Cadre sectoriel de dialogue « Education et formation » : 694 milliards F CFA mobilisés au profit de l’éducation

La revue à mi-parcours du cadre sectoriel de dialogue du secteur de l’éducation et de la formation s’est tenue, le mardi 29 juillet 2026 à Ouagadougou.

Le gouvernement veut consolider les acquis du secteur de l’éducation et de la formation. A cet effet, le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN) a organisé une revue à mi-parcours du Cadre sectoriel de dialogue (CSD) du secteur de l’éducation et de la formation, mardi 29 juillet 2026 à Ouagadougou. Ce CSD concerne quatre départements ministériels que sont les ministères en charge de l’enseignement de base, de l’enseignement secondaire, de l’enseignement supérieur et de la jeunesse.

Cette rencontre a permis aux acteurs d’évaluer le niveau de mise en œuvre du plan d’action 2026, d’apprécier les résultats obtenus au cours du premier semestre et d’identifier les défis à relever pour améliorer les performances d’ici la fin de l’année. Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a confié qu’à mi-parcours, le taux d’exécution physique des activités est estimé à environ 43 %, tandis que le taux d’exécution financière s’établit à 33 %.

Il a indiqué que près de 694 milliards F CFA sont mobilisés pour la mise en œuvre du plan d’action du secteur. Il a en outre souligné que 92 % de ce financement provient du budget de l’Etat, contre 6 % des partenaires techniques et financiers et 1 % des autres acteurs. Le ministre chargé de l’Alphabétisation a indiqué que ces chiffres traduisent la place stratégique que l’éducation occupe dans la refondation du Burkina Faso, en ce sens qu’elle permet de former des citoyens compétents, disciplinés, civiques et patriotes.

Plusieurs actions menées

Jacques Sosthène Dingara a fait savoir que plusieurs actions ont été menées au cours des six premiers mois de l’année pour améliorer l’accès à l’éducation. Il a cité, entre autres, la construction de nouvelles infrastructures scolaires, la réalisation d’amphi-théâtres dans les universités, le développement d’infrastructures dédiées à l’enseignement technique et à la formation professionnelle, ainsi que l’ouverture de nouveaux établissements préscolaires afin d’assurer une meilleure prise en charge des enfants dès le bas âge.

Outre l’amélioration de l’accès à l’éducation, le ministre chargé de l’Enseignement de base a ajouté que le gouvernement a poursuivi des réformes visant à renforcer la qualité de l’enseignement. Ces efforts ont notamment porté sur la révision des curricula, la réduction des retards universitaires et le renforcement des capacités des enseignants. Pour lui, les résultats enregistrés aux examens scolaires de la session 2026 illustrent les effets de ces actions.

« Les performances obtenues au CEP, au BEPC et au Baccalauréat figurent parmi les meilleures jamais enregistrées au Burkina Faso », a-t-il affirmé. Elles traduisent, de son avis, le retour de la discipline, de la quiétude et de la qualité au sein du système éducatif. Jacques Sosthène Dingara a assuré que les insuffisances relevées au cours de la revue vont faire l’objet d’analyses approfondies, afin d’apporter les ajustements nécessaires et d’accélérer la mise en œuvre des activités prévues au second semestre.

Abdoulaye BALBONE

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Comptabilité des matières: les responsables des Editions Sidwaya à l’école de la gestion optimale

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Les Editions Sidwaya a organisé une formation sur la gestion des véhicules et du carburant, les 28 et 29 juillet 2026, à Ouagadougou au profit de ses directeurs et chauffeurs.

Le Burkina Faso a amorcé une nouvelle dynamique dans la gouvernance avec la vision de la Révolution progressiste populaire. Celle-ci place la rationalisation et la transparence au cœur de l’action publique. C’est pour s’adapter à cette nouvelle donne, que Les Editions Sidwaya a organisé la formation de ses directeurs et chauffeurs sur la gestion des véhicules et du carburant, les 28 et 29 juillet 2026, à son siège à Ouagadougou.

Pour la directrice générale des Editions Sidwaya, Assétou Badoh, l’objectif de cette session est de parvenir à une compréhension commune des nouveaux textes qui régissent la gestion du patrimoine non financier. « Il s’agit d’assurer une utilisation optimale des ressources », a-t-elle soutenu. La DG des Editions Sidwaya a expliqué qu’il est important d’exposer la réglementation actuelle pour que chaque segment comprenne comment les choses doivent fonctionner. « Se conformer aux nouvelles réglementations est une nécessité », a-t-elle insisté.

La directrice générale des Editions Sidwaya a formulé le vœu que la session fasse émerger un regard nouveau des responsables et des chauffeurs sur la gestion des véhicules et du carburant afin que chacun d’eux assume pleinement son rôle. Le facilitateur de la formation, Ghislain Wendyam Fidèle Paceré, par ailleurs, comptable principal des matières du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a indiqué que la session a permis de revisiter les fondamentaux sur la comptabilité des matières et la gouvernance du patrimoine non financier de l’Etat.

La Directrice générale des Editions Sidwaya, Assétou Badoh : « cette session vise à faire comprendre et appliquer les nouvelles règles en matière de gestion des véhicules et du carburant ».

« Nous avons touché du doigt, l’organisation du système de la comptabilité des matières et les questions relatives à la gestion du parc automobile de l’Etat et du carburant », a-t-il poursuivi. Les directeurs et chauffeurs des Editions Sidwaya ont été informés des différents types d’infractions liées à l’utilisation des véhicules de l’Etat et des sanctions y afférentes. Ils ont pris connaissance également de l’ensemble des procédures qui gouvernent l’utilisation du carburant au niveau des structures de l’Etat et plus particulièrement au niveau des Editions Sidwaya .

Le contenu de la formation a été bénéfique, a confié le Directeur régional de l’Ouest (DRO) des Editions Sidwaya, Paténema Oumar Ouédraogo. « La comptabilité des matières est une nouvelle donne que nous devons appliquer dans le fonctionnement de notre direction et nous avons reçu les outils pour le faire au cours de ces deux jours de renforcement de capacités », a-t-il affirmé. Paténéma Oumar s’est engagé à faire preuve de plus de vigilance en vue d’une gestion rationnelle du parc automobile et du carburant de la direction régionale de l’Ouest des Editions Sidwaya.

Evariste YODA Aude

Frederique ROUAMBA (Stagiaire)

99e anniversaire de la fondation de l’armée populaire de Chine: l’évènement célébré à Ouagadougou

L’ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso a organisé une réception à l’occasion de la 99e commémoration de la fondation de l’armée populaire de libération de Chine, mardi 28 juillet 2026, à Ouagadougou.

L’armée populaire de libération de Chine a 99 ans. Cet anniversaire a été célébré à l’ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso, mardi 28 juillet 2026, à Ouagadougou, sous la présidence de l’ambassadeur chinois, Deyong Zhao. C’était en présence de nombreux invités dont le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé. Après l’exécution des hymnes nationaux de la Chine et du Burkina Faso, l’histoire de l’armée populaire de libération de Chine a été projetée et expliquée.

L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso a indiqué que cette année 2026 marque le 99e anniversaire de la fondation de l’armée populaire de libération de Chine, le 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois, ainsi que le lancement de la mise en œuvre du 15e Plan quinquennal de la Chine. Deyong Zhao a signifié que son pays poursuit sa politique de défense nationale et demeure un acteur engagé en faveur de la paix et de la sécurité internationale et régionale, en tant que défenseur, bâtisseur et contributeur.

Une vision commune

L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Deyong Zhao a souhaité que l’amitié entre les peuples chinois et burkinabè se transmette de génération en génération.

« La Chine met en œuvre l’Initiative pour la sécurité mondiale, le développement mondial, la civilisation mondiale, ainsi que la gouvernance mondiale. Elle œuvre sans relâche à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité », a-t-il soutenu. L’ambassadeur de la Chine au Burkina a souhaité que l’amitié entre les peuples chinois et burkinabè se transmette de génération en génération et que les deux peuples connaissent durablement la paix, la prospérité et le bonheur.

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a rendu un hommage au peuple chinois et à la force, le courage, la résilience et l’engagement de l’armée populaire de libération lors du soulèvement de Nanchang du 1er août 1927. Pour lui, cette épopée doit beaucoup au leadership et à la vision des autorités chinoises qui se sont succédé en faisant de cette armée, un modèle d’endurance, de modernisation technologique et d’autonomie.

« La proximité entre nos deux peuples s’enracine dans une vision que nos deux Nations partagent : la défense de notre souveraineté nationale et le droit inaliénable de guider notre propre destin », a-t-il déclaré. Pour lui, à l’heure où le Burkina fait face à une guerre orchestrée par l’impérialisme, l’appui de la Chine témoigne d’une amitié sincère et agissante. « Les succès que nos Forces combattantes engrangent sur le terrain sont aussi le fruit d’un partenariat technique solide et respectueux », a-t-il poursuivi. Le général de division Célestin Simporé a salué le dynamisme de la coopération militaire et de défense entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine. Il a souhaité une fructueuse mission au nouvel attaché de défense, nouvellement accrédité au Burkina, le colonel Tengfei Ma.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Initiative présidentielle Faso Mêbo : le Nazinon s’engage pour sa construction

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Le lancement régional de l’initiative présidentielle Faso Mêbo dans le Nazinon a eu lieu, mercredi 29 juillet 2026, à Manga, sous la présidence du gouverneur de la région, Yvette Nacoulma.

Le Nazinon a donné le ton de son engagement en faveur de l’initiative présidentielle Faso Mêbo. Lancée dans une ferveur patriotique, mercredi 29 juillet 2026, à Manga par le gouverneur de la région, Yvette Nacoulma, l’initiative ambitionne de féderer les énergies autour des grands chantiers de développement impulsés par les plus hautes autorités. Le gouverneur du Nazinon a fait savoir que l’initiative Faso Mêbo est une émanation de la vision audacieuse et révolutionnaire du chef de l’Etat qui vient rappeler que la construction d’un Burkina Faso résilient, solidaire et prospère repose sur l’engagement patriotique de chaque citoyen.

C’est ainsi que le Nazinon, a-t-elle dit, partageant les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP), s’est lancé dans l’implémentation de l’initiative. Yvette Nacoulma a salué les acteurs dont les contributions anticipatrices permettent le démarrage de l’initiative présidentielle dans le Nazinon. Elle a cité les serviteurs du peuple de sa circonscription administrative qui ont déjà apporté une contribution financière de plus de 7 millions F CFA et 22 sacs de ciment, facilitant ainsi l’acquisition d’une bétonnière, deux tables vibrantes, deux compacteurs et d’autres outillages. Le gouverneur du Nazinon a également mentionné que le Razang Naaba de Nobéré, à travers sa société NIPAD SA, a offert à Faso Mêbo, 20 tonnes de ciment pour une valeur financière de 2,2 millions F CFA.

« La Confédération générale des entreprises du Faso, présidée par le chef du patronat du Nazinon, Joseph Rouamba, a contribué à hauteur de 40 tonnes de ciment d’un montant de 4,80 millions F CFA », a-t-elle confié. Yvette Nacoulma a exhorté la population du Nazinon a assuré l’essor de Faso Mêbo dans la région. « C’est par notre participation citoyenne exemplaire que nous contribuerons au renforcement des actions de Faso Mêbo en faveur de l’embellissement et le désenclavement de nos villes et campagnes », a-t-elle relevé.

« Désenclaver les localités » Elle a réitéré ses sincères remerciements à la direction générale de Faso Mêbo pour tout l’accompagnement reçu. Elle a noté la réalisation d’un forage équipé sur le site, le don de 3 000 moules de pavé, le renforcement de capacités de 10 volontaires et leur insertion en tant que volontaire de Faso Mêbo, la formation de l’équipe de coordination et son équipement en matériel informatique. Pour le représentant du directeur général de l’Agence Faso Mêbo, le capitaine Yasser Traoré, l’initiative Faso Mêbo, devenue une Agence en janvier 2026, se décline en deux volets.

Selon lui, le premier, qui concerne l’embellissement, consiste à la construction et à l’aménagement endogène des différentes villes à travers la confection de pavés et le développement d’espaces verts. Le deuxième volet, à écouter M. Traoré, porte sur la réalisation de routes par les brigades routières. « A ce jour, nous avons 12 brigades routières qui sont installées dans 10 régions », a-t-il précisé. Le capitaine Yasser Traoré a rappelé que Faso Mêbo vise à bitumer 3 000 à 5 000 kilomètres de routes par an, à désenclaver les localités et soutenir les opérations sécuritaires à travers la construction de voiries et de pistes.

A son avis, Faso Mêbo marque une nouvelle ère de gouvernance patriotique, de développement local et de participation citoyenne. Pour ce faire, le capitaine Yasser Traoré a demandé aux forces vives du Nazinon de mettre la main à la pâte pour que la région puisse faire la différence par rapport aux autres localités. La cérémonie a pris fin par une réception de don pour Faso Mêbo et par la confection symbolique de pavés.

Noufou Sawadogo

Lutte contre l’insécurité : l’arrondissement 7 de Bobo-Dioulasso doté d’un commissariat de police

Le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a inauguré, le mardi 28 juillet 2026, un nouveau commissariat de police implanté dans l’arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso. Cette infrastructure vise à rapprocher davantage les services de police des populations.

L’arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso dispose désormais de son propre commissariat de police. L’infrastructure, implantée au secteur 29, dans le quartier Belleville, non loin de la route de Orodara, a été inaugurée, le mardi 28 juillet 2026, au cours d’une cérémonie qui a réuni des autorités administratives, militaires, paramilitaires, coutumières ainsi que les habitants du quartier. A cette occasion, le Président de la délégation spéciale (PDS) dudit arrondissement, Souleymane Sanou, a salué l’implantation de ce nouveau commissariat dans son ressort territorial.

Il a précisé que l’arrondissement 7 est l’un des plus grands de la commune de Bobo-Dioulasso, mais qu’il ne disposait pas de commissariat, ce qui exposait ses habitants à des risques d’insécurité. Pour le directeur général de la Police nationale, Thierry Dofizouho Tuina, c’est d’ailleurs la recrudescence de la criminalité urbaine qui a amené les autorités à construire ce commissariat afin d’être plus proches des populations. Deux autres sont en construction à Bobo-Dioulasso, dont l’un dans l’arrondissement 5 et l’autre dans l’arrondissement 2. Ce dernier est financé par le Conseil régional des Hauts-Bassins.

Ces différentes infrastructures, a laissé entendre le directeur général de la Police nationale, traduisent la volonté du gouvernement d’assurer un maillage sécuritaire adéquat du pays. Elles visent également, selon lui, à renforcer les capacités de lutte contre la délinquance et la criminalité et à offrir un cadre de travail adéquat pour garantir la sécurité. Thierry Dofizouho Tuina a invité ses agents à officier avec dignité, professionnalisme et probité. « Le citoyen ou l’usager est un client du service public de la sécurité. Vous leur devez respect. Les pratiques comme les rackets, les maltraitances et autres types de déviance sont à bannir », a insisté le patron de la Police nationale.

Le tout premier commissaire de police de l’arrondissement 7, Issa Sirima, a rassuré ses supérieurs en s’engageant à servir avec loyauté, discipline et professionnalisme. Il a exhorté les agents placés sous sa responsabilité à en faire autant en exerçant avec professionnalisme, intégrité et impartialité, pour le bonheur des populations et dans l’intérêt général. Il les a aussi appelés à se conformer aux différentes directives données par les autorités afin de contribuer à lutter efficacement contre les différentes formes de criminalité pour que le quartier Belleville reflète son nom sur le plan sécuritaire.

A l’entendre, la construction du commissariat de l’arrondissement 7 traduit la volonté de l’Etat de renforcer sa présence effective auprès des populations, de renforcer la protection des personnes et de leurs biens, d’améliorer la prévention et la lutte contre la criminalité urbaine afin de garantir à chacun le droit fondamental de vivre en sécurité.

Adaman DRABO

Cadre sectoriel de dialogue « Gouvernance économique » : plus de 1 930 milliards F CFA mobilisés au profit du budget de l’Etat au 30 juin 2026

Le ministère de l’Economie et des Finances a organisé la revue à mi-parcours 2026 du cadre sectoriel de dialogue « Gouvernance économique », mercredi 29 juillet 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso avance sur la voie de sa transformation structurelle, portée par une mobilisation collective sans précédent et trace les contours d’un Etat sobre et responsable. Cette revue de gouvernance exemplaire repose sur la transparence et la discipline, fondements de la Révolution progressiste populaire (RPP). C’est dans cet esprit que le ministère de l’Economie et des Finances a organisé la revue à mi-parcours 2026 du cadre sectoriel de dialogue « Gouvernance économique » le 29 juillet 2026, à Ouagadougou.

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le Plan RELANCE 2026-2030 incarne une vision renouvelée de l’action publique, fondée sur la performance, la redevabilité et la recherche de résultats concrets au bénéfice des populations. Selon lui, en fin juin 2026, la mise en œuvre du Plan d’action sectoriel de développement de la gouvernance économique (PASD-GE) enregistre des taux d’exécution physique et financière respectifs de 46,92 % et 23,92 %, traduisant une dynamique d’exécution globalement satisfaisante au regard des objectifs fixés.

Il a ajouté qu’au-delà des chiffres, les réalisations enregistrées traduisent des avancées concrètes qui renforcent progressivement les fondements de la gouvernance économique et contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations. « Sur le plan économique et financier, les résultats obtenus attestent de la solidité de notre économie et de l’efficacité des réformes mises en œuvre », a-t-il soutenu.

Pour ce qui est de la mobilisation des ressources internes, il s’établit à 1 936,63 milliards FCFA au profit du budget de l’Etat au 30 juin 2026, soit 58,05 % de taux de mobilisation, traduisant une performance encourageante. Dans le même temps, il a affirmé que l’opération diaspora bonds a permis de mobiliser 151 milliards FCFA, soit 121,2 % de l’objectif, preuve de la confiance et de l’attachement des Burkinabè de la diaspora ainsi que des investisseurs aux efforts de construction nationale.

Comme autres résultats au cours du premier semestre de 2026, il y a la mobilisation de près de 170 milliards FCFA au profit du Fonds de soutien patriotique représentant 80% de l’objectif, et de 200 milliards F CFA pour la réalisation de l’autoroute Ouaga-Bobo. «

Redoubler d’effort pour atteindre nos objectifs »

« A ces acquis s’ajoutent une gestion maîtrisée du recours au marché financier, un soutien accru au secteur privé, un renforcement de la coopération économique et une meilleure valorisation des opportunités d’investissement », a précisé le ministre chargé des Finances.

Pour lui, l’ensemble de ces actions participe à la préservation de la stabilité et de l’intégrité du système financier national, malgré les contraintes du contexte actuel. Par ailleurs, Aboubakar Nacanabo a indiqué que des avancées importantes ont été réalisées au profit des collectivités territoriales, à travers le financement d’investissements structurants, le renforcement des capacités de résilience des territoires, l’amélioration des infrastructures socio-économiques et le soutien aux activités productives.

Ces efforts de l’Etat central contribuent à une meilleure inclusion territoriale et à l’amélioration des conditions de vie des populations. « Ces acquis démontrent que, malgré un environnement national et international marqué par de multiples contraintes, notre secteur demeure pleinement mobilisé pour traduire les orientations du gouvernement en résultats concrets au bénéfice de nos concitoyens », s’est-il réjoui. Il y a aussi des efforts en cours pour la digitalisation de la plateforme de passation des marchés publics, avec pour ambition qu’à partir de 2027, l’intégralité de ce processus s’effectue sur une plateforme numérique.

Malgré ces acquis, les acteurs du secteur de la gouvernance économique ne devraient pas dormir sur leurs lauriers, car, des défis restent à relever, les ambitions de développement du Burkina étant considérables. « Nous ne pouvons pas nous contenter des résultats actuels et nous devons redoubler d’effort pour atteindre nos objectifs », a conclu Aboubakar Nacanabo.

Mahamadi SEBOGO

Aude Frederique ROUAMBA (Stagiaire)

Décentralisation et développement local : les projets et programmes passés au crible

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a organisé la première session ordinaire du comité de pilotage des projets et programmes de catégorie 1 de la direction générale de la décentralisation et du développement local, mardi 28 juillet 2026 à Ouagadougou.

Le ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité (MATM) veut mieux apprécier le niveau de mise en œuvre des projets et programmes de catégorie 1 de la direction générale de la décentralisation et du développement local. Pour ce faire, le département a organisé la première session ordinaire du comité de pilotage de ces projets et programmes de catégorie, mardi 28 juillet 2026, à Ouagadougou. L’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère, Saïdou Sankara, président du comité de pilotage.

Il a rappelé que cette session constitue un cadre de redevabilité permettant au programme d’appui au Système national de décentralisation (SYNAD) de présenter le bilan de ses actions et d’évaluer sa contribution au développement socio-économique du Burkina Faso. Ainsi, les travaux de la session ont porté sur l’examen du rapport annuel 2025, le rapport d’exécution au 30 juin 2026 ainsi que la révision du Plan de travail du budget annuel (PTBA) 2026. Les membres statutaires du comité de pilotage ont également fait le point de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la précédente session afin d’améliorer l’exécution des activités.

Selon Saïdou Sankara, les échanges ont mis en évidence des résultats jugés en deçà des attentes. « En 2025, le SYNAD a enregistré un taux d’exécution physique de 44,42 % pour un taux d’exécution financière de 69,83 % et au 30 juin 2026, ces taux s’établissaient respectivement à 43,25 % et 18,41 % », a-t-il dit. De son avis, ces performances s’expliquent par les réformes engagées dans le secteur de la décentralisation ainsi que le contexte sécuritaire qui ont ralenti la mise en œuvre de plusieurs activités. Le secrétaire général du MATM a précisé que la révision du PTAB 2026 a permis d’adapter le programme SYNAD aux nouvelles réalités institutionnelles afin d’assurer l’exécution de l’ensemble des activités prévues avant la fin du projet.

Pour cela, il a insisté sur la nécessité d’une forte implication de tous les acteurs afin que les ressources mobilisées soient entièrement utilisées au profit des collectivités territoriales et des populations. Le président du Comité de pilotage, Saïdou Sankara, a indiqué que le SYNAD demeure le seul projet actif de la DGDDL et que son exécution prendra fin le 31 décembre 2026. Il a rappelé que le programme d’appui au système national de décentralisation intervient dans le renforcement des capacités des collectivités territoriales, l’amélioration de leur gouvernance, l’accompagnement de l’administration centrale ainsi que le financement d’actions de développement local. Saïdou Sankara a salué l’accompagnement de la Coopération suisse, partenaire technique et financier du SYNAD, pour son soutien constant au processus de décentralisation.

Soumaïla BONKOUNGOU

Gloria Innocentia BEOGO (Stagiaire)

La nécessité d’une mobilisation collective

La communauté internationale a célébré, le mardi 28 juillet 2026, la Journée mondiale contre l’hépatite, sur le thème : « Hépatite : faisons tomber les barrières ». Selon les acteurs de la santé, la thématique se veut une mise en exergue sur l’importance de lever les obstacles qui limitent encore l’accès à l’information, au dépistage, à la vaccination et aux soins de cette maladie virale. Au Burkina Faso, cette journée a été placée sur le thème: « Hépatite: comprendre la maladie pour la vaincre » et du slogan « Parlons-en ». Les hépatites virales sont souvent qualifiées de « maladies silencieuses ».

En effet, de nombreuses personnes découvrent leur infection lorsque des complications graves sont déjà installées. Cette réalité met en évidence l’importance du dépistage précoce, car, détecter la maladie à temps permet d’engager rapidement une prise en charge, de prévenir les complications et de limiter la transmission du virus. Au cours de la cérémonie commémorative, il est ressorti qu’au Burkina Faso, l’hépatite B demeure une préoccupation majeure de santé publique. Les données disponibles montrent que la circulation du virus reste importante, chez les femmes enceintes et leurs partenaires. Selon le ministère de la Santé, le taux de positivité de l’hépatite B était de 2,9 % chez les femmes reçues en consultation prénatale en 2025, et de 11,8 % chez leurs partenaires en 2025. C’est pourquoi, il urge de renforcer le dépistage, en particulier chez les femmes enceintes, afin de protéger les générations futures et de réduire le poids de la maladie.

C’est d’ailleurs, dans cette dynamique qu’il faut saluer les efforts du gouvernement pour améliorer l’offre de soins et renforcer la lutte contre les hépatites virales. Au nombre des actions menées, l’on note le renforcement de la couverture vaccinale contre l’hépatite B, l’amélioration des capacités de diagnostic, la formation continue des professionnels de santé, l’extension des services de dépistage, ainsi que l’intégration de la lutte contre les hépatites dans la stratégie nationale de triple élimination de la transmission mère-enfant du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B.

Ces initiatives traduisent, si besoin en est, la volonté des autorités de construire un système de santé plus performant, capable d’offrir des soins de qualité au plus grand nombre. Malheureusement, beaucoup de Burkinabè ignorent leur statut sérologique et consultent tardivement, réduisant ainsi les chances d’une prise en charge efficace. Alors que le dépistage constitue ainsi l’un des moyens les plus sûrs pour réduire la mortalité liée aux hépatites et freiner leur propagation. Au regard de la situation globale de la maladie, la réussite de cette lutte repose également sur une mobilisation collective. D’où l’appel du ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Robert Kargougou. « La victoire contre les hépatites virales relève d’une responsabilité collective », a-t-il dit.

En effet, l’ambition d’éliminer les hépatites comme menace de santé publique ne pourra être atteinte qu’au prix de l’engagement de tous. Dans cette dynamique, il appartient à chaque Burkinabè de jouer sa partition en se faisant dépister, en se faisant vacciner lorsque cela est indiqué et en adoptant les comportements de prévention recommandés. Au demeurant, pour plus d’efficacité dans les moyens de lutte, les acteurs devraient travailler à l’introduction systématique de la dose de naissance du vaccin contre les hépatites pour stopper la transmission de la mère à l’enfant, à la décentralisation des soins en intégrant le dépistage et le traitement des hépatites dans les structures de soins primaires, à l’image de ce qui est fait pour le VIH et surtout réfléchir sur la baisse des prix des médicaments génériques et des réactifs de diagnostic biologique. Cela pourrait, osons le croire, permettre d’avancer vers l’élimination effective des hépatites virales qui continuent de menacer silencieusement la santé et la vie de millions de personnes.

Soumaïla BONKOUNGOU

Cadre sectoriel de dialogue « Gouvernance administrative et locale » : le renforcement de l’action diplomatique du Burkina, l’un des acquis

Le ministère des Serviteurs du Peuple a organisé une revue à mi-parcours du cadre sectoriel de dialogue « Gouvernances administrative et locale » le mercredi 29 juillet 2026 à Ouagadougou.

Après six mois de mise en œuvre de ses activités, le Cadre sectoriel de dialogue (CSD) « Gouvernances administrative et locale » marque une halte pour un bilan à mi-chemin. En effet, le ministère des Serviteurs du Peuple, a organisé une revue à mi-parcours de ce CSD, le mercredi 29 juillet, dans la capitale. Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a expliqué que cette rencontre vise deux objectifs majeurs. Il s’agit, a-t-il poursuivi, d’examiner et d’adopter le projet de rapport sectoriel de performances à mi-parcours 2026, qui dresse le bilan de la mise en œuvre, au titre du premier semestre 2026, des actions du « Plan RELANCE » 2026-2030 relevant du secteur « Gouvernances administrative et locale » et d’examiner et d’adopter le Plan d’actions sectoriel de développement 2026-2028 actualisé.

Le Secrétaire permanent de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance (SP/MABG), Francis Paré, a indiqué que plusieurs acquis ont été enregistrés au premier semestre 2026. Il a cité, entre autres, l’adoption et la vulgarisation de textes relatifs aux libertés religieuses et à la chefferie coutumière, le renforcement de l’action diplomatique du Burkina Faso, l’organisation de concours professionnels et concours directs, le traitement de nombreux actes de carrière, ainsi que les initiatives engagées pour rapprocher davantage l’administration des citoyens.

Francis Paré a également évoqué la production et la diffusion de plusieurs films documentaires consacrés aux actions gouvernementales, destinés à mieux informer les populations sur les politiques publiques mises en œuvre. Pour le ministre des Serviteurs du Peuple, les actions réalisées constituent des avancées. Toutefois, il a relevé que le niveau d’exécution de certaines activités nécessite des efforts supplémentaires pour accélérer leur réalisation au cours du second semestre.

Il a, en outre, souligné que cette revue ne saurait être considérée comme une simple formalité administrative. Elle constitue, selon lui, un cadre de responsabilité collective permettant d’identifier les ajustements nécessaires pour améliorer les résultats. « Les défis sont réels mais je reste convaincu que la qualité des ressources humaines réunies nous permettra de les relever pour une mise en œuvre réussie des actions du « Plan RELANCE » 2026-2030 dans notre secteur », a-t-il déclaré.

bdoulaye BALBONE

Gloria Innocentia BEOGO (Stagiaire)

Financement du sport: le menu de la IIe édition de la grande conférence sportive

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L’Association jeunesse, action et solidarité en Afrique a organisé sa deuxième grande conférence sportive sur le thème : « Financement innovant des projets sportifs : Quelle stratégie pour une mobilisation efficace des ressources », samedi 25 juillet 2026, à Ouagadougou

Dans le but de mettre en place des mécanismes innovants de financement, de renforcer la gouvernance des organisations sportives, d’encourager les partenariats et de tirer profit des opportunités offertes par les nouvelles technologies, l’Association jeunesse, action et solidarité en Afrique a initié la IIe édition de la grande conférence sportive. Cette IIe édition s’est tenue sur le thème : « Financement innovant des projets sportifs : Quelle stratégie pour une mobilisation efficace des ressources », le samedi 25 juillet à Ouagadougou.

Saluant l’initiative, le représentant du président de la Fédération burkinabè de football (FBF), président de la cérémonie, Jacques Dalla, a souligné que parler de financement du sport, c’est parler de l’avenir de la jeunesse. Pour lui, cette rencontre offre l’opportunité aux uns et aux autres de proposer des solutions adéquates aux clubs, centres de formation et équipes nationales. « Le sport a besoin d’une vision et de partenaires sûrs pour grandir », a -t-il ajouté. A cet effet, le président de l’association, Amadou Sawadogo a confié que ce cadre d’échanges, est un véritable laboratoire d’idées dont les recommandations pourront inspirer les décideurs publics, les organisations sportives et les investisseurs.

« Cette opportunité nous invite à explorer de nouvelles pistes, à réfléchir ensemble sur les choix de mécanismes innovants, capables de mobiliser davantage le secteur privé, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, la diaspora, les entreprises citoyennes et des fondations, afin de bâtir un modèle de financement plus responsable et plus inclusif », a-t-il mentionné. Tout l’enjeu de cette conférence selon Boukari Sawadogo, président de l’association Vitrine des métiers du sport, est de mener des réflexions et de trouver des solutions afin de créer une adéquation entre l’offre et la demande de financement dans le secteur du sport.

Livrant la communication sur le thème, Boukari Sawadogo, a plaidé pour un financement innovant. Car, selon lui, il est impératif de créer une nouvelle dynamique ou de nouveaux sujets sur lesquels un travail remarquable peut être fait. A l’issue de la communication inaugurale, des panels relatifs à des stratégies innovantes de financement du sport ont été abordés. Il s’est agi particulièrement de celui sur le financement du sport et le rayonnement international du Burkina-Faso, état des lieux et perspectives livré par le directeur de la Promotion de l’Economie du Sport et des Loisirs, Prosper Kaboré.

A sa suite, le directeur pour la Promotion du Sport et des Loisirs de la Commune de Ouagadougou, Yassia Sawadogo, s’est appesanti sur la contribution de la collectivité territoriale au financement et à la gestion des activités sportives et des loisirs. Prenant en compte le tandem médias-sport, le sous-thème : « Médias, promotion et financement du sport état des lieux et perspectives », a été animé par le journaliste sportif, Lassina Sawadogo. « Il nous faut trouver dès à présent une meilleure connexion exclusive, médias-sport », a-t-il conseillé.

Le sous-thème « Outils digitaux, le développement du sport, acquisition de technologies et modernisation de la gestion des infrastructures et événements sportifs au Burkina-Faso », a été animé par l’expert en ingénierie du sport et des loisirs, Bakary Sidi. Le président de la section football de l’USFA (Union sportive des Forces armées), le commandant Karim Souabo, parrain de cette IIe édition, a indiqué qu’elle est un appel à l’action collective. Avant de rassurer de son accompagnement pour de telle initiative, il a invité les responsables des organisations sportives à renforcer la gouvernance, la transparence et la construction de projets futuristes structurés.

Rémi ZOERINGRE