Boussé : un crocodile capturé après l’attaque d’un enfant

Kantigui a appris qu’un crocodile a été capturé après qu’il s’en soit pris à un enfant dans le village de Toèghin. Selon les sources de Kantigui, les faits se sont déroulés, le samedi 26 septembre 2026, dans la mare du village. Face à cette situation, une équipe de la direction provinciale de l’environnement, des eaux et forêts du Kourwéogo, s’est rendue sur les lieux pour renforcer les éléments du service départemental en charge de l’environnement (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89

4e anniversaire de l’accession au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré : les Burkinabè saluent 4 ans d’actions et de vision souverainiste

Ce mercredi 30 septembre 2026 marque les quatre années de l’accession du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir. A l’occasion de cette date anniversaire, les Burkinabè saluent l’action présidentielle et invitent à poursuivre les efforts pour le développement du pays.

Le weranga Naaba Saaga II au palais du roi Naaba Kiiba de Yatenga : « ce qui m’a marqué, c’est l’accent mis sur les coutumiers »

« C’est un bilan très positif. En quatre années, il y a eu beaucoup de changements dans le pays. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’accent mis sur nous les coutumiers. Les chefs coutumiers constituent une composante importante de notre société. Nous sommes proches des populations et jouons un rôle dans la préservation de la paix, de la cohésion sociale et de la promotion de nos valeurs culturelles. Le camarade capitaine Ibrahim Traoré a compris cette dynamique et nous sommes vraiment contents. La démarche des autorités consistant à échanger avec les leaders coutumiers sur les questions qui concernent la Nation est à saluer. Ces rencontres permettent de recueillir nos conseils et de prendre en compte l’importance de la tradition dans la construction de notre pays. Sur le plan de la sécurité dans la région de Yaadga, il y a beaucoup d’acquis. Des zones ont été reconquises. Grâce à la détermination des FDS et VDP, des villages ont été réinstallés et les populations vaquent paisiblement à leurs occupations. Sur tous les plans en quatre années de gestion, nous notons des actions positives et nous réaffirmons une fois de plus notre soutient au capitaine Ibrahim Traoré ».

Tidiani Savadogo est un acteur de la société civile : « nous saluons la vision souverainiste »

Les quatre années de gestion avec le camarade capitaine Ibrahim Traoré semble être un prolongement du CNR avec le capitaine Thomas Sankara. C’est quatre années marquées par d’intenses activités avec de grandes initiatives, des réformes de gouvernance, de culture du civisme et de patriotisme afin que nous puissions nous développer de nous-mêmes. Sur le plan de la défense et de la sécurité, l’armée est opérationnelle et fait partie des grandes puissances dans la sous-région. Concernant la diplomatie, le Burkina est très respecté. Sur le plan de l’éducation, il y a beaucoup de réformes en phase avec notre société et la culture africaine pour former une jeunesse consciente, des vrais citoyens de demain. Sur tous les plans durant les quatre années de gouvernance, le Burkina est en train de se positionner parmi les grands du monde. Sur le plan économique, je retiens surtout la volonté de renforcer la production nationale et de réduire certaines dépendances. L’agriculture occupe une place importante dans cette orientation. Le gouvernement met notamment en avant la souveraineté alimentaire et la transformation locale avec l’offensive agropastorale et halieutiques dont le but est la sécurité alimentaire. Nous saluons la vision souverainiste à travers la Révolution progressiste populaire.

Bapio Bazo, étudiant en philosophie au centre universitaire de Manga : « le président joint l’acte à la parole »

Le capitaine Ibrahim Traoré est l’un des présidents que j’apprécie beaucoup à travers ses actions. Lors de sa prise du pouvoir, le 30 septembre 2022, il nous a transmis ses inspirations et aujourd’hui, il joint l’acte à la parole. Quatre années après sa prise du pouvoir, plusieurs réalisations sont visibles. Sur le plan éducatif, il y a eu beaucoup de réformes pour permettre à nos élèves de pouvoir entamer une vie professionnelle tout en ne comptant pas d’être engagé à la fonction publique. Sur le plan infrastructurel, il y en a assez. Il y a eu plein de routes qui ont été construites. Sur le plan de l’armement militaire, nos forces de défense sont à l’aise actuellement sur les théâtres des opérations. Nos Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) sont également bien équipés. Et, c’est vraiment une immense joie pour nous de voir tout cela grâce à la vision du président du Faso. Aujourd’hui, nous avons ce devoir de protéger le capitaine Ibrahim Traoré pour qu’ensemble, nous puissions avancer et aboutir à la victoire finale. J’invite la population à rester mobilisée et à le soutenir massivement.

Lassané Zongo, enseignant à Manga : « Tout ce qui est dit est fait »

En quatre ans de gestion du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré, je me réjouis du bilan. Celui-ci est positivement apprécié à tous les niveaux. Le président du Faso a posé des actes concrets. On voit des inaugurations de plusieurs infrastructures un peu partout et bien d’autres réalisations. Tout ce qui est dit est fait et tout ce qui est fait est dit, à moins qu’on veuille chercher des poux sur une tête rasée. Les populations qui se sont déplacées du fait de la crise, beaucoup sont retournées chez elles avec des mesures d’accompagnement de l’Etat. Sur le plan de la sécurité, une grande partie du territoire a été recouvrée grâce à l’engagement et aux équipements des forces combattantes. Donc, aujourd’hui, le bilan est satisfaisant et nous saluons cela. J’exhorte l’ensemble des populations à faire bloc derrière les autorités du pays jusqu’à la reconquête totale du territoire. Je souhaite également une bonne continuité au chef de l’Etat. Que la paix revienne partout au Burkina afin que les populations puissent circuler librement comme la période d’avant les attaques terroristes.

Braima Ouattara, sculpteur professionnel à Banfora : « toutes ces réalisations en 4 ans, donne l’impression d’être dans un rêve»

Le bilan des 4 années est très satisfaisant. Selon ce que j’ai vu, ce que j’ai constaté comme efforts fournis par le gouvernement, en termes de réalisations, on peut dire que le bilan est très surprenant de façon positive. Dans tous les domaines les choses ont bougé. Ce qui est surprenant, c’est que des efforts ont été fournis malgré que nous sommes en situation de guerre. Si on veut prendre secteur par secteur, nous ne pouvons pas tout citer. Dans le domaine de la sécurité, par exemple, notre région, les Tannounyan, est actuellement sécurisée et on peut y circuler librement.

Je peux dire que la sécurité est le plus grand acquis pour notre région. Sur le plan des infrastructures, la principale route qui nous relie à Bobo-Dioulasso est en cours de réhabilitation, l’axe Orodara-Banfora également. Au niveau de la santé, on a eu des centres de santé et cela est valable dans toutes les régions. Quand nous prenons aussi le secteur de l’agriculture, les aménagements de plaines, les aides aux paysans pour le développement de la culture du maïs, du blé, du riz et autres sont une réalité. Même sur le plan industriel, nous avons récupéré notre SN SOSUCO qui faisait tant la fierté de la région et du pays de façon générale.

Quand on voit toutes ces réalisations en quatre ans, donne l’impression d’être dans un rêve. Aussi, avec la suppression des partis politiques, qui a mis fin à la politique politicienne, les divisions ont disparu et les gens parlent de plus en plus le même langage. Je fais confiance aux autorités et je suis prêt à le soutenir, car le pays a de beaux jours devant lui. Depuis la mort de Sankara, je n’ai plus jamais soutenu un président au pouvoir mais celui-là, on est prêt à tout pour lui. On dirait que le président a une baguette qui fait que tout ce qu’il touche devient de l’or. Si on devait le noter, je lui aurais donné une moyenne de 18 sur 20 pour ne pas donner 20 sur 20.

Les autres pays de l’AES devraient s’inspirer de la dynamique du Burkina. Il faut qu’on soutienne le président jusqu’au bout. Il faut qu’on mate nos ennemis de l’intérieur, car ce sont les plus dangereux. Donc tous ceux qui sont autour du président, je leur demande, à genoux, d’être vraiment sincères avec lui, de le soutenir, et de le protéger. C’est l’avenir de toute la nation qui en dépend. Je souhaite que l’on puisse célébrer les 10 ans de la RPP, pourquoi pas plus. Tant que les choses continuent ainsi.

Siaka Traoré, professeur de Français : «Il y a tellement de projets pour l’épanouissement des Burkinabè »

En tant que citoyen lambda, j’apprécié positivement ces 4 ans de pouvoir. Alors, si nous prenons pratiquement dans tous les domaines, à commencer par l’agriculture, avec l’offensive agro-pastorale, il y a assez de bassins qui ont été aménagés, notamment les plaines et autres. Ce qui nous a permis d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Déjà, c’est un premier pas.

Dans le domaine de la sécurisation du territoire, au cours de ces quatre années, le Burkina a acquis assez de matériels de guerre pour permettre à nos combattants de faire face à l’ennemi. Si vous vous souvenez, avant que le capitaine Ibrahim Traoré ne prenne le pouvoir, plus de 50% du territoire étaient entre les mains des terroristes, mais aujourd’hui, la tendance s’est renversée.

Quand on s’en tient aux chiffres officiels, plus de 74% du territoire a été reconquis permettant à des millions de déplacés internes de regagner leurs localités d’origine. Déjà les deux aspects, l’autosuffisance alimentaire et la sécurisation du territoire, sont les fondamentaux de tout développement, parce que s’il y a la sécurité et les gens mangent à leur faim, le développement va suivre. Outre ces deux volets, il y a aussi l’industrialisation. Dans un passé récent, la plupart de ce que nous produisons, était à l’extérieur.

Mais dans la dynamique actuelle, avec les usines qui se créent (usine de tomate, TEXFORCES-BF, RAFFINOR-BF), la tendance est de transformer localement nos matières premières pour une plus-value. Et ça, c’est la première dans l’histoire du Burkina. Donc, on est très satisfait de ce qui est en train de se passer. Il y a tellement de chantiers et de projets pour l’épanouissement des Burkinabè que nous ne pouvons pas épuiser la liste. On va vraiment prier Dieu et les mânes de nos ancêtres, afin qu’ils guident les pas du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré qui donne de l’espoir aux Burkinabè.

Séverin Dabiré, professeur des écoles : «Nous sommes fiers de lui »

Grosso modo, le bilan est positif en ce sens que pratiquement tout le pays est en chantier. Des routes en construction, des usines, des infrastructures socio-économiques, vraiment ça bouge partout. Dans le domaine de la sécurité, on voit que de nombreux déplacés internes ont rejoint leurs villages d’origine. Dans le domaine de la santé, il y a aussi de l’effort qui est fait avec la réduction des coûts de certains examens de l’imagerie médicale, la réalisation des infrastructures sanitaires un peu partout, le déploiement des cliniques mobiles dans les zones reculées.

Au niveau de l’éducation aussi, de nombreuses écoles sont réouvertes, permettant aux enseignants de rejoindre leurs postes. On est satisfait de tout ce qui se fait depuis l’accession au pouvoir du capitaine Traoré. Nous sommes fiers de lui. Notre souhait est qu’il reste encore dix ans, pourquoi pas plus, pour pouvoir mettre le pays sur de bons rails comme ce que nous voyons.

Mahamane Traoré, coordonnateur régional de la veille citoyenne de l’Est : « C’est un devoir de redevabilité envers le peuple »

En quatre ans, de nombreuses réalisations ont été faites. C’est donc un devoir de redevabilité envers le peuple. Contrairement à ceux qui pensent y voir une célébration festive, cette initiative vise à mettre en lumière les avancées enregistrées et les accomplissements du camarade capitaine Ibrahim Traoré. Elle offre l’occasion à chacun de constater concrètement les fruits de la révolution et de mieux comprendre sa démarche. Et cela va motiver le peuple à s’engager davantage pour la cause de la RPP. Au niveau du Goulmou, la veille citoyenne est à pied d’œuvre pour mobiliser la population. Tout porte à croire que ce rendez-vous sera couronné de succès.

Ramatou Nassouri, citoyenne à Fada N’Gourma : « c’est un moment de reconnaissance »

C’est une belle initiative. Comme toute œuvre humaine, il faut, à un moment donné, marquer une halte pour montrer les acquis, féliciter et encourager les acteurs et voir ce qu’on peut améliorer.
Pour moi, cet événement est non seulement une sorte de redevabilité, mais aussi un moment de reconnaissance à des Burkinabè qui se sont engagés corps et âme pour un Burkina Faso digne et souverain. Tout homme qui consent un sacrifice a besoin de reconnaissance. Il est vrai qu’au programme on parle d’animation, mais l’aspect essentiel sera la projection de toutes les réalisations durant les quatre années.

Bakary Konaté, instituteur à Dédougou : “il y a eu beaucoup d’avancées dans les domaines de la santé et de l’agriculture”

Je peux dire que le camarade Président Ibrahim Traoré est un sauveur qui est venu au bon moment. Par le passé, on croyait certaines choses irréalisables au Burkina. Mais sous son leadership et ses actions, on s’est rendu compte qu’on appréciait mal la situation. Il y a eu beaucoup d’avancées dans les domaines de la santé et de l’agriculture surtout. Il y a beaucoup d’infrastructures qui sont réalisées. La population admire la gestion et la gouvernance du président. Il fait plus que son âge. Mais je pense que le président doit faire attention aux hommes politiques d’hier. Ces gens-là ont retourné leurs vestes aujourd’hui et se comportent en patriotes. Je doute de leur sincérité. Les autorités doivent les surveiller, car ils sont toujours capables de poser des actes qui pourraient piétiner certaines initiatives engagées par le président pour booster le développement du pays. Et, ce problème se pose surtout au niveau déconcentré.

Imien Adou, entrepreneur culturel à Dédougou : “il nous a donné le courage de compter sur nos propres capacités pour avancer”

Les quatre ans ont montré que si l’on compte sur nos propres forces, sur nos propres intelligences et par nos propres actions, nous pouvons développer chez nous. Aucun pays ne peut être développé par un autre. Le chef de l’Etat l’a démontré avec l’ouverture de plusieurs industries, avec l’aménagement de plusieurs voies grâce à nos propres contributions que le développement endogène est bien possible. Et c’est ça aussi un pays. Il nous a donné le courage de croire en notre identité, de croire en nous-mêmes et de compter sur nos propres capacités pour avancer. Durant les quatre années de pouvoir du camarade capitaine Ibrahim Traoré, nous avons vu des réalisations qui n’ont jamais été faites depuis les indépendances. Mon souhait est que la population continue d’accepter de le soutenir et de l’accompagner pour bâtir un Burkina prospère au profit des générations actuelles et futures.

Dominique Millogo, citoyen : « nous sommes en train de vivre une
révolution industrielle »

Nous saluons la mémoire de tous les combattants de la liberté qui sont tombés, les armes à la main. Nous adressons également nos vœux de prompt rétablissement à tous les blessés et leur souhaitons de nous revenir dans de très bonnes conditions afin de continuer la lutte que nous avons entamée depuis le 30 septembre 2022. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) sont désormais passées à l’offensive pour nous permettre de reconquérir une grande partie de notre territoire qui était sous l’emprise des terroristes. Ces forces du mal avaient tendance à prendre tout le Burkina pour acquis avant le 30 septembre 2022. Aujourd’hui, elles sont aux abois et sont carrément vaincues.

Grâce, bien sûr, à cette réorganisation et au réarmement militaire opérés par le capitaine Ibrahim Traoré. Les grandes villes qui étaient carrément occupées par les terroristes sont aujourd’hui contrôlées par l’administration burkinabè. Sur le plan des infrastructures, ce sont des choses que tout le monde peut constater. Tout le monde voit exactement ce qui est entrepris aujourd’hui au Burkina. On ne dirait même pas qu’on est en guerre lorsqu’on voit toutes ces grandes réalisations qui sont opérées au niveau du pays, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’agriculture ou de l’autosuffisance alimentaire, qui est chère au président du Faso. Il y a un certain nombre d’aménagements, de barrages, d’acquisitions de tracteurs, etc.

Quand on parle des infrastructures, on sait que le développement d’un pays passe par le développement des routes, comme on aime à le dire. Là encore, comme on le voit aujourd’hui avec l’autoroute Bobo-Dioulasso/Ouagadougou qui est en train d’être réalisée par le gouvernement, cela donne de la fierté, du courage et encore plus de confiance aux masses populaires qui placent leur confiance dans les premières autorités de notre pays. Au niveau industriel, nous sommes en train aujourd’hui de vivre une sorte de révolution industrielle au Burkina Faso, où nous arrivons à transformer les matières premières que nous avons sur place.

Désormais, il n’est plus forcément question d’envoyer les matières brutes à l’extérieur pour leur transformation, nous pouvons le faire ici. Au niveau de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), la contribution significative du président du Faso permet en tout cas à l’espace confédéral de mieux se porter et de favoriser déjà la libre circulation entre les peuples de l’AES. Nous avons l’espoir que, dans un avenir très proche, tout le territoire burkinabè sera sous le contrôle de nos autorités.

Dieudonné Sié Coulibaly, citoyen : « aujourd’hui, presque la moitié des étudiants sont révolutionnaires »

Merci infiniment à notre grand leader, notre guide national, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, pour tout ce qu’il a fait pour son pays. Il faut dire que, depuis l’arrivée du camarade capitaine Ibrahim Traoré, il y a eu beaucoup de changements dans notre pays. Premièrement, il faut parler de la santé en général. Il y a eu beaucoup de subventions et davantage d’actions. Des inaugurations ont eu lieu, notamment au niveau des CMA et des CSPS. Donc, vraiment, nous ne pouvons que lui dire merci au niveau de la santé. Au niveau de l’éducation, nous sommes en train d’aller vers une éducation vraiment productive. Les langues nationales, à partir de cette année, seront introduites dans toutes les écoles. L’immersion a également eu lieu.

Aujourd’hui, presque la moitié des étudiants sont révolutionnaires. Côté sécurité, aujourd’hui, nous avons récupéré plus de 74% du territoire grâce à l’engagement de nos FDS. De façon générale, sur le plan industriel, on ne peut même pas dénombrer toutes les réalisations. Et, vu qu’aujourd’hui nous avons une raffinerie, c’est inimaginable. Le bien-être de la population passe directement par l’agriculture. Faites un tour dans les centres agricoles. Vous verrez qu’il y a beaucoup de stocks. Les gens n’en manquent même plus. Les gens ne font même plus la queue parce qu’ils ont suffisamment à manger. Je ne pourrai pas finir de citer toutes les réalisations.

Sem Coulibaly, sylviculteur : « les FDS ont pris le dessus sur l’ennemi »

Le capitaine Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir à un moment où le pays avait besoin d’un changement au plus profond dans tous les domaines. Son bilan sur les quatre années est très positif avec des acquis dans plusieurs domaines. Sur le plan sécuritaire, nos forces combattantes sont en train de monter en puissance et cela grâce aux équipements de pointe qu’ils ont reçus. De nombreuses zones ont été reconquises et des populations sont retournées sut leurs terres. Avant c’est l’ennemi qui cherchait les FDS.

Mais actuellement, les FDS ont pris le dessus sur l’ennemi. Les réformes engagées dans les différents secteurs et la bonne gouvernance ont permis au Burkina d’entreprendre des actions de développement malgré la situation sécuritaire difficile. Le chef de l’Etat et son gouvernement doivent mettre en avant la compétence et le patriotisme dans le choix des personnes à responsabiliser. Cela permet d’éviter le sabotage dans la mise en œuvre de sa vision.

Emile Kinda, coordonnateur régional du projet VDP-Scolaire/Nando : « nous avons constaté une amélioration des conditions de vie »

Le pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré est le type de pouvoir que nous attendions depuis belle lurette. Il est arrivé à un moment où le peuple burkinabè avait besoin d’un pouvoir capable de relever les défis du pays. Depuis ces quatre ans de pouvoir, nous avons constaté une amélioration sur les plans économique, agricole, de la sécurité et dans le domaine de la santé. Nous avons constaté une amélioration des conditions de vie de la population dans tous les domaines. Les décisions prises vont dans le sens de l’amélioration des conditions sociales des Burkinabè et nous en sommes très satisfaits. Nous rendons grâce à Dieu et nous prions pour que Dieu lui donne une longue vie, afin qu’il puisse continuer sur le chemin qu’il a commencé. Dans tous les secteurs, on doit donc continuer à travailler pour un développement durable.

Alimatou Lompo, secrétaire générale de la coordination régionale des organisations féminines du Liptako : “beaucoup d’actions ont été réalisées au profit des femmes”

Le bilan est positif. D’abord, au niveau de la reconquête du territoire, nous constatons la mise à la disposition des FDS des équipements militaires de qualité pour la sécurisation des personnes et de leurs biens. Beaucoup d’actions ont été réalisées au profit des femmes notamment sur le plan sanitaire. A ce titre, nous pouvons citer la mise en œuvre de la clinique mobile, la prise en charge des soins du cancer du sein et du col de l’utérus, la réduction des frais de certains examens médicaux.

A tout cela, s’ajoutent la réalisation du centre d’hémodialyse de Dori pour rapprocher les soins des malades souffrant d’insuffisance rénale et la remise par le président du Faso, d’un site maraicher de deux hectares aux femmes de Dori pour booster leur autonomisation économique. Dans le domaine de l’agriculture, nous pouvons également évoquer l’exécution de l’Offensive agrosylvopastorale qui a permis d’engranger des résultats probants surtout dans le Liptako avec l’introduction de la culture du riz et du blé. Certes, en quatre ans, il y a eu des acquis notables mais il demeure encore des défis à relever.

A ce sujet, nous demandons au camarade capitaine Ibrahim Traoré de se pencher sur le problème de la malnutrition des tout-petits dans notre région et partant au Burkina. En plus, nous sollicitons également de lui un regard sur la réouverture de la RN3, précisément l’axe Kaya-Dori qui n’est emprunté que par les convois sécurisés. Les FDS donnent le meilleur d’eux-mêmes pour que les convois soient réguliers et faciliter la mobilité des populations.

Karim Compaoré, citoyen de Ziniaré : « Ibrahim Traoré a mis tout le pays en chantier »

« Après quatre années de gouvernance du président du Faso, je retiens surtout la volonté affichée de travailler à la transformation de notre pays et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Aujourd’hui, Ibrahim Traoré a mis tout le pays en chantier. Nous assistons à la réalisation de routes, des centres de santé, des écoles… Nous voyons pousser aussi des usines et des unités de transformation de nos matières premières. Cela permet de créer des emplois pour les jeunes et de la richesse pour le pays.

Le président mène beaucoup d’actions qui touchent directement les communautés. Au cours de ces quatre années, des initiatives ont été engagées pour soutenir les paysans. Je veux parler des tracteurs, des labours gratuits et subventionnés, des semences améliorées qu’on a mises à la disposition des producteurs.

La situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée. On a reconquis 74% de notre territoire. Près de 2 millions de déplacés sont repartis chez eux. C’est le signe que les choses sont en train de changer. Les efforts consentis pour renforcer la résilience nationale et soutenir les populations affectées méritent d’être accompagnés par la solidarité de tous.

Moumouni Nikièma, chef coutumier : “nous l’accompagnerons dans sa mission”

Le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré et le gouvernement ont accompli un travail important depuis leur accession au pouvoir. Nous n’avons jamais vu un président en faire autant en si peu de temps. Les réalisations sont si nombreuses qu’elles nous surprennent. Beaucoup de pays africains envient le Burkina et souhaiteraient avoir un président comme Ibrahim Traoré. Nous prions Dieu de lui donner la santé et la force nécessaire pour poursuivre son œuvre. Il agit dans tous les domaines et pour l’ensemble de la population, sans distinction. Notre satisfaction est donc grande. Nous savons toutefois que beaucoup reste à faire et que ce que nous avons vu n’est qu’une partie de ce qu’il compte réaliser. Nous l’accompagnerons dans sa mission et prions Dieu de le protéger de ses ennemis et de lui accorder une longue vie afin qu’il puisse poursuivre son action.
Je souhaiterais que le chef de l’Etat accorde davantage une attention aux commerçants. Il faudrait également renforcer le soutien à la filière viande. La demande est forte, alors que la disponibilité du bétail reste faible, ce qui entraîne une hausse du prix de la viande.

Alassane Kaboré, commerçant à Rood-Woko : “il y a une rupture dans la gouvernance”

Même les aveugles constatent qu’il y a une rupture dans la gouvernance par rapport aux années antérieures. Que ce soit dans le commerce, l’agriculture ou l’élevage, les résultats sont visibles. Depuis sa prise de pouvoir en 2022, nous constatons une évolution claire dans plusieurs domaines. Je souhaiterais surtout que les décisions prises par le gouvernement soient respectées à la lettre. Lorsqu’un prix est fixé pour un produit, il faudrait veiller à son application effective. Des sanctions doivent être prises contre les commerçants qui augmentent les prix après leur fixation par le gouvernement. Ces pratiques contribuent à fragiliser les efforts consentis dans le pays.

Sawadogo Oumarou, commerçant : “nous suggérons de mettre davantage l’accent sur la création d’usines”

Depuis la prise du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré, nous sommes très satisfaits de la gestion du pays. Le président a réalisé plusieurs projets, notamment la construction de routes, l’acquisition de machines ainsi que l’achat et la distribution de tricycles, qui ont permis de créer des emplois pour les jeunes. Nous suggérons de mettre davantage l’accent sur la création d’usines afin de favoriser l’emploi des jeunes. Nous sommes satisfaits de la gouvernance actuelle et lui souhaitons bon vent.

Compaoré Bassirou, commerçant : “nous sommes fiers de ses réalisations”

Nous sommes très satisfaits de l’action du Président Ibrahim Traoré et lui souhaitons bon vent. Lorsqu’on parcourt la ville, on constate de nombreux changements. Nous apprécions notamment l’embellissement des ronds-points, la mise en œuvre de Faso Mêbo et la construction des routes. Nous sommes fiers de ses réalisations et souhaitons longue vie au président.

Ado Kafando, commerçant : “seule la révolution peut permettre au Burkina d’avancer”

J’attendais cette ère depuis des années. Je souhaite longue vie au Président Ibrahim Traoré et je suis très heureux de voir ses réalisations. Pour moi, seule la révolution peut permettre au Burkina d’avancer. Je ne comprends pas que certains puissent s’opposer à ceux qui veulent, selon moi, libérer le pays de la domination extérieure et renforcer son indépendance. Les Occidentaux nous ont maintenus pendant des siècles dans une situation de dépendance. Lorsqu’une personne cherche à nous en sortir, elle devient parfois leur ennemie. Quel est le problème ? Je suis favorable à la peine de mort et souhaite que les personnes considérées comme des traîtres soient sanctionnées avec toute la rigueur de la loi. Aucun individu ne devrait, selon moi, empêcher l’avancée du pays. En ce qui concerne les réalisations, il y a des avancées dans plusieurs domaines, notamment l’élevage, l’agriculture, la construction de l’autoroute Ouagadougou/Bobo-Dioulasso, l’usine de raffinerie d’or et les cimenteries. Il reste la reconquête totale du territoire, mais j’ai l’espoir que cet objectif sera bientôt atteint. J’ai plus d’une cinquantaine d’années, je n’avais jamais vu une telle évolution au Burkina.

Adama Compaoré, habitant à Ouagadougou : “ En toute sincérité, je suis très satisfait de la gestion du pays ”

Il était engagé sur une mauvaise voie, mais depuis l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré, je constate un changement. Nous constatons également des changements dans la lutte contre la corruption et dans l’application de la loi. Nous souhaitons que Dieu accorde une longue vie au président et favorise l’unité entre les chefs coutumiers, les leaders religieux et l’ensemble de la population. Les réalisations sont nombreuses, notamment l’usine de raffinerie d’or, l’élevage et les barrages. Ces investissements seront bénéfiques dans les années à venir. Dans le commerce, nous sollicitons davantage de soutien, notamment l’accès à des prêts bancaires à des taux abordables et une réduction des taxes. Nous souhaitons également que le gouvernement accorde une attention particulière au problème des zones non loties. Avec les travaux de construction des routes, nous espérons que cette question pourra également être résolue.

Bagnigné Youl, coordinateur communal de la CNAV Gaoua : “ je salue la rupture des anciens accords militaires”

« Dans sa globalité, le bilan est satisfaisant. Je note que des réalisations et des acquis ont été enregistrés, surtout avec la RPP. Du côté de la sécurité, soulignons la réorganisation de l’armée et son renforcement par les VDP. On ne peut pas perdre de vue le renforcement de notre arsenal à travers l’acquisition d’armes de pointe, de drones et de moyens roulants performants. Cette dynamique a permis de reconquérir près des trois quarts de
notre territoire.

Concernant notre souveraineté politique et diplomatique, je salue la création de l’AES, la rupture des anciens accords militaires et surtout la diversification de nos partenaires, notamment la Russie, la Turquie et l’Iran. J’apprécie énormément la création des usines de transformation de tomates A’diaa et celle de transformation de nos fibres textiles, TEXFORCES-BF. Il y a aussi la création du Fonds Siniyan-Sigui, la construction d’une raffinerie d’or, RAFFINOR-BF. Pour moi, ce sont des réalisations et des acquis très significatifs dans les secteurs de l’économie et des mines.

Je constate des avancées remarquables : la réhabilitation des routes, la construction de ponts, d’écoles et de centres de santé, le renforcement de la production énergétique nationale et la mécanisation agricole à travers les initiatives présidentielles pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Un ministère dédié à l’enseignement secondaire et à la formation professionnelle a été créé, ainsi que l’instauration de l’immersion patriotique obligatoire pour les élèves. Ce sont des initiatives salutaires à mon avis.

Alain Kambiré, spécialiste en santé mentale à Gaoua : “ des pays d’Afrique commencent à s’inspirer de la politique du Burkina”

Avec la politique basée sur la Révolution progressiste populaire, les 4 ans sont globalement satisfaisants, car beaucoup de choses ont été réalisées. Je pense que cela est à la satisfaction de la majorité des Burkinabè.
Les points phares qui ont beaucoup attiré mon attention sont l’amélioration des plateaux techniques en matière sanitaire au Burkina, le rattrapage des retards académiques dans les universités et les institutions, ainsi que le désenclavement des voies.
Il y a également l’offensive agrpastorale qui est en cours. Et, malgré les difficultés, il faut le dire, il y a aussi la récupération de nos territoires occupés par les forces du mal.
On constate également actuellement une amélioration du train de vie du Burkinabè.

Par exemple, lorsqu’il s’agit de nommer des responsables dans les régions et les provinces, il faut choisir des patriotes. Je dis bon vent à ce gouvernement et courage aux jeunes soldats qui sont au front, ainsi qu’à ceux qui travaillent dans la communication.
Regardez la raffinerie, regardez Sofato, regardez d’autres industries, le textile, l’énergie, les voies, réalisés sans crédit, sur fonds propres. Même si demain, on nous disait encore de consentir davantage d’efforts, par exemple 1 ou 2 %, le fonctionnaire burkinabè serait prêt, parce que ce n’est pas pour lui aujourd’hui, mais pour la génération future. Le Fonds de soutien patriotique (FSP), avec les contributions au Faso Mêbo, fait aujourd’hui la fierté du Burkinabè. Aujourd’hui, le Burkina est devenu un modèle, une école dans le monde. Des pays d’Afrique commencent à s’inspirer de la politique du Burkina.

Sié Joseph Hien, président provincial des organisations de la société civile du Poni: “ le pays est aujourd’hui sur la voie de l’industrialisation”

« Quand on regarde les investissements, on peut dire qu’aujourd’hui, le bilan est positif. En quatre ans, ils ont abattu un travail de 15 à 20 ans. Le pays est aujourd’hui sur la voie de l’industrialisation. Plusieurs usines ont été installées et permettent de créer des emplois et de transformer nos matières premières sur place. C’est une fierté de voir nos matières premières transformées au Burkina. Dans le domaine de la santé, beaucoup de réalisations ont également été faites, notamment avec les hôpitaux de Bobo-Dioulasso et de Gaoua, ainsi que les infrastructures universitaires. Dans les secteurs des routes et des infrastructures, les changements sont également visibles. En fait, dans tous les secteurs, ça bouge.
Cette dynamique renforce la confiance entre les gouvernants et les gouvernés, notamment à travers la redevabilité sur l’utilisation de l’argent public. Sur le plan sécuritaire, il y a également un changement. Avant, nous qui sommes ici au Djôrô, il était difficile de se rendre à Banfora ou à Diébougou. Aujourd’hui, l’organisation autour de l’armée a permis d’obtenir des résultats et le changement est perceptible.

Je suis également étonné de voir que c’est un militaire, mais qu’il agit aussi comme un économiste. Ce qu’il fait est cité en exemple, y compris dans les pays voisins. Il faut encourager le gouvernement à poursuivre la mise en œuvre de son programme pour atteindre ses objectifs. En quatre ans, il y a eu beaucoup de changements dans tous les domaines. A l’extérieur, quand on dit qu’on est Burkinabè, on ressent cette considération. Ils ont redonné une certaine image du pays des Hommes intègres. En termes de perspectives, je préconise de poursuivre ce qui est déjà engagé. Ils ont la confiance du peuple et tiennent compte de ses besoins. Il faut que les Burkinabè continuent à contribuer à la réalisation des autres projets. Le changement est visible sur le terrain.

On ne pouvait même pas arriver à Djigouè ou aller à Lokosso, mais aujourd’hui, on voit le changement. C’est concret et mesurable. Je demande seulement que Dieu protège le président. Avec Thomas Sankara, il y a eu une rupture brutale et son programme s’est arrêté avec sa disparition. Dieu merci, nous avons aujourd’hui le capitaine Ibrahim Traoré et son équipe, qui sont en train de poursuivre ce que Thomas Sankara avait prévu et commencé. Je demande aux Burkinabè de continuer à faire confiance au gouvernement et au président.

Aimé Albert Dédoui, retraité de la CNSS : “ le dynamisme des dirigeants va transformer le pays”

Je fais un bilan globalement positif. Lorsque les jeunes officiers sont arrivés au pouvoir en 2022, près de
40 % du territoire étaient sous l’emprise des groupes terroristes. Il y avait de nombreux déplacés internes, notre armée était sous-équipée et le pays traversait une situation difficile. Aujourd’hui, je constate d’abord un renforcement des capacités de notre armée, avec l’acquisition de nouveaux équipements, notamment des blindés fabriqués au Burkina Faso. Des mesures ont également été
prises en faveur des populations déplacées internes qui retournent progressivement dans leurs localités, notamment à travers la mise à disposition de motoculteurs pour reprendre les activités agricoles. Il y a aussi la réalisation de nouvelles infrastructures. Le projet visant à construire chaque année entre 3 000 et 5 000 kilomètres de routes
bitumées constitue, à mon avis, une initiative importante.

Sur le plan socioéconomique et socioculturel, plusieurs mesures ont également été prises. Je pense notamment à la suppression du concours de Miss et à la promotion des filières scientifiques, avec des initiatives visant à encourager les jeunes filles à s’y orienter. Je considère que le dynamisme des dirigeants va transformer le pays. Lorsque les populations constatent que les actions engagées produisent des résultats et répondent aux aspirations de développement économique et social, cela peut favoriser leur adhésion. Parmi les initiatives fortes, je retiens également le Fonds de soutien patriotique. Il a permis de mobiliser la contribution des citoyens pour financer certaines actions et certains grands chantiers.

La Rédaction

 

Flash

0

Sur les axes routiers, il n’est pas rare d’être témoin de comportements pour les moins regrettables et dégoutants. En effet, cracher en pleine circulation est une pratique courante à laquelle certains usagers de la route s’adonnent, sans se soucier des désagréments qu’elle occasionne pour les autres. Automobilistes, cyclistes ou motocyclistes sont à la fois auteurs et victimes de ce manque de civilité.

A Ouagadougou comme dans les autres villes du Burkina Faso, c’est une pratique qui suscite de plus en plus de réactions souvent violentes. Banal pour certains usagers, ce geste peut être source de tensions entre les différents usagers de la route et les exposer à des risques pour la santé publique dont la grippe, la tuberculose, etc. Face à cette situation, les usagers sont invités à davantage de responsabilité et au respect des règles d’hygiène et de civisme sur la voie publique. A bon entendeur…

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

Nuit de la Révolution progressiste popualire : les commerçants sonnent la mobilisation

La coordination des commerçants des marchés et yaars du Burkina a organisé une conférence de presse, le mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou, au cours de laquelle, ils ont appelé à la mobilisation générale pour la réussite de la Nuit de la Révolution progressiste et populaire.

La coordination des commerçants des marchés et yaars du Burkina, satisfaite des efforts fournis par le président du Faso pour la reconquête du territoire nationale et le développement endogène du Burkina, a décidé de marquer son soutien à la Révolution progressiste et populaire (RPP).

Les responsables de la coordination ont réuni la presse, mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou, pour lancer un appel à la mobilisation.
« J’appelle tous les commerçants à sortir massivement le mercredi 30 septembre 2026, à partir de 15 heures, pour célébrer la commémoration de l’an 4 de la RPP », a déclaré le
président des commerçants de Rood-wooko, El hadj Inoussa Kaboré.

Pour lui, le capitaine Ibrahim Traoré a sacrifié sa jeunesse pour la souveraineté de la nation, et par conséquent, il mérite le soutien de tous. « Tout bouge dans le bon sens au Burkina Faso. Nous assistons tous les jours à des inaugurations d’usines de transformation dans le sens de développement endogène de notre cher pays », a-t-il poursuivi. Pour El hadj Inoussa Kaboré, la prise du pouvoir par le MPSR 2, le 30 septembre 2022, a sauvé le Burkina, en témoigne les acquis engrangés depuis cette date.

« Avec l’arrivée de Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré, notre armée nationale a pu se positionner parmi les armées les mieux organisées au monde », a-t-il expliqué.
Le président des commerçants de Rood-wooko a exhorté ses camarades à la vigilance et à l’union.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO
Issouf SANKARA
(Stagiaire)

 

Une nuit historique

La Nuit de la Révolution progressiste populaire (RPP) se tient, ce mercredi 30 septembre 2026 à partir de 18 heures à la Place de la Révolution à Ouagadougou. Cette activité de haute portée revêt un double objectif : rendre hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et présenter les acquis engrangés en quatre ans dans divers domaines (santé, agriculture, sport, technologie, mines, etc.). Plus de 10 000 personnes sont attendues à Ouagadougou pour cette Nuit de la RPP, qui sera vécue simultanément dans les autres chefs-lieux de région et les représentations et missions diplomatiques du Burkina Faso.

Trois séquences vont meubler cette commémoration, notamment un spectacle d’installation prévu, de 18 h à 20 h, la présentation des acquis de 20 h à minuit et le grand concert de la Révolution de minuit à 2 h du matin. En clair, cette nuit va permettre d’une part de louer les sacrifices consentis et les résultats obtenus par les forces combattantes dans la lutte contre le terrorisme et d’autre part de revisiter les avancées enregistrées par le Burkina Faso, sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Aussi l’occasion sera-t-elle mise à profit pour dégager les perspectives dans la mise en œuvre de la RPP, qui a pour, entre autres, ambitions de conquérir la souveraineté nationale et de promouvoir le développement endogène.

Contrairement à ceux qui lui confèrent un caractère uniquement festif ou des allures de « Djandjoba », la Nuit de la RPP va constituer un symbole fort, un moment historique pour la Nation. Elle va permettre de fêter le nouveau Burkina en construction grâce à la vision du chef de l’Etat, déterminé à redonner au pays sa dignité. Depuis son avènement au pouvoir, le
capitaine Traoré écrit avec brio de nouvelles pages de l’histoire sociopolitique du Burkina Faso. Dans le contexte actuel de combat contre le terrorisme, il a changé le visage de l’armée, en la réorganisant et en la rééquipant considérablement. Cette politique de renforcement des
capacités opérationnelles des forces combattantes a permis de contrer véritablement l’action des groupes armés. Le taux de reconquête du territoire national est passé de 73,56 % en décembre 2025 à 74,53 % au 30 juin 2026. Cette montée en puissance de l’armée a eu un impact positif sur le plan humanitaire, avec le retour de plus de 1,4 million de personnes déplacées dans leurs localités d’origine, selon un récent bilan gouvernemental. Au plan sécuritaire, le Burkina Faso a fait des bonds appréciables, ces quatre dernières années. De nombreuses zones, autrefois aux mains des terroristes, ont été reprises par l’armée, qui vole de victoire en victoire.

S’il œuvre à l’amélioration de la situation sécuritaire, le président du Faso, parfaitement en phase avec les aspirations du peuple, travaille également à faire prospérer socialement et économiquement le pays. Le chef de l’Etat mène des actions dans tous les secteurs pour transformer le Burkina Faso en un eldorado, comme il en a fait le serment. En plus du travail entrepris pour développer le patriotisme, réformer l’administration et développer les infrastructures, le capitaine Traoré multiplie la création des usines (SOFATO, BRAFASO, TEXTFORCES…) pour promouvoir le « consommons local » et transformer structurellement l’économie nationale.

Autant dire que la trajectoire du Burkina a fondamentalement changé et s’inscrit désormais dans le prolongement de la Révolution démocratique et populaire (RDP) de Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987 par les impérialistes et leurs relais. En marchant sur les traces de son devancier, le leader de la RPP fait face à plusieurs tentatives de déstabilisation, mais il est plus que jamais engagé à aller jusqu’au bout. Les plans ourdis sans succès par les impérialistes et leurs valets locaux pour stopper son élan le laissent de marbre.

La Nuit de la RPP vient à point nommé pour saluer, le courage, la résilience, le sens de l’initiative, la détermination à toute épreuve et les œuvres du chef de l’Etat et de son gouvernement. S’il est de bon ton de dresser un bilan des acquis, ce qui est un devoir de
redevabilité, l’heure est à la réaffirmation du soutien aux autorités et à la mise en œuvre de la RPP, car, les défis à relever restent nombreux. Tribune d’introspection et de projection vers l’avenir, la Nuit de la RPP va permettre de remobiliser les énergies pour poursuivre le chemin vers la prospérité. Demain sera meilleur…

Kader Patrick KARANTAO

Hadj 2027 : les innovations présentées

Le Comité national d’organisation du pèlerinage à la Mecque (CNOPM) a lancé officiellement l’édition 2027 du hadj, le mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Le Comité national d’organisation du pèlerinage à La Mecque (CNOPM) veut offrir un
meilleur séjour aux pèlerins burkinabè en Terre Sainte. En effet, à l’occasion du lancement officiel du hadj 2027, le mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou, il a annoncé des innovations. Selon le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Sibiri de Issa Ouédraogo, l’organisation de l’édition 2027 du pèlerinage à La Mecque se passe dans un contexte de consolidation des acquis des réformes introduites l’année dernière. Le quota alloué au Burkina Faso par les autorités saoudiennes pour l’édition 2027 reste identique à celui de 2026 qui est de 8 143 pèlerins. Face aux plaintes des pèlerins qui estimaient ne pas disposer suffisamment de temps pour s’inscrire, le CNOPM a introduit de
nouvelles dispositions. « Cette année, une fois que les candidats se sont tous inscrits, nous allons procéder à un tirage au sort. Cela va permettre de dégager le quota de 8 143. Une fois ce processus
terminé, les candidats pourront désigner l’agence avec laquelle ils vont travailler », a détaillé le président du CNOPM, Amadou Sidibé. Comme autres innovations, il a annoncé la formation des acteurs impliqués dans l’organisation du hadj. « Des formateurs vont être outillés en novembre prochain. Ces derniers vont à leur tour former les autres acteurs »,
a-t-il précisé. Amadou Sidibé a soutenu que la plateforme « ehadj », expérimentée l’année dernière, va être de nouveau
utilisée. « Cela permet d’instaurer une équité, plus de justice vis-à-vis de tous les pèlerins », a-t-il souligné. Le représentant du ministre chargé de la Mobilité a fait savoir que la compagnie nationale « Air Burkina », conformément à la réglementation, va assurer comme à l’édition passée, le transport aérien des pèlerins. Sibiri de Issa Ouédraogo a rappelé que l’intégration des coûts de la restauration à Médine et à La Mecque dans le coût global du hadj, expérimentée avec succès, sera maintenue. Il a signifié que le coût global du hadj 2027 sera
communiqué en temps opportun. Le représentant du ministre a lancé un avertissement contre les tentatives de sabotage. « Au regard des velléités de sabotage enregistrées à l’édition 2026, je mets fermement en garde tout éventuel
candidat à ces pratiques honteuses aux antipodes des valeurs islamiques. Toute tentative sera réprimée sévèrement à la hauteur du forfait », a-t-il prévenu. Il
a exhorté les acteurs à plus de professionnalisme et à privilégier l’intérêt du
pèlerin.

 

Leila Sylvia SAWADOGO
Deborah YAMEOGO
(Stagiaire)

 

Rentrée scolaire 2026-2027 : une affluence morose dans les librairies

0

A quelques jours de la rentrée scolaire, satisfaire la liste des fournitures des enfants est l’une des préoccupations des parents. Mais dans les librairies, l’ambiance ne témoigne pas de l’approche de la rentrée. Reportage.

Ouagadougou 25 septembre 2026. Il est 10h. Nous sommes dans une librairie détaillante, située au grand marché Roodwoko. Ici, la table est bien garnie. Les cahiers sont soigneusement empilés. Les stylos de toutes les couleurs sont bien rangés dans leurs cartons. A côté, d’autres fournitures scolaires notamment des ardoises, des académies, des crayons de couleurs, des livres et des annales sont également disponibles. Tout semble prêt pour satisfaire les élèves, à l’approche de la rentrée. Pourtant, les clients se
font rares.

Derrière le comptoir, le vendeur, Inoussa Kouraogo, observe les passants. Quelques-uns passent, regardent les articles, demandent les prix, puis repartent, parfois sans rien acheter. A quelques jours de la rentrée, l’affluence tant attendue n’est toujours pas au rendez-vous, selon Inoussa Kouraogo. « Il n’y a pas de marché. Depuis 3 ans, nous ne vendons plus bien nos fournitures scolaires. J’ai même toujours du stock de l’année dernière en ma possession, et c’est très difficile de l’écouler », déplore-t-il.

Au quartier Dapoya de Ouagadougou, à la librairie « le temple du savoir », les fournitures sont disponibles, mais les parents ne se bousculent pas encore devant le comptoir. Pour le libraire Zakaria Ilboudo, cette situation contraste avec l’effervescence habituellement observée à l’approche de la rentrée scolaire. « Pour le moment, je constate une affluence légèrement plus faible qu’au même moment l’année dernière. Cependant, d’après mon expérience, la demande augmente fortement à partir du premier jour de la rentrée. Elle peut même progresser de manière très importante au cours de cette période » assure-t-il.
Zakaria Ilboudo explique cette situation de différentes manières. Pour lui, certains parents attendent, parce qu’ils ont des moyens limités, tandis que d’autres préfèrent simplement être prudents dans leurs dépenses.

Le libraire Zakaria Ilboudo :
« nous sommes aussi responsables de famille et nous comprenons les préoccupations des parents ».

« Les parents prévoyants commencent à acheter les fournitures dès le mois d’août, afin d’assumer à temps leurs responsabilités », renchérit-il. C’est le cas de Souleymane Diallo, parent de quatre élèves dont un au primaire et trois au lycée. Face à ses charges, il a développé une stratégie qui ait de payer progressivement les fournitures. « Je travaille moi-même dans le domaine de l’éducation et j’ai déjà une idée des besoins. J’avais déjà acheté une partie des fournitures la semaine dernière, notamment des cahiers. Ce n’est pas toujours simple pour nous. Aujourd’hui, je suis revenu pour voir ce que je peux encore acheter afin de compléter la liste des fournitures scolaires », poursuit-il.

Les prix au cœur des préoccupations

Si les clients se font attendre, la question des prix reste au cœur des préoccupations. Chez Zakaria Ilboudo, un cahier de 200 pages au petit format, avec une couverture en plastique, coûte 500 FCFA. Avec une couverture ordinaire, le même type de cahier coûte environ 300 FCFA. Pour un cahier de 200 pages au grand format avec couverture plastique, il faut compter environ 750 francs CFA l’unité, précise-t-il. Selon le parent d’élève Souleymane Diallo, il n’y a pas d’augmentation apparente des prix.

« Je trouve qu’ils sont globalement restés similaires à ceux de l’année dernière », clame-t-il. Un avis également partagé par Salifou Zongo, parent d’élève, que nous avons rencontré dans une boutique de sac à dos. Pour lui, les prix peuvent variés d’un commerçant à l’autre, mais restent sensiblement les mêmes. « J’ai pu avoir les 4 sacs au même prix que l’année dernière, soit 2 000 F CFA, 3 500 F CFA et deux autres à 5000 F CFA », a-t-il soutenu.

Salifou Zongo, parent d’élève :
« je suis venu acheter les sacs en premier. Pour les cahiers, je vais attendre quelques jours ».

Pour certains parents, le défi ne se limite cependant pas aux prix. Trouver le modèle recherché peut également se transformer en un parcours de combattant. Assétou Kaboré, parent d’élève en sait quelque chose. Elle a parcouru les quartiers
Bassinko et Tampouy à la recherche de modèles précis de sacs, choisis par ses enfants. Elle n’a pas encore eu gain de cause. Dans une boutique de vente de sacs située au grand marché comme dans les précédentes, ces modèles ne sont pas disponibles. « Les parents souffrent ! », clame-t-elle. A côté des cahiers et des sacs, les gourdes constituent également une dépense supplémentaire pour les parents.

Alice Ouadio, une cliente affirme avoir presque terminé ses achats. « J’ai déjà acheté les
dernières fournitures. Il ne me reste plus que la gourde. C’est pour que la fille puisse boire de l’eau à l’école », explique-t-elle.
Du commerçant de cahiers à celui des gourdes en passant par les vendeurs des sacs, du grossiste au détaillant, le constat est le même. Les clients se font encore
attendre. Les commerçants disent observer des parents particulièrement attentifs aux prix.

Lorsque certains articles dépassent leur budget, ils cherchent d’autres alternatives ou
reportent leurs achats. Les commerçants espèrent voir l’affluence augmenter avec l’approche effective de la rentrée.

Galedie Kétoura SIMPORE

Rentrée scolaire 2026-2027: une affluence morose dans les librairies

A quelques jours de la rentrée scolaire, satisfaire la liste des fournitures des enfants est l’une des préoccupations des parents. Mais dans les librairies, l’ambiance ne témoigne pas de l’approche de la rentrée. Reportage.

Ouagadougou 25 septembre 2026. Il est 10h. Nous sommes dans une librairie détaillante, située au grand marché Roodwoko. Ici, la table est bien garnie. Les cahiers sont soigneusement empilés. Les stylos de toutes les couleurs sont bien rangés dans leurs cartons. A côté, d’autres fournitures scolaires notamment des ardoises, des académies, des crayons de couleurs, des livres et des annales sont également disponibles. Tout semble prêt pour satisfaire les élèves, à l’approche de la rentrée. Pourtant, les clients se
font rares.

Derrière le comptoir, le vendeur, Inoussa Kouraogo, observe les passants. Quelques-uns passent, regardent les articles, demandent les prix, puis repartent, parfois sans rien acheter. A quelques jours de la rentrée, l’affluence tant attendue n’est toujours pas au rendez-vous, selon Inoussa Kouraogo. « Il n’y a pas de marché. Depuis 3 ans, nous ne vendons plus bien nos fournitures scolaires. J’ai même toujours du stock de l’année dernière en ma possession, et c’est très difficile de l’écouler », déplore-t-il. Au quartier Dapoya de Ouagadougou, à la librairie « le temple du savoir », les fournitures sont disponibles, mais les parents ne se bousculent pas encore devant le comptoir.

Pour le libraire Zakaria Ilboudo, cette situation contraste avec l’effervescence habituellement observée à l’approche de la rentrée scolaire. « Pour le moment, je constate une affluence légèrement plus faible qu’au même moment l’année dernière. Cependant, d’après mon expérience, la demande augmente fortement à partir du premier jour de la rentrée. Elle peut même progresser de manière très importante au cours de cette période » assure-t-il.

Le libraire Zakaria Ilboudo :
« nous sommes aussi responsables de famille et nous comprenons les préoccupations des parents ».

Zakaria Ilboudo explique cette situation de différentes manières. Pour lui, certains parents attendent, parce qu’ils ont des moyens limités, tandis que d’autres préfèrent simplement être prudents dans leurs dépenses.
« Les parents prévoyants commencent à acheter les fournitures dès le mois d’août, afin d’assumer à temps leurs responsabilités », renchérit-il. C’est le cas de Souleymane Diallo, parent de quatre élèves dont un au primaire et trois au lycée. Face à ses charges, il a développé une stratégie qui ait de payer progressivement les fournitures.

« Je travaille moi-même dans le domaine de l’éducation et j’ai déjà une idée des besoins. J’avais déjà acheté une partie des fournitures la semaine dernière, notamment des cahiers. Ce n’est pas toujours simple pour nous. Aujourd’hui, je suis revenu pour voir ce
que je peux encore acheter afin de compléter la liste des fournitures scolaires », poursuit-il.

Les prix au cœur des préoccupations

Si les clients se font attendre, la question des prix reste au cœur des préoccupations. Chez Zakaria Ilboudo, un cahier de 200 pages au petit format, avec une couverture en plastique, coûte 500 FCFA. Avec une couverture ordinaire, le même type de cahier coûte environ 300 FCFA. Pour un cahier de 200 pages au grand format avec couverture plastique, il faut compter environ 750 francs CFA l’unité, précise-t-il. Selon le parent d’élève Souleymane Diallo, il n’y a pas d’augmentation apparente des prix.

« Je trouve qu’ils sont globalement restés similaires à ceux de l’année dernière », clame-t-il. Un avis également partagé par Salifou Zongo, parent d’élève, que nous avons rencontré dans une boutique de sac à dos. Pour lui, les prix peuvent variés d’un commerçant à l’autre, mais restent sensiblement les mêmes. « J’ai pu avoir les 4 sacs au même prix que l’année dernière, soit 2 000 F CFA, 3 500 F CFA et deux autres à 5000 F CFA », a-t-il soutenu.

Salifou Zongo, parent d’élève :
« je suis venu acheter les sacs en premier. Pour les cahiers, je vais attendre quelques jours ».

Pour certains parents, le défi ne se limite cependant pas aux prix. Trouver le modèle recherché peut également se transformer en un parcours de combattant. Assétou Kaboré, parent d’élève en sait quelque chose. Elle a parcouru les quartiers
Bassinko et Tampouy à la recherche de modèles précis de sacs, choisis par ses enfants. Elle n’a pas encore eu gain de cause. Dans une boutique de vente de sacs située au grand marché comme dans les précédentes, ces modèles ne sont pas disponibles. « Les parents souffrent ! », clame-t-elle.

A côté des cahiers et des sacs, les gourdes constituent également une dépense supplémentaire pour les parents. Alice Ouadio, une cliente affirme avoir presque terminé ses achats. « J’ai déjà acheté les dernières fournitures. Il ne me reste plus que la gourde. C’est pour que la fille puisse boire de l’eau à l’école », explique-t-elle.
Du commerçant de cahiers à celui des gourdes en passant par les vendeurs des sacs, du grossiste au détaillant, le constat est le même. Les clients se font encore
attendre. Les commerçants disent observer des parents particulièrement attentifs aux prix. Lorsque certains articles dépassent leur budget, ils cherchent d’autres alternatives ou
reportent leurs achats. Les commerçants espèrent voir l’affluence augmenter avec l’approche effective de la rentrée.

Galedie Kétoura SIMPORE

Lu pour vous : « HUMMM… et la vie continue » : quand Mariam Vanessa Touré met nos vies à nu

La première œuvre littéraire de Mariam Vanessa Touré est un livre qui ne laisse pas le lecteur à distance. On y parle d’amour, de famille, de blessures, de solitude, de condition féminine, mais aussi de ces petits combats du quotidien qui finissent par raconter une vie. Avec, en filigrane, une idée simple et tenace : quoi qu’il arrive, la vie continue.

«HUMMM… et la vie continue » commence par parler des autres avant de ramener doucement le lecteur à lui-même. A travers des chroniques inspirées de situations ordinaires, l’auteure observe les comportements, questionne les habitudes et interroge les rapports sociaux. Derrière les histoires, il y a surtout une femme et un parcours.
Mariam Souréa Vanessa Touré n’entre pas en littérature par effraction. Formée aux départements de Lettres modernes, d’Arts et communication et à l’IPERMIC de l’université de Ouagadougou, actuelle université Joseph-Ki-Zerbo, elle s’est construite au croisement des lettres, de la communication et du journalisme.

Une journaliste devenue écrivaine

Ancienne présentatrice vedette du Journal télévisé de 20 heures de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), pendant plus d’une décennie, elle a exercé un métier qui impose d’observer, d’écouter, de sélectionner l’essentiel et de mettre des mots sur les réalités de la société.

La littérature prolonge ainsi un rapport ancien avec les mots et avec les autres. Dans les pages liminaires de son ouvrage, l’auteure raconte que l’écriture était depuis longtemps un « rêve en suspens ». Plusieurs manuscrits sont restés dans ses tiroirs avant que les encouragements de son entourage et une rencontre déterminante avec Bernadette Dao/Sanou ne l’amènent à franchir le pas.

Avant le livre, il y a eu aussi les réseaux sociaux. Pendant plusieurs années, Mariam Vanessa Touré a publié sur Facebook des chroniques consacrées notamment à la condition féminine. Les réactions de sa communauté, « Mes Chers Amis pour la Vie », ont transformé ces publications en une conversation suivie avec les lecteurs. Le livre s’est donc nourri d’une relation avec un public.

Quand le quotidien devient matière à réflexion

La première partie, « S’ouvrir aux autres et au monde », s’intéresse à l’environnement social dans lequel chacun évolue. Amour, couple, mariage, célibat, infidélité, parentalité, maternité, téléphone portable, santé, relations familiales et condition féminine deviennent autant de portes d’entrée vers une réflexion sur nos comportements.

Ce qui intéresse l’auteure, ce n’est pas seulement la situation, mais ce qu’elle révèle de la société. Le célibat féminin devient ainsi le point de départ d’une réflexion sur les préjugés et les attentes qui entourent encore la vie des femmes. Le mariage apparaît comme une expérience affective traversée par les pressions familiales et sociales. Même le téléphone portable, objet banal du quotidien, peut prendre les traits d’un « amant » qui s’immisce dans l’intimité du couple.

Maternité, filles-mères, adoption, relations entre belles-mères et belles-filles, situation des aides-ménagères ou violences conjugales sont également abordées. La femme y occupe une place centrale : célibataire, épouse, mère, divorcée, veuve ou concubine, elle apparaît comme un être soumis à des regards et des injonctions multiples.
Mariam Vanessa Touré ne prétend pas apporter de réponses définitives. Elle ouvre des pistes et laisse au lecteur la responsabilité de poursuivre le questionnement. Sa force réside précisément dans cette capacité à partir d’une scène familière pour faire surgir une interrogation plus profonde.

De l’autre à soi

La deuxième partie, « S’affirmer et s’accomplir », ramène progressivement le lecteur vers lui-même. Confiance en soi, solitude, épreuves, empathie, identité, authenticité, gratitude, humilité et résilience deviennent les principaux territoires de l’écriture.
Le titre prend alors tout son sens. « Et la vie continue » n’est plus une simple constatation, mais une manière de regarder l’existence. L’expression reconnaît les blessures, les échecs et les pertes sans leur accorder le dernier mot.

Chômage, difficultés professionnelles, échec entrepreneurial, maladie, deuil, solitude ou poids du regard social traversent plusieurs récits. Les personnages ne sont pas épargnés, mais ils ne sont pas réduits à leurs épreuves.

C’est ici que le « Hummm » du titre révèle sa profondeur. Dans son avant-propos, l’auteure explique qu’il peut traduire un soupir, une hésitation, un étonnement, une fatigue, une satisfaction ou une forme de résignation. Il surgit lorsque les mots ne suffisent plus ou lorsque plusieurs émotions se mêlent.
Au fil des pages, ce petit mot devient une ponctuation de l’existence. Il dit ce que l’on ne formule pas toujours et rappelle que derrière chaque réaction se cache une histoire.

Bernadette Dao, l’aînée et le déclic

L’histoire du livre ne serait pas la même sans Bernadette Dao/Sanou, que Mariam Vanessa Touré appelle affectueusement sa « tantine ». Ses encouragements et ses conseils ont contribué à faire passer l’écriture du domaine du rêve à celui de la réalisation.
Sa présence ne se limite donc pas à la préface : elle intervient en amont de la naissance même du livre. Elle rapproche notamment le titre de l’ouvrage de la devise personnelle de l’auteure, « Par-delà moi, la vie ! ». Ce lien éclaire le fil conducteur du livre : l’existence ne se résume ni aux blessures, ni aux limites, ni aux échecs. Le dialogue entre les deux femmes donne à ce premier ouvrage une dimension de transmission : une voix aînée accompagne l’entrée d’une nouvelle auteure dans le monde littéraire.

De Facebook au livre

Avant d’être réunis dans un ouvrage de plus de 300 pages, plusieurs textes ont vécu sur Facebook. Ils ont été lus, commentés et discutés, suscitant parfois des témoignages. Le réseau social a ainsi constitué un premier espace de rencontre avec les lecteurs.
Le passage au livre imprimé ne change pas la nature de cette écriture. Mariam Vanessa Touré conserve le goût de la chronique, de l’observation et de l’interpellation. Elle part du quotidien pour atteindre ce que les situations ordinaires révèlent de nos façons d’aimer, de juger, de souffrir, de résister et de continuer à vivre.

« HUMMM… et la vie continue » n’est ni un traité sociologique, ni un manuel de développement personnel, ni une simple compilation de chroniques. L’ouvrage se situe à la rencontre de l’observation sociale et de l’expérience personnelle.
Au bout du compte, le « Hummm » ressemble moins à une hésitation qu’à une manière de prendre acte de la complexité de l’existence. Il y a les blessures, les déceptions, les solitudes et les échecs. Mais il y a aussi les rencontres, les recommencements, les petits bonheurs et cette force discrète qui pousse à avancer. Hummm… Et la vie continue.

Sidibé PAGBELEGUEM
joliv_et@yahoo.fr

Techniques d’élaboration des actes normatifs : des cadres étatiques à l’école des bonnes pratiques

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a lancé des sessions de formation en légistique au profit des cadres des ministères et institutions, le mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso est soucieux de la qualité des productions normatives. Pour ce faire, le Secrétariat général du gouvernement et du Conseil des ministres (SGG-CM) a lancé, sous l’égide ministère de la Justice, des sessions de renforcement de capacités des cadres de l’Etat en légistique, mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou. La maitrise des techniques d’élaboration des actes normatifs est placée au cœur de l’édition 2026 de ce cadre d’apprentissage.

Selon le ministre, secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, ces partages de connaissances s’inscrivent dans une dynamique de refondation totale et de restauration de l’autorité de l’Etat. « Les objectifs que nous poursuivons se construisent à travers des institutions fortes, une administration rigoureuse, mais aussi à travers des actes normatifs bien élaborés qui traduisent la volonté du peuple », a-t-il précisé. Ousmane Ouattara a soulevé le poids de la maîtrise des techniques législatives qui conditionnent la célérité, la cohérence et la fiabilité des productions normatives.

Pour le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, un acte normatif renvoie aux différents éléments mobilisés pour régir la vie des populations, qui vont de l’acte adopté à l’Assemblée législative, à l’arrêté, en passant par les décrets. A cet effet, il a relevé la nécessité et l’utilité de former ceux qui sont à la manœuvre au niveau des ministères et institutions et d’instaurer des sessions d’échanges, qui vont contribuer à améliorer la qualité des textes adoptés répondant aux attentes. Edasso Rodrigue Bayala a rappelé la place prépondérante du SGG/CM dans ce processus de productions normatives.

Il a déclaré que, la loi, le décret, l’arrêté et la décision sont l’expression de la volonté du peuple, l’instrument par lequel la volonté et les orientations politiques du gouvernement se transforment en droits et obligations ou en garanties pour chaque citoyen burkinabè. Le ministre de la Justice a indiqué que la qualité des textes normatifs engage la crédibilité même de l’action publique. « Un texte imprécis, contradictoire avec l’ordonnancement juridique existant, fragilise non seulement l’administration qui l’a produit, mais aussi asservit les citoyens et discrédite l’action des gouvernements », a-t-il insisté.

De son avis, il est crucial d’avoir une administration capable de produire des normes claires, cohérentes, applicables et pleinement conformes à l’ordre juridique interne comme aux engagements internationaux du Burkina Faso.

« Nous attachons une importance particulière au renforcement continu des
capacités des cadres en matière de techniques normatives. Il s’agit de consolider leur maîtrise du processus d’élaboration des actes normatifs, notamment l’identification rigoureuse du besoin de réglementation, le choix judicieux de l’instrument juridique approprié, la rédaction claire et accessible de l’acte juridique », a affirmé le ministre de la Justice. Il a invité les participants à interroger sans réserve les facilitateurs et à faire de ces sessions un véritable creuset de compétences renouvelées au bénéfice des administrations respectives et par ricochet au bénéfice de la Nation tout entière.

Soumaïla BONKOUNGOU

Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

Semaine du numérique 2026: le comité national d’organisation officiellement installé

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a installé les membres du comité national d’organisation de la 21e édition de la semaine du numérique, lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou.

Le coup d’envoi officiel des préparatifs de la 21e édition de la semaine du numérique est lancé. En effet, les membres du Comité national d’organisation (CNO) de l’évènement ont été installés par la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Souveraineté technologique, accélérer la transformation digitale sécurisée et inclusive », cette 21e édition de la semaine du numérique va se tenir du 17 au 21 novembre 2026.

La ministre chargée des Communications électroniques a rappelé aux membres du comité l’importance stratégique de leur mission. « Le numérique aujourd’hui est un levier pour booster le développement socio-économique de notre pays, mais également contribuer au bien-être de nos populations », a-t-elle affirmé.

Selon Aminata Zerbo, l’objectif est d’assurer la disponibilité des services numériques à toute la population. Elle a assuré que le gouvernement a déjà entrepris des actions pour que la transformation digitale, en cours, soit une opportunité pour tous les Burkinabè où qu’ils soient et quelles que soient leurs contraintes en termes de langue et d’alphabétisation.

Aminata Zerbo a exhorté les membres du comité national d’organisation à faire montre de rigueur, de patriotisme et de créativité pour offrir une édition à la hauteur des ambitions burkinabè.

Aussitôt installé dans ses fonctions, le président du CNO, Borlli Jonas Somé, a traduit sa gratitude aux autorités pour la confiance placée en son équipe. « Notre mission est claire : faire de cette édition un carrefour d’excellence et une vitrine pour le génie burkinabè », a-t-il déclaré.

Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

 

Grand Virage Digital : le Grand Virage Digital ouvre officiellement ses portes

L’évènement numérique, le Grand Virage Digital, s’est tenu sur le thème : « Le digital, un outil, au service du développement socio-économique de nos nations », samedi 26 septembre 2026, à Ouagadougou.

Après sa présentation, mercredi 1er juillet 2026, au ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, le Grand Virage Digital a été organisée, samedi 26 septembre 2026, par son promoteur, Ibrahim Kafando. L’évènement numérique s’est tenu sur le thème : « Le digital, un outil au service du développement socio-économique de nos nations ».

De l’avis du promoteur de l’évènement, un téléphone et une connexion Internet sont des solutions qui peuvent permettre d’apprendre le graphisme, la programmation, le montage vidéo, l’intelligence artificielle, créer une entreprise, etc.
« Nous voulons contribuer à construire une génération africaine qui ne subit pas la révolution numérique, mais qui en saisit les opportunités pour développer son pays », a-t-il affirmé.

Selon le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Moussa Dicko, le numérique n’est plus un accessoire de nos sociétés. « Il est une école, un atelier, une boutique, un studio, un champ de bataille idéologique où les récits sont portés et un levier de souveraineté », a -t-il poursuivi. Moussa Dicko a fait savoir qu’à travers l’Intelligence artificielle (IA) et la circulation instantanée de l’information, l’ignorance numérique rend vulnérable à la désinformation, à la manipulation, aux escroqueries, à la dépendance technologique.

Pour le représentant de la ministre chargée de la Transition digitale, Ibrahim Patrick Congo, le véritable enjeu du Grand Virage Digital est de savoir comment le numérique peut contribuer à améliorer la vie des citoyens, accroître la performance des entreprises, moderniser les services, créer des emplois stimuler l’innovation et renforcer la souveraineté.

« Notre défi est de faire émerger davantage de développeurs, de créateurs de solutions, d’entrepreneurs numériques, de spécialistes des données, des professionnels de la cybersécurité, des créateurs de contenus professionnels et de jeunes capables d’utiliser les technologies émergentes pour développer des activités économiques », a-t-il déclaré. Ibrahim Patrick Congo a recommandé aux jeunes entrepreneurs de ne plus considérer le digital comme un outil de communication, mais un instrument d’apprentissage.

Boukary BONKOUNGOU
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Fin du projet GHSC-PSM: les acteurs satisfaits des résultats

Le ministère de la Santé a clôturé le projet sanitaire, Global Health Supply Chain Program-Procurement and Supply Management (GHSC-PSM) le lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou.

Le projet sanitaire, « Global Health Supply Chain Program – Procurement and Supply Management » (GHSC-PSM) est arrivé à terme. Après dix ans de collaboration, le ministère de la Santé du Burkina Faso et le gouvernement américain ont clôturé l’initiative sanitaire, GHSC- PSM, lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou.

La cérémonie de clôture était placée sur le thème : « Capitalisons les acquis pour une chaîne d’approvisionnement en produits de santé résiliente et performante qui sauve des vies au Burkina Faso ». D’août 2016 à septembre 2026, cette coopération sanitaire s’étalant sur plusieurs régions du pays des Hommes intègres avait pour objectifs principaux l’acquisition des produits de santé et le soutien aux systèmes pour le renforcement de la chaîne d’approvisionnement des produits de santé.

Le projet a atteint ses objectifs de soutien aux systèmes pour un montant total d’environ 91 milliards F CFA dont 85% pour l’acquisition des produits. Aussi, il a permis de faciliter l’accès aux produits de qualité et moderniser les centres de stockage.
Le représentant de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Frankie Sturm, a salué les acquis du projet GHSC-PSM dont les résultats parlent d’eux-mêmes.

Pérenniser les acquis

« Il y a environ 80 milliards de francs CFA de produits de santé acquis et distribués, le déploiement de nouveaux protocoles de traitement du paludisme dans trois régions et plus de 600 structures de santé équipées et connectées au système de logistique numérique », a-t-il indiqué.

Frankie Sturm a précisé que malgré la fin de ce partenariat, des produits sanitaires, d’une valeur de 30 milliards de francs CFA, vont être octroyés au Burkina au cours des cinq prochaines années. Au titre de la digitalisation de la chaine d’approvisionnement, plus de 2000 sites ont été connectés au NetSIGL 2.0, une plateforme multifonctionnelle, appréciée par les différents utilisateurs.

Selon le directeur Pays du GHSC-PSM, Parfait Komlan Edah, au-delà des conditions de stockage en termes de sécurité d’incendie, il y a les compétences qui ont été acquises par les gestionnaires de cette chaîne d’approvisionnement. Il a exprimé son satisfécit pour les acquis, fruit d’une franche collaboration.

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Adjima Combary, a salué les travaux menés pendant une dizaine d’années. « Ensemble, nous avons numérisé et modernisé notre système d’information en gestion logistique permettant ainsi une visibilité des stocks en temps réel et une prise de décision basée sur des données fiables », a-t-il expliqué. Adjima Combary a déclaré que la fin du projet ne doit pas signifier l’arrêt de l’élan. « Notre ambition de souveraineté sanitaire nous impose de pérenniser les acquis pour que la chaîne d’approvisionnement demeure robuste, autonome et qu’elle soit résiliente », a-t-il soutenu.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

Gynécologie-obstétrique : la santé maternelle au cœur des 9es journées régionales

0

La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a lancé, jeudi 24 septembre 2026, à Ziniaré, la IXe édition de ses journées régionales de gynécologie-obstétrique. Pendant 72 heures, professionnels de santé, spécialistes et partenaires ont échangé autour de la prévention et de la prise en charge des hémorragies du post-partum, dans le but de réduire les décès maternels évitables.

Une femme qui perd beaucoup de sang après son accouchement peut basculer rapidement dans une situation d’urgence. Face à ce risque, la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) entend renforcer les capacités des acteurs de santé. Elle a consacré la IXe édition de ses journées régionales de gynécologie-obstétrique à cette problématique. Placée sur le thème « L’hémorragie du post-partum : enjeux et stratégies de prise en charge », la rencontre s’est ouverte, jeudi 24 septembre 2026, à Ziniaré.

Durant 72 heures, les participants ont pris part à des conférences scientifiques, des ateliers et des séances de partage d’expériences. Pour les organisateurs, ces journées constituent une occasion d’harmoniser les pratiques et de vulgariser des méthodes de prise en charge adaptées aux réalités des formations sanitaires. L’objectif est également de renforcer les connaissances des professionnels afin de contribuer à la réduction des décès maternels évitables.

Le président de la SOGOB, Pr Charlemagne Ouédraogo, s’est réjoui de l’engouement suscité autour des journées régionales. Pour lui, il s’agit d’un signe encourageant pour l’amélioration de la santé des femmes. Il s’est aussi félicité de l’arrivée prochaine au Burkina Faso de la carbétocine thermostable et de sacs d’évaluation permettant de quantifier les pertes de sang. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la diffusion des recommandations sur la prévention et la prise en charge des hémorragies du post-partum, le mentorat des professionnels des formations sanitaires périphériques et la présence accrue des spécialistes auprès de ces structures.

Le représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso, Yves Sassenrath, s’est également réjoui de la tenue de ces journées. Il a rappelé l’engagement de l’organisation en faveur de la réduction des décès maternels évitables et de l’amélioration de la santé des femmes. Selon lui, la lutte contre les hémorragies du post-partum doit s’inscrire dans une approche globale de la santé reproductive. Elle doit aussi s’accompagner d’un renforcement des soins obstétricaux d’urgence, notamment dans les zones confrontées aux difficultés humanitaires.

Le dépistage au cœur de la prévention

Au-delà des échanges scientifiques, la SOGOB a placé la prévention au cœur de ses activités. Une campagne de sensibilisation et de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus a ainsi été organisée sur place à Ziniaré. De nombreuses femmes ont bénéficié gratuitement d’un dépistage et d’informations sur ces pathologies. La sage-femme Salamatou Ouédraogo s’est appesantie sur l’importance du dépistage régulier et d’une consultation rapide en cas de symptômes. Pour elle, les femmes doivent également privilégier les informations médicales fiables et adopter des comportements favorables à la prévention.

Esther Ouédraogo, bénéficiaire de l’initiative, a témoigné avoir reçu des explications qui l’ont rassurée. Elle a dit retenir qu’une lésion précancéreuse peut être prise en charge à temps avant d’évoluer vers une forme plus grave. Outre, le dépistage des cancers, neuf patientes souffrant de la fistule obstétricale, ont été examinées. Parmi elles, une femme âgée de 60 ans, qui vivait avec une fistule obstétricale depuis près de 20 ans, a pu bénéficier d’une intervention chirurgicale. Après deux décennies de souffrance, cette prise en charge lui offre l’espoir de retrouver une vie plus digne.

Pour le Dr Dieudonné Ouédraogo, gynécologue-obstétricien chirurgien des fistules obstétricales et secrétaire général de la SOGOB, le but de cette campagne ne réside pas seulement dans le nombre de patientes prises en charge, mais dans le soulagement apporté aux femmes concernées. « La fistule n’est pas une fatalité. Elle se soigne », a-t-il insisté. A travers ces différentes activités, les 9es journées régionales de gynécologie-obstétrique de la SOGOB associent ainsi renforcement des compétences, prévention, dépistage et accès aux soins.

Djakaridia SIRIBIE

Les ambitions d’un nouvel ordre mondial

Le Burkina Faso et les autres Etats membres de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) sont plus qu’engagés à assumer leur souveraineté sur l’échiquier politique internationale. C’est du moins ce qui transparait à la lumière de la déclaration prononcée, lundi 28 septembre 2026, à New York, par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, au nom de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Bien plus qu’un simple exercice diplomatique, elle aura été une véritable tribune pour réaffirmer les choix politiques de l’AES et porter, devant la communauté internationale, une vision fondée sur la souveraineté, la dignité des peuples et la remise en cause des rapports de domination hérités du passé.

La dynamique confédérale engagée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger a été, en effet, présentée comme une réponse à la « domination structurelle » et à l’exploitation, mais aussi comme la volonté de prendre collectivement en main le destin du Sahel. La Confédération se veut ainsi l’expression d’une aspiration à davantage d’indépendance, de
dignité et de souveraineté. Faut-il le rappeler, cette revendication de souveraineté est liée à la question sécuritaire.

A bien d’égards, le terrorisme qui frappe de plein fouet le Sahel est loin d’être une succession d’attaques perpétrées par des groupes isolés. A la face du monde, le
terrorisme a été présenté, à New York, comme une entreprise de déstabilisation bénéficiant de moyens importants et de soutiens extérieurs. C’est justement dans ce sens qu’il faut inscrire, à juste titre, l’appel lancé par le chef de la diplomatie burkinabè à la Communauté internationale pour enquêter sur les réseaux qui financent, arment, renseignent ou protègent les groupes terroristes.

Ce n’est pas trop de répéter que la quête de souveraineté, d’intégration régionale occupe également une place centrale au Sahel.
Et, à cet égard, l’expérience de l’AES constitue un exemple de coopération entre les Etats confrontés à des défis communs. C’est en mettant en commun leurs efforts dans les domaines de la défense, de la sécurité, de la diplomatie et du développement, que les pays du Sahel construisent des réponses collectives adaptées à leurs réalités.

Cette dynamique, à plus d’un titre, montre que la coopération régionale peut être un instrument au service des intérêts des peuples et du renforcement des capacités propres des Etats. Toutefois, dans une géopolitique marquée par « des doubles standards » dans le fonctionnement du système international avec une représentation inéquitable des Etats, il est loisible d’exiger une réforme profonde des Nations unies, particulièrement du Conseil de sécurité et une meilleure redistribution des voix et des responsabilités.

C’est d’ailleurs, pourquoi, il faut rejeter l’instrumentalisation politique des questions des droits humains, orchestrée par certaines officines à la solde de l‘impérialisme, tel que relevé par la diplomatie burkinabè à l’ONU. En définitive, cette intervention à la tribune des Nations unies traduit la volonté de l’AES de faire entendre une voix collective dans un ordre mondial en pleine recomposition. Et, de la souveraineté à la sécurité, en passant par l’intégration régionale, la transformation économique et la réforme du multilatéralisme, les Etats du Sahel entendent défendre leurs intérêts et renforcer leurs capacités propres.

Une démarche qui, au-delà de tout, pose plus largement la question de la construction d’un système international, dans lequel la coopération entre Etats, l’égalité souveraine et les intérêts des peuples peuvent davantage guider les relations internationales au profit de toute l’humanité.

Soumaïla BONKOUNGOU

Primature: le management collaboratif au cœur d’un team building des responsables de structures

La direction des ressources humaines (DRH) de la Primature a organisé les 26 et 27 septembre 2026 à Koudougou, une session de renforcement des capacités des responsables des structures centrales, rattachées et de mission de la Primature, autour du thème : « Team building et management collaboratif ».

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée, le samedi 26 septembre, par le directeur de cabinet du Premier ministre, le camarade Mamadou Dembélé. Organisée sur 48 heures, cette activité visait à renforcer le leadership des responsables, à améliorer les pratiques managériales et à consolider la collaboration entre les différentes entités de la Primature. A l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet a salué la disponibilité des participants et remercié le cabinet Yel Conseil pour son accompagnement. Insistant sur l’importance des relations humaines dans la performance des organisations, le camarade Mamadou Dembélé a appelé à renforcer la cohésion, la confiance et la fluidité des échanges entre collaborateurs.

« C’est dire combien il est important d’avoir une bonne cohésion de groupe, une bonne entente, des relations fluides entre collaborateurs », a-t-il souligné. Pour lui, la performance d’une institution ne dépend pas uniquement des moyens techniques et organisationnels. Elle repose également sur la capacité des équipes à travailler en synergie et à se mobiliser autour d’objectifs communs. Abordant la question du
leadership, il a rappelé le rôle central du manager dans la mobilisation des équipes.

« Un bon manager doit être un chef d’orchestre », a-t-il indiqué, invitant les responsables à
davantage écouter, motiver et fédérer leurs collaborateurs.
« La Primature est composée de différentes entités. Mais la performance globale est
tributaire de l’efficacité de chaque maillon », a-t-il ajouté. A l’approche du dernier trimestre de l’année, le directeur de cabinet a appelé les responsables de structures à redoubler d’engagement autour du camarade Premier ministre, chef du gouvernement,
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Pour la directrice des ressources humaines de la Primature, la camarade
Mariam Nacanabo, cette rencontre devrait également favoriser une meilleure connaissance mutuelle entre les responsables et renforcer la synergie d’actions. « Il faut que les uns et les autres puissent se parler pour qu’il y ait une synergie d’actions », a-t-elle relevé. Selon le directeur général de Yel Conseil, le camarade André Yelbeogo, les travaux devraient notamment permettre aux participants de mieux comprendre les différents profils et modes de fonctionnement au sein d’une équipe, à travers l’approche Hermann Brain Dominance Instrument (HBDI), ainsi que de développer des aptitudes liées à la communication, à l’écoute, à la confiance et à la résilience.

La première journée a été consacrée à des activités visant à renforcer la compréhension collective, la reconnaissance mutuelle et la connaissance de soi et des autres. Le premier atelier, consacré à la « Fresque de la nouvelle vision du Burkina Faso », a permis aux participants de mieux appréhender la direction prise par le pays et de réfléchir collectivement à leur contribution à sa réalisation. A travers cet exercice, les responsables ont été invités à inscrire leur rôle dans une dynamique plus large, en lien avec les orientations et les objectifs poursuivis au niveau national.

L’atelier « La reconnaissance » a ensuite offert un cadre d’expression et de valorisation entre collègues. Les participants ont été amenés à témoigner leur reconnaissance, à relever les qualités et les contributions de leurs collaborateurs et à renforcer ainsi les liens humains au sein des équipes. Le troisième atelier, « Connaître son profil », a porté sur les préférences cérébrales à travers l’approche HBDI. Il a permis aux participants de mieux connaître leur propre profil ainsi que celui de leurs collaborateurs, afin de mieux comprendre les différentes façons de penser et d’interagir au sein d’une équipe. Cette démarche visait notamment à favoriser une communication plus efficace, à prévenir les
incompréhensions, à valoriser la diversité des intelligences et à améliorer la collaboration, la résolution des problèmes, l’organisation du travail et la prise de responsabilité.

Les échanges et le débriefing ont permis de mettre ces enseignements en perspective avec les exigences de performance et de résultats au sein des structures de la Primature.
La deuxième journée a été consacrée aux activités de plein air, conçues pour renforcer davantage les liens entre les participants et développer la cohésion, la résilience, la communication et l’esprit d’équipe. A travers plusieurs exercices collectifs, les responsables des structures de la Primature ont été amenés à mettre en pratique des valeurs essentielles au travail collaboratif, notamment la persévérance, la solidarité, l’écoute et la confiance mutuelle.

Les participants ont ainsi pris part à un atelier de tir à la corde axé sur la résilience. L’exercice leur a permis de mettre en évidence l’importance de la persévérance, de la solidarité et de la mobilisation collective dans l’atteinte d’un objectif commun. L’atelier « Chaîne de collaboration » a, quant à lui, mis l’accent sur le resserrement des liens entre collègues et sur la nécessité d’une communication efficace pour favoriser la cohésion et l’efficacité du travail en équipe. Des séances de débriefing ont permis de tirer les principaux enseignements de ces différentes expériences et de les mettre en perspective avec les réalités professionnelles.
‎

La dynamique s’est poursuivie avec les ateliers « One Team, One Spirit, One Goal » et « La roue humaine », centrés respectivement sur l’unité, l’esprit collectif, l’alignement autour d’un objectif partagé et la mobilisation de l’intelligence collective. Les participants ont été invités à développer la confiance, l’écoute active, la responsabilisation, la coordination et le soutien mutuel, tout en maintenant le cap vers les résultats. Au terme de ces deux journées, plusieurs participants ont relevé les acquis de cette expérience, notamment en matière de cohésion, de connaissance mutuelle et de collaboration entre les différentes structures de la Primature.

Pour le conseiller spécial du Premier ministre, le camarade Alfred Tiendrebeogo, ces deux jours ont permis de « resserrer la cohésion entre les équipes ». Il a expliqué que les responsables étant souvent répartis sur différents sites en fonction des missions de leurs équipes, cette rencontre leur a offert l’occasion de mieux se connaître, d’interagir davantage et de mieux cerner les forces et les « zones d’ombre » des uns et des autres. Il estime que cette expérience permettra également de recentrer les différentes équipes sur la mission confiée à la Primature.

« Nous espérons en tout cas, au sortir de ce team building-là, apporter encore plus d’amour au travail, plus d’abnégation et surtout atteindre ensemble les résultats et les objectifs », qui leur seront assignés, a-t-il déclaré. Pour le conseiller spécial du camarade Premier ministre, les différents exercices ont également amené les participants à reconsidérer certaines pratiques et manières de travailler au sein des équipes.

« Chacun est utile, chacun, en fonction de sa carrière, en fonction de ce qu’il sait faire, en fonction également de son vécu, a des forces et a peut-être des zones d’ombre », a-t-il relevé. Pour sa part, la camarade Reine Valérie Diessongo/Somda, comptable principale des matières de la Primature, a salué l’initiative des premières autorités. Elle a notamment apprécié les échanges entre responsables qui ont permis aux participants de mieux se connaître et de se familiariser davantage les uns avec les autres.

« A l’issue des deux jours de formation, on a appris beaucoup de choses », a-t-elle témoigné, soulignant que les enseignements pourront être mis à profit aussi bien au sein de leurs propres structures qu’avec les collaborateurs des autres entités de la Primature. Elle a enfin souhaité la reconduction de ce type d’initiative et son éventuelle extension à l’ensemble des agents de la Primature : « En espérant avoir encore des team building, et pourquoi pas pour tout le monde, tous les agents. »

A travers ces différentes activités, les responsables des structures de la Primature ont ainsi pu expérimenter, dans un cadre participatif, les principes du
management collaboratif et réfléchir à leur transposition dans leurs environnements professionnels. Au terme de ces 48 heures, la session aura ainsi combiné réflexion, apprentissage et exercices pratiques, avec pour ambition de consolider les relations entre les différentes structures de la Primature et de favoriser une culture managériale davantage fondée sur la collaboration, la complémentarité, la cohésion et la recherche de résultats.

DCRP/Primature

Lutte contre le paludisme et les hépatites B et C : l’INSD lance une enquête sur les indicateurs

L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en collaboration avec le ministère de la Santé , a lancé l’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026), mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Le paludisme demeure l’une des principales causes de consultation, d’hospitalisation et de décès au Burkina Faso.
Parallèlement, les hépatites virales B et C constituent une préoccupation croissante de santé publique. Afin de disposer de données actualisées, fiables et représentatives aux niveaux national et régional sur ces maladies, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en partenariat avec le ministère de la Santé, a lancé l’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026), mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Cette enquête vise à évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre ces maladies et orienter les politiques et les programmes de santé. « Les informations disponibles proviennent de sources diverses, parfois anciennes et n’offrent pas une mesure récente intégrée de ces maladies pour l’ensemble du pays », a expliqué le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama.

La collecte des données se déroulera du 30 septembre au 29 novembre 2026 dans les 17 régions du Burkina Faso. Elle sera réalisée à l’aide de tablettes, avec une transmission régulière des données au serveur central de l’INSD. Selon Toubou
Ripama, ce dispositif va permettre d’assurer un contrôle rapproché de la qualité des données tout au long de l’opération. Au total, 206 agents, dont des chefs d’équipe, des enquêteurs et des agents chargés des biomarqueurs, préalablement formés et répartis en 40 équipes, vont être déployés dans les ménages.

Une opportunité de dépistage et de prise en charge

Le DG de l’INSD, Toubou Ripama, a invité les populations à réserver un bon accueil aux équipes de terrain, identifiables grâce à leurs gilets et badges officiels.

« L’enquête couvrira environ 7 800 ménages, répartis dans 300 zones de dénombrement, dont 16 sites accueillant des personnes déplacées internes, afin qu’aucune frange de la population ne soit laissée de côté. Elle permettra d’interroger plus de 13 000 femmes ainsi que 5 000 hommes et femmes âgés de 15 à 64 ans, de tester plus de 15 500 enfants de 6 mois à 9 ans pour le paludisme et plus de 12 000 adultes pour les hépatites B et C », a-t-il précisé.

Les résultats de l’enquête, a-t-il annoncé seront présentés en mai 2027.
La participation à cette enquête est volontaire. Aucun prélèvement ne sera effectué sans le consentement éclairé des participants. Le matériel utilisé sera stérile et à usage unique. Le directeur général de l’INSD a également rassuré les populations quant au respect des principes éthiques, notamment en ce qui concerne les prélèvements sanguins nécessaires à la réalisation de l’enquête.

Pour le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, cette enquête traduit la volonté du département d’élargir sa vision de la santé publique en prenant en compte l’ensemble des pathologies, qui affectent la santé des populations. « Les résultats de cette enquête nous permettront, pour la première fois, de disposer d’une estimation représentative de la prévalence des hépatites B et C au Burkina Faso, un indicateur indispensable pour orienter nos stratégies de prévention, de vaccination et de prise en charge », a-t-il indiqué.

Le ministre de la Santé a rassuré les participants que toute personne dont le test se révélerait positif, que ce soit au paludisme ou l’une des hépatites virales recherchées, bénéficiera d’une prise en charge conformément aux directives appropriées.
« Cette enquête n’est donc pas qu’un exercice statistique. Elle constitue, pour les populations qui y participeront, une véritable opportunité de dépistage et, en cas de résultat positif, d’accès aux soins », a-t-il insisté.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

La souveraineté numérique, l’autre front de la Révolution !

Il y a des combats qui se mènent les armes à la main. Il en est d’autres qui se livrent dans la patience d’une administration qui se réinvente, dans les réseaux que l’on déploie jusqu’aux localités les plus reculées, dans les services que l’on met enfin à portée de chaque citoyen. La transformation numérique appartient à cette seconde catégorie de combats. Elle est l’autre front de la Révolution progressiste populaire burkinabè. Moins visible que celui de la sécurité, mais tout aussi décisif pour l’avenir de la Nation.

Car, un Etat moderne se construit désormais sur ses capacités numériques. Ses réseaux, ses plateformes, l’identité de ses citoyens et ses données les plus sensibles forment un patrimoine stratégique, au même titre que l’or ou le coton. Qui maîtrise ce patrimoine maîtrise une part de son destin. Qui l’abandonne en abandonne autant.

C’est tout le sens des douze chantiers majeurs de la transformation digitale. A travers eux, le Ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a fait de la maîtrise de nos infrastructures, de nos plateformes et de nos données une priorité nationale. Loin d’un simple programme technique, ces chantiers dessinent une véritable bataille pour l’indépendance, menée méthodiquement en plusieurs actes, l’un après l’autre.
Le premier acte de cette bataille porte un nom sans détour, « Zéro donnée à l’extérieur ».

En janvier 2026, le pays a inauguré deux datacenters modulaires de son cloud gouvernemental, offrant près de 3 000 téraoctets de stockage et la capacité d’héberger plus de 7 000 machines virtuelles. Derrière ces chiffres se lit une décision politique inédite, celle de rapatrier nos données, de les héberger chez nous et de les confier à des compétences burkinabè. Les fichiers de nos citoyens, nos bases de santé, nos données financières et nos systèmes critiques n’ont plus vocation à dépendre d’une législation étrangère ni du bon vouloir d’un prestataire lointain.

Mais une donnée souveraine doit aussi circuler en sécurité. C’est le rôle du Réseau national informatique de l’administration. En 2025, 88 nouveaux bâtiments publics y ont été raccordés, portant à plus de 3 000 le nombre d’infrastructures interconnectées. Ce maillage est appelé à être refondé entièrement dès cette année 2026 pour former la véritable colonne vertébrale de l’Etat numérique. Il reliera les services de manière plus fiable et performante, fluidifiera l’information et réduira à chaque nouveau raccordement, notre dépendance à des canaux que nous ne contrôlons pas.

Cette souveraineté n’aurait toutefois aucun sens si elle restait l’affaire des seuls techniciens. Sa finalité, c’est le citoyen. Dématérialiser un acte d’Etat civil, payer une taxe en ligne, obtenir un document sans faire la queue ni quitter sa localité, voilà la révolution silencieuse qui change réellement la vie. En rapprochant l’administration de l’usager et en accélérant la dématérialisation des procédures, le ministère transforme un droit théorique en service concret. La souveraineté numérique se mesure aussi au temps gagné par une mère de famille, par un commerçant, par un producteur.

Il y a, enfin, une promesse économique. En mutualisant ses infrastructures et en hébergeant lui-même ses plateformes, l’Etat cesse de payer année après année des prestations d’hébergement et des licences facturées en devises, et préserve ainsi des ressources publiques qu’il peut réinvestir dans le service au citoyen. Pour l’usager, la dématérialisation produit le même effet vertueux. Elle supprime les déplacements, raccourcit les délais et abaisse le coût d’accès aux services publics. Un acte obtenu en ligne revient moins cher à produire pour l’administration comme à obtenir pour celui qui en a besoin. Loin d’être une dépense de prestige, la transformation numérique allège à la fois les finances de l’Etat et le quotidien des Burkinabè.

La frontière la plus avancée de ce front est déjà celle de l’intelligence artificielle. Parce que l’IA se nourrit de données et de langues, la souveraineté de demain se jouera aussi sur les contenus. En travaillant, à travers la nouvelle feuille de route de l’IA, sur des modèles adaptés à nos langues nationales, le Burkina Faso affirme que la technologie doit parler mooré, dioula ou fulfuldé, et non l’inverse. Maîtriser nos données, c’est aussi maîtriser nos mots.

Aucune souveraineté ne tient cependant sans les femmes et les hommes qui la portent. C’est pourquoi le renforcement des capacités irrigue l’ensemble des chantiers, du Zama tchè à l’Elite IT. Du citoyen le plus ordinaire, que l’on accueille et sensibilise aux bons réflexes numériques face aux cybermenaces, jusqu’à l’ingénieur de haut niveau formé à concevoir nos propres solutions, c’est toute une chaîne de compétences nationales qui se bâtit. Une nation numériquement souveraine n’est pas celle qui se contente d’acheter la technologie, mais celle qui sait la produire, la protéger et la transmettre.

Les défis demeurent nombreux, de la couverture du territoire à la cybersécurité, du financement des infrastructures à la montée en compétences. La révolution numérique, comme toute révolution, ne se décrète pas en un jour. Elle se gagne chantier après chantier, raccordement après raccordement, talent après talent.

Sur ce front-là, il n’y a pas de spectateurs. Chaque agent qui dématérialise, chaque ingénieur qui code, chaque technicien qui sécurise un réseau, chaque citoyen qui protège ses données est un acteur de cette conquête. Derrière chaque plateforme déployée et chaque donnée rapatriée, une même ambition nous rassemble, celle de faire du Burkina Faso le maître de son destin numérique. C’est cela, l’autre front de la révolution. Et c’est ensemble que nous le tiendrons.

Direction de la Communication et des Relations presse
Ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques

 

Sociétés privées de sécurité : Signature historique de la convention collective et augmentation du salaire minimum à 57000 F CFA

Les sociétés privées de sécurité du Burkina Faso disposent désormais d’une convention collective. Neuf ans après le début des négociations, les acteurs du secteur ont enfin trouvé le bout du tunnel à travers cette convention collective. Sa signature est intervenue dans l’après-midi du mardi 29 septembre 2026, au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre des Serviteurs du Peuple, le Camarade # Mathias TRAORE, à Ouagadougou.

Dans sa mission de promotion du travail décent dans les différents secteurs d’activités, le Ministère des Serviteurs du Peuple a, à travers la Direction générale du travail (DGT), accompagné tout le processus.

La convention est selon le Camarade Ministre un instrument essentiel qui vise à améliorer les conditions de travail, renforcer la compétitivité des entreprises et consolider la paix sociale.
A ce titre, elle règlemente les questions relatives aux contrats de travail, à la rupture des contrats de travail, à la classification, aux salaires, primes et indemnités, aux évaluations et à la promotion, à l’exercice du droit syndical et la protection des délégués du personnel, à la sécurité et santé au travail et aux services sociaux d’entreprises et aux différends du travail.

Le Camarade Ministre des Serviteurs du Peuple, a souligné que la convention collective qui a fait l’objet de signature, comporte de nombreuses innovations.
« Le salaire de base des vigiles aujourd’hui passera au minimum à 57 000F CFA. Désormais un plan de carrière est prévu pour l’ensemble des travailleurs des sociétés privées de sécurité et des indemnités sont prévues aussi à l’initiative de chacune des entreprises, y compris des avantages en nature, notamment l’indemnité de savon qui est déjà accordé », a-t-il relevé.

Conscient qu’une convention collective n’est efficace que lorsqu’elle est appliquée, le Camarade Mathias TRAORE a appelé les parties prenantes à la dérouler dans les meilleurs délais.
« La convention est prévue pour entrer en application un an après sa signature et je voudrais préciser qu’elle a été signée entre deux faîtières des sociétés privées de sécurité qui regroupent 400 sociétés. Cependant, en la matière, le législateur a voulu que le Ministre en charge du travail ait la possibilité d’étendre la convention lorsqu’elle est signée aux autres qui ne sont pas signataires », a-t-il souligné.

Pour le Camarade vice-président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) en charge du dialogue social, #Harouna TOGUYENI, il n’y a rien de tel qu’une convention collective pour permettre aux employeurs et aux travailleurs d’être en sécurité. Il a rassuré que les employeurs mettront tout en œuvre pour qu’elle soit appliquée pour le bonheur des travailleurs et la sécurité des Burkinabè.

De son côté, le Camarade président du mois des centrales syndicales, #Inoussa NANA a fait l’historique des négociations avant de souligner qu’elle constitue une avancée significative qui permettra de mieux organiser ce secteur et d’améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs.

Au regard des nombreux avantages que présente cette convention collective pour les différentes parties, le Camarade Ministre des Serviteurs du Peuple a souhaité qu’elle fasse tache d’huile sur les autres secteurs d’activités.

Il a de ce fait lancé un appel solennel à tous les secteurs d’activités qui ne disposent pas encore de cet instrument à s’inspirer de l’exemple du secteur privé de sécurité, tout en les rassurant de la disposition du gouvernement à les accompagner, conformément aux textes en vigueur et dans l’intérêt des travailleurs comme des employeurs.

DCRP/MSP

Lutte contre le trafic de stupéfiants : La Police Nationale saisit près de 86 kilogrammes de cannabis à Ouagadougou 

L’Unité Anti-Drogue de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, mis un terme aux activités illicites d’un réseau de trafic et de vente de cannabis à Ouagadougou.
En effet, dans un contexte marqué par l’insécurité et la prolifération des stupéfiants sur l’ensemble du territoire national, elle a intensifié ses actions de lutte contre le trafic et la consommation de drogues dans la ville de Ouagadougou. Ce qui a conduit au démantèlement de ce réseau bien structuré dont les membres s’adonnaient au trafic, à la vente et à la consommation de stupéfiants, de boissons frelatées, de cigarettes de contrebande et de produits psychotropes.
Relativement au mode opératoire du groupe, ses membres, qui sont impliqués à divers degrés, effectuaient leur approvisionnement depuis un pays voisin. La marchandise était ensuite acheminée vers Ouagadougou par l’intermédiaire de véhicules de transport en commun ou de véhicules personnels. Une fois à Ouagadougou, elle était stockée avant d’être vendue ou redistribuée à la clientèle. Il est à noter qu’une partie était destinée à des revendeurs et grossistes opérant sur différents sites d’orpaillage à l’intérieur du pays, notamment Boromo et Poura dans la province des Balé, Zanténé dans la province du Sanguié, Sabcé dans la province du Bam, et Mogré et Bittou dans la province du Boulgou.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont, au moment de l’interpellation des membres du réseau, saisi plusieurs objets dont 86 kg de cannabis, des motos, des boissons alcoolisées frelatées, des paquets de cigarettes de contrebande, des plaquettes de produits psychotropes et du numéraire.
La Police Nationale remercie encore une fois les citoyens grâce à qui ce résultat a été atteint. Elle invite par ailleurs l’ensemble des populations, particulièrement les parents d’élèves et les responsables des établissements scolaires, à plus de vigilance et à dénoncer tout cas suspect afin de contribuer à préserver l’avenir des plus jeunes.
En rappel, les numéros verts que sont les 17, 16 et 1010 sont toujours disponibles et joignables à chaque fois que le besoin se fera sentir.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !