L’opposition interne a permis au staff technique d’évaluer les joueuses avant le départ pour le Maroc.

En pleine préparation avant la CAN féminine, les Etalons dames affichent leurs ambitions. Après dix jours de stage à Ziniaré, ponctués par un match d’évaluation au stade du 4-Aout, la sélection nationale a mis le cap sur le Maroc avec l’envie de jouer les premiers rôles. Le sélectionneur national estime que son équipe a les moyens de surprendre les grandes nations du continent.

Les Etalons dames ont bouclé leur première phase de préparation avec des motifs de satisfaction au stade du 4-Aout, le vendredi 10 juillet 2026. Réunies pendant dix jours à Ziniaré, les joueuses ont alterné séances physiques, exercices tactiques et travail d’adaptation sur différentes surfaces de jeu. Le match d’évaluation disputé à l’issue du regroupement a permis au staff technique de tirer les premiers enseignements avant la poursuite du programme au Maroc. Pour le sélectionneur national, cette rencontre répondait à un double objectif.

« Ce match marquait d’abord la fin du stage de dix jours effectué à Ziniaré. Nous avons travaillé sur plusieurs types de terrains, notamment le gazon naturel et le synthétique. Il était donc important de terminer ce regroupement par une rencontre afin d’évaluer les joueuses et de pouvoir avancer progressivement dans le choix du groupe », a-t-il expliqué. Au-delà de l’évaluation technique, cette opposition a également permis au public burkinabè de se projeter vers la CAN féminine. Les Etalons dames rejoindront le Maroc pour une deuxième phase de préparation avec encore quelques jours de réglage avant leur entrée en lice face à la Côte d’Ivoire, le 27 juillet.

Après ce premier regroupement, le technicien national se veut optimiste. « Le bilan est satisfaisant. Les tests physiques réalisés par les joueuses sont encourageants. Cette semaine était surtout consacrée au travail physique, ce qui explique la fatigue observée pendant le match. Nous avons donc géré les temps de jeu pour préserver les joueuses », a-t-il indiqué. Si le sélectionneur reconnaît la force des habituels favoris, notamment le Nigeria et les autres grandes nations africaines, il estime que le Burkina Faso peut créer la surprise. « Nous savons que certaines équipes restent des références sur le continent, mais nous allons essayer de bousculer cette hiérarchie.

Certaines nations sont dans une phase de renouvellement et, de notre côté, nous avons le sentiment que cette équipe est en progression », a-t-il affirmé. Une performance de haut niveau pourrait également ouvrir une nouvelle perspective aux Etalons dames. Une qualification pour les demi-finales de la compétition offrirait en effet une chance d’accéder à la Coupe du monde féminine, une motivation supplémentaire pour le groupe.

Une équipe plus soudée et disciplinée

En rappel, le stage a également été marqué par une immersion auprès des militaires, une expérience que le staff considère comme un tournant dans la vie du groupe. Selon le sélectionneur, cette initiative a permis d’inculquer davantage de discipline et d’esprit patriotique aux joueuses. « Nous retenons principalement trois aspects. La discipline, les règles de vie collective et le patriotisme. Aujourd’hui, les joueuses comprennent mieux les exigences du haut niveau.

Quand elles voient les conditions dans lesquelles les militaires travaillent, cela les interpelle. Elles savent qu’elles doivent donner davantage pour défendre les couleurs nationales », a-t-il confié. Cette nouvelle dynamique semble déjà gagner les nouvelles venues. A 17 ans, Léna Wenkouni Taoko découvre pour la première fois l’équipe nationale. Sociétaire de FC Fleury 91 en France, la jeune joueuse mesure l’importance de cette convocation. « C’est une belle expérience pour moi.

Je voulais représenter mon pays et c’est une grande fierté. Mon objectif est d’aller le plus loin possible dans la compétition », a-t-elle déclaré. Même enthousiasme chez Alima Kouda, récemment intégrée au groupe. Bien accueillie par ses nouvelles coéquipières, elle nourrit de grandes ambitions : « Je suis très contente d’être ici. Le groupe est fort et notre objectif est de gagner la CAN, parce que nous voulons représenter dignement le Burkina Faso. » Avec un groupe rajeuni, une ambition affirmée et une préparation qui se poursuit au Maroc, les Etalons dames veulent écrire une nouvelle page de leur histoire. Le rendez-vous est désormais pris sur les pelouses marocaines pour confirmer les promesses.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

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