Attribution « illégale » de parcelles à Nouna

Kantigui a appris que le maire de Nouna a procédé, par arrêté en ce début d’année 2021, à une attribution de parcelles concernant les lots 33, 37 et 44 du secteur 6 de la ville. Le hic, a-t-on dit à Kantigui, c’est que ces lots seraient situés sur des réserves administratives. Selon une source proche de la mairie, cet arrêté communal est « tombé », alors que par correspondance en date du 27 janvier 2021, le receveur des impôts attirait l’attention du bourgmestre sur le caractère illégal des attributions. Il a rappelé dans sa lettre que la procédure est non conforme aux textes en vigueur au Burkina Faso et que « tout changement de destination d’une réserve administrative doit être au préalable autorisé par les autorités compétentes ». Kantigui est au regret de constater que malgré ces dispositions et la mise en garde du receveur, le maire a procédé aux différentes attributions. Il est revenu à Kantigui qu’à l’occasion, les commerçants de la ville se sont mobilisés pour défendre les réserves du marché « illégalement attribuées » par les mêmes autorités. Kantigui espère un dénouement heureux et une bonne gestion du foncier urbain au bénéfice des populations de Nouna.


Meurtres en série à Bittou

Dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 janvier 2021, un meurtre a été commis au secteur 1 de Bittou, en face de la brigade territoriale de gendarmerie. Après renseignements, Kantigui a appris auprès d’un habitant de la localité, qu’il s’agit d’une vieille « folle », qui vivait à Bittou depuis plus d’une dizaine d’années. « De ce que nous avions appris, la victime a été égorgée d’abord, avant que sa tête ne soit brisée avec des briques », a précisé la source de Kantigui. Interrogé sur les éventuels motifs de ce crime, l’informateur a précisé que tout laisse croire que c’est à des fins mystiques que l’auteur a commis son acte. « Nous ne sommes pas au premier forfait. Il y a quelques semaines, deux autres personnes avaient été assassinées à Bittou et une autre à Cinkansé. Pour les deux cas à Bittou, il s’agit d’un fou dont les parties intimes ont été emportées et d’un enfant de sept ans qui avait été égorgé et son sang, emporté. A Cinkansé, c’est un enfant qui a été aussi égorgé. C’est un phénomène très fréquent », s’est-il inquiété. Kantigui espère vivement que les forces de sécurité vont mettre la main sur ces tueurs en série, afin qu’ils répondent de leurs actes.


Des sanctions en vue au MPP ?

Fouinant dans la vie des partis politiques, Kantigui a eu vent de la convocation de la session extraordinaire de l’année 2021 du Bureau politique national (BPN), du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le samedi 13 février prochain à Ouagadougou. Selon la source de Kantigui, l’adoption du rapport de la campagne présidentielle et législative du 22 novembre 2020, le point sur l’exécution des tâches urgentes et « les traitements des cas d’indiscipline » liés aux élections couplées sont au menu des travaux. Concernant ce dernier point, il est revenu à Kantigui que le BPN pourrait prononcer diverses sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion de certains militants et pas des moindres. « Les cas d’indiscipline », a précisé l’informateur de Kantigui, font référence aux comportements de certains militants du parti qui n’auraient pas joué franc-jeu lors des élections. « Un pied dehors, un pied dedans, c’est dehors. On ne peut pas avoir confiance en des camarades qui ont travaillé contre le parti », a confié un cadre du parti sous anonymat.


Démission de deux commissaires de la CENI

De sources concordantes, deux commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), tous deux issus de l’UPC, ont démissionné le lundi 1er février 2021. Il s’agit du vice-président de la CENI, Adama Kéré et du Dr Ibrahim Guitanga. Dès échos qui parviennent à Kantigui, ces démissions, ont un lien étroit avec la nouvelle configuration de la scène politique nationale, due principalement à l’entrée de l’ex-Chef de file de l’opposition politique (CFOP), Zéphirin Diabré et son parti, dans la majorité présidentielle. En attendant les élections municipales, l’opposition politique (CDP, ADF/RDA …) devrait penser au remplacement des deux démissionnaires, étant donné que la CENI est composée de 15 commissaires, dont cinq de la majorité, le même nombre pour l’opposition et cinq de la société civile.


Bobo : vers la reprise des travaux de l’avenue de l’Insurrection

Kantigui, qui s’est rendu cette semaine à Bobo-Dioulasso, a été outré de voir que les travaux de construction de l’avenue de l’Insurrection populaire, traversant le quartier Sarfalao, ne sont pas encore achevés, alors qu’ils avaient été lancés en février 2020 pour un délai d’exécution de huit mois. Kantigui a même constaté que les ouvriers ne sont plus sur le terrain et que la poussière est devenue le lot quotidien des riverains. Kantigui, qui a voulu savoir ce qui se passe, a été rassuré que les travaux pourraient reprendre cette semaine. Il lui a été aussi soufflé que l’entreprise commise à la tâche a arrêté les travaux parce qu’elle n’aurait pas reçu, jusqu’à ce jour, « les avances de démarrage ». Alors qu’elle aurait injecté près d’un milliard F CFA dans les…

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