Utilisation des méthodes contraceptives:l’Eglise, inquiète

Le Renouveau charismatique catholique de l’Université de Ouagadougou (RCCUO) «Buisson ardent», a tenu sa veillée annuelle, le mardi 30 avril 2019 à Ouagadougou. Appel à la conversion, message sur la foi et sensibilisation aux méthodes contraceptives ont été les temps forts de la nuit de prières.

Contrairement aux années précédentes, la veillée de clôture de la campagne d’évangélisation du Renouveau charismatique catholique de l’université de Ouagadougou (RCCUO) a été délocalisée à la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception. La raison évoquée est l’insécurité qui a contraint le «Buisson ardent» à une soirée à minima qui a pris fin peu après minuit. Le père spirituel, l’Abbé Blaise Bicaba, a encouragé ses filleuls à accepter les choses ainsi parce que «tout est grâce» à son avis. Le premier message est intervenu après la méditation du chapelet et un temps de louange. Tiré du chapitre 15 de l’Evangile de St Luc, il invite le chrétien à la repentance et à la conversion. Le prédicateur, Clément Kaboré, a démontré combien Dieu, à l’image du père de l’enfant prodigue, attend avec impatience, le retour du pécheur pour lui accorder sa miséricorde. De l’Ancien au nouveau Testament, il a puisé dans les Saintes écritures, les textes d’appui à son message, révélant ainsi comment depuis Adam et Eve, Satan œuvre au quotidien pour nous détourner de la présence glorieuse de Dieu. Le deuxième prédicateur, Emmanuel Ouédraogo, a exhorté l’assemblée, le verset 23 du 9e chapitre de l’Evangile de St Marc. Il a, à son tour, encouragé les uns et les autres à garder la foi devant les épreuves et les difficultés de la vie. Appelé à livrer son message, le curé de la paroisse universitaire Saint Albert Le Grand de la Rotonde, Abbé Anatole Tiendrébéogo, a plutôt attiré l’attention des chrétiens sur les ONG qui font la promotion des méthodes contraceptives. A son avis, si la démographie est un frein au développement de l’Afrique comme le conçoivent les Occidentaux, la Chine ne serait pas, avec plus d’un milliard d’habitants, une puissance économique. Il a décoché des flèches contre les gouvernants africains qui, dans leurs politiques nationales, se plient aux désidératas des bailleurs de fonds. L’Abbé Anatole Tiendrébéogo a indiqué que l’utilisation des méthodes contraceptives est la cause des maladies tels les cancers de sein et du col de l’utérus, la stérilité et bien d’autres pathologies. Les femmes et jeunes filles des villes et campagnes sont ainsi victimes d’«actions criminelles» sous le couvert de l’aide au développement avec le «silence complice» des autorités. «L’Eglise ne saurait se taire face à la programmation du génocide de la population en cours dans notre pays à travers les actions des ONG», a-t-il déclaré. Il a demandé aux fidèles catholiques d’avoir des comportements responsables en adoptant les méthodes naturelles de régulation des naissances et dénoncé la campagne de déstabilisation de l’Eglise, motivée par la question des prêtres pédophiles. La veillée a pris fin vers 00h20 après la célébration eucharistique et un temps d’adoration.

Tielmè Innocent KAMBIRE
Arnaud Fidèle YAMEOGO
(Stagiaire)

Altitude Nahouri 2019 Les inscriptions sont ouvertes

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Le comité d’organisation de la course, Altitude Nahouri, a organisé une conférence de presse, le samedi 11 mai 2019 à Ouagadougou. Il a été question de l’organisation de la XIe édition, le 8 juin prochain à Pô.

Qui succèdera au Kenyan Shadrack Kipkogey, vainqueur, l’an passé, de la course Altitude Nahouri ? Cette question trouvera réponse, le 8 juin prochain, date de la tenue de la XIe édition de la course. C’est ce qu’a confié le comité d’organisation de ladite compétition, le samedi 11 mai 2019 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. Pour cette XIe édition, plus de 300 athlètes sont attendus. Selon le promoteur Ouezzin Louis Oulon, comme d’habitude, il y aura la participation des athlètes de la sous-région, avec cette fois, une présence remarquable de ceux du Nigéria. La participation du Kenya et du Maroc sont aussi attendus. La compétition va se dérouler dans sa formule habituelle qui est une course de 21 km dans les artères de la ville de Pô suivie de la montée du Pic du Nahouri. Les inscriptions sont gratuites et les compétiteurs peuvent se faire enrôler dès à présent à la Radio nationale du Burkina, au siège de la fédération burkinabè d’athlétisme situé au stade du 4-Août, ou à la radio Savane FM. Ils peuvent se faire inscrire également par e-mail à , ou par sms au (+226) : 52 90 90 90 / 79 09 34 34/ 64 11 09 09. Le comité d’organisation a informé qu’un concert sera organisé la veille de la compétition à Pô. Les récompenses seront attribuées le lendemain de la course à Ouagadougou, et la cérémonie sera retransmise en directe de la Télévision nationale du Burkina. En guise de récompenses, le premier repartira avec la somme de 1000 dollars US (environ 680 000 FCFA). Le 2e empochera la somme de 250 000 FCFA, le 3e 150 000FCFA, 100 000FCFA pour le 4e. Le 5e et le 6e au classement recevront respectivement 75 000 et 50 000FCFA. Et chacun des athlètes classés de la 7e à la 10e place recevra 25 000 FCFA. Le premier des Burkinabè et la première fille à l’arrivée seront primés, a rassuré le promoteur. Cette XIe édition, placée sous le thème : «Jeunesse et engagement patriotique », sera patronnée par le président de l’Assemblée nationale, Bala Sakandé. Elle sera coparrainée par les ministres Alpha Barry des Affaires étrangères et de la Coopération et Abdoul Karim Sango de la Culture, des Arts et du Tourisme

Pengdwendé Achille
OUEDRAOGO

Burkina Faso : l’ONU condamne l’attaque contre une église dans le nord du pays

Les Nations Unies ont condamné l’attaque meurtrière perpétrée dimanche matin contre une église dans le nord du Burkina Faso, une région en proie aux violences ces derniers mois.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, María Fernanda Espinosa Garcés, ont fermement condamné l’attaque contre une église du village de Dablo, situé à 90 km de la ville de Kaya, dans la région du Centre-Nord, du Burkina Faso.

Les assaillants ont attaqué une église catholique lors d’une messe, a indiqué le porte-parole adjoint du Secrétaire général dans une déclaration de presse rendue publique dimanche soir.

Selon les informations rapportées par les médias, au moins six personnes ont été tuées dans cette attaque, « la troisième de ce genre en cinq semaines », a déploré sur Twitter, Mme Fernanda Espinosa qui vient de conclure une visite en Afrique de l’Ouest et centrale (Nigéria, Tchad et Ghana).

Par la voix de son porte-parole adjoint, M. Guterres a rappelé le caractère sacré de tous les lieux de culte et exhorté tous les citoyens burkinabé à travers toutes les communautés « à s’unir pour ne pas succomber aux efforts visant à semer la discorde et engendrer de nouvelles violences ».

« Nous ne pouvons tolérer la haine. Le droit fondamental de la liberté de religion doit être respecté partout », a pour sa part souligné Mme Fernanda Espinosa 

La Coordinatrice résidente des Nations Unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha, a également condamné « l’attaque odieuse » contre l’église de Dablo.

« Aucun peuple ne devrait subir ce que le Burkina Faso traverse actuellement », a dit Mme Makhetha. « Même les guerres ont des règles. Les civils ne devraient jamais être une cible », a souligné la coordinatrice résidente.

Le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, fait l’objet d’attaques et de violences intercommunautaires récurrentes depuis plusieurs mois. Le Secrétaire général de l’ONU et la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies ont demandé à ce que les auteurs de cette attaque soient traduits en justice pour répondre de leur crime. 

M. Guterres et Mme Makhetha ont adressé leurs plus sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. « Nos pensées vont également aux familles des personnes enlevées et à toutes les personnes qui ont perdu la vie lors des récentes attaques – forces de sécurité, enseignants, agents de santé, autorités locales et bien d’autres », a ajouté la Coordinatrice résidente des Nations Unies au Burkina Faso.

Le Secrétaire général a exprimé la solidarité des Nations Unies avec le gouvernement et le peuple du Burkina Faso en cette période difficile pour la nation. « Les Nations unies restent disposées à appuyer ses efforts de la manière la plus appropriée », a souligné son porte-parole adjoint.

Communiqué de presse UNOWAS

Attaque de l’église de Dablo: le CDP condamne

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Le dimanche 12 mai, des individus armés ont attaqué et tué six personnes dans l’Eglise de Dablo dans la province du Sanmatenga.

Une fois de plus le terrorisme s’est illustré lâchement contre nos populations. Après des attaques tous azimuts, le terrorisme s’est orienté sur le terrain ethnique. Cette fois, il s’oriente sur le terrain religieux pour diviser et semer le doute du bon vivre ensemble multi-centenaire dans nos populations.

Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), par ma voix, condamne avec fermeté et vigueur ces attaques et les stratégies qui les sous-entendent.

Le CDP exprime sa compassion à l’Eglise Catholique, au Diocèse, à la paroisse et aux familles des victimes.

Le CDP présente ses sincères condoléances aux proches et aux familles des personnes éplorées.

Le CDP réaffirme avec fermeté le principe de laïcité du Burkina Faso et appelle toutes les populations à faire front commun contre le terrorisme sur toutes ses formes.

Le CDP interpelle vivement le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer à toutes les populations la liberté de culte.

Le terrorisme échouera. Restons unis, confiants et solidaire à nos forces de défense et de sécurité.

A nos martyrs soyons reconnaissants.

Démocratie – Progrès – Justice

Ouagadougou, le 12 mai 2019,

Le Président du Congrès pour la Démocratie et le Progrès

Wend-Vennem Eddie Constance KOMBOIGO

 

Vaincre ensemble

Hier dimanche 12 mai, une énième série d’attaques non revendiquées a semé la mort dans la commune de Dablo dans le Centre-Nord du pays. Le bilan, selon les autorités communales, fait état de six personnes tuées, dont un prêtre et cinq fidèles catholiques au moment de la messe dominicale.

Ainsi donc, des attaques revendiquées aux attaques anonymes, les représentants de l’Etat, et plus gravissime, des communautés religieuses en sont venues à être prises pour cibles. Comme en représailles à l’intensification de la lutte contre l’entreprise terroriste sur le sol burkinabè depuis le déclenchement de l’opération à succès «Otapuanu» début mars 2019 dans les forêts du grand Est et la libération de quatre otages occidentaux des griffes des cellules terroristes par une action conjointe de nos Forces de défense et de sécurité (FDS) et de leurs homologues français et américains. Face aux insidieux tirs au flan de l’ennemi, qui espère saper le vivre-ensemble, la nation doit résister. Il faut impérativement préserver la paix sociale.

Cette paix qui ne va jamais de soi et sur laquelle il faut veiller pour déceler tout ce qui mine, petit à petit, les équilibres chèrement acquis et perturbés, souvent involontairement, par ignorance ou par négligence. Il n’est donc pas question de lâcher prise face à la complexité évidente de la donne sécuritaire actuelle.

L’ennemi tente de tisser sa toile sur la terre de nos ancêtres, mais il ne parviendra pas face à la bravoure du peuple. C’est en cela, qu’il faut saluer l’accroissement des moyens et des capacités opérationnelles des forces armées nationales, grâce notamment à des appuis extérieurs. Cette action conjuguée a permis d’apporter une riposte conséquente, qui a permis de tuer dans l’œuf des projets d’attentats, de démanteler et de neutraliser des cellules terroristes. Et plus récemment de mener avec succès des opérations militaires en collaboration avec des pays amis. La libération des otages français, sud-coréen et américain est la parfaite illustration de cette collaboration, qui devra se renforcer au fil du temps. De sources sécuritaires introduites, cette opération a été menée de bout en bout avec le détachement de l’armée française et les forces spéciales burkinabè.

Du suivi du convoi des ravisseurs depuis la frontière du Niger jusqu’à l’assaut auquel 15 à 18 de nos «boys» ont pris part, rien n’a été laissé au hasard. En amont, la collaboration entre l’Agence nationale de renseignement (ANR) et la Direction générale des services extérieurs (DGSE) a tourné à fond pour fournir, en liaison avec les services américains, les renseignements opérationnels qui ont permis de libérer les otages. Malheu-reusement, deux militaires français sont tombés sur le champ d’honneur. Si l’opération a été un succès, de nombreuses questions taraudent les esprits. Y a-t-il eu des négociations préalables ou non avec les ravisseurs ? Sur quoi ont-elles buté ? Pourquoi en est-on arrivé à une option militaire ?

Les jours à venir nous permettront, peut-être, de lever un coin de voile sur ces questionnements. Il faut espérer que cette coopération militaire conjointe, voulue par le Burkina Faso au terme des accords du 17 décembre 2018, puisse se poursuivre dans d’autres circonstances. Ce qui permettra de délivrer, au besoin, d’autres otages aux mains des groupes qui écument le Sahel, depuis plusieurs années et de réduire l’extrémisme et ses dangereuses dérives communautaires.

Par Mahamadi TIEGNA

Galian 2019 : quatre lauréats, six prix pour Sidwaya

Les prix Galian, qui récompensent chaque année les meilleures œuvres journalistiques ont livré leur verdict, dans la nuit du 11 mai 2019, à la salle des banquets de Ouaga 2000. Pour cette 22e édition, le Super Galian est revenu au journaliste Hugues Richard Sama du journal l’Observateur Paalga.

Hugues Richard Sama du journal L’Observateur Paalga est le Super Galian 2019. Il succède à Dabadi Zoumbara, vainqueur de l’édition précédente. Il a remporté ce prestigieux prix avec ces deux reportages intitulés : «Echangeur du Nord : Pour aller à Larlé, on monte ou on descend ?» et «Prise en charge des déficients mentaux dans le Nord : le sacerdoce fou des vagabonds de la charité».

Hugues Sama, devient le 3e lauréat du Super Galian, institué depuis la 21e édition, en 2017. En plus du trophée et la somme de 3 millions F CFA, il a reçu une villa d’une valeur de 20 millions F CFA, un billet d’avion et une moto, lors de la 22e Nuit des Galian, le 11 mai 2019. «C’est une surprise pour moi, vu que je n’ai que trois ans d’expérience. En Afrique, on aime souvent dire aux jeunes de savoir être patients. De ce point de vue, être tout de suite propulsé au-devant de la scène a quelque chose de déconcertant», a-t-il confié. Mais au-delà de sa modeste personne, ce prix honore les jeunes journa-listes qui sont dans les rédactions, a-t-il souligné.

«J’ai une pensée pour tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué au résultat de ce soir. Je pense particulièrement au directeur des rédactions, au rédacteur en chef, au premier responsable du journal et à tout le personnel, car le journalisme est un travail à la chaîne», a-t-il soutenu. A cette soirée de distinction, des prix spéciaux et officiels ont été remis aux professionnels des médias.

Maintenir la flamme du professionnalisme

Pour le patron de la 22e édition des Galian, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Sakandé, la célébration de l’excellence dans le journalisme mérite d’être soutenue au regard de la place des médias dans le processus démocratique. «L’Assemblée nationale est le temple de la démocratie. Et démocratie rime avec information.

Les hommes de médias participent au renforcement de la démocratie en permettant au peuple d’avoir l’information juste, vraie», a-t-il affirmé. Et le respect de l’éthique et de la déontologie est capital pour la construction d’une démocratie véritable, a ajouté le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou. «Les prix Galian qu’organise chaque année mon département visent, non seulement une saine émulation entre les professionnels, mais aussi et surtout à renforcer le professionnalisme dans les médias», a-t-il expliqué.

Pour la présidence d’honneur de la première directrice de la Volta-Vision (actuelle télévision nationale), Odette Bessé, cette édition des Galian a enregistré 168 candidatures, soit 336 œuvres pour 34 prix Galian, un Super Galian et une quinzaine de prix spéciaux. Au-delà de la qualité des œuvres produites, les différents jurys ont relevé quelques manquements que les postulants doivent travailler à corriger. Il s’agit, entre autres, de la confusion des genres journalistiques, l’insuffisance de culture générale, la mauvaise formulation des titres et le non-respect des critères du concours.

Mahamadi SEBOGO

Des lauréats de Sidwaya s’expriment

A l’issue de la cérémonie, des lauréats des Editions Sidawaya ont manifesté leur joie et reconnaissance.

Habibata Wara, prix spécial Nestlé : «C’est bon pour le moral»
«Je voudrais rendre grâce à Dieu pour m’avoir accordé la chance de remporter ce prix. Mes efforts ont été couronnés de succès. C’est bon pour le moral. La première œuvre primée parle de l’insalubrité criante qui s’est installée dans la ville de Ouagadougou. La seconde fait cas de la galère des Ouagalais pour s’acheter un sac de 50 kg de maïs subventionné dans les boutiques témoins de la SONAGESS (Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire). Une telle souffrance est la conséquence de la campagne agricole 2017-2018 déficitaire. Je dis merci à Nestlé pour ce prix. Ce sont les Editions Sidwaya qui gagnent et particulièrement la rédaction de Carrefour Africain».

Oumar Paténéma Oué-draogo, prix de la meilleure enquête et prix spécial du droit humain à l’eau et à l’assainissement : «Cela fait plaisir d’être lauréat».
«Cela fait plaisir d’être lauréat d’un prix spécial et d’un prix officiel en enquête. Cela me fait oublier toute la misère et la galère que j’ai dû endurer au cours de ces enquêtes. Je remercie toute la chaîne de production des Editions Sidwaya. C’est bien vrai que je suis l’auteur des articles, mais derrière, il y a toute une équipe qui a travaillé pour qu’on ait un produit final qui est le journal papier. C’est le lieu pour moi de témoigner à tous les agents des Editions Sidwaya toute ma gratitude. Je remercie également le jury qui a porté son choix sur mes œuvres. J’invite mes collègues journalistes à persévérer, car ils pourraient être aussi lauréats un jour».

Abdel Aziz Nabaloum, prix spéciaux de la Chambre de commerce et de la Maison de l’entreprise : «Je dédie ces prix à notre regrettée Evelyne Douamba».
«Je suis animé d’un double sentiment. C’est d’abord un sentiment de joie pour avoir eu ces lauriers. C’est l’occasion de dire merci à tous mes collaborateurs qui partagent au quotidien leur savoir avec moi. Aussi, un grand merci à tous les acteurs de l’ombre pour leur contribution dans tout ce que nous faisons.
C’est aussi un sentiment de tristesse, parce que cela fait un mois, jour pour jour, que nous avons perdu une amie, une collègue, une promotionnaire, Evelyne Douamba. Je lui dédie ces prix et là où elle se trouve qu’elle sache que nous ne l’oublierons jamais».

Propos recueillis par M.S
A.Z

Projets de développement : la Banque mondiale accorde 137 milliards au Burkina Faso

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement et la Banque mondiale ont signé une convention de prêt, le 10 mai 2019 à Ouagadougou. A travers ce geste, l’institution financière met à la disposition du Burkina Faso environ 137 milliards F CFA pour la mise en œuvre de deux projets de développement.

Les projets de Centres d’excellence africains (CEA) et d’inclusion financière vont bénéficier d’une enveloppe de 137 milliards F CFA de la part de la Banque mondiale (BM). Une part de l’enveloppe va servir aussi d’appui budgétaire. En effet, le ministère de l’Economie, des finances et du développement et la BM ont signé une convention de prêt, le vendredi 10 mai 2019 à Ouagadougou. A entendre le représentant-résident de la BM au Burkina Faso, Cheick F. Kanté, son institution compte accorder une série de trois tranches au pays des Hommes intègres sur la période 2019-2021.

Il a ajouté que le premier accord de financement, relatif à la première opération de la série d’appuis aux politiques de développement, couramment appelé appui budgétaire, est d’environ 59 milliards F CFA. «Il vise à soutenir le programme de réforme du gouvernement qui s’articule autour de trois piliers, à savoir améliorer la mobilisation des ressources intérieures et l’efficacité des dépenses publiques ; encourager une croissance plus inclusive valorisant la productivité de l’exploitation minière artisanale et de l’élevage, tout en limitant les risques et les dommages environnementaux et enfin celui axé sur la réduction des disparités spatiales et des inégalités sociales par l’amélioration de l’accès universel et de la qualité des services de santé», a-t-il déclaré. Selon M. Kanté, des réformes ont été soutenues dans des domaines importants tels que la fiscalité, la gestion des investissements publics, l’élevage, les mines artisanales et la santé. Le deuxième accord de financement, a-t-il confié, concerne le projet de CEA d’un montant de 19,5 milliards FCFA. Il vise à soutenir la formation et la recherche appliquée dans les disciplines scientifiques, technologiques et les mathématiques. Selon lui, celles-ci sont essentielles au développement des capacités techniques des pays africains, mais connaissent de grandes pénuries en Afrique.

Pour le représentant-résident de la Banque mondiale, ce projet rassemble également les institutions communautaires sous régionales, notamment la CEDEAO et l’UEMOA comme principaux soutiens. Le troisième accord, a-t-il affirmé, s’élève à 59 milliards FCFA et concerne le Projet d’appui à l’inclusion financière au Burkina Faso (PAIF). Son objectif, a-t-il expliqué, est d’accroître et faciliter l’accès aux services financiers numériques et l’accès aux crédits pour des bénéficiaires ciblés. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, a réitéré, pour sa part, sa disponibilité à faire en sorte que ses services puissent contribuer efficacement à la mise en œuvre des actions identifiées pour l’atteinte des objectifs qu’ils se sont fixés dans le cadre de ces projets et dans les délais convenus. Il a également témoigné sa gratitude à la BM pour ses multiples soutiens.

 

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)