion des Etablissements publics de l’Etat dans un contexte de Révolution Progressiste Populaire ». Au résultat, la gestion 2025 des EPE, témoigne d’une dynamique satisfaisante. En effet, les 88 établissements publics classiques ont mobilisé 518,6 milliards F CFA, tout en maintenant leurs dépenses à un niveau maîtrisé de 405,6 milliards F CFA, pour un taux d’autofinancement de 27,88 %, supérieur du seuil de référence de 20 %.

Les Fonds nationaux ont, quant à eux, mobilisés plus de 371 milliards F CFA, dont 314,7 milliards F CFA injectés dans l’économie nationale, et un taux d’autofinancement de 111,27 %. C’est dire qu’au-delà des indicateurs de gestion, les établissements publics s’affirment progressivement comme de véritables instruments de souveraineté et des moteurs de la transformation économique du Burkina Faso. Les chiffres confirment ainsi et les réformes engagées en matière de gouvernance publique commencent à porter leurs fruits. Ils traduisent aussi une discipline budgétaire plus rigoureuse, avec une progression record des recettes qui dépassent celle des dépenses.

Dans un contexte économique mondial marqué par les incertitudes, cette résilience est un signal fort pour les finances publiques burkinabè. Malgré cette performance, l’enjeu est désormais de transformer ces bonnes performances financières en impacts concrets sur le quotidien des Burkinabè. Les milliards F CFA mobilisés n’auront de véritable portée que s’ils se traduisent par plus d’investissements productifs, des infrastructures fonctionnelles, des services publics plus efficaces, des emplois durables et une amélioration perceptible du bien-être collectif.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le président du Faso, président de l’AG/EPE, l’a d’ailleurs rappelé avec justesse : la performance d’un établissement public ne se résume plus à ses équilibres comptables. La vraie réussite se mesure désormais à sa capacité à créer de la valeur, à améliorer durablement les conditions de vie des populations, à répondre concrètement aux attentes des citoyens et à accompagner la transformation structurelle de l’économie nationale.

Cette orientation s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP) et de la reconquête du territoire. Car, les victoires militaires obtenues grâce aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et à l’engagement des populations ne prendront tout leur sens que si elles débouchent sur une reconquête économique et sociale. Le retour progressif des personnes déplacées internes dans leurs localités impose de reconstruire les services publics, de relancer les activités productives et de redonner espoir aux communautés.

Les établissements publics ont donc une responsabilité nationale à assumer. Ils doivent accélérer la transformation locale des ressources nationales, soutenir l’industrialisation, promouvoir la digitalisation des services, améliorer la qualité de leurs prestations et renforcer leur proximité avec les usagers. En clair, ils doivent devenir des catalyseurs de la souveraineté économique voulue par les plus hautes autorités.

La 27e AG/EPE marque ainsi un tournant. Celui où l’exigence de bonne gouvernance rejoint l’impératif de souveraineté nationale. Les établissements publics disposent maintenant d’une feuille de route claire : être non seulement des structures bien gérées, mais surtout des leviers de développement, de résilience et de prospérité au service de la Nation. C’est à cette condition que les performances d’aujourd’hui deviendront les fondations solides du Burkina Faso prospère de demain.

Par Assetou BADOH

Université Thomas-Sankara: la fin des retards académiques célébrée

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a présidé la cérémonie de sortie de promotion des étudiants en licence de l’université Thomas-Sankara, vendredi 31 juillet 2026, à Ouagadougou.

Longtemps éprouvé par les défis du calen- drier académique, l’Université Thomas-Sankara (UTS) a célébré la fin de ses retards académiques à travers une cérémonie de sortie de promotion des étudiants en licence, vendredi 31 juillet 2026, à Ouagadougou. Le président de l’UTS, Pr Tibi Didier Zoungrana, a signifié que 2 094 étudiants issus de 22 promotions de licence ont effectué leur sortie de promotion.

Ils ont pour nom de baptême, promotion « Combativité ». Il s’agit des Unités de formation et de recherche (UFR) Sciences économiques et gestion (SEG), Sciences juridiques et politiques (SJP), Sciences et technique (ST), de l’Institut universitaire de formations initiale et continue (IUFIC) et des centres universitaires de Tenkodogo et de Dori. L’UFR SEG compte 1010 diplômés dont 515 femmes, soit un taux de succès de 96,8%. En SJP, le président de l’UTS a noté que deux promotions se chevauchaient. Il s’agit des promotions 2022 (L3-2024-2025) et 2023 (L3-2025-2026).

« Pour la promotion 2022, nous avons 199 diplômés dont 81 femmes et pour la promotion 2023, 372 diplômés dont 174 femmes » a-t-il mentionné. En ST, il y a 321 diplômés avec un taux de réussite de 86,75%. L’IUFIC compte 16 diplômés, avec un taux de réussite de 100% dont huit femmes. Le centre universitaire de Dori, compte 54 diplômés dont 22 femmes, toutes filières confondues. Quant au Centre universitaire de Tenkodogo, 122 diplômés dont 62 femmes ont été enregistrés.

Le président de l’UTS a félicité les nouveaux diplômés avant de leur rappeler que l’université a joué sa partition en les dotant des capacités nécessaires dans le contexte de développement endogène de la Nation. « Chers lauréats, je vous invite à être donc des ambassadeurs dans votre milieu », a-t-il souhaité. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a indiqué que cette sortie de promotion vient régler la question des retards et des chevauchements des années académiques à l’Université Thomas-Sankara.

Mettre les connaissances acquises au service de la Nation

« Nous avons tenu à cette cérémonie pour prouver aux yeux de la Nation entière que les efforts consentis par les acteurs de l’UTS sont couronnés de succès en termes de normalisation complète des années académiques », a-t-il souligné. Adjima Thiombiano a relevé que dans le contexte de la Révolution progressiste populaire, il est du devoir de la jeunesse de comprendre les valeurs à incarner pour être de véritable Burkinabè. « Au-delà de ces résultats très importants pour le système éducatif, ce sont des hommes et femmes de demain que nous construisons dans nos universités », a-t-il déclaré.

Le représentant du directeur général de la SONABHY, parrain de la cérémonie, Dr Patrice Forogo, a encouragé les diplômés à persévérer dans leurs études. « Chers filleuls, le monde de l’emploi s’ouvre à vous. Vous devez transformer ce que vous avez appris, à une semence qui servira à construire la Nation », s’est-il exprimé. Le représentant des étudiants des promotions sortantes, Adolphe Kiendrébéogo, au nom de ces camarades, a fait le serment d’être des juristes défendant la justice avec courage, des économistes contribuant à une prospérité partagée. En plus d’être des scientifiques innovants au besoin de la société, il a promis être des citoyens plaçant l’intérêt de la Nation au-dessus des intérêts personnels. Les directeurs des UFR de l’UTS ont reçu des attestations de félicitation pour leur engagement dans la normalisation des années académiques. Une remise symbolique des attestions de succès à quelques étudiants et une séance de plantation d’arbres ont mis fin à la cérémonie.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Minoterie du Faso : un moulin à blé de 3,1 milliards de F CFA en construction à Bobo-Dioulasso

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a visité le samedi 1er aout 2026, l’usine de production de la farine de blé de la Minoterie du Faso (MINOFA) en construction à Bobo-Dioulasso. Cette unité industrielle d’un coût de 3,1 milliards de francs CFA aura une capacite de production de 150 tonnes par jour.

La Minoterie du Faso (MINOFA) construit une usine de production de blé à Bobo-Dioulasso. Elle est implantée à l’ex-secteur 13 (quartier Dogona), à quelques encablures de la Société burkinabè de tomate (SOBTO). Sur le site, les ouvriers et les techniciens sont à l’œuvre et le taux d’exécution des travaux tournent autour de 65%. Débutés il y a cinq mois de cela, ces travaux sont prévus pour prendre fin dans six mois. Cette unité de transformation de blé en farine aura une capacité de 150 tonnes/jour et offrira des centaines d’emplois aux Burki- nabè.

Le coût de réalisation de l’infrastructure est d’environ 3,1 milliards de francs CFA. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, s’est rendu sur le chantier, le samedi 1er août 2026, pour constater l’état d’avancement des travaux. Il a parcouru les différentes sections de la future usine et a reçu des techniciens, des explications sur le processus de construction de ce moulin à blé.

« Au vu de ce qui a été présenté et des taux qui m’ont été indiqués en termes de réalisation, je pense qu’on peut repartir satisfait. Nous avons sur cinq mois de travail, un taux de réalisation qui tourne autour de 65%, ce qui est très satisfaisant pour un projet qui devrait être fin prêt d’ici six mois pour qu’on puisse disposer de cet outil industriel qui va contribuer à la transformation des matières premières dans notre pays », s’est réjoui Serge Poda.

Pour le ministre du Commerce, la construction de cette usine s’inscrit dans le projet d’extension et de renforcement des capacités de production de la MINOFA que son département a engagé, sur instruction du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. A l’entendre, le ministère s’est inscrit dans cette dynamique d’industrialisation par la transformation des matières premières au Burkina Faso pour disposer de produits finis à mettre à la disposition des populations mais aussi pouvoir attaquer les marchés extérieurs à travers les exportations.

Toujours dans cette vision d’industrialisation, le ministre a affirmé qu’un décret a été adopté et est relatif à la mise à jour de la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’exportation et d’importation. Ces textes permettent de réguler davantage le stock disponible et les prix des produits de grande consommation et protéger du même coup le secteur industriel.

« Après avoir mis en place tout le cadre qui incite à l’industrialisation, plusieurs investisseurs se sont investis dans ce secteur et produisent aujourd’hui des produits industriels burkinabè. Il était plus que normal que le gouvernement, dans son rôle régalien, travaille à protéger ces produits, le secteur industriel et les emplois que ce secteur dégage dans notre sphère économique », a signifié le ministre du Commerce.

Adaman DRABO