Forum sur la sécurité

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A l’ouverture du Forum ce matin à Ouagadougou, le président de la GEPPAO, Venance Konan a exhorté la communauté internationale à tenir ses promesses de financement, afin que la force conjointe monte en puissance et poursuive les terroristes jusque dans leurs derniers retranchements. B.S

Forum du GEPPAO sur la sécurité

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« Le terrorisme  est un affront aux valeurs communes inscrites dans la Charte des Nations unies et dans la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen c’est à juste titre qu’il doit être combattu  partout où il sévit. Dans cette entreprise les medias ont une importante partition à jouer. Outil de sensibilisation, de formation et de conscientisation, les medias public ou privés doivent se convaincre des exigences de la communication de crise et en  faire leur credo », Roch Marc Christian Kaboré à l’ouverture du Forum.  

Libre circulation : la Task-force de la CEDEAO rend compte au président du Faso

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le mercredi 19 juin 2019 à Kosyam, le président de la Task-force sur le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO, le général de corps d’armée, Salou Djibo. L’ancien président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie du Niger (à la chute de Mamadou Tandja) et actuel président de la Task-force sur le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO, Salou Djibo, était dans les locaux de la présidence du Faso, le mercredi 19 juin 2019. Reçu en audience par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, Salou Djibo dit avoir officiellement remis au président Kaboré, le rapport de la Task-force de la CEDEAO dont la mission est d’assurer l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire. «Le président du Faso a été choisi par ses pairs pour le suivi de la mise en œuvre des protocoles sur la libre circulation des personnes, des biens et sur le droit de résidence et d’établissement», a-t-il précisé. Et d’ajouter que la délégation qu’il a conduite a également remis au président Kaboré, les relevés de conclusions d’une réunion, tenue le 3 juin 2019 à Ouagadougou. Cette rencontre avait réuni le Burkina Faso, la commission de la CEDEAO et la Task-force sur le schéma de libéralisation des échanges dans l’espace communautaire. A l’issue de cette réunion, a fait savoir M. Djibo, trois principales recommandations ont été adressées au chef de l’Etat burkinabè. «Le président du Faso doit adresser une correspondance à ses pairs pour les informer de la nécessité de prendre des mesures idoines pour mettre fin aux barrières, au commerce intrarégional identifié par la Task-force dans les Etats respectifs. Il doit aussi adresser une lettre de félicitations à son homologue du Bénin pour avoir rendu fluide le corridor et les frontières de son pays. Enfin, il doit s’adresser à ses pairs lors du prochain sommet de la CEDEAO pour un plaidoyer sur leur engagement à rendre effective la mise en œuvre du protocole sur la libre circulation des personnes, des biens et sur le droit de résidence et d’établissement», a-t-il fait savoir. A la question de savoir s’il y a eu des progrès en matière de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO, Salou Djibo a fait savoir que les lignes bougent «un peu». Par exemple au Bénin, a-t-il témoigné, des missions de monitoring et des missions inopinées ont constaté que les corridors et les frontières sont fluides. «Mais dans les autres Etats, les perceptions illicites continuent», a-t-il regretté.

Jean-Marie TOE

Sarkozy comme Chirac !

Nicolas Sarkozy sera bel et bien jugé pour corruption dans l’affaire des «écoutes». La Cour de cassation a rejeté, hier mercredi 19 juin 2019, les derniers recours formulés par les conseils de l’ancien patron de l’Elysée, Thierry Herzog et Gilbert Azibert, un ex-haut magistrat. L’ancien président français est poursuivi notamment pour «corruption» et «trafic d’influence» sur un haut magistrat de la Cour de cassation. Cette affaire avait été révélée grâce à l’interception des écoutes téléphoniques de l’ex-chef de l’Etat français. Les faits sont suffisamment historiques car, pour la première fois sous la Ve République, un ancien président sera jugé pour corruption. Depuis l’année dernière, l’épée de Damoclès planait sur la tête de Sarkozy. La poursuite engagée à son encontre révèle également la relation très conflictuelle, entre le pouvoir judiciaire (qui craint toujours une mainmise de l’exécutif) et la classe politique. Ainsi, les chefs d’Etat français qui président le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et doivent être les garants de l’indépendance de la justice, se retrouvent régulièrement, depuis le septennat de Valéry Giscard d’Estaing, être la cible d’enquêtes et d’inculpations. François Mitterrand et son prédécesseur «ont eu la chance» puisque les lois sur le financement de la vie politique étaient, à leur époque, beaucoup moins strictes. Pourtant, différentes affaires impliquant les collaborateurs directs les ont amenés devant des tribunaux. Mitterrand s’est retrouvé au cœur d’enquêtes judiciaires sur des financements occultes (affaire Luchaire, affaire Urba) ou de scandales internationaux (affaire des Irlandais de Vincennes, celle du Rainbow Warrior). Idem pour M. Giscard, après la tragique disparition du ministre du Travail, Robert Boulin, qui «s’est suicidé officiellement» en 1979, et dont la fille a finalement obtenu en 2015, la réouverture du dossier qui avait été classé. La fameuse et très médiatique affaire des diamants de Bokassa, qui avait empoisonné la campagne giscardienne de 1981, avait pour sa part, fait l’objet d’une enquête du contre-espionnage, sans l’ouverture d’une information judiciaire. Si l’ancien président français Jacques Chirac a été condamné en 2011, à deux ans de prison avec sursis pour «détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêts», Nicolas Sarkozy pourrait être condamné pour «corruption». Pour la personne Sarkozy, il n’y a rien d’étonnant. On se rappelle que celui-ci avait déjà été inquiété dans l’affaire Bygmalion pour «financement illégal» de sa campagne électorale de 2012. Une autre affaire dite «Sarkozy-Kadhafi» couve depuis six ans au pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris qui cherche les preuves corroborant la thèse d’un financement libyen de la campagne de l’ex-président français. Sa mise en examen, le 21 mars 2018 pour «corruption passive», «financement illégal de campagne électorale» et «recel de fonds publics libyens» dans cette autre affaire, prouve à souhait que «l’aventure» de l’ex-président qui a fortement milité pour l’intervention militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Libye a encore de beaux jours devant elle. François Hollande boit jusque-là son petit lait. Les Libyens, voire toute l’Afrique peuvent se contenter des déboires de l’ancien président français, eux qui auraient voulu voir celui-ci croupir en prison pour avoir contribué à tuer Mouammar Kadhafi, détruit son pays et favorisé l’expansion du terrorisme en Afrique.

Jean-Marie TOE

Donneur de sang : les «sauveurs» de vie à l’honneur le 22 juin prochain

Le Centre national de transfusion sanguine(CNTS) a animé une conférence de presse dans l’après-midi du mercredi 19 juin 2019, à Ouagadougou. La directrice générale du CNTS a annoncé que l’édition 2019 de la Journée mondiale du donneur de sang sera commémorée, en différé, le samedi 22 juin prochain à Ouahigouya. Chaque 14 juin, le monde entier commémore la Journée mondiale du donneur de sang (JMDS). Au Burkina Faso, l’édition 2019 sera célébrée, en différé, le samedi 22 juin à Ouahigouya, sous le thème : «Le don de sang et l’accès universel à des transfusions de sang sécurisé en tant qu’élément pour atteindre la couverture sanitaire universelle». C’est ce qu’a annoncé la directrice générale (DG) du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), Dr Tégawendé Céline Alice Rosine Kiba, le mercredi 19 juin 2019 à Ouagadougou, au cours d’un point de presse. Face aux journalistes, Dr Kiba a informé que la réflexion va porter sur le thème central avec pour slogan, «du sang sécurisé pour tous». Des thématiques qui, à l’entendre, démontrent que la couverture sanitaire universelle passe nécessairement par une disponibilité permanente des produits sanguins sécurisés à travers un don régulier. C’est pourquoi, selon elle, cette célébration instituée par l’OMS vise à remercier les donneurs pour leur geste salvateur. En rendant hommage à ceux qui se saignent pour sauver des vies, la DG du CNTS a soutenu que la transfusion de sang est un acte médical qui permet de sauver des milliers de patients souffrant de maladies mortelles. Le directeur de la coordination scientifique, de l’information sanitaire et des statistiques du CNTS, Dr Abdoul Sawadogo, a informé qu’en en 2018, 73 172 donneurs ont été enregistrés au Burkina Faso, dont 19 846 femmes. Parmi eux, 30% sont réguliers contre 70% de donneurs occasionnels. Et pour disposer de plus en plus du «liquide précieux», cette célébration est une occasion de plus pour sensibiliser les populations sur la nécessité de faire don de leur sang pour garantir les produits sanguins au profit des patients. «L’accès au sang et aux produits sanguins sécurisés en qualité et en quantité suffisante demeure un impératif majeur dans notre pays», a soutenu la première responsable du CNTS. Une situation qui, à l’écouter, préoccupe le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Dans le PNDES, la construction des centres de transfusion sanguine est une priorité. «Grace à l’appui de l’Etat burkinabè et du Grand-duché de Luxembourg, le CNTS est présent dans neuf régions du pays, à l’exception du Sahel, des Cascades, du Centre-Sud et du Plateau-central», a détaillé Mme Kiba. Elle a aussi confié que la ville de Ouagadougou a besoin à elle seule de 150 à 200 poches de sang par jour. Elle a rappelé qu’en 2018, sa structure a pu collecter 84 370 poches de sang et distribué 70 334 produits sanguins aux malades. Et pour disposer plus de sang, le directeur de la communication et de la promotion du sang, Louis Nana, a insisté sur les trois stratégies du CNTS. Il s’agit des actions de sensibilisation des populations, de valorisation des donneurs et de partenariats avec les acteurs sur le terrain.

Mariam OUEDRAOGO mesmira14@gmail.com

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 19 juin 2019

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 19 juin 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. I. DELIBERATIONS I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS. I.1.1. Pour le compte du ministère de la Sécurité : – un décret portant modalités et critères d’évaluation et d’avancement du personnel du Cadre de la Police nationale. L’adoption de ce décret permet l’application effective des dispositions de la loi n°027-2018/AN du 1er juin 2018 portant statut du Cadre de la Police nationale. I.1.2. Pour le compte du ministère de la Santé : – un rapport relatif à la situation d’endettement du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO). Le Conseil a marqué son accord pour le règlement des dettes sociales et de la dette vis-à-vis de la CAMEG. Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures nécessaires pour éviter toutes nouvelles créances vis-à-vis de la CAMEG. I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement : – un rapport relatif à la stratégie d’extension du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF). Cette stratégie permet d’étendre le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) à 77 nouvelles communes réparties dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Nord, du Centre-Est et de l’Est. Le PUS-BF a pour objectif de : • poser les bases de la résilience des populations et des territoires ; • renforcer la présence de l’Etat ; • optimiser la gestion des urgences sociales ; • répondre aux défis sécuritaires. – un décret portant allègement des conditions de recours à la procédure d’entente directe pour la passation des marchés publics et des délégations de service public dans le cadre de la mise en œuvre de la tranche 2019 du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF). L’adoption de ce décret permet d’assurer avec célérité la réalisation des investissements de la tranche 2019 du PUS-BF et d’optimiser la gestion des urgences sociales dans le cadre de ce programme. I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles : – un rapport relatif aux résultats définitifs de la campagne agropastorale 2018/2019 et de la situation alimentaire et nutritionnelle du pays. La production céréalière de la campagne agro pastorale 2018/2019 a été évaluée à 5 180 702 tonnes. Cette production est en hausse de 27% et de 16%, respectivement par rapport à l’année passée et à la moyenne quinquennale. La production des autres cultures vivrières a atteint 846 953 tonnes. Elle est en progression de 18,06% par rapport à la campagne précédente et de 13,03% par rapport à la moyenne quinquennale. Quant aux cultures de rente, la production est de 1 097 206 tonnes. Elle enregistre une baisse de 19,38% par rapport à la campagne passée. Cette baisse est consécutive à la baisse de la production du coton et de l’arachide. La situation pastorale est satisfaisante avec des besoins fourragers du bétail couverts à près de 115%. Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures nécessaires en vue d’apporter une assistance alimentaire aux populations dans les zones en situation d’urgence. I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE SEPT (07) RAPPORTS. I.2.1. Pour le compte du ministère des Infrastructures : – un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres des travaux d’amélioration de la rocade Sud-Est du boulevard des Tansoba à Ouagadougou. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise DAI NIPPON CONSTRUCTION pour un montant de cinq milliards deux cent vingt millions (5 220 000 000) de Yen soit environ vingt-six milliards cent millions (26 100 000 000) de F CFA, avec un délai d’exécution de 35 mois y compris la saison des pluies. Le suivi du projet est assuré par le bureau d’études INGEROSEC. Le financement est assuré par un don de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). – un rapport relatif au marché des travaux de réhabilitation de la route nationale N°14 (RN14) tronçon Sakoinsé-Koudougou et la route nationale N°22 (RN22) Ouagadougou-Kongoussi dans le cadre du programme d’entretien routier 2017-2019. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement SOROUBAT/SOROUBAT CI : – Lot 1 : travaux d’entretien périodique de la route nationale N°14 (RN14) tronçon Sakoinsé-Koudougou (42 Km) pour un montant de sept milliards quatre cent vingt-quatre millions cent dix mille quatre cent trente (7 424 110 430) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois ; – Lot 2 : travaux d’entretien périodique de la route nationale N°22 (RN22) Ouagadougou-Kongoussi (110 Km) pour un montant de dix milliards cinq cent soixante-quinze millions huit cent vingt-quatre mille neuf cent quatre-vingt et un (10 575 824 981) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois. Le financement est assuré par la Banque ouest africaine de développement (BOAD). – un rapport relatif à l’attribution du marché des travaux de ressurfaçage de 12,3 km de voiries dans la ville de Ouagadougou dans le cadre du Programme d’entretien routier 2017-2019. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise SOGEA-SATOM, pour un montant global de deux milliards sept cent vingt-quatre millions huit cent quinze mille deux cent trente un (2 724 815 231) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois. Le financement est assuré par la Banque Ouest africaine de développement (BOAD). – un rapport relatif aux marchés de travaux d’aménagement et de bitumage de voiries dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso dans le cadre du Programme d’entretien routier 2017-2019. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes : • Lot 1 : le groupement d’entreprises ADEOTI SARL/GLOBEX CONSTRUCTION, pour des travaux de construction et de bitumage de 13 km de voiries dans la ville de Ouagadougou, pour un montant global de dix milliards quatre cent dix-sept millions quatre cent quarante-six mille neuf cent quatre-vingt-quinze (10 417 446 995) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois ; • Lot 2 : le groupement d’entreprises GJF/SEGNA-BTP, pour des travaux d’aménagement et de bitumage de l’Avenue de l’insurrection populaire dans la ville de Bobo-Dioulasso, pour un montant de deux milliards cent cinquante-six millions trois cent vingt-six mille quatre cent quatre-vingt-sept (2 156 326 487) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois. Le financement est assuré par la Banque Ouest africaine de développement (BOAD). – un rapport relatif aux marchés de travaux d’entretien périodique de la route nationale n°2 (RN2) Gourcy-Ouahigouya et de la route nationale n°6 Ouagadougou-pont du Nazinon dans le cadre du Programme d’urgence de désenclavement des régions 2018-2020. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes : – Lot 1 : Globex Construction/ATP, pour les travaux d’entretien de la route nationale n°2 (RN2), pour un montant de six milliards six cent quatre-vingt-dix-huit millions quatre cent soixante-treize mille cent soixante-dix (6 698 473 170) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois ; – Lot 2 : EKS/KANAZOE FRERES, pour les travaux d’entretien périodique de la route nationale n°6 (RN6) Ouagadougou-pont du Nazinon, pour un montant de huit milliards deux cent trente-deux millions quatre cent trente mille sept cent cinquante-cinq (8 232 430 755) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois. Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B). – un rapport relatif aux marchés des travaux et de contrôle du Programme d’urgence de réhabilitation et de bitumage de tronçon de routes et d’ouvrages de franchissement. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes : – Lot 1 : PFO AFRICA, pour les travaux de construction et de bitumage de la route Fada N’Gourma-Bogandé (129 km), pour un montant de vingt milliards neuf cent quatre-vingt-dix-neuf millions sept cent cinquante-quatre mille sept cent six (20 999 754 706) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt-deux (22) mois y compris la saison des pluies. Le contrôle est assuré par le bureau AGEIM, pour un montant de sept cent sept millions neuf cent soixante-cinq mille sept cent quatre-vingt-deux (707 965 782) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 26,5 mois y compris la revue de l’étude. – Lot 2 : SONAF SARL, pour les travaux de construction et de bitumage de la route Boulsa-Sapaga, section Sapaga Kalwartenga (22 km), pour un montant de six milliards sept cent quarante millions cent cinquante-deux mille trois cent cinquante-quatre (6 740 152 354) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois y compris la saison des pluies. Le contrôle est assuré par le bureau CAEM, pour un montant de deux cent soixante-sept millions sept cent quatre-vingt-dix-huit mille dix (267 798 010) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 14 mois y compris la revue de l’étude. – Lot 3 : CENTRO SA, pour les travaux de construction et de bitumage Tougan-Lanfièra-Di, pour un montant de dix milliards quatre-vingt-dix-huit millions quatre-vingt-onze mille six cent vingt-neuf (10 098 091 629) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois y compris la saison des pluies. Le contrôle est assuré par le bureau TED, pour un montant de trois cent cinquante-quatre millions (354 000 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 19,5 mois y compris la revue de l’étude. – Lot 4 : TSR-GTI SARL, pour les travaux de construction et de bitumage de la route Koundougou-Solenzo (75 km), pour un montant de onze milliards vingt-deux millions neuf cent quatre-vingt-cinq mille cinq cent dix-huit (11 022 985 518) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quinze (15) mois y compris la saison des pluies. Le contrôle est assuré par le bureau CAEM, pour un montant de quatre cent soixante-douze millions (472 000 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 17,5 mois y compris la revue de l’étude. – Lot 5 : Kangala/SONAF SA, pour les travaux de construction et de bitumage de la route Dori-Gorom-Gorom (55 km), pour un montant de huit milliards sept cent soixante-quatorze millions deux cent cinquante-cinq mille huit cent trente-cinq (8 774 255 835) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quinze (15) mois y compris la saison des pluies. Le contrôle est assuré par le bureau TED, pour un montant de trois cent cinquante-quatre millions (354 000 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 16,5 mois y compris la revue de l’étude. – Lot 6 : Faso Contractor/IC Contractor, pour les travaux de construction de l’ouvrage sur le barrage de Guitti (sur l’axe Ramsa-Séguénéga), pour un montant de quatre milliards sept cent millions cinq cent quatre-vingt-deux mille quatre cent cinquante un (4 700 582 451) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois y compris la saison des pluies. Le contrôle est assuré par le bureau AGEIM, pour un montant de deux cent cinquante-neuf millions huit cent soixante-huit mille six cent cinq (259 868 605) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 16,5 mois y compris la revue de l’étude. Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B). I.2.2. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat : – un rapport relatif à la proposition d’attribution du marché des travaux d’achèvement de la première phase d’aménagement des voiries et d’assainissement de la zone industrielle de Dô, dans la commune de Bobo-Dioulasso et le suivi-contrôle de ces travaux par procédure d’entente directe. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise Société d’investissement du Faso (SIFA-SA), pour un montant de huit cent trente-cinq millions cent quinze mille huit cent soixante-six (835 115 866) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois. Les prestations de suivi-contrôle sont assurées par le Cabinet MEMO SARL pour un montant de soixante millions trois cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-treize (60 399 993) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois. Le montant total des travaux y compris le suivi-contrôle s’élève à huit cent quatre-vingt-quinze millions cinq cent quinze mille huit cent cinquante-neuf (895 515 859) F CFA TTC. Le financement est assuré par le budget de l’Etat. II. COMMUNICATION ORALE II. Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur le Premier ministre à la 108ème Session de l’Organisation internationale du travail (OIT), à Genève (Suisse) du 08 au 15 juin 2019. A cette session, Son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE a décliné les grands axes de la politique gouvernementale pour un plein épanouissement du monde du travail burkinabè, notamment les actions entreprises en faveur de l’équité et de la justice sociale. Au cours de son séjour, le Premier ministre a rencontré les Burkinabè vivant dans ce pays et accordé des audiences à différentes personnalités. III. NOMINATIONS III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT – Monsieur Hadi Honoré YONLI, Mle 97 521 K, Economiste, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ; – Monsieur Seydou TRAORE, Mle 27 759 C, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Amadou SAGNON, Mle 51 984 F, Economiste, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Emmanuel OUEDRAOGO, Mle 111 320 V, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services. III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION MINISTERE DE LA SANTE Le Conseil a adopté quatre (04) décrets. Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut national de santé publique (INSP) pour un premier mandat de trois (03) ans. ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère de la Santé : – Monsieur Patrice Ali COMBARY, Mle 37 544 F, Médecin spécialiste en santé publique ; – Monsieur Ragnessi Justin SAVADOGO, Mle 206 898 J, Médecin de santé publique. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement : – Madame Talato Eliane DJIGUEMDE/OUEDRAOGO, Mle 47 698 P, Inspecteur des impôts. Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques : – Monsieur Tégawendé Alfred SIMPORE, Mle 52 964 T, Conseiller en gestion des ressources humaines. Au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles : – Monsieur Dieudonné OUEDRAOGO, Mle 25 611 L, Ingénieur agronome. Administrateur représentant l’Association burkinabè de santé publique : – Monsieur Aboubacar OUEDRAOGO, Sociologue, spécialiste en santé publique. Le deuxième décret nomme Monsieur Patrice Ali COMBARY, Mle 37 544 F, Médecin spécialiste en santé publique, Président du Conseil d’administration de l’Institut national de santé publique (INSP) pour un premier mandat de trois (03) ans. Le troisième décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) pour un premier mandat de trois (03) ans. ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère de la Santé : – Monsieur Jean SAKANDE, Mle 55 883 S, Pharmacien, Enseignant- chercheur ; – Monsieur Sié Jean Pierre PALM, Mle 53 720 T, Administrateur des hôpitaux et des services de santé. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement : – Monsieur Amadou Saoud SONDE, Mle 35 929 D, Administrateur des services financiers. Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale : – Monsieur Pakidumsamba David BELEMNABA, Mle 212 157 S, Inspecteur du travail. Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques : – Madame Nakié Gisèle PARE, Mle 241 894 P, Vétérinaire. Au titre du ministère de la Justice : – Monsieur Gnissinoaga Jean Baptiste OUEDRAOGO, Mle 30 112 U, Magistrat. Administrateur représentant l’Ordre national des pharmaciens : – Monsieur Victor BONKOUNGOU, Pharmacien. Le quatrième décret nomme Monsieur Jean SAKANDE, Mle 55 883 S, Pharmacien, Enseignant-chercheur, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU Officier de l’ordre national

Appui au monde rural : le PAPSA capitalise ses acquis

Les acteurs du Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) se sont réunis, le mercredi 19 juin 2019 à Ouagadougou, afin de faire le point des acquis et des perspectives à cinq mois de la clôture du projet. Au Burkina Faso, le monde rural a bénéficié ces dernières années, d’un important accompagnement de projets et programmes de développement inclusif durable. Parmi ces organismes de soutien au secteur primaire, il y a le Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA). Ainsi, dans le cadre de la mission d’appui conjoint gouvernement-Banque mondiale du PAPSA, les acteurs se sont réunis, le mercredi 19 juin 2019 à Ouagadougou, afin de capitaliser les acquis et dégager des perspectives pour plus de résultats. Le projet étant à sa dernière année, cette deuxième mission des parties prenantes se veut un moment d’évaluation, de suivi des réalisations et de partage d’expériences, en vue de pérenniser les acquis. Pour Issoufou Ouattara, chargé d’études au ministère en charge de l’agriculture, le PAPSA est en adéquation avec les différents projets et programmes de développement au Burkina Faso. Selon lui, dans un contexte de bouleversement climatique, le PAPSA a su donner aux acteurs ruraux, des outils nécessaires pour une résilience certaine. Dans le domaine de l’agriculture par exemple, la technique du warantage (environ 1900 tonnes de produits agricoles stockées), les formations au profit des producteurs, l’aménagement de bas-fonds rizicoles entre autres, ont permis de réaliser des résultats satisfaisants. Idem pour le secteur de l’élevage qui a amélioré son embouche bovine et favoriser l’élevage de 420 tonnes de poissons grâce au PAPSA. «Pour cette mission, nous attendons des participants l’analyse des performances, ainsi que des échanges autour de la pérennisation de nos résultats», a déclaré M. Ouattara. Pour le représentant de la Banque mondiale, Elisée Ouédraogo, les résultats atteints sont reluisants. Il a souhaité que les acteurs capitalisent les expériences, et qu’ils fassent des recommandations au sortir de la rencontre afin de dresser un bilan inclusif des actions sur le terrain. Selon M. Ouédraogo, un financement additionnel a été nécessaire pour la mise en œuvre efficiente du projet, consacrant ainsi le budget à 56 milliards 500 millions F CFA. A l’heure où le projet tire à sa fin, le partenaire financier a exprimé son satisfecit et a annoncé le remplacement probable du PAPSA par un nouveau projet similaire, avec un capital de 100 milliards F CFA. De son côté, la coordonnatrice nationale du PAPSA, Séraphine Sawadogo, a rappelé que le projet qui prendra fin en novembre intervient sur l’ensemble du territoire national. A l’étape actuelle, la coordonnatrice a indiqué que plus de 700 mille personnes ont bénéficié de l’assistance du PAPSA. «Les objectifs du projet sont atteints, et son impact est visible en milieu rural», s’est-elle réjouie. Ainsi, elle a salué l’engagement de la Banque mondiale et du gouvernement dans la lutte pour l’épanouissement des ménages ruraux.

Wanlé Gérard COULIBALY

Tension de trésorerie à Yalgado : un plan d’urgence pour soigner l’hôpital

L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 19 juin 2019 à Ouagadougou, sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Le gouvernement a examiné plusieurs dossiers, dont un plan d’urgence de redressement du Centre hospitalier Yalgado-Ouédraogo, l’extension du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) et l’adoption de six rapports concernant 14 projets routiers. La santé financière du Centre hospitalier (CHU) Yalgado-Ouédraogo préoccupe le gouvernement. Réunis en Conseil de ministres hier mercredi 19 juin 2019, à Kosyam, sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, les membres de l’exécutif ont marqué leur accord pour un plan d’urgence de redressement du CHU, à travers le règlement de ses dettes au niveau de la CAMEG, de la CNSS et de la CARFO. Pour éviter de telles situations à l’avenir, le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, a indiqué que des instructions ont été données au ministre de la Santé. «Il lui a été demandé de prendre des mesures de gestion strictes et transparentes pour le paiement des produits pharmaceutiques au niveau de la CAMEG», a-t-il déclaré. Le conseil a aussi décidé d’étendre le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) pour la période 2019-2021 à 77 nouvelles communes. De l’avis du ministre Dandjinou, le total des communes concernées par le programme passe désormais de 29 à 106 et prend en compte d’autres régions du pays en plus de celles du Nord et du Sahel. Quatre axes seront visés par ce programme, a-t-il poursuivi. Il s’agit de l’optimisation de la gestion des urgences sociales, du renforcement de la présence de l’Etat, de l’amélioration de la réponse au défi sécuritaire et de la consolidation des bases pour une résilience des populations. Afin d’intensifier le volume des investissements dans les 106 communes retenues, le gouvernement a adopté un décret au cours du conseil pour alléger les procédures de passation des marchés. Autres dossiers examinés lors de cette rencontre gouvernementale, les projets routiers. Six rapports concernant 14 projets routiers d’un montant de près de 180 milliards F CFA avec un apport de l’Etat burkinabè à travers le Fonds spécial routier de plus de 100 milliards F CFA ont été adoptés. 17 morts à la suite d’ une attaque Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, s’est réjoui que le conseil ait donné son accord pour la réalisation de ces projets. Il s’agit entre autres, de la réhabilitation, l’élargissement et l’assainissement de la rocade Sud-Est boulevard de Tansoba, la réhabilitation des routes Ouagadougou-Kougoussi et Sakoinsé-Koudougou et la construction des routes Fada N’Gourma-Bogandé, Boulsa-Sapaga, Tougan-Lanfièra-Di, Koundougou-Solenzo, Dori-Gorom Gorom. La construction du pont de Ramsa sur la RN15, la réhabilitation de la RN2 et la RN6 et aussi la réhabilitation de 12,3 km et la construction de 13 km de nouvelles routes à Ouagadougou font également partie des réalisations prévues. Le ministre Bougouma a, à l’occasion, félicité les partenaires financiers tels que la Coopération japonaise et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) qui accompagnent l’Etat dans la réalisation de ces infrastructures. Autres sujets de préoccupation, le conseil a adopté un décret portant modalités et critères d’évaluation et d’avancement du personnel de la Police nationale et a approuvé les attributions de marchés pour les travaux d’achèvement de la première phase d’aménagement des foyers d’assainissement de la zone industrielle de Dô à Bobo-Dioulasso. Le ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants a, au cours de la rencontre des ministres, informé le conseil que dans la nuit du 18 juin, une attaque perpétrée par un groupe armé à Béhélédé dans le département de Tonguémayel a fait 17 victimes au sein de la population. Le gouvernement a, à cet effet, présenté ses condoléances aux familles éplorées et souhaité prompt rétablissement aux blessés. Le porte-parole de l’exécutif a par ailleurs indiqué que des ratissages sont en cours dans la zone pour appréhender les auteurs de ces attaques.

Abdoulaye BALBONE