«Nous travaillons à satisfaire les préoccupations», ministre Rémis Dandjinou

Le Conseil des ministres s’est tenu le mercredi 8 mai 2019 à Kosyam, sous la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Il a examiné plusieurs dossiers dont la fronde sociale.

Les accords signés entre le gouvernement et les différents syndicats avant la conférence nationale sur le système de rémunérations des agents publics de l’Etat seront mis en œuvre jusqu’à la date du 31 décembre 2018. C’est ce qu’a laissé entendre le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, à l’issue du Conseil des ministres d’hier 8 mai 2019. «Nous travaillons à satisfaire les préoccupations, tout en tenant compte de la soutenabilité des budgets. Mais la nouvelle donne sur l’harmonisation des conditions de rémunération interviendra à partir du 1er janvier 2019», a-t-il ajouté. Selon lui, contrairement à ce que certains disent, le gouvernement ne fait pas du deux poids deux mesures, mais appliquera les conclusions de la conférence qui prévoient une redéfinition des conditions de rémunérations. De l’avis de Rémis Dandjinou, la plupart des mouvements d’humeur qui secouent les services publics sont liés à des retards dans l’adoption de décret pour la mise en œuvre de mesures à la suite du reversement dans des grilles prévues par des textes qui datent parfois de 2012 ou 2013.

Certains de ces textes, à l’en croire, rencontrent de nombreuses difficultés dans leur application, car il se dégage, parfois, des contradictions auxquelles il faut apporter des corrections. «Quel que soit le secteur concerné par les grèves, des concertations interministérielles ont lieu autour du Premier ministre, de même que des approches avec les partenaires sociaux. Tout cela devrait permettre de trouver des solutions aux différentes préoccupations», a  déclaré le Porte-parole de l’exécutif.
Plusieurs autres dossiers ont été examinés au cours du conseil. Au titre
du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le gouvernement a adopté deux décrets. L’un est relatif à la création d’emplois de professeurs titulaires, de professeurs titulaires hospitalo-universitaires, de maîtres de conférences, de maîtres assistants et de maîtres assistants hospitalo-universitaires à l’Université Nazi- Boni. Le deuxième porte sur la nomination d’enseignants à ces nouveaux postes. Selon le représentant de l’exécutif, après l’inscription des enseignants au tableau du CAMES, à l’issue du concours, il faut procéder à la création des postes d’emplois et de leur nomination par des décrets. Au ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, un décret portant mesures de sécurité de transports de matières radioactives a été adopté par le gouvernement. Ce décret permettra, selon le gouvernement, de prévoir des dispositifs de transport en toute sécurité des matières radioactives, prévenir tout risque d’incident de vol, de sabotage, et enfin, circonscrire les conséquences en cas d’incident.

Les femmes de la brigade verte de la ville de Ouagadougou ont des arriérés de salaires de trois mois et ce retard de paiement s’explique selon la mairie, par le non-versement de certaines subventions de l’Etat. La question a-t-elle été évoquée en Conseil des ministres ? Répondant à cette préoccupation des journalistes, M. Dandjinou a fait savoir qu’on ne discute pas de tout en Conseil des ministres. «Avec la communalisation intégrale adoptée par l’Etat burkinabè, il y a eu des transferts de compétences et ces questions relèvent exclusivement du ressort de la commune», a-t-il indiqué. Sur les deux touristes français qui ont été enlevés à la frontière entre le Burkina et le
Bénin, le ministre de la Communication s’est contenté de dire aux journalistes : «l’enlèvement a eu lieu sur le territoire béninois. Les forces de défense et de sécurité des pays qui partagent le Parc W travaillent en étroite collaboration en vue de retrouver les otages».

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Digital african tour

Le ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatoumata Ouattara, a ouvert, le mardi 30 avril 2019 à Ouagadougou, la IVe édition de Digital african tour (DAT). Placé sous le thème : «Big data, open data et blockchain : ces innovations technologiques qui vont transformer le Burkina Faso», cet événement itinérant est consacré à l’essor du club des directeurs des systèmes d’information au pays des Hommes intègres.

Dans sa dynamique de transformation digitale de l’Afrique, Digital African Tour (DAT), pour sa IVe édition, réfléchit à comment faire du numérique un accélérateur pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), notamment en matière de santé, d’éducation, d’agriculture et du e-commerce. Après le Bénin le 26 mars et le Togo le 2 avril, l’étape du Burkina Faso, consacrée à cet événement itinérant de promotion des bonnes pratiques en matière de système d’information, a eu lieu, le mardi 30 avril 2019 à Ouagadougou. Elle a été placée sous le thème : «Big data, open data et blockchain : ces innovations technologiques qui vont transformer le Burkina Faso». Au-delà de cette thématique qui devrait être traitée en quatre panels, a confié le président du comité d’organisation, Mohamadou Diallo, les questions de l’essor du club des Directeurs des systèmes d’information (DSI) au Burkina Faso et de la formation de la jeunesse à la technologie du numérique devraient être abordées. La confiance comme élément déterminant pour l’innovation dans le domaine du numérique a été le sujet de l’ordre du jour.
Le ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatoumata Ouattara, a salué l’escale de DAT au pays des Hommes intègres et s’est réjouie des échanges qui ont porté sur les enjeux et impacts de l’adoption du numérique pour les pays en développement. A ses dires, l’information étant une denrée très précieuse utilisée par les géants du web pour créer de la richesse, il est important que les Africains se mettent à l’air du temps pour bien collecter, exploiter et mieux apprendre des données. Se prononçant sur le revers du numérique, le ministre a tablé sur la nécessité pour les experts nationaux et africains de mieux le maîtriser, car, de nos jours, c’est une technologie qui s’impose. «On ne peut plus faire marche arrière», a-t-elle soutenu. Hadja Fatoumata Ouattara a déclaré que l’émergence des technologies nouvelles, tels le Big data et le Blockchain, redessine la carte du monde et de la géopolitique en termes de maîtrise de données et de l’information en particulier. Créé en 2008, Digital African Tour est un concept de conférences itinérantes de haut niveau sur le numérique dans plusieurs pays, notamment africains, dans le but de fédérer les énergies des agences nationales et des clubs des DSI en un réseau panafricain. Après le Burkina Faso, les prochaines de DAT vont concerner le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et l’Algérie.

Jean Philibert SOME

SONABEL : peut mieux faire !

Il est connu de tous, que les mois de mars à mai sont des périodes de canicules au Burkina Faso. La consommation en énergie est très élevée, au point que la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) n’arrive pas à satisfaire la demande qui va crescendo d’année en année. En dépit des efforts déployés par les autorités pour atténuer la souffrance des consommateurs qui subissent la «foudre» des délestages, le besoin en énergie n’est toujours pas encore comblé. Mais force est de reconnaître que la situation de la présente période chaude est nettement meilleure à celle des années antérieures. Les pannes électriques ne sont plus légion et les délestages ont considérablement diminué. Ces acquis sont à mettre à l’actif du ministère en charge de l’énergie. Depuis l’année dernière, ce département a mis en place un programme d’investissement pour rattraper le déficit énergétique. Au cours du dernier sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, tenu à Yamoussoukro en juillet 2018, la partie ivoirienne s’était engagée à accroître la fourniture d’énergie au pays des Hommes intègres, d’une puissance moyenne de 73,37 Mégawatts (MW), au premier semestre de l’année, avec pour ambition d’atteindre 90 MW d’ici à la fin de la même année. Le vendredi 5 octobre 2018, le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré et son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo inauguraient la ligne d’interconnexion électrique de 225 kV entre Bolgatanga (Ghana) et Ouagadougou. Des projets d’augmentation de la production au niveau des centrales thermiques sont également en cours. Il s’agit de la construction de la centrale thermique de Fada N’Gourma pour une capacité additionnelle de 7,5 MW et du renforcement de la centrale thermique de Kossodo pour une capacité additionnelle de 50 MW. Dans la même logique, le privé est mis à contribution pour accroître la production énergétique. La construction des centrales solaires n’est pas en reste. Les villes de Koudougou et de Kaya abriteront des centrales solaires photovoltaïques de puissances respectives de 20 MWc et 10 MWc à travers le Projet d’appui au secteur de l’électricité (PASEL). A ce niveau, les dossiers d’appel d’offres ont obtenu l’avis de non-objection. Le processus de sélection des constructeurs est lancé. En marge de la 3e édition de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d’Afrique (SEERA), le gouvernement, à travers le ministère de l’Energie et des Producteurs indépendants d’électricité (PIE), a signé une convention pour la fourniture d’une production d’énergie solaire de 155 mégawatts le 5 avril 2019. Et à partir du 15 mai 2019, le réseau énergétique de la SONABEL se verra renforcé d’une puissance de 50 MW, grâce à une convention signée entre le gouvernement et le privé. Tous ces investissements constituent des solutions qui vont raffermir les options politiques déjà prises dans l’optique de renforcer la sécurité énergétique du pays. Il appartient au département de l’Energie de poursuivre dans cette dynamique, car la demande reste toujours forte en témoignent les délestages, bien qu’elles soient de courtes durées.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO
pathnema@gmail.com

Le retour de Yacouba Isaac Zida annoncé pour le 16 septembre 2019

Le Mouvement des peuples citoyens (MPC) a animé le mercredi 8 mai 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse pour annoncer le retour de Yacouba Isaac Zida en septembre 2019.

Le retour au Burkina Faso de l’ex-Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, résidant au Canada, est prévu pour le 16 septembre 2019, date correspondant au 4e anniversaire du coup d’Etat de septembre 2015. L’information a été donnée, le mercredi 8 mai 2019 à Ouagadougou, par le Mouvement des peuples citoyens (MPC). Le coordonnateur national du MPC, Idrissa Nogo, a indiqué qu’il a eu un entretien téléphonique avec M. Zida, après son interview accordée à une chaîne de télévision internationale, le 27 mars 2019. «Non seulement l’ancien Premier ministre m’a confirmé son retour au pays, mais aussi il m’a confié qu’il sera bel et bien candidat à la présidentielle de 2020», a déclaré M. Nogo aux hommes de médias. Le coordonnateur du MPC a, à l’occasion, expliqué les raisons qui ont retardé le retour de l’ex-Premier ministre au bercail. De son avis, les collaborateurs du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, lui avaient demandé de faire emprisonner Yacouba Isaac Zida parce qu’il aurait détourné «les fonds spéciaux» de la Présidence du Faso sous le pouvoir de Blaise Compaoré. Autre raison évoquée, selon le conférencier, l’ancien chef du gouvernement de la Transition politique aurait reçu des messages de menace d’atteinte à son intégrité physique. La troisième raison avancée par Idrissa Nogo est la désertion en temps de paix et le blanchiment de capitaux et de transfert frauduleux de devises dont se serait rendu coupable M. Zida à l’intérieur et à l’extérieur du Burkina Faso. M. Zida ne craint-il pas d’être poursuivi par la justice une fois au pays ? A cette question des journalistes, les responsables ont soutenu qu’il s’agit de «manœuvres politico-judiciaires» pour éliminer un potentiel challenger politique. «Des responsables politiques ont œuvré à convaincre le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, que Yacouba Zida, avec l’appui de jeunes militaires, constitue une menace sérieuse», a martelé le porte-parole du MPC. Puis de préciser que l’ex-Premier ministre Zida a décidé de mettre fin à cette «cabale» en prenant l’initiative de rentrer au pays.

Abdoulaye BALBONE

Grand mouvement de gourverneurs

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 08 mai 2019, en séance ordinaire, de 09 H 20 mn à 14 H 25 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :
– un décret portant création, composition, attributions, organisation et fonctionnement de la Conférence nationale de la décentralisation (CONAD).

L’adoption de ce décret permet à la CONAD de prendre en compte les nouvelles orientations du cycle III de la décentralisation en vue d’accélérer le développement économique à la base.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– un décret portant ouverture de crédits au budget de l’Etat, exercice 2019 à titre d’avances au profit du ministère des Droits humains et de la promotion civique.

Ce décret consacre l’ouverture d’un montant d’un milliard cinq cent quatre-vingt-dix millions huit cent cinquante mille (1 590 850 000) F CFA, représentant exclusivement les crédits de paiement au titre de l’année 2019 du ministère des Droits humains et de la promotion civique.

L’adoption de ce décret permet de mettre à la disposition dudit ministère, des crédits nécessaires pour son fonctionnement.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
– un décret portant modification du décret n°2017-261/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 05 mai 2017 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Haut conseil du dialogue social (HCDS).

L’adoption de ce décret permet de renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles du Haut conseil du dialogue social.

I.1.4. Pour le compte du ministère des infrastructures :
– un décret portant déclassement de la rue de desserte entre la Brakina SA et la Direction régionale des infrastructures du Centre sise à Kossodo au profit du ministère des Infrastructures.

L’adoption de ce décret permet de déclasser la rue de desserte entre la Brakina SA et la Direction régionale des infrastructures du Centre sise à Kossodo au profit du ministère des Infrastructures et d’incorporer la superficie dégagée dans le domaine privé de l’Etat.

I.1.5. Pour le compte du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :
– un décret portant mesures de sécurité du transport des matières radioactives.

Ce décret prescrit les mesures de sécurité à observer pour prévenir tout incident d’accident, de vol, de sabotage ou d’acte malveillant dans le transport des matières radioactives. Il précise également les consignes pour agir avec célérité en cas d’incident malgré les mesures de prévention.

L’adoption de ce décret permet l’application effective de l’article 18 de la loi n°032-2012/AN du 8 juin 2012 portant sûreté, sécurité nucléaires et garanties.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de la Justice :
– un rapport relatif au bilan de l’organisation des concours du personnel du corps des greffiers de la session de 2018 et à la demande d’autorisation de recrutement sur concours professionnel et direct au titre de l’année 2019.

Pour la session de 2018, au titre des concours professionnels, sur trente-deux (32) postes à pourvoir, vingt-neuf (29) ont été effectivement pourvus dont vingt (20) pour les greffiers en Chef et neuf (09) postes de Greffiers. Au titre des concours directs, les cent (100) postes prévus ont été pourvus dans les trois (03) concours ouverts.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement au titre de l’année 2019, de vingt (20) Greffiers en Chef, de dix (10) Greffiers et de cinq (05) Secrétaires des greffes et parquets pour les concours professionnels et le recrutement de soixante-dix (70) Greffiers et de trente (30) Secrétaires des greffes et parquets pour les concours directs.

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :
– un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants à l’Université Nazi Boni dans les emplois de Professeur titulaire, de Professeur titulaire hospitalo-universitaire et de Maître de conférences.

L’adoption du premier décret permet la création de huit (08) emplois de Professeur titulaire et de Professeur titulaire hospitalo-universitaire, de quatre (04) emplois de Maître de conférences, de vingt (20) emplois de Maître-assistant et de Maître-assistant hospitalo-universitaire.

L’adoption du second décret permet la nomination de deux (02) Professeurs titulaires, de six (06) Professeurs titulaires hospitalo-universitaires et de quatre (04) Maîtres de conférences à l’Université Nazi Boni.

II. COMMUNICATION ORALE

II. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a présenté au Conseil l’état de mise en œuvre des reformes «Doing Business» et l’état de fonctionnement du dispositif de pilotage et de suivi de l’amélioration du climat des affaires au Burkina Faso.

L’évaluation des pays par le groupe de la Banque mondiale à travers le rapport «Doing Business» se fait sur la base d’indicateurs tels que la création d’entreprises, le transfert de propriétés, le paiement des impôts et taxes, l’exécution des contrats, l’obtention des prêts et le commerce transfrontalier.

Le Conseil a donné des orientations aux ministres en charge du dossier pour la prise de dispositions idoines devant permettre une mise en œuvre des reformes «Doing Business» dans le but d’améliorer les performances de notre pays dans le climat des affaires.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE
– Monsieur Vincent SAWADOGO, Mle 28 130 D, Administrateur civil, est nommé Directeur de cabinet;
– Monsieur Salif OUATTARA, Mle 23 563 D, Administrateur civil, est nommé Secrétaire permanent du Suivi des pèlerinages religieux (SP/SPR).

Sont nommées Gouverneurs de régions, les personnes dont les noms suivent :
– Monsieur Edgar Sié SOU, Mle 28 405, Administrateur civil, Région de la Boucle du Mouhoun ;
– Madame Joséphine K. KABORE/APIOU, Mle 25 760, Administrateur civil, Région des Cascades ;
– Monsieur Sibiri de Issa OUEDRAOGO, Mle 23 593, Administrateur civil, Région du Centre ;
– Monsieur Antoine N. OUEDRAOGO, Mle 28 137 M, Administrateur civil, Région du Centre-Est ;
– Monsieur Casimir B. SEGUEDA, Mle 23 617 P, Administrateur civil, Région du Centre-Nord ;
– Madame Irène COULIBALY, Mle 28 164, Administrateur civil, Région du Centre-Ouest ;
– Madame Y. Josiane ZOUNGRANA/KABRE, Mle 28 398 J, Administrateur civil, Région du Centre-Sud ;
– Monsieur Saïdou SANOU, Lieutenant-Colonel, Région de l’Est ;
– Monsieur Antoine ATIOU, Mle 23 533 W, Administrateur civil, Région des Hauts-Bassins ;
– Monsieur Justin S. SOME, Mle 24 059 V, Administrateur civil, Région du Nord ;
– Madame Nana Fatoumata YATASSAYE/ BENON, Mle 88 836 K, Administrateur civil, Région du Plateau-Central ;
– Monsieur Salfo KABORE, Colonel-Major, Région du Sahel ;
– Monsieur Tagseba NIKIEMA, Colonel, Région du Sud-Ouest.

Sont nommés Secrétaires généraux de régions, les Administrateurs civils dont les noms suivent :
– Monsieur Amidou SORE, Mle 23 665 K, Région du Centre-Sud ;
– Monsieur Inoussa KABORE, Mle 28 108, Région du Sahel ;
– Monsieur Aboubacar TRAORE, Mle 23 633 E, Région du Sud-Ouest.

Sont nommés Hauts Commissaires de provinces, les Administrateurs civils dont les noms suivent :
– Monsieur Saïba ZOROME, Mle 91 933 G, Province de la Kossi, Région de la Boucle du Mouhoun ;
– Monsieur Dramane TRAORE, Mle 28 171 E, Province du Koulpélogo, Région du Centre-Est ;
– Monsieur Boukary SAWADOGO, Mle 23 587 G, Province du Boulgou, Région du Centre-Est ;
– Monsieur Abraham Yiyé SONDO, Mle 105 205 W, Province du Boulkiemdé, Région du Centre-Ouest ;
– Monsieur Sié Aristide Mohamed KAM, Mle 220 659 J, Province de la Sissili, Région du Centre-Ouest;
– Madame Mama ZANFARA/TRAORE, Mle 26 854 E, Province du Zoundwéogo, Région du Centre-Sud ;
– Monsieur Balili BADYEL, Mle 73 697, Province du Mouhoun, Région de la Boucle du Mouhoun ;
– Monsieur Lucien GUENGUERE, Mle 91 945 R, Province du Sourou, Région de la Boucle du Mouhoun ;
– Monsieur Abdoul Karim ZONGO, Mle 54 578 B, Province du Kourwéogo, Région du Plateau-Central;
– Monsieur Ibrahim BOLY, Mle 98 002 A, Province de la Komandjari, Région de l’Est.

Sont nommés Secrétaires généraux de provinces, les Administrateurs civils dont les noms suivent :

– Monsieur Baowindsida BINGO, Mle 236 061 S, Province des Banwa ;
– Monsieur Adama KOUSSOUBE, Mle 105 190 K, Province de la Komandjari ;
– Monsieur Firmin BASSOLET, Mle 117 043, Province de la Kompienga ;
– Madame Talari Germaine WOBA, Mle 229 989 F, Province du Kourwéogo ;
– Monsieur Sanfiénalé SIRIMA, Mle 98 046 R, Province du Ioba ;
– Monsieur Noufo DEMBELE, Mle 105 183 B, Province du Séno ;
– Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 200 341 C, Province du Ziro.
B. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
– Monsieur Tarebawogda Lazare SAVADOGO, Mle 52 189 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Tshwané (Afrique du Sud).

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
– Monsieur Fidèle OUI, Mle 30 079 K, Magistrat de grade exceptionnel, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Abdoul Aziz GAMENE, 110 109 F, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Cyrille Parfait SOUBEIGA, Mle 130 252 M, Magistrat, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Elysé OUEDRAOGO, Mle 130 456 B, Magistrat, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Honoré Grégoire KARAMBERY, Mle 92 574 D, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Délwindé Paul 2ème Jumeau TAPSOBA, Mle 104 435 X, Greffier en chef, 1ère classe, 4ème échelon est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Lassina GUITI, Mle 110 110 T, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services judiciaires ;
– Monsieur Abdoulaye SIDIBE, Mle 110 115 T, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services judiciaires ;
– Monsieur Dieudonné Marie Désiré MANLY, Mle 130 240 M, Magistrat de garde exceptionnel, 1er échelon, est nommé Directeur général de la Justice civile, commerciale, administrative et sociale ;
– Monsieur Eloi GUIGMA, Mle 113 371 E, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, est nommé Directeur général de l’Administration pénitentiaire ;
– Monsieur Amadou KANTAGBA, Mle 130 277 D, Magistrat, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur général de la justice pénale et du sceau ;
– Monsieur Issa OUEDRAOGO, Mle 113 374 N, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, est nommé Directeur général adjoint de l’Administration pénitentiaire ;
– Monsieur Marchel DIMA, Mle 130 354 Y, Magistrat, 1er grade, 2ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Sékou TRAORE, Mle 130 335 K, Magistrat, grade terminal, 2ème échelon, est nommé Directeur des Affaires pénales et du sceau ;
– Monsieur Pinnagnè Simplice BADO, Mle 130 460 B, Magistrat, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur des Affaires civiles et commerciales ;
– Monsieur Achille Désiré Léonce BONKOUNGOU, Mle 130 271 C, Magistrat, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’Accès à la justice et de l’aide aux victimes ;
– Monsieur Abasse NOMBRE, Mle 130 321 G, Magistrat, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur de la Légalisation et de la coopération judiciaire ;
– Madame Mariam DIPAMA/BARRY, Mle 130 463 D, Magistrat, 2ème grade, 3ème échelon, est nommée Directrice des Affaires administratives et sociales ;
– Monsieur Ahmed TRAORE, Mle 113 376 H, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, est nommé Directeur de la détention, de la Sécurité et des opérations ;
– Monsieur Xavier BATIOBO, Mle 113 369 K, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, est nommé Directeur de la Production pénitentiaire et de la formation professionnelle ;
– Monsieur Koudaogo Alexis KALMOGO, Mle 247 505 T, Conservateur d’archives, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation ;
– Monsieur Etienne KAGAMBEGA, Mle 222 272 J, Inspecteur principal de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Fada N’Gourma ;

– Monsieur Etienne KANGAMBEGA, Mle 222 271 C, Inspecteur principal de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Ibrahim TRAORE, Mle 113 377 F, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, est nommé Directeur régional de l’Administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Ouagadougou ;
– Monsieur Vincent KONOMBO, Mle 240 049 B, Inspecteur principal de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Adama SANON, Mle 98 067 R, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Boromo.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
– Madame Alizeta Simone ZONGO/SORGHO, Mle 36 091 J, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Chargé de missions ;
– Madame Catherine OUATTARA/TRAORE, Mle 43 997 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Conseiller technique en remplacement de Madame Catherine KABORE/SAWADOGO ;
– Madame Angeline NEYA/DONBWA, Mle 30 162 Y, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Secrétaire technique de l’Education en situation d’urgence ;
– Madame Catherine KABORE/SAWADOGO, Mle 51 095 K, Linguiste, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Secrétaire permanent de la Stratégie de scolarisation accélérée/Passerelle ;
– Madame Zalissa DJIBO/SALOGO, Mle 30 827 K, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Secrétaire permanent de la Promotion des langues nationales et de l’éducation à la citoyenneté ;
– Monsieur Salifou SERE, Mle 43 962 D, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Bam ;
– Monsieur Batidiali DEMBELE, Mle 49 905 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Bazèga;
– Monsieur Barthélémie BOUDAONE, Mle 54 454 P, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Boulgou ;
– Madame Bernadette ZONGO/NITIEMA, Mle 54 415 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Directrice provinciale des enseignements post-primaire et secondaire du Boulkiemdé ;
– Monsieur Charles Bertrand SORE, Mle 84 904 W, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Kompienga ;
– Monsieur François Xavier OUEDRAOGO, Mle 52 267 C, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Gourma ;
– Monsieur Jean-Marie Vianney KY, Mle 43 346 B, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Mouhoun ;
– Monsieur Alladary COULIBALY, Mle 41 325 W, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Houet;
– Monsieur Harouna Décard SAWADOGO, Mle 52 313 A, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Konmandjari ;
– Monsieur Hamadou GASSAMBE, Mle 52 242 L, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Koulpélogo ;
– Madame Bozié Edwige Marie Gilberte HIEN/SOME, Mle 36 118 W, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 14ème échelon, est nommée Directrice provinciale des enseignements post-primaire et secondaire du Kourwéogo ;
– Monsieur Joseph KARAMBIRI, Mle 52 381 G, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Nayala;
– Monsieur Osée TIENDREBEOGO, Mle 56 146 V, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Noumbiel ;
– Monsieur Tanga OUEDRAOGO, Mle 35 166 P, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de l’Oubritenga ;
– Monsieur Halidou KONFE, Mle 43 281 H, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Passoré ;
– Monsieur Raoul SANON, Mle 56 133 A, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Poni ;
– Monsieur Boukary KABRE, Mle 54 507 L, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Sanguié ;
– Monsieur Alphonse SAYAOGO, Mle 52 314 P, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Sanmatenga ;
– Monsieur Sibiri Oumar OUEDRAOGO, Mle 41 481 C, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Tuy ;
– Monsieur Pascal Parda BANSE, Mle 55 980 K, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Yagha;
– Monsieur Hamadou OUEDRAOGO, Mle 36 640 Z, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Yatenga ;
– Monsieur Théophile Richard TIENDREBEOGO, Mle 36 075 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Zandoma ;
– Monsieur Godefroy Marie Julien GANAME, Mle 35 277 G, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Ziro ;
– Monsieur Issiaka SON, Mle 56 129 L, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Zoundwéogo ;
– Monsieur Hamidou CISSE, Mle 52 734 W, Inspecteur de l’enseignement du 1ère degré, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Soum ;
– Monsieur Belibi Réné TIENIN, Mle 47 534 J, Inspecteur de l’enseignement du 1ère degré, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur des études et des stages de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Loumbila ;
– Monsieur Abdoulaye TIEN, Mle 303 743 V, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Gaoua ;
– Monsieur Soumaïla ZORE, Mle 278 848 B, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Loumbila ;
– Monsieur Yiepa Jean-Marie BAZIE, Mle 278 892 X, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Tenkodogo.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
– Monsieur Koudbi WASSONGUEMA, Mle 29 733 G, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Conseiller fiscal à la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR).

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
– Monssieur Younoussa MILLOGO, Mle 110 974, Maître de conférences en Chimie minérale, est nommé Professeur titulaire en Chimie : Chimie minérale (Chimie des matériaux) à l’Université Nazi Boni (U.F.R/S.T), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Wend Waoga Jean de Dieu ZABSONRE, Mle 110 971, Maître de conférences en Mathématiques, est nommé Professeur titulaire en Mathématiques appliquées à l’Université Nazi Boni (U.F.R/S.T), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Jean-Baptiste ANDONABA, Mle 35 813, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Dermatologie-Vénérologie, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Dermatologie-vénérologie à l’Université Nazi Boni (INSSA), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Madame Sanata PAKOTOGO/BAMBA, Mle 110 982, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Parasitologie-mycologie, est nommée Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Parasitologie-mycologie à l’Université Nazi Boni (INSSA), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Patrick Wendpouiré Hamed DAKOURE, Mle 117 171, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Orthopédie-traumatologie, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Orthopédie-traumatologie à l’Université Nazi Boni (INSSA), pour compter du 18 juillet 2018 ;

– Monsieur Abdoulaye ELOLA, Mle 34 259, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Oto-rhino-laryngologie et Chirurgie cervico-faciale est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en ORL et Chirurgie cervico-faciale à l’Université Nazi Boni (INSSA), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Zakari NIKIEMA, Mle 41 261, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Radiodiagnostic, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Radiodiagnostic et Imagerie médicale à l’Université Nazi Boni (INSSA), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Madame Téné Marceline YAMEOGO, Mle 111 386, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Médecine interne, est nommée Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Médecine interne à l’Université Nazi Boni (INSSA), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Constantin Manieunou DABIRE, Mle 231 933, Maître-assistant en Chimie organique est nommé Maître des conférences en Chimie : Chimie organique, Chimie des substances naturelles à l’Université Nazi Boni (U.F.R/S.T), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Jean Louis ZERBO, Mle 110 972, Maître-assistant en Héliophysique, est nommé Maître de Conférences en Héliophysique à l’Université Nazi Boni (U.F.R/S.T), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Pasteur PODA, Mle 91 621, Maître-assistant en TIC et communications réseaux, est nommé Maître de conférences en TIC et Communications réseaux à l’Université Nazi Boni (IUT), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Bonwennesom Telesphore TIENDREBEOGO, Mle 204 413, Maître-assistant en Informatique, est nommé Maître de conférences en Informatique à l’Université Nazi Boni (ESI), pour compter du 18 juillet 2018.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Sit-in à La Poste Burkina Faso: les agents s’en prennent au DG

En Sit-in pour réclamer un nouveau statut du personnel, les agents de La Poste Burkina s’en sont pris violemment au directeur général, Issa Naby Coulibaly, le mercredi 8 mai 2019 au siège de la société à Ouagadougou. Ils l’accusent d’être la source de leurs problèmes.

Ce qui s’est passé à La Poste Burkina Faso, hier mercredi 8 mai 2019, relève d’une scène plus ou moins surréaliste digne d’un film. Le sit-in censé se dérouler dans le calme, a viré à la violence. En effet, des travailleurs de l’entreprise, remontés, s’en sont pris violemment au directeur général, Issa Naby Coulibaly, à son arrivée au service. Après s’être installé dans son bureau, il a été surpris par une foule en colère, qui a pris d’assaut les lieux. On lui a retiré les clés de sa voiture et de son bureau. Pire, les agents ne sont pas venus négocier avec lui comme ce fut le cas de par le passé. Ils ont réclamé son départ, se montrant même prêts à en découdre avec lui. Au bout du compte, le DG a été sommé de libérer les lieux, sans autre forme de procès. «On l’a remercié, on n’a plus besoin de lui», a confié Gilbert Goh, secrétaire général du Syndicat des travailleurs de La Poste Burkina Faso. Le premier responsable de l’entreprise a dû quitter les lieux dare-dare, grâce à l’aide de la police, pour sauver sa peau.

«Je ne souhaite pas m’exprimer», le DG

Pour M. Goh, c’est à l’unanimité que les agents ont décidé de prendre leurs responsabilités en expulsant leur DG de son bureau. Ils lui reprochent notamment son «incapacité» à trouver des solutions idoines à leurs préoccupations et dénoncent aussi sa «mauvaise gestion». M. Goh a indiqué que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le fait que le DG les ait traités avec mépris. «Il y a pas mal de frustrations depuis qu’il est là», indique-t-il. Les agents l’accusent même de manœuvrer pour nuire à leurs intérêts. Certains évoquent l’établissement d’une liste de grévistes à sanctionner, ou des notes «minables (4/10)» octroyés à des chefs de service «sous prétexte qu’ils ont attribué des notes de complaisance (5/10)» à leurs agents lors des évaluations. Quoiqu’il en soit, les agents de La Poste Burkina réclament la nomination d’un nouveau DG dans les plus brefs délais. Pour cela, ils comptent aller à la rencontre de leur ministre de tutelle. «Il faut que les décideurs trouvent quelqu’un de rassembleur pour mettre à la tête de cette entreprise», a averti M. Goh. Pour lui, le départ du DG ne signifie pas la fin de leurs soucis. Car, a-t-il prévenu, tant que l’affaire du nouveau statut du personnel n’est pas réglée, les agents ne baisseront pas les bras. Contacté, le directeur général, Issa Naby Coulibaly, s’est montré peu bavard. «Je ne souhaite pas m’exprimer sur le sujet pour l’instant», a-t-il confié à Sidwaya.

Ouamtinga Michel ILBOUDO
Omichel20@gmail.com

Collections d’œuvres d’art: des professionnels de musée formés

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L’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO) en collaboration avec le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, a organisé, les 2 et 3 mai 2019, un atelier national de formation sur la documentation manuelle des collections.

La collection des objets culturels, au regard de leur rôle socioculturel majeur, doit faire l’objet d’une documentation cohérente, afin de matérialiser leur paternité dans le patrimoine public, selon l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO). En partenariat avec le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, elle a organisé, à cet effet, les 2 et 3 mai 2019 à Ouagadougou, un atelier de formation sur la documentation manuelle sous le thème « Patrimoine du monde islamique » au profit d’une vingtaine de professionnels des musées. Selon la directrice générale du musée national, Rasmata Maïga, il a été question de mettre en évidence le bien-fondé de la documentation des objets de musée, leur mode d’acquisition, leur fonction sociale et leur description. « La documentation muséale », ensemble des méthodes de traitement des données et de l’information d’un musée, a fait l’objet de la première communication. Venus des musées de l’intérieur du pays, les participants ont, dans un second temps, passé en revue les différentes parties de la documentation muséale. Représentant le ministre en charge de la culture, Dr Dramane Konaté a insisté sur l’importance de la documentation dans la collection et la traçabilité des œuvres. Il a, par ailleurs, invité les bénéficiaires de la formation à initier des recherches sur divers sujets, telle l’histoire du Faso danfani. Quant au directeur de la recherche et des collections du musée national, Evariste Kaboré, il est revenu sur la décision des autorités françaises de rapatrier des objets culturels africains. « Un inventaire d’objets a été fait sur la base de notre patrimoine culturel. Et des mesures ont été prises pour le rapatriement d’œuvres d’art disparues ou volées, s’il en existe », a-t-il affirmé. Cela a été également l’occasion, a-t-il ajouté, de documenter plusieurs collections du musée national et d’acquérir du matériel pour la poursuite des enregistrements des œuvres. Au terme de cet exercice, a-t-il conclu, les chercheurs pourront disposer d’une base de données pour approfondir les recherches sur différents pans de l’histoire du Burkina Faso. En rappel, l’ISESCO est l’équivalent de l’UNESCO dans le monde islamique, mais ne partage pas totalement les valeurs de l’organisme onusien.

Arnaud Fidèle YAMEOGO
(Stagiaire)

La parenté à plaisanterie, levier du vivre-ensemble

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La 3e édition du Festival international de la parenté à plaisanterie s’est tenue, du 3 au 5 mai 2019, à Ouagadougou. L’initiative est de l’Association pour la parenté à plaisanterie et alliés (APPA).

La parenté à plaisanterie ou «Rakiré» en mooré ou encore «Sinankuya» en Dioula constitue un facteur de rapprochement et de raffermissement des liens entre les peuples, selon l’Association pour la parenté à plaisanterie et alliés (APPA). Elle a organisé, de ce fait, du 3 au 5 mai 2019, à Ouagadougou, la troisième édition du Festival international de la parenté à plaisanterie. Le président de l’APPA, Jérôme Somé, a indiqué que l’objectif est de promouvoir le vivre-ensemble, à travers un espace de communion, de partage, de franche collaboration entre les Burkinabè et les communautés qui vivent au Burkina Faso. « Notre association est une grande famille composée de plusieurs nationalités dont des Maliens, des Sénégalais, etc. », a-t-il fait savoir. Pour lui, toutes les personnes éprises de paix doivent se mobiliser à chaque rendez-vous de l’évènement, afin de perpétuer cet héritage ancestral. Les 72 heures consacrées à la parenté à plaisanterie, à entendre M.Somé, ont été marquées, par ailleurs, par des animations, une exposition- vente et une dégustation de mets locaux. De l’avis de l’ambassadrice du Sénégal au Burkina Faso, patron d’honneur de la cérémonie, Khadidiatou Tall Diagne, cette manifestation culturelle est la bienvenue au regard de la prolifération des conflits intercommunautaires. Selon elle, la parenté à plaisanterie joue un rôle capital, depuis des siècles, dans la régulation des tensions entre les individus, les peuples et les nations. « Elle représente une institution sociale pour préserver l’harmonie, le vivre- ensemble, l’entente, la tolérance, etc. L’Etat n’est pas le seul garant de la paix entre les citoyens en ce sens que la vie communautaire l’a précédé en Afrique », a ajouté Mme Diagne. Elle a salué, de ce fait, la démarche constructive de l’APPA qui valorise les mécanismes sociaux de pacification et de cohésion sociale de la société africaine. Dans le même ordre d’idées, le représentant du parrain, Nadji Bani, a préconisé la pérennisation et la multiplication de cette initiative. « C’est à cette seule condition que nous parviendrons à faire de notre société, un havre de paix et non un champ de bataille, une opportunité et non un risque, un paradis et non un enfer », a-t-il affirmé.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

Coopération parlementaire: le Burkina Faso et l’Arabie saoudite s’y emploient

Une délégation de députés conduite par le Président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a séjourné, du 1er au 6 mai 2019 en Arabie saoudite, pour une visite officielle d’amitié et de travail parlementaire. Le programme de séjour a conduit la délégation parlementaire à Riyadh, à Médine, à Djeddah et à La Mecque sur les terres saoudiennes pour des rencontres de travail et des visites.

Le Président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a ouvert son agenda de mission en Arabie saoudite par un tête-à-tête avec le Président du Conseil consultatif de la Schoura, faisant office de Parlement saoudien. A Riyadh le 2 mai 2019, les échanges entre le chef du Parlement burkinabè et son homologue saoudien, Sheikh Abdallah Bin Mohammed Bin Ibrahim Al-Sheikh, ont porté sur l’opérationnalisation des pistes de coopération parlementaire. Dans la capitale de l’Arabie saoudite, le Président Alassane Bala Sakandé s’est aussi entretenu avec le vice-ministre des Affaires islamiques de l’appel et l’orientation. A cette occasion, le niveau de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume d’Arabie saoudite a été revisité par les deux hommes et les perspectives d’appui dans les secteurs de l’éducation et de la sécurité, au profit du Burkina Faso, ont été envisagées. D’une ville à l’autre, le Président de l’Assemblée nationale a été reçu en audience, le 5 mai 2019 à Djeddah, par le roi d’Arabie saoudite, Salman Ben Abdelaziz Al Saoud. Les deux personnalités ont abordé des sujets d’intérêt majeur dont la coopération bilatérale et l’organisation prochaine par le Burkina Faso, de la 15e Conférence des parlementaires des Etats-membres de la Coopération islamique, en janvier 2020 à Ouagadougou. Le Président du Groupe de la Banque islamique de développement, Bandar M. H. Hajjar et Yousef Ahmed Al- Othaimeen, Secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont aussi, tour à tour, reçu le 6 mai 2019 à Djeddah, la délégation composée des députés Issa Barry, Lassina Gondé, Salamaté Konaté/Ouattara et Ag Almaouna Agali, pour des rencontres.

Promesse d’appui à la société civile

Au cours des échanges, après avoir entendu le plaidoyer du Président Sakandé, les premiers responsables des deux organisations ont manifesté leur disponibilité entière à intensifier leurs appuis au profit des secteurs de l’éducation et de la société civile au Burkina Faso. Le chef du Parlement burkinabè s’est également entretenu avec deux délégations des Burkinabè dont une est composée notamment des étudiants et des travailleurs vivant à Riyadh et l’autre délégation constituée des compatriotes vivant à Djeddah. Les pourparlers ont eu lieu en présence de l’ambassadeur du Burkina Faso en Arabie saoudite, Mansa Ountana, du Consul du Burkina Faso à Djeddah et des membres du personnel de l’ambassade du Burkina Faso. Il a surtout été question des sujets liés, entre autres, aux conditions de vie, d’études et de travail des Burkinabè dans cette partie du Golfe. Avant de quitter le royaume d’Arabie saoudite, les députés ont mis à profit leur séjour, en ce mois de ramadan, pour visiter des mosquées à Médine et à La Mecque, tout en assurant le petit pèlerinage d’«Oumrah» prescrit dans l’islam. Au terme de la mission riche en échanges fructueux pour la coopération parlementaire entre les deux pays, les députés s’emploient à la préparation de la Xve Conférence des parlementaires de la Coopération islamique.

Oumarou MOGMENGA,
Direction des médias de l’Assemblée nationale