Yacouba Isaac Zida démarche des journalistes

Yacouba Isaac Zida démarche des journalistes

Dans ses pérégrinations, Kantigui est tombé sur une information de première main. Des sources dignes de foi lui ont confié que l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, exilé au Canada depuis trois ans, contacterait à des fins d’invitation, tous frais payés, des journalistes burkinabè pour un show médiatique au Canada. L’interview commandée pourrait avoir lieu courant juillet 2019. Kantigui note que le projet déjà ficelé intervient dans un contexte où ce potentiel candidat à la présidentielle de 2020 manifeste un regain d’intérêt pour les médias. En témoignent les entretiens qu’il a récemment accordés à la chaine de télévision France 24 et au journal Jeune Afrique. Si Kantigui admet a priori que cette invitation est une opportunité pour les «heureux élus» de «cuisiner» le désormais ex-général de division, il se pose tout de même des questions. Ce militaire doublé d’homme politique ne s’est pas encore soumis à la justice de son pays, qui souhaite l’entendre sur son rôle ès qualité de N°2 de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et sa gestion des affaires publiques sous la Transition en 2015. Kantigui constate du reste que les accusations portées contre Yacouba Isaac Zida l’ont éloigné de sa chère patrie, qu’il ne semble pas prêt à regagner de sitôt. Au regard ce qui précède, Kantigui se demande si les «convives» ne devraient peut-être pas attendre le retour promis pour le titiller en terrain neutre ? Mais cette interrogation n’engage que l’impertinent Kantigui.

 

Un lotissement déguisé à Saaba ?

Kantigui a eu vent d’une rencontre qui aurait réuni le maire et les habitants, le dimanche 23 juin 2019 au quartier non loti «Signoghin» dans la commune rurale de Saaba. Il était question, selon les indiscrétions, d’une opération de restructuration des terrains dans la zone. Selon l’informateur de Kantigui, l’édile aurait expliqué aux populations que des terrains seront dégagés pour la construction de voies, d’espaces de loisirs, d’écoles, des hôpitaux et des services administratifs. Mais, l’interlocuteur de Kantigui s’est dit inquiet de l’issue de cette restructuration qui s’apparenterait, de son avis, à un lotissement déguisé. Kantigui salue l’initiative du maire et l’invite à prendre les dispositions pour éviter un dévoiement de l’opération.

 

Des présumés fraudeurs au BAC

Kantigui ne comprend pas qu’en dépit des sensibilisations sur les dangers encourus par les fraudeurs aux examens et concours, certains candidats tiennent toujours à obtenir leur diplôme par la courte échelle. Cette fois-ci, c’est au lycée municipal de Paspanga, dans la capitale, que deux candidates au BAC G2 se seraient faites prendre en flagrant délit. Selon les sources de Kantigui, l’une aurait tenté, lors de l’épreuve de français, de donner son brouillon à l’autre pour copier le sujet visiblement traité par une tierce personne. C’est en voulant donner son brouillon, différent de celui distribué aux candidats, que le pot-aux-roses aurait été découvert. Les deux ont été conduites au secrétariat du jury 85 pour répondre des faits de fraude. Après des minutes d’explications, les mises en cause ont été libérées vers 13 heures. Kantigui se demande pourquoi elles n’ont pas été conduites au commissariat ? D’après les informations, le président du jury, le chef du centre et les surveillants ont promis de faire leur rapport à qui de droit. Mais en attendant, les deux candidates fautives se sont vues interdites de poursuivre la composition de l’examen. Kantigui souhaite que la lumière soit faite sur cette affaire pour situer les responsabilités.

 

Un chauffeur de car insouciant

La prudence est mère de sûreté, dit-on. Cependant ce dicton ne semble pas être partagé par tous. Kantigui en a fait l’amère expérience le dimanche dernier, lorsqu’il a emprunté, à Ouagadougou, une compagnie de transport en commun en direction de Koudougou. En effet, dès les premiers kilomètres de route, Kantigui a senti une forte odeur d’essence à faire suffoquer une personne souffrant de troubles respiratoires. Croyant à un dysfonctionnement temporaire, Kantigui qui ne supporte d’ailleurs pas les fortes odeurs, a cependant pris son mal en patience. Mais rien n’y fit, l’odeur ne faisait que s’amplifier mettant mal à l’aise de nombreux passagers. Las d’attendre, Kantigui qui s’est renseigné auprès du convoyeur est resté ébahi face à sa réponse. «C’est une des motos qu’on transporte dans le coffre qui a perdu de l’essence. Mais ce n’est pas grave, une fois arrivé à destination, un peu d’omo et d’eau feront l’affaire», a-t-il lancé d’un ton calme et désinvolte. Pourtant à l’arrivée, Kantigui a constaté que ce sont les deux motos que l’on transportait qui se sont littéralement vidées de leurs carburants, allant jusqu’à mouiller plusieurs sacs de voyages. C’est là que Kantigui s’est plaint à nouveau. Mais, le bagagiste est resté sourd malgré les récriminations. Pourquoi prendre tant de risques quand on sait que le véhicule pouvait s’embraser et provoquer une catastrophe. C’est pourquoi, Kantigui suggère aux compagnies de transport de prendre davantage de précautions dans l’embarquement des motos, car il suffit d’une seule erreur pour que l’irréparable se produise.

Dédougou-Tougan : 60 ans après, le rêve se réalise Kantigui a été témoin du branle-bas de la population de la capitale provinciale du Sourou pour traduire reconnaissance au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ce mercredi 26 juin 2019. Les fils et filles de la province, l’ancien Premier ministre, Paul Kaba Thieba, en tête, entendent dire merci au chef de l’Etat pour avoir été celui qui a désenclavé l’un des dernières provinces du pays à n’être pas relier au reste du territoire par le bitume. Kantigui comprend la joie des Sourounkè (habitants du Sourou), car ce projet, une des priorités des différents gouvernements depuis les années 1958, a été, au fil des années, un serpent de mer. Kantigui se réjoui que le rêve, vieux de plus d’un demi-siècle, soit aujourd’hui une réalité. L’on se rappelle également que le prolongement du tronçon Tougan-Ouahigouya, long de 94 km, est déjà presqu’acté. Kantigui ne peut être que ravi de voir l’ambition présidentielle se traduire en acte au profit des populations afin de stimuler le développement local et favoriser l’intégration économique régional.

Kantigui

kantigui2000@gmail.com (00226) 25 31 22 89

Lutte contre le cancer du col de l’utérus : le nouveau défi de Médecins du monde

Le ministère de la Santé, en partenariat avec l’ONG Médecins du monde France, a officiellement lancé le projet de réduction de la morbidité et de la mortalité dues au cancer du col utérin dans le district sanitaire de Baskuy. Le lancement a eu lieu, le mardi 25 juin 2019 au centre médical urbain de Samandin.

Selon des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 270 000 femmes meurent chaque année dans le monde à cause du cancer du col de l’utérus (CCU), soit une femme toutes les deux minutes. 90% des cas de ces décès ont lieu dans des pays en développement. Au Burkina Faso, ce cancer représente 21% du taux de mortalité de tous les cancers, soient 2081 femmes, indiquent les chiffes du département de la Santé. C’est pour lutter contre cette maladie que le projet de réduction de la morbidité et de la mortalité dues au cancer du col de l’utérus dans le district sanitaire de Baskuy a été lancé, le mardi 25 juin 2019 au Centre médical urbain de Samandin, à Ouagadougou. Ce projet, financé par l’Agence française de développement (AFD) et Médecins du monde France, a débuté ses activités en 2018 et est prévu prendre fin en 2021, selon ses initiateurs. Il a pour objectif de contribuer à la lutte contre la morbidité et la mortalité causées par le CCU au Burkina Faso par des approches pilotes innovantes basées sur la connaissance et le dépistage.

En effet, les innovations permettront, entre autres, aux femmes de faire, elles-mêmes, les prélèvements vaginaux. Pour l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, par ailleurs présidente de la cérémonie, le projet est une nouvelle technique gratuite offerte à la femme. Elle a aussi salué l’utilisation de la technique de thermo-coagulation pour la prise en charge des lésions précancéreuses, avant de joindre sa voix à celle du maire de l’arrondissement n°1, Saïba Nikièma pour remercier Médecins du monde. M. Kaboré a invité les femmes de Baskuy et de Ouagadougou à se faire soigner. Le représentant du ministre de la Santé, Dr Wilfried Ouédraogo, a affirmé que le cancer du col de l’utérus est le premier de cette maladie, en termes de mortalité au Burkina Faso. Selon lui, environ 2517 nouveaux cas ont été enregistrés en 2018.

«Avec ce projet, le Burkina Faso marque un pas significatif dans la riposte contre le cancer du col de l’utérus à travers l’innovation dans le dépistage et la prise en charge basée sur l’évolution des connaissances scientifique et technologique dans la lutte contre cette maladie», a-t-il dit. Quant au coordonnateur de Médecins du monde France, Dr Pierre Ditri Sallah, il a estimé que les pays en développement consentent beaucoup de ressources pour contrôler les pathologies transmissibles, et doivent aussi faire face à une prévalence progressive de maladies non transmissibles telles que le diabète, l’hypertension et surtout le cancer. Selon les prévisions de l’OMS, un million de femmes pourraient être touchées par le cancer causé par le virus papillome humain (HPV) en Afrique d’ici à 2030, si rien n’est fait. Pour cela, le projet devrait permettre, à terme, de réduire la prévalence. Les structures de santé concernées par le projet sont, entre autres, les Centres médicaux urbains (CMU) de Samandin, Gounghin, Pogbi et les Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) des secteurs n°s 3, 6, 10 et 12 de Ouagadougou. Le projet prévoit dépister plus de 17 215 femmes, de traiter 500 cas de lésions précancéreuses et de sensibiliser 151 460 femmes.

Arnaud Fidèle YAMEOGO

Burkina – Pays-Bas : un nouveau souffle dans les relations bilatérales

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience, le mardi 25 juin 2019 à Ouagadougou, la ministre de la Coopération internationale et du Commerce extérieure des Pays-Bas, Sigrid Kaag.

Pour la première fois depuis 2013, un ministre du Royaume des Pays-Bas séjourne au Burkina Faso. A l’effet de renforcer le partenariat entre son pays et le Burkina Faso, la ministre de la Coopération internationale et du Commerce extérieure des Pays-Bas, Sigrid Kaag, a été reçue, le mardi 25 juin 2019, par le Premier ministre, Christophe Dabiré. «C’est une nouvelle étape dans nos relations qui ont été toujours très chaleureuses et étroites depuis des décennies», a expliqué la ministre néerlandaise, à sa sortie d’audience. Dans cette dynamique, a-t-elle poursuivi, les deux pays sont en train d’identifier les lignes programmatiques des actions en vue de réaliser et d’achever conjointement les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. «Il s’agit d’offrir de nouveaux, nos compétences en matière de gestion de l’eau, nos compétences universitaires, mais aussi élaborer avec le gouvernement, le renforcement des compétences de l’Etat surtout au moment où le Burkina Faso, comme ses voisins, traverse une période difficile du point de vue sécuritaire», a-t-elle dit. A entendre la ministre en charge de la Coopération internationale des Pays-Bas, cet accompagnement demande aussi une réponse élargie au développement, à la création de l’emploi, aux attentes des jeunes, à la santé, etc.

Jean-Marie TOE

Soutenances à l’ISTIC : le ministre Dandjinou encourage les impétrants

Le ministre en charge de la communication, Remis Fulgance Dandjinou, s’est rendu, le mardi 25 juin 2019, à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication(ISTIC). Il est allé encourager les étudiants qui y défendent leurs mémoires de fin de cycle.

47 étudiants défendent leurs mémoires pour l’obtention du diplôme d’assistant en sciences et techniques de l’information et de la communication. A l’occasion, le ministre en charge de la communication, Remis Fulgance Dandjinou, est venu soutenir, le mardi 25 juin 2019 à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) à Ouagadougou, les impétrants et leurs encadreurs.

Composés de 23 étudiants en journalisme, 18 en communication et 6 en technique et technologie des médias, ces étudiants présentent aux jurys leurs productions de fin de cycle. Ainsi, le ministre a assisté aux exposés sur les productions de deux étudiants. L’un a porté sur : «Les éléments de communication au niveau de la justice» et l’autre sur «Le pagne traditionnel  Koko Donda». Selon le ministre, ces thèmes sont d’actualité. «Les questions comme la justice, l’accès à l’eau, la santé, la valorisation des produits locaux ont vraiment besoin d’un bon système de communication pour porter un peu mieux les résultats de l’action gouvernementale», a-t-il souligné. Il a donc souhaité que les productions, qui font l’objet d’évaluation, permettent aux étudiants d’accéder au niveau de qualification défendu (assistant) afin d’entrer au service des médias publics ou privés.

L’ISTIC recrute de plus en plus beaucoup d’inscrits sur titre. Pour Remis Fulgance Dandjinou, cela témoigne de la qualité de l’enseignement au sein de l’institut public. Il a, à cet effet, remercié le Directeur général (DG) de l’ISTIC, Zoumana Traoré et ses collaborateurs pour le travail abattu. Celui-ci a, pour sa part, indiqué que les 47 étudiants ont été formés pendant 21 mois. C’est la fin d’un processus, a-t-il poursuivi, qui se concrétise par la présentation des productions réalisées par les étudiants. M. Traoré leur a donc souhaité une bonne chance. Débutées le 24 juin dernier, les soutenances prennent fin le mercredi 26 juin 2019.

Lassina BADOLO

Coopération sino-africaine : les engagements sur la bonne voie

La réunion de coordination consacrée à la mise en œuvre des résultats du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) s’est achevée dans la soirée du mardi 25 juin 2019, à Pékin, la capitale chinoise. Une note de satisfecit général se dégage quant à la bonne exécution des actions du FCSA 2018.

Après la rencontre avec les institutions financières chinoises sur les mécanismes de financement de projets, experts africains et chinois se sont retrouvés pour évaluer la mise en œuvre des résultats du Forum sur la coopération sino-africaine de 2018 (FCSA). A l’issue des travaux qui ont duré toute la journée du mardi 25 juin 2019, à Pékin, les participants ont unanimement salué les efforts fournis depuis septembre 2018.

Pour le conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, une dynamique de développement est amorcée entre l’Afrique et la Chine. Au nombre des acquis enregistrés depuis le forum, le chef de la diplomatie chinoise a indiqué que 40 pays africains ont signé des accords d’adhésion à l’Initiative «La Ceinture et la Route» et que 800 projets de développement sont en train d’être lancés pour les trois prochaines années. Sur le plan commercial M. Yi a annoncé que le volume des échanges entre son pays et l’Afrique en 2018 est estimé à plus de 200 milliards de dollars. Aux dires du ministre des Affaires étrangères, tous ces résultats enregistrés sont le fruit d’un engagement concret des deux parties. Et de préciser que l’élan de consolidation des liens de coopération sino-africaine doit se maintenir avec l’objectif de bâtir une communauté de destin. A l’entendre, l’Empire du milieu reste fidèle au principe de sincérité et d’amitié avec le continent noir pour promouvoir une coopération fondée sur les valeurs d’équité et de justice.

Selon le diplomate chinois, l’exemplarité de la coopération sino-africaine est en train de battre en brèche les prétentions de ceux qui affirment que son pays entraîne l’Afrique dans le colonialisme et l’endettement. «Nous devons nous dresser ensemble contre l’unilatéralisme et le protectionnisme que d’autres prônent. Partenariat vital Il faut refuser que la loi de la jungle prenne le dessus. Tous les pays du monde doivent agir dans un esprit de solidarité et de compréhension mutuelle», a souligné Wang Yi. L’Afrique, a-t-il dit, n’est la sphère d’influence d’aucun pays et elle a besoin d’une coopération basée sur le respect mutuel. Dans la suite des résultats engrangés, le ministre sénégalais des Affaires étrangères et coordinateur de la rencontre, Amadou Ba, a déclaré que la vitalité du partenariat sino-africain est remarquable. «Grâce à la coopération économique sino-africaine, 10 mille kilomètres de routes, six mille kilomètres de lignes de chemin de fer, plus de 20 terminaux aéroportuaires, une trentaine de ponts et ports et plus de 80 projets d’infrastructures énergétiques ont été réalisés en Afrique», a-t-il détaillé. Pour un partenariat gagnant-gagnant, il a invité les Etats africains à favoriser le développement du marché commun du continent et à valoriser les produits africains pour assurer leur compétitivité à l’exportation.

Pour le diplomate sénégalais, au-delà des actions concrètes sur le terrain du développement, il est ressorti au cours des travaux que l’Afrique et la Chine partagent une vision commune qui est celle de valoriser le capital humain. «L’Afrique a un besoin d’infrastructures et la Chine est disposée à l’accompagner convenablement dans ce domaine. Il convient de renforcer la coopération économique en vue de passer à des projets capables de générer des ressources financières», a relevé M. Ba. Au titre des progrès inhérents au forum de 2018, le vice-ministre du Commerce chinois, Qian Keming a cité, entre autres, la réalisation d’un important pont à Maputo au Mozambique, la concrétisation d’un projet d’électrification en Angola, le sommet sur la sécurité à Addis-Abeba en Ethiopie entre la Chine et l’Union africaine et la création de l’Institut Chine-Afrique. M. Qian a informé que 350 produits agricoles africains ont accès au marché chinois. L’exposition économique Chine-Afrique qui se tient, du 27 au 29 juin 2019, dans la province de Hunan en Chine est, selon lui, une autre illustration de la solidité de la coopération entre les deux parties. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso, Seydou Sinka, a soutenu que les échanges ont été fructueux et francs.

«L’évaluation fait état de résultats assez satisfaisants. Près de 800 projets sont en cours d’exécution ou sont en discussion», a-t-il laissé entendre. Pour lui, trois points importants sont à prendre en compte dans la coopération sino-africaine. Il s’agit premièrement d’accélérer la mise en œuvre des acquis pour aller de l’avant. A l’entendre, il ne faut pas se contenter de ce qui a été déjà fait, mais travailler aussi bien au niveau des gouvernements, des collectivités et du secteur privé pour bouger les lignes. «Le deuxième est relatif au renforcement de l’Initiative la ceinture et la route afin de permettre une interconnexion des Etats. En plus du cadre global de la coopération, ce projet d’envergure mondiale doit permettre aux Africains de mieux se connecter. Le troisième point est la communauté de destin qu’il faut mettre en avant. L’ensemble des pays en voie de développement doivent défendre leurs intérêts en étant unis», a conclu Seydou Sinka.

Karim BADOLO

(Depuis Pékin en Chine)

Gestion des problèmes sanitaires dans les pays du Sud : le Burkina valide les textes du concept ‘’One Health’’

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé un atelier national de validation des textes règlementaires de la plateforme nationale de coordination multisectorielle ‘’One Health’’ du Burkina Faso, le mardi 25 juin 2019, à Ouagadougou.

Le concept ‘’One Health’’ ou ‘’Une seule santé’’ invite à une action interdisciplinaire et intersectorielle dans la gestion publique des problèmes sanitaires complexes à l’interface entre l’homme, l’animal et leur environnement commun. Une approche qui a fait ses preuves dans certains pays du Sud selon les principaux bailleurs de fonds tels que l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID). C’est pourquoi, en 2017, un processus de mise en place d’une plateforme nationale de coordination ‘’One Health’’ a été enclenché au Burkina Faso. Le mardi 25 juin 2019, les acteurs impliqués dans le pilotage de cette initiative se sont rencontrés, dans la capitale burkinabè. Ils ont discuté du projet de décret portant mise en place, attributions, organisation et fonctionnement de la plateforme nationale et le projet d’arrêté interministériel portant attributions, organisation, composition et fonctionnement des organes de la plateforme ainsi que les actions futures pour son opérationnalisation. Les échanges ont permis de comprendre que l’organe suprême de la plateforme est un Conseil national ‘’One Health’’, présidé par le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré et qui édictera les grandes orientations et coordonnera la réponse multisectorielle en cas d’évènements majeurs de santé publique. Ce conseil national sera secondé par un comité technique de pilotage qui va jouer le rôle de conseil d’administration et la présidence de cet organe sera assurée de façon tournante chaque deux ans par les ministères en charge des ressources animales ; de la santé et celui de l’environnement.

Pour le fonctionnement quotidien de la plateforme, un secrétariat technique dont le leadership est assuré par le département de la Santé se chargera de mettre en œuvre les décisions des deux organes cités plus haut. En sus, des commissions thématiques multisectorielles sont prévues, des points focaux vont être désignés dans chaque département ministériel concerné et la plateforme nationale de coordination ‘’One Health’’ aura des démembrements au niveau régional, provincial et départemental. Le soutien réaffirmé des Etats-Unis Selon le ministre des Ressources animales et halieutiques, président du comité technique de pilotage de l’atelier, Sommanogo Koutou, cette approche est importante, car, avec la mondialisation et la rapidité des échanges, la propagation des maladies contagieuses se fait de manière accélérée, de sorte qu’aucun pays pris isolement ne peut se mettre à l’abri dans ses frontières nationales.

«La plateforme constitue une étape-clé dans la mise en œuvre du programme de sécurité sanitaire mondiale pour renforcer la capacité des pays à détecter, réagir et surmonter les menaces épidémiques de santé publique», a soutenu le ministre d’Etat, ministre e l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo. De l’avis de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Andrew Young, les récentes épidémies comme la peste à Madagascar, la fièvre de la Vallée du Rift en Afrique de l’Ouest et la maladie à virus Ebola qui sévit toujours en République démocratique du Congo et en Ouganda, viennent prouver la nécessité d’adopter l’approche intégrée ‘’One Health’’ pour une gestion efficiente des problèmes complexes de santé. Il a fait savoir que l’autre défi après la validation des textes règlementaires, est l’opérationnalisation de cette plateforme. «Dans la phase cruciale de démarrage, le gouvernement américain, à travers l’USAID, s’engage à apporter un soutien au gouvernement burkinabè», a-t-il dit. Siméon Sawadogo a, pour ce faire, remercié le diplomate américain pour cet engagement. Il a, de son côté, souligné que le gouvernement burkinabè est résolument engagé dans la mise en œuvre du programme de sécurité sanitaire mondial.

Gaspard BAYALA

Garde de sécurité pénitentiaire : L’inspecteur divisionnaire, Eloi Guigma, prend le commandement

Le ministère de la Justice a organisé, le lundi 24 juin 2019 à Ouagadougou, une cérémonie de prise de commandement du Directeur général de l’Administration pénitentiaire. L’inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, Eloi Guigma, devient ainsi le 11e patron de la Garde de sécurité pénitentiaire (GSP) depuis la création de la structure en août 1984.

Le personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire (GSP) reconnaîtra désormais comme chef, l’inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, Eloi Guigma. Le nouveau Directeur général (DG) de l’Administration pénitentiaire a pris le commandement de la troupe, le lundi 24 juin 2019 dans la capitale burkinabè, en présence du ministre de la Justice, René Bagoro. A l’issue de la cérémonie, le commandant a traduit sa gratitude au président du Faso et aux membres du gouvernement pour la confiance placée en sa personne. Il a rassuré de sa détermination à accompagner l’équipe gouvernementale dans la mise en œuvre du volet justice de la politique sectorielle «Justice-droits humains». Pour y arriver, l’inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire compte sur ses collaborateurs et les acquis de ses devanciers.

«Mes prédécesseurs ont su, avec abnégation, bâtir une superbe famille dont le professionnalisme est reconnu et salué au-delà de nos frontières», a-t-il salué. Le nouveau DG prend le commandement dans un contexte marqué par la lutte contre le terrorisme. Pour ce faire, il compte mettre à contribution la GSP qui joue aussi un rôle de sécurité intérieure dans cette guerre asymétrique. Aussi, le spécialiste en technique d’intervention pénitentiaire et gestion des crises en milieu pénitentiaire affiche une volonté à trouver des solutions à la «plus grande crise» qui secoue l’administration pénitentiaire depuis octobre 2018. Des réformes pour juguler la crise des GSP «C’est une mission délicate, mais pas impossible. Il nous appartient de travailler, la main dans la main, pour réussir le pari», a-t-il lancé à l’endroit du personnel GSP. Et pour donner le ton, il a décidé de placer son mandat sous le sceau de «la cohésion et du renouveau». De son avis, ce renouveau qu’il entend incarner s’inscrit dans le cadre de la dynamique de réforme en cours au sein du ministère de la Justice. L’un des plus grands symboles est le changement de la dénomination de la direction générale de la garde de sécurité pénitentiaire en direction générale de l’Administration pénitentiaire.

Plus qu’un symbole, selon lui, ce changement de dénomination va entraîner dans les jours à venir des réaménagements dans l’organisation et le fonctionnement des structures. Conscient que ces réformes suscitent à juste titre des inquiétudes, M. Guigma a insisté qu’il faut amorcer cette pente de la modernisation de l’administration pénitentiaire. C’est pourquoi, il a exhorté chaque acteur à s’approprier ces réformes et à jouer à fond sa partition. Aux partenaires sociaux, l’inspecteur divisionnaire a demandé de privilégier le dialogue et la négociation. En retour, il a promis le maintien du dialogue avec chaque structure syndicale sans oublier les amicales des anciens et des femmes. L’inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, Eloi Guigma, né le 22 décembre 1977 et titulaire d’une maîtrise en droit des affaires, a intégré l’Ecole nationale de police (ENP) en 2004. Nanti de son diplôme d’inspecteur de sécurité pénitentiaire en 2007, il a occupé plusieurs postes de responsabilité dans l’administration pénitentiaire burkinabè et à l’étranger. Il est le 11e directeur général de l’administration pénitentiaire en remplacement de l’inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, Geoffroy Yogo. M. Guigma est marié et père de deux enfants.

Abdoulaye BALBONE

Distribution gratuite de moustiquaires : la campagne débute le 29 juin prochain

Les responsables du ministère de la Santé ont animé, le mardi 25 juin 2019 à Ouagadougou, un point de presse sur la campagne 2019 de distribution universelle des moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action.

Dans sa perspective de lutter efficacement contre le paludisme, le ministère de la Santé, avec l’appui de ses partenaires, organise pour la 4e fois la campagne nationale de distribution universelle de Moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action (MILDA) à toute la population burkinabè. Cette campagne va s’effectuer en deux phases, selon les types de MILDA à distribuer. La première phase de l’opération va couvrir la période du 29 juin au 3 juillet 2019 et va concerner 10 régions. Il s’agit notamment des régions du Centre, du Centre-Est, du Centre-Ouest, du Centre-Nord, du Centre-Sud, de l’Est, du Nord, du Plateau central et du Sahel pour la distribution de MILDA standards et la région des Hauts-Bassins pour des MILDA nouvelle génération (POB). La deuxième phase de cette campagne qui va intervenir dans le mois d’octobre prochain va concerner les régions des Cascades, de la Boucle du Mouhoun et du Sud-Ouest avec la distribution des MILDA de nouvelle génération (interceptor G2).

Le lancement officiel de cette distribution gratuite de moustiquaires aura lieu, le vendredi 28 juin 2019 à Bobo-Dioulasso sous le haut patronage du Premier ministre. Ces informations ont été données à la presse par le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Lionel Ouédraogo, le mardi 25 juin 2019 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse en prélude à cette campagne. «L’objectif de la campagne est de porter à 80% l’utilisation des MILDA par la population du Burkina Faso d’ici à la fin de 2019», a-t-il dit. Selon lui, le paludisme représente le premier motif de consultation d’hospitalisation et de décès au Burkina Faso et l’annuaire statistique de 2017 indique qu’environ 12 000 cas simples et 5 000 cas de forme sévère de paludisme ont été dénombrés avec malheureusement environ 4 000 décès.

C’est en vue de faire face à ce fléau que des stratégies recommandées par les instances internationales de la santé telle l’OMS sont adoptées et mises en œuvre à tous les niveaux du système de santé, dont l’utilisation optimale des MILDA qui s’avère être une des plus efficaces. Et, le taux du paludisme au Burkina Faso, à ses dires, s’est vu régresser depuis l’introduction, en 2010, des campagnes de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées. Le pays était à un taux de 65% en 2014 qui s’est réduit à 20% en 2017, a relevé Dr Ouédraogo. Alors, environ 12 millions de moustiquaires à raison d’une pour deux personnes seront distribuées au cours de cette campagne 2019 dont le coût globale est estimé à 24 milliards francs CFA (0,4% du budget de l’Etat, 95,7% du fonds mondial et 2,2% de l’Initiative du président américain pour la lutte contre le paludisme). «Le dénombrement de ménages préalable à la distribution a eu lieu du 4 au 13 avril dernier sur toute l’étendue du territoire nationale et a dégagé un dépassement de population de 18% imposant ainsi des scenarii de réduction des MILDA à servir par ménage qui vont varier selon les régions et en fonction du taux de dépassement», a précisé le SG.

Pourquoi deux différents types de MILDA, et deux phases de distribution pour cette campagne ? Comment va se passer la distribution pour les populations déplacées internes ? «Nous n’avons pas le même type de plasmodium dans toutes les zones. D’où l’utilisation des différents types de MILDA avec pour but d’adapter chaque moustiquaires au type de plasmodium responsable de la maladie selon les régions», a expliqué le coordinateur national du programme de la lutte contre le paludisme, Yacouba Savadogo. Et d’appuyer que la seconde phase de la campagne trouve son explication dans le fait que les MILDA desdites régions concernées ne pourront être disponibles qu’en septembre prochain. Quant au SG, il a expliqué qu’une stratégie sera mise en place dans des sites officiels pendant la campagne afin que les personnes déplacées puissent entrer en possession de leurs moustiquaires. –

Kadi RABO

CAN 2019 : quelques informations hors stades

La CAN Egypte 2019 bat son plein depuis le 21 juin dernier. Toutes les équipes ont déjà joué leur premier match. La biennale du football africain se joue également en dehors des stades.

La VAR à partir des quarts de finale A la veille du match d’ouverture de la CAN 2019, le jeudi 20 juin, le président de la CAF Ahmad Ahmad tenait une conférence de presse. Ce dernier a officialisé l’utilisation de la VAR pendant la compétition, mais pas pendant la phase de poules. En effet, la CAF a décidé de recourir à l’assistance vidéo à partir des quarts de finale de la compétition. Une annonce fortement attendue surtout après les dérives observées lors de la finale retour de la C1 entre l’Espérance de Tunis et le Wydad Casablanca. Une rencontre qui va d’ailleurs être rejouée après la Coupe d’Afrique des Nations. La délégation de la RD Congo, inquiète La défaite de la RDC face à l’Ouganda (0-2) n’a rien fait pour arranger les choses. La délégation officielle congolaise qui accompagne l’équipe et le staff technique de la RDC suscite la polémique depuis quelques jours. Le ministère congolais des Sports et Loisirs a invité au Caire des journalistes, responsables et supporters en trop grand nombre, au goût de ses détracteurs. Leur ordre de mission, signé par le ministère des Sports et Loisirs, provoque l’indignation sur les réseaux sociaux. La délégation congolaise, apprend-on, comprend 173 invités, sans les joueurs et le staff technique.

Ces 173 personnes qui se trouvent en Egypte aux frais du «Trésor public» congolais sont constitués en grande majorité de journalistes, ainsi que des invités de la présidence de la RDC, de la primature et du Comité national de soutien aux Léopards. Egalement, sept personnes ont été invitées par le Procureur de la République. A Kinshasa, une organisation comme La Lucha dénonce le caractère pléthorique de cette délégation. La Lucha estime la valeur de leur séjour de dix jours au Caire — avion, hôtel et per diem compris — à 700 000 dollars. La chaleur fait sa première victime C’était l’une des grandes questions avant le coup d’envoi de la première Coupe d’Afrique des nations (CAN) de l’histoire organisée en été : comment les joueurs allaient-ils s’acclimater à la très chaude atmosphère du delta du Nil en juin et juillet ? La première réponse n’a pas tardé. L’attaquant du Nigeria, Samuel Kalu, a été victime d’un malaise à la suite d’une déshydratation provoquée par une grosse chaleur lors de l’entraînement des Super Eagles, vendredi 21 juin, en Égypte. Le jeune joueur de 21 ans a été hospitalisé.

Aux dernières nouvelles, l’attaquant a rejoint le groupe. La Fédération nigériane s’est cependant vite montrée rassurante sur son état de santé. Lors du match d’ouverture, les joueurs égyptiens se sont d’ailleurs montrés très entreprenants pendant une mi-temps face au Zimbabwe, avant de baisser nettement le rythme en fin de rencontre. Peut-être faut-il désigner l’accablante chaleur qui sera un facteur important à maîtriser pour aller loin dans cette CAN. «Cela peut resserrer les niveaux en permettant à de petites équipes, dont les joueurs supportent mieux la chaleur, de tirer leur épingle du jeu», confie Robert Malm, ancien international togolais.

Adama SALAMBERE

Sources : RFI, Jeune Afrique, Foot Mercato

Semaine de la santé et de la sécurité minière : pour un environnement sans accident dans les mines

Le top de départ de la première édition de la semaine nationale de la santé et de la sécurité minière a été donné par le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Séni Mahamadou Ouédraogo, le 25 juin 2019 à Ouagadougou. Cette rencontre organisée par la Chambre des mines du Burkina est axée sur la gestion des risques en milieu minier.

La sécurité des travailleurs préoccupe les sociétés minières. C’est pourquoi, la Chambre des mines du Burkina (CMB) organise, pour la première fois, la Semaine de la santé et de la sécurité minière, du 25 au 28 juin 2019 à Ouagadougou. Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette semaine, placée sous le thème de la gestion des risques en milieu minier. Il s’agit notamment d’une table ronde des experts de la santé et de la sécurité et des services techniques de l’administration publique, le 25 juin. Les 26 et 27 juin, les responsables de santé sécurité des sociétés minières vont assurer une session de formation gratuite ouverte au public sur les thématiques de la santé et de la sécurité. Jusqu’au 27 juin, une campagne de collecte de sang est organisée et une aire d’exposition de matériels de santé et de sécurité, animée par les partenaires du secteur minier, sera aussi ouverte à la salle des fêtes de Ouaga 2000. Une soirée de réseautage, prévue le 28 juin 2019, viendra mettre fin aux activités de la semaine.

Pour le vice-président de la Chambre des mines, Laurent Michel Dabiré, à travers l’organisation de la Semaine de la santé et sécurité au travail, sa structure commémore, en différé, la Journée mondiale dédiée chaque 28 avril à la question par l’Organisation internationale du travail (OIT❩. «La santé et sécurité au travail peut se concevoir comme un domaine de connaissance pluridisciplinaire qui consiste à mettre en place des systèmes de gestion et des moyens permettant de supprimer ou de limiter les risques de blessures et de pathologies professionnelles»,a-t-il défini. Selon le vice-président, les sociétés minières au Burkina Faso montrent la voie en matière de respect de l’intégrité humaine en dépit de leur environnement de travail, marqué par l’utilisation de substances dangereuses, les installations et les machines lourdes, les fosses à ciel ouvert qui représentent des risques importants. Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, président de la cérémonie d’ouverture, a salué l’initiative de la Chambre des mines. Il a souhaité que ce rendez-vous entre acteurs du secteur, d’une part, et entre ces derniers et les acteurs des autres secteurs, d’autre part, se pérennise pour devenir une plateforme d’échanges alimentant les autres initiatives existantes sur la thématique.

«La participation de mon département et celui des mines traduit l’engagement du gouvernement à travailler en synergie avec les autres acteurs du secteur minier pour réduire les risques de santé et de sécurité dans le secteur des mines, un contributeur de choix à l’économie nationale »,a justifié le ministre. Séni Mahamadou Ouédraogo a exhorté les mines à mettre en place des systèmes de prévention efficaces et de suivi des accidents, car ses tournées lui ont permis de constater la survenue d’accidents ayant causé des pertes en vies humaines, malgré les dispositifs existants. Le président de l’association des victimes d’accidents du Burkina, Zamanoma Kaboré, a témoigné que les accidents de travail sont bien une réalité aux lourdes conséquences. Sa main a été amputée alors qu’il travaillait sur une machine de fabrication de tôles en 1989. «Contrairement aux autres associations, nous travaillons pour ne pas voir de nouveaux membres. En effet, nous souhaitons que vous rentriez chez vous sains et saufs après le travail», a-t-il dit. Selon l’Organisation internationale du travail, 2,2 millions de travailleurs meurent dans le monde chaque année dans le cadre de leur travail, à la suite d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle.

Nadège YE