SIAO 2026: le 5e jour dédié au Ghana

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a consacré la journée du mardi 3 novembre 2026 au Ghana, pays invité d’honneur. Elle a été marquée par des prestations artistiques ghanéennes, des dégustations de mets traditionnels et des rencontres B to B entre acteurs économiques des deux pays.

Pays invité d’honneur de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), le Ghana a marqué sa présence à travers une importante délégation de plus de 200 participants. Pour l’ambassadeur du Burkina Faso auprès du Ghana, David Kabré, le choix du Ghana comme pays invité d’honneur s’explique à travers les relations de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays.

« Nous avons apprécié également la représentation des autorités burkinabè à cette journée du Ghana. Nous avons été honorés par leur présence », s’est-il réjoui. Il a souligné les similitudes culturelles entre les communautés du nord du Ghana et celles du Burkina Faso, notamment les Kasséna, les Nankana, les Bissa, les Gourmantché, les Gourounsi, les Dagara, les Lobi et les Mossi. Il a en outre invité les visiteurs à découvrir les différents stands ghanéens.

Le Secrétaire général du ministère en charge de l’artisanat, Alassane Ouédraogo, a, au nom du ministre chargé de l’Artisanat, Serge Poda, salué la qualité des produits exposés. Il a rappelé que le choix du Ghana comme pays invité d’honneur n’est pas fortuit. « Il témoigne de l’excellence des liens d’amitié, de fraternité, de proximité et de coopération qui unissent nos deux peuples et traduit notre volonté commune de faire de la culture, de l’artisanat et du commerce des instruments de mesure au service du rapprochement de nos peuples et
du développement de nos économies », a-t-il notifié. Pour lui, ces peuples partagent des liens séculaires, une histoire, des valeurs et un même attachement à leur patrimoine culturel.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

103e anniversaire de la République de Türkiye : l’événement célébré à Ouagadougou

L’ambassade de la République de Türkiye, a célébré le 103e anniversaire de la proclamation de la République
de Türkiye, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.

L’ambassade de la Turquie au Burkina Faso, a célébré les 103 ans de la proclamation de la République du pays, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. L’événement a réuni plusieurs personnalités burkinabè, des amis de la Turquie et des membres du corps diplomatique Turc. La proclamation de la République de Türkiye est intervenue, le 29 octobre 1923. La diplomatie turque a réaffirmé son engagement à renforcer l’axe  Ouagadougou-Ankara lors de la commémoration.

Selon l’ambassadrice, Feriba Duygu Hokkacý Esirgen, la république de Türkiye est le symbole de la volonté d’indépendance, de détermination à vivre et de décider de son propre avenir par de glorieuses luttes et victoires. « La lutte nationale que nous avons menée au prix de grands sacrifices, sous le commandement de Gazi Mustafa Kemal Atatürk, a montré au monde entier ce qu’un peuple uni et solidaire est capable d’accomplir, même dans les conditions les plus difficiles », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé les nombreux progrès accomplis depuis l’indépendance de la Turquie, allant de l’industrie, la défense, l’énergie, en passant par les transports et la diplomatie.

« Fort de nos 86 millions d’habitants, unis autour de nos valeurs communes, nous concrétiserons notre objectif du siècle de la Turquie.
Ensemble, nous mènerons la République vers un avenir bien plus radieux », a-t-elle formulé. La diplomate turque a exprimé son engagement en faveur de la paix et de la prospérité du Burkina Faso. « Tous ces efforts consentis pour assurer l’indépendance énergétique, l’autosuffisance nationale, la transformation de la production en mode industriel à valeur ajoutée et le développement de capacités sont tous à saluer. Nous sommes prêts à continuer d’accompagner ces efforts remarquables en ligne avec les orientations déterminées par le gouvernement burkinabè », a-t-elle laissé entendre. Selon elle, la coopération dans les domaines de l’enseignement et de la formation professionnelle figure parmi les principaux axes des relations diplomatiques avec
le Burkina. « Environ une cinquantaine d’étudiants burkinabè bénéficieront cette année des bourses
d’études en Turquie », a-t-elle annoncé.

Une coopération exemplaire

La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Stella Eldine Kabré, a indiqué que les relations de coopération entre le Burkina Faso et la République de Türkiye reposent sur des fondements solides, consacrés notamment par la signature de plusieurs accords à Ankara en janvier 2006. Cette commémoration, selon elle, constitue un moyen de rendre hommage au peuple turc pour son parcours remarquable tout en saluant les liens d’amitié et de coopération qui unissent le Burkina Faso et la Türkiye. Stella
Eldine Kabré, a ajouté que la desserte régulière de Ouaga-dougou par Turkish Airlines contribue au rapprochement des peuples et au développement des échanges économiques. Elle a signifié qu’au-delà de ces jalons institutionnels, le partenariat est porté par des principes auxquels les deux pays accordent une importance particulière. Il s’agit du respect de la souveraineté des Etats, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la recherche de bénéfices mutuellement avantageux.

« Le Burkina Faso garde notamment une appréciation particulière de la disponibilité de la République de Türkiye, qui a fait preuve à son égard quand il était dans les moments difficiles. Cette solidarité constitue un témoignage fort de la profondeur et de la constance de notre amitié et nourrit notre volonté commune de la consolider davantage », a-t-elle affirmé.
La ministre déléguée a énoncé les avancées enregistrées dans plusieurs secteurs stratégiques dont la santé, l’éducation, l’économie, etc. « Nous souhaitons que ces coopérations se poursuivent et s’élargissent davantage, notamment sur le volet lié à la formation professionnelle et technique, à la recherche scientifique et au développement des compétences
locales nécessaires à la transformation structurelle de notre économie »,
a-t-elle réitéré.

Gérard COULIBALY
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

Fada N’Gourma : soupçonné d’avoir abusé de sa fille, un quinquagénaire arrêté

Kantigui est tombé des nues en apprenant une affaire présumée de viol sur mineure qui suscite indignation et consternation à Fada N’Gourma. En effet, selon une source digne de foi, un homme, âgé d’une cinquantaine d’années et père de six enfants, est soupçonné d’avoir abusé sexuellement de sa fille de 7 ans. Il aurait été interpellé, le 2 octobre 2026, sur dénonciation. La victime aurait été conduite dans un centre de santé pour bénéficier d’une prise en charge appropriée. Selon des sources de (…)

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Kantigui
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Coopération bilatérale : le nouvel ambassadeur du Japon remet les copies figurées de ses lettres de créance

Le Burkina Faso accueille un nouvel ambassadeur du Japon avec résidence à Ouagadougou. Il s’agit de Takanari Kakuda, reçu, le 2 novembre 2026 au ministère des Affaires étrangères, pour remettre au chef de la diplomatie burkinabè, les copies figurées des Lettres par lesquelles l’Empereur du Japon Naruhito l’accrédite au Burkina Faso.

Takanari Kakuda a exprimé sa reconnaissance aux autorités burkinabè pour avoir accepté son accréditation, et dit vouloir œuvrer à la suite de ses prédécesseurs, pour davantage développer les liens d’amitié et de coopération entre le Japon
et le Burkina, notamment à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Mais, pour réussir cette mission, il dit compter sur l’accompagnement du département en charge de la diplomatie burkinabè. Le camarade ministre des Affaires étrangères, tout en souhaitant la bienvenue et une bonne mission au nouveau diplomate japonais, l’a rassuré de sa disponibilité et de celle de son équipe, pour collaborer avec lui, au regard de la qualité des relations entre le pays des Hommes intègres et le pays du soleil levant. Le camarade Karamoko Jean Marie Traoré a salué une coopération “concrète” entre le Japon et le Burkina Faso qui se manifeste sur plusieurs fronts dont l’agriculture et les infrastructures.

DCRP/MAE

SIAO 2026: Idéale encore plus près de ses consommateurs

Le responsable marketing et communication de Eau idéale, Abdoul Fatao Sanou, éclaire sur leur participation à la 18e édition du SIAO.

L’Eau minérale naturelle idéale se présente une nouvelle fois comme partenaire de la 18e édition du Salon international de l’artisanat (SIAO), pour être à proximité de sa clientèle et soutenir le génie créateur des artistes locaux. A cet effet, ils ont mis à la disponibilité des visiteurs, tous les formats de leurs produits. « on y trouve le sachet de 500 ml, le bidon de 0,35l, de 0,5l, de 1,5l, ainsi que la bonbonne de 19,5l », a-t-il énuméré. Abdoul Fatao a confié être fier d’être aux côtés de leurs partenaires, ainsi que de leurs consommateurs. « Ce sont les consommateurs qui font de Idéale ce qu’il est aujourd’hui.

Ils sont ravis que nous soyons ici à leurs côtés », a-t-il confié. Pour lui, l’ensemble de leurs consommateurs et des visiteurs sont heureux de voir cette eau à côté et heureux de consommer Idéale car c’est la meilleure eau. Il a poursuivi que Idéale est une eau minéralisée traitée en laboratoire interne et par l’agence burkinabè des normes qui font la vérification à tout moment afin d’offrir une eau de qualité à tous les consommateurs. « Elle est extraite en profondeur des sols de Bobo-Dioulasso, traitée dans nos usines, vérifiée par nos laboratoires et certifiée avant d’être mise en circulation », a-t-il rassuré. Le responsable marketing a également ajouté que l’eau Idéale a plusieurs fois été félicitée par le laboratoire pour la qualité de ses produits, la pureté de son traitement et la fluidité de leurs matériaux. « Aujourd’hui, on a un choix de bataille qui concerne notre protection de l’environnement. Nous utilisons des récipients biodégradables et nous contribuons à la création d’emplois en recyclant nos sachets pour refabriquer des matériaux », a-t-il déclaré.

Abordant la question de la concurrence, il a souligné que l’entreprise est sur un territoire où, il y a énormément de marchés où tout le monde a sa part. Pour lui, idéale se consacre à donner le meilleur d’elle pour satisfaire sa clientèle, à côtoyer ses consommateurs pour leur offrir une expérience inoubliable. « C’est la raison pour laquelle nous participons au rendez-vous du génie créatif africain qui fait partie de l’un des plus grands rendez-vous à l’international. Il s’agit pour nous de pouvoir être à proximité de nos clients et nous ne pouvons que les appeler à nous faire confiance », foi de Abdoul Fatao Sanou.

Idéale est une marque d’eau préemballée burkinabè, produite notamment à Ouaga- dougou et associée à l’entreprise Koyamga Services. L’Eau Idéale et le SIAO ont surtout une relation de partenaire-sponsor et exposant commercial. L’entreprise utilise le SIAO pour se rapprocher de sa clientèle, accompagner ses partenaires et renforcer sa visibilité. Lors de la 17e édition du SIAO, en 2024, la société Eau minérale Idéale a participé au salon afin de se rapprocher davantage de sa clientèle et accompagner ses partenaires.

Wendyam Pascaline KALMOGO

SIAO 2026: les Editions Sidwaya expose la richesse de son offre éditoriale

Les Editions Sidwaya vont à la rencontre des visiteurs à travers un stand consacré à la présentation de ses différentes publications et offres numériques.

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) est un rendez-vous de découvertes, de promotion et de valorisation des savoir-faire. Si les artisans y présentent leurs créations, d’autres acteurs profitent également de cette tribune pour faire connaître leurs activités. C’est le cas de l’établissement Les Editions Sidwaya qui a investi le Salon avec un espace dédié à la présentation de leur patrimoine éditorial et de leurs nouveaux produits.

Partenaire historique du SIAO, l’établissement ‘’Les Editions Sidwaya’’ accompagne le Salon depuis sa création, notamment à travers ses différents supports. Cette présence constitue également une occasion de promouvoir ses produits et services, d’améliorer son image de marque et de renforcer sa notoriété.

Sur son stand, Sidwaya présente plusieurs articles de ses publications. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir le Carrefour africain, le plus ancien produit de la maison, le quotidien Sidwaya ainsi que Sidwaya Sport.
A cette offre s’ajoutent les produits numériques, notamment Sidwaya numérique et Sidwaya mobile.
L’établissement met également en avant Sidwaya Vocal, son nouveau produit lancé en décembre 2025, ainsi que ses différentes éditions spéciales réalisées à l’occasion de divers événements.

Pour Emmanuelle Kaboré du service marketing de la direction commerciale et marketing des Editions Sidwaya, cette participation répond à une double ambition. Il s’agit de renforcer la visibilité de l’institution et faire connaître davantage ses produits et services.
Parmi les produits mis en lumière, Sidwaya Vocal bénéficie d’une attention particulière. Dans cette perspective, des animations sont organisées chaque soir sur un podium situé à l’entrée du Salon. Ces rendez-vous permettent de présenter les différentes offres de la maison et d’attirer l’attention des visiteurs sur ses innovations.
Au SIAO, la maison de presse ne vient donc pas seulement présenter ses produits. Elle saisit cette occasion pour renouer avec ses lecteurs, séduire de nouveaux publics et réaffirmer sa place dans le paysage médiatique burkinabè.

Sylvie SAWADOGO

AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger préparent des accords pour accélérer leur intégration numérique

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entendent donner une traduction concrète à leur coopération dans les domaines du numérique, des postes et des communications électroniques. Réunis du 3 au 5 novembre 2026 à Ouagadougou, les experts des trois pays travaillent à la finalisation des documents techniques nécessaires à la mise en œuvre des activités inscrites dans la Feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES).

La cérémonie d’ouverture, coprésidée par les ministres chargés du numérique des trois pays, a été marquée par une volonté commune : faire aboutir les chantiers engagés et passer des orientations stratégiques à des réalisations concrètes.

Pour le ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata ZERBO/SABANÉ, cette rencontre doit permettre de franchir un cap dans l’opérationnalisation des engagements communautaires. Elle a salué la mobilisation des délégations sœurs du Mali et du Niger, tout en rappelant le rôle du numérique comme levier d’intégration et de développement de l’espace sahélien.

Cinq chantiers majeurs structurent les travaux : l’interconnexion et le partage des infrastructures numériques, le développement d’un hub régional pour les opérateurs satellitaires NGSO, l’achat groupé de capacité de bande passante Internet, la mise en place d’un dispositif régional de réponse aux incidents informatiques, ainsi que la modernisation et l’intégration des services postaux.

Au terme des trois jours, les experts devront produire des documents directement exploitables : protocoles d’accord, notes conceptuelles, schémas d’architecture et calendriers d’exécution. Ces livrables serviront de base aux conventions dont la signature est prévue en marge de la Semaine du Numérique, du 24 au 27 novembre 2026 au Burkina Faso.

« La tâche qui vous est confiée est exigeante », a rappelé la ministre burkinabè aux participants, les exhortant à faire preuve de rigueur, de créativité et d’esprit de fraternité pour parvenir à des propositions consensuelles et réalistes.

À travers cette démarche, les trois pays veulent construire des réponses communes à des préoccupations partagées : améliorer la connectivité, réduire les coûts d’accès à Internet, mieux protéger les infrastructures numériques et rapprocher les services postaux des populations.

L’enjeu est désormais de traduire cette volonté politique commune en accords opérationnels et en actions mesurables, au bénéfice des populations de la Confédération des États du Sahel.

Source : DCRP/MTDPCE

‎SIAO 2026 : Le Premier ministre au stand «KOULOUBA »

Le Premier ministre, Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, a visité dans l’après-midi de ce mardi 03 novembre 2026, le Stand «KOULOUBA» de la Présidence du Faso déployé à l’occasion de la 18e édition du Salon international de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO).
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Accompagné d’une forte délégation des membres du gouvernement, le Premier ministre a fait le tour de la quinzaine de structures rattachées présentes au stand «KOULOUBA ».

Il s’agit notamment de l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC) ; le Centre National d’Etudes Stratégiques (CNES) ; l’Agence de Soutien aux Veuves, Orphelins et Victimes de Guerre (ASVOVIG) ; l’Agence Faso Mêbo ; l’ECONOMAT des Forces de Défense et des Forces de Sécurité ; la Coopérative militaire et paramilitaire d’épargne et de crédit (COMIPEC), la Commission Nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-AES) ; l’Agence Burkinabè de l’Énergie Atomique (ABEA) ; la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè ; le Centre d’Analyse des Politiques Économiques et Sociales (CAPES) ; l’Académie Nationale des Sciences, des Arts et des Lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF), le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida (SP-CNLS) ; le complexe industriel Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF), etc.


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‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

SIAO 2026 : L’Assemblée législative du peuple offre plus de six millions aux artisans

Le directeur des Communications institutionnelles et digitales à l’Assemblée législative du peuple (ALP), Paul Ismaël Bicaba, a annoncé que l’institution offre des prix aux meilleurs stands des régions et aux meilleures œuvres en compétition au pavillon de la créativité Thomas Sankara.

L’Assemblée législative du peuple (ALP) est aux côtés des artisans pour encourager le génie créateur des artisans burkinabè et aussi jouer sa part dans la reconnaissance de l’artisanat burkinabè. Pour y parvenir, elle va décerner, lors de cette 18e édition du SIAO, le Prix spécial ALP ‘’Pôles des régions’’ d’une valeur de 3 250 000 de F CFA (le 1er stand recevra 1 500 000 de FCFA, le 2e 1000 000 de F CFA et le 3e 750 000 de FCFA). « Il s’agit d’apprécier l’originalité des différents produits exposés, la diversité dans les gammes des produits, la finition des produits ainsi que l’utilisation et la valorisation des matériaux locaux », a souligné le directeur des Communications institutionnelles et digitales, Paul Ismaël Bicaba.

Le jury de l’ALP va visiter les stands de toutes les régions.

Les stands seront évalués sur trois critères, à savoir la tenue de stands, l’accueil et la présentation ainsi que la présence de supports promotionnels. Lesdits critères sont subdivisés en onze sous critères qui sont, entre autres, la décoration générale du stand, la présentation des produits, l’originalité des différents produits, la diversité dans les gammes, le professionnalisme, l’étiquetage, la disponibilité des fiches, des flyers, de la carte de visite, etc. « Votre stand peut être beau, peut avoir beaucoup de produits, mais si vous ne savez pas les présenter au public visiteur, il y a un souci », a-t-il expliqué. Quant au Prix spécial Thomas Sankara de la créativité, il va récompenser les trois meilleures œuvres en compétition au niveau du pavillon de la créativité Thomas Sankara. Ce prix est doté d’une somme de 3 millions de F CFA (la 1re œuvre partira avec 1500 000 de F CFA, la 2e recevra 1000 000 de F CFA et la 3e 500 000 de FCFA).

 Wendyam Pascaline KALMOGO

Crédit photo : Edith BAKALA

5e étape Tour du Faso 2026 : Saturnin Yaméogo, vainqueur à Pâ

Saturnin Yaméogo a remporté, le 3 novembre 2026, la 5e étape du Tour cycliste international du Faso. Courue entre Bobo-Dioulasso et Pâ, le Burkinabè de l’équipe nationale a bouclé les 131,32 km en 2h 48 min 06 s à une vitesse moyenne de 46,872 km/h. Maillot jaune au départ de l’étape, le Sud-Africain Gustav Basson conserve la tunique à Pâ.

Le Burkina Faso signe enfin sa 1re victoire d’étape au Tour du Faso 2026. Le 3 novembre 2026, Saturnin Yaméogo s’est imposé lors de la 5ème étape entre Bobo-Dioulasso et Pâ. Longue de 131,32 km, l’Étalon cycliste a franchi la ligne d’arrivée en 2h 48 min 06 s à une vitesse moyenne de 46,872 km/h. Au départ de cette étape, ils étaient 73 coureurs sur la ligne.

Contrairement aux autres étapes, les premiers kilomètres sont animés par le peloton. C’est d’ailleurs dans cette configuration que les coureurs se lancent pour la bataille du premier point chaud à Sogossagasso au km 26,86. Le Camerounais Michel Boris Tiencheu s’impose devant le Malien Tiémoko Diamouténé et l’Algérien Yacine Hamza. À quelques kilomètres, au sortir de ce sprint intermédiaire, Mouni Vincent est victime d’une chute. Il est contraint à l’abandon.

Pendant qu’il était pris en charge, une échappée de 5 coureurs se forme avec le Burkinabè Saturnin Yaméogo, le Néerlandais Jannes Van Weele, l’Algérien Ousmane Abdou Mimouni, le Camerounais Michel Boris Tiencheu et le Marocain Adil El Arbaoui. Ce groupe de fuyards anime la course en établissant un écart allant jusqu’à 3 min 10 s avec le peloton. C’est ainsi qu’ils arrivent au second sprint intermédiaire à Koumbia au km 66,23, enlevé par Saturnin Yaméogo. Le Burkinabè est encore le premier à franchir la ligne du 3e point chaud à Houndé. À 25 km de la ligne d’arrivée, l’écart entre le groupe d’échappée et le peloton était de 2 min 20 s.

Au fil des kilomètres, il se réduit jusqu’à 1 min 20 s à un kilomètre de l’arrivée. Là, il était quasi impossible pour le peloton de rattraper les fuyards. Saturnin Yaméogo et ses cofuyards se lancent pour la bataille finale. Dans un sprint imposant, l’Étalon cycliste fait parler sa puissance et remporte la 5e étape de la 37e édition du Tour du Faso. L’Algérien Ousmane Abdou Mimouni arrive 2e sur la ligne. Le Marocain Adil El Arbaoui ferme la marche du podium. Maillot jaune au départ de l’étape, le Sud-Africain Gustav Basson conserve la tunique à Pâ. Tout comme lui, l’Algérien Yacine Hamza conserve également le maillot vert aux points.

Meilleur jeune au départ à Bobo-Dioulasso, Soumaila Ilboudo, de l’équipe nationale du Burkina, conserve également sa tunique à Pâ. Le maillot des points chauds demeure la propriété du Marocain Youssef Bdadou. Vainqueur de l’étape, Saturnin Yaméogo lui, s’adjuge le maillot du premier des Burkinabè.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Loi portant définition des entreprises à caractère stratégique : « Elle protège ce qui est vital pour la Nation, sécurise l’environnement des affaires… », Inoussa Sawadogo, directeur général des Sociétés à capitaux publics et du secteur privé

Le lundi 19 octobre 2026, l’Assemblée législative du peuple (ALP) a adopté à l’unanimité la loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. Dans cette interview accordée à Sidwaya, le directeur général des sociétés à capitaux publics et du secteur privé au sein du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Inoussa Sawadogo, revient sur la quintessence de cette loi et ses principales innovations.

Sidwaya (S) : L’Assemblée législative du Peuple (ALP) a adopté la loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. Pouvez-vous revenir sur la substance de cette loi ?

Inoussa Sawadogo (I.S) : Cette loi sur les entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique est une révision d’une ancienne loi datant de 1993, à une époque où le maître-mot était le retrait de l’Etat
du secteur productif, notamment à l’occasion des Programmes d’ajustement structurel (PAS). Le législateur avait alors eu l’idée de préserver de cette vague de privatisations, un certain nombre d’entreprises dont le fonctionnement pouvait avoir un impact sur l’équilibre social et l’intérêt national. La loi n° 53 de 1993 avait donc établi une liste d’entreprises auxquelles une attention particulière devait être accordée dans ce contexte de privatisation. La nouvelle loi qui vient d’être adoptée constitue une révision de ce texte, au regard de l’évolution du contexte depuis lors. Au fil du temps, cette loi a révélé un certain nombre de limites. Par ailleurs, la vision du gouvernement concernant la gouvernance des entreprises a beaucoup évolué. Ce qui justifie l’adoption de cette nouvelle loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique.

S : Pouvez-vous revenir sur les limites de l’ancienne loi et sur la nouvelle vision du gouvernement qui ont prévalu à sa révision ?

L’une des innovations de cette loi porte sur l’interdiction de privatisation des entités
à caractère stratégiques.

I.S : En ce qui concerne les limites de l’ancienne loi, il faut dire que, même si son esprit était de préserver ces entités, qui étaient au nombre de 15 et que l’on estimait d’une importance capitale, elle présentait une limite majeure : elle ne prévoyait pas l’interdiction de privatisation. Ainsi, au fil du temps, entre 1991 et 2001, beaucoup d’entités répertoriées sur cette liste se sont retrouvées concernées par des lois autorisant leur privatisation. Avec l’avènement de la Révolution progressiste populaire (RPP), il a fallu adopter, dès 2024, une loi pour retirer certaines entités stratégiques de la liste des entreprises à privatiser, notamment l’ONEA, la SONABHY et le BUMIGEB, qui avaient fait l’objet d’une loi autorisant leur privatisation. Cela s’explique tout simplement par le fait que la loi de 1993 ne comportait aucune disposition interdisant la privatisation. L’autre justification de la nécessité d’une nouvelle loi tient au fait que, sur les 15 entreprises initialement répertoriées, certaines n’existent plus aujourd’hui. Cette loi est donc naturellement devenue obsolète, car elle ne répond plus aux réalités actuelles. Une autre raison ayant conduit à cette révision est la création de nombreuses entités, en lien avec la nouvelle vision des autorités. Il y a également la volonté de reprendre le contrôle d’un certain nombre de secteurs touchant à la souveraineté nationale et à la sûreté, qui n’étaient pas forcément pris en compte par la loi de 1993. Un ensemble de raisons justifiait donc l’adoption d’une nouvelle loi capable de tenir compte de la vision actuelle et des objectifs de souveraineté et de contrôle de certaines entités dont nous estimons qu’elles ont un impact important sur l’équilibre social et l’intérêt national.

S : Quelles sont les principales innovations de cette nouvelle loi ?

I.S : Cette loi introduit de nombreuses innovations dans l’intérêt des populations et de l’économie nationale. D’abord, elle adopte une définition objective de l’entité à caractère stratégique, fondée sur cinq critères. Il s’agit notamment de la souveraineté nationale, du développement et de l’équilibre social, c’est-à-dire des entités dont l’activité contribue fortement à l’équilibre social, de la sûreté nationale, des entités qui jouissent d’un monopole, qu’il soit légal ou de fait, ainsi que de celles qui interviennent dans des secteurs soumis à des contraintes de service. Si une entité occupe, dans son domaine, 80 % du marché national pour
un service essentiel, indispensable et de grande consommation, vous conviendrez sans doute qu’elle peut être considérée comme stratégique. En effet, l’arrêt de ses activités pourrait créer un déséquilibre généralisé.

Il faut donc trouver des moyens pour réguler ce type de situation. Aussi, contrairement à la première loi, qui avait choisi d’inscrire directement dans son corps la liste des entités à caractère stratégique, la nouvelle loi prévoit que cette liste nominative soit établie par décret. Cela permet au gouvernement de procéder à des mises à jour en fonction de l’évolution du contexte. A tout moment, on peut en effet estimer que l’activité d’une entité a un impact tel qu’elle devient stratégique pour la bonne marche de la nation. Cette disposition permet donc de réajuster la liste et d’agir rapidement. Elle permet également d’avoir un regard sur le fonctionnement des entités considérées comme stratégiques.

Une autre innovation prévoit que, pour certains types d’opérations, ces entités ne puissent pas agir sans une autorisation préalable du Conseil des ministres. Cela permet d’avoir une vue globale sur les partenariats, les conventions
et autres engagements que ces entités pourraient conclure, notamment avec l’étranger ou avec des entreprises résidentes, mais détenues majoritairement par des étrangers. A ces innovations s’ajoute l’insaisissabilité des biens des entités à caractère stratégique, une disposition qui n’était pas prévue dans l’ancienne loi. Qui dit entité à caractère stratégique, dit entité dont l’activité est indispensable. Si l’on permettait que, pour une raison ou une autre, les biens ou les comptes de ce type d’entité soient saisis, cela pourrait conduire à un arrêt de ses activités, alors qu’il s’agit généralement de services vitaux qui touchent directement à l’intérêt national. Quel que soit le litige, le texte prévoit des voies de recours, sans qu’il soit nécessaire de procéder à la saisie des biens. Autre innovation majeure, l’Etat se réserve, à travers cette loi, la possibilité d’entrer dans le capital d’une entité privée qui viendrait à être déclarée à caractère stratégique.

S : Pouvez-vous préciser les opérations que les entités à caractère stratégique ne peuvent pas mener sans l’autorisation préalable du Conseil des ministres ?

Le directeur général des sociétés à capitaux publiques et du secteur privé, Inoussa Sawadogo :
« avoir l’Etat, la puissance publique, comme partenaire dans votre affaire devrait plutôt être vu comme une opportunité ».

I.S : Oui, un certain nombre d’opérations sont encadrées pour ces entités à caractère stratégique, surtout celles qui sont publiques ou à participation publique majoritaire. Il y a notamment les emprunts, dont le seuil sera défini par voie réglementaire. Pour ce type d’opérations, une autorisation du Conseil des ministres est nécessaire. Il y a également les partenariats, les accords et les conventions conclus avec l’extérieur qui entraînent des transferts de technologies ou de données stratégiques. Pour ces opérations, il est prévu que les entités concernées puissent requérir l’autorisation du Conseil des ministres.

S : Le caractère insaisissable des biens de ces entités à caractère stratégique n’est-il pas de nature à perturber la quiétude des partenaires ou à ouvrir la porte à des abus ?

I.S : Oui, justement. Lorsqu’on entend parler d’insaisissabilité, on peut immédiatement avoir certaines appréhensions. Mais, il faut rassurer l’opinion. Lorsque nous parlons de l’insaisissabilité des biens des entités
à caractère stratégique, il s’agit simplement de protéger la continuité des missions stratégiques de l’Etat. En aucun cas, cela ne signifie une remise en cause des droits des acteurs économiques. L’objectif est véritablement de protéger l’intérêt national. Prenons l’exemple de secteurs comme la santé, avec un hôpital, ou celui de l’électricité et de la distribution d’eau. Si l’on permettait à un huissier de venir saisir l’outil même qui constitue le cœur de métier de ces structures, cela pourrait avoir d’importantes répercussions sociales et économiques. Il s’agit simplement d’encadrer ce genre de situation, sans pour autant remettre en cause les droits des uns et des autres. En effet, la loi prévoit des voies de recours permettant de réparer les préjudices qui pourraient être causés, y compris lorsqu’ils concernent une entité qui n’a pas de caractère stratégique.

S : Le recours à l’avis du Conseil des ministres pour certaines opérations ne risque-t-il pas de freiner les investissements et le transfert de technologies ?

I.S : Non ! Selon nous, cette disposition, qui encadre les partenariats avec l’étranger ou avec des entités résidentes détenues par des étrangers, ne constitue en aucun cas une interdiction des partenariats avec l’étranger. Elle doit simplement être considérée comme une mesure de précaution visant à encadrer certains types d’opérations spécifiques susceptibles d’entraîner l’arrêt ou la suspension d’une activité présentant un intérêt majeur pour la nation. Cette autorisation vise simplement à garantir la souveraineté de l’Etat. Les investisseurs, qu’ils soient étrangers ou nationaux, devraient y voir un facteur de renforcement de la confiance et non un élément dissuasif susceptible de susciter des réticences ou de réduire les intentions d’investissement. C’est sous cet angle qu’il faut comprendre cette disposition, et non comme une mesure visant à décourager les partenariats avec l’étranger. L’Etat ne cherche pas à tout contrôler, mais à encadrer certains types de partenariats spécifiques susceptibles d’avoir, à terme, un impact sur la souveraineté, l’équilibre social ou l’intérêt national. La loi est claire et tous ces types de partenariats sont connus à l’avance. Les acteurs ont donc la possibilité de se projeter et de bénéficier d’une certaine prévisibilité. Cela ne devrait pas constituer un facteur limitant pour les investissements.

S : Que répondez-vous à ceux qui estiment que la possibilité donnée à l’Etat d’entrer dans le capital des entreprises privées n’est pas de nature à rassurer les investisseurs ?

I.S : A ceux qui considèrent que l’entrée constitue une menace, je répondrais le contraire. L’Etat représente la puissance dans le capital d’une entreprise publique. Avoir l’Etat comme partenaire dans son affaire devrait plutôt être perçu comme une opportunité d’aller plus loin, d’investir davantage et de bénéficier d’un accompagnement politique nécessaire à la réussite de ses activités. Au contraire, les entreprises devraient rechercher cette possibilité d’avoir l’Etat comme partenaire.

S : De façon nominative, quelles entreprises pourraient faire l’objet d’une interdiction de privatisation ?

I.S : L’ancienne loi avait choisi de dresser directement la liste des entreprises à caractère stratégique. Avec le temps, les limites de cette approche sont apparues. Nous nous retrouvons donc avec une liste figée, difficile à ajuster au fur et à mesure. L’innovation prévue par la nouvelle loi consiste à établir cette liste par décret. Cela signifie qu’à ce jour, elle n’est pas encore arrêtée. Mais, sur la base des critères déjà définis par la loi, on pourrait naturellement imaginer que certaines entités y figurent. On peut éventuellement penser à des structures comme la SONABHY, l’ONEA ou la SONABEL. D’ailleurs, l’ancienne loi les avait déjà retenues sur la liste des entreprises à caractère stratégique. Il y a également un critère qui concerne les secteurs soumis à des contraintes de service. Prenez, par exemple, un établissement public comme l’hôpital Yalgado. Imaginez les conséquences d’un arrêt de ses activités ! Mais la loi prévoit que la liste soit arrêtée au terme d’un processus participatif qui permettra, à l’issue d’un certain nombre d’analyses, de retenir les structures qui seront soumises au Conseil des ministres, lequel les inscrira dans le décret. A ce jour, je ne peux qu’émettre des points de vue personnels sur les entités susceptibles de figurer sur cette liste. Car, au final, certaines pourraient ne pas y être inscrites pour une raison ou une autre.

S : Avez-vous un message pour rassurer les investisseurs qui pourraient avoir des appréhensions par rapport à cette nouvelle loi ?

I.S : Je vous remercie pour l’opportunité que vous nous donnez d’éclairer l’opinion sur cette nouvelle loi. A notre sens, elle devrait être un instrument de réassurance pour les investisseurs et inciter chacun à s’informer. Parfois, les commentaires peuvent nous induire en erreur et susciter des craintes, alors qu’au fond, ces dispositions devraient plutôt nous rassurer et nous encourager à venir investir au Burkina Faso.
Le Burkina Faso reste un pays ouvert aux investisseurs, qui protège les investisseurs privés et entend créer un attelage public-privé permettant de réaliser un véritable développement économique et social, sans remettre en cause la vision et la souveraineté impulsées au plus haut niveau par les autorités de notre pays. Aux investisseurs privés, nous pouvons dire que cette loi n’est pas une loi de méfiance, mais une loi de maturité économique. Elle protège ce qui est vital pour la nation, sécurise l’environnement des affaires et fait de l’Etat un partenaire de premier plan pour le secteur privé. C’est, une fois de plus, cette vision inspirée par les plus hautes autorités qui a permis l’adoption de cette loi, en phase avec le contexte actuel et la vision de la Révolution progressiste populaire.

Interview réalisée par Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Flash

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Dans ce contexte marqué par la recrudescence de la cybercriminalité au Burkina Faso, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) joue un rôle essentiel dans la prévention et la répression des infractions commises sur Internet. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, des internautes continuent de tomber dans les pièges des cybercriminels. Il est donc nécessaire de renforcer davantage l’éducation aux dangers du numérique afin de promouvoir des comportements responsables et de consolider la confiance dans les échanges en ligne. Dans cette dynamique, la vigilance et la prudence doivent demeurer des réflexes essentiels pour tout utilisateur d’Internet. En définitive, la lutte contre la cybercriminalité est une responsabilité collective qui exige l’engagement de tous les citoyens. A cet effet, les personnes victimes d’escroquerie ou de toute autre infraction numérique sont vivement encouragées à dénoncer les auteurs auprès des services compétents. Car, le silence des victimes contribue parfois à laisser prospérer les activités des cybercriminels.

Rasmata OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Vol, escroquerie transfrontalière et assassinat : trois individus aux arrêts

Le commissaire central de police de Bobo-Dioulasso, le commissaire principal de police, Smaîla Nombré, et le commissaire d’arrondissement de Dafra, le commissaire principal de police, Idrissa Sawadogo, ont coanimé une conférence de presse, le lundi 2 novembre 2026. Ils ont présenté aux hommes de média les résultats d’une enquête judiciaire qui a permis l’interpellation de trois individus impliqués dans des faits d’escroquerie transfrontalière, de vol et de recel d’engins à deux roues, et d’assassinat.

La joie était perceptible sur le visage de Adama Dianda. Environ un an après le vol de sa motocyclette à son domicile, il a pu retrouver son engin grâce aux investigations menées par le commissariat de police de l’arrondissement de Dafra. Selon son témoignage, les faits remontent au mois de Ramadan. Des individus se sont introduits dans son domicile pour emporter sa motocyclette. « Cela faisait la cinquième fois que je recevais la visite des bandits, puisque je fais de l’élevage. Les autres fois, ce sont les bêtes et la volaille qu’ils ont emportées », a-t-il expliqué. La récupération de son engin vient ainsi mettre un terme à une longue attente et redonner espoir à cette victime de vols à répétition.

Tout comme Adama Dianda, d’autres personnes ont retrouvé le sourire en récupérant leurs engins dérobés. Un soulagement pour ces victimes qui avaient perdu tout espoir de retrouver leurs biens. A la faveur d’une enquête judiciaire menée par le commissariat de police de l’arrondissement de Dafra, plusieurs biens volés ont pu être retrouvés et présentés à la presse, dans la matinée du lundi 2 novembre 2026, à Bobo-Dioulasso. Selon le commissaire de police de l’arrondissement de Dafra, le commissaire principal de police Idrissa Sawadogo, ces investigations ont permis l’interpellation de trois individus soupçonnés d’être impliqués dans des faits d’escroquerie transfrontalière, de vols et de recel d’engins à deux roues, ainsi que d’assassinat.

Appel à la vigilance

Dans le dossier relatif aux vols de motocyclettes, le principal suspect, âgé de 28 ans et apprenti maçon, opérait avec des complices depuis 2022. Une dizaine de vols d’engins lui sont reprochés. D’après les enquêteurs, les présumés auteurs profitaient notamment des nuits pluvieuses et du sommeil profond des occupants pour s’introduire dans les domiciles et soustraire discrètement les engins. « Face aux difficultés d’écoulement à Bobo-Dioulasso, une partie du butin était acheminée vers leur localité d’origine, dans une commune voisine », a laissé entendre le commissaire principal de police Idrissa Sawadogo. La collaboration des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) a contribué à l’interpellation du suspect. Les investigations ont également permis de saisir huit motocyclettes déclarées volées, cinq cartes nationales d’identité burkinabè, une carte grise et une plaque d’immatriculation.

Les deux autres dossiers concernent, d’une part, un réseau présumé d’escroquerie opérant au Burkina Faso et dans plusieurs pays voisins et, d’autre part, un cas d’assassinat survenu à proximité du Centre médical urbain de Ouezzin-ville. Dans la première affaire, a fait savoir le commissaire central de la ville de Bobo-Dioulasso, le commissaire principal Smaïla Nombré, les enquêteurs font état de sept cas présumés d’escroquerie portant sur plus de 82 millions francs CFA. Un suspect de 35 ans a été interpellé, tandis que son présumé complice est activement recherché. Dans l’affaire d’assassinat, un homme de 52 ans a également été interpellé et a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

A l’issue de la phase policière, les différents dossiers ont été transmis au procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour la suite de la procédure judiciaire. A travers ces résultats, le commissaire principal Smaïla Nombré invite les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité, tout en redoublant de vigilance. Elle recommande notamment de stationner les motocyclettes dans des endroits sécurisés, de les verrouiller avant de dormir et de renforcer la fermeture des domiciles. Les citoyens sont également invités à signaler tout comportement suspect à travers les numéros d’urgence 17, 10 10 et 16.

Kamélé FAYAMA

Coura Yasmine Sandrine Zerbo, diététicienne : « L’alimentation est un levier de prévention du cancer du sein »

Le cancer du sein constitue un enjeu de santé publique et figure parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes. Son apparition est liée à plusieurs facteurs, notamment génétiques, hormonaux, environnementaux et comportementaux. Si aucun aliment ne permet, à lui seul, de prévenir ou de guérir cette maladie, une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risques et à préserver la santé. Plus de détails dans cet article avec la diététicienne comportementaliste, Coura Yasmine Sandrine Zerbo.

Le cancer du sein figure parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes dans le monde. Il peut évoluer sans provoquer de douleur au début. La reconnaissance précoce des signes suspects et l’accès aux examens appropriés permettent d’orienter rapidement les femmes vers une évaluation médicale et, si nécessaire, un traitement adapté. L’absence de symptômes ne garantit pas l’absence de cancer. L’autopalpation peut aider à repérer des changements, mais elle ne remplace ni les examens de dépistage recommandés ni une consultation médicale. Les maitres mots sont de dépister tôt, consulter sans tarder et suivre les recommandations médicales sont des gestes essentiels pour mieux lutter contre le cancer du sein.

Selon la diététicienne comportementaliste, Coura Yasmine Sandrine Zerbo, il est aussi utile de savoir qu’une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risques de la maladie et à préserver la santé. Adopter une alimentation variée, équilibrée et adaptée à ses besoins contribue au maintien d’un poids favorable à la santé et apporte les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Il est conseillé de privilégier les produits de saison et, lorsque cela est possible, les produits issus de l’agriculture biologique. Les haricots, les lentilles, le soja et les pois de terre sont d’excellentes sources de protéines végétales et de fibres. Leur consommation régulière contribue à la diversité alimentaire et au maintien d’une alimentation équilibrée.
Coura Yasmine Sandrine Zerbo fait également remarquer que le mil, le sorgho, le maïs, le fonio et le riz complet, lorsqu’ils sont disponibles, contribuent aux apports en fibres et participent à la diversité alimentaire. Ils peuvent être intégrés aux repas en alternance avec d’autres céréales et tubercules locaux.

Prévenir la dénutrition

Le poisson, les œufs, la volaille, les produits laitiers et les légumineuses contribuent à couvrir les besoins en protéines. Leur consommation doit être adaptée aux habitudes alimentaires, aux ressources disponibles et aux besoins individuels.
Le sésame, les arachides, les noix et certaines huiles végétales apportent des acides gras insaturés. Ils ont leur place dans une
alimentation équilibrée, à condition de respecter des quantités adaptées aux besoins énergétiques.
Au-delà du choix des aliments, la spécialiste précise que la prévention repose également sur l’activité physique régulière, le maintien d’un poids adapté et la limitation de la consommation d’alcool.

Pendant les traitements du cancer du sein, la diététicienne relève que le patient doit préserver l’état nutritionnel. En effet la chimiothérapie, la radiothérapie, l’hormonothérapie et d’autres traitements peuvent entraîner des effets secondaires variables comme la perte d’appétit, les nausées, les vomissements, la constipation, la diarrhée, ou des difficultés à s’alimenter.
Dans ce contexte, elle explique qu’un suivi diététique personnalisé est essentiel. Il vise à prévenir la dénutrition, à limiter la perte musculaire et à maintenir des apports énergétiques et protéiques suffisants. La prise en charge du cancer du sein repose sur des traitements médicaux adaptés à chaque patiente. La nutrition ne remplace ni le dépistage, ni le diagnostic, ni la chirurgie, ni les traitements oncologiques. Cependant, elle constitue toutefois un volet important des soins de support. L’accompagnement par un diététicien permet d’adapter les apports aux besoins de la patiente, de prévenir ou de prendre en charge la dénutrition et de tenir compte des effets secondaires des traitements.

Abdoulaye BALBONE

Ministère de la sécurité: de nombreux acquis en octobre

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a présidé, ce lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou, la traditionnelle cérémonie mensuelle de montée des couleurs nationales du département. Cette cérémonie a été l’occasion pour lui de faire le bilan du mois d’octobre et de présenter les perspectives pour la fin de l’année.

A l’issue de l’exécution de l’hymne national, le ministre Mahamoudou Sana a salué les résultats enregistrés dans le domaine de la sécurité, les innovations des services, la dynamisation de la coopération et la mobilisation patriotique. Il a relevé les résultats satisfaisants de la sensibilisation sur le port du casque ainsi que la tenue d’une session du conseil d’orientation stratégique consacrée à l’élaboration de la stratégie de lutte contre la corruption, l’évaluation de son contrat d’objectifs ainsi que l’élaboration du rapport d’activités du troisième trimestre. Selon Mahamoudou Sana, le mois d’octobre a été marqué par la participation du ministère à l’exposition gouvernementale sur les acquis de la Révolution progressiste populaire. Au nombre des activités réalisées, il a aussi fait cas de la décentralisation des postes d’établissement des passeports avec l’ouverture du service à Ziniaré, et le lancement du premier poste de contrôle et de surveillance moderne de la Police nationale sur la RN3, le 14 octobre dernier. Le ministre a aussi relevé la mobilisation du personnel dans le cadre de la deuxième phase des JEPPC.

« Au niveau de la communication numérique, la page Facebook du ministère a enregistré des millions de vues, d’interactions et de nouveaux abonnés au cours du mois, traduisant une visibilité des actions du département », a déclaré Mahamadou Sana. Comme les perspectives, il a souligné la tenue de la deuxième session du conseil d’administration du secteur ministériel, la préparation de la campagne d’exploitation faunique et l’utilisation de la carte Laabal en cas d’infraction routière. A ce sujet, il a insisté sur l’esprit et la lettre de l’institution de la carte « Laabal » en expliquant clairement les termes du communiqué du 29 octobre 2026 relatif à la carte « Laabal ».
Mahamoudou Sana a rappelé que la vocation de ladite carte est de faciliter le paiement des amendes forfaitaires et d’éviter la mobilisation systématique des engins des usagers de la route. Il a donc insisté sur la nécessité de prévenir tout détournement de son utilisation. « Notons aussi la compétition de la coupe du ministre de la Sécurité et le renforcement des dispositifs sécuritaires en prévision des festivités de fin d’année », a-t-il souligné. Il a exhorté l’ensemble du personnel à maintenir la vigilance, et la discipline afin de pouvoir bien affronter les défis sécuritaires au Burkina.

Soumaïla BONKOUNGOU

Déborah Bénédicte YAMEOGO (stagiaire)

L’éternelle rivalité

Le Cap-Vert vit actuellement au rythme de la campagne pour l’élection présidentielle du 15 novembre prochain, avec six candidats en lice, dont le chef de l’Etat sortant, José Maria Neves et Joana Rosa, leaders respectifs des deux éternels partis rivaux, le PAICV et le MPD. Cette pêche aux voix se déroule dans la quiétude dans cet Etat insulaire de l’Afrique de l’Ouest, réputé n’avoir jamais été le théâtre de violences électorales depuis son passage au multipartisme en 1991. Cité comme un modèle de démocratie sur le continent, l’archipel tient bien sa réputation et entend une fois de plus le démontrer à l’occasion de cette présidentielle à deux tours.

Remportant à tour de rôle les législatives et/ou les présidentielles, avec de fréquents scénarios de cohabitation, le PAICV et le MPD vont animer la scène politique comme à l’accoutumée. Cette fois-ci, leur rivalité politique semble tourner en faveur du parti présidentiel. Alors qu’il tenait le Parlement, ces dix dernières années, le MPD a échoué à garder la main aux législatives de mai dernier en prélude à la présidentielle, redonnant de l’avance au PAICV. Cette victoire met en confiance, le chef de l’Etat, qui était contraint à la cohabitation avec le MPD, si elle n’offre pas la possibilité à son parti de reprendre les pleins pouvoirs. La réélection de José Maria Neves est à portée de main. En l’absence de sondages d’opinion quasi-inexistants au Cap-Vert pour donner des tendances, il semble en bonne posture pour rempiler, à la lumière des acquis de sa gouvernance.

Le plus grand marché de prédiction au monde, Polymarket, prédit d’ailleurs son sacre au scrutin et pourrait avoir raison. Pour espérer rester aux commandes du pays, la figure de proue du PAICV met en exergue son expérience dans la gestion du pouvoir. Aussi, se positionne-t-il comme le garant de la stabilité et de la continuité démocratique au Cap-Vert. Si, José Maria Neves peut vanter ses atouts en bon politicien, les résultats de son premier mandat parlent véritablement pour lui. Sur le plan économique, l’archipel a fait des avancées remarquables, avec le tourisme comme secteur porteur.

Le Produit intérieur brut (PIB) du Cap-Vert a progressé de 6,3% en 2025 après une croissance soutenue en 2024, selon la Banque mondiale. L’année dernière, le Cap-Vert a connu son premier excédent budgétaire global depuis 2007 à hauteur de 1% du PIB. La dette publique cap-verdienne est également retombée à 100,7 % du PIB contre un niveau précédemment élevé. Les réalités changent positivement aussi sur le marché de l’emploi. Le taux de chômage est passé de 11, 90 en 2024 à 6, 2% en 2025. Le recul de la pauvreté a été également observé à cause de la reprise des services. A l’aune de ces progrès, l’archipel, qui fait montre d’une résilience économique, a rejoint la catégorie des pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure depuis juillet 2025.

Rare en Afrique subsaharienne, ce statut est de nature à mettre en grande confiance, les bailleurs, les investisseurs et les partenaires internationaux. Autant dire que le président sortant surfe sur de bons résultats, qui le placent en position confortable dans la course à sa réélection. La beauté envoutante des paysages au Cap-Vert ne saurait pourtant faire ombrage aux difficultés vécues par les populations. Il reste fort à faire pour, entre autres, lutter contre les effets du changement climatique, combattre davantage la pauvreté et le chômage et faciliter l’accès aux crédits.

José Maria Neves le sait très bien et pourrait, en cas de réélection, poursuivre ses efforts pour un Cap-Vert encore plus prospère. Les avancées enregistrées ces dernières années font manifestement de lui, le candidat le mieux placé pour l’emporter. La principale adversaire du chef de l’Etat sortant, Joana Rosa de la MPD, a-t-elle également fait cette lecture, au point de prédire et sans le dire ouvertement, une défaite de son camp à la présidentielle ? Le Cap-Vert fonctionnant selon un régime semi-présidentiel, elle a entamé un plaidoyer pour un équilibre du système, notamment à ce que la Présidence de la république soit un contrepoids, comme si les carottes étaient déjà cuites pour son camp. En tous les cas, le dernier mot revient aux urnes.

Kader Patrick KARANTAO

Amélioration des services sanitaires : la plateforme « Laafiako » pour prendre en compte les préoccupations de la population

Le ministère de la Santé a présenté sa plateforme numérique de communication et d’écoute dénommée
« Laafiako », au cours d’une conférence de presse, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.

Pour renforcer le dialogue entre les usagers et les services de santé, le ministère de la Santé a conçu la plateforme numérique dénommée « Laafiako » qui signifie « questions de santé » en langue nationale dioula. La plateforme, ses modalités d’accès ainsi que son appropriation par la population ont été présentées aux Hommes des médias, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.

Quatre principaux canaux sont mis à la disposition des populations pour poser leurs préoccupations sanitaires. Il s’agit entre autres, l’accessibilité de la plateforme numérique à l’adresse laafiako.minsante.bf, les services d’accueil et d’information (SAI) avec un réseau de 108 SAI et 233 collaborateurs mobilisées sur toute l’étendue du territoire national, le numéro vert 3535 accessible à travers le centre d’appels du CORUS, et un numéro whatsapp 52253030. En effet, l’objectif de la plateforme Laafiako est de permettre aux usagers des services de santé, de signaler leurs plaintes, leurs suggestions, leurs demandes de renseignements ainsi que les dysfonctionnements constatés dans les structures sanitaires du Burkina Faso. Elle ambitionne ainsi de contribuer à l’amélioration continue de la qualité des soins, au renforcement de l’écoute des usagers et au meilleur suivi des services publics de santé.

Pour le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude kargougou, la qualité d’un système de santé ne se mesure pas uniquement à ses infrastructures, équipements et prestations qu’il offre. Elle se mesure à sa capacité à écouter les populations, à prendre en compte leurs préoccupations et à apporter des réponses aux difficultés qu’elles rencontrent. D’où la mise en place de la plateforme numérique « Laafiako ». Il a expliqué que cet outil permet de soumettre quatre grandes catégories de requêtes. Il s’agit des dénonciations pour signaler des faits
présumés contraires à l’éthique ou à la réglementation, des réclamations pour exprimer une insatisfaction, des demandes d’information pour obtenir des éclaircissements et des suggestions.

Le chef du département a souligné que le dispositif concerne les formations sanitaires publiques et privées du Burkina. Selon lui, chaque requête reçue est enregistrée, analysée et orientée vers la structure compétente pour des vérifications en fonction de la nature de la requête. « Le délai de traitement annoncé est de 10 jours, avec un suivi particulier des dossiers nécessitant des investigations complémentaires », a-t-il relevé. Jean-Claude Kargougou a en outre confié que la coordination est assurée par le secrétariat général du ministère de la Santé à travers les services d’accueil et d’information. Aux journalistes, il a noté que l’enjeu est de transformer les préoccupations exprimées en possibilités d‘amélioration concrètes. Le premier responsable du département a donc invité les citoyens, les structures sanitaires et les professionnels de santé à s’approprier de la plateforme et à en faire bon usage.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

15e symposium de Laongo: le chantier-école ouvert

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Le chantier-école de la 15ᵉ édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo a été lancé,
le lundi 2 novembre 2026, sur le site de Laongo. Quinze stagiaires bénéficieront, jusqu’au 8 novembre, d’une
formation théorique et pratique aux techniques de sculpture sur granite.

La transmission des savoir-faire artistiques s’invite au cœur de la 15ᵉ édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo. Le chantier-école, première activité de cette manifestation culturelle, a officiellement ouvert ses portes, le lundi 2 novembre 2026, sur le site de Laongo, dans la commune de Ziniaré. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de la gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry. Durant sept jours, quinze stagiaires seront initiés aux techniques de sculpture sur granite, à travers des sessions théorique et pratique, a expliqué les organisateurs. La première permettra aux apprenants de découvrir les notions fondamentales de la sculpture, les outils et matériaux utilisés, les principes de conception d’une œuvre ainsi que les règles de sécurité. La seconde sera consacrée à la mise en application des connaissances et à la pratique des différentes techniques de travail de la pierre.

Pour la gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry, ce chantier-école constitue une étape importante dans la transmission des savoirs et de renforcement des compétences artistiques. Elle a souligné que le développement durable du secteur culturel passe nécessairement par la formation des jeunes et la valorisation des connaissances détenues par les artistes expérimentés. « La pérennité
de notre patrimoine artistique dépend aussi de notre capacité à préparer une nouvelle génération de créateurs, capables de maîtriser les techniques de leur discipline tout en développant leur propre sensibilité artistique », a-t-elle déclaré.

Elle a invité les quinze stagiaires à faire preuve d’assiduité, de discipline, de curiosité et de persévérance afin de tirer le meilleur profit de cette opportunité d’apprentissage. Aux formateurs, elle a recommandé de privilégier une démarche pédagogique associant explications théoriques, démonstrations et exercices pratiques, tout en veillant au respect des consignes de sécurité.

Au-delà de l’apprentissage technique, cette initiative ambitionne de renforcer la relève dans le domaine de la sculpture sur granite. Pour les organisateurs, le Symposium de Laongo ne doit pas seulement être un espace d’exposition et de création artistique. Il doit également contribuer à la professionnalisation des acteurs culturels et à la transmission intergénérationnelle des compétences.
La présente cérémonie s’est tenue en présence du vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ziniaré, Yacouba Dialla, du commissaire général du Symposium, Siriki Ky, ainsi que d’artistes sculpteurs.
Prévue du 2 au 23 novembre 2026, la 15ᵉ édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo entend promouvoir la création artistique, favoriser les rencontres entre artistes et contribuer au rayonnement du patrimoine culturel burkinabè.

Djakaridia SIRIBIE

Montée des couleurs au Ministère de l’Economie et des Finances: « Chaque franc mobilisé doit contribuer à améliorer les conditions de vie des Burkinabè », dixit Dr Aboubakar Nacanabo

Performance, intégrité, innovation et solidarité ! Ce sont les quatre valeurs sur lesquelles le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, invite l’ensemble de ses collaborateurs à bâtir leurs actions pour relever les défis du développement national.
A l’occasion de son adresse aux agents, ce lundi 2 novembre 2026, le ministre a salué les performances enregistrées en octobre : 422

…le ministre Nacanabo a invité chaque agent à faire de
l’excellence une habitude.

milliards F CFA de recettes mobilisées, contre une prévision initiale de 333 milliards F CFA, et 143 milliards F CFA levés sur le marché financier, pour un objectif de 100 milliards F CFA.

Au-delà des chiffres, il a rappelé le sens profond de l’engagement de chaque agent : travailler à améliorer concrètement les conditions de vie des Burkinabè. « Quel que soit votre poste de travail, votre contribution est importante », a-t-il souligné, invitant chacun à faire de l’excellence une habitude et de l’intégrité une exigence quotidienne. Pour le ministre, les résultats obtenus ne constituent pas une finalité, mais un nouveau point de départ pour aller plus loin. A deux mois de la fin de l’année, Dr Nacanabo invite l’ensemble des personnels à maintenir le cap, préserver la confiance, innover et renforcer l’esprit d’équipe pour mobiliser davantage de ressources au service du
développement du Burkina Faso.Ensemble, faisons de chaque performance une avancée pour le Burkina Faso !

DCRP/MEF

Montée des couleurs nationales : « Grâce à l’armée, notre pays est aujourd’hui cité en exemple », le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Ping wendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la traditionnelle montée mensuelle des couleurs, le lundi 02 novembre 2026, à l’hôtel administratif du Kadiogo.

La traditionnelle montée mensuelle des couleurs nationales a eu lieu à l’hôtel administratif, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et
du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Il avait à ses côtés ses collègues ministres chargées de la Transition digitale, Aminata Zerbo et de la Famille, le lieutenant-colonel, Passowendé Pélagie Kaboré et du personnel des départements ministériels logés à l’hôtel administratif du Kadiogo.

A l’issue de la montée des couleurs, le porte-parole du gouvernement a rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont célébré le 1er novembre dernier leur 66e anniversaire. Le ministre a salué le travail considérable des FDS dans la reconquête de la Nation. « Il y a quatre ans, la situation sécuritaire était plus préoccupante que jamais. Aujourd’hui, notre armée fait la fierté de tous les Burkinabè et le taux de 74 % du territoire reconquis n’est qu’un chiffre indicateur », a-t-il soutenu. Il a en outre indiqué que les avancées faites dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ont permis le retour progressif des personnes déplacées internes dans leurs localités d’origines et la reprise progressive des activités.

Le ministre chargé de la Communication a confié que le pays des Hommes intègres est aujourd’hui bien apprécié sur la scène internationale et demeure un pays fréquentable. A titre d’exemple, il a cité la tenue d’évènements majeurs comme la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui se déroule du 30 octobre au 8 novembre avec une quinzaine de pays participants, le 37e Tour international du Faso qui connait la participation de 80 cyclistes venant d’une dizaine de pays d’Afrique, d’Europe et l’organisation de la 15e édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo qui réunit 45 sculpteurs de 13 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du 2 au 23 novembre 2026. A son avis, l’ensemble de ces événements qui accueillent des participants venus des quatre coins du monde prouvent que le pays garde
toute sa place sur la scène internationale.

Yassimine Aminata OUARMA