Micro finances en Afrique de l’Ouest

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La Confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CIF) a tenu sa 10e assemblée générale ordinaire, le vendredi 21 juin 2019, à Ouagadougou.

La Confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CIF) est en «bonne santé». Au 31 décembre 2018, ses six réseaux membres comptaient 171 caisses de base affiliées. Les caisses ont rendu les services financiers accessibles à 4 796 179 membres dans 794 points de vente. Elles ont mobilisé, en fin 2018, un encours d’épargne de l’ordre de 373 849 milliards F CFA. Quant au plan de travail, son taux de réalisation a été établi à 91,12%. Ce bilan a été dressé par le Président du conseil d’administration (PCA) de la CIF, Moustapha Niang, lors de la 10e assemblée générale de l’institution, le 21 juin 2019 à Ouagadougou. Le taux de réalisation du plan de travail de la CIF en 2018 établi à 91,12% a été jugé satisfaisant par le président du conseil d’administration, Moustapha Niang. Pour le PCA, ces résultats sont l’aboutissement des efforts conjugués de tous les acteurs : dirigeants, personnel, partenaires techniques et financiers et la tutelle. «Au cours de 2018, la situation socioéconomique de la sous-région et partant du pays siège de la confédération était caractérisée par un contexte sécuritaire délétère. Mais dans cet environnement, les réseaux membres de la CIF ont fait preuve d’expérience et d’adaptation pour poursuivre résolument leurs objectifs individuel et collectif permettant l’évolution des indicateurs en 2018», s’est réjoui Moustapha Niang.
Malgré les succès, d’énormes défis restent à relever pour une confédération au service des réseaux de coopératives financières viables et responsables offrant des services de qualité, a-t-il souligné. A titre illustratif, le secteur de la micro finance de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a connu en 2018, un taux d’accroissement des épargnes de 13,2% et de l’encours des crédits de 18,2% contre des taux respectifs de 3% et 8,13% pour le réseau CIF, selon M. Niang.
«Ces données montrent à suffisance que les caisses de micro finance ne sont pas dans le rythme de la croissance de l’épargne et du crédit dans l’espace UMOA», a reconnu le PCA de la CIF.

Soutenir le réseau

Conscient de cela, il a exhorté les dirigeants et le personnel, à plus d’abnégation au travail. Quant aux partenaires techniques et financiers et à la tutelle, le PCA attend plus d’accompagnement pour permettre au réseau de combler cette marge de progression.
Depuis août 2018, la CIF est entrée dans une phase cruciale du processus de remplacement de son Système d’information et de gestion(SIG). Et M. Niang a convié tous les acteurs à travailler avec plus de professionnalisme pour la réussite de ce projet vital pour l’avenir du réseau. «Un SIG performant devrait nous permettre de diversifier nos offres de service, d’avoir des informations fiables et à temps réel indispensables pour les prises de décisions et la bonne gouvernance», a-t-il poursuivi.
Selon le représentant du ministre en charge de l’économie, Victor Guissou, le département, la tutelle, accorde une attention particulière à ce projet au regard des enjeux que revêt cette solution, mais aussi, de l’importance en terme d’investissement financier, humain et matériel que cela nécessite. «Je vous encourage à veiller à la réussite de ce noble chantier dans les délais raisonnables et surtout œuvrer fortement à minimiser les risques et écarts possibles», a déclaré le représentant du ministre en charge de l’économie.
Victor Guissou a rassuré la disponibilité du gouvernement à appuyer le réseau afin que ce projet débouche sur une croissance durable et aussi large que possible de leurs réseaux respectifs. Car, a-t-il confirmé, le souci permanent de la protection de l’épargne, la sécurité des opérations ainsi que l’obligation de rendre compte doivent guider leurs actions quotidiennes afin de protéger le capital de confiance entre eux et leurs sociétaires.
Mise en place en 2007 à Ouagadougou, la confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest est composée de six faitières nationales de coopératives d’épargne et de crédit dans les pays de la zone UMOA. Il s’agit de la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB), la Faitière des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel du Bénin (FECECAM-Bénin), la Faitière des unités coopératives d’épargne et de crédit du Togo (FUCEC-Togo), l’Union des caisses mutuelles d’épargne et de crédit du Mali (KafoJiginew), le Réseau des caisses d’épargne et de crédit du Mali (Nyesigiso) et l’Union des mutuelles du partenariat pour la mobilisation de l’épargne et le crédit au Sénégal (UM-PAMECAS).

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr

Grève annoncée des transporteurs routiers

La Fédération nationale des acteurs du transport routier (FENAT) a organisé une conférence de presse, le vendredi 21 juin 2019 à Ouagadougou, pour annoncer un arrêt d’exploitation du 24 au 26 juin, suivi d’un réajustement des tarifs de transport le 27 juin sur toute l’étendue du territoire national. Aux dernières nouvelles, le mot d’ordre a été suspendu.

Après une concertation avec le gouvernement, les compagnies de transport ont suspendu hier 23 juin leur mot d’ordre de grève en attendant la signature d’un accord. Plus tôt le vendredi 21 juin 2019 à Ouagadougou, elles avaient annoncé un arrêt d’exploitation (grève) de 72 h (du 24 au 26 juin) suivi, le 27 juin, d’un «réajustement» des tarifs de transport. Cette décision n’a pas été prise «de gaité de cœur, mais plutôt parce que le gouvernement est resté aveugle et sourd face à la détresse des transporteurs … après plusieurs lettres de rappel que les transporteurs sont inexorablement au bord de la faillite», estime le secrétaire général de la Fédération nationale des acteurs du transport routier (FENAT), Bonaventure Kéré. A l’entendre, depuis 2015, la fédération a adressé une plateforme de 11 points, actualisée en cinq points, répertoriant leurs principales préoccupations. Face au silence du gouvernement, a expliqué Bonaventure Kéré, les transporteurs avaient engagé en mars 2017, un arrêt d’exploitation de 72 h qui devait être suivi d’un réajustement des tarifs de transport. «A la demande du gouvernement, les transporteurs routiers, patriotiquement et d’une manière responsable, ont accepté de suspendre ce mot d’ordre à la suite de l’attaque terroriste sur l’Etat-major général des armées», a-t-il soutenu. Et de poursuivre qu’à l’issue des pourparlers, le gouvernement s’était engagé à résoudre tous les points de la plateforme d’ici à fin 2018. Il s’agit de la levée de la double taxation de la TVA dans le secteur, la démolition des ralentisseurs anarchiques, l’arrêt des tracasseries routières, l’augmentation des tarifs de transport avec celle du prix du carburant et le passage de la fréquence des visites techniques (CCVA), entre 1 à 2 ans pour les véhicules de transports de marchandises et entre six mois à un an pour ceux de transport de passagers. «Seul le dernier point a été satisfait», a-t-il fait savoir. L’évaluation de l’exécution de cette plateforme qui devait intervenir en décembre 2018 a été repoussée pour cause du changement de gouvernement en février 2019 et depuis lors, plus rien. C’est pourquoi les patrons des compagnies de transport disent avoir décidé de cet autre mot d’ordre. A combien s’élèvera l’augmentation des prix des transports ? A cette question, la fédération a expliqué qu’il est interdit de se concerter pour fixer les prix et que chaque compagnie reverra ses tarifs en fonction de ses charges d’exploitation. «L’arrêt d’exploitation s’impose à nous. C’est préférable de fermer pendant trois jours pour trouver des solutions aux problèmes que de continuer à travailler à perte pour ensuite mettre les clés sous le paillasson», a précisé Amadou Coulibaly, membre de la FENAT. Quant à la suite à donner à ce mouvement d’humeur, si rien n’est fait, la FENAT s’est voulue prudente : «On avisera, mais on compte sur la bonne foi du gouvernement».

Jean-Marie TOE

Restez professionnels 

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La plume et le micro peuvent être des armes efficaces contre le terrorisme. Mais il ne faut pas perdre de vue que ces deux outils demeurent des couteaux à double tranchant. Mal utilisés, ils peuvent servir l’ennemi au détriment de la société. Les terroristes, qui attaquent des populations civiles ou des positions des Forces de défense et de sécurité (FDS), n’ont pas toujours eu le temps de comptabiliser le nombre de victimes. Ils n’ont pas non plus les moyens de mesurer les conséquences sociales de leurs actes ignobles. Après avoir accompli leurs basses besognes, ils s’engouffrent dans la nature avec la ferme conviction que les médias feront le point de leurs opérations dans les minutes ou heures qui vont suivre. Malheureusement, leurs attentes ont toujours été comblées.

Comme s’ils s’étaient expressément attaché les services des journalistes. Ironie du sort ! C’est bel et bien nous les hommes et femmes de médias qui dressons le bilan macabre des attaques dans la pure tradition journalistique. Le nombre de morts et de blessés, les dégâts matériels, les nombreux déplacés, la presse ne passe sous silence aucun détail, alimentant la psychose malgré elle. Cette posture professionnelle ne sert pas uniquement le droit à l’information : elle fait aussi le jeu des terroristes, qui profitent de la médiatisation ou de la surmédiatisation de leurs actes. Quand les attaques sont relayées, il y a un effet de panique au sein des populations qui ont tendance à déserter les zones touchées pour d’autres horizons. Cette peur sert malheureusement la cause des terroristes, qu’ils opèrent au Burkina, au Mali ou au Niger, leur intention étant d’occuper des territoires pour les transformer en No man’s land et y régner en maîtres absolus.

Dans ce contexte, entendre dans un média que les populations de telle ou telle localité sont en train de migrer en masse vers d’autres destinations ne peut que réconforter et galvaniser les forces du mal pour la suite de leurs manœuvres. Il en est de même dans la communication sur les actions des FDS. Les médias, par inadvertance ou parfois par ignorance, peuvent dévoiler des secrets militaires ou des tactiques d’intervention. Pareille erreur peut profiter aux terroristes, qui, tapis dans l’ombre, cherchent aussi à faire le plein d’informations sur les armées auxquelles ils doivent faire face.
Vu sous cet angle, l’on pourrait se demander pourquoi médiatiser autant les attaques terroristes ? N’est-il pas mieux de ne plus en parler dans nos colonnes, dans nos journaux télévisés, parlés ou sites d’informations en ligne ? Cette option radicale est possible, mais ce serait porter atteinte au droit fondamental du citoyen à l’information, reconnu par les Constitutions de nos pays. Ainsi, il revient au journaliste de savoir aborder le sujet, afin de ne pas rendre service à l’adversaire, toujours aux aguets pour profiter de la moindre faille.

C’est dire que le combat contre le terrorisme est d’abord médiatique avant d’être une guerre armée. Il faut user de tous les moyens pour gagner cette première bataille. Pour cela, le journaliste, dans son devoir d’informer doit constamment avoir à l’esprit sa responsabilité sociale. Il doit savoir que pour la paix et la cohésion sociale, dans certaines circonstances, tout ce qu’il a vu, entendu ou ressenti ne doit pas nécessairement être publié ou diffusé. Un des préalables dans ce combat médiatique, tout comme celui de terrain, est que les différents acteurs mutualisent leurs efforts. Hommes politiques, journalistes, FDS, paysans…, tous doivent s’engager, car comme le dit si bien le physicien américain d’origine allemande, Albert Einstein : «Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire». C’est pour cela qu’il convient de saluer l’initiative du Groupement des éditeurs de presse publique de l’Afrique de l’Ouest (GEPPAO), qui a apporté sa contribution à travers le forum sur les contraintes sécuritaires et les devoirs professionnels du journaliste, organisé à Ouagadougou, les 20 et 21 juin 2019.

Cette rencontre qui a réuni d’éminentes personnalités d’Afrique et d’Europe a eu le mérite d’aiguiser le sens de la responsabilité des ouvriers de la plume et du micro. Cependant, pour espérer des résultats probants, le GEPPAO a conscience qu’il doit multiplier de telles initiatives et évoluer en symbiose avec tous les autres acteurs. Au-delà, il faut aussi une réelle implication des responsables de presse de la sous-région. A ce niveau, les signaux sont bons, car les plus hautes autorités, à commencer par le président du Faso, président en exercice du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré, ont montré leur disponibilité à accompagner le groupement dans cette démarche. Un engagement motivé sans doute par sa conviction que la presse peut jouer un grand rôle dans la guerre asymétrique imposée à nos Etats par les groupes terroristes. C’est certain, les journalistes constituent un appui solide dans la guerre contre les «fous de Dieu». Il leur faut juste savoir concilier le besoin d’informer et les impératifs sécuritaires pour être efficaces.

Par Mahamadi TIEGNA

Médias et lutte contre le terrorisme

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu en audience, le vendredi 21 juin 2019, au palais de Kosyam, une délégation du Groupement des éditeurs de presse publique de l’Afrique de l’Ouest (GEPPAO).

A l’issue de son forum international sur le thème : «Le rôle des médias dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest : entre contraintes sécuritaires et devoirs professionnels», le Groupement des éditeurs de presse publique de l’Afrique de l’Ouest (GEPPAO) a traduit sa reconnaissance au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. C’était le vendredi 21 juin 2019 au cours d’une audience au palais de Kosyam. «Le chef de l’Etat burkinabè nous a fait un grand honneur en acceptant présider lui-même la cérémonie d’ouverture de notre forum. Nous sommes venus le remercier pour cela et prendre ses conseils. Nous sortons très heureux de cette audience, parce qu’il a accepté d’être le parrain du GEPPAO. Nous sommes comblés», a signifié le président du GEPPAO, Venance Konan. Il a fait savoir que le président du Faso, président en exercice du G5 Sahel, a conseillé au GEPPAO d’œuvrer davantage dans le sens de la cohésion des différents Etats de la région. «Aujourd’hui nous faisons face à une lutte qui concerne chacun de nous. Ce n’est plus une affaire entre politiciens ou les forces de sécurité, mais c’est chaque individu de la région qui est concerné par cette lutte», a-t-il mentionné. M. Konan a soutenu que l’objectif du forum était de réfléchir à ce que les médias peuvent apporter à ce combat et comment ils doivent couvrir les événements relatifs aux attaques terroristes, c’est-à-dire conjuguer le besoin d’écrire, d’informer et les impératifs de sécurité. «Le chef de l’Etat nous a donné des conseils sur ces points-là», a-t-il souligné. Par ailleurs, il s’est dit satisfait de l’organisation du forum. Pour lui, du fait que le Président Kaboré soit venu à l’ouverture des travaux est déjà un succès. «Nous avons eu des communications denses et des échanges très enrichissants», a relevé le président du GEPPAO.

Kowoma Marc DOH
kowomadoh@gmail.com

CDP: des jeunes échouent à saboter une rencontre

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a organisé, le dimanche 23 juin 2019, à Ouagadougou, une rencontre avec ses secrétaires généraux des provinces et communes du pays. Les échanges ont été perturbés par un groupe de jeunes.

C’est sous haute surveillance de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), que la direction du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a rencontré, le dimanche 23 juin 2019, au stade du 4-Août, à Ouagadougou, les secrétaires généraux de ses sections provinciales et communales du pays. Initialement prévue à 9 heures, la rencontre a failli être empêchée, selon une source interne au parti, par plus d’une cinquantaine de jeunes. Ceux-ci ont voulu s’opposer à la tenue de la rencontre, brisant les fenêtres de la salle devant abriter les travaux. Appelée de toute urgence, la CRS a sécurisé les lieux et la rencontre a pu se tenir. Pour le président du CDP, Eddie Komboïgo, à la suite de la suspension, par décision de justice, du congrès extraordinaire devant régulariser le Bureau politique national (BPN), le Bureau exécutif national (BEN) s’affaire à ramener le BPN de 1004 à 600 membres. «Nous ne pouvons pas faire une commission ou enlever seuls le nom de telle ou telle personne. C’est pourquoi, nous avons appelé l’ensemble de nos SG des 45 provinces et des 370 communes et arrondissements pour discuter et voir qui, il faut enlever pour revenir aux 600 noms», a-t-il expliqué. Et de soutenir que les mêmes frondeurs, qui ont animé des conférences de presse pour dénigrer et insulter la direction du parti, ont instrumentalisé des jeunes pour troubler la réunion. «Nous nous demandons à quel but si ce n’est pour liquider le parti», a précisé M. Komboïgo. Quant aux décisions qui seront prises lors de la rencontre, le président du CDP a indiqué que la réunion ne se tient pas pour sanctionner qui que ce soit. «Nous allons délibérer parce que nous sommes venus pour nous concerter pour décider de ce qu’il faut faire pour réduire le nombre de membres du BPN. Plus tard, les instances pourraient se réunir et s’il y a une sanction à prendre, nous n’hésiterons pas», a-t-il dit. Eddie Komboïgo a donc appelé l’ensemble des militants du CDP à rester «sereins» et «unis» derrière la direction du parti, parce que des solutions seront trouvées. «Rien n’arrêtera le CDP dans sa marche pour la conquête du pouvoir en 2020», a-t-il fait savoir.
A l’entame de la rencontre, le premier vice-président, Achille Tapsoba, a fait à l’assistance, la genèse de la «pagaille» au sein du parti, mise au compte de certains cadres qui soutiennent la candidature de Kadré Désiré Ouédraogo à la présidentielle de 2020.

Jean-Marie TOE

CAN 2019: L’Egypte évite le piège zimbabwéen

Le top de départ de la 32e Coupe d’Afrique des nations (CAN) a été donné, le vendredi 21 juin 2019, au Caire en Egypte. Après une cérémonie d’ouverture riche en lumière et en son, le pays hôte a ouvert le bal en battant le Zimbabwe sur la plus petite des marques.

C’est parti depuis vendredi 21 juin dernier, en Egypte, pour un mois de festivité du football africain ! La 32e édition a été lancée par les pharaons et les guerriers du Zimbabwe au stade international du Caire. Le pays hôte a bien débuté la compétition en l’emportant (1-0) par une courte victoire. Le moins que l’on puisse dire est que ce match de lever de rideau n’a pas été simple à négocier par le feu follet Mohammed Salah et ses coéquipiers. Les Warriors, sans grande référence dans le tournoi, ont su offrir une belle opposition. Les guerriers venus d’Afrique australe sont restés bien campés sur leurs arrières et ont été surtout confortés dans leur assise défensive par un excellent gardien. Ils vont cependant céder à quelques minutes de la pause (41e) sur un exploit individuel, côté gauche, de Trezegué très en vue tout au long du match. La seconde manche sera moins animée, certainement à cause de la canicule. Cette victoire, même sans la manière, met déjà les Egyptiens en pôle pour les huitièmes. Car avec cette formule de la CAN à 24 équipes, en plus des deux premiers de chaque groupe qui se qualifient pour le tour suivant, les quatre meilleurs troisièmes seront repêchés pour poursuivre la compétition.

Déjà des surprises !

Les premières confrontations dans les groupes A et B ont indiqué que les petites nations du football ne sont pas venues en vacances en Egypte. Des favoris ont tremblé et d’autres sont tombés. Dans la poule A, l’autre match disputé le 22 juin, les Léopards de la République démocratique du Congo se sont mis dans de beaux draps en se faisant corriger (0-2) d’entrée par une surprenante équipe de l’Ouganda. Les garçons du coach Florent Ibenge ont semblé tétanisés par l’enjeu, la chaleur et surtout par une équipe très athlétique des Crânes. Les Super Eagle du Nigeria, dans le groupe B, ont, quant à eux, su déjouer le piège du Burundi. Les Hirondelles, bien organisées, ont longtemps tenu tête au triple vainqueur de la CAN, avant de céder dans le dernier quart d’heures sur un but de Ighalo.
En fin de soirée, l’autre favori de ce groupe, la Guinée a également eu chaud face à Madagascar qui disputait le premier match de son histoire à une phase finale de CAN. Le Silly national qui menait pourtant au score à la pause s’est fait rejoindre à la pause, puis dépasser en seconde période. Les protégés de Paul Put, ancien sélectionneur des Etalons, réussiront à grappiller le point du match nul sur penalty.
Bref ! Ces premiers matches de la CAN écartent les inquiétudes de certains qui pensaient qu’avec une compétition à 24 équipes (au lieu de 16) le niveau allait prendre un coup. Les petits poucets montrent sur la pelouse qu’ils ne se laisseront pas faire. Les grosses nations sont donc prévenues !

Sié Simplice HIEN

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Résultats et classement du groupe A

Egypte # Zimbabwe 1-0
RDC # Ouganda 0-2

1er Ouaganda 3 points +2
2e Egypte 3 points +1
3e Zimbabwe 0 point -1
4e RDC 0 point -2

Résultats et classement du groupe B

Nigéria # Burundi 1-0
Guinée # Madagascar 2-2

1er Nigéria 3points +1
2e Guinée 1 point
3e Madagascar 1 point
4e Burundi 0 point -1

Les rencontres du jour

Groupe D
Algérie # Kénya, 20h GMT, Al Salam Stadium du Caire

Groupe E
Côte d’Ivoire # Afrique du Sud 14h30 GMT au stade de Suez
Tunisie # Angola 17h GMT au stade de Suez

« Si les enfants devenaient ce qu’en attendent ceux qui leur ont donné la vie »

«Si les enfants devenaient ce qu’en attendent ceux qui leur ont donné la vie, il n’y aurait que des dieux sur la terre» (A. POINCELOT) Etudes sur l’homme.

Au cours d’une messe de requiem, le célébrant … Blanc eut cette réflexion «En Afrique vous avez une propension à voir les malheurs comme étant une volonté de Dieu en oubliant les maléfices de Satan. Dieu nous a créés parce qu’il nous aime et ce n’est pas pour nous faire du mal !». Il faut reconnaître qu’aucune religion ne prône le mal et que toutes recommandent le bien en affirmant que tous les hommes sont frères ! Mais x fois hélas ! Malgré toutes les bonnes idées et leçons reçues, notre bas monde semble de plus en plus «bête et méchant» (pour reprendre un titre bien connu). Dans notre misère, dans notre détresse, tournons-nous vers nos chers enfants, en cette fin d’année scolaire. Il est une activité stimulante et valorisante où le parent, à l’occasion (vacances), peut entraîner le jeune à la réflexion, dans son vécu quotidien ou dans un imaginaire raisonnable: la rédaction !… un écolier qui devait relater une journée de jeudi chez sa grand-mère écrivit: «le jeudi, je ne vais pas chez la mamie, parce la mamie, elle est morte». Point, barre ! comme dirait un regretté président du Parlement ! En juste évaluation psychopédagogique voici-là une bonne copie ! La vérité sort de la bouche comme de la plume *(crayon à bille ou … bic) des enfants !
*Combien d’enfants (et d’adultes) connaissent l’origine de ce mot plume ?!..
Ah ! La célèbre marque «Sergent major» !…

Mounir

Coopération: les adieux de l’ambassadrice danoise au chef de l’Etat

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience l’ambassadrice du Royaume du Danemark en fin de mission au Burkina Faso, Ulla Næsby Tawiah. La diplomate a remercié le chef de l’Etat pour la «franche» collaboration durant ses trois années d’exercice.

L’ambassadrice danoise au Burkina Faso, Ulla Nӕsby Tawiah est en fin de mission. Après avoir passé plusieurs années au service de la coopération entre les deux pays (premier conseiller à l’ambassade de 2007 à 2012 et ambassadrice de 2017 à 2019), la diplomate a été reçue en audience au palais de Kosyam, où elle est allée dire «au revoir» au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Les enfants de l’ambassadrice résument ses liens avec le pays des Hommes intègres. «Mes jumelles de 12 ans ont passé 2/3 de leur vie au Burkina Faso», a-t-elle confié. Sur le plan diplomatique, elle a rappelé le soutien de son pays, à hauteur de 100 milliards F CFA dans le cadre d’un programme d’appui dans les domaines de l’eau, de l’agriculture et de la bonne gouvernance sur la période 2016-2020. D’ailleurs, un autre programme est en cours de formulation à hauteur du même montant pour entrer en vigueur à partir de 2021 et soutenir les mêmes domaines, en plus du secteur privé. L’ambassadrice a loué les bonnes relations entre le Burkina et son pays et l’esprit constructif des Burkinabè. Elle a déploré la situation sécuritaire difficile du pays et exprimé la solidarité du Royaume du Danemark aux populations. La diplomate a reconnu qu’il y a de nombreux défis à relever, mais elle a estimé que si le gouvernement parvient à faire son travail dans toutes les régions du pays, il y aura des avancées. Au moment de rejoindre le Danemark où elle doit occuper un poste en août prochain, Ulla Nӕsby Tawiah a dit espérer pouvoir revenir au Burkina Faso, pour des visites ou pour des raisons professionnelles.

Fabé Mamadou OUATTARA

Situation politique en Guinée: un émissaire chez le président du Faso

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le samedi 22 juin 2019 à Ouagadougou, le ministre d’Etat, ministre chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense de la Guinée, Dr Mohamed Diané. L’émissaire du président Alpha Condé a confié avoir échangé avec le locataire de Kosyam sur les questions politiques de son pays.

Le président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé, a dépêché un émissaire chez son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, dans l’après-midi du samedi 22 juin 2019. Il s’agit du ministre d’Etat, ministre chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, accompagné d’autres personnalités, le conseiller politique, Ousmane Bah et le ministre d’Etat, ministre des Transports, Aboubacar Sylla. «C’est une délégation envoyée par Son Excellence monsieur le président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé pour rencontrer son frère et ami, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré en vue de lui transmettre un message», a-t-il confié. Au cours des échanges, a indiqué M. Diané, la situation politique en Guinée et dans la sous-région ainsi que les questions de sécurité ont été abordées. «Aujourd’hui, la stabilité et la sécurité de nos pays sont devenues des défis que nous devons relevés», a-t-il laissé entendre. Car, pour lui, aucun pays n’est à l’abri du terrorisme, ce qui commande que les pays de la sous-région mutualisent leurs efforts pour renforcer la sécurité afin de préserver la paix et la stabilité.

Boukary BONKOUNGOU