Accès à l’eau potable à Ouagadougou : Un forage pour l’arrondissement n°6

Alizèta Ouédraogo, native de Kouritenga, dans l’arrondissement n°6 de Ouagadougou, a offert, le samedi 15 juin 2019, un forage équipé d’un système de pompage aux populations de la localité.

Les corvées d’eau, longtemps vécues par certains habitants de Kouritenga, dans l’arrondissement n°6 de Ouagadougou, relèvent désormais du passé. En effet, le samedi 15 juin 2019, une de leurs «filles», Alizèta Ouédraogo, leur a gratifié d’un forage équipé d’un système de pompage. S’appropriant l’adage populaire, selon lequel, «l’eau, c’est la vie», la donatrice a affirmé qu’étant native de Kouritenga, jadis un village, elle a pu voir les difficultés d’accès à l’eau potable de « ses frères et sœurs».

«Aujourd’hui, je suis fière d’avoir pu réaliser un rêve : contribuer à l’approvisionnement en eau potable des ménages de mon village », s’est-elle réjouie. Par ailleurs, Mme Ouédraogo a précisé que, par ce geste, elle entend contribuer à l’exécution du programme présidentiel du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, qui s’est engagé à offrir de l’eau potable à toute la population d’ici à 2020. «C’est avec mes économies et l’aide de bonnes volontés que j’ai pu offrir ce fo-rage à la population», a révélé Alizèta Ouédraogo.

D’un coût global d’environ 4. 800.000 F CFA, le joyau a été baptisé «forage Saolg-Naaba Tanga», du nom du défunt grand-père de la donatrice. Ainsi, elle a invité les bénéficiaires au respect des normes de maintenance de l’ouvrage en vue de sa pérennité. Le parrain de la cérémonie, Simon Compaoré, et la conseillère à la présidence du Faso, Rakièta Yaméogo, ont félicité la donatrice pour son œuvre.

Tielmè Innocent KAMBIRE

«Le soleil éclatant» : Un appel poétique du Mogho Naaba à l’unité

L’empereur des mossé, le Mogho Naaba, a dédicacé sa deuxième œuvre poétique intitulée «Le soleil éclatant», le samedi 22 juin 2019, à Ouagadougou. Il y aborde plus d’une vingtaine de thématiques qui appellent à l’unité des peuples.

Huit ans après la sortie de son premier recueil de poèmes, le Mogho Naaba Bâongo revient sur la scène littéraire avec son second ouvrage du même genre intitulé «Le soleil éclatant». L’œuvre a été dédicacée, le samedi 22 juin 2019, à Ouagadougou. Il évoque plus d’une vingtaine de thématiques qui appellent à l’unité des peuples.

Selon l’un des présentateurs de l’œuvre, le Pr Urbain Amoa de l’université Charles-Louis de Montesquieu d’Abidjan, c’est un beau livre dont l’interprétation est très proche de la réalité. Il a ajouté qu’il offre des images et des symboles à travers lesquels le poète célèbre les valeurs humaines. Comme illustration, M. Amoa a cité quelques vers de la page 50 du recueil intitulé «La parole de ma radio» : «La parole est un mystère qui construit», «franchissant les collines», «les rivières et les forêts».

«La montagne n’est plus un mur», «l’horizon n’est pas un mur», «tous ensemble nous écoutons», «nous apprenons», «nous construisons le présent et l’avenir». Il a expliqué que la radio n’est pas isolée, elle vit, «vibre» dans un environnement réel mais aussi imaginaire. Le Pr Amoa a détaillé que dans le premier repère de lecture, qu’à l’image de la princesse Yennenga, le Mogho Naaba célèbre la femme, dans le second repère, il invite les uns et les autres à cultiver l’esprit de vérité, etc.

Le second recueil du Mogho Naaba Baôngo comporte
une vingtaine de poèmes.

Il a souligné que la poésie est le genre des rois, car s’ils sont tenus de se taire en public c’est aussi parce qu’ils savent que le silence parle. Qualifiant l’œuvre d’un «Hymne à la paix», il a souhaité qu’elle soit le slogan du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire et un appel au pardon de façon réciproque. «Il est des ouvrages qui transcendent leur pesant d’or, malgré la relative modestie de leur apparence. La présente publication apparaîtra être d’une valeur historique, culturelle, littéraire, philosophique etc., parce que de l’inaccoutumée et, de l’impensé», a soutenu le préfacier de l’ouvrage, Me Pacéré Titinga.

L’auteur de l’œuvre a affirmé : «Il est temps d’écrire pour la postérité, pour la jeunesse pour qu’elle ait des repères écrits par les garants de la tradition, des repères pour montrer la place de la tradition dans notre modernité, dans notre volonté de vivre ensemble, dans notre développement». Le Mogho Naaba a également souhaité la paix au Burkina Faso et une bonne saison hivernale. Plusieurs professeurs d’université du pays et de la Côte d’ivoire ont aussi témoigné dans l’œuvre.

Dawara Sylvie SOU (Stagiaire)

Centre-Est : La Belgique investit plus de 29 milliards F CFA

Le lancement du programme de coopération 2019-2023 entre la Belgique et le Burkina Faso a eu lieu au cours de la première session du cadre de concertation du Centre-Est, le 21 juin 2019, à Tenkodogo. L’ambassadeur de Belgique, Lieven De La Marche et le gouverneur Antoine Ouédraogo ont présidé la rencontre.

Pour sa coopération avec le pays des Hommes intègres, la Belgique va concentrer ses efforts dans la région du Centre-Est. Le vendredi 21 juin 2019, en marge de la session du cadre de concertation régional, l’ambassadeur de Belgique au Burkina Faso, Lieven De La Marche a lancé officiellement le programme de coopération 2019-2023.

Mis en œuvre par l’Agence belge de développement (Enabel), le Programme de développement économique et social, inclusif et durable dans la région du Centre-Est (PDESID/RCES), a pour objectif de contribuer au développement et à la stabilité économique, sociale et sécuritaire du Burkina Faso et d’œuvrer activement pour l’égalité des droits et des chances de toutes les couches de la population de la région du Centre-Est.

D’un montant de 29,518 milliards F CFA, il s’appuie sur quatre axes: l’appui au développement d’un entrepreneuriat inclusif et durable, l’appui à la sécurité à travers l’opérationnalisation d’une approche de police de proximité. Le troisième pilier concerne l’appui aux droits sexuels et reproductifs des femmes et des jeunes filles. Quant au dernier, il a trait au renforcement des capacités des acteurs à travers des formations et des études.

 

Le gouverneur du Centre-Est, Antoine Ouédraogo, a exhorté les acteurs de mise en œuvre du programme à œuvrer avec célérité et professionnalisme dans la conduite des actions.

Le gouverneur s’est d’abord réjoui de la cohérence du PDESID/RCES avec le Plan national de développement économique et social (PNDES). «Face aux nombreuses attentes liées à la réalisation de ce programme, je ne doute pas qu’au bout du processus, nous trouverons non seulement satisfaction, mais aussi des motifs tangibles pour poursuivre et approfondir cette coopération», a-t-il affirmé.

Une conviction partagée par l’ambassadeur de Belgique au Burkina Faso. En effet, selon lui, l’espoir est permis de relever certains défis qui entravent énormément le développement socioéconomique de la région, à savoir le défi sécuritaire mais aussi la vulnérabilité des filles, des femmes et des jeunes dans la société, grâce au programme.

Lieven De La Marche a salué les membres du CCR pour l’accompagnement constant durant toute la période de formulation jusqu’à l’aboutissement du programme. Le représentant-résident de Enabel, Olivier Krins, chargé du portefeuille du PDESID/RCES et les autres chefs de projets ont chacun, décliné les principales activités des différents volets d’intervention et les objectifs. Ils ont aussi présenté l’équipe du projet, les partenaires de réalisation, les caractères innovants et les résultats attendus.

Le gouverneur Ouédraogo a félicité particulièrement les populations des communes de Tenkodogo et de Koupèla, zones de concentration du programme et invité les autorités régionales et décentralisées, les structures déconcentrées à jouer leur partition en apportant leurs contributions pour la réussite du programme. Il a aussi exhorté les acteurs de la mise en œuvre du programme à observer toutes les diligences pour sa réussite. Le représentant-résident d’Enabel, Olivier Krins, a annoncé le démarrage effectif des activités du programme dès le 24 juin dans la région.

Bougnan NAON

Université de Ouahigouya : 23 nouveaux disciples d’hippocrate

La toute première promotion de docteurs en médecine de l’université de Ouahigouya a prêté serment, le jeudi 20 juin 2019. La cérémonie, qui a eu lieu sur le nouveau site de l’université, a connu la présence de plusieurs sommités du monde universitaire et des autorités gouvernementales.

23 nouveaux médecins (14 hommes et 9 femmes) ont prêté serment au cours d’une cérémonie solennelle placée sous le patronage du Président du Faso, représenté par la ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué, la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Pr Alkassoum Maïga et le parrainage du Dr Smaïla Ouédraogo, secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST.

Au nom des autorités académiques de l’école supérieure des sciences de santé de l’université de Ouahigouya, le Pr Adama Ouédraogo, président du jury, a déclaré docteurs en médecine, diplômés d’Etat les impétrants et les a invités à s’inscrire à l’Ordre national des médecins, afin de pouvoir exercer librement leur métier. En présence des parents, amis et connaissances, des présidents de l’université de Ouahigouya, Pr Laurent Ouédraogo et de celui Joseph-Ki-Zerbo, Pr Rabiou Cissé ainsi que les Prs Arouna Ouédraogo et Abdoulaye Ouédraogo, Antoine Béré anciens présidents de l’université de Ouahigouya, ces nouveaux médecins entièrement formés à Ouahigouya ont prêté serment.

Ils ont promis et juré d’être fidèles aux lois de l’honneur et probité dans l’exercice de la médecine, à ne jamais divulguer les secrets médicaux, etc. Le porte-parole de la cuvée de médecins mis à la disposition de la nation burkinabè, le désormais docteur en médecine Théophile Nikièma, a remercié l’Etat burkinabè, les différents professeurs qui leur permettent aujourd’hui d’entrer dans la vie professionnelle après huit ans d’apprentissage théorique et pratique. «Chers maîtres, chère population, soyez rassurés de notre engagement à être irréprochables dans le métier, car, plus qu’une profession, la médecine est un art, un sacerdoce que nous devons incarner au quotidien pour le bien-être de nos patients et pour l’honneur de ceux qui nous ont formés», a indiqué Dr Nikièma.

Après les conseils du Dr Smaïla Traoré à ses filleuls, le Pr Claudine Lougué, ministre de la Santé, au nom du président du Faso a félicité les lauréats. La première responsable du département de la santé a indiqué que cette sortie de promotion entre en droite ligne de la politique sanitaire, déclinée dans le PNDES dans son volet développement du capital humain. Pr Lougué a invité les nouveaux médecins à être combatifs tout en restant aptes à servir le peuple burkinabè partout où le besoin se fera sentir.

Philibert NIKIEMA

Des leaders communautaires à l’école de la paix et de la cohésion sociale

Le Centre Diocésain de Communication (CDC) de Ouahigouya a initié une session de renforcement de capacités au profit d’une quarantaine de leaders issus de différentes couches socio-professionnelles. Les 17-18 juin 2019 au Centre Louis Durieux de Ouahigouya les participants ont été outillés en techniques de gestion des conflits, en dialogue social et religieux afin de contribuer à promouvoir la paix et  la cohésion sociale au sein de leurs communautés respectives.

En organisant cette session de formation, le Centre Diocésain de Communication  (CDC) a voulu permettre aux leaders ciblés d’avoir des rudiments nécessaires pour être porteurs de voix modérées au sein de leurs communautés. Partant du fait que le conflit fait partie intégrante de toute vie en communauté, donc indissociable et même inévitable de toute dynamique sociale, il importe dès lors de chercher à l’identifier, à le comprendre, à l’analyser, à le gérer afin de donner de meilleures chances de succès à l’installation de la paix et à la promotion des actions de développement. C’est sous le thème « Dialogue social et religieux, au service de la paix et de la cohésion sociale au sein de nos communautés » que sœurs religieuses, pasteurs, Imams, responsables coutumiers, éléments des forces de défenses et de sécurité, responsables de radios et autres leaders communautaires se sont retrouvés pour échanger.

Pendant deux jours, à travers des communications en langue locale mooré par Komi Ali et en français par Boureima Soré, les participants ont été outillés  sur la thématique principale. M. Soré, coordonnateur du projet REDIRE et communicateur du jour s’est appesanti de prime abord sur la compréhension, la classification, les types de conflits au Burkina Faso, la définition des concepts tels le dialogue, la médiation, la violence, etc., les participants ont été outillés en  outre sur le mode de résolution des conflits à travers l’arbitrage la conciliation, la médiation et  les techniques de négociation. Au terme de cette session les participants ont maîtrisé le concept de dialogue social à partir de rudiments nécessaires pour un dialogue constructif au sein des communautés. En outre, ils ont renforcé leurs connaissances en  techniques de prévention, gestion des conflits à travers un cadre d’échange, de brassages culturels, religieux et ethniques pour la promotion du dialogue social et religieux. « Nous interpellons les populations à s’identifier et à s’aligner derrière les leaders communautaires à travers tout ce qu’ils vont initier afin que la cohésion sociale soit une réalité dans la zone d’intervention du CDC » , a indiqué Boureima Soré de l’ONG Educo et coordonnateur du projet « Renforcement du Dialogue Social et Religieux au sein des Communautés du Nord et du Centre-Nord du Burkina Faso » (REDIRE). Cette formation a été rendu possible grâce au financement de l’Union Européenne au  consortium  d’associations à savoir (Educo),  (CDC), (CCFC) et Tabital Lobal.

Philibert NIKIEMA

«Je ne démissionnerai pas», Eddie Komboïgo

Le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo, a affirmé, le samedi 22 juin 2019, à Manga, au cours d’un meeting, qu’il ne démissionnera pas de son poste, comme l’ont exigé certains cadres contestataires qui lui reprochent des manquements dans la gestion du parti.

Les dissidents du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), qui souhaitent la démission du président du parti sont désormais fixés sur la décision de ce dernier. A l’occasion d’un meeting du parti, tenu, le samedi 22 juin 2019 à Manga, Eddie Komboïgo a réagi à leur propos en opposant un niet catégorique. «Je ne démissionnerai pas», a lancé du haut de la tribune celui qui tient le bâton de commandement «du parti de l’épi et de la daba». Pour M. Komboïgo, les arguments avancés par ses détracteurs sont fallacieux. Les reproches selon lesquelles il veut couper les ponts avec le fondateur du parti, l’ancien président Blaise Compaoré, son refus du dialogue, la violation des textes du parti ou l’imposition de sa candidature à l’élection présidentielle de 2020 sont, selon lui, «inexacts» et constituent des prétextes utilisés par les contestataires pour «semer la zizanie». En vérité, a-t-il dit, son désir a toujours été de voir le président d’honneur du parti, Blaise Compaoré, «revenir chez lui pour apporter son aide et son expérience au développement du pays». Quant au «supposé» dialogue rompu, il n’en est rien, a-t-il fait savoir, précisant que ce sont «ceux d’en-face» qui refusent la perche tendue en exigeant que «les échanges s’en tiennent seulement à leur seul point de vue».

«C’est Eddie Komboïgo qui sera notre candidat»

De la question querellée du nombre des membres du Bureau politique nationale (BPN), Eddie Komboïgo a expliqué qu’au sortir du 7e congrès du parti, tous, sans exception, avaient soutenu l’idée d’élargir le BPN à plus de 600 membres. C’est seulement après que les contestataires se sont démarqués de la résolution et ont décidé de trainer le parti en justice, a-t-il déploré.
Concernant, enfin, le passage en force de sa candidature pour les échéances prochaines, Eddie Komboïgo a soutenu qu’étant garant de la discipline interne et de la cohésion au sein du parti, il ne saurait violer les statuts en vigueur. Aussi a-t-il rappelé, il s’agit d’instructions qui lui ont été expressément données par le président d’honneur du parti et auxquelles il n’entend pas s’en passer. Toutefois, il estime avoir le droit, comme tout militant du parti, de se présenter à ce poste. «Nul ne peut me denier le droit d’être candidat à la candidature du parti à l’élection présidentielle le moment venu», a-t-il clamé, ajoutant que ce sont plutôt les cadres contestataires qui foulent aux pieds les règles et statuts, en soutenant une candidature hors du parti. Sur la question à polémique d’ailleurs du candidat du parti, la position de certains cadres, en particulier des membres du Haut conseil, a été donnée aux militants et sympathisants.
« Nous avons un président du parti, nous devons être honnêtes. C’est lui qui doit être le candidat, c’est Eddie Komboïgo. Même si lui-même ne le dit pas, je vous dis qu’il sera notre candidat », a déclaré le coordonnateur du Haut-conseil, Mélégué Traoré. A ses dires, la raison pour laquelle ils ont tranché en faveur du président actuel, c’est sa capacité de résilience. «Il a montré à l’envers de l’adversité, qu’il pouvait tenir la barre», a soutenu M. Traoré qui a informé, à l’occasion, que sa désignation officielle n’était plus qu’une question de temps. Le président du CDP, Eddie Komboïgo, a invité les contestataires à savoir raison garder et à revenir en famille pour redonner au parti, ses lettres de noblesse. Au demeurant, il a sonné la mobilisation des militants qui, en retour, ont promis s’investir pour porter leur candidat au palais de Kosyam au soir des élections en 2020.

Mamady ZANGO

Journée mondiale du donneur de sang

La Journée mondiale du donneur de sang (JMDS) a été commémorée en différée, le samedi 22 juin 2019, à Ouahigouya dans la région du Nord.

La communauté internationale célèbre le 14 juin de chaque année la Journée mondiale du donneur de sang (JMDS). Au Burkina Faso, c’est Ouahigouya qui a accueilli la manifestation commémorative. Placée sous le patronage du président de l’Assemblée nationale représenté par son vice-président, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, la présidence de Mathias Tankoano, président du Conseil supérieur de la Communication, la cérémonie avait pour marraine Mme Sika Kaboré, épouse du Président du Faso.
Pour le département en charge de la santé, la célébration de cette journée instituée par l’Organisation mondiale de la santé, vise, d’une part, à remercier les donneurs de sang volontaires non rémunérés pour le geste salvateur qu’ils font en donnant leur sang. D’autre part, elle entend sensibiliser les populations à la nécessité de faire don de leur sang, pour garantir la qualité, la sécurité et la disponibilité des produits sanguins pour les patients qui en ont besoin. Cette année la campagne a été organisée sous le thème : «Le don de sang et l’accès universel à des transfusions de sang sécurisé en tant qu’élément pour atteindre la couverture sanitaire universelle».

Encourager la chaîne de solidarité

Le gouverneur du Nord, Justin Somé, tout comme la représentante de l’OMS pour l’Afrique, Sandrine Kouassi, ont reconnu l’importance du don de sang et les progrès réalisés vers une idisponibilité accrue du liquide précieux. A travers un témoignage, Mamoudou Ouédraogo du groupe O rhésus négatif qui a eu la vie sauve en 2014 en obtenant du sang d’un donneur bénévole qui a bien voulu parcourir une cinquantaine de Km pour venir à Ouahigouya vient confirmer l’importance du geste. Au nom des donneurs de sang, Nadège Kaboré a invité les populations à s’engager dans le don régulier de sang et à se muer en actrices de promotion du don de sang et à servir de relais. «J’invite les bonnes volontés, les partenaires à soutenir davantage le don de sang car pour cette période difficile nous avons la prétentieuse ambition d’enregistrer zéro perte en vie humaine», a lancé la représentante des donneurs de sang du Burkina.
La ministre de la Santé, le Pr Claudine Lougué, a indiqué que la grande générosité des donateurs a permis au CNTS de collecter en 2018, 84.370 poches de sang. «Les efforts consentis sont énormes mais la moisson demeure en-deçà des attentes car pour satisfaire aux besoins transfusionnels, il nous aurait fallu collecter 202.441 poches de sang en 2018», a précisé la ministre de la Santé. Elle a saisi l’occasion pour remercier les partenaires techniques et financiers particulièrement le Grand-duché de Luxembourg dont l’appui a permis au CNTS d’être présent dans neuf des 13 régions du Burkina, ce qui permet, selon elle, aux populations des zones les plus reculées d’avoir accès à des produits sanguins sécurisés.
A la faveur de la cérémonie, des acteurs ont été récompensés par des attestations et trophées de reconnaissance pour leur engagement dans le don de sang.
La cérémonie a pris fin par l’inauguration et la visite du bâtiment et des installations du nouveau dépôt préleveur distributeur des produits sanguins (DPD-PS) au sein du Centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya. Après la cité de Naaba Kango, c’est Dédougou qui accueillera l’année prochaine, la célébration nationale de la Journée du donneur de sang. En attendant, le flambeau a été remis au gouverneur de la Boucle du Mouhoun, Sié Edgard Sou.

Philibert NIKIEMA

Centre de contrôle des véhicules automobiles

Le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) est désormais dans le cercle des sociétés certifiées au Burkina Faso. Il a reçu sa certification ISO 9001, version 2015, le vendredi 21 juin 2019, à Ouagadougou, de la société AB certification.

«Le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) est fier ! Fier de recevoir la certification ISO 9001 version 2015». C’est ce qu’a déclaré la directrice générale du CCVA, Zalissa Koumaré, le vendredi 21 juin, à Ouagadougou, à la soirée de remise de la certification. Un diplôme remis par Pierre Antoine Rohr Lacoste, représentant de AB certification, une société française. A écouter l’expert de la certification, ISO 9001 est une norme internationale de système de management reconnue comme la référence sur le plan national.
Elle permet ainsi à un organisme de se faire valoir sur les marchés nationaux et internationaux.
C’est aussi un guide qui donne des éléments de base pour le pilotage d’une entreprise, des orientations reconnues comme des bonnes pratiques pour satisfaire les clients et s’améliorer. C’est pourquoi, la DG de la nouvelle entreprise certifiée a exprimé sa satisfaction en ce sens que ce label permet au CCVA de se positionner comme une entreprise de référence dans son secteur d’activités aussi bien sur le plan régional qu’international. Consciente que la certification de sa société n’aura de valeur que si elle respecte les trois axes de la politique qualité, Mme Koumaré s’est dit prête à relever les défis de la satisfaction des attentes et exigences des clients et du maintien de l’excellence.
A cela, s’ajoutent la fourniture des prestations de qualité et la disponibilité des équipements à travers des contrôles fiables et performants.
Le représentant de AB certification, Pierre Antoine Rohr Lacoste, a confié que le CCVA a amplement mérité sa distinction. Toutefois, il a prévenu l’entreprise que le diplôme de certification n’est pas définitif. «C’est un acte soumis à des surveillances annuelles et qui se renouvelle chaque trois ans», a-t-il insisté.

Des parrains «certifiés»

Pour rester dans le cercle de la qualité, la DG M. Koumaré a renouvelé son engagement à travailler pour moderniser ses prestations selon le principe PDCA (To Plan, to Do, to Chek to Act). C’est-à-dire planifier les actions et les outils de vérification, mettre en œuvres ses actions, vérifier leur conformité afin d’agir pour se corriger et assurer une amélioration continue des performances.
Cet engagement a été pris devant le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et la Sécurité routière, Vincent Dabilgou, patron de la cérémonie. Ce dernier a confié que le Burkina Faso est le 2e pays dans la région-Ouest africaine à obtenir cette certification après la Côte d’Ivoire en février 2019. «C’est maintenant que vous devez confirmer que vous méritez amplement cette certification», a- t-il fait savoir aux travailleurs de CCVA. La cérémonie de remise a été également coparrainée par Coris Assurance SA, meilleure entreprise dans le secteur des assurances automobiles en 2018, et Sissiman Tours, dans son segment transport avec Elitis Express, lauréat du premier prix burkinabè de la qualité en 2018.
Pour leur porte-parole, le directeur général de Coris Assurance SA, Aidara Rabo, c’est un privilège de célébrer avec le CCVA, sa certification. A l’entendre, il s’agit d’une étape décisive dans la vie du centre et de tout autre entreprise qui se veut moderne et pérenne.
A cet effet, il a salué la vision du CCVA et l’a invité à garder le cap de sorte à mériter sa distinction. Et les deux parrains se sont dit prêts à l’accompagner dans ce sens.
Le CCVA a été créé en 1986 sous la forme d’un Etablissement privé à caractère industriel et commercial (EPIC). Transformé en société d’Etat en 1999, il est cogéré par des privés depuis 2010. Sa mission est d’assurer la visite technique des véhicules et automobiles et des motocycles, diagnostiquer les automobiles et véhicules spéciaux. Il dispose d’une expertise en automobile, industrie et incendie et fait de la formation des acteurs de la sécurité routière.

Mariam
OUEDRAOGO

Médias et sécurité en Afrique de l’Ouest

Le forum sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme dans la zone UEMOA a clos ses portes, le vendredi 21 juin 2019 avec à la clé, l’appel de Ouagadougou pour une meilleure contribution des médias au combat contre la nébuleuse terroriste.

A l’issue de deux jours de travaux, des journalistes, des étudiants en journalisme et communication, des acteurs étatiques et de la sécurité des pays de l’Afrique de l’Ouest, du G5 Sahel et d’ailleurs, réunis dans la capitale burkinabè pour le forum sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme dans la zone UEMOA, ont tous reconnu que les médias ont un grand rôle à jouer dans le combat contre la nébuleuse terroriste. De ce fait, ils ont lancé l’appel de Ouagadougou qui recommande aux médias de créer des espaces d’informations, d’éducation et de sensibilisation sur le vivre-ensemble et de travailler à la spécialisation des journalistes-reporters au traitement de l’information sécuritaire. Les institutions sous-régionales, notamment l’UEMOA et le G5 Sahel, ont été appelées à renforcer les capacités d’actions des journalistes à travers des équipements et des formations. Elles se doivent également de développer des projets et programmes éducatifs dans les domaines de la paix et de la sécurité en collaboration avec le Groupement des éditeurs de presse publique d’Afrique de l’Ouest (GEPPAO), initiateur du forum. L’édiction d’une charte d’éthique commune en situation de crise sécuritaire, la mise en place et la valorisation d’un comité d’experts issus de ce forum avec rang consultatif pour les gouvernants figurent également dans l’Appel de Ouagagougou. Les participants ont, en outre, recommandé aux gouvernants de faciliter le travail des journa-listes en renforçant leurs capacités d’intervention sur le terrain, d’instaurer un climat de confiance entre les acteurs de la lutte et de va-loriser les médias nationaux. Pour la réalisation de toutes ces recommandations, un conseil scientifique placé sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Kaboré et composé d’une quinzaine d’experts aux compétences riches et complémentaires a été mis en place. Il est chargé de reprendre le flambeau du forum et de travailler inlassa-blement pour trouver des solutions durables aux problèmes actuels. Ce comité assistera toutes les institutions sous-régionales et internationales qui militent pour la démocratie et la bonne gouvernance, la paix, la sécurité, les droits de l’homme, les libertés publiques, la li-berté de presse et le développement économique et social de l’Afrique de l’Ouest. Ce, afin que des solutions africaines soient trouvées aux problèmes africains par des africains.

Une contribution saluée

Toutes ces résolutions ont été prises à la suite de plusieurs communications et discussions sur des thématiques en lien avec le thème du forum : « Le rôle des médias dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest : entre contraintes sécuritaires et devoirs professionnels ». Ainsi, du rapport de la rencontre présenté par le secrétaire général du GEPPAO et le directeur général des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna, il est ressorti que des experts et d’éminentes personnalités dont l’ancien Premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga, le directeur exécutif de Smart Africa, Hamadoun Touré, l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Niger, Aichatou Mindaoudou, les journalistes Serge Daniel, correspondant de RFI au Mali et Isselmou Moustapha Salihi, fondateur du journal Tahalil en Mauritanie…ont planché sur les raisons et les conséquences du terrorisme dans la sous-région ainsi que les bonnes manières de traiter les informations y afférentes afin de ne pas faire le jeu des terroristes. Le président du GEPPAO, Venance Konan, par ailleurs directeur général de Fraternité Matin de la Côte d’Ivoire, s’est dit comblé par les résultats atteints. «Les travaux ont été très riches. Nous allons maintenant nous employer à appliquer les recommandations formulées», a-t-il informé. S’agissant de l’Appel de Ouagadougou, il dit espérer qu’il sera entendu, car selon lui, la question de l’insécurité concerne tout le monde et chacun doit jouer sa partition. Du côté du gouvernement burkinabè, le message est bien reçu, foi du ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou. Représentant le chef de l’Etat, celui-ci s’est réjoui de la pertinence des contributions apportées.
Il a aussi félicité le forum pour l’élaboration d’un projet d’éducation et de sensibilisation des acteurs des médias de la sous-région dans le sens d’une participation plus efficace à la lutte contre le terrorisme. «Ledit projet sera soumis à l’UEMOA pour son application. Le forum a donc été utile, car il a permis de poser les bases d’une action concertée portée par la sous-région. Nous avons espoir que cette contribution apportera ses fruits dans le quotidien des populations de la zone du G5-Sahel», a-t-il souhaité. En attendant cela, il a rassuré les médias de l’engagement du chef de l’Etat et des gouvernements des pays membres du G5 Sahel à leur apporter le soutien nécessaire dans leur contribution à la lutte contre le terrorisme.

Eliane SOME

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La bonne note des participants

A la fin du forum, plusieurs participants ont apprécié positivement les travaux et livré leur lecture du traitement de l’information relative aux actes terroristes.

Daouda Mané, directeur de la rédaction du journal sénégalais
«Le Soleil»: «Le forum a été très instructif».
«Le forum a été très instructif du point de vue des communications de haute facture qui l’ont meublé. Les uns et les autres ont beaucoup appris et utiliseront les idées reçues pour que l’Afrique de l’Ouest et même tout le continent en bénéficie. S’agissant du traitement des informations sur le terrorisme, c’est un exercice difficile pour le journaliste, parce que l’impératif du devoir d’informer se confronte à celui de préserver la sécurité publique par laquelle il est concerné. Car, sans paix, il aura du mal à exercer son métier. Il faut donc que les médias, les forces de défense et de sécurité et les gouvernants travaillent ensemble en toute confiance sans quoi, il n’y aura pas de résultats»

Valentin Mbougueng, conseiller spécial du DG de Fraternité Matin : «Nous avons parfois fait le jeu des terroristes».
«Dans le contexte de terrorisme, il faut absolument s’en tenir à l’éthique dans le traitement de l’information y afférente. Il faut avoir à l’idée la responsabilité, qui doit être la nôtre dans le traitement et la publication d’informations ultra sensibles pouvant mettre en péril les interventions des forces de sécurité. Nous devons trouver la bonne formule, savoir où mettre le curseur entre la liberté d’informer qui est l’essence du journaliste et le devoir de protéger l’Etat dans lequel nous sommes car s’il se désintègre, il n’y a plus de liberté de presse. C’est en cela, que le forum est une grande réussite. En témoigne, la mobilisation de medias venus de la zone UEMOA, du G5 Sahel et d’au-delà. Les recommandations vont permettre de poursuivre les réflexions et de trouver les moyens pour les journalistes de se spécialiser davantage, car au départ, nous avons péché par inexpérience. Nous ne savions pas comment traiter ces questions et nous avons parfois fait le jeu des terroristes sans le savoir»

Aichatou Mindaoudou, PDG du bureau d’études IPITI : «il faut privilégier l’intérêt général».
«Ce forum a été très pertinent et il vient à point nommé vu la situation qui prévaut dans notre sous-région. Il est important que chaque composante de la société réfléchisse à comment elle peut apporter sa contribution à la lutte contre le terrorisme. Dans leur travail, les journalistes doivent comprendre qu’il faut sacrifier les intérêts particuliers sur l’autel de l’intérêt général. En démocratie, la liberté d’expression est sacrée. Je ne suis pas de ceux qui voudraient qu’elle soit limitée n’importe comment. Mais, il y a des limites qui sont objectives. Si les journalistes adoptent une attitude qui fait que le pays se casse, où irons-nous vivre ? Le journaliste doit donc jouer son rôle mais quand cela est nécessaire. Il faut privilégier l’intérêt général afin de préserver la paix, la sécurité et la quiétude des populations».

Isselmou Moustapha Salihi, fondateur du journal mauritanien Tahalil : «Interviewer des victimes en état de choc alimente la psychose».
«Les services de sécurité sont dans le silence et le secret défense et ne rendent comptent qu’à leur hiérarchie. Nous, journalistes, par contre, rendons compte à l’opinion publique. Même si nous consacrons le droit du citoyen à l’information, la liberté d’expression et d’opinion nous sommes des citoyens avant tout. Nous devons donc respecter la loi qui protège le secret défense et la sécurité nationale. Aussi, il faut éviter de se faire manipuler par la propagande djihadiste ou terroriste, de publier par exemple les communiqués de revendication d’attaques, des images choquantes, des informations sur les mouvements des forces de défense et de sécurité, car l’ennemi peut l’exploiter. Il faut aussi éviter d’interviewer des victimes en état de choc, car cela contribue à la psychose et à la terreur. Mais par contre, il faut continuer à donner l’information, car ce ne sont pas les journalistes qui produisent les attaques ou les inventent. Le forum est de ce fait à saluer, car il a été une excellente opportunité pour échanger sur les visions, les perceptions, les expériences des uns et des autres. Les intervenants provenaient d’horizons divers avec des spécialités différentes. Les deux jours d’échanges intenses ont permis de comparer les approches suivies par différents pays, mais aussi d’analyser très scientifiquement les causes de la menace, sa manifestation et la façon de la gérer. J’espère que ce genre de forum se répètera»

Serge Daniel, correspondant de RFI au Mali : «il faut trouver le juste milieu»
«Ce forum n’a pas été inutile, car il a abouti à la mise en place d’un conseil scientifique. Il y aura donc une suite. Des journalistes sont venus de partout avec des expériences qu’ils ont partagées. C’est quelque chose de positif. La couverture des attentats terroristes est nouvelle pour les hommes de médias. Au cours du forum, journalistes, agents des forces de l’ordre et de défense et autorités ont vu comment ils peuvent collaborer dans cette situation. Un journaliste n’est pas un terroriste. Il informe. Ce qu’il faut faire en cas d’actes terroristes, c’est le strict minimum sans prendre parti pour les terroristes. C’est le juste milieu qu’il faut trouver surtout quand les opérations sont en cours. Il ne faut pas, dans ce cas, informer de la position des forces de défense et de sécurité».

Boureima Ouédraogo, directeur de publication du journal Le Reporter : «Les journalistes ne sont pas des pyromanes».
«Dans le contexte sécuritaire actuel, il est normal que nous, journalistes, changions nos pratiques de production et de traitement de l’information. Il appartient à tous les acteurs engagés de voir dans quelles mesures créer des passerelles nécessaires pour collaborer, afin que le droit du citoyen à l’information ne soit pas sacrifié sur l’autel des dispositifs sécuritaires. Les FDS, les pouvoirs publics en général ont tendance à croire que les médias constituent des freins à la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. Ce qui est totalement faux. La question de fond est de savoir si les acteurs politiques, publics, les FDS ont cette capacité de s’adapter au contexte, en sachant que l’information demeure un droit même en situation de guerre, de lutte contre le terrorisme. Il va falloir voir dans quelles mesures trouver les moyens de donner l’information vraie aux médias. Discuter avec les organes de presse, car les journalistes ne sont pas des pyromanes. Ils savent faire la part des choses entre l’information stratégique qui peut aider les populations à se protéger et une information qui peut mettre à mal la cohésion et le vivre-ensemble, la sécurité nationale. Il y a un minimum de confiance qu’il faut faire aux hommes de médias par rapport à leur capacité de discernement. C’est en cela que ce forum, comme toutes les initiatives qui permettent de lancer la réflexion sur la contribution des médias à la lutte contre le terrorisme, est une bonne action. Tout dépend maintenant de ce qu’on fait après les réflexions».

Propos recueillis par Eliane SOME et Marc DOH