Développement stratégique de l’éducation de base : Un taux d’exécution de 81,2% en 2018

La 7e mission conjointe de suivi du Programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB) s’est achevée, le jeudi 9 mai 2019, avec la signature d’un aide-mémoire par le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro et la représentante-résidente de l’UNICEF, Dr Anne Vincent.

Le Programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB) a eu un taux d’exécution appréciable en 2018, soit 81,2%. C’est ce qui est ressorti des résultats des travaux de la 7e mission conjointe de suivi du programme qui a débuté le 16 avril 2019 à Ouagadougou, avec pour objectif d’examiner et d’apprécier les rapports annuels d’exécution physique et financière du programme en 2018 ainsi que l’état de mise en œuvre des 16 recommandations de la 6e mission conjointe.

Ces résultats ont été consignés dans un document dénommé : «Aide-mémoire». Ce document a été présenté aux acteurs et paraphé par le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro et la représentante-résidente de l’UNICEF, Dr Anne Vincent, lors de la clôture de la mission qui a eu lieu, le jeudi 9 mai, dans la capitale burkinabè. Pour le ministre en charge de l’éducation nationale, le fort taux d’exécution du PDSEB en 2018 est à mettre à l’actif de l’ensemble des acteurs du système éducatif à qui il a adressé ses félicitations.

Cependant, il les a invités à plus de dévouement et d’abnégation au travail afin de relever les défis qui demeurent. A ce propos, il a indiqué que les résultats des travaux de la 7e mission ont mis en exergue de nombreuses difficultés dont le faible taux de préscolarisation (4%), l’insuffisance du volume horaire effectif des cours dispensés annuellement et la gestion peu rationnelle du personnel enseignant qui impactent négativement sur la qualité des apprentissages et renchérissent le coût de l’éducation.

A ces difficultés, le ministre a ajouté l’amenuisement tendanciel des financements et la prise en compte très timide des langues nationales dans l’enseignement. Des difficultés face auxquelles les acteurs ont formulé des recommandations qui seront prises en compte dans le plan d’actions 2019. Parlant de recommandations, les participants à la 7e mission conjointe ont mis à profit cette rencontre pour examiner l’état de mise en œuvre des treize recommandations de la 6e mission conjointe.

Sur ce point, le Pr Ouaro a fait savoir que sur les 13 recommandations de 2017, seulement cinq ont été entièrement réalisées en 2018 soit un taux d’exécution de 31,8%. Un taux que la représentante-résidente de l’UNICEF au Burkina Faso a jugé très faible. Elle a, de ce fait, appelé le ministère à prendre les dispositions nécessaires pour que les recommandations formulées au cours de la 7e mission conjointe soient entièrement mises en œuvre.

«Si, nous estimons nécessaire de continuer à formuler des recommandations au sortir de chaque mission conjointe, nous devons aussi prendre l’engagement de nous doter des moyens nécessaires pour assurer leurs mises en œuvre effective aux échéances fixées», a-t-elle interpellé les acteurs avant de les rassurer de la disponibilité des PTF à les soutenir dans l’amélioration de la mise en œuvre des recommandations des missions conjointes. La 8e mission conjointe est prévue pour avril 2020.

Nadège YAMEOGO

Développement des médias : StarTimes, un géant à la conquête de l’Afrique

Multinationale des médias créée en 1988, le groupe chinois StarTimes est un opérateur chinois de télévision numérique en Afrique subsaharienne. L’entreprise est déjà présente dans une trentaine de pays africains et prospecte d’autres marchés comme le Burkina Faso.

Il faut arpenter les couloirs du siège de la multinationale chinoise StarTimes à Pékin, pour comprendre son ambition de conquérir l’Afrique subsaharienne dans le développement de la télévision numérique et par satellite. Sont placardés de part et d’autre des murs, les portraits de chefs d’Etats et ministres africains avec les dirigeants de l’entreprise.

StarTimes est un intégrateur de systèmes, fournisseur de technologies, de contenus et opérateur de réseaux dans le domaine de la télévision numérique. L’entreprise est arrivée sur le marché africain en 2008 avec l’objectif de permettre à chaque famille de s’abonner à la télévision numérique et chaînes payantes à moindre coût. Actuellement, elle a installé ses filiales dans 30 pays africains comme la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Rwanda, Madagascar et le Mozambique.

Aux dires de la vice-présidente de StarTimes, Gu Ziqi, la multinationale nourrit l’espoir de s’implanter dans toute l’Afrique subsaharienne. A ce jour, a-t-elle indiqué, elle est en train d’intensifier ses activités dans le domaine de l’internet et du e-commerce sur le continent. Pour le cas du e-commerce, des prospections ont été menées dans certains pays et il y sera bientôt mises en place des plateformes-pilotes qui vont s’étendre à d’autres.

Selon Mme Gu, StarTimes dispose de 25 millions d’utilisateurs de ses produits en Afrique et travaille à allier développement des médias et télévision numérique.

Depuis sa présence sur le continent africain, a argué la vice-présidente, l’entreprise a œuvré à rendre accessible à moindre coût les chaînes de télévision payantes. Par exemple, le bouquet de base qui comprend une trentaine de chaînes est offert à 2 dollars US. En termes de contenus, StarTimes a créé un centre de traduction et de doublage de films et séries, en onze langues pour les proposer aux télévisions africaines et aux distributeurs de contenus partenaires.

«Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains»

En 2015, à Johannesburg lors du forum sur la coopération Chine-Afrique, le président chinois, Xi Jinping, a lancé le projet intitulé «Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains». Cette initiative pilotée par StarTimes, dans 23 pays africains, va permettre, selon le directeur des relations publiques pour l’Afrique francophone, David Courbe, de fournir des équipements dans les 10 000 villages d’ici à la fin 2019.

Le directeur des relations publiques pour l’Afrique francophone, David Courbes, a indiqué que sur les 4 400 employés de StraTimes, 3 000 sont africains.

 

«C’est une tâche qui demande une grande organisation puisqu’il faut former des gens dans chacun des villages et apporter les équipements. C’est un défi que StarTimes prend à cœur et nous sommes honorés d’avoir été choisis pour mettre en œuvre ce projet important des gouvernements chinois et africains qui va permettre aux populations rurales d’avoir accès à l’information et aux programmes», a-t-il expliqué.

A l’entendre, les bénéficiaires auront accès à des chaînes locales et celles de StarTimes consacrées au divertissement, au sport et aux programmes éducatifs destinés aux enfants. «Chaque village recevra deux projecteurs, un téléviseur numérique de 32 pouces et 20 décodeurs équipés de paraboles. Les projecteurs et téléviseurs seront équipés de systèmes d’alimentation solaire et de kits d’accès à la télévision par satellites», a détaillé M. Courbes.

Ces équipements seront installés dans les espaces publics des villages afin de permettre à tout le monde d’y avoir accès. Anicette Yatié, actrice de doublage de nationalité ivoirienne, soutient que l’avantage du projet est surtout lié aux contenus en langues locales africaines. Comment entendez-vous conquérir le marché d’un pays comme le Burkina Faso qui vient de renouer ses relations avec la Chine ?

«Bien avant la reprise de la coopération bilatérale entre les deux pays, nous avons été au Burkina Faso et c’est un marché qui promet. Nous sommes dans les démarches administratives pour pouvoir nous y installer», a répondu la vice-présidente de StarTimes, Gu Ziqi. La multinationale a été distinguée à plusieurs à travers le monde.

Karim BADOLO
(Depuis Pékin en Chine)

Coupe du Faso : L’AS SONABEL et Rahimo qualifiés pour la finale

L’AS-Sonabel et Rahimo FC se sont qualifiés pour la finale de la Coupe du Faso à l’issue des demi-finales disputées le mercredi 8 mai à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. Les Electriciens ont réussi à se débarrasser des commerçants de l’ASEC de Koudougou (4-2), tandis que les académiciens de Bama ont défait les militaires aux tirs au but (4-3).

La finale de la 33e Coupe du Faso opposera, le 26 mai 2019 à Ouagadougou, l’AS-SONABEL à Rahimo FC. Ces deux clubs de première division ont obtenu leur ticket à l’issue des deux demi-finales, âprement disputées le 8 mai dernier. A Ouagadougou, au stade du 4-Août, l’opposition AS-SONABEL-ASEC de Koudougou a tenu toutes ses promesses. Les Electriciens l’ont remporté par le score de 4 buts à 2.

«Nous sommes un outsider», s’est pourtant exprimé en fin de match, Mousso Ouédraogo, qui avait peut-être mesuré la bonne forme de l’ASEC de Koudougou en championnat. L’AS-SONABEL est bien entrée dans la partie en scorant par deux fois en 26 mn, grâce à un inhabituel attaquant venu de la D3 (JCB) faire ses armes à l’AS SONABEL, Mohamed Ouattara (13e et 26e).

Mais les Electriciens vont baisser la garde, permettant au vieux renard de surface, André Yaméogo, de réduire la marque sur penalty (32e). Les protégés de Saboteur reviennent de la pause, gonflés à bloc et maintiennent leur pression sur l’AS SONABEL. Le même André Yaméogo reprend imparablement de la tête, un coup franc savamment tiré par Abdoul Karim Cissé (55e). L’expérimenté Saboteur salue le nombreux public venu de Koudougou avec quatre cars.

Une première pour Rahimo

Les poulains du coach Mousso Ouédraogo organisent la révolte. L’insaisissable Mohamed Ouattara profite de la passivité défensive de l’ASEC pour reprendre de la tête, le centre de Stéphane Bandé (65e). Bérenger Diby, entré en cours de jeu, sonnera le glas de l’équipe de Koudougou en marquant le 4e but (79e).

Pour Oumar Compaoré, milieu défensif de l’ASECK, la défaite se justifie par la suspension de nombreux joueurs. «En plus, notre jeu n’était pas correct. L’équipe adverse a malmené notre milieu de terrain comme elle le voulait. Nous espérons maintenant la 3e place au championnat», a-t-il ajouté. Coach Mourinho de l’AS-SONABEL dit avoir beaucoup appris dans ce match face à l’ASECK coaché par Saboteur.

«Tactiquement, nous avons pris du plaisir. Nous gardons juste le goût de la victoire en nous disant qu’il y a beaucoup de plaies à soigner. Vous verrez le vrai Mourinho dans 5-6 ans», a-t-il clamé. C’est la 2e fois que Mousso Ouédraogo atteint la finale de la Coupe du Faso. La première fois, c’était avec l’USFA en 2017 et il a perdu face à l’EFO (2-3). Quant à l’AS SONABEL, elle disputera la 4e finale de son histoire.

Les Electriciens les ont toutes perdues face au RCK en 2016 (0-2), à l’ASFA-Y en 2013 (1-2) et devant l’EFO en 2011 (0-0, puis 3-4 Tab). Ils auront cette fois-ci comme adversaire, le Rahimo FC, qui s’est qualifié pour la première fois de son histoire, à une finale de Coupe du Faso. Au stade Wobi de Bobo-Dioulasso, les accadémiciens de Bama ont battu aux tirs au but (4-3) l’USFA. Les deux équipes n’ont pas pu se départager (1-1) à l’issue du temps règlementaire et des prolongations.

Adama SALAMBERE


Programme de la 29e journée du championnat national D1

Sommet sur le baseball en Afrique : Les acteurs à la recherche d’un nouveau souffle

En marge des éliminatoires des Jeux Olympiques, zone Afrique, s’est tenu un sommet sur le développement du baseball sur le continent, les 2 et 3 mai 2019, à Johannesburg, en Afrique du Sud, sous l’égide de la Fédération sud-africaine de baseball (South Africa Baseball Union).

Les Fédérations africaines de baseball et de softball veulent donner une nouvelle impulsion au développement de ces disciplines sportives sur le continent. A cet effet, s’est tenu un sommet les 2 et 3 mai 2019, à Johannesburg, en afrique du Sud, en marge des éliminatoires des Jeux Olympiques en baseball, zone Afrique.

A l’initiative de la South africa baseball union (SABU), la fédération sud-africaine de baseball, cette rencontre a connu la participation de plusieurs fédérations, dont la Fédération burkinabè de baseball et de softball (FBBS). Ce cadre d’échanges a été une occasion pour les associations nationales de baseball de faire le point de l’évolution de ce sport dans leurs pays respectifs. Il a également servi de tribune pour diagnostiquer les maux qui minent le développement de cette discipline sportive sur le continent africain. Et le premier constat que l’on puisse faire est l’absence de compétitions.

«Le problème qu’on a en Afrique est qu’il y a très peu d’activités de baseball et cela empêche les joueurs d’évoluer. Il est de la responsabilité des administrateurs du baseball africain d’arranger les choses afin que les joueurs, les empires (arbitres), les scorers, les entraîneurs puissent pratiquer ce sport», a souligné le président de la SABU, Marc Moreau. Il y a surtout des problèmes organisationnels et de fonctionnement au niveau de la direction de l’ABSA (ndlr : African baseball et softball Association), la Confédération africaine de baseball et de softball, qu’il faut redresser urgemment ; car les mois que l’on perd ne profitent pas aux joueurs, a-t-il ajouté.

Selon le secrétaire général de l’ABSA, le Burkinabè Ibrahim N’Diaye, le sommet a permis aussi de se pencher, d’une part, sur la communication entre la Wold Baseball et softball Confederation (WBSC), l’ABSA et les fédérations nationales qu’il faille améliorer, et d’autre part sur la promotion du baseball 5 (baseball five), qui constitue une opportunité pour l’Afrique. En ce sens que cette variante de baseball demande peu d’équipements et se pratique sur des terrains réduits, a-t-il expliqué.

Les conclusions du sommet feront l’objet d’un rapport qui sera adressé à l’ABSA. Et au secrétaire général de la confédération africaine d’assurer que les recommandations de Johannesburg ne dormiront pas dans les tiroirs.

Mahamadi SEBOGO
msebogo@yahoo.fr
Depuis Johannesbourg

Chronique

Quand tu perdras la foi…

Il y a des fois où tout marche à travers
Il y a des fois où tout tourne à l’envers
A contre-courant les vagues nous emportent
Face aux rafales, le vent nous transporte

Il y a des jours sans pain, lourds de chagrin
Il y a des nuits vides de rêve, on veille au grain
Comme des naufragés perdus en pleine randonnée
Comme des oisillons oubliés dans un nid abandonné

Il y a des hommes heureux qui marchent les larmes aux yeux
Il y a des hommes malheureux qui chantent des airs envieux
Le bonheur n’appartient à personne, la douleur est parfois un repère
Il y a une fleur dans le cœur de tous les hommes qui désespèrent

Il y a des ombres lumineux qui éclairent le chemin du solitaire
Il y a toujours une porte à franchir au-delà des murs qui serrent
On ne défend pas une cause avec des larmes de charme
On ne s’en prend pas à la vie avec des armes qui alarment

On vit toujours avec…

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Crise politique au Bénin : Des émissaires de Talon à Kosyam

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu le jeudi 9 mai 2019 à Ouagadougou, une délégation du gouvernement béninois, conduite par le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République du Bénin, Pascal Irénée Koupaki.

Le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a dépêché un émissaire auprès de son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, le jeudi 9 mai 2019 à Kosyam. Le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République du Bénin, Pascal Irénée Koupaki, accompagné de son collègue en charge des affaires étrangères et de la coopération, Aurélien Agbenonci, a remis un message du président Talon au chef de l’Etat burkinabè.

Rien n’a filtré du contenu du document, de même que les échanges entre la délégation béninoise et le président du Faso. La même mission était dans la matinée à Abidjan en République de Côte d’Ivoire, où elle a transmis également un message au président ivoirien, Alassane Ouattara dont le contenu n’a pas été non plus dévoilé.

Cette tournée sous régionale de l’équipe gouvernementale béninoise se déroule dans un contexte où leur pays est secoué par une crise politique née des élections législatives. En effet, l’opposition n’a pas pu présenter de candidats pour cause d’une loi controversée qui a durci les conditions d’éligibilité.

Cette visite intervient également dans un contexte sécuritaire difficile dans la sous-région avec l’enlèvement, le 1er mai 2019, de deux touristes français et leur guide béninois, dans le parc national de la Pendjari, une zone forestière frontalière avec le Bénin. Quelques jours après, le corps du Béninois a été retrouvé dans la même zone.

Abdoulaye BALBONE

Forêt de Kua à Bobo-Dioulasso : Le déclassement de 16 ha autorisé, selon le maire

Le maire de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou, accompagné d’une délégation de maires d’arrondissement, a rendu visite à quelques personnes-ressources de la ville, le mercredi 8 mai 2019. Cette tournée a eu pour but de les informer sur la procédure de déclassement d’une portion de la forêt classée de Kua.

A la suite de la polémique sur le déclassement d’une partie de la forêt de Kua devant servir de site pour un hôpital de référence à Bobo-Dioulasso, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a convoqué une rencontre multipartite à son cabinet, le 6 mai 2019.

Ayant pris part à cette rencontre, le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou, a fait le compte rendu à quelques autorités coutumières et religieuses de la ville, à travers une tournée, dans la matinée du mercredi 8 mai 2019.

Le maire s’est rendu successivement chez le chef de canton de Dioulassoba, le chef bobo de Dagasso, le chef suprême des Dioulas, chez le chef de la communauté peulhe et au siège de la communauté musulmane. A ces différentes étapes, le maire a eu pratiquement le même message. «Nous sommes là pour vous passer la vraie information et vous demander vos accompagnements et bénédictions», a indiqué Bourahima Sanou. Il a relaté les faits tels qu’ils se sont passés.

A l’entendre, la commune a simplement été saisie pour donner son avis sur un éventuel déclassement d’une portion de la forêt en question. C’est là que le conseil municipal, après concertation, a donné un avis favorable. A suivre le bourgmestre de Bobo-Dioulasso, il revenait maintenant au ministère de la Santé de poursuivre le dossier pour un éventuel déclassement.

Bourahima Sanou a profité de l’occasion pour déplorer la «désinformation» orchestrée par certaines personnes sur les réseaux sociaux. Il a dit être surpris par la réaction de certaines personnes qui ont dit que «la commune et le gouvernement veulent détruire la forêt».

«L’Etat et les collectivités territoriales sont les premiers gardiens des ressources naturelles y compris les forêts classées», a insisté le maire. Il a, en outre, confié qu’après la rencontre convoquée par le Premier ministre, en présence des ministres concernés par le sujet, la question a été tranchée.

Le déclassement des 16 hectares (ha) a été autorisé. Des mesures compensatrices ont été prévues parmi lesquelles un reboisement de 30 ha sur le site initial (à Borodougou) pour en faire une forêt. A ce reboisement, le maire a ajouté que la cour de l’hôpital sera boisée. D’où sa conviction que toutes ces mesures compenseront «largement» les arbres qui seront éliminés.

A la fin de la tournée, le maire s’est réjoui de la réaction des différentes personnes-ressources rencontrées. «Nous avons reçu le soutien de l’ensemble des personne-ressources auxquelles nous avons rendu visite», a-t-il laissé entendre. Et d’annoncer que les travaux sont prévus pour débuter entre fin septembre et début octobre 2019.

Alpha Sékou BARRY

Valorisation du maïs à haut rendement : Le livret de recettes disponible

L’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et des innovations (ANVAR) a présenté officiellement le livret de recettes à base de grains de maïs, le jeudi 9 mai 2019, à Ouagadougou.

La recherche pour la valorisation des produits locaux avance au Burkina Faso. Ce, grâce au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). A travers l’Institut de recherches en sciences appliquées et technologiques (IRSAT), l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et des innovations (ANVAR) a élaboré un livret de recettes à base des grains de maïs.

Intitulé ‘’Produits et mets à base de maïs, ce livret de 135 pages présente des recettes faites à base de six variétés. Il s’agit de variétés à haut rendement telles que les hybrides «Bondofo et Komsaya», utilisées dans les zones irriguées, les «variétés SR 21» et «Espoir» pour les zones de bonne pluviosité et les variétés «Wari» et «Barka» précoces et tolérantes à la sècheresse pour les zones nord-soudaniennes.

Cet ouvrage a été réalisé dans le cadre de la première phase du projet de valorisation de variétés de maïs à haut rendement dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

Un projet financé à hauteur de 1 150 000 000 F CFA par la commission de l’UEMOA. Selon le coordonnateur du projet, par ailleurs directeur général de l’ANVAR, Pr Louis Sawadogo, le maïs occupe la deuxième place après le riz dans les habitudes alimentaires des Burkinabè. Et l’un des objectifs dudit projet a été d’accroître de 50% le niveau de transformation.

Il a fait comprendre que ces variétés ont des grains de couleur soit blanche, soit jaune. Ils sont à l’entendre, riches en protéines, et présentent une bonne aptitude à la transformation agroalimentaire. «A l’heure où la malbouffe a pignon sur rue et constitue un problème de santé publique, ce livret qui fait l’inventaire de l’ensemble des mets traditionnels et modernes résultant de la transformation de cette céréale, va permettre d’innover dans la cuisine et de diversifier la ration alimentaire», a dit Pr Sawadogo.

A propos de la valorisation de ces mets, il a souhaité qu’ils soient servis aux pauses-café et déjeuners, lors des ateliers et autres réunions des ministères. Car de son avis, cela permettra de booster toutes les chaînes des filières de ces produits et générera des emplois.

C’est pourquoi, le ministre délégué à la recherche scientifique et à l’innovation, Urbain Ibrahim Coulidiati, a exhorté l’ensemble des acteurs à vulgariser et à diffuser le livret. «Ce livret doit être perçu comme un guide opérationnel permettant de connaître les différents mécanismes pour les recettes à base de grains de maïs», a soutenu le ministre délégué.

Gaspard BAYALA