8es de finale de la CAN 2019

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Les 8es de finale de la CAN Egypte 2019 débutent cet après-midi, et ce, jusqu’au lundi 8 juillet 2019. Les chocs Nigeria-Cameroun et Mali-Côte d’Ivoire seront les principales attractions de ce second tour.

Finis les calculs du 1er tour de la CAN et place aux matches couperet dès cet après-midi ! Les écureuils du Bénin, repêchés parmi les meilleurs troisièmes du tournoi, croisent les Lions de l’Atlas du Maroc. Les deux équipes se sont croisées à cinq reprises dans le passé et les Béninois se sont à chaque fois inclinés. C’est dire que le Maroc part largement favori, mais doit faire attention au Bénin qui a démontré lors du premier tour face au Cameroun, qu’il avait un gros mental. L’autre rencontre de cet après-midi oppose les Cranes de l’Ouganda, l’une des révélations de cette CAN, au Sénégal de la star Sadio Mané. Les Sénégalais qui ont terminé 2e de leur groupe derrière l’Algérie n’ont pas été convaincants lors de certaines rencontres. Alors que les surprenants Ougandais ont livré de solides prestations. Cette première confrontation dans une phase finale de CAN entre ces deux équipes très athlétiques, s’annonce palpitante. Mais les Lions de la Téranga partent avec les faveurs des pronostics. Le 1er gros choc de ces 8es de finale opposera samedi 6 juillet, le Cameroun au Nigeria, deux grosses nations du football africain qui totalisent huit trophées continentaux. Le tenant du titre, le Cameroun (5 fois vainqueur) est arrivé en Egypte avec pour ambition de conserver son trophée. Mais il aura en face, le Nigeria (3 fois vainqueur) qu’il a déjà croisé à six reprises en phase finale de CAN. Même si les Lions indomptables enregistrent le plus grand nombre de victoires (3) lors de ces confrontations et que leur adversaire a coulé au premier tour face aux novices Malgaches, Zambo Anguissa et ses coéquipiers doivent se méfier des Super Eagles. Le pays organisateur, l’Egypte, qui a réalisé un sans-faute lors des phases de groupes, ne devrait pas trembler face à une tendre équipe d’Afrique du Sud. Sur ses propres installations et devant son public, les Pharaons, avec leur star de Liverpool, Mohamed Salah, partent largement favoris face à des Bafana-Bafana, le dernier repêché du 1er tour.

Jusqu’où ira Madagascar ?

Le dimanche, la surprenante équipe de Madagascar sera opposé à la RD Congo. Pour une 1re participation en CAN, les Barea doivent être déjà satisfaits de leur parcours. Comme l’appétit vient en mangeant et au vu du faible niveau de jeu de la RDC lors de ses deux premiers matches de la CAN, Madagascar va certainement jouer crânement sa chance. L’autre match du jour mettra aux prises l’Algérie à la Guinée.
Le Silly national qui a terminé 3e de groupe va devoir hausser son niveau de jeu pour tenir tête aux Fennecs, certainement la meilleure équipe du 1er tour. Le capitaine de la Guinée, Naby Keïta, aura fort à faire dans l’entrejeu où Riyad Marez, Youcef Atal et Ismaël Bennacer règnent en maître. Le derby ouest-africain le lundi 8 juillet, Mali-Côte d’Ivoire, est l’autre attraction de ces 8es de finale de la CAN. L’affiche est alléchante, surtout que cette fois-ci les Aigles du Mali, au vu de leurs matches du 1er tour, semble être un cran au-dessus des Eléphants. Mais attention au complexe d’infériorité, côté malien, puisqu’en quatre confrontations en phase finale de la CAN, la Côte d’Ivoire a battu trois fois le Mali contre un nul. La jeune équipe malienne réussira-t-elle à vaincre le signe indien ? Wait and see ! Enfin à 19h, le Ghana défiera la Tunisie, la seule équipe magrébine qui n’a pas convaincu au 1er tour. Elle aura donc fort à faire face aux Blacks Stars qui ont terminé 1er de son groupe devant le Cameroun. Dans leurs confrontations en CAN, sur sept oppositions, le Ghana a gagné six fois contre un nul.

Ollo Aimé Césaire HIEN

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Ouganda : les joueurs grèvent pour une revalorisation de leur prime
A deux jours de son 8e de finale contre le Sénégal, l’équipe de l’Ouganda ne se prépare pas dans les meilleures conditions pour cette confrontation. Les Cranes ont boycotté deux jours d’entraînement, mardi et mercredi dernier, pour réclamer une revalorisation de leur prime. La fédération ougandaise ne voulait rien entendre de cette revendication, estimant que toutes les primes, y compris les bonus en cas de victoire et de qualification, avaient été discutées depuis le 13 mai dernier. Mais les 23 Cranes gagneront finalement leur bras de fer, puisque la fédération a décidé mercredi soir de verser 6.000 dollars US supplémentaires à chaque joueur. Ce débrayage n’est pas de bon augure pour eux avant leur 8e de finale ce vendredi, et surtout, il ternit l’image d’une équipe qui avait pourtant attiré la sympathie des Africains lors du 1er tour.

Madagascar : 480 supporters attendus à Alexandrie pour encourager les Bareas
Le président de Madagascar, Andry Rajoelina, va affréter un avion pour que les supporters de l’équipe nationale de football puissent assister aux 8es de finale des Bareas dimanche face à la RDC. L’Airbus A 380, avec 480 sièges, quittera la grande île samedi soir avec les supporters et le retour est prévu dimanche, immédiatement après le match. Le voyage n’est cependant pas gratuit. Il faudra débourser 2.200.000 Ariary (525 euros) pour le billet aller-retour qui inclut les repas, l’eau, le ticket du match et le transfert aéroport-stade. Le président Malgache se rendra aussi à Alexandrie pour encourager les Zébus.

Rassemblés par S.S.H.

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Les à côtes de la CAN 2019

Le 1er tour en chiffres
*Au total, 68 buts ont été inscrits lors des 36 matches de la phase de groupes, soit une moyenne de 1,9 buts par match
*Quatre équipes n’ont pas concédé de but : Algérie, Maroc, Egypte et Cameroun
*La performance de Madagascar est historique puisque c’est la première fois depuis 2013 et le Cap-Vert, qu’un nouveau venu en phase finale se qualifie pour le tour suivant.
*Le Burundi devient la troisième équipe de l’histoire à n’inscrire aucun but lors des trois premiers matches en Coupe d’Afrique des Nations, après l’Ethiopie en 1957 et 1959 et le Mozambique en 1986.
*116 cartons jaunes ont été distribués et un carton rouge.

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Programme des 8es de finale

Vendredi 5 juillet
16h : Maroc # Bénin
19h : Ouganda # Sénégal
Samedi 6 juillet
16h : Nigeria # Cameroun
19h : Egypte # Afrique du Sud
Dimanche 7 juillet
16h : Madagascar # RD Congo
19h : Algérie # Guinée
Lundi 8 juillet
16h : Mali # Côte d’Ivoire
19h : Ghana # Tunisie
NB : Heure GMT

Hôpital Yalgado: les malades en détresse

L’heure est à l’arrêt de travail dans certains centres sanitaires, à la suite de la grève du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), annoncée depuis le 7 juin 2019, sous toutes ses formes. Au Centre hospitalier universitaire Yalgado- Ouédraogo, (CHU-YO), un service minimum est assuré. Constat fait dans la matinée du jeudi 4 juillet 2019.

A la devanture des urgences médicales de l’hôpital Yalgado- Ouédraogo, c’est toujours la même scène qu’on constate. Les malades et accompagnants affluent. En ce jeudi 4 juillet 2019, il est 9h33 mn. Une accompagnante d’un malade, le menton dans la main, est assise sur un banc. Elle confie que son malade est aux urgences depuis le 30 juin 2019 et il a eu des soins, même s’ils n’ont pas été administrés par des agents titulaires. «Nous déplorons surtout le cas des malades graves, qui ont été refoulés depuis hier, parce qu’il n’y a pas de médecins», explique-t-elle. A côté, une autre accompagnante, adossée à la porte des urgences nous fait savoir que son malade a été également pris en charge et qu’elle rend grâce à Dieu. Au bout de 15 minutes, un taxi, transportant une femme malade, vient se garer devant les urgences. Après plus d’une dizaine de minutes d’attente, elle est admise dans la salle. «Peut-être que son état n’est pas critique, car si c’était le cas, on allait l’orienter dans un autre service de santé», murmure un autre accompagnateur. Aux urgences traumatologiques, les choses ne semblent pas bouger comme d’habitude. Et pourtant, à entendre le vigile des lieux, chaque jour et à chaque 30 minutes, l’ambulance fait descendre un accidenté. Mais avec la grève, note-t-il, seuls quelques blessés légers sont accueillis et soumis aux soins des stagiaires. Issa Dabéré, victime d’un accident de circulation a séjourné pendant quelques temps au service ‘’traumato’’. Libéré, il y a de cela quelques mois, il était accompagné de sa mère lors de notre passage. Sa fiche de radiologie en main, il souligne qu’il avait un rendez-vous avec son docteur. Malheureusement, il n’a pas pu avoir gain de cause, car le docteur qu’il espérait, était absent du bureau. «J’ai quitté Ziniaré. Je suis venu le 27 juin 2019 pour un contrôle et mon docteur m’a dit de repasser aujourd’hui 4 juillet. Une dame qui administrait des soins à un patient m’a renvoyé. Elle m’a dit de revenir encore la semaine prochaine», affirme-t-il, l’air triste.

L’application du protocole d’accord à tout prix

Sa mère, Mararata Ouédraogo, toute confuse dit déplorer cette forme de grève des agents de la santé. «Nous n’avons reçu aucune bonne information. La même dame nous a dit d’écouter la radio et le jour où les agents vont reprendre service, nous allons revenir. Et si la situation de mon malade s’aggrave ou s’ il meurt avant la reprise, je fais comment ?», s’interroge-t-elle. Le directeur général de l’hôpital Yalgado-Ouédraogo, Constant Dahourou, précise qu’il n’est ni extraordinaire, ni exclu de voir des stagiaires ou des étudiants soigner un patient, parce que selon lui, ces derniers sont suivis par des professionnels. A l’entendre, dans toute grève, des dispositions sont prises pour qu’il y ait la continuité des soins et c’est ce qui se fait présentement au sein de sa structure. «Habituellement, nous demandons du soutien au niveau du service de santé des armées. Nous avons aussi la collaboration des autres centres de santé. Les malades qui ne peuvent pas être pris en charge à notre niveau sont référés ailleurs», rassure M. Dahourou. Face à cette situation regrettable, le secrétaire général de la sous-section SYNTSHA de l’hôpital Yalgado- Ouédraogo, Hamadi Konfé, indique que le syndicat est engagé à aller jusqu’ au bout, si toutefois sa plateforme revendicative n’est pas satisfaite. «Tant que nous ne verrons pas l’application du protocole d’accord signé entre le SYNTSHA et le gouvernement, nous ne reviendrons pas en arrière et la lutte peut prendre une autre tournure», prévient -il.

Afsétou SAWADOGO

Pluie diluvienne du 4 juillet Ouagadougou a trop bu

A la suite de la forte pluie qui s’est abattue sur la capitale, hier jeudi 4 juillet 2019, plusieurs quartiers, rues et services de Ouagadougou étaient envahis par les eaux. Constat.

Dix heures passées de quelques minutes, et une pluie diluvienne commence à s’abattre sur Ouagadougou, en ce jeudi 4 juillet 2019. Rapidement, plusieurs quartiers, rues, services et le centre-ville ploient sous la furie des eaux. Difficile de se frayer un passage au niveau du Rond-point des Nations unies. Et pour cause, des motos, toutes marques, et même des véhicules stationnés aux abords de la voie “refusent” de démarrer, leur système de fonctionnement ayant fait les frais du déferlement des eaux. Tant bien que mal, l’équipe de Sidwaya arrive à la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) aux environs de 11h 45 mn. La cour est pleine d’eau dans laquelle baignent plusieurs engins. C’est dans ce spectacle désolant que l’agent Aguiratou Ilboudo confie que le niveau de l’eau au début de la pluie était inimaginable. Elle raconte que l’enceinte de la direction était envahie par les eaux. «Nous ne pouvons pas comprendre que chaque année, cette direction soit inondée en cas de forte pluie, mais rien n’est fait pour changer la donne», déplore-t-elle, avant d’exhorter les premiers responsables à résorber le problème.

Des engins enfloutis

Moumouni Kaboré, un usager de ladite direction, arrêté à côté de son engin à deux roues qui ne donne plus signe de vie, se plaint énormément du déluge qui a frappé son lieu de travail. «Nous demandons à ce que le service soit réaménagé pour éviter cette situation», martèle-t-il. La force avec laquelle l’eau coulait sous le pont, allant du commissariat centrale vers l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) témoigne de l’intensité de la ‘’flotte’’ qui s’est ébranlée sur Ouagadougou. C’est le cas du canal passant sous le Pont-Kadiogo où l’eau «furieuse» courait vers d’autres destinations. A notre passage, l’on aperçoit qu’elle a débordé pour engloutir les rares véhicules qui se trouvaient encore près du chenal d’écoulement du pont Kadiogo. Sur le boulevard surplombant ledit pont, par prudence, seuls quelques engins circulaient sous la pluie. A 12 h 55 mn, nous arrivons au complexe sportif René-Monory de Ouagadougou qui s’est transformé en une retenue d’eau, prenant sa source au marché du ‘’Théâtre populaire’’. Aux abords des lieux de commerce, le niveau indiqué par l’eau sur certains murs atteste de l’énormité de sa quantité. A 13h 03 mn, chemin faisant pour Bissighin, un quartier périphérique au nord de Ouagadougou, l’on aperçoit du côté droit de la route de Ouahigouya, plusieurs lieux (garages, commerces, etc.) inondés. Auparavant, avant le constat, un confrère de retour de Ouaga 2000 nous renseignait d’une collision entre deux véhicules sur l’Avenue Bassawarga due à la pluie.

Boukary BONKOUNGOU

L’ONU ouvre un bureau à Kaya

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a successivement reçu en audience, le jeudi 4 juillet 2019, l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Burkina Faso, Farhat Bouazza, en fin de mission et la Sous-secrétaire de l’ONU pour l’Afrique, chargée des affaires politiques, de la consolidation de la paix et des opérations de paix, Bintou Keïta.

Le Système des Nations unies prépare un dispositif d’appui aux efforts du Burkina Faso pour soutenir les déplacés internes du fait de l’insécurité. A cet effet, la Sous-secrétaire de l’ONU pour l’Afrique, chargée des affaires politiques, de la consolidation de la paix et des opérations de paix, Bintou Keïta, a effectué une mission au «pays des Hommes intègres». A l’occasion, celle-ci a fait des consultations et effectué une visite de terrain, le mercredi 2019 à Kaya où elle a rencontré les autorités locales et les familles des déplacés. Le point de ces différentes rencontres a été fait au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. C’est ce que la représente du Système des Nations unies a fait savoir, le jeudi 4 juillet 2019 à Kosyam, à sa sortie d’audience avec le chef de l’Etat. En plus de l’interaction avec les groupes d’hommes, de femmes et d’enfants, Mme Keïta a indiqué qu’un bureau des Nations unies a été ouvert à Kaya, à l’effet d’être à proximité des populations pour des besoins d’urgence. Dans les prochaines semaines, a-t-elle expliqué, quatre bureaux seront installés dans d’autres régions. L’hôte de Kosyam s’est réjouie du fait que le président du Faso soit déjà dans une vision de solidarité et d’unification de la nation face aux défis qui se présentent à son pays. Avant cette rencontre, le chef de l’Etat a reçu l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Burkina Faso, Farhat Bouazza en fin de mission. A sa sortie d’audience, le diplomate marocain a manifesté sa satisfaction d’avoir servi au Burkina Faso. «J’ai passé 8 ans aux Pays des hommes intègres. Ce sont des années qui resteront gravées dans ma mémoire et même plus dans mon cœur», a déclaré l’ambassadeur. Cette rencontre d’au revoir a été aussi un moment pour lui, de parler de la coopération bilatérale. «Les deux pays affichent une volonté de renforcer leur amitié au regard des atouts dont ils disposent», a-t-il déclaré. A ce sujet, le doyen des diplomates au Burkina Faso a évoqué la disponibilité des institutions financières dans les deux pays, l’effectivité d’une ligne aérienne reliant directement Ouagadougou à Casablanca et l’existence d’un cadre juridique étoffé.

Abdoulaye BALBONE

Prise en charge des déplacés au Burkina

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience, le jeudi 4 juillet 2019 à Ouagadougou, la sous-secrétaire des Nations unies pour l’Afrique, Bintou Keïta.

La prise en charge de la crise sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso préoccupe le Système des Nations unies. La sous-secrétaire des Nations unies pour l’Afrique, chargée des affaires politiques et de la consolidation de la paix et des opérations de paix, Bintou Keïta, en a discuté avec le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, le jeudi 4 juillet 2019, à la Primature. Selon l’émissaire onusienne, il s’est agi de la mobilisation de la communauté des Nations unies pour soutenir les efforts dans la prise en charge des populations déplacées du fait des attaques terroristes. Elle a ajouté, que les discutions ont porté également sur des éventuelles réponses à apporter pour un mieux-être des victimes et de l’ensemble de la population burkinabè. A entendre Mme Kéïta, des actions concrètes ont déjà été engagées sur le terrain. «A Kaya, il y a quelques mois, il n’y a avait rien qui marquait la présence des Nations unies, à part les opérations physiques. Maintenant, nous avons un bureau, qui s’appelle le Bureau des Nations Unies», a-t-elle fait savoir. Et de poursuivre que ce bureau va rassembler toutes les agences du Système des Nations unies, qui appuient les efforts des autorités au niveau décentralisé (gouverneur, haut-commissaire …) afin d’accompagner le pays.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

La jeunesse, une bombe à retardement

Quand je regarde tout ce beau monde qui nous attend au tournant demain, j’ai peur pour l’avenir. Chaque année, des milliers de jeunes s’empilent sur la liste des désœuvrés. Chaque année, ils sont des milliers de jeunes diplômés à frapper aux portes d’une Fonction publique de moins en moins ouverte au grand public. Il ne suffit plus d’avoir son Bac pour échapper au bac à ordures social. Il ne sert plus à grand-chose de traîner une maîtrise si les promesses des études ne sont que méprise et traîtrise. A quoi bon aller jusqu’au Doctorat si on n’a pas sa place dans le conglomérat des titulaires de la chaire ? Chaque année, des cohortes de têtes pleines sortent des universités mais jetées en pâture aux incertitudes d’un parcours sans issue. Quand l’avenir est un cul de sac, comment parvenir à devenir quelqu’un si on a plus besoin de personne ? Devant le tas de paperasses qui jonchent le cagibi, on se demande parfois si le parcours du combattant en valait la peine. L’école moderne n’était qu’une supercherie sur fond de tableau peint en noir. Elle nous a remplis les têtes vides de théories et de parodies et laisser fuir entre nos doigts la motte de la terre morte. L’école du «Blanc» a éclairé nos lanternes jusqu’à éblouissement. Elle a détourné notre regard de nous-mêmes en nous inculquant le «complexe des mains sales». On n’étudie pas pour aller au charbon les mains nues, parce que le charbon est salissant. On n’use pas ses fonds de culotte sur les bancs de classe pour être en rupture de ban avec le champ du clan. Entre le stylo et la daba, il y a un qui est valorisant et l’autre dégradant. Entre le manuel qui met ses dix doigts à la pâte et l’intellectuel qui triture sa matière grise, il y a un qui regarde l’autre avec condescendance. Mais quel mérite le doctorant «arrogant» a-t-il de plus que le vaillant laboureur qui remue des hectares à la houe en pataugeant dans la boue ? Quelle plus-value le commis à la cravate est-il l’artisan, mieux que le tâcheron qui trime sous le bourdonnement des moucherons ? A quoi sert un diplômé qui ne sait rien faire d’autre de ses deux mains que de palper des papiers et à griffonner du charabia ? Le jour où l’intellectuel fera du manuel un appoint, il saura taire son ego pour s’élever au-dessus de la mêlée des nigauds intellos. Notre école est une vraie colle jetée sur le chemin du destin. L’école qui remplit les têtes pour évider nos cœurs a réussi à faire de nous de creux «débatteurs» sans dextérité. Entre le bureau et le champ, le choix est clair mais c’est l’illettré cultivateur qui s’échine pour nourrir le lettré penseur. Pourtant, on peut quitter le point culminant de l’école pour descendre faire fortune dans la boue fertile des terres arables. On peut empocher sa maîtrise et remuer la terre jusqu’au filon d’or. Mais, même le retour à la terre est une entreprise, un investissement qui ne saurait s’effectuer à mains nues et à cœur vaillant. L’entrepreneuriat qui part de zéro franc pour souffler le record des chiffres d’affaires a besoin d’être soutenu et suivi. Et le meilleur soutien à la jeunesse en détresse n’est pas une broutille de faire valoir ; c’est un investissement conséquent à long terme. La jeunesse sur qui nous comptons demain ne saura relever les défis, du moment qu’ elle ne les affronte pas à deux mains. Elle ne saurait être un acteur durable de développement, si elle joue le rôle de fer de lance en bois ou en terre cuite entre les mains de vendeurs d’illusions. La jeunesse ne participera en rien, si elle laisse jouer son rôle à sa place au pied de la courte échelle. La question de la jeunesse se posera demain avec acuité, tant que les politiques d’éducation et de promotion de l’emploi ne s’adapteront pas vite au contexte. Il faut faire vite avant que la bombe n’explose entre nos mains.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Lutte contre le mariage d’enfants

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Dans le cadre de la campagne «Ne m’appelez pas madame» du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), l’artiste-musicien burkinabè Smarty a réalisé un clip vidéo dénommé «Ombre de la nuit». L’œuvre a été officiellement présentée au public, le jeudi 4 juillet 2019, à Ouagadougou.

Dans le monde en général, une fille sur trois est mariée avant l’âge de 18 ans et une sur neuf avant 15 ans dans les pays à revenu faible et intermédiaire, selon les statistiques de l’Union africaine (UA). Cette pratique est plus fréquente en Afrique de l’Ouest où deux femmes sur cinq sont mariées avant l’âge de 18 ans, et une femme sur six avant 15 ans. Le Burkina Faso n’échappe pas à cette situation avec des chiffres «assez alarmants». En effet, selon un rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), 52% des filles au pays des Hommes intègres sont mariées avant l’âge de 18 ans et 10% avant 15 ans. Face à ce constat et en vue de l’accélération de l’élimination de la pratique, les organismes internationaux de défense des droits de l’enfant, sous la houlette de l’UNICEF, ont lancé une campagne dénommée : «Ne m’appelez pas madame», le 6 mars 2019. En vue d’appuyer cette campagne, l’artiste-musicien burkinabè Smarty a réalisé un clip vidéo d’environ 5 minutes dénommé : «Ombre de la nuit» qui a été officiellement présenté au public, le jeudi 4 juillet 2019 à Ouagadougou. Un clip qui, au-delà du son et des images, raconte selon l’auteur, une histoire. Il s’agit de celle d’une petite fille qui a été arrachée des bancs pour être donnée en mariage. Une façon pour l’artiste d’interpeller les parents sur l’importance de ne pas marier leurs enfants tôt, car cela a des conséquences négatives sur leur santé, leur éducation, etc. Pour Smarty, un artiste n’est utile que lorsque sa chanson porte un message. «Ecrire des chansons et être sur scène, c’est bien. Organiser des spectacles payants également est bon. Mais, on est utile en tant qu’artiste que lorsque notre chanson porte un message et qu’au-delà de l’aspect lucratif, nous puissions contribuer à faire changer certaines choses», a-t-il déclaré. Il a traduit sa reconnaissance à tous ceux qui ont contribué à la réalisation du clip. Il s’agit notamment de l’UNICEF et de l’ensemble des acteurs et techniciens qui ont participé au tournage. Il a invité les mélomanes à soutenir ce projet et à partager le clip afin que le message véhiculé puisse atteindre le maximum de personnes.

Nadège YAMEOGO
Panson Antoinette BENON
(Stagiaire)

La diplomatie : un métier d’influence et de relations

La présente réflexion est née d’une mission accomplie le 16 mars 2019 au profit du Syndicat autonome du ministère des Affaires étrangères (SAME). En effet, à cette date, le syndicat des diplomates m’a fait l’honneur en m’invitant comme communicateur à la journée de formation des acteurs de la mise en œuvre de la politique étrangère du Burkina Faso. J’ai eu le plaisir de co-animer le thème de « syndicalisme et diplomatie ». Depuis lors, je sens le besoin d’aborder pour mes étudiants et pour l’opinion publique nationale, les contours d’un métier entouré de mythes et pourtant pragmatique et fortement relationnel. Il s’agit d’un témoignage d’un diplomate de fonction et non en mission et une contribution d’un enseignant de diplomatie et de relations internationales qui capitalise près de deux décennies de service. C’est aussi un écrit d’un journaliste par passion et d’un coach-formateur par vocation.   

Les Etats ont inventé un métier pour créer, maintenir et développer des relations amicales et contribuer à la paix et à la prospérité des nations. Né le 24 octobre 1648 par les dispositions des traités de paix de Westphalie, l’Etat moderne a compris que la cohésion entre les nations et les peuples était la garantie de la survie et de la prospérité des hommes et du monde. Les princes, ou gouvernants, ont été fort inspiré d’utiliser la diplomatie comme moyen de pacification des relations entre les pays. Permanente en temps de paix, la diplomatie est aussi présente et constante dans l’exécution de ses missions en temps de guerre. En Afrique, les pratiques diplomatiques sont anciennes dans les royaumes et autres entités politiques. Il est fait écho d’envoi d’ambassades itinérantes entre l’Empire manding et les rois du Sud, notamment ceux du Moogo et de l’Ashanti. La diplomatie est un métier à part entière qui ne saurait se confondre à toute autre fonction au niveau national.

La diplomatie, une fonction de médiation et de bons offices

La diplomatie est avant tout une fonction de médiation et de bons offices entre l’interne et l’externe, entre le national et l’international. La diplomatie est la conduite de négociations entre les personnes, les groupes ou les nations. Elle se rapporte habituellement à la conduite des relations internationales par l’entremise de diplomates professionnels. La diplomatie est la mise en œuvre de la politique étrangère. La politique étrangère d’un pays est l’ensemble des choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités de l’Etat, le président de la République, le premier ministre et le ministre des affaires étrangères. Elle est mise en œuvre par des diplomates et d’autres acteurs et couvre les domaines de la diplomatie, de la défense, du commerce, des investissements, du tourisme…

La diplomatie est avant tout un métier d’influence et de relations. Petits et grands Etats ont la responsabilité de commercer d’égal à égal. La courtoisie internationale oblige les uns et les autres au respect mutuel. Malgré les grandes différences sur les plans politiques, économiques, culturelles et technologiques, les diplomates savent se rendre la meilleure monnaie par la considération réciproque et l’amitié intelligemment exprimée. La diplomatie est avant tout la maîtrise de l’art de la parole. La parole est comprise ici comme un outil d’influence, un instrument de la puissance douce (soft power). La fonction la plus emblématique du diplomate demeure la négociation. Négocier, c’est dialoguer et communiquer, c’est parler pour construire, c’est écouter pour comprendre, c’est agir pour soulager. Cultiver de meilleures relations constitue un préalable indispensable à la négociation. La diplomatie est alors un métier de relations. C’est pour cela qu’on parle de « relations diplomatiques ». Le diplomate a comme mission principale de construire des ponts entre des nations. Pour cela, il doit avoir toutes les qualités et toutes les compétences du leader.

La diplomatie, un corps particulier

La nature de la fonction du diplomate l’amène à paraître comme un être mythique qui vit entre deux monde : le national (quand il exerce à la Centrale) et l’international (quand il travaille en Ambassade). Même quand il exerce au niveau national, il est toujours entre deux avions. Il est un agent de liaison fidèle qui entretient un lien étroit entre son pays et les autres pays. Les premières leçons reçues à l’école de diplomatie porte sur les intérêts cardinaux de l’Etat : la sécurité, la prospérité et le rayonnement international. En effet, le diplomate doit œuvrer pour la sécurité de son pays par une diplomatie de bon voisinage et de paix. Il doit promouvoir d’excellentes relations de coopération et de partenariat pour le développement économique et social de son pays. Il doit, enfin, œuvrer à donner à son pays une très bonne image sur la scène internationale. Conscient de ces missions, le diplomate assume des fonctions de plénipotentiaires, qui disposent de larges pouvoirs pour agir au service de son pays. C’est ce qui fait de la diplomatie un domaine de souveraineté et un corps particulier.

Au cours du vingtième siècle, la diplomatie a connu de grandes mutations. L’émergence du multilatéralisme à travers l’éclosion des institutions internationales onusiennes, transcontinentales (OCI, OIF, Groupe des Non-Alignés…), régionales (UE, UA…), sous régionales (CEDEAO, UEMOA, CILSS…), ont nécessité plus d’imagination et de créativité des acteurs diplomatiques. Des nouveaux défis internationaux comme la crise du nucléaire, la crise de la dette, le terrorisme et la migration ont également poussé les diplomates au-delà de leur zone de confort. Etre diplomate exige du savoir, du savoir-être et du savoir-faire. Il faut aussi ajouter que le diplomate est avant tout un assistant des autres fonctions nationales. Dans les négociations et dans les actions de coopération, il doit se tenir disponible pour faciliter les interactions internationales entre les acteurs de l’éducation, de la santé, du sport, de la défense, de la sécurité, du genre et bien d’autres. Cela a donné lieu à des expressions comme : « coopération interuniversitaire », « coopération inter hospitalière », « diplomatie sportive », « diplomatie environnementale », « diplomatie militaire », « diplomatie de la sécurité »…

Le diplomate, un serviteur disponible et fidèle

Plus que dans d’autres métiers, la diplomatie exige la maîtrise de l’environnement multiculturel. Des pays comme la France, l’Allemagne, les Etats-Unis et le Canada forment leurs diplomates en conséquence. Le Sénégal se distingue en Afrique par une formation académique et pratique de ses diplomates pour l’insertion internationale : les uns orientés vers la bilatérale, les autres guidées pour une carrière multilatérale. Et que fait le Burkina ? Quel quota pour les diplomates de carrière dans les missions diplomatiques et permanentes ? Quelle politique de placement des diplomates burkinabè dans les organisations régionales et internationales ? Des questions qui méritent d’être prises en compte.

Mais, il revient aux diplomates burkinabè de le mériter. Quelle vision de carrière chaque diplomate se donne dès son intégration au ministère des Affaires étrangères ? La jeune génération doit comprendre qu’une carrière linéaire qui consiste à évoluer dans le corps sans une expérience dans d’autres milieux professionnels à l’interne ou à l’externe est contre-productive. Partout, on a besoin de l’éclairage des diplomates. Ils peuvent bien servir dans les autres administrations au sein des directions en charge de la coopération, des relations internationales, de la diplomatie sectorielle. Les diplomates peuvent apporter leur expertise à la diplomatie parlementaire et à la coopération décentralisée. Avoir une expérience dans les organisations non gouvernementales, dans les institutions internationales et même dans les entreprises privées constitue un atout pour le diplomate du vingt-unième siècle.

La diplomatie, un métier de talent, de passion et de conscience

Par sa formation et par sa vocation, le diplomate doit relever des défis externes. Son parcours professionnel se passe en grande partie à l’extérieur. Pendant longtemps, on a cru que la diplomatie est une fonction qui peut accueillir n’importe qui. Au regard des exigences et pour le souci d’obligation de résultats, on comprend vite qu’il faut être préparé pour être un bon diplomate. Il ne suffit même pas de réussir à un concours et d’intégrer le ministère des Affaires étrangères pour être diplomate au sens strict du terme. Il faut en plus de cela, et c’est indiscutable, avoir du talent, de la passion et de la conscience pour le métier.

S’il y a un métier de grand sacrifice, c’est bien la diplomatie. Ils ont été nombreux à sacrifier leur vie de couple, l’avenir de leurs enfants et leur santé pour cette mission patriotique. J’ai entrepris il y a quelques années une recherche sur l’éducation des enfants et la carrière diplomatique et les témoignages font froid au dos. Certains diplomates apparaissent comme des personnes heureuses, ils ont raté l’essentiel : l’éducation de leurs enfants. Certains appellent l’autorité à agir pour éviter aux jeunes générations les mêmes tourmentes. En d’autres termes, tous les jeunes qui aspirent à intégrer cette fonction d’élite doivent savoir à l’avance qu’il y a un prix à payer. C’est beau d’être entre deux avions, mais c’est aussi douloureux de voir ses propres enfants aller tout droit au mur. Comment concilier les deux impératifs ?

Dr Poussi SAWADOGO

Conseiller des Affaires étrangères

Conseiller andragogique à l’Institut d’Accompagnement des Carrières Diplomatiques et Internationales (IACDI)

« Mouvement du Rassemblement pour le Burkina Faso » est lancé

OUALI Mihyemba Louis Armand, conseiller spécial du président du Faso,   lance le Mouvement du Rassemblement pour le Burkina Faso.  « Un appel patriotique au rassemblement » est parvenu  à Sidwaya. Lisez plutôt

APPEL   PATRIOTIQUE AU RASSEMBLEMENT

I  –   QUI SOMMES NOUS ?

  • Ce jour jeudi 04 juillet 2019 , des femmes et des hommes épris de liberté et de justice, profondément convaincus que les marges de progression pour assurer le développement durable du Burkina Faso existent , qu’elles sont importantes et qu’il nous faut les identifier , ont décidé de se mettre en mouvement .
  • Le Mouvement du Rassemblement pour le Burkina Faso, se veut le creuset de tous ceux qui sont convaincus que rassemblés, les Burkinabè, connus pour leur intégrité, leur ardeur au travail et leur résilience légendaires, vaincront toutes les formes d’adversité.
  • Parce qu’ils refusent de réfléchir seuls, aux voies, moyens et solutions les      meilleurs pour contribuer, puissamment, à l’action patriotique salvatrice, ces patriotes donc, invitent les Burkinabè des villes  des campagnes et de la diaspora à les rejoindre.

II – QUE VOULONS-NOUS ?

  1. La présente interpellation s’adresse à notre peuple, aux fins d’obtenir l’adhésion, dès le départ, des filles et fils prêts pour l’engagement patriotique en faveur de l’œuvre de construction de notre Patrie.
  2. Notre ambition est de rassembler toutes celles et tous ceux qui, déjà engagés dans la société politique et / ou civile, estiment, après mûre réflexion qu’un nouveau départ s’impose.
  3. Le présent appel s’adresse aussi et surtout à tous ceux et à toutes celles qui ont décidé de s’engager dans la réflexion et l’action politiques dont la finalité est la contribution à la construction de ce beau pays.

III   QUELLES SONT LES PROCHAINES ETAPES ?

3-1   Acte 1 : C’est le présent Appel

3-2 Acte 2 : Rassembler le maximum de patriotes pour faire ensemble, le diagnostic, le bilan de la vie politique et / ou civile, tirer les leçons et tracer les perspectives réalistes, à même d’unir, de rassembler pour l’action à tous les niveaux.

3-3  Acte 3 : Rassembler le maximum, car les défis à relever sont multiples, multiformes et complexes.  Les enjeux économiques et sociaux, déjà très importants, sont doublés par des problématiques et tendances sécuritaires lourdes et qui ne peuvent être résolues et inversées que dans l’union et la durée.

3-4  Acte 4 : Le temps de l’action collective doit, impérativement, suivre car la situation nationale, l’exige, l’impose même.

IV   – IL NOUS FAUT AGIR

Devenez membres fondateurs du Rassemblement en contactant :

N° d’Ordre NOMS – PRENOMS TELEPHONE
01 OUALI Mihyemba Louis Armand 70244352 / 78830020
02 KAMBIRE Naba Elodie 70141434
03 DAH Emmanuel 70293245 /75043117
04 TANKOANO Tiangniagou 70703938
05 KOULIDIATI Vincent 70703945
06 PALE Sié 70261447 /75157937
07 NOUFE Kpèkpè 76548227 /71449247
08 TANKOANO Larba Irène 71011210
09 LOMPO Mariama 71850627