Qu’as-tu fait pour tes parents ?

Ton père vit toujours ? Ah, comme tu as de la chance ! Mais dis-moi, qu’as-tu fait pour lui de grand depuis que tu travailles ? Rien ? Non, arrête ! Tu ne sais pas ce que tu as fait de grand pour lui ? Tu ne gagnes pas assez pour faire de grandes choses ? Ah, je vois ; pour toi, il suffit d’avoir assez pour donner beaucoup. Et ta mère, elle vit toujours ? Quelle aubaine inestimable d’avoir une mère vivante ! Penses-tu qu’elle en a assez reçu de toi ? Ecoute-moi, on a tous quelque chose à donner même quand on n’a plus un sou vaillant ; on a tous une chose à partager avec un père ou une mère.

On peut tout donner et rester heureux. Lui, il n’a pas toujours été attentif à ses géniteurs. Il a fini par les enterrer vivants. Tes amis comptaient plus que tes deux parents. Tes « deuxièmes bureaux » avaient des couronnes et du culot, ta mère qui marmonnait ne valait même pas un kilo. Chaque soir, tu voletais de bar en bar, entre « poulets flambés au rabilé » et « kolokolo sauté au soumbala ». Tu frimais à hauteur de milliers de francs avec des « femmes pimentées ». Pour la cataracte du père, ça pouvait attendre. Malade, il a fini par périr seul, il a eu droit à des funérailles digne de ce nom.

Nous avons tous un père et une mère, vivants ou morts. Mais ces deux êtres ne sont pas toujours traités à l’aune de leurs sacrifices pour nous. Chacun de nous est coupable ou fier d’être le fils de son père ou la fille de sa mère « par action ou par omission ». Qu’est-ce qu’un grand homme, s’il n’a pas les bénédictions de son père ou de sa mère ? Qu’est-ce qu’une grande dame, si elle renie les entrailles qui l’ont couvée et crache sur le sein qui l’a nourrie ? Il y en a même qui ont troqué leur père avec du beurre, juste pour être plus prospères que leurs pairs. Combien ont poignardé leur seule mère en plein cœur sur l’autel maléfique de l’opulence, juste pour être la plus riche, le plus puissant ?

Voyez comme un père rapporte ! Voyez combien vaut une mère ! De l’argent, plus que de l’argent. Où allons-nous, quand nous pouvons sacrifier celui ou celle qui s’est sacrifié pour nous ? Comment peut-on dormir avec une telle poutre dans l’œil ? Il y en a qui liront cette chronique en pensant à une fiction, nous comprenons leur naïve innocence. Il y a longtemps que nous nous méfions de l’Homme.

Alors si tu as encore un père et une mère, fais-en ce que tu veux. Laisse tomber ton père, oublie ta mère et cours vers le paradis sur terre. Après tout, la vie est toujours ponctuée de choix parfois cornéliens. Malheureusement, entre le devoir et l’amour, le cœur des hommes bat de moins en moins pour leur père et leur mère. En attendant l’érection des fameux asiles « débiles » pour nos pauvres vieillards emmerdeurs, je pleure déjà pour mes cent ans. Mais gare à mon fils !

Clément ZONGO

clmenzongo@yahoo.fr

Mali/Semaine du numérique: les ministres de la Confédération AES attendus dans les stands aujourd’hui

En marge des activités de la IVe édition de la Semaine du numérique, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag llyène, a effectué ce jeudi 30 juillet 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), une visite des stands, avant la visite officielle prévue aujourd’hui avec ses homologues du Burkina Faso et du Niger.

Cette visite lui a permis de découvrir plusieurs innovations présentées à cette occasion, notamment dans les domaines de la robotique et de l’intelligence artificielle. Alhamdou Ag Ilyène a également constaté la forte mobilisation autour des différentes activités, particulièrement les masterclass et les sessions thématiques. « J’ai pu constater vraiment un grand engouement et l’engagement de tous les participants au niveau des masterclass et des différentes thématiques », a déclaré le ministre chargé de l’Economie numérique.

Il s’est particulièrement réjoui de la présence d’une centaine de jeunes filles et garçons à une session de formation, avec une participation féminine plus importante que celle des garçons. Pour le ministre Ag Ilyène, cette mobilisation traduit la nécessité d’investir davantage dans la jeunesse, conformément aux orientations des autorités de la Transition. « Nous avons travaillé pour l’avenir.

Ce sont ces instructions que nous ont données les plans de la Transition, en nous disant qu’il faut travailler sur la jeunesse, et particulièrement la jeunesse féminine », a-t-il indiqué. Interrogé sur les innovations qui l’ont le plus marqué au cours de cette édition, il a dit avoir été particulièrement impressionné par les réalisations dans le domaine de la robotique et de l’intelligence artificielle. « J’ai été impressionné par tout ce qui s’est fait au niveau de la robotique. J’ai vu aussi qu’au niveau de l’intelligence artificielle, les jeunes s’y mettent beaucoup et ont fait beaucoup de prouesses », a-t-il déclaré.

Face à cet intérêt croissant des jeunes pour les nouvelles technologies, Alhamdou Ag Ilyène a insisté sur la nécessité d’un accompagnement technique. Il a indiqué avoir demandé que ces initiatives soient encadrées par nos techniciens, afin qu’elles puissent contribuer efficacement à la satisfaction des besoins des populations.

Abordant la question de la modernisation de l’administration, il a estimé qu’elle constitue un devoir pour le gouvernement. Cette mission relève de son département, tout en nécessitant l’implication de plusieurs autres départements ministériels. Il a cité plusieurs avancées enregistrées dans ce domaine, notamment dans l’état civil et les casiers judiciaires. Selon lui, le processus de modernisation de l’administration a également permis de réaliser des progrès dans le recouvrement des recettes, notamment au niveau du ministère en charge des Finances.

L’Essor/Mali

CAN féminine Maroc 2026: la ministre Annick Pikbougoum galvanise l’UNSE à Casablanca

En séjour au Maroc à l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine 2026, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, a rendu visite, le jeudi 30 juillet, à la délégation de l’Union nationale des supporters des Etalons (UNSE), installée à Casablanca.

Cette visite de soutien s’inscrit dans la dynamique de mobilisation autour des Etalons dames, battues lors de leur entrée en lice face à la Côte d’Ivoire. Pour la ministre, il était important de s’assurer des conditions de séjour des supporters et de les encourager à poursuivre leur mission de soutien auprès de la sélection burkinabè. « Nous sommes venus voir comment ils sont installés et les encourager à accompagner l’équipe. Après le premier match, les joueuses ont plus que jamais besoin du soutien de tous les Burkinabè, qu’ils soient présents au Maroc ou restés au pays », a déclaré Annick Pikbougoum.

La ministre, qui avait également rencontré les joueuses à l’entrainement, s’est dit confiante quant à leur état d’esprit. Selon elle, le groupe affiche une bonne disposition psychologique avant les deux dernières rencontres de la phase de groupes, décisives pour une éventuelle qualification. Elle a également salué l’accueil réservé à la délégation burkinabè par l’établissement hôtelier qui héberge les supporters. Prenant la parole au nom du président de l’UNSE, absent pour cette mission, Stella Tapsoba, cheffe de la délégation, a exprimé sa reconnaissance pour cette marque d’attention.

« Cette visite nous honore et nous galvanise davantage. Nous sommes venus pousser les Etalons vers la victoire », a-t-elle affirmé. Evoquant l’absence de l’UNSE lors du premier match, elle a reconnu que les supporters comme les joueuses avaient ressenti ce manque. « Le deuxième match sera en quelque sorte notre premier rendez-vous avec l’équipe. Nous sommes convaincus qu’ensemble, nous pouvons contribuer à la relance des Etalons », a-t-elle soutenu. Annick Pikbougoum a invité tout le peuple burkinabè à rester uni derrière les Etalons dames. « Elles y croient, nous y croyons également. Restons positifs et continuons de les soutenir », a-t-elle lancé.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

depuis Casablanca au Maroc

CAN féminine Maroc 2026: les Etalons dames veulent se relancer

Battues lors de leur entrée en lice par la Côte d’Ivoire (1-4), les Etalons dames jouent déjà une partie de leur avenir dans cette Coupe d’Afrique des nations, ce vendredi 31 juillet, face à la Tanzanie. En conférence de presse d’avant-match, le sélectionneur Issa Balboné et la capitaine Balkissa Sawadogo ont tenu un discours empreint de lucidité, de sérénité et de détermination.

Pour le technicien burkinabè, le plus grand chantier après le revers concédé face aux Ivoiriennes était d’ordre psychologique. « Le plus difficile, c’était d’accepter la défaite », a reconnu Issa Balboné. Dès le lendemain de la rencontre, le staff technique s’est attelé à remettre les joueuses en confiance à travers un important travail mental, avec l’appui d’un psychologue et l’intervention de l’ancien international burkinabè Alain Traoré, venu partager son expérience.

« Il faut oublier ce qui s’est passé lors du premier match pour rebondir face à la Tanzanie », a insisté le sélectionneur, convaincu que son groupe a retrouvé les ressources nécessaires pour livrer une prestation à la hauteur de l’enjeu. De son côté, la capitaine Balkissa Sawadogo s’est voulu rassurante. Selon elle, les joueuses ont rapidement fait leur autocritique et se sont remises au travail. « Nous avons réussi à oublier ce qui s’est passé et à rester focalisées sur l’avenir », a-t-elle affirmé.

La défenseure estime également que le soutien attendu de la communauté burkinabè au Maroc constituera un supplément de motivation pour l’équipe. Interrogée sur son expérience à l’étranger, notamment en Arabie saoudite, Balkissa Sawadogo a expliqué qu’elle tente de transmettre à ses coéquipières une culture de la résilience. « Il ne faut jamais abandonner, quel que soit le score. Il faut toujours continuer à se battre », a-t-elle souligné. En face, la Tanzanie aborde cette deuxième journée dans une position confortable après sa victoire inaugurale contre l’Afrique du Sud.

Son sélectionneur, Bakari Shime, n’entend toutefois pas sous-estimer les Burkinabè. « Nous avons beaucoup de respect pour le Burkina Faso. C’est une bonne équipe qui s’est procuré plusieurs occasions contre la Côte d’Ivoire malgré la défaite », a déclaré le technicien tanzanien. Il sait qu’un nouveau succès rapprocherait son équipe de la qualification, mais insiste sur la nécessité de rester concentré et fidèle à son identité de jeu. « Ce sera un match très difficile. Le Burkina Faso jouera sa survie dans cette compétition et nous devons être prêts à répondre à ce défi », a-t-il prévenu.

La capitaine tanzanienne, Opah Clement, partage cette analyse. Si la victoire contre les Banyana Banyana a renforcé la confiance de son groupe, elle assure que personne ne s’enflamme. « Ce n’était qu’un premier match. Nous devons rester concentrées et continuer à travailler pour atteindre nos objectifs », a-t-elle indiqué. Au-delà des discours, les deux équipes savent que cette rencontre pourrait peser lourd dans l’issue du groupe. Pour les Etalons dames, une victoire est impérative afin de préserver leur chance de qualification avant la dernière journée. Quant aux Tanzaniennes, un deuxième succès leur ouvrirait grand les portes des quarts de finale. Le rendez-vous s’annonce donc décisif entre une sélection burkinabè en quête de rachat et une équipe tanzanienne désireuse de confirmer son excellent début de tournoi.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

envoyé spécial à Casablanca (Maroc)

Commune de Koudougou: plus de 620 millions F CFA investis en 2025

La délégation spéciale de la commune de Koudougou a organisé, le vendredi 24 juillet 2026, une journée de redevabilité pour présenter le bilan des activités réalisées au cours de l’année 2025.

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Koudougou, Amédée Paré et ses collaborateurs étaient face aux populations pour rendre compte de la gestion des affaires dans la collectivité. Selon le PDS, cet exercice de redevabilité entre dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance locale et participative. Elle a été aussi une occasion pour Amédée Paré de présenter les résultats des performances de la collectivité en 2025.

Le bilan des réalisations s’articule autour de quatre axes à savoir, la valorisation des potentialités socio-économiques, le renforcement des services sociaux de base, le renforcement de la sécurité, la cohésion sociale et la paix. Le dernier axe concerne le renforcement de la gouvernance locale, la résilience et la participation citoyenne. Sur le premier point, on note la construction de 45 boutiques de rue, des locaux pour compteurs d’électricité, plus quatre blocs de latrines pour un coût total de 111 899 743 FCFA sur financement budget communal ; la construction de 32 autres boutiques de rue, des locaux pour compteurs d’électricité, des blocs de latrines d’un coût de 71 500 000 F CFA sur financement de l’ADCT/PREGOLDS.

En ce qui concerne le renforcement des services sociaux de base, le PDS a cité des réalisations et acquisitions dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’accès à l’eau potable. Dans le domaine de la santé on peut citer, entre autres, la construction d’un dépôt de Médicaments essentiels génériques (MEG) au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Villy Nadioulou, d’un montant total de 5 701 594 FCFA sur financement ADCT/PREGOLS ; la construction d’un dispensaire au CSPS de Sigoghin, d’un montant de 16 750 245 FCFA sur financement Fonds propres; la construction des bâtiments d’Etat civil dans six CSPS, d’un montant de 21 998 850 FCFA sur financement budget communal.

Le montant total des investissements visant à renforcer les services sociaux de base s’élèvent à plus de 300 millions F CFA dont 143 149 993 F CFA pour la santé et 125 092 236 F CFA pour l’éducation. En 2025 les ressources mobilisées pour la réalisation des activités sont estimées à 621 857 459 FCFA.

Beyon Romain NEBIE

beynebie@gmail.com

Burkina Faso : accélération de la digitalisation de l’identité et restructuration de la formation professionnelle

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, le 30 juillet 2026, le Conseil des ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, le Conseil a adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire.

Pour le compte du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, le Conseil a adopté un décret portant organisation de l’enregistrement de masse pour l’inscription et la délivrance de l’identifiant unique électronique de la personne physique au Burkina Faso.

Dans le cadre du projet WURI (Projet d’Identification unique pour l’Intégration et l’Inclusion en Afrique de l’Ouest), le Burkina Faso s’apprête à franchir une étape décisive pour doter chaque citoyen d’un identifiant unique électronique, selon la Ministre chargée de la Transition digitale, Camarade Aminata ZERBO/SABANÉ.

L’organisation de cette opération de grande envergure sera entièrement pilotée par des structures publiques pour garantir la souveraineté des données biométriques (empreintes digitales et iris).

Selon la Ministre Aminata ZERBO/SABANÉ, l’adoption du décret permettra de formaliser l’organisation de ce processus et de l’encadrer juridiquement. « C’est l’occasion pour nous d’informer les populations du lancement prochain du processus d’enrôlement massif et de les inviter à s’enregistrer dès que possible », souligne-t-elle.

Un maillage territorial structuré est planifié avec des comités nationaux, régionaux, provinciaux et communaux, et appuyé par des mécanismes dédiés à la gestion des plaintes afin d’assurer un processus transparent.

Formation professionnelle : 14 secteurs stratégiques ciblés

Au titre du ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, le Conseil a adopté un décret portant Répertoire général des métiers de la formation professionnelle. Selon le Ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Camarade Moumouni ZOUNGRANA, ce dispositif vise à adapter les cursus scolaires aux réalités socio-économiques et aux besoins effectifs du marché de l’emploi.

« Nous avons fait effectivement le répertoire des métiers pour préciser le travail qui sera fait dans ces établissements. C’est un répertoire qui intègre 14 secteurs d’activités prioritaires pour l’État (…) dans lesquels véritablement on va orienter la formation pour pouvoir réagir à l’emploi », explique le Pr Moumouni ZOUNGRANA.

L’agriculture, l’élevage, les mines, l’artisanat, la santé, la communication, la sécurité, la transition digitale font partie des domaines retenus pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

CAN féminine Maroc 2026 / Burkina Faso # Tanzanie : Les Étalons dames veulent se relancer

Battues lors de leur entrée en lice par la Côte d’Ivoire (1-4), les Étalons dames jouent déjà une partie de leur avenir dans cette Coupe d’Afrique des nations, ce jeudi, face à la Tanzanie. En conférence de presse d’avant-match, le sélectionneur Issa Balboné et la capitaine Balkissa Sawadogo ont affiché un discours empreint de lucidité, de sérénité et de détermination.

 

Pour le technicien burkinabè, le plus grand chantier après le revers concédé face aux Ivoiriennes était d’ordre psychologique. « Le plus difficile, c’était d’accepter la défaite », a reconnu Issa Balboné. Dès le lendemain de la rencontre, le staff technique s’est attelé à remettre les joueuses en confiance à travers un important travail mental, avec l’appui d’un psychologue et l’intervention de l’ancien international burkinabè Alain Traoré, venu partager son expérience.

« Il faut oublier ce qui s’est passé lors du premier match pour rebondir face à la Tanzanie », a insisté le sélectionneur, convaincu que son groupe a retrouvé les ressources nécessaires pour livrer une prestation à la hauteur de l’enjeu.

De son côté, la capitaine Balkissa Sawadogo s’est voulue rassurante. Selon elle, les joueuses ont rapidement fait leur autocritique et se sont remises au travail. « Nous avons réussi à oublier ce qui s’est passé et à rester focalisées sur l’avenir », a-t-elle affirmé. La défenseure estime également que le soutien attendu de la communauté burkinabè au Maroc constituera un supplément de motivation pour l’équipe.

Interrogée sur son expérience à l’étranger, notamment en Arabie saoudite, Balkissa Sawadogo a expliqué qu’elle tente de transmettre à ses coéquipières une culture de la résilience. « Il ne faut jamais abandonner, quel que soit le score. Il faut toujours continuer à se battre », a-t-elle souligné.

En face, la Tanzanie aborde cette deuxième journée dans une position confortable après sa victoire inaugurale contre l’Afrique du Sud. Son sélectionneur, Bakari Shime, n’entend toutefois pas sous-estimer les Burkinabè.

« Nous avons beaucoup de respect pour le Burkina Faso. C’est une bonne équipe qui s’est procuré plusieurs occasions contre la Côte d’Ivoire malgré la défaite », a déclaré le technicien tanzanien. Il sait qu’un nouveau succès rapprocherait son équipe de la qualification, mais insiste sur la nécessité de rester concentré et fidèle à son identité de jeu.

« Ce sera un match très difficile. Le Burkina Faso jouera sa survie dans cette compétition et nous devons être prêts à répondre à ce défi », a-t-il prévenu.

La capitaine tanzanienne, Opah Clement, partage cette analyse. Si la victoire contre les Banyana Banyana a renforcé la confiance de son groupe, elle assure que personne ne s’enflamme. « Ce n’était qu’un premier match. Nous devons rester concentrées et continuer à travailler pour atteindre nos objectifs », a-t-elle indiqué.

Au-delà des discours, les deux équipes savent que cette rencontre pourrait peser lourd dans l’issue du groupe. Pour les Étalons dames, une victoire est impérative afin de préserver leurs chances de qualification avant la dernière journée. Quant aux Tanzaniennes, un deuxième succès leur ouvrirait grand les portes des quarts de finale.

Le rendez-vous s’annonce donc décisif entre une sélection burkinabè en quête de rachat et une équipe tanzanienne désireuse de confirmer son excellent début de tournoi.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO envoyé spécial à Casablanca (Maroc)

Cadre sectoriel de dialogue santé: 71 infrastructures sanitaires inaugurées au premier semestre 2026

0

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a présidé la deuxième session ordinaire de l’année 2026 du cadre sectoriel de dialogue santé, mercredi 29 juillet 2026, à Ouagadougou.

Le Cadre sectoriel de dialogue (CSD) santé se veut un cadre de concertation des acteurs pour faire le bilan des activités et ajuster les ambitions futures dans le secteur de la santé. La deuxième session ordinaire de l’année 2026 du CSD santé a eu lieu, mercredi 29 juillet 2026, à Ouagadougou sous la présidence du ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou. Il a indiqué que cette session qui constitue la première revue à mi-parcours du Plan national de développement (PND) 2026-2030 trace désormais la trajectoire pour la souveraineté et le progrès économique du Burkina Faso.

Le ministre de la Santé a rappelé que le secteur de la santé est porté principalement par le pilier 3 du plan RELANCE « Développer le capital humain », à travers le programme 3.1 « Santé et nutrition ». « Notre ambition est de garantir un accès équitable à des soins de qualité, renforcer la souveraineté pharmaceutique et d’améliorer durablement l’état nutritionnel des populations », a-t-il confié.

Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a mis en avant plusieurs acquis enregistrés au cours du premier semestre 2026. Sur le plan institutionnel et social, il a révélé que le département a franchi des étapes décisives, notamment la validation de la stratégie nationale de développement sanitaire 2026-2030, le paiement de plus de 21,2 milliards F CFA au titre du passif social de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires, la réussite de deux transplantations rénales, ainsi que la disponibilité de 24 médicaments anticancéreux sur les 41 prévus.

Mis ensemble, ces acquis portent le taux de réalisation du CSD santé à 78 %, a annoncé le ministre de la Santé. Il a également noté la formation de 869 médecins spécialistes dans le cadre du Plan 1000×5 et l’orga- nisation du premier forum sur le financement de la santé. Dans le volet infrastructures, le ministre de la Santé a souligné l’inauguration de 71 infrastructures sanitaires bénéficiant à plus de 150 000 personnes, l’ouverture de quatre nouveaux centres d’hémodialyse. Il a salué aussi l’état d’avancement du centre hospitalier universitaire régional de Gaoua, l’opérationnalisation du centre de médecine traditionnelle et de soins intégrés et du technopole pharmaceutique Faso-pharma qui affiche un taux de 96,5 %.

Tout en saluant ces performances, Robert Lucien Jean- Claude Kargougou a reconnu la persistance de certains défis, notamment les retards dans certains projets d’infrastructures et la faible mobilisation des financements extérieurs due à des lourdeurs administratives. Il a invité les acteurs à accélérer l’exécution des investissements durant le second semestre. « C’est par la rigueur de notre travail et la qualité de nos échanges que nous transformerons ces défis en réussite » a-t-il ajouté. Pour le chef du département de la Santé, l’objectif reste inchangé. « Assurer à chaque Burki- nabè le droit fondamental à une santé de qualité », a-t-il conclu.

Abdoulaye BALBONE

Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)

Transplantation rénale au Burkina : une délégation gouvernementale salue les efforts du CHU de Tengandogo

Une délégation gouvernementale, conduite par le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou et celui chargé de la Recherche, Adjima Thombiano, est allée encourager et féliciter les équipes engagées dans la troisième campagne de transplantation rénale au centre hospitalier universitaire de Tengandogo, mercredi 29 juillet 2026, à Ouagadougou.

L’ambition du gouvernement qui vise la souveraineté sanitaire du Burkina est en bonne voie pour se concrétiser. Après l’implémentation à succès de plusieurs types d’interventions complexes, la transplantation rénale est une réalité au Burkina. En effet, dans le cadre de la troisième campagne de transplantation rénale au centre hospitalier universitaire de Tengandogo, une délégation gouvernementale conduite par les ministres de la Santé, Robert Lucien Kargougou et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Adjima Thombiano, est allée encourager et féliciter les équipes engagées, le mercredi 29 juillet 2026, à Ouagadougou.

La transplantation au Burkina Faso permet, entre autres, d’éviter les coûteuses évacuations sanitaires à l’étranger, de réduire les dépenses médicales et faciliter le suivi postopératoire. A l’issue de la visite, Adjima Thombiano a traduit la reconnaissance du gouvernement à l’endroit de l’équipe et l’ensemble des acteurs qui ont apporté leur concours à la réussite de ces prouesses. « Nous avons constaté l’effectivité de cette session de transplantation rénale, qui montre une véritable prouesse, non seulement des équipes, mais du système de santé dans son ensemble.

Cela vient consolider la vision du gouvernement : faire bénéficier les populations de soins de santé avec des équipes endogènes », a salué le ministre chargé de la Récherche. Il a, en outre, soutenu qu’ils ont trouvé des équipes très engagées qui mettent du cœur à la tâche et des malades qui recouvrent parfaitement leur santé, ce qui témoigne de la réussite de l’intervention. « Nous repartons très satisfaits et confiants, surtout que nous avons une expertise de haute facture au Burkina pour prendre en charge de telles opérations », a-t-il assuré.

Le donneur D. T. du patient qui a reçu la transplantation a avoué avoir eu de la peine à voir souffrir son frère consanguin. C’est pourquoi il a volontairement décidé de lui céder un rein. « Aujourd’hui, grâce au ministère de la Santé, à travers cette campagne, mon frère va recouvrer sa santé», a-t-il ajouté. Pour lui, la réussite de cette opération est la preuve concrète de la réalisation de la vision révolutionnaire du gouvernement dans plusieurs domaines, notamment la santé.

Emmanuel BICABA

Assani TIENDREBEOGO (Stagiaire)