Musique Le comédien Hilaire Nana change de « rôle »

L’artiste-comédien burkinabè Hilaire Nana a dédicacé dans la soirée du samedi 29 juin 2019, à Ouagadougou, son tout premier album musical, un maxi de quatre titres, intitulé «Ramdé».

Artiste-comédien, conteur, et instrumentaliste, Hilaire Nana, vient de rejoindre la grande famille des musiciens burkinabè. Composée de quatre titres, sa toute première galette musicale, baptisée « Ramdé » (écho, en langue nationale mooré) a été dédicacée, le samedi 29 juin 2019 à Ouagadougou, en présence des hommes et femmes de médias. A l’entendre, son immersion dans l’univers musical est parti d’un constat après une quinzaine d’années passées sur les planches. « Les messages au théâtre ont un impact limité. Or, la musique permet de toucher un plus grand nombre de personnes en ville, et surtout en milieu rural », a-t-il expliqué. La mort, l’amour du prochain, la valorisation et la sauvegarde des valeurs culturelles africaines, etc. sont, entre autres, a-t-il dit, les thèmes abordés dans l’album. Je suis un fervent défenseur de la culture de notre continent, a-t-il ajouté. Dans le titre « Yaaba », a-t-il poursuivi, je porte un regard critique sur notre tendance à donner des noms d’origine occidentale à nos enfants. « Etre indépendant passe également par la vulgarisation des prénoms issus de nos différents terroirs », a déclaré le comédien-chanteur. Les trois autres morceaux ont été également commentés. « Dounia » tire la sonnette d’alarme sur l’importance de l’attachement aux valeurs ancestrales dans un monde en pleine mutation. De l’avis de Hilaire Nana, chaque personne devrait cultiver dans sa vie, l’amour du prochain, de sorte à laisser après sa mort, un excellent exemple à suivre. C’est la quintessence du titre « Koum » (mort, en mooré). Quant au quatrième morceau « Rogmika  » (us et coutumes en mooré), il traduit un cri du cœur lancé à l’endroit des dirigeants burkinabè et africains pour un retour aux sources. « Hilaire Nana est l’une des figures montantes de notre théâtre. Nous sommes heureux de le voir ajouter une autre corde à son arc. Promouvoir une œuvre artistique est l’une des tâches importantes dans toute carrière. Nous nous tiendrons donc à ses côtés pour assurer une bonne promotion à son produit », a promis le parrain de la cérémonie de dédicace, l’administrateur du Carrefour international de Ouagadougou (CITO), Martin Zongo. Le CD de l’album « Ramdé » coûte 3 000 F FCA, et est disponible
au CITO et dans les différents bacs
à disque.

Aubin NANA
Mamourou BENAO
(stagiaire)

Commune de Béré  4000 CNIB délivrées à des habitants

L’association des élèves et étudiants de Béré, avec le soutien de Jules Tapsoba, fils de la localité et conseiller spécial du Premier Ministre, a organisé une opération de délivrance massive de Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB), le jeudi 27 juin 2019 dans la commune de Béré.

Dans la commune rurale de Béré, province du Zoundweogo, plus de 4000 personnes ne disposent pas de Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB), selon un recensement de l’Association des élèves et étudiants de Béré. Pour répondre à la demande manifestée par les populations de la localité, l’association, avec le soutien financier et matériel d’un fils du village, le conseiller spécial du Premier ministre, Jules Tapsoba, a lancé, le jeudi 27 juin 2019, une campagne spéciale de souscription. L’objectif, selon le président de l’association estudiantine, Salif Zida, est de satisfaire la forte demande exprimée pour doter les populations de ce document administratif. «A travers une levée de fonds, les bonnes volontés nous ont permis d’avoir près de 8 millions F CFA qui vont couvrir notre processus d’enrôlement et de délivrance de CNIB», a-t-il fait savoir. Pour le mentor de l’association et conseiller spécial du Premier ministre, Jules Tapsoba, il s’agit d’une subvention à hauteur de 2 000 F CFA sur chaque carte. Du coup, a-t-il précisé, le prix de la CNIB, fixé à 500 F par demandeur devient plus accessible aux couches défavorisées. De même, grâce à l’appui des Comités villageois de développement (CVD) et de l’Office nationale d’identification (ONI), la procédure d’établissement a été simplifiée, selon M. Tapsoba, pour permettre à des citoyens «d’exister». Mieux, l’opération consiste, à entendre le conseiller spécial, à promouvoir les documents administratifs de l’Etat et à faciliter les missions de contrôles des Forces de défense et de sécurité (FDS). «C’est un document qui justifie l’appartenance à un pays. Il facilite les opérations bancaires, la participation aux échéances électorales, les migrations (voyages), etc.», a déclaré M. Tapsoba. Il a également salué l’opération conjointe entre la préfecture, la mairie et la Police de Béré et qui permet l’établissement des extraits d’acte de naissance et la légalisation des documents administratifs. Il a aussi exprimé sa reconnaissance à l’ONI qui a déployé des équipes pour cette opération.

Promesse de clôture du commissariat

Pour le parrain de la cérémonie, le Larlé Naaba Tigré, l’opération est une œuvre utile pour la nation et pour les ménages ruraux. Il a encouragé l’initiateur et a apporté sa contribution pour une large couverture en CNIB, à travers un geste symbolique de 500 000 F CFA. Aussi, le coutumier a prodigué des conseils à la jeunesse et souhaité que l’initiative inspire d’autres forces vives dans les provinces et régions du pays. «Nous devons savoir être utiles à notre pays, à notre communauté, sinon, notre vie ne sert à rien sur terre», a conseillé le ministre du Moogho Naaba. Pour soutenir les initiateurs, le président de la délégation consulaire régionale du Centre de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Amidou Ouédraogo, a fait don de deux millions FCFA et a pris l’engagement d’ériger une clôture pour le commissariat de police de Béré. Au nom du gouvernement burkinabè, la gouverneure de la région du Centre-Sud, Josiane Kabré, a réitéré l’engagement de l’exécutif à identifier formellement ses citoyens afin de lutter efficacement contre le terrorisme et le grand banditisme. Le chef de Doulougou, président du cadre de concertation des coutumiers du Bazèga, a effectué le déplacement avec une forte délégation pour témoigner son soutien à l’opération. En rappel, la dernière opération d’établissement massif de CNIB remonte à 2009 et avait été rendue possible grâce au commissaire de police, Masso Zoungrana/Ouattara.

Wanlé Gérard
COULIBALY

«Le champignon modifié tue 99% des moustiques», Dr Abdoulaye Diabaté

La lutte contre le paludisme vient de connaître peut-être une avancée. Une équipe de scientifiques conduite par Dr Abdoulaye Diabaté, chercheur entomologiste, à l’Institut de recherches en science de la santé(IRS), viennent de livrer les résultats de leurs études sur les capacités du champignon transgénique à lutter contre le paludisme. Dans cet entretien, il nous parle des tenants et aboutissants de cette recherche.

Sidwaya(S.) : Vous avez récemment mené une étude sur le champignon transgénique pour le contrôle des populations de moustiques porteurs du paludisme. De quoi s’agit-il exactement ?
Abdoulaye Diabaté(A.D.) : Il s’agit d’un champignon, l’espèce Metarhizium pingsheaense, que nous avons génétiquement modifié pour améliorer sa virulence vis-à-vis des moustiques, vecteurs du paludisme. Du fait de la modification, ce champignon produit désormais une puissante neurotoxine d’une araignée d’Australie qui est fatale aux moustiques. Le champignon libère cette neurotoxine dans l’hémolymphe du moustique, conduisant à une mort certaine et relativement plus rapide que le champignon non modifié. En comparaison, le champignon modifié tue 99% des moustiques en moins de cinq jours au laboratoire, alors que le champignon non modifié ne tue à peine que 50% des moustiques et ce au-delà de 2 semaines.

S : Pourquoi cette étude ?
A. D. : La lutte contre le paludisme a connu d’énormes progrès ces quinze dernières années. De 2 millions de décès par an, la mortalité a chuté à moins de 500 000 décès/an. Bien que cela est dû à une conjugaison de plusieurs méthodes de lutte et d’un acte politique fort, la lutte antivectorielle a joué un rôle prépondérant dans cette diminution spectaculaire des cas de décès. Toutefois, elle est basée essentiellement sur l’utilisation des Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA) et de la pulvérisation intradomiciliaire. Cette lutte hélas connaît de plus en plus de difficultés dues essentiellement au développement de la résistance de la plupart des vecteurs du paludisme aux insecticides usuels. Selon le rapport 2018 de l’OMS sur le paludisme, le Burkina Faso fait partie des pays dans le monde où malgré les énormes efforts consentis dans la lutte, l’impact du paludisme est en hausse (nombre de malades et décès). Dans son rapport de 2017 (Rapport du malERA), le malERA group, un comité d’experts de lutte antipaludique, a recommandé entre autres, que la recherche devrait se focaliser sur de nouvelles pistes de lutte antivectorielle afin de compléter les outils existants. Les champignons sont des ennemis naturels du moustique. Le Metarhizium pingshaense en l’occurrence, infecte spécifiquement les moustiques. Toutefois, il faut d’une part, une grande dose de spores de ce champignon pour tuer le moustique. Mais d’autre part, le champignon tue les moustiques qu’au bout de deux semaines en moyenne. La durée de vie extrinsèque du Plasmodium falciparum (le parasite du paludisme) chez le moustique étant d’environ 12 jours, il est clair que ce champignon aura une efficacité très limitée dans le contrôle de la maladie. Car, le moustique a le temps de transmettre le parasite à l’homme avant que le champignon ne le tue. Nous avons donc adopté une approche génétique pour accroître la virulence de ce champignon vis-à-vis du moustique. Ainsi, en collaboration avec le laboratoire du Pr Saint Léger de l’université de Maryland College Park, nous avons inséré dans le génome de ce champignon, un gène codant pour une neurotoxine d’araignée afin de contrôler très efficacement les populations de moustiques. Les études au laboratoire, en phase 1 de l’efficacité de ce champignon transgénique sur les moustiques de laboratoire ont été concluantes. Mais aucune étude sur l’efficacité de ce champignon transgénique contre les moustiques dans les conditions proches du terrain n’avait jamais encore été réalisée. C’est dans ce cadre que s’inscrivaient nos travaux. L’objectif de nos travaux était d’étudier l’efficacité du champignon transgénique à contrôler les vecteurs du paludisme en milieu confiné et semi naturel, dans une serre, mosquito-sphère que nous avons construite pour cela.

S : Comment les recherches ont été menées ?
A. D. : L’étude s’est déroulée en milieu semi naturel dans une mosquito-sphère construite à Soumousso (4°03’ W ; 11°04’ N) à environ 40 km de Bobo sur l’axe Bobo-Diébougou. La mosquito sphère est composée de quatre cases expérimentales de 3,5 x 4 x 2,5 m chacune, simulant les cases communément rencontrées au Burkina Faso. Ces cases disposent de plafond en chaume. Cela permet de réduire la température à l’intérieur des cages d’environ 4°C par rapport à la température ambiante. Ce sont des sources de jus sucré (plantes) pour les adultes de moustiques qui s’y trouvent, et des gîtes larvaires artificiels sont également présents. L’étude est réalisée sur des populations d’Anopheles gambiae collectés sur le terrain et élevées en laboratoire. Différents tissus en coton sont utilisés pour l’imprégnation avec la souche Metarhizium pingshaense génétiquement modifiée et la souche Metarhizium pingshaense non modifiée (sauvage). Ensuite, les différents tissus imprégnés sont testés dans les cases expérimentales. Les moustiques sont lâchés dans ces cases chaque jour au coucher du soleil et recapturés, le lendemain matin après contact avec les tissus imprégnés. Ces moustiques sont ensuite mis en observation pour le suivi de la mortalité. Différentes souches de moustiques exprimant différents niveaux de résistance aux insecticides sont testées et le Metarhizium pingshaense modifié est comparé au Metarhizium pingshaense conventionnel non modifié. Le temps de rémanence du Metarhizium pingshaense modifié est évalué. Nous avons également évalué la capacité des tissus imprégnés de champignons à contrôler les moustiques sur plusieurs générations.
S. : A quels résultats êtes-vous parvenus ?
A. D. : Les moustiques vecteurs du paludisme infectés par la souche transgénique du Metarhizium avait une durée de vie significativement plus courte (100% de mort entre 2,5 jours et 5 jours) que celle des moustiques infectés à la souche sauvage du champignon (qui tuait environ 50 % à 70% des moustiques au bout de 14 jours). Nous avons également démontré que la souche transgénique avait d’importants effets pré-létaux, notamment une réduction de la capacité d’alimentation en sang et réduction de la capacité de vol des moustiques infectés. En outre, les moustiques infectés par la souche transgénique pondaient moins d’œufs que les moustiques infectés par la souche sauvage du champignon. De plus, la souche transgénique du champignon nécessite deux fois moins de spores pour tuer les moustiques. L’efficacité du champignon transgénique dure plus longtemps (au moins 11 semaines) par rapport à la souche sauvage qui dure entre 4-5 semaines. Un autre fait très marquant de cette étude est que le champignon modifié réduit 99% de la population de moustiques en sphère (milieu semi-naturel ou toutes les conditions sont réunies pour permettre aux moustiques de se maintenir sur plusieurs générations) au bout seulement de deux générations.

S : Quelle est la particularité de cette nouvelle trouvaille en matière de lutte contre le paludisme ?
A. D. : Ces travaux montrent que le champignon transgénique est un outil écologique et très spécifique, car ne tuant rien que les moustiques, vecteurs du paludisme, contrairement à d’autres méthodes conventionnelles de lutte antivectorielle. Par ailleurs, du fait de la résistance aux insecticides, les MILDA et autres stratégies de lutte antivectorielle à base d’insecticides, ont une efficacité très limitée, désormais à contrôler les populations de moustiques, mais ce champignon génétiquement amélioré, les tue sans aucune résistance et pourrait donc être un outil supplémentaire idéal.
S. : Qu’est-ce que cette étude va changer concrètement?
A. D. : Cette étude représente une étape importante dans la progression des biotechnologies émergentes dans la lutte antivectorielle du paludisme et leurs applications réelles sur le terrain. Il reste toutefois les aspects règlementaires de la technologie utilisée pour mettre au point ce champignon à gérer avant qu’un tel produit ne puisse être appliqué en conditions réelles pour le contrôle des vecteurs du paludisme. Le champignon, évidemment doit être testé en conditions naturelles pour évaluer son impact à la fois entomologique et épidémiologique/clinique avant qu’il ne puisse pleinement intégrer l’arsenal des outils de lutte antivectorielle. De façon générale, nos résultats auront de vastes implications pour tout projet proposant d’utiliser des technologies nouvelles, complexes et potentiellement controversées pour l’éradication du paludisme.

S. : Est-ce à dire que les méthodes traditionnelles de lutte ne sont pas efficaces ?
A. D. : Au Burkina Faso, les cas de paludisme sont en augmentation. Un des problèmes majeurs, les outils conventionnels de lutte (moustiquaire imprégné et la pulvérisation intradomiciliaire) ont fait un travail formidable en réduisant les cas de paludisme, mais ont atteint leurs limites fondamentales protectrices. Car, les moustiques sont devenus particulièrement résistants à la plupart de ces insecticides. On doit continuer d’utiliser ces moustiquaires. La 2e génération qui arrive essaie de prendre en compte ce problème de résistance, mais le moustique aura toujours la capacité de résister. La communauté scientifique est unanime que si on veut éliminer le paludisme, ces outils conventionnels à notre disposition ne nous permettront pas de franchir la dernière étape de l’élimination. Il faut nécessairement des outils additionnels. C’est pourquoi, nous avons commencé à travailler sur ces champignons. Ce sont des ennemis naturels des moustiques, mais leurs capacités à pouvoir tuer les moustiques est très lente. C’est pourquoi, il faut utiliser la technologie du génie génétique pour pouvoir augmenter leur capacité à tuer.

S. : Peut-on espérer que cette technologie soit intégrée dans le programme de lutte contre le paludisme ?
A. D. : Nous avons échelonné nos travaux en différentes phases. Nous sommes actuellement à la phase 2 de nos travaux en milieu semi naturel confiné. Les résultats que nous venons de publier concernent les résultats scientifiques majeurs à ce stade. Cependant, l’intégration de cette technologie dans l’arsenal d’outils de lutte antivectorielle pour le contrôle du paludisme va nécessiter une évaluation de son efficacité en milieu ouvert à petite et à grande échelle. Les questions de biosécurité s’imposent et il faut que nous fassions l’analyse des risques et la gestion de risques éventuels. Aussi, il faut que nous obtenions les approbations réglementaires auprès des autorités compétentes, mais aussi l’acceptation sociale par les populations et la consultation des parties prenantes.

S. : Certains citoyens sont sceptiques quant aux Organismes génétiquement modifiés. Quelle assurance pouvez-vous leur donner ?
A. D. : Toute nouvelle technologie peut créer des problèmes aux citoyens, s’ils ne comprennent pas ce qui s’y trouve. Nous avons rencontré beaucoup de décideurs (politiques, religieux, des OSC…) qui savent ce que nous faisons. Nous sommes engagés dans la discussion pour ceux qui veulent comprendre pour qu’ensemble nous prenions, cette technologie pour vaincre le paludisme. Ce travail se fait dans la légalité et est encadré par les textes et lois en matière de biosécurité.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr

Procès du putsch: Fatoumata Diawara demande pardon

Les avocats de la défense ont poursuivi leurs plaidoiries, le lundi 1er juillet 2019 devant le tribunal militaire de Ouagadougou, au cours desquelles ils ont requis l’acquittement de leurs clients ou à défaut, des circonstances atténuantes.

A l’entame de sa plaidoirie, le 1er juillet 2019, Me Latif Dabo a attiré l’attention du président du tribunal militaire sur l’incompétence de sa juridiction à juger des civils dont son client, Abdoul Karim Baguian dit Lota. Toutefois, l’avocat s’est évertué à le défendre. L’accusé est poursuivi pour dégradation volontaire aggravée de biens et coups et blessures volontaires. Son conseil a démontré que la première infraction n’est pas constituée, d’autant plus qu’à l’entendre, Lota était hors de Ouagadougou le 18 septembre 2015, jour où le domicile de feu Salifou Diallo a été saccagé et brûlé. Alors que pour lui, c’est ce fait qui est imputé à son client. C’est pourquoi, il a demandé de l’acquitter pour absence de preuves. Par rapport à la seconde infraction sur les coups et blessures, Me Dabo a reconnu que l’acte matériel existe mais a mis en doute l’intention coupable. Car, a-t-il souligné, Lota lui-même n’arrive pas à expliquer son acte et a demandé pardon à Nicolas Kaboré, la victime. Pour son repentir, l’avocat a souhaité qu’on lui accorde des circonstances atténuantes. Quant à l’accusé, il est resté sur sa position en réfutant la première infraction et en réitérant ses excuses à M. Kaboré. Les avocats Hamidou Sawadogo et Seydou Roger Yamba ont demandé au tribunal de prononcer à l’égard de leur client, Salifou Sawadogo, l’acquittement pur et simple. Car, selon leur conviction, les faits de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires qui lui sont reprochés ne sont nullement établis. Même s’ils trouvent la réquisition du parquet (cinq ans assortis de sursis) favorable à l’ancien député, les avocats préfèrent sa relaxe, au regard des actes posés. A entendre Me Sawadogo, leur client, en mission officielle au Maroc au moment de son inculpation, a accepté rentrer au pays alors qu’il avait la possibilité de fuir. «C’est parce qu’il ne se reproche de rien», a-t-il clamé. Et Me Yamba de souligner que même le parquet n’a pu démontrer que leur client a été l’initiateur du rassemblement des manifestants au rond-point des Martyrs. Salifou Sawadogo, lui, dit s’en remettre à la «sage» décision du tribunal. Me Yamba a également plaidé pour l’acquittement de l’accusé Souleymane Koné qui, pour lui, n’a obéi qu’à des ordres de son supérieur. «Il n’a ni patrouillé ni participé à aucune prise d’otage», a indiqué l’avocat.

«J’ai été stupide»

Poursuivi pour les mêmes infractions que Salifou Sawadogo, M. Koné avait aussi eu la clémence du parquet qui avait requis contre lui, 15 mois assortis de sursis. Tout en affirmant que ce procès lui a donné des leçons, il a promis une bonne conduite dans la vie si toutefois il est acquitté. Mes Dabo et Yamba ont estimé qu’il n’y a pas de preuves suffisantes pour condamner leur cliente, Fatoumata Thérèse Diawara, sur qui pèsent les infractions de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat et de trahison. C’est pourquoi, ils ont demandé au tribunal de prononcer l’acquittement ou à défaut d’être le plus clément possible à son égard. A écouter Me Dabo, Dame Diawara est accusée d’avoir remis des sommes d’argent à certains militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et interagi avec des généraux ivoiriens. Toute chose qui, à son avis, n’est pas fondée. «Diawara ne s’est pas fait enrôler dans une armée ennemie et porter les armes contre le Burkina Faso», a-t-il soutenu, avant de signaler que dans les écoutes téléphoniques, le parquet a attribué une voix à leur cliente qui n’est pas réellement la sienne. «Notre cliente n’est pas militaire pour donner des ordres ou des stratégies militaires, elle n’a jamais remis des sommes d’argent ni échangé avec un général étranger», s’est convaincu Me Yamba. Dame Diawara, quant à elle, a demandé pardon à tous ceux qui ont subi des torts. Compagne d’Ismaël Diendéré au moment des faits, elle s’est dit convaincue que ses déboires sont dus à son rapprochement avec cette famille. «Depuis 2015, je paie le lourd prix de mon engagement, celui d’avoir voulu protéger mon compagnon et sa famille. Je ne suis ni politicienne ni militaire. J’ai été stupide», a-t-elle confié. La réquisition du parquet à son encontre (10 ans de prison ferme), elle les a trouvées excessives et demandé la clémence du tribunal afin qu’au-delà de sa personne, son enfant ne soit pas puni.

Un verdict exemplaire

Dans l’après-midi, Me Yamba a poursuivi sa plaidoirie avec la défense de son client, Hamidou Drabo. Pour lui, ce dernier ne peut être poursuivi pour complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, car cette infraction est instantanée et ne peut être accomplie qu’en un trait. «Pourtant, Hamidou Drabo n’a fait qu’exécuter des ordres émanant d’une autorité irrégulière. Est-ce en cela qu’il est complice ? Un soldat doit obéissance à son supérieur hiérarchique. Il exécute les ordres sans murmure», a-t-il souligné. Pour lui, le comportement des troupes dépendra du verdict de ce procès, car il va asseoir le profil du bon militaire. Pour cela, il a demandé son acquittement car l’élément moral qui qualifie l’infraction n’existe pas. C’est Me Bali Bazémo, le défenseur des prévenus Issaka Ouédraogo et Gaston Seydou Ouédraogo, qui a pris la relève à la suite de Me Yamba. Selon lui, ses clients doivent être acquittés, parce que Gaston Ouédraogo bénéficie déjà d’un acquittement dans le réquisitoire du parquet. «Mais, il a été juste cherché du matériel de maintien d’ordre à la base aérienne. Il n’a jamais fait l’objet d’une condamnation», s’est-il justifié. Quant au caporal, Issaka Ouédraogo qui est à trois mois de sa retraite, l’avocat demande la clémence du tribunal parce qu’il a juste conduit le major Eloi Badiel au domicile de feu Salifou Diallo et chercher à s’informer auprès de ses frères d’armes au carrefour de la télévision BF1. D’ailleurs, a estimé l’avocat, la vidéo qui a été présentée comme un élément de preuve, le décharge. «Ces faits ne peuvent pas faire de lui un coupable et je prie le président du tribunal de constater qu’une infraction ne peut être retenue contre lui», a-t-il souligné. Me Martine Tologo, elle, avocate des accusés Soumaïla Diessongo et Mahamadi Zallé, a expliqué dans sa plaidoirie qu’aucune preuve n’a été présentée par le ministère public et qui démontre que ses clients sont poursuivis des faits de coups et blessures volontaires, de complicité de dégradation de biens. «A étudier de près leurs dossiers, Il n’y a pas suffisamment de charge contre eux. Alors, ils doivent être acquittés au bénéfice du doute ou subsidiairement, ils doivent bénéficier de circonstances atténuantes», a-t-elle déclaré. A sa suite, c’est Me Silvère Kiemtarboumbou, avocat des accusés Minata Guelwaré, Adama Kaboré et Tuandaba Timboué, qui a pris la parole. A l’entendre, le parquet a demandé respectivement les peines de 5, 7 et 25 ans fermes pour ses clients. Pour l’avocat, le ministère public s’est contenté de condamner sans donner des éléments qui justifient ces peines. Les plaidoiries des avocats de la défense se poursuivent ce mardi matin.

Mady KABRE &
Fleur BIRBA

CAN Egypte 2019: la Côte d’Ivoire s’offre un bol d’air

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L’Ouganda dans la poule A et la Côte d’Ivoire dans la poule D accompagnent respectivement l’Egypte et le Maroc pour les 8es de finale de la CAN Egypte 2019. La RDC, la Guinée et l’Afrique du Sud, dans ces deux groupes, doivent encore patienter pour espérer être parmi les quatre meilleurs 3es.

Les poules A et B de la CAN 2019 ont livré leur verdict à l’issue des matches de la dernière journée des poules. Qualifiée depuis la 2e journée, l’Egypte dans la poule A, sera accompagnée de l’Ouganda pour les 8es de finale. Les Crânes, véritables surprises de cette CAN, ont validé leur ticket pour le second tour malgré leur défaite face au pays organisateur. Ils terminent ainsi 2es du groupe devant la RDC qui a cartonné le Zimbabwe (4-0). Dans la poule D, le Maroc a fait carton plein. Lors de la 3e journée hier face à l’Afrique du Sud, les Lions de l’Atlas se sont imposés par la plus petite des marques comme lors de ses deux autres sorties. Avec 9 points, ils terminent en tête du groupe. La 2e place qualificative revient à la Côte d’Ivoire. Les Eléphants, après leur défaite (0-1) face au Maroc, se sont ressaisis face à la Namibie. Le Capitaine du jour, Serey Die, tout comme Max Gradel, Maxwell Cornet et Wilfried Zaha, ont trouvé la voie des filets. Même si la Namibie est parvenue entre temps à réduire le score (2-1), les Eléphants se sont faits quelques frayeurs, mais sont parvenus à prendre le dessus sur les Namibiens lors du dernier quart d’heure. L’Afrique du Sud avec 3 points au compteur, termine à la 3e place du groupe. La bataille pour le repêchage des quatre meilleurs troisièmes de la CAN s’annonce rude. La RDC dans la poule A (3 points +0), la Guinée dans la poule B (4 points +1) et l’Afrique du Sud dans la poule D (3 points-1) sont au coude à coude en attendant les dernières confrontations des phases de poules cette après-midi. Dans le groupe F, le Cameroun, avec 4 points, croise le Bénin qui a enregistré deux nuls. Un résultat nul suffit aux Lions Indomptables. Quant aux Ecureuils, la victoire est impérative. Au même moment, le Ghana défie la Guinée Bissau. Tout comme le Bénin, le Ghana a 2 points. Donc tout est possible dans cette poule. Enfin, dans la poule E, l’Angola, 3e au classement avec 2 points, joue le Mali, leader au classement avec 4 points. Comme le 1er de la poule F, les Aigles ont juste besoin d’un match nul. La Tunisie (2 points) et la Mauritanie (1 point) s’affrontent pour une rencontre où le vaincu prendra la porte. Comme la poule F, tout est également possible dans le groupe E.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Résultats du Bac au Zinda Rires et larmes au rendez-vous

Le jury 90 du centre du lycée Philippe Zinda-Kaboré a obtenu un taux de réussite de 28,48% au premier tour du Baccalauréat série D, session 2019, avec 76 admis et 56 candidats admissibles pour le second tour sur un total de 278 prétendants, dont 11 absents. Les résultats ont été proclamés dans cet établissement abritant six jurys, le lundi 1er juillet.

Après dix jours d’attente, les candidats au Baccalauréat session 2019 peuvent souffler maintenant. En effet, les résultats du premier tour sont tombés, hier lundi 1er juillet, dans les différents centres de composition. Au jury n°90 série D, c’est à 11 heures, que le verdict a été prononcé. Le premier candidat à être déclaré admis est Isaac Nikièma Bowendsom. Il a été, ensuite, rejoint dans le cercle par de nouvelles bachelières que sont Afsatou Koutou, Emilie Lankoandé, Rahinatou Nacanabo…, toutes élèves du collège Notre-Dame de Kolgh-Naaba de Ouagadougou. Ils font ainsi partie des 76 admis de leur jury. Hassan Nombré du lycée Philippe-Zinda-Kaboré, qui, à l’annonce de son nom, s’est mis devant l’assistance, le front contre le sol pour rendre grâce à Dieu. «C’est la première fois et je suis très content. Je remercie le Seigneur, car c’est grâce à lui que j’ai obtenu mon Bac», a-t-il déclaré. Avec son premier diplôme universitaire en poche, l’élève Nombré veut s’inscrire en génie mécanique, son métier de rêve. Pour ce premier tour, son jury, l’un des six du centre du lycée Philippe-Zinda-Kaboré, a obtenu un taux de succès de 28, 48%, avec 278 inscrits au départ, dont 112 filles et 166 garçons. Le président du jury, Dr Jean Claude Ouédraogo, a signalé 11 absents, 56 admissibles et 76 admis dont 28 filles. Dans ce lot, il a précisé que 10 ont eu la mention «Bien» et la plus forte moyenne est revenue à l’élève du lycée Bogodogo Arouna Nabaloum avec 15, 31/20. Le jury N°80, série G2, a obtenu 107 admis (39 garçons et 69 filles) sur 266 candidats. Le jury n°92, série D, a enregistré 84 bacheliers, dont 41 filles et 54 admissibles sur les 277 inscrits. Quant au jury N° 91, dernier à proclamer ses résultats, il a noté 61 admis et 52 admissibles. Les statistiques des deux autres jurys, n°92 et 93 n’étaient pas disponibles lors de notre rencontre avec le président du centre, Alexis Kyélem. Il a, par ailleurs, invité les candidats à la retenue. Il a surtout exhorté les admis à contenir leur joie et les candidats malheureux à prendre leur mal en patience. «La vie est faite de succès et d’échecs. J’encourage les candidats malheureux à s’armer de courage et à revenir l’année prochaine pour tenter de nouveau leur chance», a conseillé le président du jury n°90 aux candidats en larmes. Pour ce qui est du faible taux de succès, Dr Ouédraogo attend l’issue des résultats du second tour, pour donner son appréciation. Mais d’ores et déjà, il n’exclut pas les grèves qu’a connu le secteur de l’éducation pendant l’année scolaire.

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com

Mauritanie : l’alternance fictive

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En Mauritanie, les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 juin dernier ont été proclamés, hier lundi 1er juillet 2019, par le Conseil constitutionnel. Comme il fallait s’y attendre, l’élection du général Mohamed Ould Ghazouani, le candidat du parti au pouvoir, a été validée avec 52% des voix, dès le 1er tour par le Conseil constitutionnel, qui a rejeté l’ensemble des recours de l’opposition. Il est suivi par quatre opposants, dont le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58%) et l’ancien Premier ministre, Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%). Cette proclamation est intervenue, alors que l’opposition dénonce des irrégularités dans un climat délétère, avec une coupure prolongée du service Internet et un déploiement des unités d’élite de l’armée, de la garde et de la police antiémeute dans la capitale. Le général Ghazouani succédera ainsi au président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, dont le second mandat prend fin le 2 août prochain. Dans ce vaste pays secoué par de nombreux coups d’Etat de 1978 à 2008, année à laquelle l’actuel chef de l’Etat a été porté au pouvoir à la suite d’un putsch, avant son élection en 2009, ce scrutin marque la première transition entre deux présidents élus. Il faut donc saluer l’esprit de démocrate du président Ould Abdel Aziz, qui a tenu sa promesse de ne pas briguer un 3e mandat. Celui-ci a su préparer un dauphin, en la personne du général Ghazaoui, dont l’élection vient d’être officiellement actée. Si cette transition a évité à la Mauritanie, les désolants spectacles constatés dans certains pays africains comme le Burundi, le Burkina Faso et probablement la Guinée, le scénario tant décrié par l’opposition avant même les élections s’est confirmé.
On n’organise pas des élections pour les perdre, pour paraphraser un ancien chef d’Etat du continent. On l’a vu au Gabon, au Nigéria, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali, en Guinée et dans d’autres pays, où les élections du second mandat sont généralement de simples formalités à remplir. Même quand l’occupant du palais décide de passer la main, il le fait en faveur d’un de ses lieutenants, laissant entrevoir un changement de personne à la tête de l’Etat, sans enjeux majeurs. Sauf au Bénin où Lionel Zinsou, le dauphin du président sortant Yayi Boni a été battu au second tour par Patrice Talon à la présidentielle de 2016, cette «tradition» a toujours été respectée. La Mauritanie en donne encore l’illustration, tout comme récemment en République démocratique du Congo (RDC) où Félix Antoine Tshisekedi a succédé au président Joseph Kabila, à la suite d’un scrutin jusque-là contesté. C’est dire que sur le continent noir, l’alternance à la Poutine commence à faire recette. En RDC, le mystère reste encore entier sur le «deal» entre l’ancien président Kabila et le nouveau, mais la majorité parlementaire dont dispose le camp Kabila le met à l’abri des ennuis, avec la justice notamment. Kabila fils garde ainsi une mainmise sur une partie de l’appareil d’Etat, faisant croire à plus d’un que Tshisekedi n’est qu’une marionnette. Comparaison n’est pas raison, mais avec l’accession du général Ghazouani au pouvoir en Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz peut revenir au pouvoir en 2024, s’il le désire. Le président sortant n’exclut pas d’ailleurs cette possibilité. «Rien dans la Constitution ne m’empêche de me représenter à l’avenir. Un président n’a pas le droit de briguer un troisième mandat, mais quand je quitterai la présidence, je ne serai plus président», avait-il dit, lors d’une conférence de presse, le 21 juin 2019, quelques heures avant le premier tour de la présidentielle. Pour autant, le président sortant a été très clair sur son avenir immédiat. «Je ne serai pas Premier ministre ni demain, ni après-demain». Toutefois, son désir de reprendre les clés du palais présidentiel est plus ou moins affiché.
Ce qui nous fait dire que le général Ghazouani devra garder la maison, pendant cette alternance apparemment fictive, le temps que son mentor revienne aux affaires.

Jean-Marie TOE

Leadership et gestion d’entreprise: 100 femmes du Centre aguerries

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a organisé, le samedi 29 juin 2019 à Ouagadougou, une cérémonie de clôture des sessions de formation en leadership et gestion d’entreprise, initiées en faveur des membres des coordinations des organisations féminines de la région du Centre.

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire veut miser davantage sur l’autonomisation socioéconomique des femmes. A cet effet, des membres des coordinations des organisations féminines de la région du Centre ont eu droit à des sessions de formation en leadership et gestion d’entreprise. La cérémonie de clôture a eu lieu, le samedi 29 juin 2019 à Ouagadougou. Ainsi, selon la coordonnatrice régionale des organisations féminines du Centre, Marceline Tou, 100 femmes ont bénéficié de connaissances théoriques et pratiques sur différentes thématiques (vie associative, leadership féminin, épargne de crédit…) lors de cette session. Cette formation d’amélioration de connaissances, a-t-elle précisé, s’est déroulée sur huit jours successifs, dont cinq jours de formation en gestion d’entreprise et trois jours de formation en leadership. Le représentant du ministre en charge de la femme, le directeur régional du Centre dudit ministère, Abdoul Mamadou Bassaoulet, a justifié que le département a procédé à la mise en place des «Coordinations des organisations féminines» sur toute l’étendue du territoire national, chargées d’initier, d’organiser et de coordonner toutes les actions visant à favoriser l’autonomisation socioéconomique des femmes dans leurs zones d’intervention. C’est dans cette dynamique, a-t-il expliqué, que ces sessions ont été organisées au profit des femmes du Centre. A l’entendre, d’un coût global de 6 252 000 F CFA mobilisés par le ministère en charge de la femme, ces sessions de formation ont été possibles grâce à l’appui technique du centre écologique Albert Schweitzer et du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes.  «Chacune de ces femmes a désormais des aptitudes pour être leader et pour réussir sa vie», a affirmé M. Bassaoulet. Il a assuré la disponibilité de son département à accompagner davantage les femmes dans la mise en œuvre de leurs activités. Le représentant des formateurs, Gédéon Sanwidi a renchéri que l’’ignorance est la racine de tous les maux et le principal ennemi du développent, d’où la pertinence de la formation. Pour lui, les femmes doivent bannir la paresse afin de faire valoir leurs capacités. Et la représentante des participantes, Djénéba Kiémdé, de saluer cette initiative du ministère en charge de la femme. Elle a traduit sa reconnaissance aux autorités de ce département et aux formateurs pour les compétences acquises en huit jours.

Kowoma Marc DOH
Panson Antoinette BENON
(Stagiaire)