Dans le débat qui se mène actuellement sur la mutation juridique des médias d’État, les calculs d’épiciers et les comptes d’apothicaire semblent l’emporter sur l’enjeu majeur même de ladite mutation, à savoir le rôle que l’on veut assigner à ces médias dans un avenir proche afin qu’ils jouent plus efficacement leur rôle ,et surtout contribuent davantage au rayonnement international du Burkina Faso.
A ce stade de la réflexion, l’honnêteté commande de dire que le rattachement institutionnel même de ces médias est un frein à l’atteinte de l’efficacité et de l’efficience, les curricula dispensés dans les écoles de formation étant le second. Sur le premier point, est-il besoin de rappeler que, qui dit médias d’État, dit expression de la souveraineté et affirmation de la puissance publique d’un État?
Si on répond par l’affirmative, la tutelle technique évidente de la RTB et des éditions Sidwaya est le ministère des Affaires étrangères et de la coopération qui porte la voix et la grandeur du Burkina Faso et qui, conséquemment, doit partager celle-ci avec les relais puissants que sont lesdits médias.
Nous voyons d’ici les thuriféraires de la liberté d’expression et de pensée nous traiter de porte-voix des liberticides de tous poils, mais ce serait- là un jugement de tartufe si tant est que l’Occident, qu’ils aiment si bien prendre en exemple, a, dans la grande majorité des États, opté pour cet “assujettissement “ sans que personne ne crie au scandale et, mieux ou pire, a su ainsi imposer son modèle de pensée et d’action à nos populations qui sont grandes consommatrices de ces médias .
Plus que la kalach ou le canon, la plume et le micro sont des armes redoutables qui, mises au service d’une cause peuvent atteindre des résultats remarquables dans un sens comme dans l’autre. Et, si malgré les arguments que nous venons d’avancer, ils s’en trouvent des personnes pour nous traiter d’adeptes de la pensée unique qu’il leur plaise de se rappeler que l’espace médiatique est ouvert ici comme partout et qu’il existe des médias privés chargés de véhiculer les idées et thèses libres, ce que du reste, les médias publics font pour peu que ceux-ci ont de la “moelle” et concourent à la défense des intérêts du pays.
Car oui, média public ne veut pas non plus dire média gouvernemental ou de “béni oui oui” et ne devrait, de ce fait, guère cautionner des actions fussent-elles étatiques qui mettent en péril l’intérêt général. Média d’État oui, mais caisse de résonance non ; ce que, du reste, les politiques comprennent à leur corps défendant quand celui-ci porte la voix du peuple, souverain premier.
La frontière peut être tenue entre ceux qui se disent élus au suffrage universel et le peuple, mais elle existe, et c’est ce que les journalistes doivent avoir à l’esprit dans l’exercice de leur sacerdoce quotidien. Cela pose en filigrane le deuxième problème auquel sont confrontés les hommes de médias, à savoir la vacuité des programmes dispensés dans les écoles de formation et qui, pour l’essentiel, tournent autour du respect de de l’éthique et la déontologie sans que certaines grandes problématiques politiques et culturelles ne viennent compléter cet enseignement.
Quel positionnement géostratégique pour nos États à l’heure de la mondialisation ; Quels enjeux philosophiques et politiques ont sous-tendu la création de l’OUA puis plus tard de l’UA ; Qu’elle matrice culturelle adopter pour faire face victorieusement à celle gréco-romaine qui nous empêche d’être nous-mêmes ? Autant de problématiques parmi tant d’autres qui nous paraissent traitées “superficiellement “ dans nos universités et instituts de formation.
Il y a là aussi un autre saut à faire comme disait Joseph Ki Zerbo pour redonner aux médias et plus généralement à nos corps de métiers pour éviter ou circonscrire ces conflits sociaux à répétition qui gangrènent les seconds et la flagornerie ou le “criticisme “exagéré qui peuplent les pages et les programmes des premiers. L’éducation, matière première du développement, l’assertion n’a jamais été aussi vraie que dans ce débat.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le mardi 11 juin 2019, le champion du monde de logt lift, Iron Biby.
L’homme le plus fort du monde et recordman Guinness, Iron Biby était, le mardi 11 juin dernier, dans les locaux de la Présidence du Faso. Cheick Ahmed Al-Hassan Sanou, de son vrai nom, est allé présenter ses trophées au chef de l’Etat. « C’est un grand honneur pour moi d’être reçu par le chef de l’Etat.
C’est très encourageant et réconfortant pour les sportifs burki-nabè », a-t-il laissé entendre. Après avoir félicité et encouragé le champion du monde pour avoir fait flotter le drapeau du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré lui a prodigué des conseils et aussi abordé ses futures échéances. Au président du Faso, Iron Biby a fait la promesse de dépasser la barre des 220 kg et se lancer pour 230 kg.
«Je tiens toujours mes promesses. Je vais travailler dur pour encore faire plaisir au peuple burkinabé», a-t-il pris l’engagement. Avant de conclure : «En retour, j’ai reçu la promesse du président du Faso d’être décoré cette année». En rappel, l’homme le plus fort du monde mesure 1m 90 pour 180 kg et 63 cm de tour de bras.
Lors de l’Europe Strongest man 2019 qui s’est disputé le samedi 6 avril dernier à Leeds (Angleterre), le natif de Bobo-Dioulasso a battu le record du monde en soulevant une charge de 220 kg. Cheick Ahmed Al-Hassan Sanou, autrefois la risée des enfants dans la cour de l’école en raison de son poids et aujourd’hui âgé de 27 ans, est le premier Burkinabè à inscrire son nom dans le livre Guinness des records.
L’ambassadeur de Belgique au Burkina, Lieven De La Marche, à l’occasion des vingt ans de l’installation de la représentation diplomatique à Ouagadougou, s’est ouvert à Sidwaya, le vendredi 31 mai 2019. L’entretien a porté, entre autres, sur la coopération belgo-burkinabè, les perspectives, et la situation sécuritaire au Burkina. Sidwaya (S) : Comment se porte la coopération belgo-burkinabè ?Lieven De La Marche (L.D.M.) : La coopération belgo-burkinabè se porte bien et elle se dynamise davantage. Les relations entre nos deux pays datent de très longtemps. Depuis 1962, il y a une ambassade burkinabè à Bruxelles. Celle de la Belgique au Burkina a été ouverte en 1999. Nous fêtons donc cette année les 20 ans de l’ambassade belge au Burkina. La coopération officielle, quant à elle, date de 1993, avec la tenue de la première session du comité mixte de coopération.
C’est à partir de ce moment, que la coopération entre les deux gouvernements a véritablement pris forme. Avant cela, il y avait déjà des projets dans le domaine de la coopération universitaire, ou encore des actions dans le domaine humanitaire avec des ONG. Il y a par exemple eu des projets emblématiques au niveau de l’université de Ouagadougou avec les facultés de Pharmacie et de Droit. Mon premier contact avec le Burkina remonte à 1985 quand je travaillais, ensemble avec mon épouse, en tant qu’expert pour un projet d’une ONG belge basée à Koudougou.
C’est dire que le Burkina a, depuis longtemps, entretenu des liens étroits avec mon pays. Le pays des Hommes intègres était sur la première liste des Etats partenaires de la coopération belge dans les années 2000, avant d’en sortir en 2003 à la suite d’une révision motivée par de nouvelles options de coopération. Mais on a continué à exécuter les projets communs arrêtés auparavant par la commission mixte de coopération jusqu’en 2008. Fort heureusement, le Burkina a réintégré cette liste de pays partenaires de la Belgique en 2015.
Et c’est à la suite de cela que nous avons signé, en 2016, un programme de redémarrage de notre coopération officielle et un nouveau programme quinquennal en fin 2018. Ce nouveau programme sera exécuté dans la région du Centre-Est.
Bien entendu, en plus de ce redémarrage de la coopération gouvernementale, il y a encore de nombreuses autres interventions mises en œuvre par des acteurs non-gouvernementaux, tels que les ONG belges, les universités, les syndicats et leurs partenaires locaux. La Belgique octroie aussi des prêts concessionnels au gouvernement burkinabè. Depuis plus de 20 ans, il y a aussi une coopération au niveau régional avec Wallonie Bruxelles Internationale (WBI).
Tous les programmes en cours représentent environ 120 millions d’euros (Ndlr : près de 80 milliards F CFA) pour les cinq ans à venir et touchent différents secteurs et domaines : l’eau, la santé, l’éducation, l’agriculture et le développement rural, la sécurité, l’entreprenariat, la culture, le genre et l’autonomisation des femmes, etc.
S. : Quels sont les acquis enregistrés depuis votre arrivée ?L. D. M. : Les acquis se situent dans la continuation de ce qu’ont fait mes prédécesseurs et sont avant tout le produit d’un travail d’équipe avec tous les acteurs et partenaires impliqués. Depuis mon arrivée en fin avril 2016, nous avons surtout accompagné et facilité le redémarrage de la coopération officielle.
Notre agence de développement, Enabel (ex-CTB), s’est réinstallée dans le pays. Elle s’emploie à exécuter ses projets. Dans le même temps, la coopération à travers les acteurs non-gouvernementaux a été renforcée et approfondie avec l’approbation, en 2017, de 18 programmes de coopération en faveur du Burkina.
Ceci inclut les activités d’ONG belges, la coopération universitaire, la coopération décentralisée ou encore la coopération dans le domaine culturel. A côté de cela, d’autres aspects de notre relation bilatérale ont été renforcés. Il y a eu une mission économique en 2017, la première depuis des années, et le début d’une coopération militaire.
S. : Qu’en est-il de l’aide financière que votre pays accorde au Burkina?L. D. M. : La Belgique ne fait pas de l’appui budgétaire. Nous l’avons fait dans certains pays de par le passé, mais pas au Burkina Faso. Pour la plupart de nos interventions, nous passons par des acteurs belges comme notre agence d’exécution Enabel, les ONG, les universités et autres entités pour exécuter les projets et programmes, en partenariat avec les administrations et acteurs locaux.
Par contre, nous avons déjà signé plusieurs prêts d’Etat à Etat, dont deux récemment. Le premier prêt à presque 4 millions d’euros, signé en 2016, porte sur la construction d’un système d’adduction d’eau potable au profit des populations déplacées du fait des travaux de construction de l’aéroport de Donsin. Le deuxième prêt, pour un montant de 8 millions d’euros, signé en 2018, a trait également à la réalisation de 28 systèmes d’adduction d’eau potable, dans la région du Centre-Est.
Ce sont des prêts consentis à des conditions concessionnelles, à long terme (30 ans) avec une période de grâce de dix ans. Le Burkina est très intéressé par de tels prêts, car ils l’aident à élargir les possibilités de financement des projets d’investissement.
S. : Combien votre pays a-t-il injecté au Burkina ces 20 dernières années ?L. D. M. : De 1999 à 2018, la coopération belge a investi 250 millions d’euros, soit 164 milliards de francs CFA. Mais au-delà de ces sommes, c’est la qualité de notre collaboration, les résultats atteints et la durabilité de nos programmes qu’il faut regarder.
S. : Que peut-on retenir spécifiquement du volet culturel de la coopération ?L. D. M. : Il y a deux types d’intervention en matière de coopération culturelle, liée à la configuration institutionnelle de la Belgique, notamment un niveau fédéral et régional, avec les régions et les communautés francophones, néerlandophones et germanophones. Le Burkina Faso est parmi les onze pays prioritaires de la politique de coopération avec la Wallonie-Bruxelles depuis plus de 20 ans.
Le nouveau programme se focalise sur l’appui à la reconnaissance, la promotion et la gouvernance des sites patrimoniaux, l’appui au Centre régional pour les Arts vivants en Afrique, l’appui aux filières de gestion culturelle et une contribution au Fonds de développement culturel. Des échanges se font aussi autour des grandes manifestations culturelles comme le FESPACO, les Récréatrales et Jazz à Ouaga.
La valorisation du patrimoine de la cour royale de Tiébélé est un exemple concret de cet appui. Au niveau fédéral, nous finançons Africalia, qui s’intéresse au développement des industries culturelles et au renforcement des capacités au Burkina. Elle a des relations de partenariat avec le cinéma numérique ambulant, la Fédération du Cartel initiateur des Recréatrales-, l’Institut supérieur de l’Image et du Son (ISIS) et la Maison de la parole. Parallèlement, il existe des relations privées entre des artistes ou des festivals burkinabè et belge.
S. : Quelles sont les perspectives de coopération à moyen terme ?L. D. M. : Nous avons posé les jalons d’une coopération intensive avec la signature des conventions et le début de mise en œuvre des différents programmes. Nous avons des actions de coopération qui courent jusqu’en 2023 et tous les éléments sont réunis pour que cette coopération se renforce les années à venir.
Le seul bémol, c’est la situation sécuritaire actuelle du Burkina, qui fait qu’il est parfois difficile de mener des activités dans certaines zones. Dans certains cas, nous allons devoir adapter nos modes d’intervention. Mais nous espérons que le gouvernement réussira à stabiliser la situation dans les zones touchées.
S. : Comment appréciez-vous la gouvernance et la démocratie au Burkina ?L. D. M. : Le Burkina a traversé une période intense, notamment avec l’insurrection de 2014 et la Transition mouvementée qui s’en est suivi en 2015. La démocratie s’est réinstallée à partir de 2016, avec l’organisation des élections. En général, la gouvernance au Burkina est très appréciable. Cela se voit aussi dans les différents indicateurs de gouvernance qui existent au niveau international. Toutefois, il reste des points à améliorer et c’est aux gouvernants d’y travailler. La Belgique est prête à accompagner le pays dans ce sens.
Lieven De La Marche à propos de l’insécurité : «Nous espérons que le gouvernement réussira à stabiliser la situation dans les zones touchées».S. : Vous célébrez les 20 ans de la présence de l’ambassade de Belgique au Burkina cette année. Qu’est-ce qui est prévu ?L. D. M. : L’ambassade de Belgique au Burkina s ‘est installé en 1999, après son déménagement de Niamey. Cela fait 20 ans et nous allons célébrer cet anniversaire à travers un certain nombre d’activités. Nous allons commencer avec une soirée en hommage à la communauté belge vivant au Burkina, le 15 juin 2019. Cette communauté n’est pas très grande on dénombre à peu près 300 Belges en terre burkinabè mais elle est assez dynamique.
Après suivra une semaine axée sur la coopération au développement avec une rencontre avec les Burkinabè qui ont étudié en Belgique, une foire des acteurs de la coopération et le lancement de notre nouveau programme bilatéral à Tenkodogo. La célébration continuera après l’été et culminera avec un cocktail à l’occasion de la fête du roi des Belges, le 15 novembre prochain.
S. : Ces festivités coïncident donc avec le lancement du programme bilatéral d’Enabel à Tenkodogo. De quoi s’agit-il ?L. D. M. : Le lancement de ce programme, préparé pendant trois ans, aura effectivement lieu le 21 juin prochain à Tenkodogo dans le Centre-Est. La préparation de ce programme a été entamée depuis 2016. Cela a pris du temps, parce qu’il fallait d’abord identifier la zone et les axes d’intervention et puis formuler et approuver le programme. Il comprend plusieurs volets. La composante centrale vise l’appui au secteur privé local et l’entreprenariat, aux chaînes de valeur, et à l’amélioration du climat des affaires.
A côté de cela, un volet prend en compte nos actions en faveur des droits sexuels et de reproduction des femmes et des adolescents, déjà entamées sous le programme de redémarrage avec l’UNFPA, avec l’appui des ministères de la Santé et celui de la Femme. Il y aura aussi un volet police de proximité, donc sécuritaire et également un programme transversal de renforcement des capacités.
Ce programme concerne la région du Centre-Est, et plus particulièrement l’axe Tenkodogo-Koupèla, des villes secondaires importantes pour le tissu économique local. Il s’étale sur cinq ans, avec une enveloppe financière de 45 millions d’euros.
S. : La question sécuritaire est préoccupante au Burkina, avec les attaques terroristes à répétition. Quel genre d’appui le pays peut-il attendre de la Belgique ?L. D. M. : Sur le plan sécuritaire, nos appuis utilisent différents canaux. Le plus important, c’est le canal européen. La Belgique fait partie de l’Union européenne, à travers laquelle il y a un appui massif au Burkina et au G5 Sahel. Spécifiquement, nous apportons notre expertise à travers le projet européen dénommé, Projet d’appui au renforcement de sécurité intérieure du Burkina Faso (PARSIB), qui vise des appuis en équipements, formation et expertise pour renforcer la réponse à des attentats terroristes et la gestion des crises en milieu urbain.
Cela a par exemple permis d’améliorer la réactivité des forces de sécurité face aux dernières attaques terroristes à Ouagadougou. Dans notre programme bilatéral, le volet police de proximité évoqué tantôt est également à prendre en compte. Sans oublier une coopération militaire qui se décline en des possibilités de formations en Belgique pour les officiers burkinabè et un projet de rénovation du centre de formation para commando à Pô, qui va bientôt commencer.
S. : Votre pays est membre du Conseil de sécurité de l’ONU. Le G5 Sahel peut-il compter sur le soutien de votre pays pour plaider sa cause à l’international ?L. D. M. : Je crois que oui. La Belgique est depuis le début de l’année présente au Conseil de sécurité des Nations unies, pour un mandat de deux ans. Pour notre pays, le Sahel est une zone prioritaire en matière de politique étrangère et de lutte contre le terrorisme et l’insécurité. Nous suivons au sein du Conseil de sécurité avec intérêt l’évolution du G5 Sahel et la situation dans la région.
Nous sommes déjà très présents au Mali à travers les programmes de formation aux forces de sécurité de l’Union européenne à la MINUSMA, et nous sommes aussi aux côtés du G5 Sahel. Nos positions au sein du Conseil de sécurité concernant le G5 sont souvent assez proches de celle des pays du Sahel. Notre présence dans cette instance est placée sous le thème : «Bâtir le consensus, agir pour la paix». Un thème qui s’applique à la situation au Sahel.
S. : Le gouvernement belge déconseille-t-il la destination Burkina à ses ressortissants, au regard du contexte sécuritaire fragile ?L. D. M. : Comme beaucoup de représentations diplomatiques, nous émettons un avis de voyage pour nos ressortissants désirant visiter le Burkina Faso. Au vu de la situation sécuritaire, certaines zones et provinces sont déconseillées. Par exemple, nous n’encourageons pas nos ressortissants à aller dans les zones de l’Est et du Nord, et dans les provinces sous état d’urgence.
C’est le signal que le gouvernement burkinabè a lui-même donné. Nous n’avons pas de carte colorée, mais nous donnons des indications assez précises sur les endroits à éviter. Cela peut évidemment changer en fonction de l’évolution de la situation.
S. : Qu’en est-il des relations commerciales entre les deux pays ?L. D. M. : Le Burkina occupe une place peu importante dans les relations commerciales avec la Belgique. En termes d’importation de la Belgique, il occupe la 100e place et, s’agissant de l’exportation vers notre pays, le Burkina se positionne à la 140e place. Cela ne doit toutefois pas occulter les opportunités offertes par le Burkina. En 2017, comme précisé tantôt, il y a eu une mission économique qui a été organisée par la région bruxelloise.
Les entreprises belges présentes se sont montrées très intéressées pour faire du commerce avec le Burkina. Depuis, nous voyons un intérêt du secteur privé belge en croissance. Il y a aussi Bruxelles Airlines qui vient d’ouvrir son quatrième vol par semaine sur Ouagadougou. Ce qui participe à la dynamisation des échanges commerciaux.
S. : Quels sont les produits burkinabè qui intéressent les Belges ?L. D. M. : Ce sont surtout les fruits et légumes : le haricot vert, la mangue, etc. A un certain moment, le Burkina exportait aussi de l’or vers la Belgique, mais ce n’est plus le cas. Notre pays regorge de ports et une logistique assez importante qui approvisionne toute l’Europe de l’Ouest. Le Burkina peut en profiter en termes d’échanges commerciaux.
Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a initié une formation à la conduite d’engins lourds et aux techniques de santé et de sécurité au travail au profit de trente jeunes de la province du Gourma. La session a été lancée officiellement, le samedi 8 juin 2019, à Fada N’Gourma.
Dans un contexte marqué par le boom minier, les autorités burkinabè ont pris l’engagement de former les jeunes en vue d’une plus grande représentativité des compétences locales dans les sociétés minières. Ainsi, à l’initiative du ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, trente jeunes issus de la province du Gourma ont été sélectionnés pour bénéficier d’une formation à la conduite d’engins lourds et aux techniques de santé et de sécurité au travail dans les mines.
La session a été lancée, officiellement, le samedi 8 juin 2019, à Fada N’Gourma par le promoteur, en présence d’autorités régionales et communales. Titulaires du Certificat d’études primaires (CEP), au moins, les trente futurs conducteurs d’engins miniers vont allier théorie et pratique trois mois durant. Ils devront, entre autres, appréhender les notions de déontologie, acquérir des connaissances sur la santé et la sécurité au travail, se familiariser avec la technologie et maîtriser la conduire d’engins lourds.
Le ministre Idani, par ailleurs patron de la cérémonie, a promis d’user de tout son «potentiel» pour faciliter l’accès des bénéficiaires aux stages pratiques. En retour, il les a exhortés à la rigueur tout au long de la session. «Il vous appartient, chers jeunes, de vous valoriser et de savoir vous vendre, étant donné que la formation ne fait pas automatiquement de vous des employés dans une société», a-t-il lancé.
Trente jeunes ont été sélectionnés pour bénéficier de trois mois de formation à la conduite d’engins miniers.
Pour les bénéficiaires, il s’agit d’une opportunité inédite à saisir. «Je viens d’avoir une chance de me former et de me frayer un chemin dans le monde du travail. Mes camarades et moi devons donner le meilleur de nous-mêmes pour mériter la confiance placée en nous et encourager le ministre à prendre d’autres initiatives au profit de la jeunesse», a déclaré Abdoul Aziz Idani, l’un des 30 jeunes.
Des compétences locales dans trois mois
Ramatou Idani, étudiante en 2e année de Droit à l’Université Ouaga II, est tout heureuse de figurer parmi les trente bénéficiaires. «J’ai toujours rêvé de travailler dans une mine. Cette opportunité vient donc à point nommé», s’est-elle réjouie. Afin de dégager du temps pour la formation, elle a suspendu ses études pour 3 mois, et compte y mettre une croix en cas d’offre d’emploi dans une société minière.
Selon le deuxième adjoint au maire de la commune de Fada N’Gourma, Fadel Alexandre Thiombiano, le ministre Oumarou Idani a fait œuvre utile. «La jeunesse de ma commune attendait une telle occasion pour espérer être embauchée un jour dans une société minière», a-t-il affirmé. Fadel Alexandre Thiombiano a exhorté les apprenants à saisir cette chance, d’autant plus que le secteur des mines est de plus en plus favorable à l’insertion professionnelle des jeunes.
M. Idani a annoncé son intention d’étendre la formation aux jeunes des autres provinces de la région de l’Est. En outre, il a exprimé sa gratitude au responsable du Centre de formation professionnelle d’engins miniers et Santé-sécurité au travail (CFPEM-SST) pour sa «précieuse contribution» à la concrétisation du projet.
L’ambassadeur du Burkina Faso au Tchad, Pr Benoît Kambou, est décédé à Ouagadougou, hier mardi 11 juin 2019 des suites d’un Accident vasculaire cérébral (AVC). Enseignant-chercheur et premier président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), il avait été nommé ambassadeur au Tchad, le 17 janvier 2018.
La famille de la diplomatie burkinabè est en deuil. L’ambassadeur du Burkina Faso au Tchad, Pr Benoît Kambou, s’est éteint hier mardi 11 juin 2019 à Ouagadougou à l’hôpital Blaise Compaoré. Né le 22 mars 1952, le diplomate est beaucoup plus connu dans le monde universitaire et particulièrement à l’Unité de formation et de recherches en sciences juridiques (UFR-SJP).
Après ses études primaires à Gaoua et à Diébougou où il décroche son CEPE en 1966, il intègre le Cours normal de Koudougou jusqu’à l’obtention de son BEPC en 1970. Affecté au lycée Ouezzin- Coulibaly de Bobo-Dioulasso, il réussit à son Baccalauréat en 1973. M. Kambou s’inscrit à la faculté de droit d’Orléans où il passe avec succès sa licence et sa maîtrise de droit en 1978. Après son DEA en contentieux international, administratif et constitutionnel, le natif de la cité de Bafoudji soutient sa thèse de doctorat, 3e cycle en 1982 à Orléans sur le thème : «Les mécanismes juridiques internationaux d’exploitation des bassins hydrographiques africains en Afrique : contribution à un modèle de coopération».
Cinq ans plus tard, il réussit à sa Thèse de doctorat unique sur «Le différend frontalier entre le Burkina Faso et la République du Mali devant la justice internationale». Enseignant permanent à la Faculté de Droit et de Sciences Politiques de l’université de Ouagadougou et enseignant vacataire à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) depuis 1982, Benoît Kambou a occupé plusieurs fonctions au sein de la faculté de Droit. Promu Maître de Conférences en droit public et sciences politiques le 22 mars 2003, il avait été admis à la retraite le 6 mars 2017.
En plus de ses fonctions académiques, l’enseignant-chercheur a été conseiller à la Présidence du Faso et le premier président exécutif du Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN). L’homme que la nation burkinabè pleure laisse derrière lui une veuve et un enfant.
Les militaires et policiers radiés en 2011 ont animé une conférence de presse, le mardi 11 juin 2019 à Ouagadougou, pour exprimer leur incompréhension face aux refus d’audience auprès de plusieurs institutions.
Radiés depuis 2011, les militaires et policiers veulent être situés sur leur sort. Ils ont organisé une conférence, le mardi 11 juin 2019 à Ouagadougou, pour éclairer l’opinion sur le traitement de leur dossier. Malgré le «refus» de certaines autorités de les recevoir, ils se sont dit disponibles à servir le Burkina Faso et espèrent regagner leurs fonctions respectives. Par ailleurs, les «infortunés» ont révélé la galère qu’ils vivent au quotidien avec des familles disloquées, sans qu’une issue ne soit trouvée à leur situation.
Pour Ousséni Bambara, le délégué des militaires, après le dépôt du rapport du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), ils ont approché les autorités pour mieux comprendre. «Nous avons déposé quatre demandes d’audience à la Primature, une au ministère de la Sécurité, deux à l’Assemblée nationale et deux à l’Archevêché, mais aucune d’elles n’a été accordée», a-t-il regretté. Pour ne rien arranger, deux demandes d’autorisation d’occupation de l’espace public, selon lui, leur ont été refusées par la commune de Ouagadougou.
A présent, M. Bambara et ses pairs désirent de tout leur cœur, qu’on leur dise enfin la «vérité». Aussi, ils s’interrogent sur l’importance d’une institution «budgétivore» comme le HCRUN dans la mesure où les rapports produits ne sont pas traités. Au moment où les autorités ne parlent que de paix, de dialogue inclusif, de cohésion sociale, les militaires et policiers radiés disent être étonnés du fait que les autorités ne veuillent pas les recevoir, malgré les multiples demandes d’audiences.
Alors que, clament-ils, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avait promis, lors de son passage à la radio Savane Fm, le 23 juin 2018, un «traitement diligent» du dossier.
A l’entendre, promesse leur a été faite dimanche dernier, que le dossier sera traité d’ici à la fin du mois de juin. «Nous comptons les jours», a-t-il dit.
Tenkodogo, chef-lieu de la région du Centre-Est, a abrité le lancement officiel des activités commémoratives des 10 ans d’existence de Marie Stopes Burkina Faso, le samedi 8 juin 2019.
Après dix ans d’existence au Faso, Marie Stopes Burkina Faso (MSB), filiale de Marie Stopes International (MSI), est dévouée dans la défense des droits fondamentaux des femmes et des couples de décider librement du nombre et de l’espacement des naissances. MSB s’est, à cet effet, fixé des objectifs ambitieux pour la période de 2016 à 2020, à savoir : «Enfants par choix et non par surprise», en vue d’étendre ses interventions en matière de Santé sexuelle et reproductive (SSR).
A travers ses cliniques, MSB offre une gamme complète de services concernant toutes les méthodes de Planification familiale (PF), les services en maternité et gynécologie sécurisés, le diagnostic et le traitement des infections sexuellement transmissibles, les conseils et dépistage volontaires du VIH, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et les services de laboratoire.
La ministre de la Santé, Léonie Claudine Lougué, a justifié sa présence à la cérémonie de lancement des activités pour deux raisons fondamentales : la première est que l’un des objectifs visés par son département est l’atteinte du dividende démographique à travers l’accessibilité des services de PF par toute la population dans tout le pays.
La 2e raison est l’objectif global de MSB et de ses partenaires techniques et financiers qui est d’accroître l’offre des méthodes, l’accès aux informations et les conseils en SSR des jeunes et des couples. La ministre a aussi soutenu que ces activités permettront aux populations cibles de jouir pleinement de leur vie et surtout d’avoir des informations justes pour pouvoir prendre des décisions éclairées sur leur vie sexuelle et reproductive.
Le premier adjoint au maire de Tenkodogo, Ousmane Bangré a fait un plaidoyer auprès de Marie Stopes et ses partenaires, pour l’intensification des activités de sensibilisation et prestations de la PF au profit des jeunes tout au long de la période qui précédera la commémoration de la fête nationale du 11-Décembre 2019 dans la région.
…a soutenu que les activités de MSB permettront aux populations cibles de jouir pleinement de leur vie.
Le directeur assurance-qualité et développement médical de MSI, Dr Boubacar Sawadogo a présenté un bilan positif des dix ans d’existence de MSB. Les perspectives pour 2019 prévoient la délocalisation des équipes mobiles pour plus d’efficience, la dynamisation de l’ensemble des canaux de prestation, le rapprochement des cibles par la relocalisation des équipes mobiles, le renforcement des capacités des équipes d’appui et du marketing «cible jeune» et enfin, de la collaboration avec les autres acteurs de la société civile intervenant dans la SSR.
«Nous sommes conscients qu’il y a encore des défis et de l’effort à faire en termes de communication pour que là où se trouve la femme, l’homme et les jeunes, que ces gens puissent avoir l’information sur MSB. Et dans notre plan de communication de cette année. Nous allons développer des innovations en termes de stratégies pour pouvoir aller au-delà.
Nous avons choisi la région du Centre-Est pour commémorer les dix ans d’existence de MSB, pour être en lien avec la célébration de la fête de l’indépendance du 11-Décembre», a indiqué Dr Boubacar Sawadogo. Une présentation du bilan des dix ans d’existence de MSB, la remise d’attestations à des partenaires, une caravane qui a parcouru les artères de la ville de Tenkodogo, avec des distributions gratuites des produits contraceptifs et une animation podium, ont marqué les moments forts du lancement des activités commémoratives des dix ans de MSB.
Il est revenu à Kantigui que deux médias se seraient illustrés négativement dans le cadre de la subvention annuelle que l’Etat accorde à la presse privée. Dans les principes, pour prétendre à une nouvelle subvention, les organes de presse ont l’obligation de fournir les pièces justificatives des dépenses effectuées avec le soutien précédent. C’est ainsi, que les deux médias en question, n’ayant pas pu réunir ces documents et n’entendant pas laisser filer l’opportunité, se seraient mis à l’idée de produire du faux.
Certaines pièces déposées n’étaient pas authentiques. Leur manège a malheureusement été découvert par la commission de vérification du contenu des dossiers. En attendant de savoir la suite qui leur est réservée, Kantigui estime que ce comportement n’est pas digne de structures dont une des missions est d’éduquer la population. Il appelle donc les promoteurs de ces organes à donner le bon exemple à l’avenir.
Deux conseillers régionaux absentéistes
Dans ses balades dans la cité de Naaba-Oubri, Kantigui a inopinément assisté à une discussion sur un fait marquant au Conseil régional du Plateau central. De cette discussion, il retient que le conseil tient ses sessions depuis plus d’un an avec 38 conseillers régionaux sur 40. Selon la source de Kantigui, deux conseillers régionaux sont absents en permanence des sessions et cette situation dure depuis plus d’une année, voire deux ans pour l’un d’eux.
Sur les raisons de ces absences, l’informateur de Kantigui a précisé que l’un des élus régionaux, originaire de la commune de Niou dans le Kourwéogo, aurait démissionné de son poste, parce que les débats des sessions se déroulent en français alors qu’il est illettré. Est-ce la vraie raison ? Kantigui n’en sait rien. Quant au deuxième élu, il occupait une fonction qui l’empêchait d’être régulier aux différentes sessions.
Mais cela fait plus d’une année, qu’il a quitté ce poste sans pour autant participer aux sessions. La source de Kantigui a même ajouté que le Président du Conseil régional (PCR) aurait appelé en vain au remplacement des deux absentéistes. Kantigui espère qu’à la prochaine session, de nouveaux élus régionaux seront désignés pour combler le vide.
Canton de Banfora : qui est le chef ?
Il est parvenu à Kantigui que la cité du Paysan noir abritera une cérémonie d’installation de son chef, le dimanche 16 juin 2019. Et l’heureux «élu» est Héma Sibiri. Comme il est de coutume au Burkina Faso, cette cérémonie donne lieu à des réjouissances. Cependant, Kantigui, dans ses pérégrinations a appris qu’un autre chef, Gnambon Aboubacar Héma (29 ans), intronisé en juillet 2018, après le décès de son prédécesseur Yoyé Héma, ne l’avait pas été dans les règles.
C’est au cours des funérailles du défunt chef qu’une dame aurait annoncé au public la désignation de ce dernier comme chef. De ce qui est parvenu à Kantigui, celle-ci n’aurait aucune responsabilité coutumière, ni voix au chapitre au sein du conseil des représentants des ancêtres. Pourtant, tous les regards étaient tournés vers Sibiri Héma comme étant celui que Fadouga lui-même avait initié pour le remplacer, au décès de Yoyé Héma. Kantigui invite les différentes parties à respecter les règles de désignation des chefs pour le bonheur des populations de cette contrée.
Le FONER à la recherche d’autres partenaires
Kantigui a appris que depuis son arrivée à la tête du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER), la directrice générale, le Dr Marie-Thérèse Arcens, a entrepris de nombreuses actions. Plusieurs tournées dans les universités et centres universitaires des régions lui ont permis de toucher du doigt les réalités des étudiants, d’entendre leurs plaintes et complaintes au sujet de paiement de leurs allocations.
Soutenue par le Conseil d’administration, a-t-on précisé à Kantigui, la DG prospecte auprès des différentes banques et opérateurs de paiements mobiles en vue de la diversification des moyens de paiement des allocations aux étudiants. Des correspondances leur auraient été adressées pour recevoir des propositions d’offres dans ce sens.
Kantigui estime que si cette diversification des moyens de paiement est mise en œuvre, elle va contribuer à réduire les files intenables devant les Guichets automatiques de banque (GAB) d’une des institutions financières de la place, l’unique chargée du paiement des allocations des étudiants.
Le recrutement des IAC reporté
Dans sa quête permanente d’informations, Kantigui est tombé sur un communiqué du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale en date du mardi 11 juin 2019. Ledit communiqué précise qu’initialement prévu pour se tenir le dimanche 16 juin 2019, le concours direct de recrutement sur mesures nouvelles spéciales, session 2019, de 1000 Instituteurs adjoints certifiés (IAC), est reportée à une date ultérieure.
Kantigui a aussi pu lire que les candidats seront informés à travers un communiqué précisant les centres, le jour et les heures de composition. Kantigui se demande si cette situation est liée au mouvement d’humeur qui serait en cours chez les gestionnaires des ressources humaines.
Si c’est le cas, il souhaite un denouement rapide afin d’éviter un enlisement comme au ministère en charge des Finances qui a occasionné des pertes énormes.
Il espère donc que tout rentrera dans l’ordre pour que les différents candidats puissent composer au plus vite.
Les épreuves écrites du CEP ont débuté dans diverses localités du pays. Le gouverneur de la région du Centre-Nord, Casimir Séguéda, a lancé officiellement, hier le 11 juin 2019, à l’école primaire de Kougrin-Louda «A» de Kaya, les épreuves des examens du Certificat d’études primaires (CEP).
Les candidats au CEP, session 2019, ont débuté les épreuves. Au Centre-Nord, 29 420 candidats prennent part à la session normale, répartis dans 140 centres d’examen, contre 487 pour la session spéciale dont la date n’est pas encore arrêtée.
Le top de départ de cette compétition a été donné par le gouverneur de la région du Centre-Nord, Casimir Séguéda, au centre n°1 de Kougrin-Louda «A», dans la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Kaya III. Avant de procéder à l’ouverture du pli de la première épreuve, la rédaction, intitulée : «Tu as déjà fait une promenade. Raconte», d’une durée d’une heure, Casimir Séguéda a prodigué des conseils aux candidats, afin de remonter le moral.
«Nous sommes venus vous encourager et vous demander d’être sereins pour mieux réussir l’examen. Vous devez vous départir des mauvaises pratiques telles que la fraude», leur a-t-il conseillé. Il a émis le vœu que tous réussissent à ce premier diplôme du cursus scolaire.
Ils sont au total 34 434 candidats dans les quatre provinces de la région du Centre-Ouest à composer. Le Boulkiemdé, à lui seul, compte 20 997 candidats suivi du Sanguié avec 10 892 candidats, la Sissili 6 778 candidats et le Ziro 4 767 candidats. En allant aux écoles Sud de Koudougou pour le lancement des épreuves, la gouverneure, Irène Coulibaly et le président du conseil régional, Abdoulaye Badoh ont fait le tour des salles pour encourager les candidats.
Dans les différentes salles de composition, ils ont demandé aux candidats de donner le meilleur d’eux-mêmes pour des résultats qui honoreraient la région. Au personnel enseignant chargé de l’administration des épreuves, les autorités l’ont encouragé pour le travail qui est fait durant l’année scolaire et surtout son engagement pour l’organisation bien réussie de la session du CEP.
Au Centre-Est, 35 516 candidats sont dans la course pour l’obtention du CEP. Le gouverneur de la région, Antoine Ouédraogo, qui a présidé le lancement de l’examen, dans la salle du jury n°1, logé à l’école Samandin, a dit que toutes les dispositions ont été prises pour que les centres d’examens soient sécurisés. «N’ayez pas peur. Prenez le temps de bien lire et comprendre les sujets. Si vous êtes bien préparés, vous allez réussir…», a-t-il signifié aux candidats.