AG des sociétés d’Etat prévue pour les 28 et 29 juin

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 Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement, représentant le Président du Faso, Président de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat (AG-SE), la vingt-septième session de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat se tiendra  les 28 et 29 juin 2019 à Ouagadougou dans la salle de conférences du Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC).

La cérémonie d’ouverture aura lieu le vendredi 28 juin 2019 à partir de 8h. L’heure limite d’arrivée est fixée à 7h30 minutes

Cette session sera consacrée à l’examen et l’approbation des rapports de gestion des Conseils d’Administration et des états financiers de l’exercice 2018 de dix-neuf (19) sociétés d’Etat et de deux (02) Etablissements publics de prévoyance sociale.

DCPM MCIA

Armée nationale: le général Bila Zagré a passé l’arme à gauche

L’illustre général de brigade, Bila Jean Gérard Zagré, ancien chef d’Etat-major général des armées de 1979 à 1980, est décédé, hier mercredi 26 juin 2019, à l’âge de 94 ans. Il a connu une riche carrière au sein de «la grande muette» et dans l’administration publique durant quatre décennies.

Le Burkina Faso vient de perdre l’un de ses illustres fils. Ancien chef d’Etat-major général des armées de 1979 à 1980, le général de brigade, Bila Jean Gérard Zagré a, en effet, passé l’arme à gauche hier mercredi 26 juin 2019 en début de matinée. L’homme aura, en l’espace de quatre décennies, occupé de hautes fonctions au cours de la période pré- et post-coloniale. Né le 24 juillet 1925, Bila Jean Gérard Zagré, enfant de troupe, rejoint, comme engagé volontaire, les rangs de l’armée française le 6 novembre 1943. C’est le début d’une ascension au cours de laquelle, il gravit progressivement tous les grades inférieurs jusqu’en 1956. Au cours de la même année, il est promu adjudant. Il entame alors une carrière d’officier au sein de «la Grande muette» française. Libéré de ses obligations à l’égard de l’ancienne puissance coloniale le 30 août 1961, le lieutenant Bila Jean Gérard Zagré est transféré à l’armée nationale de la Haute-Volta. Il y passera successivement les grades de capitaine, de commandant, de lieutenant-colonel, et de colonel. Il est élevé à titre exceptionnel, le 1er novembre 1979, au grade de général de brigade. Le 16 novembre 1982, il est admis à la deuxième section des officiers généraux, totalisant ainsi 39 ans et 10 jours de service effectif. Au cours de cette longue et riche carrière, il occupera également des fonctions officielles. Le général Zagré deviendra, tour à tour, aide de camp du président de la république de Haute-Volta de 1960 à 1961, chef du premier bureau de l’Etat-major de 1962 à 1966, secrétaire d’Etat à l’intérieur de 1966 à 1967, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Information de 1967 à 1971, ministre de l’Information de 1971 à 1974, ministre de l’Intérieur et de la sécurité de 1974 à 1976, et inspecteur des armées de 1976 à 1979. Chef d’Etat-major général des forces armées voltaïques de 1979 à 1980, il a reçu, par ailleurs, au cours de son parcours, plusieurs décorations parmi lesquelles la Médaille coloniale «agrafe Madagascar», la Médaille commémorative Indochine, celles de Chevalier de l’Ordre national, Officier de l’Ordre national voltaïque, de Commandeur de l’Ordre national, et de la Légion d’honneur, Grand-croix de l’Ordre national, Ordre national des Anciens combattants de France, etc. Une avenue située au quartier Koulouba de Ouagadougou porte son nom depuis octobre 2007. A l’occasion de la célébration du 55e anniversaire des Forces armées nationales placé sous le thème : «Raffermissement de la vocation militaire au service d’une armée républicaine», le camp militaire de Kamboinsin (Bangré ENSOA) a également été baptisé “Camp Général- Bila-Zagré”, le 29 octobre 2015, par les autorités de la Transition.

W. Aubin NANA

Promotion de la paix au Burkina:les personnes vulnérables sollicitées

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La 9e édition de la Journée internationale de la veuve et de l’orphelin a été célébrée dans la ville de Pô, à l’initiative de la fondation Lucie-Kaboré

«Femmes, paix et sécurité au Burkina Faso, quelles contributions pour la promotion des personnes vulnérables », est le thème qui a été retenu pour la commémoration de la 9e édition de la journée internationale de la veuve et de l’orphelin. Cette année, c’est la ville de Pô qui a accueilli les activités commémoratives. Le premier adjoint au maire de la commune de Pô, Assane Gomgnimbou a, au nom du conseil municipal, remercié les responsables de la fondation Lucie-Kaboré pour le choix porté sur la commune de Pô pour abriter l’événement. Il a invité les populations à plus d’efforts en faveur de la veuve, car ce n’est pas par plaisir qu’elles ont choisi de l’être. Pour la coordonnatrice provinciale de la fondation, Lucie Tapsoba, le tableau de la veuve est très sombre. Il se résume, entre autres, en l’accusation de sorcellerie, lévirat et les humiliations de tout genre. Elle a remercié la fondation pour le cadre créé en leur faveur. Ce dernier leur permettra de se donner du courage après des moments difficiles dus au veuvage. La coordonnatrice de la fondation, Dr Alice Zoungrana a dit toute sa satisfaction pour la tenue de cette 9e édition qui a été couplée avec les 45 ans d’existence de la fondation dont 35 ans dans la dénomination «Association des veuves et des orphelins du Burkina Faso» et 10 ans sous l’appellation «Fondation Lucie-Kaboré pour la promotion des veuves et orphelins». Elle a invité les décideurs à plus d’attention envers les veuves et les orphelins. Pour le parrain de la cérémonie, le ministre des Sports et des Loisirs, Daouda Azoupiou, sa présence vise un double objectif. Le premier est de traduire sa gratitude et son engagement envers cette couche de la population, d’une part et, d’autre part, à saluer l’initiative de la fondation qui œuvre au quotidien pour l’épanouissement de la veuve et de l’orphelin. Pour la patronne de la cérémonie, Clémentine Dabiré, cette journée est pleine d’émotions. Car, les veuves éprouvent d’énormes difficultés et le veuvage n’est pas une fatalité. C’est pourquoi, elle a demandé aux autorités d’intercéder auprès des décideurs et les collectivités afin qu’ils inscrivent des lignes budgétaires pour accompagner les veuves. Pour leurs actions envers les veuves, la fondation et Mme Zoungrana Marie Joseph, membre de la fondation ont été distinguées dans l’ordre du mérité burkinabè avec agrafe santé-action sociale. Egalement les meilleurs élèves orphelins du post-primaire et du secondaire ont reçu des vivres et des kits scolaires.

Hamidou K. OUENA,

CDP : se raviser ou jouer les facilitateurs

Depuis plus d’un mois, des cadres et pas des moindres du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) se livrent une guerre sans merci. En toile de fond, les ambitions pour l’élection présidentielle de 2020. Un adage populaire dit que qui veut aller loin ménage sa monture et au lieu d’en faire sien, le CDP lui, démonte sa monture. Et pour cause, alors que dans les différents états-majors des partis, l’ordre est au resserrement des rangs et à la maturation des stratégies de campagne, c’est ce moment précis que l’ex-parti au pouvoir se livre à un spectacle désolant.

La situation est tellement criante, que le lavage du linge sale s’est non seulement fait sur la voie publique, mais aussi et surtout au tribunal, avec la suspension de la tenue du congrès extraordinaire du parti par décision de justice. Loin des multiples crises que le parti, a traversées, mais «gérées» à l’interne, les maux qui gangrènent actuellement l’ancien giga parti pourraient le mener à l’implosion si les protagonistes ne se ravisent pas à temps. En effet, de la crise des réformateurs en 2008 avec à leur tête Oubkiri Marc Yao, au tsunami politique soulevé par la courageuse sortie médiatique de l’ancien vice-président du parti et ambassadeur du Burkina à Vienne, Salifou Diallo en 2009, en passant par la vague de démissions de 2013 qui a abouti à la création du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) en 2014, le CDP n’est jamais tombé aussi bas.

Nul besoin de rappeler à des monuments politiques de la trempe des acteurs de l’actuelle crise, que l’union fait la force. Alors que le parti, qui était au bord de la disparition, après l’insurrection populaire de 2014, commençait à se remettre d’un désaveu populaire, le voilà s’enfonçant dans une crise profonde. Trois camps se regardent en chiens de faïence. Il s’agit d’abord de celui d’Eddie Komboïgo (EKO), de Kadré Désiré Ouédraogo (KDO) et des non-alignés (jusqu’à plus ample informé), la vieille garde, conduite par l’insubmersible Mahamadi Kouanda. Dans une récente interview, ce dernier affirmait : «Si le CDP doit éclater pour que Eddie ne soit pas candidat, il éclatera. Ma position est très claire. Je suis prêt à soutenir d’autres candidatures. J’ai ma candidate qui est Juliette Bonkoungou. Je dis au passage que je ne suis pas contre Kadré. S’il arrive à battre Juliette aux primaires, je le soutiendrai …».

Il est connu de tous que la candidature de Eddie Komboïgo, d’ailleurs rejetée à la présidentielle de 2015, a failli faire exploser le parti à l’époque, mais on était loin d’imaginer que les divergences internes couvaient à ce point. La teneur des propos, parfois des plus acerbes, témoigne à volonté que les rivalités proprement politiques sont tenaces. Propre acteur de la destruction de ses chances de retour à Kosyam en 2020, le parti de Blaise Compaoré facilite donc la tâche à ses rivaux, notamment le MPP au pouvoir. Comme quoi, la crise au sein du CDP est loin de déplaire au reste de la classe politique nationale. C’est bien dommage et même regrettable que pour des questions d’égo, les ténors ne puissent pas préserver l’intérêt du parti qui leur a donné pouvoir, honneur, notoriété, fortune et bien plus. Le CDP devait bien quand même présenter un meilleur visage, surtout qu’il sort d’une tempête qui l’avait quasiment déraciné. Le CDP devrait donc vite se raviser ou renoncer à toute ambition et de fait, jouer les facilitateurs malgré lui pour son principal vis-à-vis, le MPP.

Jean-Marie TOE

Journée internationale contre la drogue

Le ministère de la Sécurité en collaboration avec le Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) a animé une conférence de presse, le mercredi 26 juin 2019 à Ouagadougou, à l’occasion de la célébration de la 32e Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues. A la suite de la rencontre avec les journalistes, les organisateurs ont incinéré 35,3 tonnes de drogues.

Le ministère de la Sécurité veut susciter la collaboration de la population pour endiguer la criminalité liée à la drogue. A l’occasion de la 32e Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues au Burkina Faso, le ministère de la Sécurité en collaboration avec le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) a animé, le mercredi 26 juin 2019, une conférence de presse à Ouagadougou. Au cours de la rencontre, le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, a expliqué que le Burkina Faso, compte tenu de sa situation géographique au cœur de l’Afrique de l’Ouest, n’a de cesse d’optimiser ses actions afin de faire face aux dangers liés au trafic de drogues. Malgré les moyens matériels et humains limités des forces de sécurité et autres structures en charge de la question, a-t-il poursuivi, les actions entreprises en 2018 ont abouti à des résultats probants. Au titre des actions de répression, le minis-tre Compaoré a indiqué que d’importantes quantités de drogues ont été saisies. Il s’agit de 10,625 tonnes de cannabis, 5,665 kg de cocaïne, 18,603 kg d’héroïne et de 75,294 tonnes de médicaments prohibés. Ces résultats ont été possibles grâce à des séances de sensibilisation aux méfaits de l’abus des stupéfiants et des renforcements des capacités des acteurs de lutte contre la drogue. Le ministre a donc souhaité que ces efforts se poursuivent surtout du côté de la jeunesse. D’où le choix du thème national : «Problématique de la drogue en milieu jeune : rôles et responsabilités des acteurs».

Des soins de désintoxication

De l’avis du ministre Compaoré, le thème national traduit la volonté du CNLD de questionner l’ensemble des acteurs sur les rôles et responsa-bilités, afin de susciter le développement des synergies d’actions pour une lutte efficace contre le fléau de la drogue. Pour plus d’éclat dans les actions, des solutions doivent être apportées aux insuffisances. A ce propos, le ministre a instruit le SPCNLD et ses collaborations d’élaborer une stratégie de lutte contre la drogue pour orienter l’action des différents acteurs. Il a, par ailleurs, invité ces derniers à incinérer les 35,300 tonnes de drogues à la suite de la conférence de presse. Ce qui fut fait en présence des hommes de médias. S’il est vrai qu’une importante quantité de drogues a été saisie, qu’en est-il de la répression des trafiquants et consommateurs de ces stupéfiants. En réponse à cette préoccupation des journalistes, le procureur du Faso, Charles Kaboré a indiqué que la traque est faite quotidiennement. «Plusieurs personnes sont dans les liens de la justice du fait de ces trafics de drogue », a-t-il soutenu. Puis la Secrétaire permanente du CNLD, la Commissaire divisionnaire de police, Pélagie Konseibo, d’ajouter qu’en plus de la répression, certaines personnes sous l’emprise de la drogue suivent des soins de désintoxication dans des centres hospitaliers.
Elle a, en outre, précisé qu’au niveau de la sensibilisation des populations aux conséquences de ces produits, un cross populaire est prévu ce jeudi 27 juin 2017.

Abdoulaye BALBONE
Panson Antoinette BENON (Stagiaire)

Incivisme fiscal au Burkina: une étude révèle les causes

Le Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB) a restitué, le mercredi 26 juin 2019 à Ouagadougou, une étude sur les facteurs explicatifs de l’incivisme fiscal au Burkina Faso. Le rapport a fait ressortir plusieurs causes et des proportions inquiétantes du phénomène.

L’incivisme fiscal, qui est en train de prendre de plus en plus de l’ampleur au Burkina Faso, est dû à un manque de sensibilisation des citoyens à l’importance des impôts. C’est le résultat auquel a abouti l’étude du Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB) sur les facteurs explicatifs du phénomène et les modalités d’incitation au paiement des impôts. La restitution des résultats de l’étude a eu lieu, le mercredi 26 juin 2019 à Ouagadougou, au cours d’un atelier. Selon le président du conseil d’administration du CIFOEB, Seydou Dao, le signal que l’autorité envoie aux contribuables n’est pas souvent le bon, parce que ces derniers ont l’impression que les ressources mobilisées sont utilisées à d’autres fins qu’à des fins d’investissement, d’amélioration des conditions de vie et de bien-être des populations. « Ce qui voudrait dire que les populations sentent qu’elles contribuent pour entretenir des princes », a fait remarquer M. Dao. Pour lui, le gouvernement doit montrer l’exemple en réduisant le train de vie de l’Etat et en luttant contre la corruption pour que les résultats des ressources collectées soient visibles sur le terrain en termes d’investissement. Il a expliqué que les besoins de l’Etat en termes de dépenses ordinaires et en capital s’accroissent alors que le financement extérieur connait une réduction.
«C’est dans l’optique de rectifier le tir et aider le gouvernement dans ses efforts de mobilisation de ressources intérieures pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES) que le CIFOEB a commandité cette étude. C’est à ce prix que le Burkina pourra de plus en plus voler de ses propres ailes », a soutenu le PCA du CIFOEB. A travers cette étude, a-t-il souligné, le centre entend apporter sa contribution à la promotion du civisme fiscal, indispensable pour offrir davantage des produits et services publics de haute qualité exigés par les populations elles-mêmes. Il a ajouté que c’est une occasion également d’expliquer aux contribuables l’impact négatif de cet incivisme et les sensibiliser à leur rôle dans la constitution des budgets publics.
Créé en 2003, le CIFOEB est une organisation de la société civile avec pour mission de promouvoir la bonne gouvernance économique et financière au pays des Hommes intègres. L’objectif est de créer les conditions d’une répartition optimale des fruits de la croissance économique de manière à ce qu’ils profitent aux populations les plus démunies.

Joseph HARO

Route Dédougou-Tougan: enfin le goudron au Sourou

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a inauguré la route Dédougou-Tougan, distante de 91 kilomètres, le mercredi 26 juin 2019 à Tougan, dans la province du Sourou. Réalisés par l’entreprise SOUROUBAT, les travaux de bitumage de ce tronçon ont été financés à plus de 29 milliards francs CFA par le gouvernement burkinabè et la Banque islamique de développement.

La route nationale N°10 reliant Dédougou à Tougan dans la région de la Boucle du Mouhoun est désormais revêtue de bitume. Elle est de 8m de largeur en agglomération, en tricouche et 7m en section courante de 2×1,5m en bicouche. En effet, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a inauguré officiellement cette voie, le mercredi 26 juin 2019, à Tougan dans la province du Sourou. Le bitumage de ce tronçon, long de 91 kilomètres, selon le porte-parole des ressortissants de la province du Sourou, Moussa Sanogo, met fin au cauchemar des usagers. «Les larmes, les sueurs, et même le sang des filles et fils du Sourou dus au traumatisme de cette route jadis un calvaire sont aujourd’hui séchés par cette inauguration officielle», a-t-il confié. Pour Drissa Drabo, ressortissant de Tougan, le bitumage de cette route vient enlever une grosse épine au pied des usagers de Tougan qui peinaient pour rallier Dédougou. «Avant, pour aller à Dédougou, il fallait prévoir une tenue d’échange à l’arrivée, tellement la voie était poussiéreuse. Aujourd’hui, nous sommes contents du bitumage de cette voie, même les yeux fermés on peut rallier Dédougou», a-t-il ironisé.

Désenclaver le Sourou

La cérémonie a mobilisé les filles et les fils du Sourou qui ont témoigné leur reconnaissance au président du Faso. «Je voudrais remercier le président Kaboré et son gouvernement pour avoir réalisé cette importante infrastructure qui constitue un début du désenclavement total du Sourou. En attendant le bitumage annoncé des autres routes, la province, autrefois prisonnière de son enclavement, va connaître un développement. Les populations témoignent leur reconnaissance au chef de l’Etat, qui a permis que ce qui était considéré comme irréalisable soit aujourd’hui une réalité», a témoigné l’ancien Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, fils du Sourou. Le président du Faso a invité les usagers au respect du Code de la route, notamment la limitation de vitesse, dont l’excès est la principale cause des accidents de la route. Pour lui, ce tronçon censé désenclaver cette zone à fort potentiel agricole ne doit pas être une source de souffrance à cause des accidents. «J’ai eu l’opportunité de l’emprunter ce matin (NDLR le 26 juin 2019), a priori, je peux dire que le travail a été de belle facture», a-t-il confié.
Roch Marc Christian Kaboré a ajouté que des travaux annexes ont été réalisés à la faveur du bitumage de la route. Il s’agit, entre autres, de la réalisation de forages, de l’électrification des points d’entrée des agglomérations et de la construction de deux postes de péage.
En rappel, l’infrastructure a été réalisée par l’entreprise SOUROUBAT. Les travaux, lancés le 3 mai 2016, ont coûté plus de 29 milliards francs CFA à l’Etat burkinabè et à la Banque islamique de développement (BID). Avant de rejoindre Tougan pour la cérémonie officielle, le chef de l’Etat a marqué une escale chez le chef de canton de Dédougou dans la matinée pour une visite de courtoisie.

Kamélé FAYAMA

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Echanges autour du développement

En marge de la cérémonie d’inauguration de la route Dédougou-Tougan, les cadres de la province du Sourou ont été reçus en audience par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Les échanges entre le président du Faso et ses hôtes ont porté sur des questions d’ordre économique. «Avec cette voie bitumée qui va favoriser les activités économiques dans la province du Sourou, les opérateurs économiques ont souhaité un allègement des conditions d’accès au crédit au niveau des institutions financières. En retour, le président Kaboré nous a exhortés à nous unir pour amorcer le développement du Sourou», a indiqué Moussa Diarra, porte-parole des cadres du Tougan, par ailleurs opérateur économique, à sa sortie d’audience.
K.F.

“La vérité interdite”du journaliste Saint-Tra Bi

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Le journaliste Saint-Tra Bi du quotidien ivoirien Fraternité Matin, a dédicacé son livre intitulé «Duékoué, la vérité interdite», le jeudi 20 juin 2019, à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

«Duékoué, la vérité interdite» est le titre du livre témoignage de Saint-Tra Bi, journaliste au quotidien ivoirien Fraternité Matin. De son vrai nom Valérie Goore Bi Tra, l’auteur expose dans cet ouvrage son vécu des évènements tragiques qui ont marqué l’Ouest de la Côte d’Ivoire lors de la crise qui a secoué ce pays. Le Tome 1 de ladite œuvre a été dédicacé, le jeudi 20 juin 2019, à Abidjan. De l’avis de Saint-Tra Bi, «Duékoué, la vérité interdite», paru aux Nouvelles Editions Balafons, est l’accomplissement d’un devoir de mémoire pour la postérité et l’Histoire. De la crise de 2002 à la crise post-électorale en passant par les soubresauts qui s’en sont suivis, le reporter a dit avoir été un témoin vivant des sombres événements qui se sont déroulés à l’Ouest du pays de Félix Houphouët Boigny. Pour Saint-Tra Bi, le moment est venu de parler pour rétablir la vérité des faits, sans passion. Des vérités crues, dérangeantes parsèment, ainsi, l’ouvrage de 163 pages, illustrées de photos inédites. «Ce témoignage résulte de la volonté personnelle d’un individu que les contraintes et la passion du métier ont poussé à devenir le témoin oculaire d’évènements historiques et de faits parfois graves. En effet, la gravité de certains faits vécus lors de la crise survenue dans la ville de Duékoué, à l’Ouest de mon pays, m’impose de rompre le silence pour éviter d’être le complice d’un silence coupable. A travers cet aveu, il s’agit de libérer la parole pour se libérer soi-même d’un silence pesant et culpabilisant», a déclaré le journaliste d’une vingtaine d’années de métier. A son avis, ces révélations visent surtout à contribuer au rétablissement et à la consolidation de la vérité souvent partialement ou partiellement relatée. Selon lui, durant les évènements survenus à Duékoué entre 2002 et 2012, de nombreux récits et documents truqués et truffés de contrevérités ont été produits. «Et de nombreux faits continueront sans doute d’être relatés parfois malheureusement par des personnes qui n’ont eu de contact ni avec le terrain des hostilités, ni avec des témoins et encore moins avec des acteurs de premier plan», a-t-il regretté. En attendant la parution du Tome 2 de l’ouvrage le 20 juillet prochain consacré au massacre de Nahibli, les lecteurs burkinabè peuvent se procurer le livre (à 6 000 FCFA) sur commande avant sa mise en vente dans les rayons des librairies de la place.

Synthèse de Paténéma Oumar OUEDRAOGO