𝟐𝟕𝐞 𝐀𝐆/𝐄𝐏𝐄 : 𝐜𝐚𝐩 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́
Thèse de doctorat en Mathématiques appliquées : Rasmané Pagbelguem ouvre de nouvelles perspectives pour l’aide multicritère à la décision
L’Université Joseph-Ki-Zerbo a servi de cadre, le lundi 27 juillet 2026, à la soutenance de thèse de doctorat en mathématiques appliquées, spécialité recherche opérationnelle, de Rasmané Pagbelguem. Au terme de plusieurs heures d’échanges scientifiques de haut niveau, le jury lui a décerné le grade de docteur avec la mention « Très honorable avec les félicitations du jury », consacrant des travaux salués pour leur originalité, leur rigueur méthodologique et leur contribution à l’amélioration des méthodes d’aide multicritère à la décision et des procédures de vote basées sur des métriques.
Intitulée « Investigation d’une nouvelle procédure métrique et implémentation de quelques méthodes de vote basées sur des métriques », cette recherche apporte une contribution originale à un domaine devenu stratégique à l’ère de la gouvernance moderne. Elle répond à une préoccupation concrète : aider plusieurs décideurs à effectuer les meilleurs choix lorsque plusieurs critères, parfois contradictoires, doivent être pris en compte. Les méthodes classiques d’aide à la décision présentent en effet plusieurs limites, notamment leur dépendance aux pondérations, leur caractère compensatoire et la fréquence des ex æquo.
Pour y remédier, Rasmané Pagbelguem a conçu une nouvelle procédure métrique, SRMP (Strict Ranking Metric Procedure), qui permet d’établir un classement collectif unique, strict et sans ex æquo en minimisant les désaccords entre les préférences des décideurs. Cette méthode respecte des principes fondamentaux tels que l’anonymat, la neutralité et le principe de Pareto. Le doctorant a également développé VIKOR-METRIC, une méthode hybride associant la procédure SRMP à la méthode internationale VIKOR. Implémentés en langage Python, ces nouveaux algorithmes améliorent la discrimination entre les alternatives tout en limitant les effets compensatoires des approches traditionnelles.

Les innovations proposées ont été validées à travers plusieurs expérimentations, notamment sur les données du jugement majoritaire des élections présidentielles françaises de 2007 et 2012, ainsi que sur des cas de sélection de partenaires et de robots industriels. Les résultats mettent en évidence une amélioration de la stabilité et de la robustesse des classements. Le Président de jury, Pr Blaise Somé, directeur de l’Ecole doctorale Sciences et Techniques de l’Université Aube Nouvelle de Ouagadougou, a salué une contribution scientifique majeure au développement de la recherche opérationnelle.
La directrice de thèse, Dr Zoïnabo Sawadogo, de l’Université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou, a mis en avant la rigueur, la persévérance et l’esprit d’innovation du candidat, souhaitant une valorisation rapide de ses résultats. Les rapporteurs, Pr Adama Coulibaly de l’Université Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan en Côte d’Ivoire et Dr Elysée Gouba, de l’Université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou ainsi que Pr Francis Bassono, de l’Université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou, membre du jury, ont unanimement reconnu la qualité scientifique, l’originalité des méthodes développées et la maîtrise du sujet par le candidat.
Au-delà de son intérêt académique, cette thèse ouvre des perspectives pour la gouvernance publique, la planification du développement, la gestion des entreprises, la santé, les transports, l’environnement, l’intelligence artificielle et l’allocation des ressources. Selon l’impétrant, la méthode SRMP est une nouvelle méthode de vote très efficace qui résiste mieux à la manipulation et à la corruption électorale. C’est une approche intéressante pour les pays comme le Burkina Faso. Pour des élections à moindre coût et des résultats qui seront moins contestables. En distinguant Rasmané Pagbelguem de la mention « Très honorable avec les félicitations du jury », le jury a consacré une recherche qui renforce le rôle des mathématiques appliquées comme outil d’aide à des décisions collectives plus équitables, consensuelles et robustes.
Nadège YE
Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)
De Ouahigouya au « Sang et la Foi »: l’éveil de la conscience historique face au radicalisme sahélien
Le séjour officiel du camarade capitaine Ibrahim Traoré à Ouahigouya, le 16 juillet 2026, marquera un tournant historique dans la conduite de la Révolution burkinabè. Devant les forces vives de la région du Yaadga, le chef de l’Etat a prononcé un discours d’une lucidité stratégique rare, abordant sans détour le fléau de la radicalisation religieuse et l’impératif absolu de la cohésion sociale.
En exhortant les populations à préserver l’unité nationale et à rompre définitivement avec les officines d’ingérence étrangère, le président du Faso a touché du doigt le levier le plus intime de la crise qui secoue notre espace sahélien : la perte de nos repères endogènes au profit d’idéologies exogènes prédatrices. Cette intervention magistrale résonne de manière saisissante avec la thèse centrale de mon dernier essai, « Le Sang et la Foi ». Ce que les autorités qualifient à juste titre de manipulation des esprits et de propagande impérialiste n’est que la résurgence contemporaine d’une longue dynamique historique.
Le Sahel ne fait pas seulement face à une agression terroriste asymétrique ; il subit le contrecoup d’une amnésie mémorielle profonde. Pour comprendre comment des enfants du pays en viennent à retourner des armes contre leur propre patrie au nom d’un fondamentalisme dogmatique, il devient urgent d’analyser la transition historique entre ce que j’appelle le temps du sang et le temps de la foi.
L’histoire de notre continent nous enseigne que la première pénétration impériale arabo-musulmane s’est faite par la violence des armes, de la conquête du Maghreb au traité du Baqt en 652, qui institutionnalisa le prélèvement d’êtres humains aux frontières de la Nubie. C’est le temps du sang, caractérisé par 13 siècles de traite transsaharienne et une politique d’extinction démographique par la castration de masse, documentée par l’anthropologue Tidiane N’Diaye. Face à cette entreprise de destruction, nos ancêtres ont fait preuve d’un pragmatisme politique remarquable. Ils ont embrassé la foi pour en faire un bouclier juridique, la jurisprudence médiévale interdisant d’asservir un croyant.
A travers le génie des confréries soufies, l’Afrique a réussi à africaniser l’islam, créant une pratique tolérante, respectueuse de la dignité et des valeurs communautaires ancestrales. La tragédie moderne, et c’est là tout l’enjeu du sursaut national prôné à Ouahigouya, réside dans l’effacement de cette mémoire de résistance au profit d’un mimétisme aliénant. En important des doctrines théologiques ultra- rigoristes, totalement étrangères à l’éthos de l’islam noir, certains de nos concitoyens subissent une forme d’arabisation des esprits.
Ils confondent volontairement la piété religieuse, qui est universelle et respectable, avec la soumission aveugle à un impérialisme culturel d’Orient. Ce comportement relève d’un véritable syndrome de Stockholm civilisationnel : l’ancien conquis se fait le protecteur de la culture de l’ancien conquérant, allant jusqu’à détruire sa propre patrie. L’appel du camarade capitaine Ibrahim Traoré à l’heure du réarmement idéologique impose une bataille qui ne se gagnera pas uniquement sur le front militaire.
La libération totale du Burkina Faso et des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) exige une reconquête de notre souveraineté mémorielle. Nous devons revendiquer, avec courage, un droit d’inventaire historique global. De la même manière que nous dénonçons les crimes de la colonisation occidentale, nous devons briser les tabous qui entourent les impérialismes de l’Est.
Le patriotisme révolutionnaire doit marcher de pair avec la décolonisation culturelle. En opposant la vérité historique aux dogmes importés, le peuple burkinabè se prémunira contre les tentatives de division. C’est à ce prix, celui de la lucidité et de la réappropriation de notre propre histoire, que l’Afrique écrira son avenir en homme libre, capable de vivre sa foi sans jamais aliéner l’héritage et la mémoire de ses ancêtres.
Dr Jacob Harmeu BEIDE
Auteur et Essayiste
Sécurité de proximité : Dédougou se dote de deux commissariats de police de secteur
La Police nationale a procédé au lancement officiel des activités de deux commissariats de police aux secteurs n°4 et 6 de la ville de Dédougou, ce jeudi 30 juillet 2026. La cérémonie de lancement, patronnée par le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a également vu l’inauguration des locaux devant abriter ces services de police.
Représentant le directeur général de la Police nationale à cette cérémonie, le directeur de la sécurité publique, le commissaire divisionnaire de police Sibiri Nébilè Amidou Yoin, a expliqué que la création de ces commissariats de secteur répond à la vision innovante de la Police nationale, axée sur la mise en œuvre de stratégies opérationnelles pour un renforcement de la sécurité au quotidien. Il s’agit en outre de rapprocher les services policiers des citoyens pour une sécurité de proximité et contribuer à réduire les distances. Plus de détails à venir.
Yacouba BELEM
Image de la cité
Une illustration ahurissante d’habitats prenant en otage un poteau de haute tension de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), malgré les campagnes de sensibilisation de la SONABEL sur l’occupation anarchique des couloirs de haute tension.
Accélération de la digitalisation de l’identité
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 30 juillet 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 min à 12 H 40 min, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
Lire le conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous:
Promotion du tourisme interne : des journalistes découvrent le patrimoine culturel des Koulsé
L’association des journalistes des Koulsé, avec l’appui financier du ministère en charge de la culture et du tourisme, a organisé, le 23 juillet 2026 à Kaya, un atelier d’information sur les potentialités culturelles et touristiques de la région, suivi d’une incursion sur le musée des fourneaux africains de l’association culturelle Passaté et le musée communal de Kaya.
Les professionnels des médias des Koulsé veulent promouvoir le tourisme interne et le patrimoine artistique, culturel et touristique de la région. De ce fait, l’Association des journalistes des Koulsé (AJK) a organisé, le jeudi 23 juillet 2026 à Kaya, une immersion sur le site des hauts fourneaux de l’association culturelle passaté et le musée communal de Kaya. Avant cette sortie-découverte de la richesse culturelle, les historiens des temps présents ont d’abord bénéficié d’une communication sur les potentialités touristiques et culturelles des Koulsé animée par Vincent Ouédraogo, agent à la direction régionale de la Communication, de la Culture des Arts et du tourisme des Koulsé (DRCCAT-KLS).
A l’entendre, la région dispose de 64 sites inventoriés et documentés, 48 sites culturels, 2 naturels et 14 mixtes dont le site de métallurgie ancienne du fer de Tiwèga inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO le 5 juillet 2019. A l’issue des échanges sur les potentialités culturelles et touristiques, les journalistes ont visité le musée des fourneaux africains de l’Association culturelle Passaté (ACP) et le musée communal de Kaya possédant une richesse culturelle majoritairement méconnue par la population burkinabè.
Pour le coordonnateur de l’AJK, Emil Segda, cette initiative vise à promouvoir le tourisme interne et des valeurs culturelles positives, parce que beaucoup de journalistes de la région ne connaissent pas les potentialités culturelles et touristiques de la région hormis les fourneaux de Tiwèga et de l’ACP ainsi que le musée communal de Kaya. L’objectif, selon lui, vise à réorienter les productions des journalistes en matière de promotion du patrimoine culturel et touristique. Camarade Segda a fait savoir que les hommes de médias doivent créer plus de visibilité des sites touristiques nationaux dans ce contexte de crise sécuritaire où les touristes internationaux ont tourné le dos au Burkina Faso.
Cette incursion a été soutenue financièrement par le ministère en charge de la communication dans le cadre de la promotion du tourisme interne. Une initiative saluée par les guides des sites visités. Pour le guide touristique des fourneaux africains de l’PCA, Roger Bamogo, recevoir une visite des journalistes pour découvrir le patrimoine culturel des forgerons apportera plus de visibilité au site en plus des visites régulières des élèves et étudiants en sortie d’études sur l’extraction du fer à travers la forge. En termes de doléances, il a sollicité auprès des plus hautes autorités des moyens conséquents pour plus de protection des fourneaux contre les intempéries (pluie, vent, etc.).
Même son de cloche pour le guide du musée communal de Kaya, Vincent Ouédraogo, qui trouve cette initiative une aubaine pour plus d’attraction des visiteurs sur ces sites longtemps méconnus des populations. « Actuellement, on est dans la saison du grand tourisme, et avoir des journalistes qui ont pris l’initiative de faire la promotion du tourisme interne, de venir visiter le musée est une bonne chose. Cela va contribuer à faire la visibilité de notre patrimoine, et notamment le musée communal de Kaya », s’est réjoui camarade Ouédraogo. C’est pourquoi, il a traduit toute sa reconnaissance à de l’AJK.
Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com
Ayouba OUEDRAOGO (Collaborateur)
Marketing et intelligence artificielle: des experts agréés sensibilisés aux défis de la nouvelle technologie
L’Agence de promotion de l’expertise nationale a organisé un atelier d’information et de sensibilisation des experts agréés aux enjeux du Marketing des prestations intellectuelles et de l’intelligence artificielle, le jeudi 30 juillet 2026, à Ouagadougou.
Dans un monde où l’évolution technologique est constante, l’intelligence artificielle s’impose comme un outil central. Il faut la maitriser afin d’en tirer le maximum de profit et ce, de façon responsable, tout en évitant les dérives qui pourraient en découler. Dans cet objectif, l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) a tenu un atelier d’information et de sensibilisation à l’endroit des experts agréés sur les enjeux du marketing des prestations intellectuelles et de l’intelligence artificielle, jeudi 30 juillet 2026, à Ouagadougou.
Divers modules ont été revisités au cours dudit atelier. Selon le formateur et directeur du marketing et de l’appui conseil à la Maison de l’entreprise du Burkina Faso, Ismaël Tannamda Sawadogo, il a été question de revisiter tout ce qu’il y a comme spécificités des services, comment vendre son expertise et ses prestations intellectuelles.
Cela, dans le but de tenir ses promesses, satisfaire son marché, tout en faisant du profit. Quant au conseiller en ingénierie informatique et formateur, Lamoussa Daouda Sorgho, il a laissé entendre que cette rencontre est une opportunité de s’entretenir avec les pairs autour des questions d’actualité à savoir : les technologies et l’intelligence artificielle. Pour lui, elle a été l’occasion d’évoquer les fondamentaux, mais, surtout de démystifier l’intelligence artificielle vis-à-vis des prestataires de services intellectuels.
Par ailleurs, il a exhorté les participants à avoir de l’engouement et une certaine appétence, à faire usage de cette technologie dans les productions intellectuelles qu’ils sont appelés à réaliser dans leurs prestations. La cérémonie a été présidée par la secrétaire exécutive de l’ APEN, Sylvie H. Meda. Elle a salué le partage d’expériences sur le marketing des services de prestations intellectuelles et l’utilisation de l’intelligence artificielle. « Cette session ambitionne d’accroître la compétitivité de nos prestations intellectuelles aux plans national et international », a-t-elle indiqué.
Evariste YODA
Aude Frederique ROUAMBA (Stagiaire)
Rapatriement volontaire des réfugiés: le Burkina Faso réaffirme son engagement pour un retour libre, sûr et digne
Une délégation burkinabè, conduite par le camarade secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés, l’ambassadeur Vlé Fulbert Traoré, a pris part, ce jeudi 30 juillet 2026, par visioconférence, à une réunion du Groupe de travail technique de la Commission tripartite Burkina Faso – République du Mali – Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer le processus de rapatriement volontaire des réfugiés, de faire le point sur les avancées enregistrées, d’identifier les défis qui subsistent et de renforcer la coordination entre les différents acteurs engagés dans la mise en œuvre de l’Accord tripartite.
A l’ouverture des travaux, le chef de la délégation burkinabè a transmis les salutations et les encouragements des plus hautes autorités du Burkina Faso à l’ensemble des participants, saluant les efforts conjoints des gouvernements burkinabè et malien, ainsi que l’accompagnement constant du HCR, avant de remercier les membres du Groupe de travail technique pour leur disponibilité et leur engagement en faveur de cette mission.
Pour le secrétaire permanent, cette session d’évaluation constitue une étape importante dans la mise en œuvre des recommandations issues de la 14e réunion de la Commission tripartite. “Au-delà des aspects techniques, elle témoigne de la volonté commune des trois parties de garantir aux réfugiés un retour volontaire, libre, sûr et digne”, a -t-il ajouté. L’ambassadeur Vlé Fulbert Traoré a rappelé que le processus de rapatriement volontaire engagé depuis la signature de l’Accord tripartite en 2015 et renforcé par sa révision en 2024 repose sur un engagement politique et humanitaire fort.
Il a, par ailleurs souligné que sa réussite passe par la sécurité des personnes rapatriées, leur accès aux services sociaux de base, leur réinsertion socio-économique ainsi qu’une collaboration étroite entre les Etats, le HCR, les partenaires et les communautés d’accueil. Les échanges ont également permis aux participants d’harmoniser leurs approches, de partager les informations relatives aux intentions de retour et d’examiner les perspectives d’amélioration du processus, dans un contexte où la coordination entre les différentes parties demeure essentielle. En clôturant son allocution, le secrétaire permanent a exprimé le souhait que les travaux débouchent sur des actions concrètes, à même de renforcer la protection des réfugiés et de consolider les conditions d’un rapatriement volontaire durable, conformément aux engagements internationaux des Etats partis.
DCRP/ MAE
Autoroute Ouagadougou/Bobo-Dioulasso : 200 milliards F CFA mobilisés pour la première phase
Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a bouclé ce jeudi 30 juillet 2026, à Ouagadougou, l’évaluation des membres du gouvernement avec le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubacar Nacanabo.
En dépit d’un contexte national, sous régional et international difficile, le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, tient bien son département, très stratégique dans la mobilisation des ressources pour faire face aux impératifs de développement et de reconquête de l’intégrité du territoire national. A la première moitié de l’année, il est à 60,66 % de taux de réalisation de son contrat d’objectif de 2026, conformément à sa lettre de mission.
En matière de mobilisation de ressources pour le financement des priorités de développement du gouvernement et de la lutte contre le terrorisme, c’est 1 939 milliards F CFA qui ont recouvrés au cours du premier semestre de 2026 pour le budget de l’Etat, soit 58% de taux de recouvrement. A cela s’ajoutent la mobilisation de 162 milliards F CFA pour le Fonds de soutien patriotique, de 200 milliards F CFA pour la première phase de la réalisation de l’autoroute Ouaga-Bobo-Dioulasso conformément aux orientations du camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et plus de 20 milliards F CFA pour les collectivités territoriales, durant la même période.
Le département en charge des finances a également mobilisé près de 7 milliards au titre de la contribution pour la recherche, et le succès du premier Diaspora bonds du Burkina Faso sur le marché financier régional qui a permis de mobiliser 151 milliards F CFA pour un objectif initial de 125 milliards F CFA, soit un taux de succès de 121,2 %. A côté de la collecte des ressources publiques, Aboubakar Nacanabo et ses proches collaborateurs ont conduit d’importantes initiatives et réformes, élaborés des outils de planification stratégique qui viennent renforcer l’efficacité de l’administration financière et les fondations de l’économie burkinabè.
Il a cité, entre autres, l’opérationnalisation du nouveau référentiel national de développement, le Plan RELANCE 2026-2030, la digitalisation du foncier avec le déploiement progressif de la plateforme, la digitalisation des procédures des marchés publics qui connait 61% de taux de réalisation avec pour objectif d’achever la construction de ladite plateforme d’ici la fin de l’année. Sans oublier la poursuite de l’opérationnali- sation de la Facture électronique certifiée (FEC) qui va permettre de faire en sorte que toutes les opérations économiques réalisées dans le pays puissent se faire à travers cette FEC, a-t-il précisé.
Le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmnuel Ouédraogo, a félicité le ministre de l’Economie et des Finances pour ces résultats obtenus dans un contexte exigeant. Des acquis que Aboubakar Nacanabo met à l’actif de l’ensemble du personnel qui se donne au quotidien pour l’accomplissement de la mission assignée au département. Pour le dernier semestre de l’année 2026, le département entend renforcer les acquis et engranger davantage de performances à travers l’intensification du recouvrement des recettes, de la lutte contre la fraude afin d’assainir l’économie nationale et préserver la santé des populations, la poursuite de la digitalisation, la mise en œuvre de réformes importantes et la seconde phase du Diaspora Bonds.
Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com









