Lutte contre la malnutrition au Burkina Faso : plaidoyer pour une coordination présidentielle

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le mardi 30 avril 2019 à Ouagadougou, la coordonnatrice du Mouvement de renforcement de la nutrition (SUN), Gerda Verburg, par ailleurs sous-Secrétaire générale des Nations unies.

Le Mouvement de renforcement de la nutrition (SUN) souhaite que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, assure la coordination de toutes les actions de lutte contre la malnutrition au Burkina Faso. En visite de travail de 72H au pays des Hommes intègres, la coordonnatrice du mouvement, Gerda Verburg, par ailleurs sous-Secrétaire générale des Nations unies, l’a signifié au chef de l’Etat, au cours d’une audience, le mardi 30 avril 2019. A l’écouter, le ministère de la Santé, le point focal du SUN, la société civile, les acteurs privés, les Nations unies, les parlementaires, les journalistes, les donateurs, les chercheurs mènent des efforts pour éradiquer toutes les formes de malnutrition au Burkina. «Mais, il y a un besoin de coordination des activités pour plus d’efficacité. C’est pourquoi, nous avons demandé au Président du Faso d’utiliser sa position, son leadership et sa qualité d’ambassadeur de la nutrition pour le continent africain pour mener cette coordination», a-t-elle soutenu.

La question du nombre important des acteurs et de la multiplication des programmes dans le domaine a aussi été évoquée, selon elle. «C’est une bonne chose, mais il faut de la cohérence. Nous pensons qu’une bonne coordination entre les différents secteurs, mais aussi les acteurs peut mettre fin à la malnutrition», a-t-elle déclaré. Elle a, en outre, informé que les échanges ont également porté sur la nécessité d’associer les ministères en charge de l’agriculture, de la protection sociale, de la famille, du genre, de la femme, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement et des finances à celui de la Santé dans le combat contre la malnutrition pour de meilleurs résultats. «Le Président du Faso a réagi de manière très positive. Il s’est engagé à nommer un point focal dans son équipe pour le soutenir dans ses efforts de coordination bien qu’il en gardera les reines», s’est-elle réjouie. Elle a exprimé la gratitude du mouvement SUN à l’endroit du Président du Faso qui, «malgré l’émergence de nouvelles priorités, notamment sécuritaires, ne perd pas de vue l’importance de la nutrition».

Le mouvement SUN est présent dans 60 pays du monde dont le Burkina Faso depuis 2011. Il réunit différents groupes de parties prenantes, à savoir les gouvernements, la société civile, les Nations unies, les donateurs, les entreprises et les scientifiques. Il ambitionne garantir d’ici à 2030, un monde dénué de faim.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

 Lutte contre l’insécurité : l’ADESKA mobilise les femmes de Zondoma

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L’Association pour le développement économique et social de Kasséba Mossi (ADESKA) a organisé en différé la 162ème journée internationale de la femme. C’était ce samedi 4 Mai 2019 en présence des autorités provinciales.

Pour la quatrième année consécutive, les femmes de Kasséba Mossi et des villages environnants,   se sont mobilisées pour commémorer la journée  internationale de la femme. Placée sous le patronage de Lassané Sawadogo Direteur Général de la CNSS et le parrainage de Ouédraogo Abdoulaye dit « Doul » cette commémoration s’est déroulée sous le thème  choisie pour la célébration au niveau National : « Contribution de la femme à l’édification d’un Burkina de sécurité, de paix et de cohésion sociale»

Pour la circonstance les femmes ont bénéficié d’une conférence publique en langue locale afin de faciliter leur compréhension du thème. C’est donc par une communication livrée par Yacouba Ouédraogo, Directeur Provincial de la Femme de la Solidarité Nationale de la Famille et de l’Action Humanitaire (DP/FSNFAH) du Zondoma, que les femmes ont été outillées sur le thème de la célébration. Après un rappel sur quelques récents événements sociaux et sécuritaires que notre pays a récemment connu, M. Ouédraogo a demandé de prime abord à toutes les femmes de s’impliquer dans la recherche de solutions. Tout en insistant sur l’importance du renseignement dans la lutte contre l’insécurité, il a indiqué que  les femmes seront d’un atout important dans ce domaine vu qu’elles sont nombreuses à fréquenter les lieux publics et surtout qu’elles communiquent plus facilement entrent-elles. Il en a profité inviter les femmes à prendre leur bâton de pèlerin pour jouer les rôles d’intermédiaires dans les situations de conflits en facilitant la communication et les négociations.

Au cours de la cérémonie Youssoufou Ouédraogo, conseiller municipal de Kasséba Mossi et promoteur de l’activité dira que cette célébration du reste en différé  est un moyen de renforcer la cohésion sociale. En sa qualité aussi de conseiller technique du ministre en charge de la femme le promoteur avec conviction  a indiqué que les femmes jouent un rôle important dans la résolution des conflits et sont des actrices de premier plan pour détecter et corriger en leur sein, les premiers signes de radicalisation et d’extrémisme dans leur communauté.

Le Secrétaire Général de la Province, Tarwendé Juste Ouédraogo a loué l’initiative qui est à sa 4ème édition. Au nom de la première responsable de la province M. Ouédraogo a prôné l’entente et la cohésion entre les femmes pour d’une part leur propre  émancipation et d’autre part contribuer à la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes au Burkina Faso.

De nombreuses activités  et un repas communautaire ont meublé la fête de la femme à Kasséba Mossi. La journée a pris fin avec un match de football qui a opposé les équipes des villages de Moundian et de  Kasséba Mossi.

Philibert NIKIEMA

Passage des médias publics à sociétés d’Etat: Le syndicat des travailleurs s’impatiente

Les responsables du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) ont, le lundi 6 mai 2019, entretenu les journalistes sur le processus de passage des médias publics du statut d’établissement public de l’Etat à celui de société d’Etat.

Passé les études techniques préalables, le processus de transformation des médias publics (Editions Sidwaya et la RTB) en sociétés d’Etat, statut prévu par les lois de 2015 sur la presse et du reste «promu» par le gouvernement comme «solution aux problèmes récurrents» dans ces services publics, se grippe à l’étape du Conseil des ministres.

C’est ce qu’ont relevé, les responsables du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC), le lundi 6 mai 2019 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. «Alors que la commission mixte interministérielle de suivi du processus a finalisé et déposé les rapports d’études et les projets de rapports pour le Conseil des ministres depuis février 2019, il nous est difficile de comprendre à ce jour, la non-adoption des décrets d’application en vue du passage au nouveau statut», a soutenu le Secrétaire général (SG) du syndicat, Siriki Dramé.

Il a déploré une «léthargie» de la partie gouvernementale, bien que lors d’une audience accordée au bureau national du SYNATIC, le 2 avril 2019, le ministre en charge de la communication s’était engagé à l’enrôlement et à l’examen du dossier en réunion hebdomadaire du gouvernement en fin avril début mai 2019 au plus tard. Rien, d’après Siriki Dramé, ne peut justifier une telle «inaction», si ce n’est le «manque de volonté manifeste» de l’exécutif de ne pas mettre en œuvre ce qui est un point-clé du protocole d’accord signé, le 29 décembre 2016.

«Nous tenons à rappeler au gouvernement son engagement et lui signifier que rien ne saurait justifier sa non-tenue, tant les travailleurs des médias publics sont à bout de patience après plus de deux longues années d’attente», a soutenu le responsable syndical. Pour lui, le retard dans l’opérationnalisation du statut de société d’Etat «pénalise incontestablement» le peuple burkinabè dans son droit à l’information.

Par ailleurs, a-t-il confié, par société d’Etat, il ne faut seulement pas entendre salaires et indemnités pour les travailleurs. «Ce statut doit consacrer l’indépendance éditoriale des médias publics et résoudre les questions d’équipements et de moyens de fonctionnement», a ajouté le SG, martelant que le SYNATIC prend l’opinion publique à témoin, du fait que les agents des organes de presse d’Etat ont été assez patients et sont déterminés à se battre pour la satisfaction totale de leurs revendications.

Concernant les autres revendications du SYNATIC, le conférencier a expliqué que la reconstitution des carrières est effective à la RTB à part deux ou trois cas et «pas du tout» à Sidwaya, que le problème des frais de production se pose toujours en raison de difficultés financières avancées par les responsables des médias d’Etat. A la question de savoir si, la non-adoption des décrets attendus n’est pas une conséquence du processus de remise à plat des rémunérations des agents publics, Siriki Dramé a indiqué que si, c’est le cas, le gouvernement devrait le dire et que du reste, les agents des médias de service public ne sont pas concernés par cette opération.

Au sujet d’un ultimatum pour la prise des décrets, le conférencier a fait savoir que les instances du syndicat se réuniront au cours de cette semaine et arrêteront les actions de lutte pour laquelle, les travailleurs concernés devront rester mobilisés. «Cette conférence de presse est le début des actions et nous espérons que le gouvernement ne va pas nous pousser à relever le niveau de la lutte», a lancé le SG.

 Jean Philibert SOME

Développement de l’économie numérique : Le Burkina Faso échange sur son identité «.bf»

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en collaboration avec l’Organisme africain de gestion des noms de domaines (AFTLD), organise du 6 au 10 mai 2019 à Ouagadougou, un atelier de formation sur les opérations de registre des noms des domaines.

Afin de booster l’économie numérique, le Burkina Faso s’est engagé dans une amélioration continuelle de son scénario de référence dans la modernisation du secteur des noms de domaine (des extensions qui représentent l’identité d’un pays sur internet).

A cet effet, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en collaboration avec l’Organisme africain de gestion des noms de domaines (AFTLD), organise du 6 au 10 mai 2019, un atelier de formation initiale d’une quarantaine d’opérateurs de registre des noms de domaine. Issus des services de l’Etat en charge des communications électroniques et des sociétés de télécommunications, les participants feront une meilleure connaissance avec le registre du Burkina Faso «.bf».

Ils auront aussi à réfléchir aux interactions techniques entre le registre, les agents ou bureaux d’enregistrements, de même que la mise en relation technique avec le client final. Aux dires du directeur des services informatiques de l’ARCEP, Serge Roland Sanou, un des objectifs visés par l’atelier est le développement de l’économie numérique.

«Les participants échangeront sur le business autour des noms de domaine en général et particulièrement les attentes de l’ARCEP et de ses parties intéressées par l’utilisation massive des domaines bf et partant, de l’augmentation des services se basant sur notre identité numérique à nous tous qu’est le .bf», a-t-il ajouté.

Prendre en charge entièrement le registre .bf

La représentante de L’AFTDL, Fanta Hemeryck, a réaffirmé
le soutien de son institution à l’ARCEP pour la maîtrise
du registre .bf

La gestion du nom de domaine est très importante pour le fonctionnement de l’Internet selon lui. «C’est un secteur qui est transversal, d’où l’importance de l’appropriation, la maîtrise d’internet pour favoriser le développement de l’économie numérique», a-t-il expliqué.

Aussi, il a indiqué qu’à travers cet atelier, l’ARCEP et ses partenaires souhaitent contribuer à l’accroissement du rôle des acteurs de la communauté internet au pays des Hommes intègres. «Ces travaux devront donc permettre de tout mettre en œuvre pour que les universités, les représentants de la société civile, le secteur privé, toute la société de l’information contribuent chacun à sa manière à l’édification continue d’une économie numérique.

Ce, à travers la mise à disposition d’expertises, l’organisation d’actions de sensibilisation et de concertation, la production, le partage et la diffusion d’informations entre les parties intéressées et le développement du sens des affaires pour la plus grande satisfaction du client», a-t-il souligné.

La représentante de L’AFTDL, Fanta Hemeryck a, pour sa part, fait savoir que son institution continuera à supporter l’ARCEP et l’Association burkinabè des domaines internet (ABDI) jusqu’à ce qu’ils puissent effectuer la transition pour la prise en charge entière du registre .bf. Satisfait de cette annonce, le président de l’ABDI, Emmanuel Guigma, a relevé que le développement de l’économie numérique passe par trois axes principaux.

Ce sont la modernisation de la plateforme pour mieux faciliter l’exploitation, la diversité par la décentralisation via les registres et la diminution des coûts liés à l’exploitation et la commercialisation des noms de domaine.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Jeûne de Ramadan : Des conseils pratiques

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Les musulmans du Burkina observent depuis hier, le jeûne de Ramadan. Pour réussir cet acte spirituel, quels conseils pratiques sont nécessaires ?

Le jeûne obligatoire de Ramadan n’est pas valide lorsque l’intention n’a pas été formulée la veille du jeûne. Il est interdit au jeûneur de manger ou de boire après l’apparition de la réelle lueur de l’aube. Celui qui mange ou boit délibérément en ayant conscience qu’il doit jeûner et sans aucune raison valable, son jeûne est invalide.

Celui qui accomplit ce péché devra compenser ce jour de jeûne par un autre en suppliant sincèrement le pardon d’Allah, en regrettant et en mettant fin à ce péché. Celui qui mange ou boit par oubli, son jeûne reste valide et il est dispensé de la compensation d’après le plus juste avis des savants, car l’oubli ne peut être puni. Quiconque a des rapports charnels avec son épouse en journée de Ramadan alors qu’il est en état de jeûne, son jeûne est annulé. La compensation de cette journée par une autre lui est obligatoire.

Son repentir doit être accompagné d’un remords et de la renonciation de réitérer cet acte. De plus, une expiation lui est imposée qui consiste à affranchir un esclave, s’il n’en trouve pas, il jeûnera deux mois consécutifs, s’il en est incapable, il nourrira soixante pauvres. Les rapports sexuels accomplis délibérément dans la journée de Ramadan par un musulman dont les prescriptions islamiques sont obligatoires, qui est résident, en bonne santé, conscient, comptent parmi les grands péchés.

Celui qui éjacule à la suite d’un acte délibéré, en embrassant ou en caressant une femme, ou en la regardant avec insistance, son jeûne est invalide. Le jeûne de celui qui dort toute la journée reste valide, car la sensation du jeûne est toujours ressentie pendant le sommeil. Quant au jeûneur qui s’est évanoui et reste dans cet état toute la journée, il lui est demandé de compenser cette journée, car il doit répondre aux obligations islamiques. Le jeûneur qui éjacule (dans son sommeil) en journée de Ramadan doit prendre un bain rituel et son jeûne reste valable, car ceci ne dépend ni de son choix, ni de sa volonté.

Le jeûne de celui qui se réveille le matin, après l’aube, en état d’impureté majeure à la suite d’un rapport sexuel ou d’un rêve érotique, reste valide même s’il ne prend son bain rituel qu’après le lever du jour. Par ailleurs, ceci n’est possible que s’il s’est abstenu de manger et de boire et de tout ce qui annule le jeûne en ayant bien l’intention de jeûner avant l’aube.

Des exceptions

La règle est identique pour les femmes dont les règles et les lochies se sont estompées et qui ne se sont lavées qu’après l’aube, leur jeûne reste valide. Il est permis au voyageur pendant le mois de Ramadan de rompre le jeûne toute la durée de son voyage et de rattraper le nombre exact de jours pendant lesquels il n’a pas jeûné. Il est permis au malade de rompre le jeûne pendant le mois de Ramadan et de compenser après sa maladie le nombre de jours qu’il n’a pas jeûné.

Tel est le cas de la femme enceinte ou celle qui allaite un nourrisson, si celles-ci craignent pour leur santé ou la santé du bébé.

La maladie qui permet à la personne de rompre le jeûne est celle dont la gravité ne donne pas la possibilité au malade de supporter le jeûne. Pour les maladies sans gravité, le maladie n’a pas le droit de rompre le jeûne. Sont interdits au jeûneur les propos obscènes, les rapports sexuels et ses préliminaires.

De même, lui sont interdits le chahut, la stupidité, le faux témoignage et son usage, l’injure…Il est recommandé de presser la rupture du jeûne lorsque le coucher du soleil est confirmé, lorsqu’il est vu ou si une personne juste et digne de confiance nous en informe. Ceci parce que presser la rupture de jeûne traduit son désir de suivre la Tradition et la retarder par contre traduit l’abus.

Celui qui se lave, se rince la bouche ou aspire de l’eau par les narines puis constate que cette eau s’est introduite dans la gorge involontairement, son jeûne n’est pas annulé. Il en est de même du jeûneur qui avale une mouche, de la poussière, la farine…involontairement, son jeûne reste valide.

Abdel Aziz NABALOUM
Source : www.apprenti-musulman.fr


Mini échangeur route de Yalgado : «C’est décevant», déplore le Premier ministre

Le Chef du gouvernement, Christophe Joseph Marie Dabiré, a visité les chantiers de construction et de bitumage des routes passant devant l’hôpital Yalgado-Ouédraogo, de Kaarpala, de Boassa et du pont de Djikofè, le lundi 6 mai 2019 à Ouagadougou.

Afin de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de construction d’infrastructures routières à Ouagadougou, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a entrepris une tournée sur les différents chantiers, le lundi 6 mai 2019. Il est allé constater de visu l’état d’avancement des travaux et aussi encourager les entreprises. Le premier chantier visité est celui allant du croisement de la Route nationale(RN) N°4 à la RN N°3 jusqu’à l’échangeur de l’Est en passant devant l’hôpital Yalgado-Ouédraogo jusqu’à l’intersection de l’avenue de la Liberté.

Les travaux, entamés depuis novembre 2015, accusent un retard de trois ans avec un taux de réalisation de 72%. Malgré les deux avenants que l’entreprise a eus pour poursuivre les travaux, le constat est que rien ne présage la fin des travaux d’ici là, surtout à l’orée de l’hivernage. Pour le Directeur général (DG) du bureau d’études AGEIM, chargé de la mission de contrôle, Tiraogo Hervé Ouédraogo, le retard s’explique par le fait que l’entreprise a été confrontée aux problèmes de libération des emprises et de dédommagement des personnes affectées.

«Le bailleur de fonds qui est la Banque ouest-africaine de développement a exigé que tous soient dédommagés. Ce qui a fallu prendre un décret d’utilité publique pour cela», a-t-il justifié. A cela, s’ajoutent les problèmes de réseaux que sont les tuyaux des conduites d’eau de l’ONEA et les fils d’électricité et de télécommunications. «L’ONEA a donc passé des appels d’offres avec des entreprises et ce n’est que le vendredi 3 mai 2019 que le travail a été terminé. L’entreprise ne peut pas intervenir sans que toutes ces questions ne soient réglées. Nous avons dû attendre donc 18 mois», a indiqué M. Ouédraogo.

«Mais avec l’implication des autorités, nous avons repris depuis un mois et les premières parties des revêtements sont posées, malheureusement avec la saison des pluies qui s’annonce, nous allons devoir patienter. Cependant, nous espérons faire l’installation des principaux éléments des ouvrages avant l’hivernage afin que la population puisse circuler», a-t-il soutenu. Face à ces travaux qui n’ont que trop duré, le chef du gouvernement a manifesté son mécontentement.

«Cela fait quatre ans que ça dure»

«C’est décevant, car cette route a démarré depuis novembre 2015 et jusqu’à présent, on ne voit pas le bout du tunnel. Lorsqu’on décide de faire un travail qui doit contribuer à renforcer la mobilité dans une zone urbaine telle que Ouagadougou, on doit s’attendre à ce que les travaux soient exécutés avec une certaine rapidité et qualité, malheureusement, cela fait quatre ans que ça dure pour un délai de 18 mois» a déploré le Premier ministre.

Ces ouvrages réalisés par Globex construction…

A l’entendre, on ne peut plus résilier le contrat. «Si on le fait, il va falloir prendre un an pour relancer les appels d’offres, trouver une entreprise qui va reprendre les travaux et nous ne sommes pas sûrs de trouver cette entreprise qui va accepter le faire. Notre décision est d’accompagner cette entreprise, faire en sorte qu’elle retrouve un certain nombre de moyens pour pouvoir terminer cet ouvrage», a expliqué Christophe Joseph Marie Dabiré.

Il a poursuivi sa tournée sur les sites de construction de la route de kaarpala (les rues 30.161 et 30.260) et le pont de Djikofè. Sur ces chantiers, les travaux assurés par l’entreprise Globex construction sont à un taux d’avancement de 48% sur un délai consommé de 36% aujourd’hui avec 12 points d’avance. Selon le directeur de la mission de contrôle (GIE), Parfait Kondia, tout est mis en œuvre pour éviter la saison des pluies. «Dans 45 jours, nous pensons pouvoir livrer la voirie, longue de 1,600 km.

Il ne restera que les travaux connexes à savoir la construction de bâtiments et de forage au niveau du Groupement de sécurité et d’intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN). Pour ce qui est du dalot, achevé à 80% déjà, il reste les remblais d’accès, les protections et dans les deux semaines, nous allons respecter les délais contractuels des 8 mois comme prévus», a rassuré le directeur de la mission de contrôle.

La visite a pris fin sur le chantier de construction et de bitumage de la voie allant de Sondogo à Boassa. Longue de 5,200km, elle est à un taux d’exécution de 45% contre un délai couru de 46%. A ce niveau, le Premier ministre a marqué sa satisfaction par rapport à l’état d’avancement des travaux.

Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, a relevé qu’avec la mission de contrôle, le renforcement des équipes de terrassement sera examiné afin d’éviter un retard sur le site de Boassa. «Si le rythme actuel se poursuit, nous serons dans le délai», a-t-il laissé entendre. Par ailleurs, celui-ci a annoncé que dans la ville de Ouagadougou, très bientôt, la deuxième phase qui va consister à faire sept kilomètres supplémentaires à Kaarpala et dans la zone de Cissin sera lancée. «Les résultats des appels d’offres ont été publiés, nous attendons la validation des bureaux de contrôle par la BOAD pour démarrer les travaux», a-t-il déclaré.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Interconnexion électrique : Deux projets de loi adoptés par l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a adopté trois projets de loi portant sur le financement de l’interconnexion électrique : Nigeria-Niger-Bénin-Burkina Faso, le programme d’appui aux réformes de l’énergie et sur l’appui à l’enseignement supérieur, le lundi 6 mai 2019
à Ouagadougou.

Le ministère de l’Energie soutient la construction d’une ligne d’interconnexion de 330W entre le Nigeria, le Niger, le Benin et le Burkina Faso, qui va contribuer à la sécurisation de l’alimentation en énergie électrique des grandes villes et localités de ces pays. Dans ce cadre, les projets de loi y afférents soumis à l’Assemblée nationale ont été adoptés à l’unanimité par les 78 députés présents à la plénière, le lundi 6 mai 2019.

Il s’agit du projet relatif à la ratification de l’accord de prêt conclu le 14 mars 2018 entre le Burkina Faso et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement partiel de l’interconnexion électrique : Nigeria, Niger, Bénin, Burkina Faso et celui du programme d’appui aux réformes dans le secteur de l’énergie.

Selon le rapporteur de la Commission des affaires étrangères et des Burkinabè de l’étranger (CAEBE), Justin Compaoré, le projet d’interconnexion s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’un marché sous-régional de l’énergie électrique au niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). A terme, a-t-il dit, il va limiter les investissements onéreux des quatre pays bénéficiaires dans la production de l’énergie d’origine thermique.

Aussi, a poursuivi M. Compaoré, le programme entend renforcer l’intégration économique régionale, améliorer la stabilité statique et dynamique du réseau interconnecté pour une meilleure qualité de service et contribuer à un mieux-être des populations des pays concernés. Pour le pays des Hommes intègres, plusieurs résultats sont attendus.

«Baisse du coût du kWh»

Les députés ont approuvé le projet d’interconnexion électrique.

«Il s’agit entre autres, de la baisse du coût de revient du kWh de 107 F à 98 F CFA à l’horizon 2022, l’électrification rurale et le renforcement des capacités sectorielles, de la réduction de 243 000 tonnes de gaz à effet de serre par an, de la création de 250 emplois directs pour les jeunes dont 60 pour les femmes», a-t-il énuméré. Concernant le second projet, Tibo Jean Paul Tapsoba, membre de la CAEBE, a indiqué que le soutien de la BAD favorisera un accès inclusif à l’énergie au Burkina Faso.

«Le programme répond aux défis et contraintes majeurs auxquels le pays continue à faire face pour combler le gap énergétique. De manière spécifique, il vise notamment à améliorer le cadre légal et institutionnel du secteur de l’énergie, le renforcement de la gouvernance des structures-clés du secteur», a souligné M. Tapsoba.

Le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo a fait savoir que cette ligne qui va faire le maillage des différents pays de la CEDEAO offrira au pays des Hommes intègres une opportunité d’échange en matière de vente d’électricité. «Les partenariats publics-privés auront ainsi accès au marché national et sous régional.

Ce qui nous permet d’avoir le kWh à moindre coût», a affirmé le ministre. Par ailleurs, il a rassuré les parlementaires de la capacité du Nigeria à fournir de l’électricité au Burkina Faso. Avant l’adoption de ces projets, les députés ont aussi adopté celui d’appui à l’Enseignement supérieur, conclu le 21 août 2018 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA).

 Mariam SOMDA

Coopération bilatérale : L’ouverture de l’ambassade d’Italie au Burkina saluée

La vice-ministre italienne des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Emanuela C. Del Re, a reçu en audience, la diaspora burkinabè d’Italie, le samedi 4 mai 2019 à Ouagadougou. Les deux parties ont poursuivi les échanges lors d’un dîner dans un restaurant italien de la capitale burkinabè.

Une délégation de la diaspora burkinabè en Italie a été reçue, le samedi 4 mai 2019 à Ouagadougou, par la vice-ministre d’Italie des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Emanuela C. Del Re, en séjour au Burkina Faso. A leur sortie d’audience, le porte-parole du groupe et secrétaire général des Burkinabè résidant en Italie, Madi Sakandé, a déclaré que les échanges ont été l’occasion de féliciter la vice-ministre italienne, de l’ouverture d’une ambassade d’Italie au Burkina Faso et de discuter du renforcement de la coopération entre les deux pays.

«Nous voulons que les entreprises italiennes viennent et qu’ils nous aident dans le secteur de l’agroalimentaire, dans la construction- bâtiment avec leur savoir-faire qui est reconnu mondialement», a laissé entendre Madi Sakandé. Selon lui, cette rencontre avec Mme Del Re a aussi porté sur la question de la retraite des travailleurs.

«En Italie, si tu es à la retraite et que tu n’es pas Italien d’origine, tu perds tous les avantages malgré les cotisations depuis le séjour italien», a détaillé M. Sakandé. Et de poursuivre que lors des échanges, la diaspora burkinabè a «officieusement» invité la vice-ministre à prendre part aux festivités du 11-Décembre 2019, «vu que l’on prend l’Italie pour le pays bissa et que cette année, le 11-Décembre se fêtera à Tenkodogo, qui est la région où se trouve les Bissa en majorité». Pour M. Sakandé, les Burkinabè vivant en Italie sont au nombre de 70 000 personnes dont 37 000 ont acquis la nationalité italienne.

Achille ZIGANI
(Collaborateur)