Projet Archipelago mangue Burkina Faso : un taux global d’exécution de 94,4% à terme

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso a organisé la cérémonie de clôture du projet Archipelago mangue Burkina Faso (2020-2022), financé par l’Union européenne à hauteur de 400 millions FCFA, le mardi 15 novembre 2022, à Ouagadougou.

La coordonnatrice nationale de Archipelago mangue Burkina Faso, Patricia Badolo : « Il faut étendre l’approche Archipelago mangue à la filière anacarde, à la mode et textile au Burkina Faso ».

Le projet Archipelago mangue Burkina Faso financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 400 millions FCFA d’une durée de deux ans (2020-2022) pour «l’amélioration durable de l’employabilité des femmes, des jeunes et des migrants de retour par le développement de la filière mangue » a pris fin. La cérémonie officielle de clôture est intervenue, le mardi 15 novembre 2022, à Ouagadougou, avec la participation des bénéficiaires en présentiel et en ligne, des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), de l’UE ainsi que ceux de l’équipe du projet. Le représentant du président de la CCI-BF, Mamady Sanoh, dit être fier des « résultats satisfaisants » obtenus par l’ensemble des acteurs. Lancé le 16 juillet 2020, Archipelago mangue couvrant les régions du Centre, des Hauts-Bassins et des Cascades, a-t-il indiqué, a renforcé les compétences, selon l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX Burkina), de 8 000 producteurs, de plus de 20 exportateurs, créé 88 unités de transformation et environ 6 500 emplois permanents et non permanents. A ses dires, le choix de cette filière est judicieux car la mangue, 7e produit d’exportation du Burkina Faso, génère plus de 15 milliards FCFA de chiffres d’affaires par an.

Le représentant de l’ambassadeur-chef de la délégation de l’UE au Burkina Faso, Francisco Alvaro Bellafont, s’est dit satisfait des résultats engrangés à terme.

Mamady Sanoh s’est également réjoui du fait que 560 jeunes et femmes soient sensibilisés aux opportunités d’emplois, 321 personnes formées à l’entrepreneuriat et 696 apprenants à des métiers de la mangue. « Il me plaît d’indiquer que grâce au projet, nous avons pu organiser la première édition du Salon de la mangue (SAMA) qui a réuni les acteurs de la chaîne de valeurs de la filière mangue… », a-t-il ajouté. Le représentant du président de la CCI-BF a été reconnaissant à l’UE, aux Chambres des métiers et de l’artisanat d’Auvergne Rhône Alpes et du Burkina Faso, à l’Organisation internationale pour la migration (OIM), à la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) et aux centres de formation professionnelle. La coordonnatrice nationale de Archipelago mangue Burkina Faso, Patricia Badolo, a précisé que le taux global d’exécution de l’initiative est de 94,4% pour les cibles atteintes hormis l’insertion professionnelle.

Vieillissement des vergers

Les participants ont été briefés sur les résultats du projet Archipelago mangue Burkina Faso.

Elle a déploré le vieillissement des vergers qui devraient être renouvelés dans les différentes localités durant les cinq années à venir. Patricia Badolo a aussi souhaité que Archipelago mangue Burkina Faso puisse s’étendre à la filière anacarde, à la mode et textile, au karité, entre autres. Quant au représentant de l’ambassadeur-chef de la délégation de l’UE au Burkina Faso, Francisco Alvaro Bellafont, il a soutenu que Archipelago mangue Burkina Faso a favorisé la consolidation entre les Chambres des métiers et de l’artisanat du Burkina Faso et de la France. Il a salué la CCI-BF pour l’organisation « réussie » de cette cérémonie de clôture. Des participants par visioconférence à l’image de Salif Guel, Maxwelle Sanon, Mirabelle Poda et séance tenante, Alice Ouédraogo, ont tous apprécié la mise en œuvre de Archipelago mangue Burkina Faso qui, à les entendre, a permis de créer leurs entreprises et d’apprendre des métiers de la filière mangue. A distance, le chef du projet Archipelago d’Auvergne Rhône Alpes, Francis Boulamoy, a invité la coordination du projet au Burkina Faso à réfléchir à la forme de sa phase II, notamment, à penser à la fabrication de la bière à base de mangue.

Boukary BONKOUNGOU

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