Diantre, où êtes-vous ?

Ce matin je me suis réveillé seul et veule dans le noir

Le souffle du destin a emporté la lueur des cierges du soir Sur les murs ternes, saignaient des graffitis rouge sang Dans l’air du temps, le vent avait érodé la beauté des chants

Il ne restait qu’un hymne solitaire, entonné au minima Et un drapeau de douleur hissé avec rage à mi- mât

Il ne restait que le sang versé des braves tombés à venger

Il ne restait que la patrie de la fratrie à sauver du danger Jusqu’à quand le soleil va-t-il rétracter ses rayons dans sa tanière ?

Où sont-ils nos cerbères austères garants de nos mystères d’hier ?

Pourquoi la terre de nos pères téméraires s’est-elle tue en pleine bataille ?

Nos traditions ont-elles perdu les formules des libations sur l’autel des ripailles ?

Où sont passés nos révélateurs, faiseurs de miracles, draineurs de monde ?

Que disent les signes que vous brandissez sur fond de tapage immonde ? Où sont les champions de la foi, liseurs de destin en eau trouble, par cœur ?

De quoi sera fait demain, digne prédicateur dans la peau de prévaricateur ?

Rien ne sert de remplir nos temples si nos voix s’estompent dans le plafond Rien ne sert de jurer au nom des ancêtres si le sceptre sacré n’est qu’un tronc De quelle bravoure épique vantons-nous, si les braves du clan sont des nouveau-nés ?

A quoi sert le pouvoir du regard si l’on ne peut même pas voir plus que le bout du nez ?

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

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