Nuit de la Révolution progressiste popualire : les commerçants sonnent la mobilisation

La coordination des commerçants des marchés et yaars du Burkina a organisé une conférence de presse, le mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou, au cours de laquelle, ils ont appelé à la mobilisation générale pour la réussite de la Nuit de la Révolution progressiste et populaire.

La coordination des commerçants des marchés et yaars du Burkina, satisfaite des efforts fournis par le président du Faso pour la reconquête du territoire nationale et le développement endogène du Burkina, a décidé de marquer son soutien à la Révolution progressiste et populaire (RPP).

Les responsables de la coordination ont réuni la presse, mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou, pour lancer un appel à la mobilisation.
« J’appelle tous les commerçants à sortir massivement le mercredi 30 septembre 2026, à partir de 15 heures, pour célébrer la commémoration de l’an 4 de la RPP », a déclaré le
président des commerçants de Rood-wooko, El hadj Inoussa Kaboré.

Pour lui, le capitaine Ibrahim Traoré a sacrifié sa jeunesse pour la souveraineté de la nation, et par conséquent, il mérite le soutien de tous. « Tout bouge dans le bon sens au Burkina Faso. Nous assistons tous les jours à des inaugurations d’usines de transformation dans le sens de développement endogène de notre cher pays », a-t-il poursuivi. Pour El hadj Inoussa Kaboré, la prise du pouvoir par le MPSR 2, le 30 septembre 2022, a sauvé le Burkina, en témoigne les acquis engrangés depuis cette date.

« Avec l’arrivée de Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré, notre armée nationale a pu se positionner parmi les armées les mieux organisées au monde », a-t-il expliqué.
Le président des commerçants de Rood-wooko a exhorté ses camarades à la vigilance et à l’union.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO
Issouf SANKARA
(Stagiaire)

 

Une nuit historique

La Nuit de la Révolution progressiste populaire (RPP) se tient, ce mercredi 30 septembre 2026 à partir de 18 heures à la Place de la Révolution à Ouagadougou. Cette activité de haute portée revêt un double objectif : rendre hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et présenter les acquis engrangés en quatre ans dans divers domaines (santé, agriculture, sport, technologie, mines, etc.). Plus de 10 000 personnes sont attendues à Ouagadougou pour cette Nuit de la RPP, qui sera vécue simultanément dans les autres chefs-lieux de région et les représentations et missions diplomatiques du Burkina Faso.

Trois séquences vont meubler cette commémoration, notamment un spectacle d’installation prévu, de 18 h à 20 h, la présentation des acquis de 20 h à minuit et le grand concert de la Révolution de minuit à 2 h du matin. En clair, cette nuit va permettre d’une part de louer les sacrifices consentis et les résultats obtenus par les forces combattantes dans la lutte contre le terrorisme et d’autre part de revisiter les avancées enregistrées par le Burkina Faso, sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Aussi l’occasion sera-t-elle mise à profit pour dégager les perspectives dans la mise en œuvre de la RPP, qui a pour, entre autres, ambitions de conquérir la souveraineté nationale et de promouvoir le développement endogène.

Contrairement à ceux qui lui confèrent un caractère uniquement festif ou des allures de « Djandjoba », la Nuit de la RPP va constituer un symbole fort, un moment historique pour la Nation. Elle va permettre de fêter le nouveau Burkina en construction grâce à la vision du chef de l’Etat, déterminé à redonner au pays sa dignité. Depuis son avènement au pouvoir, le
capitaine Traoré écrit avec brio de nouvelles pages de l’histoire sociopolitique du Burkina Faso. Dans le contexte actuel de combat contre le terrorisme, il a changé le visage de l’armée, en la réorganisant et en la rééquipant considérablement. Cette politique de renforcement des
capacités opérationnelles des forces combattantes a permis de contrer véritablement l’action des groupes armés. Le taux de reconquête du territoire national est passé de 73,56 % en décembre 2025 à 74,53 % au 30 juin 2026. Cette montée en puissance de l’armée a eu un impact positif sur le plan humanitaire, avec le retour de plus de 1,4 million de personnes déplacées dans leurs localités d’origine, selon un récent bilan gouvernemental. Au plan sécuritaire, le Burkina Faso a fait des bonds appréciables, ces quatre dernières années. De nombreuses zones, autrefois aux mains des terroristes, ont été reprises par l’armée, qui vole de victoire en victoire.

S’il œuvre à l’amélioration de la situation sécuritaire, le président du Faso, parfaitement en phase avec les aspirations du peuple, travaille également à faire prospérer socialement et économiquement le pays. Le chef de l’Etat mène des actions dans tous les secteurs pour transformer le Burkina Faso en un eldorado, comme il en a fait le serment. En plus du travail entrepris pour développer le patriotisme, réformer l’administration et développer les infrastructures, le capitaine Traoré multiplie la création des usines (SOFATO, BRAFASO, TEXTFORCES…) pour promouvoir le « consommons local » et transformer structurellement l’économie nationale.

Autant dire que la trajectoire du Burkina a fondamentalement changé et s’inscrit désormais dans le prolongement de la Révolution démocratique et populaire (RDP) de Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987 par les impérialistes et leurs relais. En marchant sur les traces de son devancier, le leader de la RPP fait face à plusieurs tentatives de déstabilisation, mais il est plus que jamais engagé à aller jusqu’au bout. Les plans ourdis sans succès par les impérialistes et leurs valets locaux pour stopper son élan le laissent de marbre.

La Nuit de la RPP vient à point nommé pour saluer, le courage, la résilience, le sens de l’initiative, la détermination à toute épreuve et les œuvres du chef de l’Etat et de son gouvernement. S’il est de bon ton de dresser un bilan des acquis, ce qui est un devoir de
redevabilité, l’heure est à la réaffirmation du soutien aux autorités et à la mise en œuvre de la RPP, car, les défis à relever restent nombreux. Tribune d’introspection et de projection vers l’avenir, la Nuit de la RPP va permettre de remobiliser les énergies pour poursuivre le chemin vers la prospérité. Demain sera meilleur…

Kader Patrick KARANTAO

Hadj 2027 : les innovations présentées

Le Comité national d’organisation du pèlerinage à la Mecque (CNOPM) a lancé officiellement l’édition 2027 du hadj, le mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Le Comité national d’organisation du pèlerinage à La Mecque (CNOPM) veut offrir un
meilleur séjour aux pèlerins burkinabè en Terre Sainte. En effet, à l’occasion du lancement officiel du hadj 2027, le mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou, il a annoncé des innovations. Selon le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Sibiri de Issa Ouédraogo, l’organisation de l’édition 2027 du pèlerinage à La Mecque se passe dans un contexte de consolidation des acquis des réformes introduites l’année dernière. Le quota alloué au Burkina Faso par les autorités saoudiennes pour l’édition 2027 reste identique à celui de 2026 qui est de 8 143 pèlerins. Face aux plaintes des pèlerins qui estimaient ne pas disposer suffisamment de temps pour s’inscrire, le CNOPM a introduit de
nouvelles dispositions. « Cette année, une fois que les candidats se sont tous inscrits, nous allons procéder à un tirage au sort. Cela va permettre de dégager le quota de 8 143. Une fois ce processus
terminé, les candidats pourront désigner l’agence avec laquelle ils vont travailler », a détaillé le président du CNOPM, Amadou Sidibé. Comme autres innovations, il a annoncé la formation des acteurs impliqués dans l’organisation du hadj. « Des formateurs vont être outillés en novembre prochain. Ces derniers vont à leur tour former les autres acteurs »,
a-t-il précisé. Amadou Sidibé a soutenu que la plateforme « ehadj », expérimentée l’année dernière, va être de nouveau
utilisée. « Cela permet d’instaurer une équité, plus de justice vis-à-vis de tous les pèlerins », a-t-il souligné. Le représentant du ministre chargé de la Mobilité a fait savoir que la compagnie nationale « Air Burkina », conformément à la réglementation, va assurer comme à l’édition passée, le transport aérien des pèlerins. Sibiri de Issa Ouédraogo a rappelé que l’intégration des coûts de la restauration à Médine et à La Mecque dans le coût global du hadj, expérimentée avec succès, sera maintenue. Il a signifié que le coût global du hadj 2027 sera
communiqué en temps opportun. Le représentant du ministre a lancé un avertissement contre les tentatives de sabotage. « Au regard des velléités de sabotage enregistrées à l’édition 2026, je mets fermement en garde tout éventuel
candidat à ces pratiques honteuses aux antipodes des valeurs islamiques. Toute tentative sera réprimée sévèrement à la hauteur du forfait », a-t-il prévenu. Il
a exhorté les acteurs à plus de professionnalisme et à privilégier l’intérêt du
pèlerin.

 

Leila Sylvia SAWADOGO
Deborah YAMEOGO
(Stagiaire)

 

Rentrée scolaire 2026-2027 : une affluence morose dans les librairies

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A quelques jours de la rentrée scolaire, satisfaire la liste des fournitures des enfants est l’une des préoccupations des parents. Mais dans les librairies, l’ambiance ne témoigne pas de l’approche de la rentrée. Reportage.

Ouagadougou 25 septembre 2026. Il est 10h. Nous sommes dans une librairie détaillante, située au grand marché Roodwoko. Ici, la table est bien garnie. Les cahiers sont soigneusement empilés. Les stylos de toutes les couleurs sont bien rangés dans leurs cartons. A côté, d’autres fournitures scolaires notamment des ardoises, des académies, des crayons de couleurs, des livres et des annales sont également disponibles. Tout semble prêt pour satisfaire les élèves, à l’approche de la rentrée. Pourtant, les clients se
font rares.

Derrière le comptoir, le vendeur, Inoussa Kouraogo, observe les passants. Quelques-uns passent, regardent les articles, demandent les prix, puis repartent, parfois sans rien acheter. A quelques jours de la rentrée, l’affluence tant attendue n’est toujours pas au rendez-vous, selon Inoussa Kouraogo. « Il n’y a pas de marché. Depuis 3 ans, nous ne vendons plus bien nos fournitures scolaires. J’ai même toujours du stock de l’année dernière en ma possession, et c’est très difficile de l’écouler », déplore-t-il.

Au quartier Dapoya de Ouagadougou, à la librairie « le temple du savoir », les fournitures sont disponibles, mais les parents ne se bousculent pas encore devant le comptoir. Pour le libraire Zakaria Ilboudo, cette situation contraste avec l’effervescence habituellement observée à l’approche de la rentrée scolaire. « Pour le moment, je constate une affluence légèrement plus faible qu’au même moment l’année dernière. Cependant, d’après mon expérience, la demande augmente fortement à partir du premier jour de la rentrée. Elle peut même progresser de manière très importante au cours de cette période » assure-t-il.
Zakaria Ilboudo explique cette situation de différentes manières. Pour lui, certains parents attendent, parce qu’ils ont des moyens limités, tandis que d’autres préfèrent simplement être prudents dans leurs dépenses.

Le libraire Zakaria Ilboudo :
« nous sommes aussi responsables de famille et nous comprenons les préoccupations des parents ».

« Les parents prévoyants commencent à acheter les fournitures dès le mois d’août, afin d’assumer à temps leurs responsabilités », renchérit-il. C’est le cas de Souleymane Diallo, parent de quatre élèves dont un au primaire et trois au lycée. Face à ses charges, il a développé une stratégie qui ait de payer progressivement les fournitures. « Je travaille moi-même dans le domaine de l’éducation et j’ai déjà une idée des besoins. J’avais déjà acheté une partie des fournitures la semaine dernière, notamment des cahiers. Ce n’est pas toujours simple pour nous. Aujourd’hui, je suis revenu pour voir ce que je peux encore acheter afin de compléter la liste des fournitures scolaires », poursuit-il.

Les prix au cœur des préoccupations

Si les clients se font attendre, la question des prix reste au cœur des préoccupations. Chez Zakaria Ilboudo, un cahier de 200 pages au petit format, avec une couverture en plastique, coûte 500 FCFA. Avec une couverture ordinaire, le même type de cahier coûte environ 300 FCFA. Pour un cahier de 200 pages au grand format avec couverture plastique, il faut compter environ 750 francs CFA l’unité, précise-t-il. Selon le parent d’élève Souleymane Diallo, il n’y a pas d’augmentation apparente des prix.

« Je trouve qu’ils sont globalement restés similaires à ceux de l’année dernière », clame-t-il. Un avis également partagé par Salifou Zongo, parent d’élève, que nous avons rencontré dans une boutique de sac à dos. Pour lui, les prix peuvent variés d’un commerçant à l’autre, mais restent sensiblement les mêmes. « J’ai pu avoir les 4 sacs au même prix que l’année dernière, soit 2 000 F CFA, 3 500 F CFA et deux autres à 5000 F CFA », a-t-il soutenu.

Salifou Zongo, parent d’élève :
« je suis venu acheter les sacs en premier. Pour les cahiers, je vais attendre quelques jours ».

Pour certains parents, le défi ne se limite cependant pas aux prix. Trouver le modèle recherché peut également se transformer en un parcours de combattant. Assétou Kaboré, parent d’élève en sait quelque chose. Elle a parcouru les quartiers
Bassinko et Tampouy à la recherche de modèles précis de sacs, choisis par ses enfants. Elle n’a pas encore eu gain de cause. Dans une boutique de vente de sacs située au grand marché comme dans les précédentes, ces modèles ne sont pas disponibles. « Les parents souffrent ! », clame-t-elle. A côté des cahiers et des sacs, les gourdes constituent également une dépense supplémentaire pour les parents.

Alice Ouadio, une cliente affirme avoir presque terminé ses achats. « J’ai déjà acheté les
dernières fournitures. Il ne me reste plus que la gourde. C’est pour que la fille puisse boire de l’eau à l’école », explique-t-elle.
Du commerçant de cahiers à celui des gourdes en passant par les vendeurs des sacs, du grossiste au détaillant, le constat est le même. Les clients se font encore
attendre. Les commerçants disent observer des parents particulièrement attentifs aux prix.

Lorsque certains articles dépassent leur budget, ils cherchent d’autres alternatives ou
reportent leurs achats. Les commerçants espèrent voir l’affluence augmenter avec l’approche effective de la rentrée.

Galedie Kétoura SIMPORE

Rentrée scolaire 2026-2027: une affluence morose dans les librairies

A quelques jours de la rentrée scolaire, satisfaire la liste des fournitures des enfants est l’une des préoccupations des parents. Mais dans les librairies, l’ambiance ne témoigne pas de l’approche de la rentrée. Reportage.

Ouagadougou 25 septembre 2026. Il est 10h. Nous sommes dans une librairie détaillante, située au grand marché Roodwoko. Ici, la table est bien garnie. Les cahiers sont soigneusement empilés. Les stylos de toutes les couleurs sont bien rangés dans leurs cartons. A côté, d’autres fournitures scolaires notamment des ardoises, des académies, des crayons de couleurs, des livres et des annales sont également disponibles. Tout semble prêt pour satisfaire les élèves, à l’approche de la rentrée. Pourtant, les clients se
font rares.

Derrière le comptoir, le vendeur, Inoussa Kouraogo, observe les passants. Quelques-uns passent, regardent les articles, demandent les prix, puis repartent, parfois sans rien acheter. A quelques jours de la rentrée, l’affluence tant attendue n’est toujours pas au rendez-vous, selon Inoussa Kouraogo. « Il n’y a pas de marché. Depuis 3 ans, nous ne vendons plus bien nos fournitures scolaires. J’ai même toujours du stock de l’année dernière en ma possession, et c’est très difficile de l’écouler », déplore-t-il. Au quartier Dapoya de Ouagadougou, à la librairie « le temple du savoir », les fournitures sont disponibles, mais les parents ne se bousculent pas encore devant le comptoir.

Pour le libraire Zakaria Ilboudo, cette situation contraste avec l’effervescence habituellement observée à l’approche de la rentrée scolaire. « Pour le moment, je constate une affluence légèrement plus faible qu’au même moment l’année dernière. Cependant, d’après mon expérience, la demande augmente fortement à partir du premier jour de la rentrée. Elle peut même progresser de manière très importante au cours de cette période » assure-t-il.

Le libraire Zakaria Ilboudo :
« nous sommes aussi responsables de famille et nous comprenons les préoccupations des parents ».

Zakaria Ilboudo explique cette situation de différentes manières. Pour lui, certains parents attendent, parce qu’ils ont des moyens limités, tandis que d’autres préfèrent simplement être prudents dans leurs dépenses.
« Les parents prévoyants commencent à acheter les fournitures dès le mois d’août, afin d’assumer à temps leurs responsabilités », renchérit-il. C’est le cas de Souleymane Diallo, parent de quatre élèves dont un au primaire et trois au lycée. Face à ses charges, il a développé une stratégie qui ait de payer progressivement les fournitures.

« Je travaille moi-même dans le domaine de l’éducation et j’ai déjà une idée des besoins. J’avais déjà acheté une partie des fournitures la semaine dernière, notamment des cahiers. Ce n’est pas toujours simple pour nous. Aujourd’hui, je suis revenu pour voir ce
que je peux encore acheter afin de compléter la liste des fournitures scolaires », poursuit-il.

Les prix au cœur des préoccupations

Si les clients se font attendre, la question des prix reste au cœur des préoccupations. Chez Zakaria Ilboudo, un cahier de 200 pages au petit format, avec une couverture en plastique, coûte 500 FCFA. Avec une couverture ordinaire, le même type de cahier coûte environ 300 FCFA. Pour un cahier de 200 pages au grand format avec couverture plastique, il faut compter environ 750 francs CFA l’unité, précise-t-il. Selon le parent d’élève Souleymane Diallo, il n’y a pas d’augmentation apparente des prix.

« Je trouve qu’ils sont globalement restés similaires à ceux de l’année dernière », clame-t-il. Un avis également partagé par Salifou Zongo, parent d’élève, que nous avons rencontré dans une boutique de sac à dos. Pour lui, les prix peuvent variés d’un commerçant à l’autre, mais restent sensiblement les mêmes. « J’ai pu avoir les 4 sacs au même prix que l’année dernière, soit 2 000 F CFA, 3 500 F CFA et deux autres à 5000 F CFA », a-t-il soutenu.

Salifou Zongo, parent d’élève :
« je suis venu acheter les sacs en premier. Pour les cahiers, je vais attendre quelques jours ».

Pour certains parents, le défi ne se limite cependant pas aux prix. Trouver le modèle recherché peut également se transformer en un parcours de combattant. Assétou Kaboré, parent d’élève en sait quelque chose. Elle a parcouru les quartiers
Bassinko et Tampouy à la recherche de modèles précis de sacs, choisis par ses enfants. Elle n’a pas encore eu gain de cause. Dans une boutique de vente de sacs située au grand marché comme dans les précédentes, ces modèles ne sont pas disponibles. « Les parents souffrent ! », clame-t-elle.

A côté des cahiers et des sacs, les gourdes constituent également une dépense supplémentaire pour les parents. Alice Ouadio, une cliente affirme avoir presque terminé ses achats. « J’ai déjà acheté les dernières fournitures. Il ne me reste plus que la gourde. C’est pour que la fille puisse boire de l’eau à l’école », explique-t-elle.
Du commerçant de cahiers à celui des gourdes en passant par les vendeurs des sacs, du grossiste au détaillant, le constat est le même. Les clients se font encore
attendre. Les commerçants disent observer des parents particulièrement attentifs aux prix. Lorsque certains articles dépassent leur budget, ils cherchent d’autres alternatives ou
reportent leurs achats. Les commerçants espèrent voir l’affluence augmenter avec l’approche effective de la rentrée.

Galedie Kétoura SIMPORE

Lu pour vous : « HUMMM… et la vie continue » : quand Mariam Vanessa Touré met nos vies à nu

La première œuvre littéraire de Mariam Vanessa Touré est un livre qui ne laisse pas le lecteur à distance. On y parle d’amour, de famille, de blessures, de solitude, de condition féminine, mais aussi de ces petits combats du quotidien qui finissent par raconter une vie. Avec, en filigrane, une idée simple et tenace : quoi qu’il arrive, la vie continue.

«HUMMM… et la vie continue » commence par parler des autres avant de ramener doucement le lecteur à lui-même. A travers des chroniques inspirées de situations ordinaires, l’auteure observe les comportements, questionne les habitudes et interroge les rapports sociaux. Derrière les histoires, il y a surtout une femme et un parcours.
Mariam Souréa Vanessa Touré n’entre pas en littérature par effraction. Formée aux départements de Lettres modernes, d’Arts et communication et à l’IPERMIC de l’université de Ouagadougou, actuelle université Joseph-Ki-Zerbo, elle s’est construite au croisement des lettres, de la communication et du journalisme.

Une journaliste devenue écrivaine

Ancienne présentatrice vedette du Journal télévisé de 20 heures de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), pendant plus d’une décennie, elle a exercé un métier qui impose d’observer, d’écouter, de sélectionner l’essentiel et de mettre des mots sur les réalités de la société.

La littérature prolonge ainsi un rapport ancien avec les mots et avec les autres. Dans les pages liminaires de son ouvrage, l’auteure raconte que l’écriture était depuis longtemps un « rêve en suspens ». Plusieurs manuscrits sont restés dans ses tiroirs avant que les encouragements de son entourage et une rencontre déterminante avec Bernadette Dao/Sanou ne l’amènent à franchir le pas.

Avant le livre, il y a eu aussi les réseaux sociaux. Pendant plusieurs années, Mariam Vanessa Touré a publié sur Facebook des chroniques consacrées notamment à la condition féminine. Les réactions de sa communauté, « Mes Chers Amis pour la Vie », ont transformé ces publications en une conversation suivie avec les lecteurs. Le livre s’est donc nourri d’une relation avec un public.

Quand le quotidien devient matière à réflexion

La première partie, « S’ouvrir aux autres et au monde », s’intéresse à l’environnement social dans lequel chacun évolue. Amour, couple, mariage, célibat, infidélité, parentalité, maternité, téléphone portable, santé, relations familiales et condition féminine deviennent autant de portes d’entrée vers une réflexion sur nos comportements.

Ce qui intéresse l’auteure, ce n’est pas seulement la situation, mais ce qu’elle révèle de la société. Le célibat féminin devient ainsi le point de départ d’une réflexion sur les préjugés et les attentes qui entourent encore la vie des femmes. Le mariage apparaît comme une expérience affective traversée par les pressions familiales et sociales. Même le téléphone portable, objet banal du quotidien, peut prendre les traits d’un « amant » qui s’immisce dans l’intimité du couple.

Maternité, filles-mères, adoption, relations entre belles-mères et belles-filles, situation des aides-ménagères ou violences conjugales sont également abordées. La femme y occupe une place centrale : célibataire, épouse, mère, divorcée, veuve ou concubine, elle apparaît comme un être soumis à des regards et des injonctions multiples.
Mariam Vanessa Touré ne prétend pas apporter de réponses définitives. Elle ouvre des pistes et laisse au lecteur la responsabilité de poursuivre le questionnement. Sa force réside précisément dans cette capacité à partir d’une scène familière pour faire surgir une interrogation plus profonde.

De l’autre à soi

La deuxième partie, « S’affirmer et s’accomplir », ramène progressivement le lecteur vers lui-même. Confiance en soi, solitude, épreuves, empathie, identité, authenticité, gratitude, humilité et résilience deviennent les principaux territoires de l’écriture.
Le titre prend alors tout son sens. « Et la vie continue » n’est plus une simple constatation, mais une manière de regarder l’existence. L’expression reconnaît les blessures, les échecs et les pertes sans leur accorder le dernier mot.

Chômage, difficultés professionnelles, échec entrepreneurial, maladie, deuil, solitude ou poids du regard social traversent plusieurs récits. Les personnages ne sont pas épargnés, mais ils ne sont pas réduits à leurs épreuves.

C’est ici que le « Hummm » du titre révèle sa profondeur. Dans son avant-propos, l’auteure explique qu’il peut traduire un soupir, une hésitation, un étonnement, une fatigue, une satisfaction ou une forme de résignation. Il surgit lorsque les mots ne suffisent plus ou lorsque plusieurs émotions se mêlent.
Au fil des pages, ce petit mot devient une ponctuation de l’existence. Il dit ce que l’on ne formule pas toujours et rappelle que derrière chaque réaction se cache une histoire.

Bernadette Dao, l’aînée et le déclic

L’histoire du livre ne serait pas la même sans Bernadette Dao/Sanou, que Mariam Vanessa Touré appelle affectueusement sa « tantine ». Ses encouragements et ses conseils ont contribué à faire passer l’écriture du domaine du rêve à celui de la réalisation.
Sa présence ne se limite donc pas à la préface : elle intervient en amont de la naissance même du livre. Elle rapproche notamment le titre de l’ouvrage de la devise personnelle de l’auteure, « Par-delà moi, la vie ! ». Ce lien éclaire le fil conducteur du livre : l’existence ne se résume ni aux blessures, ni aux limites, ni aux échecs. Le dialogue entre les deux femmes donne à ce premier ouvrage une dimension de transmission : une voix aînée accompagne l’entrée d’une nouvelle auteure dans le monde littéraire.

De Facebook au livre

Avant d’être réunis dans un ouvrage de plus de 300 pages, plusieurs textes ont vécu sur Facebook. Ils ont été lus, commentés et discutés, suscitant parfois des témoignages. Le réseau social a ainsi constitué un premier espace de rencontre avec les lecteurs.
Le passage au livre imprimé ne change pas la nature de cette écriture. Mariam Vanessa Touré conserve le goût de la chronique, de l’observation et de l’interpellation. Elle part du quotidien pour atteindre ce que les situations ordinaires révèlent de nos façons d’aimer, de juger, de souffrir, de résister et de continuer à vivre.

« HUMMM… et la vie continue » n’est ni un traité sociologique, ni un manuel de développement personnel, ni une simple compilation de chroniques. L’ouvrage se situe à la rencontre de l’observation sociale et de l’expérience personnelle.
Au bout du compte, le « Hummm » ressemble moins à une hésitation qu’à une manière de prendre acte de la complexité de l’existence. Il y a les blessures, les déceptions, les solitudes et les échecs. Mais il y a aussi les rencontres, les recommencements, les petits bonheurs et cette force discrète qui pousse à avancer. Hummm… Et la vie continue.

Sidibé PAGBELEGUEM
joliv_et@yahoo.fr

Techniques d’élaboration des actes normatifs : des cadres étatiques à l’école des bonnes pratiques

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a lancé des sessions de formation en légistique au profit des cadres des ministères et institutions, le mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso est soucieux de la qualité des productions normatives. Pour ce faire, le Secrétariat général du gouvernement et du Conseil des ministres (SGG-CM) a lancé, sous l’égide ministère de la Justice, des sessions de renforcement de capacités des cadres de l’Etat en légistique, mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou. La maitrise des techniques d’élaboration des actes normatifs est placée au cœur de l’édition 2026 de ce cadre d’apprentissage.

Selon le ministre, secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, ces partages de connaissances s’inscrivent dans une dynamique de refondation totale et de restauration de l’autorité de l’Etat. « Les objectifs que nous poursuivons se construisent à travers des institutions fortes, une administration rigoureuse, mais aussi à travers des actes normatifs bien élaborés qui traduisent la volonté du peuple », a-t-il précisé. Ousmane Ouattara a soulevé le poids de la maîtrise des techniques législatives qui conditionnent la célérité, la cohérence et la fiabilité des productions normatives.

Pour le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, un acte normatif renvoie aux différents éléments mobilisés pour régir la vie des populations, qui vont de l’acte adopté à l’Assemblée législative, à l’arrêté, en passant par les décrets. A cet effet, il a relevé la nécessité et l’utilité de former ceux qui sont à la manœuvre au niveau des ministères et institutions et d’instaurer des sessions d’échanges, qui vont contribuer à améliorer la qualité des textes adoptés répondant aux attentes. Edasso Rodrigue Bayala a rappelé la place prépondérante du SGG/CM dans ce processus de productions normatives.

Il a déclaré que, la loi, le décret, l’arrêté et la décision sont l’expression de la volonté du peuple, l’instrument par lequel la volonté et les orientations politiques du gouvernement se transforment en droits et obligations ou en garanties pour chaque citoyen burkinabè. Le ministre de la Justice a indiqué que la qualité des textes normatifs engage la crédibilité même de l’action publique. « Un texte imprécis, contradictoire avec l’ordonnancement juridique existant, fragilise non seulement l’administration qui l’a produit, mais aussi asservit les citoyens et discrédite l’action des gouvernements », a-t-il insisté.

De son avis, il est crucial d’avoir une administration capable de produire des normes claires, cohérentes, applicables et pleinement conformes à l’ordre juridique interne comme aux engagements internationaux du Burkina Faso.

« Nous attachons une importance particulière au renforcement continu des
capacités des cadres en matière de techniques normatives. Il s’agit de consolider leur maîtrise du processus d’élaboration des actes normatifs, notamment l’identification rigoureuse du besoin de réglementation, le choix judicieux de l’instrument juridique approprié, la rédaction claire et accessible de l’acte juridique », a affirmé le ministre de la Justice. Il a invité les participants à interroger sans réserve les facilitateurs et à faire de ces sessions un véritable creuset de compétences renouvelées au bénéfice des administrations respectives et par ricochet au bénéfice de la Nation tout entière.

Soumaïla BONKOUNGOU

Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

Semaine du numérique 2026: le comité national d’organisation officiellement installé

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a installé les membres du comité national d’organisation de la 21e édition de la semaine du numérique, lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou.

Le coup d’envoi officiel des préparatifs de la 21e édition de la semaine du numérique est lancé. En effet, les membres du Comité national d’organisation (CNO) de l’évènement ont été installés par la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Souveraineté technologique, accélérer la transformation digitale sécurisée et inclusive », cette 21e édition de la semaine du numérique va se tenir du 17 au 21 novembre 2026.

La ministre chargée des Communications électroniques a rappelé aux membres du comité l’importance stratégique de leur mission. « Le numérique aujourd’hui est un levier pour booster le développement socio-économique de notre pays, mais également contribuer au bien-être de nos populations », a-t-elle affirmé.

Selon Aminata Zerbo, l’objectif est d’assurer la disponibilité des services numériques à toute la population. Elle a assuré que le gouvernement a déjà entrepris des actions pour que la transformation digitale, en cours, soit une opportunité pour tous les Burkinabè où qu’ils soient et quelles que soient leurs contraintes en termes de langue et d’alphabétisation.

Aminata Zerbo a exhorté les membres du comité national d’organisation à faire montre de rigueur, de patriotisme et de créativité pour offrir une édition à la hauteur des ambitions burkinabè.

Aussitôt installé dans ses fonctions, le président du CNO, Borlli Jonas Somé, a traduit sa gratitude aux autorités pour la confiance placée en son équipe. « Notre mission est claire : faire de cette édition un carrefour d’excellence et une vitrine pour le génie burkinabè », a-t-il déclaré.

Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

 

Grand Virage Digital : le Grand Virage Digital ouvre officiellement ses portes

L’évènement numérique, le Grand Virage Digital, s’est tenu sur le thème : « Le digital, un outil, au service du développement socio-économique de nos nations », samedi 26 septembre 2026, à Ouagadougou.

Après sa présentation, mercredi 1er juillet 2026, au ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, le Grand Virage Digital a été organisée, samedi 26 septembre 2026, par son promoteur, Ibrahim Kafando. L’évènement numérique s’est tenu sur le thème : « Le digital, un outil au service du développement socio-économique de nos nations ».

De l’avis du promoteur de l’évènement, un téléphone et une connexion Internet sont des solutions qui peuvent permettre d’apprendre le graphisme, la programmation, le montage vidéo, l’intelligence artificielle, créer une entreprise, etc.
« Nous voulons contribuer à construire une génération africaine qui ne subit pas la révolution numérique, mais qui en saisit les opportunités pour développer son pays », a-t-il affirmé.

Selon le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Moussa Dicko, le numérique n’est plus un accessoire de nos sociétés. « Il est une école, un atelier, une boutique, un studio, un champ de bataille idéologique où les récits sont portés et un levier de souveraineté », a -t-il poursuivi. Moussa Dicko a fait savoir qu’à travers l’Intelligence artificielle (IA) et la circulation instantanée de l’information, l’ignorance numérique rend vulnérable à la désinformation, à la manipulation, aux escroqueries, à la dépendance technologique.

Pour le représentant de la ministre chargée de la Transition digitale, Ibrahim Patrick Congo, le véritable enjeu du Grand Virage Digital est de savoir comment le numérique peut contribuer à améliorer la vie des citoyens, accroître la performance des entreprises, moderniser les services, créer des emplois stimuler l’innovation et renforcer la souveraineté.

« Notre défi est de faire émerger davantage de développeurs, de créateurs de solutions, d’entrepreneurs numériques, de spécialistes des données, des professionnels de la cybersécurité, des créateurs de contenus professionnels et de jeunes capables d’utiliser les technologies émergentes pour développer des activités économiques », a-t-il déclaré. Ibrahim Patrick Congo a recommandé aux jeunes entrepreneurs de ne plus considérer le digital comme un outil de communication, mais un instrument d’apprentissage.

Boukary BONKOUNGOU
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Fin du projet GHSC-PSM: les acteurs satisfaits des résultats

Le ministère de la Santé a clôturé le projet sanitaire, Global Health Supply Chain Program-Procurement and Supply Management (GHSC-PSM) le lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou.

Le projet sanitaire, « Global Health Supply Chain Program – Procurement and Supply Management » (GHSC-PSM) est arrivé à terme. Après dix ans de collaboration, le ministère de la Santé du Burkina Faso et le gouvernement américain ont clôturé l’initiative sanitaire, GHSC- PSM, lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou.

La cérémonie de clôture était placée sur le thème : « Capitalisons les acquis pour une chaîne d’approvisionnement en produits de santé résiliente et performante qui sauve des vies au Burkina Faso ». D’août 2016 à septembre 2026, cette coopération sanitaire s’étalant sur plusieurs régions du pays des Hommes intègres avait pour objectifs principaux l’acquisition des produits de santé et le soutien aux systèmes pour le renforcement de la chaîne d’approvisionnement des produits de santé.

Le projet a atteint ses objectifs de soutien aux systèmes pour un montant total d’environ 91 milliards F CFA dont 85% pour l’acquisition des produits. Aussi, il a permis de faciliter l’accès aux produits de qualité et moderniser les centres de stockage.
Le représentant de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Frankie Sturm, a salué les acquis du projet GHSC-PSM dont les résultats parlent d’eux-mêmes.

Pérenniser les acquis

« Il y a environ 80 milliards de francs CFA de produits de santé acquis et distribués, le déploiement de nouveaux protocoles de traitement du paludisme dans trois régions et plus de 600 structures de santé équipées et connectées au système de logistique numérique », a-t-il indiqué.

Frankie Sturm a précisé que malgré la fin de ce partenariat, des produits sanitaires, d’une valeur de 30 milliards de francs CFA, vont être octroyés au Burkina au cours des cinq prochaines années. Au titre de la digitalisation de la chaine d’approvisionnement, plus de 2000 sites ont été connectés au NetSIGL 2.0, une plateforme multifonctionnelle, appréciée par les différents utilisateurs.

Selon le directeur Pays du GHSC-PSM, Parfait Komlan Edah, au-delà des conditions de stockage en termes de sécurité d’incendie, il y a les compétences qui ont été acquises par les gestionnaires de cette chaîne d’approvisionnement. Il a exprimé son satisfécit pour les acquis, fruit d’une franche collaboration.

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Adjima Combary, a salué les travaux menés pendant une dizaine d’années. « Ensemble, nous avons numérisé et modernisé notre système d’information en gestion logistique permettant ainsi une visibilité des stocks en temps réel et une prise de décision basée sur des données fiables », a-t-il expliqué. Adjima Combary a déclaré que la fin du projet ne doit pas signifier l’arrêt de l’élan. « Notre ambition de souveraineté sanitaire nous impose de pérenniser les acquis pour que la chaîne d’approvisionnement demeure robuste, autonome et qu’elle soit résiliente », a-t-il soutenu.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

Gynécologie-obstétrique : la santé maternelle au cœur des 9es journées régionales

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La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a lancé, jeudi 24 septembre 2026, à Ziniaré, la IXe édition de ses journées régionales de gynécologie-obstétrique. Pendant 72 heures, professionnels de santé, spécialistes et partenaires ont échangé autour de la prévention et de la prise en charge des hémorragies du post-partum, dans le but de réduire les décès maternels évitables.

Une femme qui perd beaucoup de sang après son accouchement peut basculer rapidement dans une situation d’urgence. Face à ce risque, la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) entend renforcer les capacités des acteurs de santé. Elle a consacré la IXe édition de ses journées régionales de gynécologie-obstétrique à cette problématique. Placée sur le thème « L’hémorragie du post-partum : enjeux et stratégies de prise en charge », la rencontre s’est ouverte, jeudi 24 septembre 2026, à Ziniaré.

Durant 72 heures, les participants ont pris part à des conférences scientifiques, des ateliers et des séances de partage d’expériences. Pour les organisateurs, ces journées constituent une occasion d’harmoniser les pratiques et de vulgariser des méthodes de prise en charge adaptées aux réalités des formations sanitaires. L’objectif est également de renforcer les connaissances des professionnels afin de contribuer à la réduction des décès maternels évitables.

Le président de la SOGOB, Pr Charlemagne Ouédraogo, s’est réjoui de l’engouement suscité autour des journées régionales. Pour lui, il s’agit d’un signe encourageant pour l’amélioration de la santé des femmes. Il s’est aussi félicité de l’arrivée prochaine au Burkina Faso de la carbétocine thermostable et de sacs d’évaluation permettant de quantifier les pertes de sang. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la diffusion des recommandations sur la prévention et la prise en charge des hémorragies du post-partum, le mentorat des professionnels des formations sanitaires périphériques et la présence accrue des spécialistes auprès de ces structures.

Le représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso, Yves Sassenrath, s’est également réjoui de la tenue de ces journées. Il a rappelé l’engagement de l’organisation en faveur de la réduction des décès maternels évitables et de l’amélioration de la santé des femmes. Selon lui, la lutte contre les hémorragies du post-partum doit s’inscrire dans une approche globale de la santé reproductive. Elle doit aussi s’accompagner d’un renforcement des soins obstétricaux d’urgence, notamment dans les zones confrontées aux difficultés humanitaires.

Le dépistage au cœur de la prévention

Au-delà des échanges scientifiques, la SOGOB a placé la prévention au cœur de ses activités. Une campagne de sensibilisation et de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus a ainsi été organisée sur place à Ziniaré. De nombreuses femmes ont bénéficié gratuitement d’un dépistage et d’informations sur ces pathologies. La sage-femme Salamatou Ouédraogo s’est appesantie sur l’importance du dépistage régulier et d’une consultation rapide en cas de symptômes. Pour elle, les femmes doivent également privilégier les informations médicales fiables et adopter des comportements favorables à la prévention.

Esther Ouédraogo, bénéficiaire de l’initiative, a témoigné avoir reçu des explications qui l’ont rassurée. Elle a dit retenir qu’une lésion précancéreuse peut être prise en charge à temps avant d’évoluer vers une forme plus grave. Outre, le dépistage des cancers, neuf patientes souffrant de la fistule obstétricale, ont été examinées. Parmi elles, une femme âgée de 60 ans, qui vivait avec une fistule obstétricale depuis près de 20 ans, a pu bénéficier d’une intervention chirurgicale. Après deux décennies de souffrance, cette prise en charge lui offre l’espoir de retrouver une vie plus digne.

Pour le Dr Dieudonné Ouédraogo, gynécologue-obstétricien chirurgien des fistules obstétricales et secrétaire général de la SOGOB, le but de cette campagne ne réside pas seulement dans le nombre de patientes prises en charge, mais dans le soulagement apporté aux femmes concernées. « La fistule n’est pas une fatalité. Elle se soigne », a-t-il insisté. A travers ces différentes activités, les 9es journées régionales de gynécologie-obstétrique de la SOGOB associent ainsi renforcement des compétences, prévention, dépistage et accès aux soins.

Djakaridia SIRIBIE

Les ambitions d’un nouvel ordre mondial

Le Burkina Faso et les autres Etats membres de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) sont plus qu’engagés à assumer leur souveraineté sur l’échiquier politique internationale. C’est du moins ce qui transparait à la lumière de la déclaration prononcée, lundi 28 septembre 2026, à New York, par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, au nom de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Bien plus qu’un simple exercice diplomatique, elle aura été une véritable tribune pour réaffirmer les choix politiques de l’AES et porter, devant la communauté internationale, une vision fondée sur la souveraineté, la dignité des peuples et la remise en cause des rapports de domination hérités du passé.

La dynamique confédérale engagée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger a été, en effet, présentée comme une réponse à la « domination structurelle » et à l’exploitation, mais aussi comme la volonté de prendre collectivement en main le destin du Sahel. La Confédération se veut ainsi l’expression d’une aspiration à davantage d’indépendance, de
dignité et de souveraineté. Faut-il le rappeler, cette revendication de souveraineté est liée à la question sécuritaire.

A bien d’égards, le terrorisme qui frappe de plein fouet le Sahel est loin d’être une succession d’attaques perpétrées par des groupes isolés. A la face du monde, le
terrorisme a été présenté, à New York, comme une entreprise de déstabilisation bénéficiant de moyens importants et de soutiens extérieurs. C’est justement dans ce sens qu’il faut inscrire, à juste titre, l’appel lancé par le chef de la diplomatie burkinabè à la Communauté internationale pour enquêter sur les réseaux qui financent, arment, renseignent ou protègent les groupes terroristes.

Ce n’est pas trop de répéter que la quête de souveraineté, d’intégration régionale occupe également une place centrale au Sahel.
Et, à cet égard, l’expérience de l’AES constitue un exemple de coopération entre les Etats confrontés à des défis communs. C’est en mettant en commun leurs efforts dans les domaines de la défense, de la sécurité, de la diplomatie et du développement, que les pays du Sahel construisent des réponses collectives adaptées à leurs réalités.

Cette dynamique, à plus d’un titre, montre que la coopération régionale peut être un instrument au service des intérêts des peuples et du renforcement des capacités propres des Etats. Toutefois, dans une géopolitique marquée par « des doubles standards » dans le fonctionnement du système international avec une représentation inéquitable des Etats, il est loisible d’exiger une réforme profonde des Nations unies, particulièrement du Conseil de sécurité et une meilleure redistribution des voix et des responsabilités.

C’est d’ailleurs, pourquoi, il faut rejeter l’instrumentalisation politique des questions des droits humains, orchestrée par certaines officines à la solde de l‘impérialisme, tel que relevé par la diplomatie burkinabè à l’ONU. En définitive, cette intervention à la tribune des Nations unies traduit la volonté de l’AES de faire entendre une voix collective dans un ordre mondial en pleine recomposition. Et, de la souveraineté à la sécurité, en passant par l’intégration régionale, la transformation économique et la réforme du multilatéralisme, les Etats du Sahel entendent défendre leurs intérêts et renforcer leurs capacités propres.

Une démarche qui, au-delà de tout, pose plus largement la question de la construction d’un système international, dans lequel la coopération entre Etats, l’égalité souveraine et les intérêts des peuples peuvent davantage guider les relations internationales au profit de toute l’humanité.

Soumaïla BONKOUNGOU

Primature: le management collaboratif au cœur d’un team building des responsables de structures

La direction des ressources humaines (DRH) de la Primature a organisé les 26 et 27 septembre 2026 à Koudougou, une session de renforcement des capacités des responsables des structures centrales, rattachées et de mission de la Primature, autour du thème : « Team building et management collaboratif ».

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée, le samedi 26 septembre, par le directeur de cabinet du Premier ministre, le camarade Mamadou Dembélé. Organisée sur 48 heures, cette activité visait à renforcer le leadership des responsables, à améliorer les pratiques managériales et à consolider la collaboration entre les différentes entités de la Primature. A l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet a salué la disponibilité des participants et remercié le cabinet Yel Conseil pour son accompagnement. Insistant sur l’importance des relations humaines dans la performance des organisations, le camarade Mamadou Dembélé a appelé à renforcer la cohésion, la confiance et la fluidité des échanges entre collaborateurs.

« C’est dire combien il est important d’avoir une bonne cohésion de groupe, une bonne entente, des relations fluides entre collaborateurs », a-t-il souligné. Pour lui, la performance d’une institution ne dépend pas uniquement des moyens techniques et organisationnels. Elle repose également sur la capacité des équipes à travailler en synergie et à se mobiliser autour d’objectifs communs. Abordant la question du
leadership, il a rappelé le rôle central du manager dans la mobilisation des équipes.

« Un bon manager doit être un chef d’orchestre », a-t-il indiqué, invitant les responsables à
davantage écouter, motiver et fédérer leurs collaborateurs.
« La Primature est composée de différentes entités. Mais la performance globale est
tributaire de l’efficacité de chaque maillon », a-t-il ajouté. A l’approche du dernier trimestre de l’année, le directeur de cabinet a appelé les responsables de structures à redoubler d’engagement autour du camarade Premier ministre, chef du gouvernement,
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Pour la directrice des ressources humaines de la Primature, la camarade
Mariam Nacanabo, cette rencontre devrait également favoriser une meilleure connaissance mutuelle entre les responsables et renforcer la synergie d’actions. « Il faut que les uns et les autres puissent se parler pour qu’il y ait une synergie d’actions », a-t-elle relevé. Selon le directeur général de Yel Conseil, le camarade André Yelbeogo, les travaux devraient notamment permettre aux participants de mieux comprendre les différents profils et modes de fonctionnement au sein d’une équipe, à travers l’approche Hermann Brain Dominance Instrument (HBDI), ainsi que de développer des aptitudes liées à la communication, à l’écoute, à la confiance et à la résilience.

La première journée a été consacrée à des activités visant à renforcer la compréhension collective, la reconnaissance mutuelle et la connaissance de soi et des autres. Le premier atelier, consacré à la « Fresque de la nouvelle vision du Burkina Faso », a permis aux participants de mieux appréhender la direction prise par le pays et de réfléchir collectivement à leur contribution à sa réalisation. A travers cet exercice, les responsables ont été invités à inscrire leur rôle dans une dynamique plus large, en lien avec les orientations et les objectifs poursuivis au niveau national.

L’atelier « La reconnaissance » a ensuite offert un cadre d’expression et de valorisation entre collègues. Les participants ont été amenés à témoigner leur reconnaissance, à relever les qualités et les contributions de leurs collaborateurs et à renforcer ainsi les liens humains au sein des équipes. Le troisième atelier, « Connaître son profil », a porté sur les préférences cérébrales à travers l’approche HBDI. Il a permis aux participants de mieux connaître leur propre profil ainsi que celui de leurs collaborateurs, afin de mieux comprendre les différentes façons de penser et d’interagir au sein d’une équipe. Cette démarche visait notamment à favoriser une communication plus efficace, à prévenir les
incompréhensions, à valoriser la diversité des intelligences et à améliorer la collaboration, la résolution des problèmes, l’organisation du travail et la prise de responsabilité.

Les échanges et le débriefing ont permis de mettre ces enseignements en perspective avec les exigences de performance et de résultats au sein des structures de la Primature.
La deuxième journée a été consacrée aux activités de plein air, conçues pour renforcer davantage les liens entre les participants et développer la cohésion, la résilience, la communication et l’esprit d’équipe. A travers plusieurs exercices collectifs, les responsables des structures de la Primature ont été amenés à mettre en pratique des valeurs essentielles au travail collaboratif, notamment la persévérance, la solidarité, l’écoute et la confiance mutuelle.

Les participants ont ainsi pris part à un atelier de tir à la corde axé sur la résilience. L’exercice leur a permis de mettre en évidence l’importance de la persévérance, de la solidarité et de la mobilisation collective dans l’atteinte d’un objectif commun. L’atelier « Chaîne de collaboration » a, quant à lui, mis l’accent sur le resserrement des liens entre collègues et sur la nécessité d’une communication efficace pour favoriser la cohésion et l’efficacité du travail en équipe. Des séances de débriefing ont permis de tirer les principaux enseignements de ces différentes expériences et de les mettre en perspective avec les réalités professionnelles.
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La dynamique s’est poursuivie avec les ateliers « One Team, One Spirit, One Goal » et « La roue humaine », centrés respectivement sur l’unité, l’esprit collectif, l’alignement autour d’un objectif partagé et la mobilisation de l’intelligence collective. Les participants ont été invités à développer la confiance, l’écoute active, la responsabilisation, la coordination et le soutien mutuel, tout en maintenant le cap vers les résultats. Au terme de ces deux journées, plusieurs participants ont relevé les acquis de cette expérience, notamment en matière de cohésion, de connaissance mutuelle et de collaboration entre les différentes structures de la Primature.

Pour le conseiller spécial du Premier ministre, le camarade Alfred Tiendrebeogo, ces deux jours ont permis de « resserrer la cohésion entre les équipes ». Il a expliqué que les responsables étant souvent répartis sur différents sites en fonction des missions de leurs équipes, cette rencontre leur a offert l’occasion de mieux se connaître, d’interagir davantage et de mieux cerner les forces et les « zones d’ombre » des uns et des autres. Il estime que cette expérience permettra également de recentrer les différentes équipes sur la mission confiée à la Primature.

« Nous espérons en tout cas, au sortir de ce team building-là, apporter encore plus d’amour au travail, plus d’abnégation et surtout atteindre ensemble les résultats et les objectifs », qui leur seront assignés, a-t-il déclaré. Pour le conseiller spécial du camarade Premier ministre, les différents exercices ont également amené les participants à reconsidérer certaines pratiques et manières de travailler au sein des équipes.

« Chacun est utile, chacun, en fonction de sa carrière, en fonction de ce qu’il sait faire, en fonction également de son vécu, a des forces et a peut-être des zones d’ombre », a-t-il relevé. Pour sa part, la camarade Reine Valérie Diessongo/Somda, comptable principale des matières de la Primature, a salué l’initiative des premières autorités. Elle a notamment apprécié les échanges entre responsables qui ont permis aux participants de mieux se connaître et de se familiariser davantage les uns avec les autres.

« A l’issue des deux jours de formation, on a appris beaucoup de choses », a-t-elle témoigné, soulignant que les enseignements pourront être mis à profit aussi bien au sein de leurs propres structures qu’avec les collaborateurs des autres entités de la Primature. Elle a enfin souhaité la reconduction de ce type d’initiative et son éventuelle extension à l’ensemble des agents de la Primature : « En espérant avoir encore des team building, et pourquoi pas pour tout le monde, tous les agents. »

A travers ces différentes activités, les responsables des structures de la Primature ont ainsi pu expérimenter, dans un cadre participatif, les principes du
management collaboratif et réfléchir à leur transposition dans leurs environnements professionnels. Au terme de ces 48 heures, la session aura ainsi combiné réflexion, apprentissage et exercices pratiques, avec pour ambition de consolider les relations entre les différentes structures de la Primature et de favoriser une culture managériale davantage fondée sur la collaboration, la complémentarité, la cohésion et la recherche de résultats.

DCRP/Primature

Lutte contre le paludisme et les hépatites B et C : l’INSD lance une enquête sur les indicateurs

L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en collaboration avec le ministère de la Santé , a lancé l’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026), mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Le paludisme demeure l’une des principales causes de consultation, d’hospitalisation et de décès au Burkina Faso.
Parallèlement, les hépatites virales B et C constituent une préoccupation croissante de santé publique. Afin de disposer de données actualisées, fiables et représentatives aux niveaux national et régional sur ces maladies, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en partenariat avec le ministère de la Santé, a lancé l’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026), mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Cette enquête vise à évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre ces maladies et orienter les politiques et les programmes de santé. « Les informations disponibles proviennent de sources diverses, parfois anciennes et n’offrent pas une mesure récente intégrée de ces maladies pour l’ensemble du pays », a expliqué le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama.

La collecte des données se déroulera du 30 septembre au 29 novembre 2026 dans les 17 régions du Burkina Faso. Elle sera réalisée à l’aide de tablettes, avec une transmission régulière des données au serveur central de l’INSD. Selon Toubou
Ripama, ce dispositif va permettre d’assurer un contrôle rapproché de la qualité des données tout au long de l’opération. Au total, 206 agents, dont des chefs d’équipe, des enquêteurs et des agents chargés des biomarqueurs, préalablement formés et répartis en 40 équipes, vont être déployés dans les ménages.

Une opportunité de dépistage et de prise en charge

Le DG de l’INSD, Toubou Ripama, a invité les populations à réserver un bon accueil aux équipes de terrain, identifiables grâce à leurs gilets et badges officiels.

« L’enquête couvrira environ 7 800 ménages, répartis dans 300 zones de dénombrement, dont 16 sites accueillant des personnes déplacées internes, afin qu’aucune frange de la population ne soit laissée de côté. Elle permettra d’interroger plus de 13 000 femmes ainsi que 5 000 hommes et femmes âgés de 15 à 64 ans, de tester plus de 15 500 enfants de 6 mois à 9 ans pour le paludisme et plus de 12 000 adultes pour les hépatites B et C », a-t-il précisé.

Les résultats de l’enquête, a-t-il annoncé seront présentés en mai 2027.
La participation à cette enquête est volontaire. Aucun prélèvement ne sera effectué sans le consentement éclairé des participants. Le matériel utilisé sera stérile et à usage unique. Le directeur général de l’INSD a également rassuré les populations quant au respect des principes éthiques, notamment en ce qui concerne les prélèvements sanguins nécessaires à la réalisation de l’enquête.

Pour le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, cette enquête traduit la volonté du département d’élargir sa vision de la santé publique en prenant en compte l’ensemble des pathologies, qui affectent la santé des populations. « Les résultats de cette enquête nous permettront, pour la première fois, de disposer d’une estimation représentative de la prévalence des hépatites B et C au Burkina Faso, un indicateur indispensable pour orienter nos stratégies de prévention, de vaccination et de prise en charge », a-t-il indiqué.

Le ministre de la Santé a rassuré les participants que toute personne dont le test se révélerait positif, que ce soit au paludisme ou l’une des hépatites virales recherchées, bénéficiera d’une prise en charge conformément aux directives appropriées.
« Cette enquête n’est donc pas qu’un exercice statistique. Elle constitue, pour les populations qui y participeront, une véritable opportunité de dépistage et, en cas de résultat positif, d’accès aux soins », a-t-il insisté.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

La souveraineté numérique, l’autre front de la Révolution !

Il y a des combats qui se mènent les armes à la main. Il en est d’autres qui se livrent dans la patience d’une administration qui se réinvente, dans les réseaux que l’on déploie jusqu’aux localités les plus reculées, dans les services que l’on met enfin à portée de chaque citoyen. La transformation numérique appartient à cette seconde catégorie de combats. Elle est l’autre front de la Révolution progressiste populaire burkinabè. Moins visible que celui de la sécurité, mais tout aussi décisif pour l’avenir de la Nation.

Car, un Etat moderne se construit désormais sur ses capacités numériques. Ses réseaux, ses plateformes, l’identité de ses citoyens et ses données les plus sensibles forment un patrimoine stratégique, au même titre que l’or ou le coton. Qui maîtrise ce patrimoine maîtrise une part de son destin. Qui l’abandonne en abandonne autant.

C’est tout le sens des douze chantiers majeurs de la transformation digitale. A travers eux, le Ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a fait de la maîtrise de nos infrastructures, de nos plateformes et de nos données une priorité nationale. Loin d’un simple programme technique, ces chantiers dessinent une véritable bataille pour l’indépendance, menée méthodiquement en plusieurs actes, l’un après l’autre.
Le premier acte de cette bataille porte un nom sans détour, « Zéro donnée à l’extérieur ».

En janvier 2026, le pays a inauguré deux datacenters modulaires de son cloud gouvernemental, offrant près de 3 000 téraoctets de stockage et la capacité d’héberger plus de 7 000 machines virtuelles. Derrière ces chiffres se lit une décision politique inédite, celle de rapatrier nos données, de les héberger chez nous et de les confier à des compétences burkinabè. Les fichiers de nos citoyens, nos bases de santé, nos données financières et nos systèmes critiques n’ont plus vocation à dépendre d’une législation étrangère ni du bon vouloir d’un prestataire lointain.

Mais une donnée souveraine doit aussi circuler en sécurité. C’est le rôle du Réseau national informatique de l’administration. En 2025, 88 nouveaux bâtiments publics y ont été raccordés, portant à plus de 3 000 le nombre d’infrastructures interconnectées. Ce maillage est appelé à être refondé entièrement dès cette année 2026 pour former la véritable colonne vertébrale de l’Etat numérique. Il reliera les services de manière plus fiable et performante, fluidifiera l’information et réduira à chaque nouveau raccordement, notre dépendance à des canaux que nous ne contrôlons pas.

Cette souveraineté n’aurait toutefois aucun sens si elle restait l’affaire des seuls techniciens. Sa finalité, c’est le citoyen. Dématérialiser un acte d’Etat civil, payer une taxe en ligne, obtenir un document sans faire la queue ni quitter sa localité, voilà la révolution silencieuse qui change réellement la vie. En rapprochant l’administration de l’usager et en accélérant la dématérialisation des procédures, le ministère transforme un droit théorique en service concret. La souveraineté numérique se mesure aussi au temps gagné par une mère de famille, par un commerçant, par un producteur.

Il y a, enfin, une promesse économique. En mutualisant ses infrastructures et en hébergeant lui-même ses plateformes, l’Etat cesse de payer année après année des prestations d’hébergement et des licences facturées en devises, et préserve ainsi des ressources publiques qu’il peut réinvestir dans le service au citoyen. Pour l’usager, la dématérialisation produit le même effet vertueux. Elle supprime les déplacements, raccourcit les délais et abaisse le coût d’accès aux services publics. Un acte obtenu en ligne revient moins cher à produire pour l’administration comme à obtenir pour celui qui en a besoin. Loin d’être une dépense de prestige, la transformation numérique allège à la fois les finances de l’Etat et le quotidien des Burkinabè.

La frontière la plus avancée de ce front est déjà celle de l’intelligence artificielle. Parce que l’IA se nourrit de données et de langues, la souveraineté de demain se jouera aussi sur les contenus. En travaillant, à travers la nouvelle feuille de route de l’IA, sur des modèles adaptés à nos langues nationales, le Burkina Faso affirme que la technologie doit parler mooré, dioula ou fulfuldé, et non l’inverse. Maîtriser nos données, c’est aussi maîtriser nos mots.

Aucune souveraineté ne tient cependant sans les femmes et les hommes qui la portent. C’est pourquoi le renforcement des capacités irrigue l’ensemble des chantiers, du Zama tchè à l’Elite IT. Du citoyen le plus ordinaire, que l’on accueille et sensibilise aux bons réflexes numériques face aux cybermenaces, jusqu’à l’ingénieur de haut niveau formé à concevoir nos propres solutions, c’est toute une chaîne de compétences nationales qui se bâtit. Une nation numériquement souveraine n’est pas celle qui se contente d’acheter la technologie, mais celle qui sait la produire, la protéger et la transmettre.

Les défis demeurent nombreux, de la couverture du territoire à la cybersécurité, du financement des infrastructures à la montée en compétences. La révolution numérique, comme toute révolution, ne se décrète pas en un jour. Elle se gagne chantier après chantier, raccordement après raccordement, talent après talent.

Sur ce front-là, il n’y a pas de spectateurs. Chaque agent qui dématérialise, chaque ingénieur qui code, chaque technicien qui sécurise un réseau, chaque citoyen qui protège ses données est un acteur de cette conquête. Derrière chaque plateforme déployée et chaque donnée rapatriée, une même ambition nous rassemble, celle de faire du Burkina Faso le maître de son destin numérique. C’est cela, l’autre front de la révolution. Et c’est ensemble que nous le tiendrons.

Direction de la Communication et des Relations presse
Ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques

 

Sociétés privées de sécurité : Signature historique de la convention collective et augmentation du salaire minimum à 57000 F CFA

Les sociétés privées de sécurité du Burkina Faso disposent désormais d’une convention collective. Neuf ans après le début des négociations, les acteurs du secteur ont enfin trouvé le bout du tunnel à travers cette convention collective. Sa signature est intervenue dans l’après-midi du mardi 29 septembre 2026, au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre des Serviteurs du Peuple, le Camarade # Mathias TRAORE, à Ouagadougou.

Dans sa mission de promotion du travail décent dans les différents secteurs d’activités, le Ministère des Serviteurs du Peuple a, à travers la Direction générale du travail (DGT), accompagné tout le processus.

La convention est selon le Camarade Ministre un instrument essentiel qui vise à améliorer les conditions de travail, renforcer la compétitivité des entreprises et consolider la paix sociale.
A ce titre, elle règlemente les questions relatives aux contrats de travail, à la rupture des contrats de travail, à la classification, aux salaires, primes et indemnités, aux évaluations et à la promotion, à l’exercice du droit syndical et la protection des délégués du personnel, à la sécurité et santé au travail et aux services sociaux d’entreprises et aux différends du travail.

Le Camarade Ministre des Serviteurs du Peuple, a souligné que la convention collective qui a fait l’objet de signature, comporte de nombreuses innovations.
« Le salaire de base des vigiles aujourd’hui passera au minimum à 57 000F CFA. Désormais un plan de carrière est prévu pour l’ensemble des travailleurs des sociétés privées de sécurité et des indemnités sont prévues aussi à l’initiative de chacune des entreprises, y compris des avantages en nature, notamment l’indemnité de savon qui est déjà accordé », a-t-il relevé.

Conscient qu’une convention collective n’est efficace que lorsqu’elle est appliquée, le Camarade Mathias TRAORE a appelé les parties prenantes à la dérouler dans les meilleurs délais.
« La convention est prévue pour entrer en application un an après sa signature et je voudrais préciser qu’elle a été signée entre deux faîtières des sociétés privées de sécurité qui regroupent 400 sociétés. Cependant, en la matière, le législateur a voulu que le Ministre en charge du travail ait la possibilité d’étendre la convention lorsqu’elle est signée aux autres qui ne sont pas signataires », a-t-il souligné.

Pour le Camarade vice-président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) en charge du dialogue social, #Harouna TOGUYENI, il n’y a rien de tel qu’une convention collective pour permettre aux employeurs et aux travailleurs d’être en sécurité. Il a rassuré que les employeurs mettront tout en œuvre pour qu’elle soit appliquée pour le bonheur des travailleurs et la sécurité des Burkinabè.

De son côté, le Camarade président du mois des centrales syndicales, #Inoussa NANA a fait l’historique des négociations avant de souligner qu’elle constitue une avancée significative qui permettra de mieux organiser ce secteur et d’améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs.

Au regard des nombreux avantages que présente cette convention collective pour les différentes parties, le Camarade Ministre des Serviteurs du Peuple a souhaité qu’elle fasse tache d’huile sur les autres secteurs d’activités.

Il a de ce fait lancé un appel solennel à tous les secteurs d’activités qui ne disposent pas encore de cet instrument à s’inspirer de l’exemple du secteur privé de sécurité, tout en les rassurant de la disposition du gouvernement à les accompagner, conformément aux textes en vigueur et dans l’intérêt des travailleurs comme des employeurs.

DCRP/MSP

Lutte contre le trafic de stupéfiants : La Police Nationale saisit près de 86 kilogrammes de cannabis à Ouagadougou 

L’Unité Anti-Drogue de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, mis un terme aux activités illicites d’un réseau de trafic et de vente de cannabis à Ouagadougou.
En effet, dans un contexte marqué par l’insécurité et la prolifération des stupéfiants sur l’ensemble du territoire national, elle a intensifié ses actions de lutte contre le trafic et la consommation de drogues dans la ville de Ouagadougou. Ce qui a conduit au démantèlement de ce réseau bien structuré dont les membres s’adonnaient au trafic, à la vente et à la consommation de stupéfiants, de boissons frelatées, de cigarettes de contrebande et de produits psychotropes.
Relativement au mode opératoire du groupe, ses membres, qui sont impliqués à divers degrés, effectuaient leur approvisionnement depuis un pays voisin. La marchandise était ensuite acheminée vers Ouagadougou par l’intermédiaire de véhicules de transport en commun ou de véhicules personnels. Une fois à Ouagadougou, elle était stockée avant d’être vendue ou redistribuée à la clientèle. Il est à noter qu’une partie était destinée à des revendeurs et grossistes opérant sur différents sites d’orpaillage à l’intérieur du pays, notamment Boromo et Poura dans la province des Balé, Zanténé dans la province du Sanguié, Sabcé dans la province du Bam, et Mogré et Bittou dans la province du Boulgou.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont, au moment de l’interpellation des membres du réseau, saisi plusieurs objets dont 86 kg de cannabis, des motos, des boissons alcoolisées frelatées, des paquets de cigarettes de contrebande, des plaquettes de produits psychotropes et du numéraire.
La Police Nationale remercie encore une fois les citoyens grâce à qui ce résultat a été atteint. Elle invite par ailleurs l’ensemble des populations, particulièrement les parents d’élèves et les responsables des établissements scolaires, à plus de vigilance et à dénoncer tout cas suspect afin de contribuer à préserver l’avenir des plus jeunes.
En rappel, les numéros verts que sont les 17, 16 et 1010 sont toujours disponibles et joignables à chaque fois que le besoin se fera sentir.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

République populaire de Chine : La protection de l’environnement, une priorité de développement national

Les montagnes verdoyantes et les eaux limpides sont un trésor inestimable. Cette citation du président chinois Xi Jinping témoigne de l’intérêt accordé par les autorités chinoises à la protection de l’environnement. En effet, la protection de l’environnement est devenue une priorité de développement national en Chine.  

 

Le développement de la Chine dans les années 1980 et 1990 avait entrainé une détérioration de l’environnement. La dégradation de l’environnement était d’ailleurs un phénomène courant dans les années 1980 et 1990. Elle était même considérée comme le prix à payer pour le développement et la modernisation. Le modèle de développement de presque tous les pays d’Asie était d’abord le développement et ensuite le nettoyage. Des pays comme le Japon et la Corée du Sud étaient aussi concernés par le même phénomène.

Mais dès le XXIe siècle, la Chine a accordé de l’importance à la protection de l’environnement. Le Gouvernement chinois a mis davantage l’accent sur le développement vert et a pris une série de mesures pour promouvoir le développement de l’économie verte.

Le président chinois Xi Jinping : « L’homme et la nature forment une communauté de vie. Nous, en tant qu’êtres humains, devons respecter la nature, suivre ses voies et la protéger »

La Chine s’est d’abord dotée d’un Plan national de reforestation 2011–2020. Elle a également procédé à la protection des zones touchées par la désertification, à la gestion et transformation de ces domaines, au développement des activités liées au sable, ainsi qu’au renforcement des capacités, la promotion des nouvelles technologies et le renforcement du suivi. Aujourd’hui, le résultat est remarquable.

Après 30 ans de transformation,1/3 du désert de Kubu (plus de 145 hectares), est devenu oasis.

La forêt de Saihanba dans le Hebei qui était autrefois un désert est aujourd’hui la plus grande forêt artificielle du monde. À partir de 1962, pour protéger Pékin des tempêtes du sable, cette forêt artificielle a été construite au nord de la capitale. Le couvert forestier est passé de 12% à plus de 80% en 2016.

Huzhou, le sanctuaire du bambou

La transformation du plateau de Loess constitue également un grand exemple en matière de protection de l’environnement en Chine. Depuis plus de 30 ans, le plateau de Loess a été reboisé, de sorte que l’érosion a été atténuée et l’eau devient plus claire et moins jaune.

Le développement de l’industrie du bambou a également constitué une mesure mise en œuvre par la Chine pour protéger son environnement. Lorsqu’on parle de bambou, c’est la ville de Huzhou qui nous vient immédiatement en tête. Située dans la province du Zhejiang, cette ville est réputée pour son industrie du bambou. Huzhou est une ville verte avec plus de 71% de couverture forestière, en particulier des forêts de bambous. Au fil des ans, les habitants ont fait de la culture du bambou leur principale ressource et ont construit plus de 6000 hectares de forêts de bambous. Il y a plus de 2000 entreprises spécialisées dans la production de matériaux, de meubles, de fibres de bambou, de nourriture de pousses de bambou, etc. Ils peuvent fabriquer plus de 3000 produits qu’ils exportent dans plus de 30 pays à travers le monde.

L’industrie du bambou a bénéficié du soutien des politiques publiques à travers la création de coopératives qui favorise le développement intensif du bambou ainsi que la promotion des activités liées aux forêts de bambous, telle la culture de champignons dans les forêts de bambous, et l’élevage de poulets, etc.

Dans sa politique de développement vert, la Chine a également procédé à la création de parcs nationaux pour protéger les espèces naturelles.

Des espaces verts dans les mégapoles

Elle a créé d’abord cinq parcs nationaux naturels avec un objectif précis, celui de protéger les espèces naturelles. Le parc naturel national dans le Nord-Est est spécialisé dans la protection de tigres et de léopards. Dans le Sud, l’île de Hainan est une forêt tropicale pluviale. Au centre de la Chine, il y a le parc pour la protection de pandas. A la source des trois grands fleuves, il y a la zone de protection des animaux sauvages et à la montagne Wuyi, il y a la zone de protection des espèces végétaux

L’une des mesures également mise en œuvre par la Chine est la construction d’espaces verts dans les mégalopoles. Les espaces verts urbains ont été multipliés par cinq, avec plus de 406 espaces verts publics à Shanghai depuis 2010. Et cela se poursuivra, car la Chine construira plus de 1 000 grands espaces verts au niveau national dans le cadre du 14e plan quinquennal.

Dans la dynamique de protection de son environnement, la Chine a également opté pour des vélos et d’autres moyens de transports partagés. Elle a également développé une industrie automobile de nouvelle énergie. Le pays s’est par ailleurs fermement engagé à réduire ses émissions de carbone, avec un objectif d’atteindre le pic d’émissions de carbone en 2030 et la neutralité carbone en 2060.

La Chine a développé fortement le secteur des énergies renouvelables en produisant des équipements et des installations photovoltaïques, en produisant des équipements éoliens et en testant plusieurs canaux pour les centrales nucléaires 4g. La capacité de production d’énergie renouvelable est en train d’augmenter si rapidement ces dernières années que la Chine pourrait atteindre son objectif cinq ans plus tôt que prévu.

Le moins qu’on puisse dire est que la Chine constitue un véritable exemple en matière de développement vert. Comme l’a dit le président Xi Jinping, « un environnement écologique sain est le fondement essentiel pour le développement durable de l’humanité et de la société ».

Nadège YAMEOGO

 

 

 

 

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré : « N’eût été l’assainissement de la gouvernance, nous n’aurions pas pu faire les réalisations actuelles »

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A quelques jours de la date anniversaire de son accession au pouvoir, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré était face à la presse, le dimanche 27 septembre 2026. Pendant près de 2 heures, les échanges ont porté, entre autres, sur la lutte contre le terrorisme, la question de la gestion des ressources de l’Etat et les efforts consentis dans l’industrialisation. Sidwaya propose l’intégralité de l’entretien.

Lire l’intégralité de l’entretien en cliquant sur le lien ci-dessous:

Interview Président du Faso

Solidarité nationale : Coris Bank mobilise 100 millions F CFA pour les pupilles de la Nation

Coris Bank International a fait un don de 100 millions F CFA au gouvernement en faveur des pupilles de la nation, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou. Ce don, qui vise à renforcer le dispositif de prise en charge des pupilles de la Nation, a été reçu par la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré.

Coris Bank International entend tra-duire sa reconnaissance aux Forces de défenses et de sécurité (FDS), ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) tombés pour la Nation. A cet effet, elle a fait un don à hauteur de 100 millions F CFA aux pupilles de la Nation. Le chèque a été reçu par la ministre de la Famille et de la Solidarité le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, le vendredi 25 septembre 2026, à Ouaga-dougou. Pour elle, ce don constitue un geste à la fois généreux, humain et citoyen. « Je voudrais, au nom du gouvernement et au nom de l’ensemble des bénéficiaires, traduire toute notre reconnaissance à Coris Bank International. Au-delà du montant, je voudrais faire retenir
la portée hautement humaine et citoyenne de ce geste », a-t-elle affirmé.

La ministre Passowendé Pélagie Kabré a rappelé que le gouvernement accorde une priorité à la protection et à l’accompagnement des enfants des FDS et des VDP tombés sur le champ d’honneur, d’où l’opérationnalisation diligente de la loi n°03-2022 portant protection et prise en charge des pupilles de la Nation. Toujours selon la cheffe du département en charge de la solidarité, 1073 pupilles de la Nation sont à ce jour enrôlés et bénéficient de mesures d’accompagnement gratuites dans plusieurs domaines, notamment l’éducation, la santé, le transport, ainsi que d’une allocation forfaitaire.

Un geste de reconnaissance et de solidarité

Les 100 millions FCFA offerts par Coris Bank International viennent renforcer ces mécanismes mis en place par l’Etat pour la prise en charge des pupilles de la Nation. « Ce don que nous venons de recevoir va nous permettre de renforcer ce dispositif. Nous allons plus orienter ce don vers une allocation forfaitaire au profit des pupilles surtout pour les cantines scolaires, les restaurants universitaires et aussi les kits scolaires pour que ces enfants puissent aller à l’école », a poursuivi Passowendé Pélagie Kabré.

Selon les donateurs, ce geste répond à un besoin de reconnaissance envers les FDS et VDP. A travers ce don, Coris Bank veut ainsi honorer la mémoire des FDS et VDP tombés.
« Cela revêt un sens de reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui sont tombés et qui ont payé le sacrifice ultime pour que la Nation puisse tenir debout », a affirmé la directrice générale de Coris Bank International, Gisèle Gumedzoe. Pour elle, le don est également un acte de so-lidarité envers les familles, car les enfants doivent pouvoir apprendre et préparer leur avenir sereinement.

Ce don de la part de Coris Bank s’inscrit également dans une démarche de responsabilité sociétale, selon sa directrice générale.
Elle a rappelé que la responsabilité de son institution ne se limite pas uniquement à la performance économique. « Nous devons pouvoir contribuer au bien-être de la communauté », a-t-elle fait savoir.
De son côté, la ministre Passowendé Pélagie Kabré a rassuré les donateurs que les 100 millions seront utilisés avec rigueur et à bon escient. Des rapports seront transmis à Coris bank afin de rendre compte de l’utilisation des ressources, a-t-elle précisé.

Galedie Kétoura SIMPORE