Le « nouveau trio » de la croissance chinoise

À côté des « trois nouveautés » comprenant les véhicules électriques, les batteries au lithium et les produits photovoltaïques, qui soutiennent la croissance chinoise ces dernières années, l’innovation technologique chinoise ouvre une nouvelle ère marquée par le « nouveau trio » que sont la robotique, l’intelligence artificielle (IA) et les médicaments innovants. Ces trois secteurs apparaissent comme de nouveaux moteurs de la croissance et jouent désormais un rôle clé dans le commerce extérieur chinois. Désormais, il faut compter avec eux lorsque l’on parle du dynamisme de l’économie chinoise.

Les données de l’administration douanière chinoise indiquent qu’au premier semestre de l’année 2026, les exportations de robots industriels se sont chiffrées à 6,29 milliards de yuans, soit environ 930 millions de dollars, couvrant 141 pays et régions du monde. Les statistiques des exportations de robots chirurgicaux haut de gamme ont connu une augmentation de 330 % sur un an. Les statistiques de la plateforme mondiale d’IA OpenRouter indiquent que les grands modèles de langage (LLM) chinois ont enregistré 36 110 milliards d’appels de tokens au cours de la semaine du 13 au 19 juillet, soit une augmentation mensuelle de 30,93 %.

 

Quant au secteur pharmaceutique, il a renforcé son influence mondiale à travers des transactions de licences à l’export estimées à 110 milliards de dollars au cours du premier semestre de 2026. Les forces productives de nouvelle qualité promues ces dernières années ont littéralement contribué à asseoir un écosystème dynamique des technologies de la robotique, de l’IA et des médicaments innovants en Chine.

Le développement exponentiel de l’IA en Chine s’est appuyé sur la logique des cinq piliers que sont les idées, les institutions, les instruments, les infrastructures et l’impact. L’écosystème de l’IA chinoise et son rayonnement à l’international reposent sur le renforcement des capacités technologiques numériques, la recherche et développement (R&D) d’algorithmes et une formation soutenue. Le secteur de la robotique se distingue par ses initiatives novatrices appuyées par des chaînes d’approvisionnement complètes intégrant matériel, logiciels, technologies et services à faible coût. Le domaine pharmaceutique a également su s’imposer à l’international grâce à la mise en place d’une chaîne de valeur intégrant la découverte de cibles thérapeutiques, le développement clinique, l’homologation et les médicaments finis.

La robotique, l’intelligence artificielle (IA) et les médicaments innovants sont donc le fruit de la capacité d’innovation à la chinoise.  C’est un écosystème complet qui combine à la fois vitesse et industrialisation, diffusion rapide de l’IA et autonomisation industrielle. En soutenant de manière structurée la R&D, la Chine élargit le champ des possibles et développe des technologies qui conquièrent le monde entier.

Les chiffres des exportations chinoises dans les domaines de l’IA, de la robotique et des médicaments innovants traduisent à eux seuls la résilience de l’économie chinoise. En dépit des vents contraires marqués par des hausses tarifaires, des mesures protectionnistes et des incertitudes inhérentes aux conflits qui perturbent les échanges commerciaux à travers le monde, l’économie chinoise parvient à résister aux chocs. Grâce à sa capacité à innover et à une planification stratégique, l’économie chinoise arrive à maintenir le cap en diversifiant les secteurs d’activité. Et le « nouveau trio », au regard de ses performances exceptionnelles, se présente comme un véritable moteur de la croissance chinoise.

Karim BADOLO

CGTN Français

 

Région autonome ouïgoure du Xinjiang : Au coeur de la 12ème Division, entre « bière de lait » et harmonie

 

Lors de leur exploration du Corps de production et de construction du Xinjiang (CPCX), les journalistes africains ont sillonné la 12e Division à travers la visite de la Société par actions laitière Xinjiang Tianrun et la Mosquée orientale de Tongxiang

Le Corps de production et de construction du Xinjiang (CPCX) compte 14 Divisions et 13 villes, sur un territoire d’environ 70 000 kilomètres carrés. Lors de leur visite au Corps, les journalistes africains participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC) se sont rendus à la Société par actions laitière Xinjiang Tianrun et la Mosquée orientale de Tongxiang, situés dans la 12e Division. Cette division constitue une véritable fenêtre importante du CPCX. En 2025, son PIB devrait croître d’environ 7 %, et le volume total de ses importations et exportations de commerce extérieur devrait augmenter d’environ 51,2 %. Elle est répartie de manière imbriquée dans quatre préfectures à savoir Urumqi, Changji, Turpan et la préfecture autonome mongole de Bayingolin.

Fondée en 2002, la société laitière Xinjiang Tianrun est spécialisée dans la plantation et l’élevage, la transformation des produits laitiers et les services de marché

La 12e Division est leader national à travers la Société par actions laitière Xinjiang Tianrun qu’elle contrôle. Fondée en 2002, cette société cotée est en effet une entreprise clé dans l’industrialisation agricole. Lors de notre visite de la société, nous avons même appris qu’elle fait partie des 100 meilleures entreprises nationales en innovation scientifique et technologique et des 100 entreprises modèles de réforme scientifique et technologique. C’est d’ailleurs le seul centre de mobilisation des produits laitiers dans le nord-ouest de la Chine établi par le Centre national de mobilisation économique.

Après le prélèvement du lait grâce à des machines, celui-ci est transporté par tunnel dans un centre de prétraitement où il est dépouillé de toutes ses saletés

En tant qu’industrie laitière, la société est spécialisée dans la plantation et l’élevage, la transformation des produits laitiers, et les services de marché. Elle constitue aujourd’hui un pilier de l’industrie laitière en Chine.

Des produits diversifiés

Disposant d’équipements de pointe, elle produit 200 000 tonnes de produits laitiers par an. Après le prélèvement du lait grâce à des machines, celui-ci est transporté par tunnel dans un centre de prétraitement où il est dépouillé de toutes ses saletés. Dans le centre de traitement, les règles d’hygiènes observés sont plus strictes que dans une salle d’opération à l’hôpital, nous confie notre guide. Grâce à la numérisation du processus, seulement trois personnes physiques travaillent dans cette section. Après la production, des robots sont utilisés pour l’emmagasinage et la distribution des produits.

Après la production, des robots sont utilisés pour l’emmagasinage et la distribution des produits

Les produits de la société Xinjiang Tianrun sont très diversifiés et très prisés par les consommateurs du Xinjiang et de plusieurs autres régions de la Chine. L’entreprise a au total 200 produits divisés en sept catégories. Elle dispose également d’un réseau de distribution très vaste qui lui permet d’écouler l’ensemble de ses productions. Ce réseau couvre 31 régions et provinces. Lors de leur visite, les journalistes ont pris plaisir à déguster certains produits offerts par l’entreprise tels que la bière de lait qui constitue l’un de ses produits phares.

L’entreprise a au total 200 produits divisés en sept catégories

Si certains participants en raison de leurs considérations religieuses hésitaient à y goutter après avoir entendu le mot bière, ils ont vite été rassurés par les responsables de l’entreprise :  » C’est un lait qui a le goût de la bière mais il ne contient pas du tout d’alcool ». Après ces précisions, tous les journalistes sans exception sont passés à la dégustation des produits. Très vite, les boîtes mises à la disposition des journalistes ont été vidées témoignant du bon goût des produits. « C’est vraiment délicieux », se sont exclamés plus d’un !

Un symbole d’unité et d’harmonie

Le réseau de distribution de l’entreprise couvre 31 régions et provinces

Après cette séance de dégustation, les journalistes ont poursuivi leur visite de la 12e division à la Mosquée orientale de Tongxiang. Là, un accueil chaleureux leur a été réservé par l’Imam de la mosquée Chen Yun et plusieurs membres. Sur place, nous avons même appris qu’ils se sont mobilisés depuis plusieurs heures pour attendre notre venue. En plus de s’être fortement mobilisés pour nous accueillir, les musulmans de la mosquée ont également préparés des mets délicieux qu’ils ont gentiment partagés avec leurs visiteurs. Une panoplie de fruits fraichement cueillis nous ont également été servis rappelant la diversité de fruits qui existent dans la région.

La mosquée orientale de Tongxiang est équipée d’installations modernes répondant à la fois aux besoins quotidiens et aux besoins spirituels et culturels de la communauté religieuse

Située dans la ferme Wuyi de la 12e Division, la Mosquée orientale de Tongxiang a été construite en 2016 et couvre une superficie de 4 000 mètres carrés. Elle est dirigée par un comité de gestion démocratique qui compte 7 membres. La mosquée est équipée d’installations de vie modernes et d’une bibliothèque, répondant à la fois aux besoins quotidiens et aux besoins spirituels et culturels de la communauté religieuse.

Lors de leur passage, les journalistes ont été chaleureusement accueillis par les responsables de la mosquée

Les échanges avec le responsable de la mosquée nous ont convaincu de l’harmonie et de l’unité ethnique qui y règne. Cette même harmonie est aussi visible dans toutes les autres mosquées de la région, nous affirme l’Imam Chen Yun.

Selon l’Imam Chen Yun, la politique religieuse de la Chine est l’une des meilleures au monde

Ayant vécu des périodes troubles dues au terrorisme, la région autonome ouïgoure du Xinjiang a réussi à éradiquer ce phénomène grâce notamment à une bonne politique religieuse mise en place par les autorités. Pour l’Imam Chen Yun, la politique religieuse de la Chine est l’une des meilleures au monde. Il nous a fièrement confié que toutes les années universitaires de sa fille aînée ont été prises en charge par le gouvernement. Diplômée, elle occupe aujourd’hui un haut poste. L’imam Chen Yun nous a assuré être très satisfait de la politique religieuse des autorités chinoises. Grâce à cette bonne politique, a-t-il indiqué, le Xinjiang est aujourd’hui très modernisé et sécurisé.

Nadège YAMEOGO

 

 

 

1re légion de gendarmerie: le lieutenant-colonel Modeste Wend-Bala Gyengani prend les commandes

Le chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, le colonel Issa Yaguibou, a officiellement installé, mardi 28 juillet 2026 à Kaya, le nouveau commandant de la 1re légion de gendarmerie, le lieutenant-colonel Modeste Wend-Bala Gyengani.

Nommé par décret présidentiel n°2026-0718/PF-MGDP du 19 juin 2026 portant nomination d’officiers des Forces armées nationales (FAN), le lieutenant-colonel, Modeste Wend-Bala Gyengani a été installé officiellement dans ses fonctions de commandant de la 1re légion de gendarmerie, mardi 28 juillet 2026 à Kaya, par le chef d’Etat-major de la Gendarmerie national, le colonel Issa Yaguibou. La 1re légion de gendarmerie s’étend sur les régions des Koulsé et de Yaadga, d’une superficie de 36036 km2.

Le lieutenant-colonel Gyengani était précédemment officier de liaison des forces de sécurité intérieure à l’Etat-major intégré de la force unifiée de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à Niamey au Niger de septembre 2025 à avril 2026. Il fut aussi commandant de groupement à Kaya, en octobre 2016 et à Ouahigouya en février 2018. Il remplace à ce poste le colonel Théophile Tago qui a dirigé la première légion de gendarmerie d’août 2022 à juillet 2026. Le colonel Tago est appelé à commander la 3e légion de gendarmerie.

Après la présentation du drapeau national, le nouveau commandant a traduit toute sa reconnaissance au chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré et à sa hiérarchie militaire, le camarade chef d’Etat-major de la gendarmerie, le colonel Issa Yaguibou pour la confiance placée en sa modeste personne. « Je prends avec humilité le privilège de cette fonction, mais mesure la lourdeur du challenge à relever, à un moment où la défense de la souveraineté nationale est un sacerdoce pour tout Burkinabè et de surcroît pour les Forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont la lourde tâche régalienne d’assurer la sécurité des Burkinabè et de leurs biens et cela jusqu’au sacrifice suprême », a indiqué le lieutenant-colonel Gyengani.

Il a estimé que, malgré les progrès considérables, à la lumière du taux d’occupation en termes de reconquête du territoire (74,53%), les défis restent immenses, en ce sens qu’aucun centimètre carré du territoire ne doit être cédé aux forces du mal. « Les attentes des populations des Koulsé et de Yaadga sur le plan sécuritaire sont grandes et nous devons répondre présents. C’est pourquoi, je place mon commandement sous le signe de la loyauté et du commandement de proximité, tout en prenant l’engagement, mes hommes et moi, de demeurer auprès des FDS sœurs des deux régions, dans tous les combats qu’implique la reconquête du territoire », a promis le lieutenant-colonel Modeste Wend-Bala Gyengani. De ce fait, il a sollicité l’accompagnement et les bénédictions des corps constitués, des autorités administratives, coutumières et religieuses pour réussir sa mission.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Flash

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Dans plusieurs quartiers de Ouagadougou, des maquis et des rassemblements nocturnes troublent régulièrement le sommeil des riverains. Face à ces incivismes récurrentes, la Police municipale multiplie les opérations de contrôle et d’encadrement pour préserver la tranquillité publique. Au-delà de la stricte réglementation, cette problématique met en lumière une exigence morale essentielle : le civisme au quotidien. Dans une capitale au rythme intense, veiller au repos de son voisin n’est pas une contrainte, mais un geste de considération mutuelle. La liberté de s’amuser s’arrête là où débute le besoin de quiétude d’autrui. En définitive, c’est cultiver le vivre-ensemble.

Bark-Wendé Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

Sénégal : un duel sans fin ?

Le duo, que le Président Bassirou Diomaye Faye et son compagnon politique, Ousmane Sonko formait, a laissé place à un duel qui rythme actuellement la vie politique au Sénégal. De rebondissements à rebondissements, on se demande à quel moment prendra fin ce spectacle qui n’honore pas ces deux hautes personnalités. La rupture politique est d’ailleurs consommée entre les deux amis, surtout avec le lancement, le week-end écoulé, du parti du chef de l’Etat sénégalais, « Kiraay-Les Pariotes Républicains ».

Il est évident que Faye ne veut plus s’appuyer sur le PASTEF, parti qui lui a permis d’être élu, pour porter son action et accompagner les réformes qu’il projette. Convaincu que la machine PASTEF échappe à son contrôle, le chef de l’Etat sénégalais a décidé de s’affranchir, en créant «Kiraay-Les Pariotes Républicains». En s’accumulant au fil des semaines, les divergences autour de la gouvernance du pays ont fini par éloigner les deux « frères » qui s’affichent désormais comme des adversaires.

Sonko tient au respect de l’engagement du PASTEF à opérer une rupture totale dans la conduite des affaires étatiques, conformément aux promesses faites lors de la présidentielle de 2024. Faye, lui, a pris un autre chemin, en refusant entre autres, la traque des anciens dignitaires et la réforme des fonds politiques. Le chef de l’Etat préfère manifestement s’aligner sur l’ordre ancien, déroulant le tapis rouge à Dakar à son prédécesseur, Macky Sall, à qui une bonne partie du peuple sénégalais demande pourtant des comptes pour son passage aux affaires. L’amitié entre les deux panafricanistes n’a pas résisté à l’épreuve du pouvoir.

Après son limogeage du poste de Premier ministre, Ousmane Sonko a pris les rênes de l’Assemblée nationale et considère l’institution comme une arme, menaçant de censurer l’exécutif en cas de nécessité. Au lieu de servir les intérêts de leurs compatriotes qui espèrent une amélioration significative de leurs conditions de vie, Sonko et Faye ont manifestement les regards tournés vers la présidentielle de 2029.

Si le maitre à penser du PASTEF était positionné pour succéder à son ex-bras droit à la tête du Sénégal, l’exercice du pouvoir par Faye a suscité en lui, une envie de garder la main sur le pays. Les intérêts personnels ont pris le dessus, dans un contexte de fortes attentes des Sénégalais. On assiste à une campagne politique avant l’heure, à voir l’évolution des faits sur le terrain. Si Faye a porté son parti sur les fonts baptismaux et ambitionne d’en faire un outil très puissant, Sonko, lui, tient des meetings pour remobiliser sa base et envisage l’avenir sous un autre angle.

Rien ne va entre les deux dirigeants, au point où Sonko a nié avoir désigné Faye pour être candidat à la présidentielle de 2024, quand son éligibilité a été compromise par des affaires judiciaires. A-t-on atteint un point de non-retour dans les relations entre Faye et Sonko ? Tout semble l’indiquer et c’est bien dommage. Le duel, qu’ils entretiennent au sommet de l’Etat nuit à leur action pour le développement et le rayonnement du Sénégal. Ils étaient censés conjuguer leurs efforts et intelligences pour transformer structurellement et qualitativement le pays de la Teranga, plutôt que de se disputer le pouvoir. Mais ainsi va la politique, où le choc des intérêts peut conduire à tous les scénarios.

Kader Patrick KARANTAO

Lutte contre l’hépatite: le gouvernement renforce la mobilisation contre la maladie

Le ministère de la Santé a célébré la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, le mardi 28 juillet 2026, à Ouagadougou.

Les hépatites virales continuent de faire des victimes silencieuses au Burkina Faso, du fait de la méconnaissance, la stigmatisation et le faible accès au dépistage. Le gouvernement développe des initiatives pour y remédier. C’est dans cette dynamique que le ministère de la Santé a célébré, ce mardi 28 juillet 2026, à Ouagadougou la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite sur le thème : « Hépatite : faisons tomber les barrières ». Pour le représentant du ministre de la Santé, le secrétaire général, Joël Arthur Kiendrébéogo, le thème est un appel à lever les obstacles qui limitent l’accès aux services de prise en charge contre l’hépatite.

Selon lui, l’hépatite virale B est une grande menace de santé publique. Il a précisé que le taux de positivité de l’hépatite B était de 2,9 % chez les femmes reçues en consultation prénatale en 2025, et de 11,8 % chez leurs partenaires. Ce niveau de contamination fait des hépatites virales, des tueuses silencieuses, a-t-il souligné. Toutefois, le secrétaire général du ministère de la Santé a rassuré que le vaccin contre l’hépatite B protège à environ 95 % contre l’infection. Joël Arthur Kiendrébéogo a également énuméré les actions du gouvernement.

« Sous l’impulsion du président du Faso, le gouvernement poursuit la lutte à travers l’amélioration de la couverture vaccinale et la structuration de la prise en charge dans les hôpitaux », a-t-il soutenu. Le SG du ministère de la Santé a fait savoir que la formation des professionnels de santé se poursuit ainsi que le renforcement de la communication. Il a mentionné la riposte contre les foyers de flambée, comme ce fut le cas à Kaya de 2024 à 2025.

Les citoyens invités à se faire dépister

Le représentant du ministre de la Santé a, par ailleurs, rappelé qu’il existe cinq types d’hépatites (A, B, C, D, E), aux modes de contamination différents. Ainsi l’hépatite B se transmet comme le VIH/Sida, tandis que l’hépatite A relève des maladies du péril fécal liées à l’hygiène.

Il a insisté sur la prévention, soulignant qu’un vaccin efficace existe contre l’hépatite B, alors que l’assainissement du cadre de vie reste la clé contre l’hépatite A ou E. Selon, le coordonnateur du programme sectoriel santé de lutte contre le VIH, le SIDA et les hépatites virales, Dr Natyon Dieudonné Soma, les hépatites B et C continuent de peser lourdement sur les systèmes de santé et les familles. Il a également souligné que ces virus tuent en silence.

Le coordonnateur du programme a ajouté qu’au Burkina Faso, elles demeurent un défi majeur de santé publique, à l’origine de complications graves comme la cirrhose et le cancer du foie. D’où son invite à chaque citoyen à se faire dépister. Le représentant résident par intérim de l’OMS, Seydou Coulibaly, pour sa part, a relevé que l’hépatite virale n’est pas une fatalité. « Elle peut être évitée, diagnostiquée, et dans plusieurs cas, traitée efficacement », a-t-il précisé. Il a cependant noté que, selon l’OMS, près de 287 millions de personnes vivaient encore avec une hépatite chronique B ou C dans le monde en 2024. Seydou Coulibaly a ajouté que 1,34 million de décès ont été attribués à cette infection, principalement à travers les cirrhoses et le cancer du foie. Il a, par ailleurs, fait savoir qu’environ 1,8 million de nouvelles infections conti- nuent d’être enregistrées chaque année dans le monde.

Abdoulaye BALBONE

Mouniratou OUEDRAOGO (Stagiaire)