La Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine Maroc 2026 constitue un tournant majeur dans l’histoire du football féminin africain. Première édition à réunir 16 sélections, elle se distingue également par une revalorisation sans précédent des récompenses financières. En portant l’enveloppe globale des primes à 5,8 millions de dollars américains, contre 3,475 millions lors de la précédente édition, la Confédération africaine de football (CAF) affiche sa volonté d’accélérer le développement et la professionnalisation du football féminin sur le continent.
Le football féminin africain change de dimension. En revalorisant de 67 % les primes de la CAN féminine Maroc 2026, la CAF offre aux 16 nations qualifiées des récompenses inédites, dont 2 millions de dollars américains au futur champion. En quelques années, la prime destinée à l’équipe sacrée est passée de 200 000 dollars à 2 millions de dollars, soit une progression de 900 %. Une évolution qui traduit la volonté de mieux récompenser les performances sportives tout en donnant aux fédérations davantage de moyens pour structurer leurs championnats et renforcer leurs équipes nationales.
Au-delà de la championne qui empochera 2 millions de dollars (environ 1,2 milliard F CFA), la finaliste repartira avec 750 000 dollars (près de 450 millions de FCFA). L’équipe classée troisième percevra 500 000 dollars (environ 300 millions F CFA), tandis que la quatrième recevra 400 000 dollars (près de 240 millions F CFA). Même les sélections qui ne franchiront pas le premier tour ne repartiront pas les mains vides. Chacune des 16 nations engagées bénéficiera d’une prime minimale de 150 000 dollars (environ 90 millions F CFA), contre 125 000 dollars lors de la précédente édition.

Une aide financière non négligeable pour de nombreuses fédérations confrontées à des contraintes budgétaires dans la préparation de leurs équipes. Cette politique de redistribution traduit la volonté de la CAF de réduire les disparités entre les grandes nations du football féminin et les sélections émergentes. En garantissant une dotation à toutes les équipes qualifiées, l’instance continentale entend favoriser un développement plus équilibré de la discipline à travers l’Afrique. Au-delà de l’aspect financier, les enjeux sportifs demeurent considérables. Les meilleures sélections de cette CAN se rapprocheront d’une qualification pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2027, prévue au Brésil, selon le dispositif qualificatif arrêté par la FIFA et la CAF.
Une bonne performance continentale constituera ainsi un atout majeur dans la course au Mondial. Pour le Burkina Faso, toujours en lice pour une qualification historique, cette CAN représente une double opportunité. Une performance de premier plan ouvrirait des perspectives inédites sur la scène internationale tout en permettant à la Fédération burkinabè de football de bénéficier de ressources financières importantes, susceptibles d’accélérer le développement du football féminin national.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO







