Littérature : Des recettes pour vivre heureux

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Paru aux éditions Edito en 2015, «Ta deuxième vie commence quand tu comprendras que tu n’en as qu’une» est le premier roman de Raphaëlle Giordano. Auteure, artiste peintre, coach en créativité et en développement personnel, elle relate dans ce livre l’art de transformer sa vie pour trouver le chemin du bien-être et du bonheur.

Comment retrouver le bonheur perdu ? C’est à cette délicate question, que Raphaëlle Giordano, auteure à succès, tente de répondre, dans son roman intitulé «Ta deuxième vie commence quand tu comprendras que tu n’en as qu’une». Camille, l’héroïne du roman a tout pour être heureuse. Mariée et mère d’un garçon de 9 ans, elle a un emploi permanent. Mais elle a le sentiment que le bonheur lui a glissé entre les doigts. Par un mauvais temps, en panne sur la route, son chemin croise celui de Claude Dupontel.

Ce dernier est routinologue de profession. Le routinologue est un expert en accompagnement dans l’art de retrouver le bonheur perdu. Camille, ayant accumulé trop de frustrations se laisse aller à la confidence. Après l’avoir écoutée attentivement, Claude détecte en elle, une routinite aigüe et lui propose son aide. Et selon lui, la routinite est une affection de l’âme dont les symptômes sont la baisse de motivation, la morosité chronique, la perte de repères et de sens, la difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, le désenchantement et la lassitude…

Sceptique au début, Camille ne tarde pas à se lancer dans le programme du routinologue. Etape par étape, Claude va s’atteler à conduire Camille sur le chemin de la joie et de l’épanouissement à travers des expériences créatives et riches. Pour cela, plusieurs exercices sont à l’ordre du jour. Claude préconise, d’entrée, la Mission «Grand blanc», c’est-à-dire le grand ménage in et out.

Le ménage in ou ménage intérieur consiste à identifier tout ce qui paraît toxique, néfaste, sclérosant dans notre relation aux autres, notre organisation, notre environnement.
Le ménage out ou ménage extérieur est le fait de se concentrer sur son cadre de vie pour l’améliorer de toutes les façons possibles, en se débarrassant des objets inutiles ou abîmés, en faisant du tri, du rangement, en rafraîchissant la décoration, etc…

Après le grand ménage, Camille doit apprendre à « couper les élastiques du passé ». Les «élastiques» du passé sont des événements qui nous ont affectés et dont nous n’avons pas conscience de l’influence sur notre présent.

Changer de dialogue intérieur

Certaines circonstances de notre vie d’aujourd’hui réactivent ces blessures et libèrent malgré nous une charge émotionnelle disproportionnée par rapport à l’évènement déclencheur. Pour vivre mieux le quotidien, il convient d’identifier ces «élastiques» et de les «couper», en prenant conscience tout d’abord, puis en entreprenant certaines actions.

La technique du «changer de dialogue intérieur» est également proposée par Claude à Camille. Pour y parvenir, elle doit se soumettre à une technique qui a fait ses preuves: répéter chaque matin devant le miroir des affirmations positives sur soi-même. Même si on n’y croit pas encore tout à fait, le cerveau, lui, les entend et les enregistre.

On y gagnerait en bien-être et on restaurerait une image valorisée de soi-même. L’autre étape dans la reconquête du bonheur perdu est le développement des pensées et attitudes positives. Nos paroles ont une vibration. Notre attitude physique aussi. Les deux influencent grandement notre mental et, par extension, notre réalité. Voilà pourquoi il est bon d’adopter une pensée et une attitude positives.

Après les pensées et attitudes positives, Claude suggère d’ «éviter de nourrir ses rats». Nous «nourrissons nos rats» si nous encourageons la partie de nous-même qui aime bien se faire plaindre. Ce qui est souhaitable, donc, c’est d’arrêter de nourrir ces rats, et d’essayer de comprendre l’impact de nos peurs et de nos blessures sécrètes sur notre attitude. L’ultime étape consiste à avoir des instants de gratitude.

Chaque jour, il faut avoir en tête un remerciement pour tout ce que notre journée nous a apporté de positif, du plus insignifiant au plus grand bonheur (du bienfait d’une tasse de café au réveil, à l’incommensurable joie d’un accomplissement personnel). Camille a appris à travers Claude que développer ses capacités à être heureuse n’est pas une chose qu’on apprend à l’école. Elle se travaille, se muscle jour après jour.

Et il suffit de revoir son système de valeurs, de rééduquer le regard qu’on porte sur la vie et les événements. C’est ainsi que Camille est ressortie de ces expériences ragaillardie, épanouie, et confiante en l’avenir avec en main le mode d’emploi pour être heureux.

Awa COMPAORE
(Collaboratrice)

Projet d’appui à la transformation de l’économie : Marie Laurence Ilboudo sur les traces des bénéficiaires

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo, a visité des organisations féminines à Kaya et à Ouagadougou, le jeudi 2 mai 2019. Cette sortie s’inscrit dans le cadre de suivi-supervision des activités des bénéficiaires du crédit de financement de l’entreprenariat féminin.

Le secteur n°3 de Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord, abrite le siège de l’Union départementale Wend-Konta (UWK) des étuveuses de riz de Kaya. Une association forte de 104 membres, toutes issues de quatre groupements féminins spécialisés dans l’étuvage du riz. L’association dispose d’une unité de transformation des produits locaux tels que la pâte d’arachide, le soumbala, la farine de maïs, etc.

En 2017, cette structure dirigée par Ella Claudine Ouédraogo a bénéficié de 20 millions F CFA du «Projet riz paddy en riz étuvé», dans le cadre du Projet d’appui à la transformation de l’économie et à la création de l’emploi (PATECE). Avec ce montant, Mme Ouédraogo et ses camarades ont pu acheter la matière première et constitué un fonds de roulement.

Le jeudi 2 mai 2019, l’UWK a reçu dans ses locaux, la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo, accompagnée de la Directrice générale de l’autonomisation économique de la femme (DGAEF), Edwige Ninon Yaméogo. Elles sont allées constater les réalisations de l’Union départementale des étuveuses du riz.

A les écouter, ces sorties répondent à un souci de concertation permanente entre le département en charge de la femme et les bénéficiaires des fonds afin de s’assurer de la bonne exécution des projets sur le terrain, de visiter certaines réalisations, d’apprécier le taux de remboursement des prêts et de déceler d’éventuelles difficultés.

Une démarche saluée par la présidente Ella Claudine Ouédraogo. A l’occasion, elle a relevé quelques difficultés qui entravent le bon fonctionnement de son entreprise. Il s’agit du manque d’équipements notamment d’une décortiqueuse et d’une trieuse. Mme Ouédraogo a déploré l’absence de circuit d’écoulement.

A ce sujet, elle a confié que son association n’a que la Société nationale de gestion des stocks de sécurité alimentaire(SONAGESS) comme partenaire. A cet effet, la présidente de l’UWK a demandé à Marie Laurence Ilboudo et à sa délégation, de les aider à étendre leur marché aux cantines scolaires, aux maisons d’arrêt et de corrections, etc. Etant en location, les femmes souhaitent avoir leur propre terrain.

Un financement de 200 millions F CFA

La délégation s’est dit satisfaite des réalisations des femmes.

Après le siège de l’UWK, Laurence Ilboudo et son équipe se sont rendues sur le site de l’Union pour la promotion de la production locale et des transformatrices d’arachides, également bénéficiaire du PATECE pour son projet «Renforcement unité de production d’huile d’arachides». L’organisation a reçu plus de 9 500 000 FCFA répartis aux 40 membres en raison de 35 000 FCFA chacune pour l’achat des matières premières.

Là-bas, les femmes du groupement disposent d’un grand bâtiment où elles mènent leurs activités. Une bâtisse, qui selon la présidente, Adja Mariam Derra, devrait abriter une unité de transformation de leurs produits.

Malheureusement, plus de six ans après, les équipements se font toujours attendre. Une préoccupation soumise à la première responsable du département en charge de la femme. «Nous sommes très satisfaites des réalisations des femmes du Sanmatenga et de l’accompagnement de notre département», s’est réjouie Marie Laurence Ilboudo. Octroyé pour quatre ans, le taux de recouvrement est à 80% en deux ans d’exercice.

Pour ce qui est des préoccupations, le ministre Ilboudo a promis accompagner les femmes à opérationnaliser leurs unités de productions d’ici à la fin de l’année 2019 afin qu’elles puissent répondre à la demande nationale en terme de consommations des produits locaux.

A Ouagadougou, la délégation s’est rendue, dans l’après-midi, dans les locaux du Collectif des associations de restauratrices et transformatrices des produits locaux Projet de renforcement des capacités de la transformation agroalimentaire, situé à Tanghin. Avec un prêt de 20 millions de francs CFA, les bénéficiaires ont déjà remboursé la moitié.

Cette sortie du ministère en charge de la Femme dans le Kadiogo et le Sanmatenga est la dernière étape dans les suivi-évaluations déjà effectués dans neuf régions bénéficiaires. Des associations et groupements ont bénéficié en 2017 d’un fonds de 200 000 000 F CFA financé par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le PATECE et mise en œuvre par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES).

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com

Déclassement de Kua : «Ce n’est qu’un avis», Hamidou Baguian, chargé de l’environnement

Le projet de déclassement de la forêt classée de Kua dans la commune de Bobo-Dioulasso pour y construire un centre hospitalier universitaire fait de gorges chaudes. Le conseil municipal a pris le 19 avril 2019 une délibération dans ce sens. Le directeur technique municipal chargé de l’environnement et du développement durable de la commune de Bobo-Dioulasso que nous avons rencontré, le lundi 29 avril, explique le sens de la délibération.

Le conseil municipal de Bobo-Dioulasso a adopté le 19 avril 2019 une délibération portant avis favorable pour le déclassement d’une superficie de 160 000 m2 de la forêt classée de Kua pour la construction d’un centre hospitalier dans la commune. Pour le directeur technique municipal chargé de l’environnement et du développement durable de la commune de Bobo-Dioulasso, Hamidou Baguian, rencontré le 29 avril, la délibération en question n’est pas une autorisation de déclassement de la forêt, mais un avis favorable que la commune a émis à la suite d’une requête du ministère de la Santé.

En effet, à en croire M. Baguian, plusieurs sites avaient été identifiés à Bobo-Dioulasso pour accueillir le centre hospitalier. Mais le principal partenaire pour la construction de ce centre de référence qu’est la Chine populaire a identifié une partie de la forêt classée de Kua, en bordure de la route nationale n°1, à l’entrée de la ville. Le ministère de la Santé a alors saisi la commune de Bobo-Dioulasso pour demander son avis afin d’enclencher la procédure de déclassement en collaboration avec son homologue de l’Environnement.

La forêt de Kua étant une forêt nationale, seul le conseil des ministres est habilité à la déclasser, a précisé Hamidou Baguian. Le conseil municipal s’est alors réuni et a donné son avis favorable au déclassement de la forêt classée. «Il revient au ministère de la Santé qui va prendre attache avec celui de l’environnement en vue d’initier toute procédure qui vaille afin de permettre au conseil des ministres de prendre un décret de déclassement s’il y a lieu. C’est un processus dans lequel la commune n’est pas le point de départ, ni le point de fin.

C’est un maillon intermédiaire qui émet un avis conformément à la règlementation en vigueur», a souligné le chargé de l’environnement à la commune. Selon son explication, la commune a donné un avis favorable parce que le ministère de la Santé a promis en compensation de reverdir un espace de 30 hectares dans la commune. Aussi émettre un avis défavorable pourrait s’apparenter à un refus de la commune de voir construire l’hôpital à Bobo-Dioulasso, selon notre interlocuteur.

Du reste, a-t-il dit, il reviendra au gouvernement de prendre la décision qui convient au cas où le conseil des ministres rejetterait le projet de délassement de la forêt classée de Kua. Le projet de construction du centre hospitalier dans la commune est conduit par le gouvernement burkinabè. La commune
de Bobo-Dioulasso n’est que le bénéficiaire.

Adaman DRABO

Message du CDP au Musulmans

Au moment où débute le mois du Ramadan, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), par ma voix, exprime sa solidarité avec tous les musulmans.

En ces moments difficiles que notre pays le Burkina Faso traverse, particulièrement sur le plan sécuritaire, puisse cette période d’expression intense de spiritualité, vous apporte le meilleur pour vous et vos familles respectives.

Qu’à travers l’épreuve du jeûne, comme acte de recherche de l’essentiel, vos intentions et vos vœux œuvrent à l’aboutissement solidaire de la paix et de la cohésion social.

A vous toutes et à vous tous, excellent mois du Ramadan, et qu’Allah le miséricordieux agrée vos prières et vos privations.

 

Démocratie – Progrès – Justice

 

Ouagadougou, le 5 mai 2019

Pour le Bureau Politique National,

Le Président

Wend-Vennem Eddie Constance KOMBOIGO

Lutte contre le terrorisme: le Japon promet du matériel roulant

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Tamotsu Ikezaki, le vendredi 3 mai 2019 à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur la coopération entre les deux pays et le soutien de l’empire du Soleil-Levant à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.

Dans l’après-midi du 3 mai 2019, l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Tamotsu Ikezaki, a rendu une visite de courtoisie au chef du gouvernement, Christophe Joseph Marie Dabiré. Il a été question du bilan de la coopération économique et technique japonaise au Burkina Faso au cours des échanges entre les deux personnalités. «Nous avons évoqué la tenue de la prochaine TICAD au Japon, du 28 au 30 août 2019, à laquelle le président du Faso est invité à participer. Je souhaite vivement sa présence au cours de cet évènement», a-t-il souligné. Le diplomate japonais a également évoqué l’intronisation du nouvel empereur Naruhito de son pays, le 1er mai 2019. «Nous sommes entrés dans la nouvelle ère Reiwa. Avec la question du terrorisme, le gouvernement s’est fixé pour objectif la stabilité de la société, c’est pourquoi il est déterminé à déployer tous les efforts pour endiguer le phénomène», a soutenu l’ambassadeur. A cet effet, il a rassuré le gouvernement qu’au cours de cette année 2019, une centaine de matériel roulant (véhicules et motos) sera octroyé pour faire face à l’insécurité que connaît le pays depuis 2016. «C’est une contribution modeste envers le Burkina pour soutenir au maximum les personnes vulnérables», a-t-il indiqué. Dans le cadre de la coopération avec le Burkina Faso, le Japon intervient dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’intégration régionale.

Fleur BIRBA

Ministère de l’Administration territoriale: le syndicat annoncent une grève de 72 heures

Le Syndicat national des administrateurs civils, des secrétaires et adjoints administratifs du Burkina (SYNACSAB) a animé une conférence de presse, le samedi 4 mai 2019, à la Bourse du travail à Ouagadougou. Le syndicat compte aller en grève du 22 au 24 mai prochain.

Le Syndicat national des administrateurs civils, des secrétaires et adjoints administratifs du Burkina (SYNACSAB) est mécontent du traitement réservé à sa plateforme revendicative. Le samedi 4 mai, la structure a organisé une conférence de presse à la Bourse du travail à Ouagadougou, pour dénoncer ce qu’il appelle le «dilatoire» du gouvernement. Ainsi, pour donner de la voix, le secrétaire général du SYNACSAB, Adama Bidiga, a annoncé une grève de 72 heures sur toute l’étendue du territoire national à partir du 22 mai, avec une marche au dernier jour. Dans sa plateforme revendicative déposée le 26 avril 2017, le SYNACSAB réclame l’adoption d’une loi portant institution du corps préfectoral, d’un plan de promotion, d’un décret portant modalité d’exercice de la fonction de secrétaire général de collectivités et la gestion de l’état civil dans les représentations diplomatiques par les administrateurs civils, les secrétaires et les adjoints administratifs. Les négociations qui avaient été entamées avec le gouvernement, selon Adama Bidiga, ont été rompues en janvier 2018 à la suite de la décision de remise à plat du système de rémunération des travailleurs de la Fonction publique. «Depuis lors, ce sont des agents désemparés, déboussolés, délaissés et démotivés qui, face à l’indifférence du premier responsable, tentent de remplir une mission qu’ils savent impossible», a-t-il déploré. Pour le bureau exécutif du syndicat, l’on assiste à des velléités de réformes non inclusives et de réduction de leurs attributions telles que l’aménagement du territoire, la gestion des conflits, la protection civile et l’état civil. Il a invité le gouvernement burkinabè à s’inspirer du Sénégal qui est un bon exemple dans ce domaine de gestion. Le syndicat a profité de l’occasion pour marquer son soutien aux forces de défense et de sécurité pour le
travail abattu dans la sécurisation du territoire.

Arnaud Fidèle YAMEOGO
(Stagiaire)

Renforcement de l’offre énergétique

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a visité, le vendredi 3 mai 2019 à Ouagadougou, le chantier de construction de la centrale thermique de la SONABEL, sis à Gounghin.

A partir du 15 mai 2019, la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) recevra 50 MW de plus dans son réseau. L’assurance a été donnée par le chef de projet Aggreko, Francis Bessong Ayuk, lors de la visite du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, le 3 mai 2019 sur le chantier de construction de la centrale thermique de la nationale de l’électricité, à Ouagadougou. Implantée à Gounghin pour une durée de trois ans, la centrale thermique est dotée de 31 groupes d’une puissance de 1, 8 mégawatt chacun. Son coût est estimé à 50 milliards FCFA, assuré par l’entreprise. L’énergie produite sera vendue à la SONABEL pour sa redistribution aux populations. Les responsables de l’entreprise ont confié qu’il reste à la date du 3 mai 2019, des travaux de raccordement pour la mise en marche de la centrale. «Je suis fier de constater que le travail a beaucoup avancé. Certes, il y a eu un léger retard, car nous attendions la mise à réseau à partir de fin avril, mais d’ici le 15 mai, on devrait pouvoir renforcer le potentiel de production de la SONABEL et amoindrir ainsi les délestages», s’est réjoui le chef du gouvernement. Pour Christophe Dabiré, cette centrale est une solution qui vient raffermir les options politiques déjà prises en vue de renforcer la sécurité énergétique du pays. A cet effet, il a félicité l’entreprise Aggreko pour le travail abattu et notamment pour avoir eu recours à la ressource humaine nationale. «Cela montre qu’il existe des ressources humaines de qualité qui prendront la relève d’ici quelques années», a-t-il soutenu. Selon le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, pendant
trois ans, cette centrale va permettre de répondre à la demande de plus en plus forte en période de canicule. Il a rassuré la population que le gouvernement travaille pour garantir une accessibilité à une énergie de qualité à moindre coût. A l’entendre, des promotions pour la connexion au réseau seront faites pour permettre au maximum de populations d’y avoir accès. «Elle se fera à des prix défiant toute concurrence parce que nous sommes résolument engagés à sortir le Burkina Faso de l’obscurité», a laissé entendre M. Ouédraogo.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Les médias face aux défis sécuritaire et communautaire

La journée du 3 mai, consacrée à la liberté de la presse, a été commémorée, le vendredi 2019, à Ouagadougou par les professionnels des médias. Ces derniers ont passé en revue les entraves à la libre expression et à l’exercice de l’activité journalistique au Burkina Faso.

Aux niveaux mondial et continental, le Burkina Faso, selon le classement de Reporters sans frontière (RSF), a fait des progrès en matière de démocratie et de liberté de la presse. En effet, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le vendredi 3 mai 2019, le rapport de RSF place le pays des Hommes intègres au 36e rang mondial et 5e en Afrique. Comparativement à l’année 2016 où le pays était 42e, les acteurs affirment que des efforts ont été faits pour assainir le milieu des médias. Pour le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou, le monde de la presse au Burkina Faso a de beaux jours devant lui. L’engagement du Centre national de presse Norbert- Zongo (CNP/NZ) à produire chaque année des rapports d’enquête sur la situation des médias au pays constitue selon lui, un moyen efficace de veille. Evoquant le classement actuel du pays en matière de liberté d’expression et de la presse, le ministre Dandjinou a indiqué que des efforts sont faits à tous les niveaux, afin de parvenir à un rang satisfaisant. Pour lui, les médias burkinabè se doivent de s’en féliciter, car, il y va de la qualité des contenus des médias. Dans la même dynamique, le président du comité de pilotage du CNP/NZ, Boureima Ouédraogo, a précisé que malgré un contexte sécuritaire difficile marqué par le terrorisme et des conflits fratricides, la presse nationale a réalisé des progrès. Mais, il a prévenu que des défis demeurent en matière de sensibilisation à la responsabilité sociale du journaliste, de l’exercice de la liberté de presse dans un contexte de terrorisme, ainsi que sur le traitement de l’information en période de conflits intercommunautaires. D’où le thème national de la célébration : «Médias et élections dans un contexte de crise sécuritaire et communautaire au Burkina Faso». Une sorte d’interpellation en vue des échéances électorales de 2020. Au lancement des travaux de la journée, le CNP/NZ a rendu public le rapport sur l’état de la liberté de la presse 2018 au Burkina Faso et a fait des recommandations relatives à la formation des journalistes, l’équipement des médias, la correction des insuffisances de certaines dispositions dans les lois sur la presse, le respect de la convention collective, etc. A propos, le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Mathias Tankoano, a reconnu que l’objectif de la journée est d’analyser les forces et les faiblesses, de sorte à préserver les acquis et à relever les défis en vue de défendre et de promouvoir les entreprises de presse. Le directeur général des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna, lui, a dit reconnaître le professionnalisme des médias burkinabè. Et il ne s’est pas étonné du bond en avant qu’a fait le pays en matière de démocratie et de liberté de la presse. Par ailleurs, le prix africain Norbert-Zongo du journalisme d’investigation et celui
de la meilleure femme journaliste burkinabè ont été lancés.

Wanlé Gérard
COULIBALY
gerard_couyl@yahoo.fr

Education nationale 21 jours pour «valoriser» les enseignants

Le gouvernement burkinabè et la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) ont signé, le vendredi 3 mai 2019 à Ouagadougou, un accord pour l’élaboration du statut valorisant de l’enseignant.

La crise consécutive à la mise en œuvre du protocole d’accord entre le gouvernement et la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) est en voie de résolution. Les deux parties ont convenu, le vendredi 3 mai 2019 à Ouagadougou, à travers la signature d’un accord, de revenir sur la table de discussions. «Au-delà des divergences, nous avons pensé qu’il était bon d’évoluer sur la question du statut valorisant le personnel du système éducatif afin de travailler à sa mise en œuvre à partir de 2020.
C’est ainsi que le gouvernement et les syndicats, se sont accordés à signer un procès-verbal du statut valorisant de l’enseignant dans lequel, on consignera les points d’accords et les non-accords», a déclaré à la presse, le ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro, après la signature du procès-verbal d’accord pour la rédaction dudit statut. Il a salué la hauteur d’esprit qui a prévalu entre les deux parties. De ce fait, il a annoncé que la rédaction du document débutera dès ce lundi 6 mai 2019 à Koudougou. Tout en se réjouissant de l’accord trouvé entre les deux parties, Stanislas Ouaro a laissé entendre que les rédacteurs disposent maintenant de 21 jours pour élaborer ledit statut afin que le décret puisse être introduit en Conseil des ministres pour signature en fin mai. Et le ministre de reconnaître qu’«aucune nation ne peut se développer sans un système éducatif de qualité». Le coordinateur de la CNSE, Bonaventure Bélem, a affirmé que la présente signature constitue une victoire d’étape. Il a déclaré qu’on ne peut pas valoriser le système éducatif sans les personnes qui l’animent. M. Bélem a remercié le gouvernement pour son initiative. Le mot d’ordre de grève sera-t-il levé ou pas ? Bonaventure Belém a répondu : «Nous communiquerons par nos canaux habituels».

Achille ZIGANI
(Collaborateur)