82 stagiaires composant de la 51e promotion de l’Ecole nationale des postes (ENAPOSTE) ont effectué leur sortie, mercredi 04 novembre 2026, à Ouagadougou.
Après une année académique de cours théoriques et pratiques, cumulés avec des stages en milieu professionnel, les stagiaires de la 51e promotion de l’Ecole nationale des postes (ENAPOSTE) sont désormais aptes à servir à travers la Poste Burkina Faso. Leur sortie officielle a eu lieu, le mercredi 4 novembre 2026, à Ouagadougou, en présence du secrétaire général du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, représentant la ministre Aminata Zerbo. Composés de 18 contrôleurs, 10 agents d’exploitation et 54 agents de bureau, la promotion s’engage à relever les défis pour maintenir la Poste Burkina Faso parmi les entreprises prospères, résolument tournées vers l’innovation.
La déléguée de la promotion, Nelly Bambara, a, au nom de ses camarades réaffirmé leur disponibilité, ainsi que leur ferme détermination à mettre les compétences acquises au service du secteur postal. Selon elle, la formation des stagiaires qui a été axée sur la qualité du service postal ne repose pas uniquement sur la maîtrise des procédures et des outils techniques mais exige également l’écoute attentive des clients, la rigueur dans l’exécution des tâches, le respect des délais, la courtoisie et la confidentialité…
« Nous allons faire de ses valeurs les principes de notre conduite professionnelle, afin de contribuer, chacun à son niveau, à l’amélioration continue de la qualité des services rendus aux usagers, au renforcement de leur confiance et au rayonnement de la Poste Burkina Faso », a-t-elle promis.
Un taux de réussite de 100%
Au cours de la cérémonie, les stagiaires sont rentrés en possession de leur diplôme. Les trois meilleurs dans les trois filières de formations ont chacun reçu des kits témoignant de leur mérite.
Avec un taux de réussite de 100%, la directrice générale de l’ENAPOSTE, Koumbo Rahja Barry, a expliqué qu’un tel exploit témoigne de l’engagement des apprenants, de la qualité de l’encadrement pédagogique et de la rigueur des enseignements dispensés. Elle a souligné que dans les trois filières dispensées, les majors de promotion, ont obtenu 18,93 de moyenne pour les agents de bureau, 18,35 pour les contrôleurs et 18,26 pour les agents d’exploitation.
Elle a rappelé que cette année académique a été marquée par l’organisation de cours théoriques, de travaux pratiques et de mise en situation professionnelle, de stages d’immersion dans les structures opérationnelles de la Poste Burkina Faso. La directrice générale a ajouté qu’une attention particulière a été accordée à la maîtrise des opérations postales et financières, à la relation client, à l’utilisation de l’outil numérique, ainsi qu’aux exigences d’éthique et de déontologie et à la qualité de service. Elle a, en outre, expliqué qu’au-delà des résultats académiques, leur ambition demeure de former des professionnels immédiatement opérationnels, capables de s’adapter aux mutations du secteur postal et de contribuer efficacement à la transformation de la Poste Burkina Faso. S’adressant à la promotion, Koumbo Rahja Barry l’a invitée à respecter les procédures, à cultiver l’esprit d’équipe et à faire preuve de discrétion dans le traitement des informations, tout en demeurant attentifs aux besoins des clients.
Yassimine Aminata OUARMA






Et de trois pour Yacine Hamza. Le sprinter algérien a fait parler une fois de plus sa puissance à l’arrivée de la 6e étape ce 4 novembre à Léo. Il a « déposé » sur la ligne finale le Néerlandais Cas Hermans (2e) et l’Algérien Mohamed Nadib Assal au bout d’un alléchant sprint groupé à 44, 380 km/h. Partis à 8h 37 avec trois coureurs de moins que la veille, ils étaient 70 en lice pour ce sixième jour de compétition. Le peloton est resté calme jusqu’au premier point chaud de la journée, jugé à Rakaye au km 34,22. Un sprint intermédiaire remporté par Tiémoko Diamouténé du Mali devant Marouan Kharbouchi du Maroc et Wogué Ivan Njonkoué du Cameroun.
D’abord le Néerlandais victime de crevaison. Paul Daumont sentant le monde à ses talons tente une ultime accélération sur plus de 10km seul en tête mais il sera rattrapé à 5km de l’arrivée par le groupe. Les intentions des Algériens sont désormais claires : la victoire d’étape. Ils se positionnent pour cet objectif et la suite leur donnera raison avec deux places sur le podium. Le premier Burkinabè de l’étape est Saturnin Yaméogo arrivé 10e.
Au classement général, aucun changement à noter. Le Sud-africain conserve le maillot jaune avec 41 secondes d’avance sur le Burkinabè Soumaïla Ilboudo. La tunique des points chauds demeure également la propriété du Marocain Youssef Bdadou. Celle du meilleur jeune est restée aussi sur les épaules de Soumaïla Ilboudo du Burkina, tout comme le maillot vert détenu par le vainqueur de l’étape Yacine Hamza de l’Algérie. La 7e étape prévu demain entre Ouagadougou et Pô est longue de 144,02 km.
Cette augmentation concerne l’ensemble des principales récompenses attribuées aux coureurs et aux équipes. Elle prend en compte les classements individuels et collectifs, les performances aux arrivées d’étapes, les sprints intermédiaires ainsi que les différents maillots distinctifs.


Une reconnaissance aux lourdes conséquences
Dans la Corne de l’Afrique, les initiatives diplomatiques sont rarement anodines. La présentation des lettres de créance de Michael Lotem comme ambassadeur d’Israël au Somaliland, au Président Abdirahman Mohamed Abdullahi, à Hargeisa, ainsi que la pose de la première pierre d’une future ambassade israélienne, marquent une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux parties. Au-delà du caractère historique de cet événement pour les autorités du Somaliland, cette initiative ouvre une nouvelle séquence de tensions diplomatiques et géopolitiques dans une région déjà traversée par de profondes rivalités.
Pour comprendre les enjeux de cette décision, il faut remonter à 1991, année au cours de laquelle, le Somaliland a proclamé son indépendance à la suite de l’effondrement de l’Etat somalien. Depuis lors, ce territoire fonctionne avec ses propres institutions, dispose d’une administration, organise des élections et exerce un contrôle sur une grande partie de son territoire. Pourtant, malgré plus de trois décennies d’autonomie de fait, il n’a jamais bénéficié d’une reconnaissance internationale significative. La Somalie continue de le considérer comme une partie intégrante de son territoire national. Dans ce contexte, la décision israélienne constitue une rupture diplomatique majeure et une victoire symbolique pour les autorités de Hargeisa, qui cherchent depuis longtemps à sortir de leur isolement international. Cependant, cette avancée ne saurait être analysée sous le seul prisme de la reconnaissance de l’autodétermination.
Situé sur les rives du golfe d’Aden, à proximité du détroit de Bab el-Mandeb, le Somaliland occupe une position de premier plan sur l’une des principales voies maritimes reliant la mer Rouge à l’océan Indien. Ce passage constitue un axe vital pour le commerce international, notamment pour le transport des hydrocarbures et des marchandises entre l’Asie, l’Europe et le reste du monde. Dès lors, l’intérêt d’Israël pour ce territoire dépasse manifestement le simple cadre des relations diplomatiques bilatérales. Les autorités somaliennes voient dans cette reconnaissance une atteinte directe à leur souveraineté et à leur intégrité territoriale. Le Président Hassan Sheikh Mohamud soupçonne Israël de rechercher des avantages militaires et stratégiques dans cette partie de la Corne de l’Afrique.
Au-delà du face-à-face entre Mogadiscio et Hargeisa, les conséquences pourraient également se faire sentir dans les relations entre les différents acteurs régionaux. Quant aux autres Etats de la région, ils pourraient être amenés à prendre position face à une initiative qui remet indirectement sur la table la question sensible des frontières héritées de l’histoire. Par ailleurs, cette évolution intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant. En effet, la reprise des affrontements au Yémen entre les rebelles houthis et les forces gouvernementales, conjuguée aux menaces qui pèsent sur la navigation en mer Rouge, rend la zone de Bab el-Mandeb encore plus sensible.
Dans ces conditions, une présence israélienne renforcée à proximité de ce passage maritime sera être perçue par certains acteurs régionaux comme une tentative d’étendre l’influence de Tel-Aviv dans une zone stratégique. En outre, cette reconnaissance place les organisations régionales, notamment l’Union africaine, devant un véritable dilemme diplomatique. L’organisation continentale demeure attachée au principe de respect de l’intégrité territoriale des Etats et à la stabilité des frontières héritées de la décolonisation.
C’est pourquoi, la prudence devrait prévaloir face à une question qui dépasse largement les ambitions diplomatiques d’Israël et les aspirations internationales du Somaliland. Toutefois, la construction d’une légitimité internationale ne saurait se faire au prix d’une déstabilisation durable de l’environnement régional. Cela dit, la nomination d’un ambassadeur israélien au Somaliland constitue un signal géopolitique susceptible de rebattre les cartes dans la Corne de l’Afrique et de renforcer les rivalités autour de la mer Rouge. Il appartient donc aux acteurs régionaux et internationaux de privilégier le dialogue plutôt que les démonstrations de force. Car, dans cette partie du continent, où les conflits sont déjà nombreux, une nouvelle ligne de fracture pourrait transformer un rapprochement bilatéral en une crise aux conséquences imprévisibles pour toute la région.
Soumaïla BONKOUNGOU