Lors de la clôture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale, les députés du MPP, Mathieu Ouédraogo (droite), Yaya Zoungrana du CDP (milieu) et Marie Sawadogo de l’ADF/RDA ont eu des échanges conviviaux. Cela prouve qu’au-delà des divergences politiques, nous devons construire ensemble un Burkina de paix.
CAN 2019 : L’Egypte, le Nigéria et l’Algérie en 8es
La 2e journée des phases de groupes de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) a démarré le 26 juin dernier, et trois pays, grâce à leur succès, ont déjà obtenu leur ticket qualificatif pour les huitièmes de finales : le pays hôte, l’Egypte, le Nigéria, et l’Algérie. Madagascar, pour sa première à une phase finale de CAN, a presque les deux pieds au second tour, à la faveur de sa victoire (1-0) sur le Burundi.
La 32e CAN désigne ses premiers qualifiés pour les huitièmes de finale dès la 2e journée des phases de groupes débutée le 26 juin. Dans les poules A, B et C le pays hôte, l’Egypte, le Nigéria et l’Algérie ont, sans coup férir, obtenu leur ticket qualificatif pour le second tour grâce à leurs victoires respectives sur la RDC, la Guinée et le Sénégal.
Dans le choc du groupe C hier, l’Algérie, en s’imposant face au Sénégal (1-0), s’est qualifiée pour les 8es. En deux sorties, les Super Eagles ont effectué un parcours sans faute. Logés dans la poule B, les garçons du sélectionneur Gernot Rohr, vainqueurs à l’expérience face au Burundi (1-0) le 22 juin dernier, ont dominé (1-0) la Guinée dans le choc de la poule.
Les Nigérians ont haussé leur niveau de jeu face à une équipe du Syli national qui avait concédé le nul contre Madagascar (2-2). Dans un match équilibré mais avec beaucoup de déchets techniques, une erreur de coaching de Paul Put a offert la qualification aux Nigérians. Le technicien Belge a effectué un changement pendant que l’adversaire s’apprêtait à tirer un corner. Le défenseur des Super Eagles, Kenneth Omeruo a ainsi, sur un mauvais marquage de l’entrant Ousmane Sidibé, offert les trois points de la victoire à son pays sur un coup de tête. Avec cette défaite, Naby Kéita et ses camarades ont le dos au mur, eux qui ont pourtant réalisé un bon parcours lors des qualifications, en restant invaincus.
La Guinée peut, malgré, tout se qualifier pour la suite de la compétition à condition de battre le Burundi lors de la 3e et dernière journée du groupe. A voir l’inexpérience de cette équipe burundaise, il y a de l’espoir pour le Syli national. Dans ce même groupe, le novice de la compétition, Madagascar, s’est offert la première victoire de son histoire à une phase finale de CAN en disposant du Burundi (1-0).
Les Zébus, avec quatre points dans la besace, ont presque les deux pieds en 8es de finales. Un nul face au Nigeria fera le bonheur de la grande île lors de la dernière journée, et même en cas de défaite, elle pourrait être repêchée comme meilleure troisième. De gros chocs ce week-end Dans la poule A, le favori, l’Egypte, a aussi validé son ticket pour les 8es de finales. Victorieux (1-0) du Zimbabwe en ouverture de l’édition de 2019, les Pharaons, lors de la 2e journée, ont dominé (2-0) la République Démocratique du Congo (RDC), avec un but de sa star Mohamed Salah. Au même moment, l’Ouganda et le Zimbabwe se quittent dos-à-dos sur un score d’un but partout.

L’Ouganda, à 4 points derrière l’Egypte, s’est bien positionné pour la qualification. Quant à la RDC, elle garde un mince espoir lors de son dernier match face au Zimbabwe. Cependant, la tâche ne sera pas aisée pour les Léopards, parce qu’ils ont été malmenés sur leur pelouse lors des éliminatoires par ces mêmes Warriors (1-2). D’autres pays ayant gagné leur premier match peuvent également valider leur ticket ce week-end.
Dès cet d’après-midi, dans la poule D, la Côte d’Ivoire et le Maroc peuvent se qualifier pour les 8es. Le moins que l’on puisse dire est que ces co-leaders ont, certes, gagné leurs premiers matches, mais ils n’ont pas été convaincants. Favoris du groupe, ils s’affrontent à partir de 17h T.U. A la différence des Lions de l’Atlas qui ont un jeu collectif, les Eléphants s’illustrent plutôt par leurs individualités. A 20h, les Bafana Bafana d’Afrique du Sud défieront le voisin Namibien.
Dans cette confrontation, les Sud-Africains partent avec la faveur des pronostics. Bref, dans cette poule tout est encore possible pour les 4 équipes. Dans la poule E, le Mali joue parfaitement son rôle de favori. Les Aigles, qui n’ont pas fait de cadeau aux novices Mauritaniens, lors de leur première sortie (4-1), affrontent l’autre favori, la Tunisie, pour le choc de la poule. Une victoire de l’une ou l’autre équipe lui ouvrira la porte des 8es de finales. L’autre rencontre de la poule se disputera le lendemain samedi également à la même heure entre la Mauritanie et l’Angola.
Là, les favoris sont sans doute les Palancas Negras. Les Angolais ont démontré de bonnes dispositions face à la Tunisie lors de la 1re journée. Menés au score, ils sont arrivés à rétablir la parité à la suite d’une nette domination en seconde période. Enfin, la poule F du champion en titre, le Cameroun, aborde sa 2e journée le samedi à 17h. Les Lions Indomptables, leaders du groupe avec trois points, affrontent le Ghana, tenu en échec par le Bénin en début de compétition.
Ce choc promet du spectacle quand on sait que ces deux équipes produisent du jeu. Une victoire du Cameroun lui ouvre la porte des 8es. Pour les Black Stars, l’erreur n’est plus permise. Avec les frères Ayew (André et Jordan), le Ghana peut bousculer les colosses camerounais. Dans l’autre opposition, le Benin (1 point) et la Guinée Bissau (0 point -2) s’affrontent à 20 h.
Ollo Aimé Césaire HIEN
Programme des matches du weekend en heures GMT.
Vendredi 28 Juin 2019 14h30 : Tunisie # Mali 17h : Maroc # Côte d’Ivoire 20h : Afrique du Sud # Namibie
Samedi 29 juin 2019 14h30 : Mauritanie # Angola 17h : Cameroun # Ghana 20h : Bénin # Guinée- Bissau
Dimanche 30 juin 2019 16h : Burundi # Guinée 16h : Madagascar # Nigeria 19h : Ouganda # Egypte 19h Zimbabwe # RDC
Relecture de la loi sur le quota des femmes : Opération de charme auprès des parlementaires
Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a organisé, le jeudi 25 juin 2019 à Ouagadougou, un plaidoyer auprès des parlementaires pour le vote de la loi portant fixation de quotas et modalités de positionnement des candidat (e)s aux élections législatives et municipales au Burkina Faso.
Le gouvernement burkinabè veut relire la loi portant fixation de quotas aux élections législatives et municipales. A cet effet, le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a fait un plaidoyer, le jeudi 25 juin 2019 à Ouagadougou, auprès des députés pour le vote de la loi.
A l’ouverture des travaux, la coordonnatrice du caucus genre de l’Assemblée nationale, Workya Rouamba a rappelé le contexte et l’intérêt de la rencontre de plaidoyer, avant d’exhorter les députés à voter le nouveau projet lorsqu’il parviendra au Parlement. Pour sa part, le directeur de cabinet, représentant le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et l’Action humanitaire, Anselme Nikiéma, a rappelé que face à la faible représentativité des femmes aux sphères de décision, en dépit de leur importance numérique, le gouvernement a adopté la loi n°010-2009/AN du 16 avril 2009 portant fixation de quotas aux élections législatives et municipales au Burkina Faso.
Les élections municipales et législatives, intervenues après son adoption notamment celles de 2012, 2015 et 2016, a-t-il dit, ont constitué des phases tests de l’efficacité de cette loi. «Mais à l’analyse, il y a eu certes des résultats engrangés sur le terrain, mais des insuffisances et de nombreux défis demeurent, d’où la nécessité de sa relecture», a-t-il relevé.
A l’entendre, c’est au regard des obstacles rencontrés dans l’application de la loi que le ministère en charge de la femme, en collaboration avec tous les acteurs, notamment le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale (MATDCS), les Organisations de la société civile (OSC) et le caucus genre de l’Assemblée nationale (AN), a entrepris depuis 2015, des actions pour sa relecture afin de la rendre plus efficace aux résultats.
«Au nombre de celles-ci, nous notons les diverses rencontres d’échanges, de plaidoyer et de travail qui ont permis d’élaborer et de valider un avant-projet de loi soumis en Conseil des ministres», a précisé le directeur de cabinet. La rencontre avec les députés, a-t-il fait savoir, se veut un cadre de plaidoyer et d’échanges autour de cet avant-projet de loi afin de favoriser leur adhésion en vue d’adopter le projet de texte.
Les travaux avec les parlemenataires ont ainsi consisté en deux communications suivies d’échanges. La première, présentée par Blaise Pébi Tienin du Secrétariat permanent du Conseil national pour la promotion du genre (SP/CONAP-Genre), a porté sur le contenu et les perspectives de l’avant-projet de loi. La deuxième communication a porté sur le bilan de l’application de la loi sur le quota et les actions réalisées pour la relecture. Cette communication a été faite par la Secrétaire permanente du CONAP-Genre, Assétou Sawadogo.
Synthèse de Jean-Marie TOE
Foire industrielle, commerciale et artisanale des Cascades 2019 : Un clin d’œil aux femmes entrepreneures
La direction régionale du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat des Cascades a organisé un atelier de sensibilisation et d’information dénommé : «Journée de la femme entrepreneure», le 19 juin 2019 à Banfora, au profit des femmes entrepreneures. Ces échanges ont été placés sous le thème : «Stratégies d’intégration des entreprises burkinabè dans les chaînes de valeurs nationales et internationales».
La journée de la femme entrepreneure, organisée, le 19 juin 2019, à Banfora, en marge de la 1re édition de la Foire industrielle, commerciale et artisanale des Cascades (FICA/Cascades) avait pour objectif de magnifier la femme entrepreneure, de présenter aux femmes, des opportunités d’affaires et leur permettre de partager leurs expériences.
Faut-il le rappeler, cette foire qui s’est tenue du 15 au 23 juin 2019, avait pour objectif de faire la promotion des produits locaux. Selon Wendlassida Anatole Abraham Tapsoba, directeur régional du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat des Cascades, les présents échanges constituent un arrêt à mi-parcours, afin de recueillir les préoccupations, les attentes et les perspectives des femmes.
Aussi, la présente rencontre se veut des opportunités d’affaires, et cadre propice pour les associations «Munyu» et l’union nationale des étuveuses de riz du Burkina Faso, de présenter leurs expériences aux femmes qui ont pris part à cette 1re édition de la FICA/Cascades. En plus des opportunités d’exportations des produits locaux sur le marché américain, à travers Africain Growth Opportunities Act (AGOA), les participantes ont pu bénéficier d’une communication sur les opportunités qu’offre l’Agence de financement et la promotion des petites et moyennes entreprises (AFP/PME).
Ce fonds finance les acti-vités des femmes et des jeunes à hauteur de 5 à 60 millions F CFA, a déclaré Abraham Tapsoba. Au cours de ces échanges, les femmes entrepreneures venues des différentes régions du Burkina Faso, ont salué la tenue de cette foire et ont souhaité qu’elle soit pérennisée.
Comme préoccupations pour cette FICA/Cascades 2019, les femmes entrepreneures ont évoqué, entre autres, la question de sécurité sur les lieux, la présence des vendeurs ambulants, la période et la date de la foire mal choisies, à leur avis, sans occulter la situation conflictuelle de la chefferie traditionnelle de Banfora qui a engendré l’instauration d’un couvre-feu freinant du coup le marché.
A l’issue des échanges, les femmes entrepreneures se disent satisfaites du fait que leurs préoccupations ont été prises en compte par les responsables de la FICA et promesse leur a été faite que c’est la gendarmerie qui va assurer leur sécurité tout au long de cette foire. –
Mamadou YERE
Semaine nationale de la culture 2020 : Les innovations présentées au DG des Editions Sidwaya
Le directeur général de la Semaine nationale de la culture (SNC), Bamassa Ouattara, a rendu visite aux Editions Sidwaya, le jeudi 27 juin 2019.
La XXe édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), prévue du 28 mars au 4 avril 2020, à Bobo-Dioulasso, connaîtra des innovations majeures. L’information a été donnée par le Directeur général (DG) de la SNC, Bamassa Ouattara, à l’issue d’un entretien avec le DG des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna, le jeudi 27 juin 2019, à Ouagadougou.
Il s’est agi, pour M. Ouattara, de traduire tout d’abord sa reconnaissance au DG des Editions Sidwaya et l’ensemble de son équipe pour la collaboration qui a toujours existé entre les deux entités. «Nos échanges ont porté sur l’ensemble des innovations que nous voulons introduire à l’édition 2020 de la SNC, qui correspond à son vingtaine rendez-vous», a-t-il souligné.
Comme innovations majeures, a relevé le DG de la SNC, il y a la réintroduction de la compétition le GPNAL (Grand prix national des arts et des lettres), la participation de la diaspora et l’implémentation des stands régions. Ce sont autant d’innovations, a-t-il signifié, qui vont permettre d’améliorer et renforcer la biennale culturelle nationale.
«Nous avons d’énormes attentes à l’endroit de l’entreprise de presse publique. Nous voulons, au-delà de ce qui a existé déjà par le passé, que les Editions Sidwaya s’impliquent davantage pour donner une grande visibilité à la manifestation au niveau national et international», a sollicité Bamassa Ouattara.
Kowoma Marc DOH
Fourneau électrique: La trouvaille du sculpteur Samuel Zerbo
Sculpteur de bronze et inventeur, Samuel Zerbo a présenté aux Editions Sidwaya, dans la matinée du jeudi 20 juin 2019 à Ouagadougou, un fourneau artisanal électrique.
Natif de Toma, chef-lieu de la province du Nayala, Samuel Zerbo réside au quartier Kilwin, dans l’arrondissement n°3 de Ouagadougou, depuis une quinzaine d’années. Sculpteur de bronze de profession, son activité portait essentiellement sur la fabrication, à base de bronze, de porte-clefs et divers autres objets dont les prix, selon lui, varient entre 200 F CFA et 500 F CFA l’unité.
Le jeune homme est également « inventeur » à ses heures perdues. Il a, en effet, conçu un fourneau fonctionnant à base de courant électrique. Présenté aux Editions Sidwaya, le jeudi 20 juin dernier, l’instrument est composé d’un foyer et d’une machine munie d’un ventilateur qui active en permanence la flamme.

Aux dires de M. Zerbo, l’appareil consomme peu l’électricité et peut aussi fonctionner, entre autres, avec les batteries de motocyclettes, le power Bank et le courant alternatif. Avec ce nouveau foyer, a-t-il soutenu, une trentaine de minutes suffit largement pour cuire un repas. «Cela fait plus de 6 mois que ma femme s’en sert pour faire la cuisine.
Je l’utilise également pour fondre le bronze dans le cadre de mes activités de sculpteur», a-t-il expliqué. Il a, par ailleurs, précisé que la fabrication d’un fourneau nécessite quatre heures. L’obtention d’un brevet d’invention, et surtout la commercialisation de cet outil constituent les prochains défis de Samuel Zerbo.
« C’est un fourneau fiable. J’avoue que les consommateurs ne seront pas déçus. Je proposerai une garantie de 12 mois », a-t-il assuré. Il a, en outre, appelé toutes les bonnes volontés et les autorités à le soutenir pour une production à grande échelle de son invention.
W. Aubin NANA
Mamourou BENAO (Stagiaire)
Le miroir
Le miroir m’a montré mon visage sur sa face brillante et ardente Le miroir m’a révélé mon identité, la vérité de mon être est restée latente
De mon regard perçant se dressent les rayons de l’innocence coupable
Mes apparences dérangent mon existence, certains reflets sont détestables
Face au miroir, je contemple des murs de peinture parsemés de ratures
Devant le miroir, mes victoires défilent, mes déboires se faufilent sans rupture
Sur la face du miroir se profilent des traces de mémoires oubliées dans l’histoire !
Dans le regard du miroir, coulent des larmes de remords pleines de torts, sans gloire
Face au miroir, je vois l’humain sans chemin perdu dans les confins du dédain
Face au miroir, je revois l’alevin hautin aux desseins de requin se noyer dans de fonds marins
Face au miroir, rien n’est illusoire, chaque reflet est une page, chaque secret a un âge
Face au miroir, tout est dérisoire, ma vie est un dépotoir d’un autre âge, je ne fus pas sage
Nous avons tous un miroir, nous avons tous une armoire, chaque tiroir est un isoloir
Nous ne sommes que des hommes qui tombent, se fondent et se morfondent le soir Il y a des miroirs qui brillent comme scintille une étoile, sans le moindre voile
Il y a des miroirs ternes aux reflets en berne, sans éclat ni clarté, ces miroirs qui voilent
Et toi, as-tu un miroir ?
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr
55e sommet de la CEDEAO : Le président du Faso, attendu aujourd’hui à Abuja
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prendra part au 55e sommet ordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui se tient, demain samedi 29 juin 2019 à Abuja au Nigeria. L’élection du nouveau président en exercice en remplacement de Muhamadu Buhari du Nigeria interviendra en principe au terme des travaux.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, est attendu ce vendredi à Abuja au Nigeria pour prendre part au 55e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui se tient, demain samedi 29 juin 2019. Dans la capitale nigériane, le chef de l’Etat burkinabè et ses pairs de l’espace communautaire vont se pencher sur plusieurs dossiers inscrits à l’ordre du jour de la rencontre.
Selon le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, rencontré sur place à Abuja, le sommet va élire un nouveau président en exercice de la CEDEAO en remplacement de Muhamadu Buhari du Nigeria, dont le mandat est arrivé à expiration. «Mais auparavant au cours de la rencontre, à huis clos, les chefs d’État devront aborder des questions, telles la lutte contre le terrorisme, la paix et la stabilité de la sous-région ouest-africaine au regard de la situation qui prévaut dans plusieurs Etats membres de l’espace», a indiqué le ministre en charge de l’intégration africaine.
Pour M. Tiendrébeogo, la réforme en cours au sein de la Commission de la CEDEAO, l’approfondissement du processus de l’intégration des peuples, des biens et des services et d’autres préoccupations spécifiques à certains Etats membres figurent dans l’agenda de la rencontre. En plus des traditionnelles questions ci-dessus citées, la question de la monnaie unique pourrait être au cœur des débats à Abuja. Si pour l’heure, aucune source officielle ne s’est encore prononcée sur le sujet, certaines indiscrétions indiquent que le sujet préoccupe les dirigeants ouest-africains. Selon les informations, le programme provisoire du sommet prévoit un débat sur cette monnaie unique, qui va s’appeler «éco».

Une rencontre des ministres des Finances et des Banques centrales des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), tenue le 15 juin 2019 à Abidjan en Côte d’Ivoire, avait déjà examiné la question et les conclusions pourraient être soumises aux chefs d’Etat pour recueillir des orientations et recommandations. Lors de leur conclave, les experts financiers avaient reconnu que de nombreux défis restaient à relever, avant la réalisation de ce projet, vieux de plus de 30 ans. Ceux-ci avaient fait savoir, que ces obstacles sont essentiellement liés à la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes à l’intérieur de l’espace CEDEAO.
Le nom et symbole de la future monnaie unique, le choix du régime de change et du modèle de banque centrale vont être également définis, lors de ce sommet d’Abuja comme précédemment annoncé par le président de la Commission de la CEDEAO, l’Ivoirien Jean-Claude Brou. Prévu pour être lancée en 2020, l’éco devra remplacer les devises nationales jusque-là utilisées dans la plupart des Etats de la sous-région. Le sujet focalise l’attention des médias, dont une forte mobilisation est annoncée au siège de la CEDEAO à l’occasion de ce 55e Sommet.
Beyon Romain NEBIE Depuis Abuja (Nigeria)
Procès du putsch: Des avocats plaident pour la relaxe de leurs clients
L’audience du procès du putsch de 2015 a repris, le jeudi 27 juin 2019 avec les plaidoiries des avocats de la défense. Mes Dieudonné Willy et Timothée Zongo veulent voir leurs clients libres.
Avec la reprise, le 27 juin 2019, du procès du putsch, c’est au tour des avocats de la défense de démontrer l’«innocence» de leurs clients dans ce dossier. Mais avant l’entame des plaidoiries, l’ex-bâtonnier Antoinette Ouédraogo, Me Mathieu Somé et Zaliatou Aouba ont relevé certaines irrégularités qui, pour eux, ont porté atteinte aux droits des accusés.
Selon Me Ouédraogo, l’exclusion des avocats venus de l’étranger en est une, car un accusé a le droit de choisir sa défense comme le consacre la Constitution, mais certains ont vu leurs avocats récusés. «Aussi, chaque avocat a dû débourser 250 000 F CFA pour avoir accès au dossier. Il se pose donc un problème d’intégrité. Pourtant, le principe d’un procès équitable est consacré par notre Constitution.
C’est dire donc que le respect du droit à la défense a plus ou moins été bafoué», a-t-elle souligné. Me Ouédraogo a estimé qu’il existe des limites en ce qui concerne l’administration des preuves à ce procès. «Une preuve, c’est d’abord l’indice, l’écrit, le témoignage et l’aveu, mais pour ce qui est des preuves versées au dossier, il n’en est rien. Ce n’est que des preuves d’expertises», a indiqué l’ancien bâtonnier. Me Mathieu Somé a relevé que ces expertises ne sont rien d’autres que des renseignements généraux.
A son avis, elles restent inégales. Pour l’avocat, les accusés bénéficient, selon la Constitution, de la présomption d’innocence, mais dans ce procès, ce droit a été plus ou moins bafoué et même des préjugés leur ont été portés. «Mieux, certains ont fait cas de maltraitance lors des garde-à-vue à la gendarmerie. La décision doit reposer sur des éléments de preuve, des arguments présentés. Cependant, le parquet militaire a fait ses réquisitoires sans expliquer les peines proposées», a soutenu Me Somé.
Sa consœur, Zaliatou Aouba, a précisé que certaines notions, telles que l’infraction à la sûreté de l’Etat et l’intime conviction, «chantées» tout au long du procès, sont mal interprétées par la partie adverse. En effet, selon elle, l’infraction étant instantanée, elle n’a pas pu se poursuivre après le 16 septembre 2015. «Il faudrait donc réexaminer la disposition, afin d’établir une règle de cause à effet aux accusés. C’est dire donc que les faits de meurtres, de coups et blessures volontaires étaient imprévus et purement circonstanciels. Pour poursuivre un accusé sur ces faits, il faudrait les démontrer.
Pourtant, ni la partie civile, ni le parquet ne l’a fait», a-t-elle renchéri. Les plaidoiries à proprement dites ont débuté avec Me Dieudonné Willy. Il défend les accusés Abdoul Aziz Korogho et Boureima Zagré. Pour lui, ses clients doivent être acquittés, car ils n’ont fait qu’obéir aux ordres de leur hiérarchie. Parlant du commandant Korogho, l’avocat a soutenu qu’il a été entrainé dans une situation contre son gré. Il en veut pour preuve, des dépositions à la barre.
«Au contraire, il a aidé la hiérarchie militaire à désamorcer la crise car n’eut été son intervention, il allait y avoir un affrontement entre l’ex-RSP et l’armée», avait, en effet, confié le général Pingrenoma Zagré lors de sa déposition. Le soldat de 1re classe Placide Sow avait ajouté qu’au rassemblement du 17 septembre 2015, le chef de corps par intérim avait demandé à ses hommes de rester en caserne.
«Tous ces témoignages montrent que l’accusé a fait l’option de tout mettre en œuvre pour éviter les affrontements. Il a fait preuve de discernement. C’est donc un acte de patriotisme. Par conséquent, il ne peut qu’être acquitté», a martelé Me Willy. Des accusés «innocents» En ce qui concerne l’autre accusé, Boureima Zagré, l’avocat Willy a rappelé que les 15 mois avec sursis proposés par le parquet sont inadmissibles, car son client n’a posé aucune action émanant d’une complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat et dont la conséquence prévisible serait les coups et blessures volontaires et l’incitation à l’indiscipline. A l’entendre, l’infraction était déjà commise et le prévenu s’est retrouvé embarqué dans cette affaire.
«C’est pourquoi, je demande au président du tribunal, Seydou Ouédraogo de prendre la décision qui sied au moment de la délibération», a plaidé son conseil. A la suite de Me Willy, l’avocat Timothée Zongo a plaidé pour les accusés Adama Diallo, Wekouri Kossé, Koumbia Mountuan et Mahamoudou Bouda. Il a noté que la responsabilité pénale est individuelle et doit être appréciée au regard des actes posés par chaque accusé. «Pourtant, les peines proposées par le parquet sont collectives. Cela montre qu’il n’a nullement tenu compte de l’instruction à la barre pour rendre son réquisitoire.
Même si le parquet et la partie civile peuvent se permettre cela, la juridiction, elle, doit analyser les faits et situer les responsabilités», a-t-il déclaré. Selon lui, les éléments constitutifs des infractions d’attentat à la sûreté de l’Etat et de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat ne sont réunis pour aucun des accusés qu’il défend. En effet, a-t-il argumenté, ni Adama Diallo, ni Wekouri Kossé n’ont participé à la prise d’une résolution concertée de prendre le pouvoir par la violence. Ses deux clients, a souligné l’avocat, sont arrivés en retard le jour de l’arrestation des autorités de la Transition et ont été impliqués, «malgré leur consentement».
En outre, Me Zongo a ajouté que ses clients bénéficient de «l’excuse de la contrainte» exercée sur eux. Ils ne peuvent donc être tenus pour responsables des actes posés et de leurs conséquences en vertu de l’article 73 du Code pénal ancien. Il a développé le même argumentaire pour les sergents-chefs Mahamoudou Bouda et Koumbia Mountuan, faisant remarquer particulièrement l’acte de contrition des deux sous-officiers devant le tribunal. Par ailleurs, l’argument qui consiste à déduire la responsabilité des conséquences prévisibles d’une infraction (article 67) reste théorique, de l’avis de Me Zongo.
«Si le législateur était dans la logique simpliste du parquet, il aurait pu simplement prévoir que l’auteur ou le complice d’une infraction est responsable de toutes les autres qui en résultent», a déduit l’avocat. Il a critiqué l’attitude de la partie poursuivante qui n’aurait fourni, d’après lui, aucun effort pour rattacher les différentes infractions à des auteurs déterminés. Il a donc invité le tribunal à rendre une décision au lieu de s’abriter derrière des solutions de facilité. Et pour lui, cette décision, c’est la relaxe des accusés. Mais au pire des cas, il a demandé au tribunal de tenir compte des circonstances atténuantes pour ses clients et de leur accorder le sursis.
Invités à se prononcer à la suite de leur avocat, les quatre accusés ont chacun regretté les évènements du putsch et demandé pardon à la nation, promettant d’adopter dorénavant la posture du militaire exemplaire, si une chance leur était offerte de poursuivre leur carrière. Me Adrien Nion, l’avocat du capitaine Oussène Zoumbri et l’adjudant-chef Jean Florent Akouè Nion, a ensuite été invité à défendre ses clients. Il va poursuivre sa plaidoirie ce vendredi 28 juin 2019.
Fleur BIRBA Fabé
Mamadou OUATTARA
Le président du Faso pour un Burkina sans palu (Déclaration)
La commémoration en différé de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme et le lancement demain 28 juin 2019 à Bobo-Dioulasso de la campagne de distribution universelle de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action constituent deux évènements majeurs de notre agenda pour la santé des Burkinabè.
Il vous souviendra que c’est sous le thème : « Zéro palu ! Je m’engage », que la journée mondiale de lutte contre ce fléau a été placée cette année.
Au moment où le rapport 2017 de l’OMS révèle que la lutte contre le paludisme enregistre un grand recul avec plus de cinq millions de cas supplémentaires par rapport à 2016, nous devons tous nous mobiliser pour lutter plus énergiquement contre cette maladie.
La lutte contre le palu nécessite un investissement continu de la part des professionnels de santé et un réel engagement politique de l’Etat, des communautés et du secteur privé.
C’est pourquoi, j’exhorte, chaque Burkinabè, où qu’il soit, à une mobilisation exemplaire afin que dans nos familles, aucun cas de paludisme ne survienne.
Cet engagement qui, a priori, semble utopique, est bien possible. Cela a été possible ailleurs, et est également possible chez nous.
A cet égard, la campagne de distribution universelle de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action, constitue un signal fort qui nous invite à sortir massivement sur les sites de distribution pour les obtenir. Je souhaite à tous et à chacun, d’en faire un bon usage.
C’est l’occasion pour moi de renouveler mes remerciements aux partenaires techniques et financiers qui demeurent toujours à nos côtés afin que nous puissions relever les défis dans tous les domaines et particulièrement dans celui de la lutte contre le paludisme.
Je voudrais ici, en mon nom propre et au nom du Gouvernement, vous rassurer de notre engagement à accompagner cette lutte dans un élan populaire vers son élimination complète.
Pour un Burkina Faso sans paludisme, individuellement et collectivement, engageons nous.


