Premières journées nationales de la monétique

L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-F) a animé une conférence de presse, dans l’après-midi du mardi 30 avril 2019, à Ouagadougou. Aux journalistes, les respon-sables de l’association ont annoncé la tenue des premières journées nationales de la monétique au Burkina Faso, sur le thème : «La contribution de la monétique à l’inclusion financière».

Les 10 et 11 mai prochains, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-F) tiendra ses premières journées nationales de la monétique à Ouagadougou. A dix jours de l’événement, les respon-sables de l’APBEF-B ont animé une conférence de presse pour dérouler les grands axes. C’était le mardi 30 mai 2019, à son siège dans la capitale burkinabè. Le président de l’APBEF-B, Martial Kpakpovi Gueh-Akue, a, d’abord, déclaré que l’activité aura lieu sur le site du SIAO et va porter sur le thème de la manifestation : «La contribution de la monétique à l’inclusion financière». La manifestation sera patronnée par les ministres en charge des finances et du développement numérique. Il a, ensuite, annoncé une exposition sur les produits des banques et leurs partenaires, une émission télé sur les avantages de la monétique ainsi qu’une conférence publique sur le thème. Ainsi, pendant 48 heures, la faîtière des banques et établissements financiers va communiquer avec les clients et prospects sur les avantages de la monétique, afin de convaincre de nouveaux clients. A cet effet, les argentiers vont sensibiliser la population aux produits monétiques, les informer davantage aux moyens de paiement disponibles. Des actions qui, selon les premiers responsables de l’APBF-B, vont renforcer aussi la confiance des clients quant à l’utilisation des cartes magnétiques et des Distributeurs automatiques de billets (DAB). Pendant ces journées promotionnelles, les organisateurs entendent booster les ventes des cartes magnétiques, assurer une bonne visibilité des produits magnétiques. Ils veulent également, à travers ce canal, démontrer l’apport de la monétique à l’amélioration des conditions de vie des populations, promouvoir l’interopéralité des systèmes financiers et apporter les innovations de leurs secteurs. « La banque veut être un instrument au service du développement de nos pays. On ne veut plus être des banques dans nos tours. Aujourd’hui, nous descendons de nos tours et nous sommes à la disposition des clients pour de meilleurs services », a soutenu Martial Kpakpovi Gueh-Akue. Répondant à une question sur le taux de bancarisation, il a déclaré que le Burkina Faso a l’un des meilleurs dans la sous- région. « Les chiffres disponibles donnent deux millions de comptes bancaires pour près de 800 points de services au Burkina Faso », a-t-il avancé. Il a par ailleurs fait savoir qu’en fin 2017, le pays des Hommes intègres a enregistré un taux de bancarisation de 22%. « En élargissant la base (banques et micro-finances), celui-ci passe à 45%. Étendu encore plus en prenant en compte le système électronique, le taux passe à 79%», a insisté le président de l’APBEF-B. En plus de la population et des acteurs de la banque, les sociétés d’assurances, les opérateurs de téléphonies mobiles et les fournisseurs et prestataires du domaine sont attendus à ces premières journées nationales de la monétique.

Mariam OUEDRAOGO

Université Ouaga II 1230 nouveaux juristes reçoivent leur parchemin

Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Sakandé, a parrainé la sortie des promotions d’étudiants en licence à l’Unité de formation et de recherches en sciences juridique et politique (UFR/SJP) de l’université Ouaga II, le samedi 27 avril 2019. Ce même jour dans la soirée, il a donné le top de départ des jeux universitaires.

Baptisée du nom du contrôleur général de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE-LC), le Pr Luc Marius Ibriga, les promotions 2016-2017 et 2017-2018 de l’Unité de formation et de recherches en sciences juridique et politique (UFR/SJP) de l’université Ouaga II ont effectué leur sortie. Avec pour parrain, le Président de l’Assemblée nationale (PAN), Alassane Sakandé, ils étaient 640 pour la première vague et 590 pour la deuxième à avoir reçu leurs parchemins, le samedi 27 avril 2019. Le directeur de l’UFR/SJP, le Pr Dominique Kabré s’est réjoui de la sortie des étudiants en fin de cycle avec le regret que tous ne soient pas retenus pour le master. Il les a, cependant, félicités pour leur clairvoyance et la sagesse lors de leur formation. Le délégué de la promotion, Daouda Ouattara a raconté, les péripéties de leur parcours marqué par des abandons massifs et des mauvaises performances de certains des leurs camarades recalés. De 5670 étudiants en première année, pour sa promotion, 1262 ont abandonné avec moins de 500 ayant pu valider leur licence. Tout en rendant hommage à leurs formateurs qui sont, à leur avis, «les meilleurs du monde», le délégué a souligné l’inadaptation du recrutement à la fonction publique aux diplômes du système LMD. «Mais depuis que j’ai vu le PAN, je suis sûr qu’on aura gain de cause», s’est-il adressé au parrain. Averti des difficultés évoquées par le porte-parole des impétrants, le Pr Luc Marius Ibriga les a invités à ne pas baisser les bras. «Avant de vous lancer dans la vie, jetez un regard rétrospectif sur les trois ans de votre formation», a-t-il préconisé. Dans le lot de conseils qu’il a prodigués à ses filleuls, il a rappelé l’importance pour eux de travailler à être de bons citoyens, serviteurs du Burkina Faso, chemin que leur ont montré les enseignants. Le Pr Ibriga s’est, ensuite, fait l’avocat de ses filleuls en demandant au parrain de se saisir du problème d’inadéquation entre les diplômes et le recrutement dans la fonction publique.

Susciter l’amour
de la pratique du sport

Le PAN, Alassane Sakandé, a tenu un langage de vérité avec les impétrants. D’abord, il les a invités à avoir l’amour de ce qu’ils font mais surtout de prendre toujours l’exemple de celui qui a accepté donner son nom à la promotion. Quant au problème posé, il a affirmé qu’une mission d’information sera mise en place pour essayer de mieux le comprendre et faire des recommandations pour son règlement une bonne fois pour toute. Il les a aussi fait savoir que l’Etat ne pourra pas absorber tous les demandeurs d’emploi, tout en les invitant à entreprendre. De l’université Ouaga I, le PAN s’est rendu à l’Institut supérieur des sciences du développement humain (ISSDH). Patron des 6es jeux universitaires du Burkina Faso, il a pris part à la cérémonie d’ouverture aux côtés du Mogho Naaba Baongo, parrain d’honneur et bien d’autres personnalités politiques et responsables d’universités et grandes écoles. Placés sous le thème : «Sport et culture dans nos institutions d’enseignements supérieurs et grandes écoles : gage de cohésion sociale», ces jeux se dérouleront du 27 avril au 3 mai. Le président a exprimé sa joie d’être en présence de tant de sportifs et d’autorités. Cela lui rappelle également des compétitions inter-établissements de leur époque. «C’est un honneur et un plaisir lorsque nous sommes sollicités pour patronner des activités d’étudiants et nous serons toujours présents», a assuré Alassane Sakandé. Pour lui, le sport n’est pas dans le quotidien des Burkinabè alors qu’ils se «gavent» de poulets, de brochettes, de bières…«Beaucoup souffrent d’obésité, de maladies cardio-vasculaires, de diabète,…et tout cela par le manque de sport», a-t-il soutenu. Rappelant l’histoire du Burkina Faso, le PAN a évoqué le temps où l’on pratiquait le sport de masse, et appelé la classe politique, les dirigeants à donner l’exemple pour inculquer la culture du sport aux enfants.

Tielmè Innocent
KAMBIRE

Région du Sahel 40 millions FCFA pour 10 PME

Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat en partenariat avec la Chambre de commerce et de l’industrie du Burkina Faso, a remis des équipements à dix Petites et moyennes entreprises (PME) de la région du Sahel, le vendredi 3 mai 2019 à Ouagadougou.

Dans le cadre de l’initiative pour le renforcement du capital productif des Petites et moyennes entreprises (PME), dix d’entre elles de la région du Sahel ont reçu des équipements pour améliorer leur compétitivité. D’une valeur de 40 millions FCFA, ces lots de matériels ont été mis à leur disposition par le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA), en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF). Il s’agit entre autres d’équipements complets de matériels de transformation de produits agro-sylvo-pastoral, de produits forestiers non ligneux, de production de savon, de travail de cuirs et peaux, de fabrication de bijoux, de transformation et conservation de lait. Selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, la question d’équipement plombe très souvent le développement des PME en dépit de leur fort potentiel. «C’est dans ce sens que nous avons monté cette initiative qui consiste à équiper dix PME de chaque région du Burkina en matériel de travail» a-t-il précisé. Pour le choix des entreprises de la région du Sahel, le ministre Kaboré a indiqué que des missions ont été effectuées sur le terrain pour analyser leurs besoins, notamment avec les experts du ministère et la CCI-BF. C’est à l’issue de ce processus qu’il a été convenu de combler les besoins d’équipements des PME à concurrence de 4 millions FCFA chacun. «Avec le secteur privé, notamment la Chambre de commerce, nous avons ouvert deux comptes bancaires et nous avons fait appel à une contribution» relève Harouna Kaboré.

Une initiative saluée par les acteurs

Pour lui, l’octroi des équipements permet aux PME déjà en activité d’utiliser le peu de ressources dont ils disposent comme fonds de roulement. «Si on continue dans ce sens et qu’on arrive à équiper les dix PME par région, nous avons une base solide pour continuer à rêver d’une mini- industrialisation à travers les régions», a poursuivi. M. Kaboré. L’initiative pour le renforcement du capital productif intègre également des volets de formation et de suivi-évaluation sur le terrain. Il a donc invité les bénéficiaires à une bonne utilisation du matériel et remercié les partenaires techniques et financiers qui les accompagnent dans l’initiative. Le représentant des bénéficiaires, Adama Hamadoum, s’est réjoui du soutien. «Les PME occupent près de 80% de l’économie du Burkina Faso. Soutenir ce secteur revient à consolider le tissu économique du pays dans son ensemble en termes de création d’emplois et de richesse», a-t-il relevé. Il a donc exhorté ses paires à plus d’ardeur au travail afin d’atteindre de bons résultats. Le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Oumarou Yugo, pour sa part, a indiqué que l’équipement des PME est une des pistes préconisée pour pallier la léthargie constatée dans le secteur de l’industrie au Burkina Faso.

Lassina BADOLO

Lutte contre la corruption

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement organisationnel, l’ambassade de Suède a remis un lot de matériels composé de quatre véhicules et 36 mallettes à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC), le lundi 29 avril 2019 à Ouagadougou.

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC), dans le cadre de son processus de restructuration, bénéficie de l’appui de l’ambassade de Suède au Burkina Faso. La représentation diplomatique a remis quatre véhicules et 36 mallettes composées de matériels informatiques à l’ASCE-LC, le 29 avril 2019 à Ouagadougou. Ce geste entre dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet de renforcement organisationnel de l’ASCE-LC ». Selon le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, les 36 mallettes sont composées chacune d’un ordinateur portable, d’un scanner portatif, d’un smartphone, d’un enregistreur numérique muni d’un logiciel de reconnaissance vocale. Le montant total des acquisitions est estimé à plus de 221 millions francs CFA. M. Ibriga a ajouté que bien avant cet accompagnement en matériels, les contrôleurs d’Etat ont reçu un certain nombre de formations. « Les véhicules seront utilisés pour les missions des contrôleurs d’Etat et les mallettes leur permettront d’éviter l’utilisation de leurs propres outils informatiques pour faire le travail de l’ASCE-LC afin de garantir la sécurité des rapports », a précisé Luc Marius Ibriga. Il a ajouté que le matériel va renforcer les capacités de l’ASCE-LC, au cœur du combat contre la corruption et renforcera les contrôleurs d’Etat afin qu’ils puissent assurer leur rôle dans la préservation du bien commun. Pour la chargée d’affaires de l’ambassade de Suède, Mia Rimby, le projet qui lie son institution à l’ASCE-LC couvre la période 2017-2019 et est issu d’un accord de financement signé entre le gouvernement burkinabè et le royaume de Suède. Elle a précisé que le financement s’élève à plus de 800 millions francs CFA, accompagné d’un appui technique de plus de 125 millions francs CFA. D’après la diplomate, l’objectif général de ce projet est la mise à disposition de nouveaux outils, l’organisation de formations orientées vers la professionnalisation et le développement de la fonction communication de l’institution. Elle a, par ailleurs, exhorté les bénéficiaires à faire bon usage du matériel reçu, à dynamiser les activités du projet et surtout à relever les défis de transformation de l’environnement institutionnel.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

On murmure : quand un directeur sortant refuse de céder le fauteuil

Quand un directeur sortant refuse de céder le fauteuil
Il est revenu à Kantigui que le climat n’est pas serein au Centre régional des œuvres universitaires (CROU) des Hauts-Bassins. En effet, selon ce qui lui a été dit, un nouveau directeur a été nommé récemment à la tête de la structure mais, son prédécesseur refuse de céder le fauteuil. Pour le moment, la source de Kantigui dit ignorer la raison de ce refus. La chose dont elle est sûre, est que ce dernier ne s’est pas présenté à la cérémonie de passation de service qui a eu lieu hier 7 mai. La cérémonie s’est déroulée sans lui. Les mêmes sources ont indiqué à Kantigui que le directeur sortant avait promis de se rendre à la cité universitaire de Bobo-Dioulasso dans la nuit d’hier, pour donner les raisons de son remplacement. Au moment où Kantigui traçait ces lignes, il n’y était pas encore. Selon ce qui se dit, cette situation a une répercussion négative sur la vie des étudiants en cité, car l’ancien patron des lieux a refusé aussi de signer les Procès-verbaux (PV) de l’élection de leur délégué général. Ce qu’ils attendent pourtant pour se réorganiser et se remettre sereinement dans les études. Dans ce flou, certains étudiants soupçonnent des manipulations souterraines pour maintenir le délégué général sortant à son poste contre une mobilisation de soutien au directeur sortant. Kantigui rappelle qu’aucun poste de nomination ne saurait être éternel et qu’après avoir joué sa partition, l’on doit pouvoir libérer le plancher. C’est la marche normale de l’administration publique.

Yalgado sans groupe électrogène ?
Le 2 mai 2019, au lendemain de la fête du travail, Kantigui s’est rendu au Centre hospitalier universitaire (CHU) Yalgado-Ouédraogo, pour un contrôle. Il est tombé des nues quand il a appris à son arrivée que les consultations étaient suspendues pour cause de délestage. Certains agents de santé auraient même menacé de rentrer chez eux si la coupure d’électricité perdurait. Face à des patients éprouvés par l’attente, Kantigui a vu des agents les conseiller de faire une descente à la direction générale pour se faire entendre. Resté finalement de 6h à 14h avant d’avoir sa consultation, Kantigui a loué l’abnégation au travail de certains agents qui ont été là jusqu’à la fin des consultations malgré le délestage. Kantigui se demande si Yalgado, hôpital de référence, dispose d’un groupe électrogène- relais fonctionnel ou pas. Il appelle donc les autorités compétentes à s’intéresser à ce cas.

Les tops et les flops d’un forum national
La tenue du forum national sur le renforcement de la médiation institutionnelle par la capitalisation des valeurs traditionnelles et religieuses, les 23 et 24 avril 2019 à Dédougou, a été accueillie avec joie, au regard de la pertinence du thème principal. Cela est à l’honneur d’une institution, intercesseur gracieux, interface entre l’administration publique et les citoyens, qui n’a jamais aussi bien porté son nom qu’avec la nouvelle dynamique insufflée par Saran Sérémé. Mais, c’est avec un goût amer que Kantigui a constaté des ratés et pas des moindres dans l’organisation de cet évènement combien important pour la recherche et la consolidation de la paix au pays des Hommes intègres. Primo, pour une cérémonie d’ouverture prévue à 9 heures, c’est avec un retard de plus de 2h que le forum a débuté. Pendant tout ce temps d’attente, les quelque 500 participants, confinés dans la salle polyvalente mal ventilée, ont souffert le martyre avant de voir l’arrivée des officiels. Le même scénario va se répéter à la cérémonie de clôture. Secundo, ils étaient nombreux, les participants qui ont soufflé à l’oreille de Kantigui, l’accueil «humiliant et déshonorant» qui leur été réservé depuis leur arrivée la veille dans la cité de Bankuy. Pourquoi de tels ratés dans l’organisation d’un évènement à caractère national ? Tout en louant cette initiative salvatrice dans la recherche de la cohésion et la paix, Kantigui souhaiterait qu’il y ait beaucoup plus de sérieux désormais afin d’éviter les frustrations constatées à ce forum censé rechercher et consolider la cohésion sociale et la paix.

Panique générale à Nobéré
Kantigui a été informé que les populations des localités voisines du parc Tambi-Kaboré au Centre-Sud et particulièrement celles de la commune rurale de Nobéré, ont vécu la frayeur de leur vie, dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 mai 2019. En effet, aux environs de 3 heures du matin, elles ont été douloureusement arrachées des bras de Morphée par une forte détonation. Le retentissement, rapportent les témoins de Kantigui, a été si fort qu’il a été entendu à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. C’est au cours de la matinée finalement que le voile a été peu à peu levé sur le mystère. L’explosion, apprend-on, s’est produite en pleine forêt classée du parc, lors d’une course- poursuite entre des douaniers et des contrebandiers dans un véhicule chargé d’explosifs utilisés dans l’orpaillage. Selon la version des gabelous blessés conduits au Centre de santé de Nobéré pour les premiers soins, les contrebandiers ont emprunté une piste pour se soustraire du contrôle. Après avoir essuyé une riposte des «fraudeurs», à la suite de leurs tirs de sommation, les douaniers auraient réagi, provoquant l’explosion de la charge. Les curieux qui se sont rendus sur les lieux décrivent une scène effroyable. Selon les informateurs de Kantigui, le véhicule des contrebandiers et ses occupants sont littéralement partis en lambeaux, laissant sur le lieu un cratère de plus d’un mètre de profondeur et quelques débris de métaux aux alentours. La déflagration a aussi endommagé le véhicule des douaniers qui était pourtant à une bonne distance de l’explosion. Aux dernières nouvelles, aucune victime humaine n’a été déplorée côté douanier. Kantigui invite les Burkinabè qui s’adonnent à ces pratiques à s’en démarquer car, «l’homme intègre» est aussi celui qui gagne dignement sa vie.

Des producteurs de mung bean inquiets
Il est parvenu à Kantigui que des producteurs de mung bean du Sourou (Tougan) et du Mouhoun (Dédougou) ne cachent pas leurs inquiétudes au sujet du paiement. Malgré l’enlèvement de la production en décembre dernier, le payement tarderait à venir, soutient l’informateur de Kantigui.
D’ailleurs, au moment de l’enlèvement de la production, promesse leur avait été faite de régler la facture avant les fêtes de fin d’année. Une deuxième et même une troisième promesse en février et en avril 2019 ne changeront rien à la situation, poursuit la source de Kantigui toute dépitée. «Nous avons boycotté la production du coton au profit du mung bean auquel nous avons placé notre espoir. Mais aujourd’hui nous le regrettons amèrement au regard de ce qui se passe», déplore une productrice. Selon certaines indiscrétions, le montant en palabre serait de l’ordre de plus de trois millions de francs CFA.

Deux morts dans une course-poursuite
C’est à une scène des plus déplorables que les Bittoulais ont assistée le samedi 4 mai dernier. Selon les informations parvenues à Kantigui, aux environs de 10 heures, alors que la brigade de gendarmerie frontalière avec le Togo effectuait des contrôles de véhicules, deux usagers (une fille et un garçon) sur une même moto, ont refusé de se soumettre à ce contrôle en prenant la fuite. Dans la course-poursuite qui s’est engagée entre eux et la gendarmerie, a déploré la source de Kantigui, les fuyards ont percuté un camion-remorque. «La fille est morte sur place et le garçon a succombé à ses blessures à l’hôpital», a confié l’informateur de Kantigui. Révoltée, a-t-il poursuivi, la population a failli en découdre avec la gendarmerie, n’eut été l’intercession des leaders d’opinion de la localité. Kantigui regrette cet incident malheureux et appelle les usagers de la route à se soumettre aux contrôles qui ne visent que la sécurité des personnes et des biens.

Liptougou bientôt inaccessible
Si rien n’est fait, la commune rurale de Liptougou et les villages environnants dans la province de la Gnagna, ne seront plus accessibles d’ici peu. En effet, Kantigui qui était dans la localité la semaine dernière, a constaté une dégradation très avancée de la route reliant Nagaré (sur la RN18) à Liptougou. Sur le tronçon, plusieurs radiers sont endommagés et la route est également coupée à certains endroits.
Une situation qui ne facilite pas la circulation des véhicules notamment les camions. Et elle risque de s’aggraver avec la saison des pluies. Pourtant, cette route est vitale pour l’économie et les populations de cette partie de la province puisqu’elles sont approvisionnées en produits de première nécessité à partir du marché de Pouytenga. Les évacuations sanitaires vers le Centre de santé avec antenne médicale (CMA) de Bogandé se font également via cette route. C’est pourquoi, Kantigui appelle les autorités en charge des infrastructures, à trouver urgemment une solution à cette préoccupation des populations. Selon certaines sources de Kantigui, des entreprises avaient été sélectionnées pour effectuer des travaux d’entretien, mais jusque-là, aucune présence de machines sur le terrain.

Kantigui
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(00226) 25 31 22 89

Afrique du Sud : éviter de surfer sur la fibre xénophobe

Les Sud-Africains vont choisir leurs députés, aujourd’hui mercredi 8 mai 2019. Ces derniers éliront ensuite le chef de l’Etat pour un mandat de cinq ans. Pour ces sixièmes élections générales depuis la fin de l’apartheid en 1994, trois figures de proue de la classe politique en lice vont devoir s’affronter pour la conquête de la magistrature suprême.

Cyril Ramaphosa, 66 ans, propulsé en décembre 2017 à la tête du Congrès national africain (ANC) le parti au pouvoir, puis au sommet de l’Etat, deux mois plus tard, en remplacement de Jacob Zuma, poussé à la démission à la suite des scandales de corruption, part favori. Né à Soweto, dans la banlieue de Johannesburg, M. Ramaphosa a fait ses armes dans les mouvements étudiants de lutte contre l’apartheid. Un engagement qui va lui valoir 17 mois de prison. Devenu l’homme de confiance de Nelson Mandela, il a dirigé les négociations ayant abouti à la fin du régime raciste en 1994. Alors que certains le voyait comme le successeur naturel de Nelson Mandela lorsque ce dernier s’est retiré du pouvoir en 1999, les caciques de l’ANC ont préféré Thabo Mbeki. Cyril Ramaphosa s’éloigne alors de la scène politique pour faire carrière dans les affaires, avant de signer son retour en 2014 comme vice-président sud-africain.

A en croire les sondages, son image rassurante de gestionnaire pragmatique et prudent, a permis après les zones de turbulences de l’ère Zuma, d’enrayer le déclin de l’ANC. Mais aujourd’hui 8 mai, il faudra compter avec le jeune dissident, Julius Malema, 38 ans, qui a fondé son parti, les Combattants pour la liberté économique (EFF), en 2013, après avoir violemment claqué la porte de l’ANC dont il dirigeait la Ligue des jeunes. Lors de ses discours enflammés, il prône l’expropriation sans indemnisation des terres toujours largement aux mains des Blancs et la nationalisation des banques et mines du pays. Son mouvement qui a le vent en poupe, est crédité de 10 à 15% des intentions de vote. Un autre adversaire et non des moindres, est le chef de l’opposition, Mmusi Maimane, lui aussi 38 ans, premier responsable noir du principal parti d’opposition sud-africain, l’Alliance démocratique (DA), longtemps aux mains des Sud-Africains blancs. Eloquent, à l’aise devant les médias, Mmusi Maimane est parvenu tant bien que mal à préserver l’unité de la DA et l’a conduit avec succès lors des élections locales de 2016.

Par le biais d’alliances, son parti a arraché à l’ANC, des villes emblématiques comme Johannesburg et Pretoria. Ces candidats doivent tenir compte du contexte de ces élections, marqué par une situation économique difficile. Le chômage qui s’élève à près de 28%, la faible croissance et les inégalités raciales toujours importantes malgré la fin de l’apartheid, notamment les attaques répétées contre les immigrés, sont les grands défis auxquels les prétendants au trône doivent faire face. Parmi les thèmes de la campagne électorale, figure en bonne position, cette épineuse question de l’immigration pour la nation arc-en-ciel en proie à des vagues de violences xénophobes. Chaque camp tente de tirer profit de cette situation mais chacun doit aussi savoir raison garder, car à pousser trop loin le bouchon, on risque soi-même de s’auto-flageller.

Cyril Ramaphosa, n’a-t-il pas payé les frais pour ses prises de position en voyant sa réputation ternie à la suite de la mort de 34 mineurs tués par la police lors d’une grève à Marikana au nord du pays ? Tous les partis politiques ont battu campagne dans cette localité à l’exception de l’ANC, du fait de la colère encore vive des miniers qui accusent le candidat du parti, actionnaire de la mine, d’être l’un des responsables de cette bavure. L’Afrique du Sud présente encore des séquelles du racisme et il ne faut pas en rajouter avec une xénophobie qui risque de plonger le pays dans des ténèbres.

Abdoulaye BALBONE

Norme ITIE : le Burkina Faso vise le stade des progrès satisfaisants

Le comité de pilotage de l’Initiative pour la transparence des industries extractives Burkina Faso (ITIE-BF) a tenu, le mardi 7 mai 2019 à Ouagadougou, sa première session extraordinaire de l’année. Au cours des travaux, les participants ont évalué le processus de mise en œuvre de l’initiative au pays des Hommes intègres.

Déclaré comme un pays ayant fait des progrès significatifs dans la mise en œuvre de la norme de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), le Burkina Faso ambitionne atteindre le dernier niveau, celui de progrès satisfaisants. C’est pourquoi, les membres du comité de pilotage de l’ITIE-BF se sont réunis, le mardi 7 mai 2019 à Ouagadougou, lors d’une session extraordinaire pour évaluer les progrès réalisés. Selon le président du comité de pilotage, par ailleurs secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, Dr Seglaro Abel Somé, depuis 2009, la mise en œuvre de la norme ITIE au Burkina Faso fait l’objet d’évaluations donnant lieu à un rapport de validation assorti de recommandations ou de mesures correctives. «Cette rencontre nous permet de voir si les informations que nous nous sommes engagés à publier concernant le secteur minier sont disponibles dans les règles.

Il s’agit notamment des paiements faits à l’Etat, des ressources engrangées au niveau du secteur minier, de la propriété réelle des détenteurs des sociétés et de la bonne gouvernance», a expliqué le président du comité de pilotage qui s’est réjoui que le pays soit dans la bonne dynamique. L’expert du secrétariat international de l’ITIE, Dylan Gélard, a signifié que les points à améliorer concernent les divulgations des entreprises d’Etat notamment la clarification de leurs relations financières avec l’Etat, l’amélioration des divulgations sur la contribution économique et social du secteur minier, en particulier pour ce qui est d’emplois générés. Si ces deux aspects sont améliorés, a laissé entendre l’expert, le pays pourra atteindre le stade de pays ayant réalisé des progrès satisfaisants.

«Le pays aura l’opportunité de partager toutes ces pratiques sur le plan international et intégrera le petit groupe de pays qui mettent en œuvre l’ITIE, ce qui constitue donc une opportunité pour attirer plus d’investisseurs», a confié Dylan Gélard. Dr Seglaro Abel Somé a rappelé que l’ITIE est une norme internationale de promotion de la bonne gouvernance dans le secteur de l’extraction des ressources naturelles. Il a jouté qu’elle a été lancée en 2002 à la suite d’ un vaste mouvement international de protestation de la société civile contre le paradoxe de la paupérisation des populations des pays riches en minerais. Le Burkina Faso y a adhéré en 2008 en vue de conforter son option d’exploitation des ressources minières contribuant à la réduction de la pauvreté, au développement durable et à la promotion d’une meilleure communication entre les différents intervenants du secteur minier.

Joseph HARO