Ethnik Fashion Show en Côte d’Ivoire : Le Burkina Faso, pays invité d’honneur
Les grandes articulations de la 5e édition d’Ethnik fashion show prévue le 10 août 2019 à Assinie (Côte d’ivoire) ont été présentées, le lundi 1er juillet 2019, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.
La plage d’Assinie, située dans le Sud-Est de la Côte d’ivoire, accueillera le samedi 10 août 2019 la 5e édition de Ethnik fashion show, l’événement de promotion de la mode africaine. Ledit rendez-vous est placé sous le thème « L’intégration africaine », avec le Burkina Faso, comme pays invité d’honneur. Les membres du comité d’organisation ont échangé, le lundi 1er juillet 2019 à Ouagadougou, avec les journalistes.
Selon son promoteur, Carlos Desaules, Ethnik fashion show est une plateforme qui promeut les valeurs et qualités des hommes et femmes évoluant dans l’univers de la mode. Cette année, cette manifestation verra la participation de 12 (contre 7 l’année précédente) stylistes et créateurs issus de la sous-région. « Contrairement aux éditions antérieures qui avaient lieu en salle, les mannequins défileront pieds nus sur l’Okrabeach d’Assinie.
C’est l’une des particularités de cette rencontre professionnelle des acteurs de la mode. Il y aura en sus des ballets et des prestations artistiques », a-t-il souligné. M.Desaules a également annoncé que les organisateurs d’Ethnik fashion show procéderont, dans la matinée du 10 août, à une remise de vivres et de fournitures scolaires à des familles démunies de la commune d’Assinie.
Ces deux activités seront suivies par une « after party » (événement qui succède immédiatement à un autre). « C’est une soirée qui se déroulera dans une ambiance féerique et de convivialité. Elle permettra aux invités, et notamment les personnes qui passeront la nuit à la station balnéaire de passer d’agréables moments », a expliqué le patron de la maison de couture «Ethnik mode».
Fervent avocat du pagne traditionnel Faso dan fani aux Etats-Unis, le styliste et créateur de mode burkinabè, Issa Sorogo apportera sa touche, aux dires de Carlos Desaules, au volet organisationnel d’Ethnik fashion show 2019. « M. Desaules est acteur culturel panafricaniste. En plus de contribuer au développement de la mode, ce rendez-vous vise, en effet, à célébrer les richesses culturelles du pays des Hommes intègres, de la Côte d’ivoire et de toute l’Afrique.
C’est pourquoi, nous n’avons pas hésité à l’accompagner dans cette aventure », a confié le promoteur de la marque vestimentaire Sorobis-USA. Le présidium s’est prêté, dans la seconde partie de la rencontre, au jeu des questions–réponses avec les professionnels des médias. La participation du public à l’événement est-elle gratuite? Des dispositions seront-elles prises pour garantir la sécurité des participants au regard du contexte sécuritaire actuel?
Qu’est-ce qui a motivé l’invitation du Burkina Faso? Répondant par la négative à la première préoccupation des journalistes, Carlos Desaules a fait savoir que le coût du ticket est de 20 000 F CFA par personne. En ce qui concerne la question suivante, il a annoncé la mise en place d’un « barrage filtrant » le jour de l’événement. « Les forces de l’ordre seront présentes.
Nous mettons tout en œuvre pour garantir à 100% la sécurité de tous les invités », a-t-il assuré. Quant à la dernière préoccupation, les deux principaux animateurs ont indiqué que l’objectif est de renforcer le brassage culturel entre les deux pays. De l’avis de M. Sorogo, étant universelle, la mode n’a pas de frontière.
Porté sur les fonts baptismaux en août 2015 à Abidjan, Ethnik fashion show est un espace de promotion et de célébration de la mode. Depuis sa première édition, des sommités africaines de l’art vestimentaire prennent part à l’événement.
W. Aubin NANA
nanaubin@yahoo.fr
Droits de l’enfant : Protéger dans un contexte d’insécurité
Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, a commémoré en différé, la 29e édition de la Journée de l’enfant africain, le vendredi 28 juin 2019, à Kaya.
Le Burkina Faso commémore, le 16 juin de chaque année, la Journée de l’enfant africain (JEA). La 29e édition de cette journée a été célébrée en différé, le vendredi 28 juin 2019, à Kaya, sous le thème : «Action humanitaire dans un contexte d’insécurité au Burkina Faso : défi de la prise en compte des droits de l’enfant». Selon la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire (MFSNFAH), Laurence Ilboudo, cette célébration vise à se remémorer le massacre des enfants innocents, le 16 juin 1976 à Soweto, en Afrique du Sud.
«La journée vise également à contribuer au renforcement de la Protection des droits de l’enfant (PDE) dans toute situation de crise humanitaire au Burkina Faso», a-t-elle poursuivi. Selon la ministre en charge de l’action humanitaire, les attaques terroristes et conflits intercommunautaires ont occasionné, à la date du 28 juin, 192 831 Personnes déplacées internes (PDI) dont 80 729 enfants contre 21 601 pour la région du Centre-Nord sur 53 984 PDI, soit 40% des déplacés de la région.
Ces chiffres «alarmants», a-t-elle fait savoir, doivent stimuler son département à redoubler d’efforts pour assurer le respect des droits des enfants. Elle a mis l’occasion à profit pour présenter les acquis engrangés par son ministère. Relever le défi «Il s’agit, entre autres, de la distribution de kits de protection d’urgence à plus de 4 mille enfants, l’accompagnement de près de 350 enfants pour leur réinsertion socio-économique, l’octroi de kits d’hygiène et de matériels de première nécessité à 100 enfants et l’appui psychosocial nécessaire à environ 9 mille enfants», s’est-elle réjouie.

Toutefois, de nombreux défis restent à relever. Parmi eux, la ministre Ilboudo a listé, notamment le retour sécurisé des populations dans le milieu de vie abandonné, la réouverture des services fermés et la sensibilisation des populations sur la prévention des violences. Pour la représentante des Partenaires techniques et financiers (PTF), Raoelison Arisoa, l’UNICEF accompagne l’Union africaine (UA) depuis 1991, dans le domaine de la PDE, à savoir, le droit à une éducation de qualité. Selon elle, cette journée est une interpellation aux acteurs humanitaires à protéger ‘’absolument’’ les enfants, surtout en période de crise. Un chèque de trois millions de francs CFA a été remis à la ministre pour le soutien des PDI.
Dès l’entame de ses propos, le président du parlement des enfants du Centre-Nord, André Dabiré, a invité les participants à observer une minute de silence à la mémoire des enfants victimes du massacre de Soweto et des attaques terroristes et conflits intercommunautaires au Burkina Faso. Il a remercié le gouvernement burkinabè pour les efforts consentis en leur faveur. Toutefois, André Dabiré a indiqué que la situation reste toujours difficile.
C’est pourquoi, il a exhorté le gouvernement à se pencher davantage sur les questions qui freinent le développement harmonieux des enfants, à savoir le mariage d’enfant, les grossesses précoces en milieu scolaire, l’excision et les enfants en situation de rue. Les opérateurs économiques chinois résidant au Burkina Faso ont offert un bon de 20 100 000 FCFA aux populations éplorées.
Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com
Procès du putsch : Me Kiemtarboumbou veut des «peines douces»
Les plaidoiries des avocats de la défense se sont poursuivies au tribunal militaire, le mardi 2 juillet 2019. Mes Silvère Kiemtarboumbou, Orokia Ouattara et Ignace Tougma, ont plaidé l’acquittement ou à défaut une sanction bienveillante pour leurs «protégés».
Au fur et à mesure qu’ils prennent la parole pour défendre leurs clients, les avocats de la défense se rapprochent sensiblement sur certains points. A l’instar de leurs prédécesseurs, Me Silvère Kiemtarboumbou et Me Orokia Ouattara ont, à leur tour, relevé devant le tribunal militaire, que la partie civile et le parquet militaire ont accablé leurs clients d’infractions, sans réussir à démontrer qui a fait quoi.
Les deux avocats ont fait leurs plaidoiries, le mardi 2 juillet 2019 devant le tribunal. Pour Me Kiemtarboumbou, «si on ne peut pas dire qui a fait quoi, la conséquence est de dire que personne n’a rien fait». En effet, a-t-il expliqué, la responsabilité pénale est personnelle et le droit pénal est d’interprétation stricte. L’homme en toge noire reproche surtout à la partie poursuivante de rester dans des considérations généralistes. «C’est trop facile de dire qu’il y a eu des morts», a-t-il dit. Il s’est souvenu de la position du parquet, qui prétendait avoir la cartographie des morts.
A l’en croire, il aurait fallu que les parquetiers poussent l’effort pour situer précisément les responsabilités de chaque accusé. En conséquence, selon lui, ses clients Timboué Tuandamba (contre qui il a été requis 25 ans de prison ferme), Adama Kaboré (7 ans fermes) et Minata Guelwaré (5 ans fermes) doivent tout simplement être acquittés. «Aucune action ne peut être appréhendée contre eux pour constituer toutes les infractions retenues contre eux.
Je vous prie de les acquitter pour infraction non constituée», a poursuivi l’avocat. Dans le débat de fond, Me Kiemtarboumbou a battu en brèches une requête des avocats de la partie civile, invitant le président du tribunal à rendre sa décision sur la base de la vraisemblance des faits. Une telle demande équivaut à demander aux juges d’appliquer une justice au rabais, a clamé l’homme de droit.
«Le juge doit plutôt se fonder sur ses certitudes, la justice ne se détermine que par certitude», a martelé Me Kiemtarboumbou. Il a rappelé au tribunal militaire sa propre jurisprudence en matière d’infraction de complicité sur la base de l’article 65 du Code pénal (ancienne version). Il a soutenu, en effet, que dans des dossiers précédents, le tribunal avait refusé de retenir la complicité sur le seul motif de la présence de l’accusé sur les lieux. Me Kiemtarboumbou a donc invité les juges à appliquer leur propre interprétation de la loi.
Toutefois, a relativisé l’avocat, si en définitive sa conviction ne l’emporte pas sur celle du tribunal, il a souhaité que les juges appliquent «des peines douces» aux accusés qu’il défend, pour ne pas briser leur vie. Sa consœur, Me Orokia Ouattara, avocate du lieutenant Aliou Ghislain Honoré Gorgo, du sergent Yahaya Guiré et du soldat de 1re classe Lawopan Placide Sow, a adopté pratiquement la même ligne de défense : ses clients n’ont rien fait de ce qu’il leur est reproché.
Elle a soutenu que certains principes, notamment celui de la personnalité des peines sont en train d’être «galvaudées» dans le cadre de ce procès. Me Ouattara a regretté que la partie poursuivante requière que l’on condamne des personnes pour des faits punissables qu’elles n’ont pas elles-mêmes commises. «Non, les accusés ne peuvent pas répondre des faits reprochés aux éléments de l’ex-RSP. On ne peut pas les tenir pour responsables de ce qu’ils n’ont pas fait.
Ce n’est pas faire preuve de justice», a-t-elle soutenu. «L’excuse de la jeunesse et de l’inexpérience» De façon précise, l’auxiliaire de justice a clamé que Lawopan Placide Sow n’a pas conduit l’équipe d’Ali Sanou pour la mission à la radio Laafi de Zorgho, ni participé à des patrouilles dans la capitale. Le lieutenant Gorgo et le Sergent Guiré n’ont pas non plus exécuté des ordres manifestement illégaux, a-t-elle poursuivi.
Dans la mesure où la responsabilité pénale nécessite un acte matériel punissable, une intention coupable et un lien de causalité entre les deux éléments, Me Ouattara a plaidé l’acquittement de ses trois clients pour infraction non constituée. Considérant que l’attentat à la sûreté de l’Etat est une infraction instantanée, elle a expliqué que ses clients ne sauraient être poursuivis pour complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat du moment où les actes ont été posés alors que le coup d’Etat était déjà consommé.
A défaut de l’acquittement, l’avocate a souhaité «une sanction bienveillante» pour ses clients. De son côté, Me Ignace Tougma a défendu le sergent Amidou Pagbegem et le soldat de 1re classe, Arouna Ouédraogo. Il a fait valoir que les agissements de son premier client sont postérieurs à l’arrestation des autorités de la Transition et ne constituent pas de ce fait une complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat.
«Le sergent ne savait pas qu’il y avait eu putsch et il n’avait aucun intérêt pécuniaire, ni politique, ni professionnel au succès du coup», a ajouté le défenseur, tablant par ailleurs sur l’absence de preuve quant à la participation de l’officier à des patrouilles meurtrières. Me Tougma s’est appuyé sur le fait que les témoins des victimes supposées et de Amidou Pagbegem n’ont pas déclaré que celui-ci a dégradé des biens d’autrui.
Au finish, le professionnel du droit a demandé, l’acquittement de Pagbegem pour infraction non constituée. Pour son second client, le soldat Arouna Ouédraogo, l’avocat a argué que contrairement aux coups et blessures mis à la charge de l’accusé, ce dernier a empêché de jeunes soldats de frapper des personnes qui étaient chez feu Salifou Diallo. Le policier Yacouba Manli qui y était de garde et un autre témoin l’ont confirmé, a soutenu le conseil.
A ses dires, le soldat n’a obéi à aucun des auteurs principaux du coup de force et n’était même pas informé qu’il y avait putsch. «Les charges retenues contre mon client manquent de preuve. Mais si par extraordinaire vous vous convainquez de sa culpabilité, tenez compte du fait qu’il a l’excuse de la jeunesse et de l’inexpérience», a sollicité Me Tougma auprès du tribunal. Il a réitéré l’appel de l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo à une clémence exceptionnelle du tribunal et à des peines clémentes pour ceux qui ont agi par devoir militaire et par crainte de représailles. D’autres avocats plaideront la cause de leurs clients aujourd’hui mercredi 3 juillet à partir de 9 heures.
Fabé Mamadou OUATTARA & Jean Philibert SOME
Etat civil et promotion sociale : Le projet PEPS lancé au Centre-Ouest
La gouverneure de la région du Centre-Ouest, Irène Coulibaly, a présidé le 13 juin 2019 à Koudougou, la cérémonie de lancement du projet de Promotion d’état civil et de promotion sociale (PEPS) dans ladite région. Ce projet vise à améliorer l’accès et stimuler l’utilisation des services d’état civil et de promotion sociale de qualité par une démarche combinant renforcement de l’offre et de la demande, pour les populations des régions de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Ouest.
Marquer officiellement le top de départ de la mise en œuvre du projet PEPS dans la région du Centre-Ouest et impliquer effectivement l’ensemble des parties prenantes pour une réussite dudit projet, tel est l’objectif visé à travers la cérémonie de lancement du projet à Koudougou. En effet, les régions du Centre-Ouest et de la Boucle du Mouhoun font partie des régions qui connaissent une faible maîtrise des dynamiques démographiques.
L’inaccessibilité de nombreux services d´état civil et le manque d’agents formés au sein de ceux-ci expliquent le fait que seuls 59,77% dans le Centre-Ouest et 60,77% dans la Boucle du Mouhoun, des naissances soient effectivement enregistrées dans les délais légaux de deux mois. Aussi, les indicateurs demeurent préoccupants en ce sens que près de 25% dans la Boucle du Mouhoun et plus de 16% au Centre-Ouest, des besoins en planification familiale ne sont pas couverts, tandis que la prévalence contraceptive des femmes en union atteint les 20,8% dans la Boucle du Mouhoun et 20,5% au Centre-Ouest, selon Wend-Yam Kaboré, présidente nationale de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF).
Par ailleurs, l’offre de services de SRAJ demeure insuffisante quand on sait que les jeunes manquent d’informations fiables et de services de qualité adaptés à leurs besoins. Il faut également souligner la faiblesse des mécanismes de prise en charge des victimes basée sur le genre dans les deux régions et la persistance dramatique des cas de mariages d’enfants, de mariages forcés, d’excision, de violences conjugales et de violences physiques à l’encontre des filles et des femmes.
Dans le but d’accompagner les politiques de développement du Burkina Faso, l’Union européenne, dans le cadre du 11e Fonds européen pour le développement (FED), a lancé un vaste programme dénommé «Programme population». Il s’agit d’une convention de financement du secteur de concentration «gouvernance» du Programme indicatif national (PIN) dont la mise en œuvre s’est faite sous forme de subventions attribuées à la suite d’appel à propositions.
C’est ainsi que la Fondation Terre des hommes-Lausanne (Tdh), l’ABBEF, l’ONG Planète Enfants et Développement (PE&D), le Programme de Marketing social et de Communication pour la santé (PROMACO) et l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF) se sont unies dans le cadre d’un partenariat stratégique et opérationnel pour proposer le projet de Promotion d’état civil et de promotion sociale (PEPS) dans les régions du Centre-Ouest et de la Boucle du Mouhoun. Après le lancement national qui s’est tenu à Dédougou dans la région de la Boucle du Mouhoun le 29 mai 2019, Les responsables du projet ont jugé utile d’organiser une rencontre régionale marquant le démarrage technique du projet dans le Centre-Ouest.
D’après Irène Coulibaly, gouverneure de la région, ce projet va contribuer à la maîtrise des dynamiques de la population burkinabè en renforçant l’offre et la demande des services d’état civil et de promotion sociale. Les comportements et pratiques de la population des zones d’intervention vis-à-vis de la planification familiale, de l’état civil et des victimes basées sur le genre, vont s’améliorer et l’utilisation des services de promotion sociale et d’état civil sera accrue.
Dans le Centre-Ouest, le projet va toucher sept districts sanitaires, cent quatre-vingt-quatorze CSPS dans trente-six communes et cent soixante-neuf centres secondaires. Seront également mises en branle pour une bonne exécution du projet, les quatre directions provinciales en charge de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire de la région, les centres-jeunes, les établissements secondaires et quatre associations. A noter que ce projet est financé par l’Union européenne à environ 2 milliards de francs CFA pour le compte des deux régions.
François KABORE
Commune de Ziniaré : Le maire Pascal Compaoré soumet sa gestion à la sanction de la population
Le maire de la commune de Ziniaré et son conseil municipal ont organisé, le jeudi 27 juin 2019 à Ziniaré, leur troisième journée de redevabilité et d’interpellation citoyenne. L’objectif de cette journée était d’échanger avec la population autour du bilan des trois premières années de leur mandat.
Depuis leur installation en juin 2016, le Conseil municipal de Ziniaré a fait de la redevabilité, de la proximité et de la transparence, sa boussole et son gouvernail en matière de gouvernance locale. Dans cette lancée, l’exécutif communal a décidé de rencontrer annuellement la population pour lui faire le point sur la gestion des affaires qu’elle lui a confiées.
C’est ce qui a justifié la tenue de cette journée de redevabilité et d’interpellation citoyenne, ce 27 juin 2019 à la place de l’ancienne gare routière de Ziniaré. Cette journée, troisième du genre après celles de 2017 et 2018, avait pour objectif de : présenter le bilan des activités menées par le Conseil municipal, recueillir les préoccupations des forces vives en vue de les prendre en compte dans la planification des actions à venir.
A cet effet, M Kouilga Albert Zongo, haut-commissaire de la province, a d’abord tenu à saluer la tenue régulière et annuelle de cette journée. « L’initiative de cette journée fait suite à la décision du Conseil municipal de Ziniaré de faire de la redevabilité, l’un des piliers de la gouvernance locale comme l’a prescrit le Code général des collectivités territoriales en son article 250.
Cette journée de redevabilité est donc une opportunité offerte par l’exécutif communal de le critiquer, de l’interpeller et de faire surtout des propositions constructives pour pallier les insuffisances» a laissé entendre M Zongo. «Le 28 juin 2019, marquera la troisième année, jour pour jour, de notre action à la tête du Conseil municipal de Ziniaré.
Ces trois années ont été marquées par la bonne exécution du Plan communal de développement 2017-2021, la dynamisation du Cadre de concertation communal (CCCo), l’assainissement du fichier des locataires des boutiques, la tenue régulière des journées de redevabilité, l’expérimentation du budget participatif ainsi que la gestion des conflits» a introduit le maire de la commune de Ziniaré, Pascal Compaoré.
Ensuite, M Pascal Compaoré et ses deux adjoints ont présenté : le bilan des trois années de fonctionnement du Conseil municipal, l’exécution des activités par les services techniques municipaux, le bilan de l’exécution du budget de la gestion de juin 2016 à juin 2019 et les contributions des partenaires au développement, les difficultés rencontrées et les perspectives.

Le niveau de recouvrement des recettes propres en nette progression Dans l’optique d’amorcer véritablement le développement communal, le conseil municipal a élaboré des documents de planification pour orienter son action. L’élaboration de ces documents a été faite de manière participative et inclusive à l’issue des concertations avec les forces vives, les différentes couches socio-professionnelles et la diaspora. La tenue régulière des sessions ordinaires et extraordinaires depuis son installation traduit le dynamisme du Conseil municipal.
Dans le domaine du renforcement des capacités, plusieurs sessions de formation ont été initiées à l’endroit des agents de la mairie et des conseillers municipaux. «Avec 41 agents, l’administration communale connaît une grande vitalité. Cela se traduit par la quantité et la qualité des documents administratifs et d’actes d’état civil produits durant les trois premières années de mandat» s’est réjoui le maire Pascal Compaoré.
« Le budget communal a connu une bonne exécution durant les trois années écoulées sous la houlette du Maire avec l’appui des services techniques déconcentrés et le rehaussement du niveau de recouvrement des recettes propres de la commune avec l’exécution des délibérations prises.
Ainsi, le budget communal est passé de 749 181 666 FCFA avec 247 834 263 FCFA de recettes propres en 2016 à 1 053 962 648 FCFA dont 270 570 886 FCFA de recettes propres en 2018. Le budget 2019 est de 841 840 363 FCFA avec des recettes propres de 301 261 325 FCFA» a indiqué M Compaoré.
La mobilisation des ressources a ainsi permis d’effectuer des réalisations dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau potable, de la culture, des sports et des loisirs. Les réalisations des partenaires au développement s’élèvent à 339 551 382 FCFA. Dans le cadre de la promotion de la femme et des jeunes, plusieurs actions ont été réalisées.
«Au nombre des difficultés rencontrées, on note : le retard de transfert des ressources par l’Etat et les écarts entre les montants prévus et les montants réels transférés, le faible recouvrement des ressources financières, la spéculation foncière, la faible fonctionnalité et le dynamisme des associations des usagers de l’eau, les contentieux et litiges autour des parcelles» a déploré le maire Pascal Compaoré.
Malgré les résultats atteints, quelques défis restent encore à être relevé pour atteindre l’idéal de développement souhaité par la commune de Ziniaré. Pour ce faire, le maire Compaoré dit compter sur l’ensemble des élus, des filles et fils de la commune, des partenaires techniques et financiers et les bonnes volontés pour amorcer véritablement la voie du développement.
A l’issue de ces présentations, l’exécutif communal avec l’appui des anciens maires et de la tutelle, se sont prêtés aux questions, commentaires, suggestions, recommandations et questions de la population auxquelles des réponses ont été apportées et des éclaircissements donnés. A cette journée, des attestions de reconnaissance ont été décernées à 15 acteurs pour leur contribution au développement communal.
Abdias Cyprien SAWADOGO
Diaspora burkinabè au Nigéria : Ces noms qui comptent
Les Burkinabè vivant au Nigeria se retrouvent principalement à Lagos et à Kano, villes à vocation commerciale et industrielle. Mais parmi la minorité restée à Abuja, la capitale fédérale, certains ont réussi à s’imposer dans divers domaines, faisant la fierté du Burkina Faso. Sidwaya les a rencontrés.
Moussa Ouédraogo ne passe pas inaperçu à Abuja, la capitale du Nigeria. Installé dans ce pays depuis plus de trois décennies, il s’est imposé dans le domaine des Bâtiment-travaux-publics (BTP), ce qui lui vaut une certaine notoriété. «J’ai commencé à Lagos avec les entreprises européennes, notamment françaises, depuis 1982.
J’ai fait le tour dans plusieurs régions du pays avec les géants du bâtiment. Ce qui m’a permis de gravir tous les échelons», confie-t-il. Comment l’aventure de notre compatriote a-t-elle débuté au pays de Sani Abacha ? M. Ouédraogo esquisse un sourire, avant de répondre : «J’étais cordonnier au marché de Gounghin en 1982.
Alors que je venais acheter du matériel de travail au Nigeria, j’ai travaillé momentanément sur un chantier et depuis lors, je n’ai plus quitté le pays», raconte-t-il. Après avoir passé 28 ans sur des chantiers, le natif de Ouahigouya, au Nord du Burkina, a estimé qu’il avait suffisamment d’expériences pour prendre sa destinée en main. «En 2010, j’ai mis en place ma propre société de construction ‘’Sazak Acres Biloque Comapany Limited’’.
Sous ce label, nous comptons plusieurs réalisations dont des immeubles et des appartements. Nous construisons des duplex de 5 à 7 chambres et les prix varient entre 150 millions et 180 millions de Naira (près de 300 à 400 millions F CFA)», a laissé entendre l’entrepreneur, qui a sous sa coupe, une centaine de travailleurs tous profils confondus.
Le palais de justice d’Abuja, le siège de Nigérian National Petroleum Corporation (NNPC), la société nationale de raffinerie de pétrole du pays avec ses quatre tours qui trônent majestueusement dans la capitale fédérale, portent, entre autres, la marque de Moussa Ouédraogo. A l’ambassade du Burkina Faso au Nigeria , l’homme est cité comme une fierté du pays. Si l’ancien cordonnier, pour qui le BTP n’a plus de secret, force aujourd’hui l’admiration, son parcours n’ayant pas été un long fleuve tranquille.

N’ayant pas eu de formation académique, il a tout appris sur le tas et il fallait parfois supporter les humeurs des uns et des autres. «Tout n’a pas été facile», se contente-t-il de dire. Pour celui qui est né en 1966, la volonté, la détermination et la persévérance doivent habiter toute personne qui rêve grand. «Habilleur de la famille présidentielle» Yasseha Gansoré est un autre Burkinabè qui s’illustre dans son domaine. «Avant mon arrivée au Nigeria, j’étais d’abord à Cotonou en tant que styliste modéliste.
Les Nigérians aiment la mode, mais ils n’ont pas de couturiers qualifiés, ce qui les conduit vers d’autres pays où l’expertise existe. C’est ainsi que par l’intermédiaire d’une de mes clientes, je suis arrivé à Abuja et ma patronne s’est attachée mes services», fait-il observer, en plein travail dans son atelier. La patronne est Hudayya, l’épouse d’un des fils de l’ancien président Sani Abacha, qui a dirigé le Nigeria de 1993 jusqu’à sa mort en 1998.
Celle-ci a son entreprise implantée dans un vaste domaine en plein cœur d’Abuja, avec un atelier de création et une école des métiers de la mode. Yasseha a d’abord travaillé avec une première patronne, avant d’être débauché par Hudayya comme le veut la loi du business. Depuis, celui qui a fait ses premiers pas dans la couture en Côte d’Ivoire, dans le même atelier que le styliste Bazem’s, ne cesse de révolutionner la mode. Il coud une centaine de tenues, qui sont pour la plupart envoyées aux USA et à Londres en Angleterre. Son talent dans l’innovation et dans création font qu’il habille aujourd’hui des personnalités jusqu’au sommet de l’Etat. «La famille du président Muhammadu Buhari fait partie de ma clientèle.

du président Muhammadu Buhari fait partie de ma clientèle»
La tenue de mariage de l’une de ses filles qui a convolé en noces récemment a été confectionnée chez moi», précise le modéliste. La quarantaine bien sonnée, marié et père de trois enfants, Yasseha Gansoré est un digne ambassadeur du Burkina Faso. Il est d’ailleurs le président de l’Association Faso intègres d’Abuja, qui regroupe des compatriotes vivant dans la capitale fédérale. «Il est un modèle, car malgré ses qualités humaines et ses compétences professionnelles il garde la tête sur les épaules», a glissé un des 37 employés qui travaillent à l’atelier. Et sa patronne de renchérir : «il est courageux et aime ce qu’il fait.
Je suis entièrement satisfaite de ses services». Contrairement aux deux premiers, Abdoul Karim Sanou est passionné du milieu rural où les populations ne jurent que par lui. Ingénieur de conception en vulgarisation agricole et œuvrant au compte de la Fondation Aisha Babangida, du nom de la fille de l’ancien chef de l’Etat nigérian, Ibrahim Babangida. Avec AGRIC TECH Global Oasis Nig, il œuvre dans le domaine de l’agro-développement avec plus de 500 hectares de terres aménagés au profit des femmes et des jeunes déscolarisées. «L’objectif de la fondation est d’offrir des conditions de vie meilleure aux femmes et aux jeunes dans les zones rurales», indique M. Sanou.
Dans cette mission, ce Burkinabè a réussi à redonner espoir à de nombreuses âmes en milieu rural où la question de la terre est source de conflits. L’ONG intervient dans la production, la transformation, en vue d’une plus-value et la recherche de marché d’écoulement. «Nous intervenons dans la médiation dans les conflits entre agriculteurs et éleveurs», fait savoir le spécialiste en développement rural.
Beyon Romain NEBIE Depuis Abuja (Nigeria)
Coupe de l’élu local de Ziniaré : Le secteur n° 4 succède au secteur n°3 en football
La troisième édition de la coupe de l’élu local de Ziniaré a connu son apothéose, samedi 29 juin 2019 au stade municipal de Ziniaré. En football, le match de la finale a opposé l’équipe du secteur n° 4 de Ziniaré à celle du village de Tamissi. C’était sous le patronage de Mme la gouverneure de la région et le coparrainage d’ El hadj Boukaré Ouédraogo, PDG de SOCOM- Burkina et de El hadj Hamado Tapsoba, opérateur économique.
Officiellement lancée le 13 avril 2019, les rideaux de la troisième édition de la coupe de l’élu local de Ziniaré se sont refermés, samedi 29 juin 2019 au stade municipal de Ziniaré. Pendant deux mois et demi, la ville de Ziniaré a vibré au rythme du sport et des loisirs. En effet, neuf disciplines sportives et de loisirs étaient en compétition, à savoir : le scrabble, la pétanque, le cyclisme homme et dame, le handisport homme et dame, le semi-marathon homme et dame et le football.
Cette troisième édition était placée sous le thème : «Jeunesse et cohésion sociale pour un développement local soutenu dans la commune de Ziniaré». Pour le maire Pascal Compaoré, «ce thème est évocateur car c’est dans la solidarité et la cohésion que nous devons conjuguer nos efforts pour que notre cité amorce véritablement la voie du développement. Ces efforts, je les ai ressentis en tant qu’organisateur, spectateur et même supporteur. En effet, durant deux mois et demi, les concurrents ont pris d’assaut les différents lieux de compétitions pour rivaliser avec ardeur en vue de remporter une victoire».
Au regard du franc succès de cette édition, M. Pascal Compaoré a tenu à remercier la population et la jeunesse, pour être sortie nombreuse célébrer le sport et les loisirs. Il a fait une mention spéciale au parrain et au co-parrain, aux filles et fils de la commune et aux autorités locales pour avoir contribué à la réussite de l’évènement. Le parrain, El hadj Boukaré Ouédraogo, PDG de SOCOM- Burkina, a félicité le conseil municipal de Ziniaré pour sa vision et son engagement en faveur du développement.
«Cette coupe de l’élu local, ce sont les jeunes, les femmes et les hommes de tous les 53 villages et les 5 secteurs qui l’ont désirée et voulue, pour promouvoir non seulement la fraternité et la solidarité mais également prouvé leurs performances et éclore des talents qui feront leurs chemins» a lancé El hadj Ouédraogo. «Je voudrais rendre un vibrant hommage au conseil municipal et aux différents partenaires de la commune de Ziniaré, au parrain en particulier, pour tous les efforts consentis pour la promotion du sport et des loisirs dans la commune de Ziniaré. Cela témoigne de l’intérêt que vous accordez à la jeunesse et à la cohésion sociale» a renchéri M. Zoumèsègh Séverin Somé, Secrétaire général de la région représentant la gouverneure.

Les phases finales en pétanque et scrabble, en cyclisme et handisport, se sont déroulées respectivement les 15 et 26 juin 2019. En football, ce sont les équipes du village de Tamissi et du secteur n° 4 qui sont parvenues à la finale. Après donc le coup d’envoi du match, les deux équipes, après un temps d’observation, ont commencé à développer leur jeu. Mais au fil du temps, on a noté une nette domination de l’équipe du secteur n° 4 sur son adversaire. Cette domination a été payante à la 33è minute avec l’ouverture du score par le dossard 13, Oumar Ouédraogo. Quatre minutes après le premier but, Yaguibou Richard, dossard 6, aggrave le score avec le 2èe but.
C’est sur ce score de 2 buts à 0 en faveur de l’équipe du secteur n° 4 que les deux équipes ont rejoint les vestiaires. A la reprise de la deuxième partie, avec les assauts et les occasions de but mal exploitées, le score est resté inchangé jusqu’à la fin du temps règlementaire. Ainsi, l’équipe du secteur n° 4 succède à celle du secteur n° 3, victorieuse de la 2èe édition en 2018. Pour ce faire, elle est repartie avec : 2 jeux de maillots, 1 ballon, une enveloppe de 250 000 FCFA, des médailles d’or et le trophée.
L’équipe de Tamissi, finaliste malheureuse, a reçu : 2 jeux de maillots, 1 ballon, une enveloppe de 175 000 FCFA et des médailles d’argent. Le secteur n° 5, classé 3èe est reparti avec un jeu de maillots, 1 ballon, une enveloppe de 50 000 FCFA et des médailles de bronze. De la 4èe et à la 8èe équipe, chacune a reçu un ballon et une enveloppe de 10 000 FCFA. Les autres équipes ont été contentées par un ballon chacune.
Tous les joueurs des deux équipes finalistes ont reçu des bons de permis de conduire A1 offerts par Privilège Auto-école. Le meilleur joueur, le meilleur gardien et l’équipe fair-play ont été récompensés. Dans les autres disciplines, les lauréats ont reçu des prix en espèces allant de 10 000 FCFA à 25 000 FCFA et en nature (médailles, vélos, tricycle, jeu de scrabble, jeu de boules). Tout s’est bien terminé à la satisfaction générale de tous et le rendez-vous est pris pour la 4èe édition en 2020.
Abdias Cyprien SAWADOGO
Agro-écologie et consommer local : La promotion du comité Baoré solidarité à Kokologho
Le Comité «Baoré» Solidarité (CBS) a organisé du 13 au 15 juin à Kokologho, la première édition de la «Foire sur l’agro-écologie et le consommer local à Kokologho» (FACoLoK). Cette foire avait pour objectif principal de contribuer à une transition agro-écologique efficiente dans la zone de Kokologho et la promotion du consommons local.
Dans la commune rurale de Kokologho, l’agriculture est la principale activité des populations. Cette agriculture est de type familial et compte principalement sur les pluies. Aussi, elle est régulièrement confrontée à des contraintes comme les fluctuations pluviométriques et la dégradation des sols qui jouent considérablement sur la productivité agricole et engendre des faibles rendements.
Ce faisant, l’utilisation des intrants chimiques de synthèse dans l’agriculture est fortement remarquable, et cela compromet la durabilité agricole et la santé des agriculteurs et de leurs familles. De toute évidence, les populations sont exposées de façon récurrente, non seulement à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, mais également à la pauvreté. Fort de ce constat, le Comité Baoré Solidarité, actif dans la zone de Kokologho depuis une vingtaine d’années, a entrepris d’apporter sa solution face à ce phénomène.
Aussi, avec l’accompagnement de ses partenaires techniques et financiers tels que l’ambassade de France au Burkina Faso et l’Association pour le développement économique et social en Afrique (ADESAF), un projet de « transition agro-écologique et consommer local à Kokologho» est conduit depuis décembre 2017 dans huit villages de la commune.
Et pour rendre son action plus visible avec un impact certain, le comité Baoré Solidarité a jugé bon d’organiser la «Foire sur l’agro-écologie et le consommer Local à Kokologho» (FACoLoK). Une foire dont la spécificité a consisté, entre autres, à présenter aux partenaires étatiques, institutionnels, ONG, acteurs de la société civile, ainsi qu’aux producteurs de Kokologho, l’ensemble des résultats du projet-pilote de «transition agro écologique et consommer local à Kokologho» ; permettre aux bénéficiaires d’exposer les résultats de leur travail ; valoriser les produits locaux ; permettre une large diffusion des différentes techniques et pratiques agro-écologiques dans la zone de Kokologho ; permettre aux bénéficiaires du projet de mieux connaître les enjeux sur l’agro-écologie ; susciter auprès des agriculteurs de Kokologho un intérêt particulier aux semences paysannes et traditionnelles dans un contexte de changement climatique ; permettre au comité Baoré Solidarité de nouer des relations de partenariats avec les autres acteurs de l’agro-écologie.

de l’agro-écologie.
Trois jours durant, la foire a drainé du monde sur le terrain communal de Kokologho et a permis aux organisateurs d’exposer les différentes semences et les produits agro-alimentaires traduisant ainsi en actes concrets les objectifs de la foire. Mieux, la foire a été l’occasion d’organiser un panel qui a permis de s’entretenir avec les producteurs de Kokologho sur les différents thèmes tels que : les semences paysannes et traditionnelles ; les enjeux liés à l’utilisation des semences ; le changement climatique et utilisation de semences paysannes et traditionnelles ; les aspects commerciaux des produits biologiques/écologiques.
Pour le coordonnateur des programmes du comité Baoré Solidarité, Bila Abdoulaye Sawadogo, sa structure est une association d’envergure nationale qui couvre pour le moment cinq provinces que sont le Boulkiemdé, le Bazèga, le Kourwéogo, le Kadiogo et le Passoré. En initiant la FACoLoK, l’objectif est de consolider les acquis de terrain et de favoriser le partage d’expériences entre l’ensemble des acteurs du domaine de l’agro-écologie pour une «transition agro-écologique et du consommer local efficients dans la zone de Kokologho». Quant au maire de la commune rurale de Kokologho, Pascal Sampinbré, il a salué l’initiative du comité Baoré Solidarité, et dit tout l’engagement de son conseil municipal à accompagner les organisateurs afin que cette foire se pérennise dans la commune.
François KABORE
Résilience à l’insécurité alimentaire: Des journalistes pour relayer les bonnes pratiques
Le Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) a organisé, du 26 au 20 juin 2019 à Ouagadougou, un atelier d’informations, de sensibilisation et de formation sur les activités du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS) au profit de son réseau des professionnels de médias.
Quinze journalistes issus du Burkina Faso, de la Gambie, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad se sont familiarisés, entre autres, avec les activités, les résultats et les défis du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS) piloté par le Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).
C’était au cours d’un atelier d’informations, de sensibilisation et de formation tenu, du 26 au 30 juin 2019 à Ouagadougou. Au cours de la rencontre, plusieurs thèmes ont été abordés. Il s’agit du développement des infrastructures rurales, des chaînes de valeur et des marchés régionaux, de la politique- genre du CILSS. Selon l’expert en suivi-évaluation du P2RS, Adamou Hinsa, par ailleurs, représentant du coordonnateur régional, cette formation est axée sur les hommes de médias parce qu’ils sont les relais de la mise en œuvre des différentes activités du programme.
Il a indiqué que plusieurs réalisations ont été faites par le P2RS. «Il s’agit notamment de la réalisation de 37 barrages dans les différents pays, de l’aménagement de plus de 2000 ha. En outre, plus de 3 000 foyers améliorés ont été distribués aux ménages pour éviter la déforestation», a-t-il noté. Il a fait savoir que le P2RS a prévu un dispositif d’alerte des risques d’inondations dans les pays car ils font face à des inondations qui engendrent des pertes en vies humaines et la destruction des moyens d’existence des ménages affectés.

En sus, un Système d’information 2e génération (SIM2G) qui va révolutionner le marché régional est en train d’être mis en place au Burkina Faso. A ses dires, avec les options inter vocales de système, l’on peut accéder à des informations sur les bonnes pratiques résilientes, la production fourragère et animale, les prix, de même que le stock. «Il permettra de connaître dans quelle zone, il peut y avoir des déficits fourragers, agricoles pour orienter le commerce régional et la transhumance dans la région », a-t-il indiqué.
Pour le secrétaire exécutif du CILSS, Dr Djimé Adoum, la SIM2G sera «édifiante», et doit inspirer les autres pays du Sahel. Des bassins de collecte des eaux de ruissellement De son avis, il faut une politique libérale pour une bonne production, commercialisation et transformation des produits locaux. Il a dit attendre des professionnels de médias, une meilleure appropriation du programme. «Nos défis sont énormes, il faut l’apport de tous», a déclaré Dr Djimé.
A l’issue de la formation, une visite de terrain a été organisée dans la région du Plateau central. Ainsi, une halte a été faite à Laongo, village situé à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou, où des Bassins de collecte des eaux de ruissellement (BCER), ont été aménagés au profit des producteurs. Pour l’expert en développement rural du P2RS Burkina Faso, Marcel Da, les BCER font partie des activités d’appui aux productions végétales et animales. «Il s’agit d’un ouvrage de collecte d’eau de pluies pour compléter l’irrigation en cas de survenue de poches de sécheresse.
Il permettra aux producteurs-bénéficiaires de pratiquer le maraîchage», a-t-il affirmé. Mouni Tapsoba, un bénéficiaire du BCER, a confié que le bassin améliore sa production. «J’ai pu faire du maraîchage et j’ai eu environ 100 000 F CFA dans la production du gombo», a-t-il dit. Le cap a été ensuite mis sur le village de Torodo dans la commune de Zorgho.
Là, un barrage hydraulique de 400 000 m3 est en construction avec un aménagement agricole de 5 ha dédié essentiellement à la production maraîchère pour des groupements de femmes. Ce projet d’un coût d’environ un milliard 500 millions F CFA, va servir cinq autres villages. Toujours à Torodo, une plateforme multifonctionnelle a été réalisée.
Aussi, des femmes sont sensibilisées aux bonnes pratiques nutritionnelles afin d’éviter des cas de malnutrition. A ce niveau, l’expert en genre du P2RS, Lydia Zansé/Tapsoba, a souligné que des Groupes d’appui et de soutien aux pratiques de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (GASPA) ont été créés. Lancé en 2016, le P2RS a pour objectif de contribuer à réduire la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel.
Financé par la Banque africaine de développement (BAD) et les pays- membres sous la coordination du CILSS, sa stratégie de développement de la résilience est axée sur le développement du pastoralisme, de l’irrigation et des marchés régionaux d’intrants et de produits agricoles.
Mariam SOMDA


