Plaidoyer pour un “quota-jeunes” aux législatives de 2020

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Dans le cadre du projet Alliance jeunes et parlementaires (AJP) du Balai citoyen, des jeunes Burkinabè ont élaboré et présenté trois thèmes de plaidoyer auprès de l’Assemblée nationale, le samedi 13 juillet 2019, à Ouagadougou, au cours d’une cérémonie en présence de deux députés. Le projet plaide pour une amélioration de la situation socioéconomique et l’émergence politique des jeunes.

L’instauration d’un quota en faveur des jeunes sur les listes électorales législatives en 2020, le recrutement de 127 assistant(e)s parlementaires et l’extension de la couverture de la radio parlementaire à tout le territoire national, sont ce que vise l’association Le Balai citoyen à travers son projet Alliance jeunes et parlementaires (AJP). Porteur d’un plaidoyer en vue de l’émergence socioéconomique et politique, le Balai citoyen a présenté ses trois objectifs, le samedi 13 juillet 2019 à Ouagadougou, aux bénéficiaires de l’AJP et à deux députés. S’agissant du quota, le porte-parole du projet, Abdoul Fataou Maïga, a expliqué que l’objectif est d’avoir 30% de jeunes à l’Assemblée nationale à l’issue des échéances électorales de 2020. Pour ce faire, il propose l’adoption d’une loi fixant des «listes électorales nationales zébrées» aux couleurs jeunes ou exigeant un jeune dans chaque province. A ses dires, les jeunes de moins de 35 ans, qui représentent plus de 72% de la population du Burkina Faso sont «la première ressource, la force du développement» mais n’ont pas l’occasion d’être responsabilisés et d’apprendre aux côtés des aînés. Concernant le recrutement des 127 jeunes assistant(e)s parlementaires, le porte-parole a justifié que les élus n’ont pas toujours les ressources requises et le temps nécessaire pour analyser avec lucidité les propositions/projets de loi. «Les assistant(e)s apporteront une dynamique nouvelle et permettront d’améliorer le travail des députés, comme c’est le cas dans d’autres pays», a soutenu le présentateur des objectifs du plaidoyer. Au sujet de l’extension de la zone de couverture de la radio du parlement (actuellement un rayon de 75 kilomètres autour de Ouagadougou), celui-ci qui est le président du comité de base de l’AJP/Ouaga, a fait savoir que cela rendra l’information parlementaire disponible partout au Burkina Faso et permettra aux populations d’être plus proches de leurs représentants et de participer au développement socioéconomique du pays. Invités à la cérémonie, les députés Emmanuel Lankoandé (président du groupe parlementaire Burkindlim) et Léonce Zagré, se sont engagés à porter le plaidoyer dont les thèmes sont «d’actualité et pertinents». Soulignant l’importance de l’animation du Parlement par toutes les couches sociales, M. Lankoandé a noté que la cause des jeunes doit aussi être défendue au sein des partis politiques dans lesquels les intéressés ont été invités à s’engager avec conviction. Son collègue ajoutera que l’extension de la couverture de la radio parlementaire aidera les membres de l’assemblée dans la redevabilité et à la compréhension par les populations du rôle des élus. Au lieu de 127 assistant(e)s parlementaires, Léonce Zagré a proposé que le recrutement se fasse de façon progressive à commencer peut-être avec dix personnes. Il a aussi suggéré que les acteurs du projet AJP étudient bien les questions de profil et de rôle des assistants afin de rencontrer les responsables de l’Assemblée nationale avec un document bien élaboré.

Jean Philibert SOME &
Boureima GANSONRE
(Stagiaire)

Lutte antiterroriste: le 31e RIC à l’école américaine

L’Etat-major général des armées (EMGA) a organisé la cérémonie de fin de formation de 60 militaires du 31e Régiment d’infanterie commando (RIC), le vendredi 12 juillet 2019, au camp Général Bila Zagré de Ouagadougou.

Deux officiers, 17 sous-officiers et 41 militaires de rang, issus de deux sections du 31e Régiment d’infanterie commando (RIC), sis à Tenkodogo, ont appris, pendant six semaines, à «faire la guerre à l’américaine». En effet, ces éléments de la 3e région militaire du Burkina Faso ont fait des démonstrations des aptitudes acquises aux côtés des forces spéciales américaines au cours de la deuxième session du programme dénommé «Joint combat exercise training» (JCET), à l’occasion de la cérémonie de fin de formation, organisée par l’état-major général des armées, le vendredi 12 juillet 2019 à Ouagadougou. La lutte contre les engins explosifs improvisés, le secourisme opérationnel, le maniement des armes individuelles en dotation, la maîtrise des armes collectives et des manœuvres opérationnelles tactiques, le droit du conflit armé, ont été les principaux domaines développés au profit des 60 «Boys» de l’armée burkinabè. Un renforcement des capacités opérationnelles des unités qui répond aux ambitions de la hiérarchie militaire, selon le Chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT), le colonel Omer Gilles Bationo. «Nous sommes face à un ennemi qui mène un combat asymétrique de type guérilla. Ces différentes formations par les forces spéciales américaines vont accroître les capacités de réaction de nos forces. Recevoir une formation des militaires qui ont déjà connu à travers d’autres théâtres d’opération ce genre de menace, est quelque chose que nous apprécions à sa juste valeur», a indiqué le colonel Bationo. Le CEMAT a exprimé sa reconnaissance à la coopération américaine, se réjouissant de l’impact des différentes formations, «déjà perceptible sur le terrain» à travers différentes opérations militaires (Otapuanu et Doofu, notamment). Une occasion pour lui de saluer la vitalité de la coopération militaire entre le Burkina Faso et les Etats-Unis d’Amérique. «Notre politique est d’augmenter la formation des compagnies antiterroristes dans chaque région militaire du Burkina Faso, de donner des équipements et d’aider les Burkinabè à faire face à l’insécurité et au terrorisme, mais aussi à partager les expériences que les forces américaines ont acquises dans d’autres régions du monde», a expliqué, pour sa part, l’ambassadeur américain au Burkina Faso, Andrew Young. Le diplomate a aussi magnifié un exemple de partage d’expériences «donnant-donnant». Il a soutenu, en effet, que les Américains venus pour cette formation ont beaucoup appris de leurs homologues burkinabè sur les défis de la région, la situation en Afrique de l’Ouest, et en contrepartie, ils ont partagé leurs expériences acquises dans d’autres régions du monde. Cette formation au profit des éléments de la 3e région militaire est intervenue après de précédentes sessions au profit des deux premières régions militaires. Le tout s’inscrit dans le cadre du projet de coopération militaire quinquennal entre Ouagadougou et Washington.

Synthèse de Fabé Mamadou OUATTARA

& Franck(Stagiaire)

Séminaire gouvernemental

Les membres du gouvernement burkinabè se sont réunis, le vendredi 12 juillet 2019, à Ouagadougou, en session de travail, en vue d’approfondir les réflexions sur le processus d’élaboration de la Politique nationale de défense et de sécurité (PONADS).

Le gouvernement burkinabè veut d’une Politique nationale de défense et de sécurité (PONADS) qui rompt avec la conception sectorielle de la sécurité et offre à l’action publique, des fondements de vision et d’orientation stratégique, élaborés dans un processus particulier et inclusif. C’est l’enjeu d’un séminaire gouvernemental, tenu le vendredi 12 juillet 2019 à Ouagadougou. Il s’est agi pour le comité scientifique, de présenter aux différents ministres, l’état d’avancement des travaux de la politique nationale de sécurité, afin de recueillir leurs contributions dans la lutte contre le terrorisme. Le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, a estimé qu’il est important de jeter un regard rétrospectif sur l’évolution de la sécurité nationale et son concept. «Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, veut que cette nouvelle politique nationale de sécurité soit inclusive. Tous les secteurs et couches de la société doivent participer à l’élaboration de ce document et donner leur point de vue sur ce qu’est la sécurité nationale», a-t-il fait savoir. Et de poursuivre, qu’à terme, le document doit être compris par les populations elles-mêmes, qui auront pour mission de l’appliquer. M. Compaoré a soutenu que la sécurité nationale n’est ni une affaire de technocrates, ni de militaires ou de policiers. Il est plutôt à son avis, un concept partagé par tous les Burkinabè. Ce séminaire gouvernemental, a-t-il dit, devrait permettre notamment de définir et clarifier le concept de sécurité nationale ainsi que tous les concepts-clés s’y rapportant et aussi de faire une analyse complète et profonde du contexte sécuritaire international, régional et national.

Afsétou SAWADOGO

Sommet de l’UEMOA: l’Eco sera arrimée à l’Euro, selon Alassane Ouattara

La 21e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union économique et monétaire ouest-africaine s’est tenue, le vendredi 12 juillet 2019, à Abidjan en Côte d’Ivoire. La rencontre a été l’occasion pour les dirigeants des pays de l’Union, de réaffirmer leur engagement pour la mise en œuvre, à partir de 2020, de la monnaie unique de la CEDEAO, l’Eco.

Les chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont réitéré leur volonté de mettre en œuvre la monnaie unique, l’ Eco, à la 21e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement (CCEG) de l’Union, tenue à Abidjan en Côte d’Ivoire, le vendredi 12 juillet 2019. «La conférence réaffirme l’approche graduelle pour la mise en place de la monnaie unique de la CEDEAO, privilégiant un démarrage en 2020 avec les pays qui respectent les critères de convergence de la CEDEAO, tandis que les autres pourront s’y joindre ultérieurement», a indiqué le communiqué final de la conférence, lu par le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima. Le même document, qui salue, les progrès réalisés par les Etats-membres de l’Union, a exhorté ces deniers à poursuivre les réformes en vue de respecter les critères de convergence et faciliter la marche vers l’Eco. Le président de la République de Côte d’Ivoire, par ailleurs président de la CCEG, Alassane Ouattara, a expliqué qu’à son adoption en 2020, l’Eco remplacera le franc CFA. La nouvelle monnaie, comme l’ancienne, sera arrimée à l’Euro et gardera la même parité avec, toutefois, la perspective d’un taux de change flexible dans la durée, a-t-il signifié. D’après le président ivoirien, cette mesure devrait permettre la garantie de la stabilité de l’Eco et le maintien des taux de croissance élevés, régulièrement enregistrés par les pays utilisateurs du franc CFA. Le compte à rebours pour l’entrée en vigueur de l’ECO avait été lancé le 29 juin 2019 à Abuja au Nigeria.

Bilan satisfaisant pour 2018

Outre la question monétaire, la 21e session de la CCEG a examiné plusieurs points relatifs à la vie de l’Union. A l’exception de la situation sécuritaire délétère dans certains pays de l’espace, en l’occurrence le Mali, le Niger et le Burkina Faso, la rencontre a noté, avec satisfaction, des avancées significatives dans plusieurs domaines. Sur le plan économique, les chefs d’Etat de l’UEMOA se sont félicités de la bonne santé de l’Union qui a enregistré en 2018, un taux de croissance de l’ordre de 6,6% comme en 2017, avec des projections indiquant le maintien des performances. Concernant la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, ils ont salué les progrès réalisés par les Etats de l’Union qui ont obtenu un taux global de mise en œuvre des réformes de 69% en 2018 contre 62% en 2017. S’agissant du Prélèvement communautaire de solidarité (PCS), la conférence a décidé de le maintenir à 0,8 % et a instruit le conseil des ministres et la commission de l’UEMOA de poursuivre les efforts de rationalisation du fonctionnement des organes. Cela, en vue de dégager des ressources additionnelles, et faire des propositions, avant la fin 2019, pour financer les projets et programmes régionaux de développement et de sécurité destinés à relever les défis majeurs auxquels fait face l’Union. Sur le plan politique, la bonne tenue des échéances électorales au Togo, en Guinée Bissau, au Sénégal et au Bénin a été saluée. Au chapitre des chantiers de l’intégration notamment dans le domaine de la sécurité alimentaire, l’énergie et la sécurité, les comités de haut niveau en charge de ces questions ont été félicités par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernements qui s’est réjouie particulièrement de la mise en œuvre du Programme communautaire décennal de transformation de l’agriculture pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans leur espace. Au cours de la 21e session de la CCEG de l’UEMOA, le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) est devenu Autorité du marché de l’UEMOA. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ses pairs de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo et de la Guinée Bissau (représenté par son Premier ministre) ont entériné ce changement de dénomination.

Mamady ZANGO
mzango18@gmail.com
(De retour d’Abidjan)

Dialogue politique: début des travaux ce lundi

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, préside ce lundi à Ouagadougou, la cérémonie officielle d’ouverture du dialogue politique, qui réunit les partis de la majorité et de l’opposition. Ce dialogue politique, qui se tient du 15 au 22 juillet 2019, autour de l’organisation des élections de 2020, de la situation nationale et de la cohésion sociale, est une initiative du président du Faso pour permettre aux acteurs de la scène politique nationale de s’asseoir autour de la même table, pour des échanges ouverts sur des sujets d’intérêt national.  Annoncé le 4 avril  dernier lors de la rencontre, entre, d’une part, le président du Faso et le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et, d’autre part, le président du Faso et la majorité présidentielle, ce dialogue politique traduit la disponibilité du chef de l’Etat à l’écoute et à la concertation, pour un Burkina apaisé, réconcilié, et solidaire. Les travaux de cette rencontre politique seront co-présidés par le président de l’Alliance des Partis de la Majorité Présidentielle (APMP),  Simon Compaoré, et le Chef de file de l’Opposition politique, Zéphirin Diabré, avec pour rapporteur général, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo. Chaque délégation participante est constituée de 20 personnes, dont au moins cinq femmes.

Direction de la
communication de la
présidence du Faso

Lutte contre le terrorisme au Sahel

La 21e session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine tenue, le vendredi 12 juillet 2019, à Abidjan,a délibéré sur plusieurs sujets d’intérêt de la sous-région dont la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans la bande sahélienne de l’Afrique de l’Ouest.

Les dirigeants des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont préoccupés par l’escalade de la violence dans le Sahel. A la 21e session ordinaire de leur conférence, tenue à Abidjan, le vendredi 12 juillet 2019, ils ont opté pour une approche efficiente contre l’hydre terroriste et l’extrémisme violent.
Le président de la République de Côte d’Ivoire, par ailleurs président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, Alassane Ouattara, a annoncé la tenue d’un sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Ouagadougou au Burkina Faso, à laquelle prendront part tous les Etats de l’espace UEMOA. La date du 14 septembre 2019 a été envisagée pour cette rencontre de haut niveau qui permettra, a-t-il dit, de faire des propositions allant dans le sens de la coordination des efforts, des services de renseignements des pays de la sous-région. A l’entendre, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent ne doit pas être l’apanage des seuls Etats touchés, mais une préoccupation commune, exigeant la mutualisation des moyens d’intervention. «Nous considérons que c’est une synergie d’actions et il ne suffit pas de s’en tenir au G5 Sahel ou à la MINUSMA, mais il faut que ce soit l’ensemble des pays de la CEDEAO plus les pays comme le Tchad et le Cameroun», a fait savoir le président ivoirien.

Le débat, bientôt porté à l’ONU

En attendant le rendez-vous de Ouagadougou, Alassane Ouattara a indiqué que les ministres en charge de la défense des Etats-membres de l’UEMOA ont été mandatés pour approfondir les réflexions autour du sujet, en vue d’aboutir à des propositions concrètes. Lesquelles, a-t-il précisé, permettront de constituer un rapport qui sera présenté à l’Assemblée générale de l’ONU en fin septembre 2019 à New York. En début de séance de la 21e session de la conférence, le président Ouattara avait déploré qu’en 2018, la mise en œuvre de plusieurs projets communautaires dans des pays-membres de l’UEMOA, en l’occurrence au Mali, au Niger et au Burkina Faso ait été affectée par les attaques terroristes. Toutefois, il s’est félicité de «l’organisation diligente de la riposte, opérée par les forces armées nationales, avec l’appui des troupes sous-régionales et de la communauté internationale». Du reste, il a insisté sur la détermination des Etats à ne jamais fléchir dans cette lutte contre les «forces du mal», ajoutant que l’engagement des Etats-membres de l’UEMOA à ce sujet sera sans limite. La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement (CCEG) est l’organe suprême de l’UEMOA qui regroupe huit pays. Ce sont le Benin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. La CCEG se réunit une fois par an et définit les grandes orientations de la politique de l’Union. L’UEMOA a commémoré ses 25 ans d’existence le 10 janvier 2019, à Ouagadougou au Burkina Faso.

Mamady Zango
mzango18@gmail.com
(De retour d’Abidjan)

Eglise catholique au Burkina Faso: le statut juridique signé au Vatican

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, et le secrétaire pour les Relations avec les Etats du Saint Siège, Mgr Paul Richard Gallagher ont signé, le vendredi 12 juillet 2019, dans la cité du Vatican en Italie, un accord sur le statut juridique de l’Eglise catholique au Burkina Faso.

L’Eglise catholique aura très bientôt un statut juridique «clair» au Burkina Faso, grâce à un accord signé, le vendredi 12 juillet 2019, dans la cité du Vatican entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry et son homologue Mgr Paul Richard Gallagher du Saint siège (Etat qui a souveraineté sur tous les catholiques du monde avec comme assise territoriale, la cité du Vatican). L’accord composé de 19 articles et d’un protocole additionnel entrera en vigueur lors de l’échange des instruments de ratification à une date non encore déterminée. Il établit l’autonomie, l’indépendance et la souveraineté des relations entre les deux Parties. Il consacre également le caractère public de l’Eglise, le libre exercice du culte public, l’autonomie organisationnelle et opérative de l’autorité ecclésiastique, l’inviolabilité du secret sacramental de la confession, la jouissance par l’Eglise de droits fonciers et patrimoniaux, de même que la garantie du droit d’exercice des responsabilités pastorales envers les fidèles … Selon le président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger, Mgr Laurent Dabiré, par ailleurs évêque de Dori, l’accord permet la reconnaissance de l’Eglise catholique comme personne juridique et morale qui peut poser sans encombre des actes de la vie publique dans l’ordonnancement burkinabè. «Cela est important, car pour ester en justice par exemple, ce n’était pas toujours facile. Il fallait passer par des mécanismes de substitution. Avec cet accord, ce problème est réglé», s’est-il réjouit. A l’entendre, l’accord permettra d’encadrer et de donner un nouveau souffle aux relations de coopération et de collaboration entre l’Eglise catholique et l’Etat burkinabè dans divers domaines. En outre, il a indiqué que l’Eglise devra mieux s’organiser afin d’entrer dans l’esprit de l’accord à travers la communication régulière de ses activités. «Cet accord va booster les activités d’apostolat notamment celles d’assistance, d’enseignement et de développement à l’égard des populations du Burkina Faso sans distinction religieuse, ethnique …», a-t-il soutenu. Dans le même ordre d’idée, le secrétaire pour les Relations avec les Etats du Saint Siège, Mgr Gallagher, a souligné que l’accord favorisera une entente plus cordiale entre les autorités burkinabè et les pasteurs de l’Eglise catholique au profit du bien commun.

De l’aide pour les déplacés internes

Il a toutefois précisé que par cet accord, l’Eglise catholique ne cherche aucunement à obtenir des privilèges particuliers aux dépens d’autres confessions religieuses. «Il est simplement question de définir le cadre juridique de son activité et de ses rapports avec les autorités civiles pour le bien-être des fidèles et de la société burkinabè», a-t-il insisté. Le ministre Alpha Barry s’est réjoui de la signature de cet accord qui témoigne «du sceau particulier» des relations diplomatiques entre le pays des Hommes intègres et le Siège apostolique, établies officiellement en 1973. Pour cela, il a rappelé les deux visites «historiques» du Pape Jean Paul II au Burkina Faso en 1980 et 1990, la contribution de l’Eglise catholique à la paix et la cohésion sociale ainsi que les diverses actions en faveur du développement intégral notamment dans les domaines spirituel, éducatif, sanitaire et socioéducatif. De ce fait, il a assuré que la partie burkinabè mettra tout en œuvre pour l’entrée en vigueur diligente de l’accord. En réponse aux inquiétudes formulées par les responsables de l’Eglise catholique relatives aux attaques perpétrées contre les populations, des églises et membres du clergé, et l’accroissement des déplacés internes, le chef de la diplomatie burkinabè a rassuré que l’Etat ne ménage aucun effort dans la lutte contre l’hydre terroriste. Alpha Barry a traduit la reconnaissance et la sympathie du peuple burkinabè à l’endroit de sa Sainteté, le Pape François pour ses prières à l’intention du Burkina Faso qui traverse actuellement une ère difficile de son histoire. «En témoignent ses différents messages dans lesquels il a prié pour l’Afrique et particulièrement les pays du G5 Sahel notamment le Burkina Faso», a-t-il indiqué. Aussi, il a transmis un message du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré pour le Pape et demandé que celui-ci continue de prier pour le pays. Ne doutant pas que cette requête sera exaucée, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso près le Saint Siège, Robert Compaoré, a indiqué que le pape a mis à la disposition des structures catholiques, des fonds pour contribuer à la prise en charge des déplacés internes.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com
(De retour du Vatican)

Lutte contre le terrorisme au Sahel: Un sommet de la CEDEAO en septembre 2019

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La 21e session ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine tenue, le vendredi 12 juillet 2019, à Abidjan, a délibéré sur plusieurs sujets d’intérêt de la sous-région dont la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans la bande sahélienne de l’Afrique de l’Ouest. 

Eglise catholique au Burkina Faso: Le statut juridique acté au Vatican

 

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry et le secrétaire pour les Relations avec les Etats du Saint Siège, monseigneur Paul Richard Gallagher ont signé le vendredi 12 juillet 2019 dans la cité du Vatican en Italie  un accord sur le statut juridique de l’église catholique au Burkina Faso.

L’église catholique aura  très bientôt un statut juridique clair au Burkina Faso. Ce, grâce à un accord signé le vendredi 12 juillet 2019 dans la cité du Vatican entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry et son homologue du Saint siège (Etat qui a souveraineté sur tous les catholiques du monde avec comme assise territoriale la cité du Vatican), monseigneur Paul Richard Gallagher. L’accord composé de 19 articles et d’un protocole additionnel  entrera en vigueur lors de l’échange des instruments de ratification à une date non encore déterminée. Il établit l’autonomie, l’indépendance et la souveraine des relations entre les deux Parties. Il  consacre également  le caractère public de l’église, le libre exercice du culte public, l’autonomie organisationnelle et opérative de l’Autorité ecclésiastique, l’inviolabilité du secret sacramental de la confession, la jouissance par l’Eglise de droits fonciers et patrimoniaux de même que la garantie du droit d’exercice des responsabilités pastoraux envers les fidèles… Selon le Président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger, monseigneur Laurent Dabiré, par ailleurs évêque de Dori,  l’accord permet la reconnaissance de l’église catholique comme personne juridique, morale qui peut poser sans encombre les actes de la vie publique dans l’ordonnancement burkinabè. «  Cela est important car pour ester en justice par exemple, ce n’était pas toujours facile. Il fallait passer par des mécanismes de substitution. Avec cet accord ce problème est réglé », s’est-il réjouit.  A ses dires, l’accord permettra d’encadrer et donner un nouveau souffle aux  relations de coopération et de collaboration entre l’église et l’Etat burkinabè sur divers domaines. En outre il a indiqué que l’église devra mieux s’organiser afin d’entrer dans l’esprit de l’accord à travers la communication régulière des activités qu’elle mène. «  En un mot, cet accord va booster les activités d’apostolat qui sont celles d’assistance, d’enseignement, de développement à l’égard des populations du Burkina Faso sans distinction de religieux, d’ethnie… », a-t-il soutenu. Dans le même ordre d’idée, le secrétaire pour les Relations avec les Etats du Saint Siège, Mgr Gallagher a souligné que le présent  accord  favorisera une entente plus cordiale entre les autorités du Burkina et les pasteurs de l’église au profit du bien commun de la Nation.

De l’aide pour les déplacés internes

Il a toutefois précisé que par cet accord, l’église catholique ne cherche aucunement à obtenir des privilèges particuliers aux dépens d’autres confessions religieuses. « Il est simplement question de définir le cadre juridique de son activité et de ses rapports avec les autorités civiles pour le bien être des fidèles et de la société burkinabè », a-t-il insisté. Le ministre Alpha Barry s’est quant à lui réjouit de la signature de cet accord  qui témoigne « du sceau particulier » des relations diplomatiques entre le pays des Hommes intègres et le Siège apostolique établies officiellement en 1973. Pour justifier ses propos, il a rappelé les deux  visites « historiques » du Pape Jean Paul II  au Burkina Faso en 1980 et 1990,  la contribution de l’Eglise catholique à la paix et la cohésion sociale ainsi que les diverses actions en faveur du développement intégral notamment dans les domaines spirituel, éducatif, sanitaire et socio-éducatif. De ce fait, il a assuré que la partie burkinabè mettra tout en œuvre pour l’entrée en vigueur diligente de l’accord. Reconnaissant que les inquiétudes formulées par les responsable de l’Eglise catholique par rapport aux attaques perpétrés contre les populations, des églises et membres du clergé, et l’accroissement des déplacés internes sont fondées, il a rassuré que l’Etat Burkinabè ne ménage aucun effort dans la lutte contre l’hydre terroriste. Il a traduit la reconnaissance et la sympathie du peuple burkinabè à l’endroit de sa Sainteté le Pape François pour ses prières à l’intention du  Burkina Faso qui traverse actuellement une ère difficile de son histoire. « En témoignent ses différents messages dans lesquels il a prié pour l’Afrique et particulièrement les pays du G5 Sahel notamment le Burkina Faso », a-t-il indiqué. Aussi, il transmit un message du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré pour le Pape et demandé que celui-ci continue de prier pour le pays. Ne doutant pas que cette requête sera exaucée, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso près le Saint Siège,  Robert Compaoré a indiqué que le Saint père a disponibilité des fonds au profit de structures catholiques pour la  contribution à la prise en charge des déplacés internes.

                                                       Eliane SOME

                                                       elianesome4@gmail.com