Après l’entrée en vigueur officielle, à 00 h 00, ce 1er août 2026, de la e-verbalisation des infractions routières, le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana, s’est rendu, ce samedi à 12 h 00, au centre de supervision de la vidéoprotection afin de constater l’effectivité du dispositif et d’encourager les équipes mobilisées.
Accueilli par le directeur général des transmissions et de l’informatique, Zakaria Hebié, le ministre a suivi en temps réel le processus de traitement des infractions, depuis leur détection par les caméras jusqu’à la validation des dossiers et l’envoi des notifications aux contrevenants. Il a salué le professionnalisme et l’engagement des équipes techniques dont le travail a permis le déploiement effectif de cette innovation majeure dans la modernisation des services de sécurité.
12 heures après son lancement, la e-verbalisation enregistre déjà ses premiers résultats. Entre 00 h 00 et 12 h 00, le système a détecté 1 099 infractions au Code de la route, notamment le non-port de la ceinture de sécurité, le non-respect de la signalisation lumineuse, le dépassement de la vitesse maximale autorisée et l’usage du téléphone mobile tenu en main au volant. A ce stade, cinq contrevenants se sont déjà acquittés de leur amende via la plateforme Faso Arzeka.
Pour le ministre Mahamadou Sana, ces premiers résultats confirment la pleine opérationnalité du dispositif et traduisent la volonté du gouvernement de s’appuyer sur les technologies numériques pour renforcer la sécurité routière et garantir une application plus efficace, plus transparente et plus équitable de la loi. Le ministère de la sécurité rappelle que la meilleure manière d’éviter une contravention est de respecter le Code de la route : porter sa ceinture de sécurité, respecter les feux tricolores et les limitations de vitesse, et ne pas utiliser son téléphone au volant. La e-verbalisation est avant tout un outil de prévention au service d’une route plus sûre et d’un civisme routier renforcé.
La 27e assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat s’est tenue, vendredi 31 juillet 2026, à Ouagadougou sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, président par délégation de l’AG des EPE.
La 27e session de l’assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (AG/EPE) ouverte dans la matinée du vendredi 31 juillet 2026, à Ouagadougou, a pris fin dans l’après-midi. Des recommandations et résolutions ont été formulées pour une gestion saine et durable des 106 structures publiques (88 EPE classiques 18 Fonds nationaux) à l’issue de l’examen des rapports de gestion et des états financiers de 2025.
Au titre des recommandations, il est ressorti entre autres, la nécessité de renforcer les capacités des acteurs de la chaîne d’évaluation des marchés publics sur les innovations du nouveau dispositif de la commande publique, de fixer les volumes horaires obligatoires et des horaires de vacations à ne pas dépasser dans les écoles de formation. Il a été également demandé de prendre des dispositions pour assumer la dématérialisation des actes au niveau des EPE. Au niveau du ministère de la Santé, l’AG a souhaité la prise de mesures afin de fluidifier les mouvements des personnels au sein des établissements publics. Quant aux résolutions, elles sont relatives à l’approbation des rapports de gestion des conseils d’administration, des états financiers de l’exercice de 2025.
A l’issue de l’examen des rapports présentés par l’institut des finances publiques du Burkina, l’agence Burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel, le conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques, l’agence Faso abattoir, le centre hospitalier universitaire de Pala, l’économat des forces de défense et de sécurité, ont reçu une injonction de disposer d’un plan de recrutement adapté et prenant en compte les résultats de l’audit des postes de travail.
Les responsables des EPE ont été invités à mettre en œuvre les résolutions et recommandations issues de cette session.
Selon le rapport du secrétariat sur la gestion des EPE, au titre de l’exercice 2025, les 88 établissements classiques dont « Les Editions Sidwaya » fait partie, ont mobilisé 518,6 milliards F CFA de recettes totales, soit une hausse de 9,2% par rapport à 2024. Les recettes propres y représentent 18,42%. Leur trésorerie finale est de 172,3 milliards de F CFA, tandis que leur taux global d’autofinancement s’établit à 27,9 %, pour une norme de 20%.
Les dépenses, elles se chiffrent à 405,6 milliards FCFA soit une augmentation de 5,38% par rapport à 2024. Les fonds nationaux ont, pour leur part, mobilisé 371,8 milliards FCFA de ressources. Ils ont effectué 420,2 milliards FCFA de paiement dont 314,7 milliards F CFA injectés directement dans l’économie nationale.
Des performances malgré un contexte exigeant
Leur taux moyen d’autofinancement est de 111,3% soit plus de 5 fois le seuil de référence. Dans le rapport, l’exécution des recettes révèle une amélioration nette au niveau de 76 EPE, tandis que celle des dépenses demeurent en dessous de la fourchette de référence pour une majorité des EPE, traduisant des retards dans la réalisation des activités programmées. Pour les ratios caractéristiques, le taux de financement global progresse mais 34 EPE restent en dessous du seuil de 20%, appelant un effort accru de mobilisation des ressources propres.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, par ailleurs président par délégation de l’AG des EPE, a exprimé sa satisfaction face aux progrès accomplis par les EPE, malgré un environnement économique et sécuritaire exigeant. Il a confié que ces établissements publics ont fait preuve de résilience et d’un engagement soutenu dans l’accomplissement de leurs missions dans le respect des textes qui régissent leurs fonctionnements.
Le président de la CN-CES, Basolma Bazié, a appelé à la relecture de la loi 033 devant définir notamment les caractéristiques d’un contrat à durée déterminée dans les EPE.
Ces résultats, selon lui, traduisent les efforts consentis par les conseils d’administration, les équipes dirigeantes et l’ensemble des personnels des établissements publics. Toutefois, il a notifié que cette performance financière ne saurait constituer une fin en soi. « La véritable performance d’un établissement public se mesure dans sa capacité à améliorer durablement les conditions de vie des populations, à garantir un service public accessible et de qualité, à créer de la valeur ajoutée et à contribuer efficacement au développement économique et social du pays », a précisé le chef du gouvernement.
Il a reconnu que les travaux ont mis en évidence des défis liés à la gouvernance, à la mobilisation des ressources, à la qualité des prestations offertes aux usagers, ainsi que l’efficacité de certaines interventions publiques. « Ces difficultés, aussi importantes soient-elles, ne doivent ni entamer notre détermination, ni ralentir notre engagement.
Au contraire, elles doivent renforcer notre volonté de bâtir des établissements publics plus performants, plus innovants, plus responsables et davantage orientés vers les résultats », a affirmé le premier ministre. Il a invité les présidents des conseils d’administration à exercer « pleinement » leur mission d’orientation stratégique, de contrôle et de veille dans le respect des principes de bonne gouvernance. Quant aux directeurs généraux, le chef du gouvernement les a exhortés à poursuivre les réformes de modernisation, à promouvoir une gestion rigoureuse des ressources et à placer l’intérêt général au cœur de chacune de leurs décisions.
« Ne dormez pas sur le LIT »
Cette 27e session a été placée sur le thème :« La gestion des Etablissements publics de l’Etat dans un contexte de Révolution progressiste populaire ». Le président de la commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, exposant sur cette thématique a rappelé les missions et responsabilités des EPE dans ce contexte de Révolution progressiste populaire (RPP).
Pour lui, la gestion révolutionnaire passe par la façon de gérer, de rendre service aux masses, ce qui permet de renforcer la confiance. Il a poursuivi que l’accessibilité doit aussi aller de pair avec la qualité du service rendu. Basolma Bazié a également mentionné qu’une gestion basée sur les règles révolutionnaires doit tenir compte de la moralité. Le président CN-CES a formulé des recommandations à l’endroit de l’Etat et des responsables des EPE. Il s’agit notamment de la nécessité de mettre les moyens au profit des EPE afin qu’ils puissent faire face à leurs missions.
Il a suggéré qu’à chaque AG les responsables des EPE soumettent deux rapports, un portant sur le bilan financier et l’autre sur le bilan matériel, car l’institution fonctionne sur la base de ces éléments. Il a également demandé la relecture de la loi 033 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents EPE qui, depuis 2017 est sans suite. Il a conclu en invitant les responsables des EPE à ne pas dormir sur le LIT, le L déterminant la Lâcheté, le I, l’Incompétence et le T, la Traitrise. S’agissant de la loi 033, le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré a rassuré que les travaux sont avancés et les préoccupations soulevées relatives au capital décès et la caractérisation du contrat sont traités dans le projet en cours.
Aly SAWADOGO
« La vétusté des matériels de production demeure une préoccupation majeure », Yacouba Bonkoungou, PCA par intérim des Editions Sidwaya
Sidwaya (S) : Au terme de la 27e AG des EPE, que peut-on retenir de la gestion des Editions Sidwaya en 2025 ?
Le PCA par intérim des Editions Sidwaya, Yacouba Bonkoungou, a invité le personnel à rester mobiliser pour renforcer la contribution de l’entreprise aux ambitions de la Révolution Progressiste Populaire.
Yacouba Bonkoungou (Y.B) : L’assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat a adopté le rapport de gestion des Editions Sidwaya pour le compte de l’année 2025. Ce quitus concerne aussi bien les volets ressources humaines que les finances, le matériel et la logistique. Ces résultats satisfaisants sont à l’honneur de tout le personnel des différents segments qui font preuve d’engagement, de patriotisme au quotidien et de la directrice générale dont la qualité du management crée un climat propice à l’atteinte des objectifs au service du peuple et cela conformément aux orientations de la Révolution progressiste populaire. C’est l’occasion pour moi de saluer le professionnalisme des agents qui a permis de décrocher des dizaines de prix nationaux et internationaux dans différentes catégories. Je voudrais souligner aussi la résilience dont fait montre Sidwaya qui à ce jour est le seul journal qui est à 32 pages.
S : Au regard du contexte de la morosité économique, pouvez-vous rassurer le personnel que la Maison commune se porte bien ?
Y.B : La Maison commune se porte bien, mais en la matière, rien n’est acquis d’avance, ni définitivement. Il faut continuer les efforts pour consolider les acquis et mieux se donner de meilleures perspectives. Les efforts de rationalisation et de modernisation sont notables. Il faut continuer dans ce sens pour accroître le taux d’autofinancement et améliorer les conditions de travail. Il importe de remercier les tutelles technique et financière pour les différents appuis, tout en sollicitant davantage d’accompagnement.
S : Quelles ont été les difficultés rencontrées dans l’accomplissement des missions au cours de 2025 et les actions à entreprendre pour une amélioration continue du service public de l’information ?
Y.B : Les difficultés majeures sont liées aux défis de mobilisation des ressources financières dans un contexte où les attentes sécuritaires et sociales s’imposent comme des priorités indiscutables. La vétusté des matériels de production, de la logistique et la problématique des locaux insuffisants et inadaptés demeurent des préoccupations majeures. A cela, s’ajoute l’inadéquation de certaines procédures financières à la spécificité des Editions Sidwaya, quoique des débuts de solutions se profilent à l’horizon sur ce dernier point. Face à toutes ces attentes, des voies et moyens sont envisagées, tant au niveau de la Maison commune qu’au niveau de la hiérarchie.
S : Quel est votre message à l’endroit de l’ensemble du personnel des Editions Sidwaya ?
Y.B : Les Editions Sidwaya est une référence aujourd’hui au-delà de nos frontières. Et c’est en grande partie grâce à l’abnégation et au professionnalisme des agents. Ils doivent en être fiers et redoubler d’effort. Certes, des défis majeurs se présentent à nous, mais l’horizon est d’espérance. Il faut rester mobiliser aux côtés de la direction générale pour renforcer la contribution de Sidwaya aux ambitions de la Révolution Progressiste Populaire.
L’ambassade du Royaume du Maroc au Burkina Faso a célébré le 27e anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, au cours d’une réception, jeudi 30 juillet 2026, à Ouagadougou.
Cela fait 27 ans que le Roi Mohammed VI du Maroc a été intronisé. L’anniversaire de la fête du Trône a été célébré par l’ambassade du Royaume du Maroc au Burkina Faso, jeudi 30 juillet 2026, à Ouagadougou. La cérémonie a connu la présence des membres du gouvernement burkinabè, des chefs des missions diplomatiques, des représentants des organisations internationales et interafricaines, des présidents des institutions, entre autres.
Tous, ont exécuté les hymnes nationaux du Burkina Faso et du Royaume du Maroc. L’ambassadeur du Royaume du Maroc au Burkina Faso, Youssef Slaoui, a expliqué que durant les 27 ans de règne du Roi Mohammed VI, le Maroc a mis en place des chantiers et des mégaprojets consacrant un processus de développement durable et économique. Il a signifié que le Maroc fait de l’intégration africaine l’un des fondamentaux de sa politique étrangère. « Nos relations bilatérales sont très excellentes et se caractérisent par une convergence de vues sur les questions d’intérêt commun au niveau des instances régionales, continentales et internationales », a mentionné Youssef Slaoui.
En termes de bilan de la coopération bilatérale, au cours de l’année 2025, il a noté la tenue de la 5e session de la commission mixte de coopération organisée à Ouagadougou le 10 janvier 2025, couplée à la commémoration du 60e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux nations. L’ambassadeur du Maroc au Burkina a souligné le renforcement de la coopération dans plusieurs domaines, notamment, la défense-sécurité, la protection civile, la formation professionnelle, l’agriculture, le commerce, la jeunesse. Aussi, les infrastructures routières, la douane, l’urbanisme et l’habitat.
60 ans de diplomatie
Des membres du gouvernement, des personnalités diplomatiques, des présidents d’Institutions et invités de marque ont pris part à la commémoration de la fête du Trône marocain à Ouagadougou.
Au titre du bilan 2025, Youssef Saloui a ajouté la reconnaissance réciproque des permis de conduire nationaux et la disposition de l’ensemble des pays du Sahel des installations portuaires marocaines. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, au nom du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a adressé ses félicitations au Roi Mohammed VI, au gouvernement et au peuple marocains.
Il a formulé des vœux de paix, de prospérité et de progrès continu. Karamoko Jean Marie Traoré a soutenu que la coopération entre les deux nations se reconnaît dans la constance du dialogue politique, la confiance entre les dirigeants, la solidarité entre les peuples et les résultats concrets que celle-ci apporte aux populations. Il a rappelé que durant l’année 2025, les deux nations ont célébré le 60e anniversaire des relations diplomatiques, nouées le 21 octobre 1965.
Le ministre des Affaires étrangères a salué la tenue de la 5e session de la commission mixte de coopération. Pour lui, cette rencontre n’a pas seulement permis de dresser le bilan du chemin parcouru. Elle a ouvert une nouvelle séquence, avec la signature de 12 accords couvrant plusieurs domaines. Karamoko Traoré a réaffirmé que le Burkina Faso est une nation résiliente et déterminée à prendre en main son destin.
« C’est aussi une terre d’opportunités, portée par une population jeune, courageuse et entreprenante, par d’importantes ressources naturelles et par une volonté politique résolue de transformer localement nos richesses », a-t-il précisé. Pour cela, le ministre des Affaires étrangères a adressé un message de confiance aux opérateurs économiques, institutions financières et investisseurs marocains : « Le Burkina Faso est prêt à accueillir des partenariats ambitieux, équilibrés et durables », a-t-il déclaré. Une coupure du gâteau a mis fin à la commémoration de la fête du Trône.
Le ministère de la Santé, à travers l’Agence nationale de gestion de soins de santé primaires, a animé une conférence de presse, le vendredi 31 juillet 2026, à Ouagadougou pour présenter le bilan à mi-parcours de l’opération d’apurement du passif social.
Le gouvernement poursuit ses efforts de régularisation des droits des agents de santé. En effet, le ministère de la Santé, à travers l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires (AGSP), a dressé le bilan à mi-parcours de l’opération d’apurement du passif social au cours d’une conférence de presse, le vendredi 31 juillet 2026, à Ouagadougou.
Selon le directeur général de l’AGSP, Frédéric Loué, à la date du 25 juillet 2026, 25 679 893 430 F CFA ont été payés à 16 096 agents sur les 18 455 concernés, quatre mois après le lancement de l’opération. Il a indiqué que ce montant représente un taux d’exécution financière de 72,49%. Frédéric Loué a aussi souligné que ces différents paiements ont concerné les avancements, les reversements, les reclassements ainsi que les différentes indemnités prévues par les textes en vigueur.
Il a rappelé que le Conseil des ministres a instruit que l’apurement du passif social soit réalisé sur une période de sept mois, d’avril à octobre 2026. « Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a mobilisé une enveloppe exceptionnelle de 35,423 milliards F CFA destinée à couvrir le passif social de 18 455 agents », a-t-il indiqué. Selon lui, cette initiative va bien au-delà d’une simple régularisation admi-nistrative ou financière. « Cette opération est un acte de justice sociale visant à rétablir les agents de santé dans leurs droits et à renforcer leur confiance envers l’administration », a-t-il soutenu.
Le fruit d’une forte collaboration
Pour le directeur général de l’AGSP, au-delà des paiements, l’opération s’est accompagnée d’un important travail de régularisation administrative des carrières. « 17 494 agents sur 18 117 attendus ont déjà bénéficié des décisions d’avancement, représentant un taux de réalisation de 96,56 % », a-t-il précisé. Frédéric a fait comprendre que ces performances sont le fruit d’une forte collaboration entre les équipes de l’AGSP, la direction des ressources humaines du ministère de la Santé, le ministère en charge des finances et celui des serviteurs du peuple.
Le directeur général de l’AGSP a insisté que l’objectif du gouvernement est de mettre définitivement fin aux causes ayant conduit à la constitution du passif social. Pour cela, le ministère de la Santé veille à l’assainissement des fichiers de la gestion des soins de santé primaire, la digitalisation des procédures à travers la plateforme SYSPROG, l’amélioration de la gestion des actes administratifs de carrière, le renforcement des capacités des responsables des ressources humaines ainsi que la création de cadres de concertation au niveau des districts sanitaires et des directions régionales de la santé.
« Cette dynamique est suivie par un comité de pilotage chargé d’apprécier régulièrement l’état d’avancement des actions et de veiller au respect des engagements pris par le gouvernement », a-t-il rassuré. Frédéric Loué a également apporté des éclaircissements sur les prélèvements constatés par certains agents sur leurs rémunérations. Il a précisé qu’ils résultent de la mise en œuvre de l’Assurance maladie universelle, conformément aux dispositions réglementaires. Le directeur général de l’AGSP a invité les agents à toujours privilégier les canaux officiels mis en place par l’administration pour toute préoccupation. –
Le mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie a organisé une cérémonie de remise des distinctions dans le cadre de la VIe édition des ambassadeurs de paix awards au cours d’une soirée gala, vendredi 31 juillet 2026, à Ouagadougou.
A l’issue du panel des Ambassadeurs de paix awards (APA) sur le thème : « Face aux défis sécuritaires, l’amour de la patrie comme force d’unité et de cohésion sociale », le Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP) a organisé une cérémonie de remise des distinctions des ambassadeurs de paix awards au cours d’une soirée gala caritatif, vendredi 31 juillet 2026, à Ouagadougou.
En plus de célébrer des hommes et femmes ayant contribué à la promotion de paix et renforcer la cohésion sociale dans leur cadre de vie, le gala a permis de collecter des fonds pour soutenir des personnes vulnérables. Le guérisseur à base de plantes médicinales, Cheikh Amidou Bissiri, a été désigné lauréat, du grand APA 2026, pour ses actions de reforestation, la réhabi-litation de la morgue de Ouahigouya et la réalisation de forages au profit des populations, entre autres. Il s’est réjoui pour la distinction.
L’ancien Président de la République du Mali, Dioncounda Traoré (milieu), a reçu un cadeau de la part des organisateurs pour sa contribution à la quête de la paix.
« A travers ce prix, je souhaite renforcer mes actions de promotion de la paix, du vivre-ensemble et de l’acceptation de l’autre pour un Burkina uni, solidaire et tolérant », a commenté Cheikh Amidou Bissiri. Le Nigérien, Doro Mahamed Sékou remporte le trophée APA de l’AES pour son engagement dans la promotion de l’amour de la patrie au sein de l’AES. Six acteurs de la paix ont reçu des trophées APA du patriotisme. Deux acteurs ont reçu des trophées APA d’honneur et deux autres ont été sacrés APA du leadership.
Le fondateur du MPAP, Samuel Kalkoumdo, ministre conseiller spécial du président du Faso s’est réjoui de la tenue de la VIe édition des APA. Il a salué la présence des pays invités d’honneur qui ont suivi avec intérêt les panels et découvert des figures qui prônent la paix et le vivre-ensemble. L’ancien Président de la République du Mali, Dioncounda Traoré, a traduit sa reconnaissance aux initiateurs du MPAP pour l’honneur et l’invitation.
« C’est un privilège pour moi d’être invité dans un évènement où il est question de paix, de solidarité de justice, de développement harmonieux », s’est-t-il exprimé. La soirée gala a connu la présence des notabilités coutumières du Burkina et d’ailleurs, des responsables d’institutions diplomatiques et religieuses, des acteurs de paix et du vivre- ensemble.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)
A 48 heures de leur troisième et dernier match de groupe face aux Banyana Banyana d’Afrique du Sud, prévu le 4 août au stade Moulay Rachid de Casablanca, les Etalons Dames ont effectué, dimanche 2 août, une séance d’entrainement à l’Académie du Raja de Casablanca. A l’issue de la séance, le technicien Pascal Sawadogo et l’attaquante Juliette Nana ont affiché leur confiance, tout en reconnaissant la qualité du champion d’Afrique en titre.
Après leur victoire historique contre la Tanzanie (2-1), les Etalons Dames poursuivent sereinement leur préparation. La séance dominicale a essentiellement été consacrée au travail tactique, à la condition physique et aux exercices de finition. « Nous avons analysé les vidéos de notre adversaire. Cette séance était axée sur notre organisation, aussi bien lorsque l’Afrique du Sud aura le ballon que lorsque nous serons en possession. Demain, nous reviendrons sur le terrain pour mettre en place les derniers réglages et apporter les ultimes consignes », a expliqué Pascal Sawadogo.
Conscient de la valeur des Banyana Banyana, le technicien burkinabè refuse néanmoins de faire un complexe face aux championnes d’Afrique. « Nous regardons cette équipe différemment aujourd’hui. L’Afrique du Sud a déjà perdu dans cette compétition et cela montre qu’elle n’est pas imbattable. Ce n’est plus exactement l’équipe que nous avons affrontée en 2023. De notre côté, nous avons progressé, tandis qu’elles sont dans une phase de renouvellement de leur effectif », a-t-il analysé. Pour le coach, les vidéos étudiées par le staff technique confortent cette impression. « Les matchs que nous avons observés montrent qu’il y a véritablement un coup à jouer. Nous sommes confiants. »
Pascal Sawadogo estime également que cette CAN confirme le resserrement du niveau entre les sélections africaines. « Nous sommes en progression. Notre victoire contre la Tanzanie a renforcé la confiance du groupe. Les résultats enregistrés depuis le début du tournoi montrent qu’il n’y a plus de match gagné d’avance. Aujourd’hui, c’est surtout l’envie, la discipline et l’engagement qui font la différence sur le terrain. »
Quant à Juliette Nana, elle a assuré que le groupe avait bien récupéré de son précédent match. « La récupération s’est bien passée et l’entraînement s’est très bien déroulé. Nous poursuivons notre préparation dans de bonnes conditions. » L’attaquante reconnait le statut de favorite de l’Afrique du Sud, mais refuse de partir battue. « Nous connaissons cette équipe. Nous l’avons déjà affrontée et nous savons que c’est une grande nation du football féminin africain. Mais nous aussi, nous avons des qualités. Nous restons concentrées sur notre objectif qui est la qualification. »
Les Etalons Dames ont d’ailleurs analysé plusieurs séquences vidéo de leur prochain adversaire. « Les vidéos nous permettent de mieux connaitre cette équipe. Nous restons concentrées et déterminées. Le plus important sera de respecter les consignes du staff et de tout donner sur le terrain pour aller chercher la qualification. »
Mardi 4 août au stade Moulay Rachid de Casablanca, les joueuses d’Issa Balboné auront rendez-vous avec leur histoire. Face aux Banyana Banyana, un résultat positif ouvrira aux Etalons Dames les portes d’une qualification historique pour les quarts de finale de la CAN féminine.
La direction régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (DRICA) du Yaadga, en collaboration avec le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouahigouya, a procédé le jeudi 30 juillet 2026 dans le village de Soumiaga à l’incinération d’un important lot de produits prohibés, périmés et impropres à la consommation.
C’est environ plus de cinquante tonnes avec une valeur marchande estime a plus de cent millions de francs. Les produits saisis se répartissent comme suit : plus de 2375 cartouches de cigarettes frauduleuses pour une valeur marchande estimée à 47 500 000 FCFA, plus de 1 000 sachets et 413 bouteilles de liqueurs frelatées pour une valeur marchande estimée à 300 000 FCFA ; environ quinze (15) tonnes de produits alimentaires périmés pour une valeur marchande estimée à 7 500 000 FCFA saisie par le service de contrôle économique et de la répression des fraudes de la DIRCA Yaadga d’une part. D’autre part , C’est 695 g de chanvre indien ,19 sacs et 01 carton contenant des médicaments prohibés, un (01) sachet noire contenant de la drogue,05 Chichas, un sac de sucre et un sac de bissap,01 carton de levure, 16 cartons et 05 sacs contenant de produit prohibées d’une valeur estimée à plus de 30 000 000 F CFA saisie par le tribunal de grande instance (TGI) de Ouahigouya qui ont été réduit en cendre à travers une opération d’incinération ce jeudi 30 juillet à Ouahigouya en présence des autorités administratives, des autorités judiciaires compétentes ainsi que des représentants des acteurs du secteur privé.
Le secrétaire général de la région de Yaadga Kouilga Albert Zongo prenant la parole au nom du gouverneur a rappelé que la santé publique demeure une priorité des plus hautes autorités du pays à travers la Révolution Progressiste Populaire. Il a insisté sur le fait que les produits périmés ou prohibés peuvent provoquer de graves intoxications, des maladies parfois irréversibles voir des décès. « Chaque produit impropre à la consommation incinéré représente un danger écarté de nos familles. En retirant définitivement ces marchandises du circuit commercial nous sauvons potentiellement des vies et protégeons la santé des consommateurs » a-t-il déclaré.
Protéger la santé des populations
Le procureur du Faso près du TGI de Ouahigouya Aly Benjamin Coulibaly pour sa part, a rappelé que cette destruction répond à une prescription légale du code de procédure pénal en son article 242-14 alinéa 6 qui prescrit que le procureur du Faso a la possibilité de procéder à la destruction des produits lorsqu’il estime que la conservation la conservation de ces produits est dangereuse pour la communauté. Selon lui la loi prévoit des sanctions contre toute personne impliquée dans la vente des produits impropres à la consommation. « Les commerçants doivent comprendre que la commercialisation des produits prohibés ou périmés de la drogue et autres constitue une infraction pénale. La justice restera ferme face à tous ceux qui mettent volontairement en danger la santé des populations » a-t-il averti.
Le directeur régional en charge du commerce du Yaadga Mahamadou Zoré a expliqué que les produits détruits étaient composés notamment de denrées alimentaires périmés, de boissons impropres à la consommation et autres sont le résultat des contrôles réguliers effectués par ses services de contrôle économique et de la répression des fraudes dans la région. Il a souligné que les équipes de contrôle multiplient les inspections dans les marchés, les boutiques, les magasins et les lieux de stockage afin d’identifier les produits non conformes. « Notre mission est de garantir que les consommateurs aient accès à des produits sûrs et de qualité. Les marchandises périmées, falsifiées ou prohibées n’ont pas leur place sur le marché burkinabè », a-t-il martélé. Monsieur Zoré a par ailleurs invité les commerçants à adopter des pratiques responsables, notamment en assurant une bonne gestion de leurs stocks et en retirant systématiquement les produits arrivés à expiration. « Notre objectif est d’amener les opérateurs économiques à respecter les règles afin de préserver la santé publique et de renforcer la confiance des consommateurs », a-t-il précisé. Il a également exhorté les populations à collaborer avec les services du commerce en signalant toute vente suspecte de produits périmés ou de qualité douteuse.
Prenant la parole au nom des opérateurs économiques, le président des commerçants de la commune de Ouahigouya Idrissa Ouédraogo a salué les efforts des autorités administratives, judiciaires et des services du commerce de Yaadga pour l’assainissement du marché local. Selon lui, l’incinération de ces produits constitue une lourde perte financière pour leurs propriétaires, mais elle demeure une mesure nécessaire pour préserver la santé des populations. « Voir partir en fumée autant de marchandises représente une perte considérable pour les commerçants concernés. Cependant, aucune valeur marchande ne peut être comparée à la valeur d’une vie humaine. Cette opération d’incinération doit servir de leçon à tous les acteurs du commerce illicite de la commune de Ouahigouya ainsi que toute la région », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce samedi 1er août 2026, à Kokologho, dans la province du Boulkiemdé, région de Nando, à la mise en eau du barrage réhabilité de Kokologho.
Remis en service après dix-huit années d’interruption, cet ouvrage hydraulique traduit la volonté du Gouvernement de renforcer durablement la maîtrise de l’eau afin de soutenir la production agricole, l’élevage, les activités halieutiques et la création de richesses au profit des populations. Entièrement financés par le budget de l’État au titre de l’exercice 2025, les travaux ont été réalisés en trois mois par l’Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (ONBAH).
Construit en 1955 grâce à la mobilisation des populations, le barrage avait connu une première réhabilitation avant de céder totalement en 2008. Les travaux engagés ont permis de restaurer entièrement l’ouvrage tout en améliorant sa capacité de retenue, désormais portée à plus de 806 000 m³ d’eau.
Le Chef du Gouvernement a salué la qualité et la célérité des travaux réalisés par l’ONBAH, qui ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement économique de la localité. « C’est un barrage qui avait cédé depuis pratiquement 18 ans. L’ONBAH a su se déployer avec rapidité et efficacité pour faire le travail que nous avons vu ce matin en trois mois, ce qui permet d’avoir un ouvrage d’une capacité de plus de 800 000 m³. Cela ouvre de bonnes perspectives, notamment l’aménagement d’un périmètre exploitable de près de 25 hectares, et ce travail va commencer bientôt », a déclaré le Premier ministre.
Grâce à cette réhabilitation, le barrage permettra l’aménagement d’un périmètre irrigué de 25 hectares, favorable au développement du maraîchage, de la riziculture, de la culture du maïs, de la pisciculture et de l’aquaculture. Il contribuera également à la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, à l’amélioration des revenus des producteurs, à la recharge de la nappe phréatique ainsi qu’à la préservation des écosystèmes.
Le Camarade Premier ministre a souligné que cet investissement constitue bien plus qu’un simple ouvrage hydraulique. « Avec la réalisation de ce barrage, les perspectives sont là en termes d’aménagement des périmètres de production agricole, de pisciculture, mais aussi de toutes les activités connexes qui peuvent générer des revenus au profit de la femme, du jeune et du vieux », a-t-il indiqué.
Le Premier ministre a instruit le gouverneur de la région de Nando et le président de la délégation spéciale de Kokologho de mobiliser les populations autour de la préservation de l’ouvrage. Il les a invités à accompagner les futurs aménagements, à participer à leur entretien et à devenir les premiers défenseurs de cette infrastructure, dont la pérennité dépendra de l’engagement collectif des bénéficiaires.
Le Chef du Gouvernement a enfin exprimé le vœu que cette réalisation produise rapidement des résultats tangibles pour les populations. « La plus grande satisfaction du Président du Faso et la mienne sera de voir sortir d’ici des tonnes de légumes, de voir les jeunes occupés à produire et à prendre en charge leurs familles. »
Au-delà de la réhabilitation d’un barrage, cette réalisation illustre la volonté du Gouvernement de faire des infrastructures hydrauliques des leviers de transformation économique, de développement rural et de souveraineté alimentaire. Elle confirme l’option stratégique de valoriser les ressources nationales et les compétences burkinabè pour améliorer durablement les conditions de vie des populations.
𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
Le Burkina Faso a dominé la Tanzanie (2-1), ce vendredi 31 juillet 2026 au stade Larbi Zaouli de Casablanca, lors de la deuxième journée du groupe B de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine. Grâce aux réalisations d’Adèle Kabré (43e) et de la capitaine Balkissa Sawadogo (80e), les Etalons dames signent la première victoire de leur histoire en phase finale de la compétition et conservent toutes leurs chances de qualification pour les quarts de finale avant leur ultime sortie face à l’Afrique du Sud.
Les Etalons dames ont écrit une nouvelle page de l’histoire du football féminin burkinabè. Dos au mur après leur défaite inaugurale face à la Côte d’Ivoire, les joueuses d’Issa Balboné n’avaient plus droit à l’erreur. Pour ce rendez-vous décisif, le sélectionneur burkinabè a procédé à quelques ajustements en titularisant Nina Dabilgou dans les buts et en confiant le brassard de capitaine à Balkissa Sawadogo.
Dès les premières minutes, les Burkinabè affichent leurs ambitions. Bien organisées, elles monopolisent progressivement le ballon et imposent leur rythme.
A la 18e minute, un bon centre de Rasmata Sawadogo traverse la surface sans trouver preneuse. Solide défensivement autour de Madina Traoré, le Burkina Faso mairise les offensives tanzaniennes et se montre de plus en plus entreprenant. Cette domination est récompensée juste avant la pause. A la 43e minute, parfaitement lancée sur le côté droit, Adèle Kabré conclut une contre-attaque menée avec efficacité et permet au Burkina Faso de rejoindre les vestiaires avec un avantage logique (1-0).
Au retour des vestiaires, la rencontre prend une autre tournure.
A la 53e, la Tanzanienne Hansath Ubamba est expulsée pour une intervention dangereuse sur la gardienne Nina Dabilgou. En supériorité numérique, les Burkinabè connaissent pourtant un moment de flottement. Neuf minutes plus tard, sur un coup franc excentré, le ballon heurte le poteau avant d’être repris victorieusement par l’attaquante tanzanienne Alsha Juma Mnuka pour l’égalisation (1-1).
Une victoire historique qui entretient l’espoir
Loin de céder au doute, les protégées d’Issa Balboné repartent de l’avant. Les changements opérés par le staff apportent un nouvel élan au collectif burkinabè.
A la 80e, au terme d’une contre-attaque parfaitement exécutée, la capitaine Balkissa Sawadogo fait parler sa vitesse et son sang-froid pour offrir la victoire aux siennes (2-1). Cerise sur le gateau, Balkissa Sawadogo est élue femme du match.
Au coup de sifflet final, la satisfaction est immense dans le camp burkinabè. « Notre survie dépendait de ce match. Les filles étaient gonflées à bloc après la défaite inaugurale. Le Burkina Faso est un peuple intègre. La combattivité, le courage et la dignité pour défendre l’honneur de la nation sont dans notre sang.
C’est sur le plan mental que nous avons pris l’ascendant. Nous allons savourer cette victoire avant de préparer le match contre l’Afrique du Sud », a réagi le sélectionneur Issa Balboné.
Son homologue tanzanien, Bakari Shime, a reconnu la supériorité des Burkinabè. « Félicitations au Burkina Faso. Le carton rouge a profondément modifié notre organisation et nous avons commis des erreurs défensives qui nous ont coûté cher. Il faudra vite les corriger avant notre prochain match contre la Zambie », a-t-il déclaré.
Dans l’autre rencontre du groupe B, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud se sont quittées sur un match nul (2-2). Ce résultat relance totalement la course à la qualification. Avec cette victoire historique, les Étalons dames restent en lice et joueront leur avenir dans la compétition lors de la troisième journée face Banyana Banyana, le 4 aout prochain, au stade Moulay Rachid de Casablanca.
Après la ville d’Urumqi, les journalistes africains francophones participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC) ont poursuivi leur « exploration » de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang dans la ville de Tiemenguan qu’ils ont rallié par bus, traversant le fameux Tunnel de la Victoire du Tianshan.
Avant 2025, il fallait plus de 7 heures de route pour rallier Urumqi, la capitale de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang à Korla, capitale de la Préfecture de Bayingolin. Désormais, le trajet ne dure que 3 heures. Cette prouesse est possible grâce à la politique de développement du Xinjiang qui a permis la construction de plusieurs infrastructures routières permettant de désenclaver la région et promouvoir son développement. L’une de ces infrastructures est le Tunnel de Tianshan Shengli. Également appelé tunnel de la Victoire du Tianshan, il est situé dans la région de haute altitude et de grand froid des montagnes du Tianshan.
La politique de développement du Xinjiang qui a permis la construction de plusieurs infrastructures routières permettant de désenclaver la région et promouvoir son développement
D’une longueur totale de 22,13 kilomètres, il détient le record mondial du plus long tunnel autoroutier. Véritable symbole du génie civil chinois, il a également établi le record « du puits de ventilation vertical d’autoroute le plus profond du monde ». Grâce à ce tunnel, la traversée des imposantes montagnes de Tianshan qui constituaient une barrière naturelle infranchissable ne prend désormais qu’environ 20 minutes.
Fondée seulement en 2012, la ville de Tiemenguan surprend déjà par son développement.
Après l’étape remarquable du tunnel, le groupe de journalistes est arrivé dans la ville de Tiemenguan située dans la préfecture autonome mongole de Bayingolin. Pour plusieurs journalistes, cette étape a été l’une des plus belles du séjour au Xinjiang. Ancien goulet de la route centrale de l’ancienne Route de la Soie, la ville de Tiemenguan était un passage clé reliant le nord et le sud du Xinjiang. Fondée seulement en 2012, elle surprend déjà par son développement. La ville abrite un parc scientifique et technologique agricole national, un parc industriel agricole moderne national, une zone de développement économique et technologique, 144 entreprises industrielles au-dessus de la taille désignée et une société cotée.
Le Mémorial de la Brigade d’instruction de Bohai reproduit de manière vivante l’histoire ardue des générations de personnes du CPCX défrichant et gardant la frontière au pied des montagnes du Tianshan.
La ville de Tiemenguan est située dans la 2e Division du Corps de production et de construction du Xinjiang (CPCX). Au fil des ans, des générations de travailleurs du CPCX se sont enracinées dans le désert de Gobi, construisant des projets de conservation de l’eau et défrichant des terres, transformant le Gobi aride en oasis contiguës, et cultivant une agriculture spécialisée avantageuse telle que le coton de haute qualité, les poires parfumées, les piments spéciaux et les arbres fruitiers. Ces efforts sont retracés au Mémorial de la Brigade d’instruction de Bohai de la 2e Division que les journalistes ont visité lors de leur séjour à Tiemenguan.
L’éducation, un volet important
L’école secondaire N° 2 de Huashan a été sélectionnée comme « École expérimentale nationale d’éducation scientifique pour les écoles primaires et secondaires »
À travers des expositions d’objets culturels, des reconstitutions de scènes et des technologies audio-visuelles et lumineuses, ce mémorial reproduit de manière vivante l’histoire ardue des générations de personnes du CPCX défrichant et gardant la frontière au pied des montagnes du Tianshan. La superficie du bâtiment est de 2 700 mètres carrés, avec une ligne d’exposition de plus de 260 mètres et plus de 340 objets d’exposition de la période révolutionnaire. Il accueille plus de 1 800 activités d’éducation à l’esprit du Parti et plus de 500 activités d’étude pour les écoles primaires et secondaires chaque année.
De la musique à la culture traditionnelle en passant par l’éducation physique, tout est mis en œuvre dans cette école pour permettre aux élèves de construire un avenir brillant avec le pouvoir de la connaissance
L’éducation est un volet qui est pris à bras le corps par la 2e Division. Il suffit de faire un tour à l’École secondaire N° 2 de Huashan pour en être convaincu. En effet, lorsqu’on visite cet établissement, on ne se croirait pas dans une école d’une ville située à des milliers de kilomètres de la capitale du pays. C’est la preuve qu’en Chine, le développement est partagé. Que ce soit dans les grandes villes ou les petites, tout est mis en œuvre pour assurer aux populations de bonnes conditions de vie et d’études.
Les élèves de l’école ont remporté 17 prix nationaux et 133 prix au niveau CPCX, signe de la qualité de la formation qui y est dispensée
L’école secondaire N° 2 de Huashan propose six modules principaux de formation à ses apprenants. De la musique en passant par l’éducation physique, l’art, les sciences, la pratique globale et la culture traditionnelle, tout est mis en œuvre pour permettre aux élèves d’explorer le monde par l’expérience, d’élargir leurs horizons par la pratique et de construire un avenir brillant avec le pouvoir de la connaissance.
En Chine, tout est mis en œuvre pour assurer une bonne formation aux élèves que ce soit dans les grandes villes comme les petites
Grâce aux moyens déployés par le Corps de production afin d’assurer aux apprenants une éducation de qualité, l’école a été sélectionnée comme « École expérimentale nationale d’éducation scientifique pour les écoles primaires et secondaires », « École caractéristique nationale de football de campus pour les jeunes », « Ecole caractéristique traditionnelle sportive du СРСХ » et « École d’innovation d’éducation scientifique et technologique excellente du 37e Concours national d’innovation scientifique et technologique de la jeunesse ». Ses élèves ont déjà remporté 17 prix nationaux et 133 prix au niveau CPCX, signe de la qualité de la formation qui y est dispensée. Et pour couronner le tout, nous avons appris lors de notre passage que les frais de formation sont entièrement gratuits dans cet établissement.
Comme il est coutume d’entendre, la jeunesse constitue l’avenir d’une nation. Et en misant sur la formation de sa jeunesse, la Chine mise sur son propre avenir.