Canton de Konkistenga Naaba Saaga honore ses ancêtres

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La fête coutumière, le Nabasga, du chef de canton de Konkistenga, Naaba Saaga, a eu lieu, du vendredi 26 avril au dimanche 28 avril 2019, dans ladite localité.

Fondé dans les années 1100, le Canton de Konkistenga dans la province du Boulkiemdé couvre les communes de Imasgo, Soaw et Pella. Il fait frontière avec le canton de Lallé au sud et à l’Est ; le canton de Nanoro au Nord et la commune de Réo à l’Ouest. Le canton de Konkistenga a été fondé par un fils du Mogho Naaba Koudoumié appelé Konkis, d’où le nom de son canton Konkistenga. L’actuel chef de canton de Konkistenga est le 20e à régner sur le canton. Il a été intronisé le 17 septembre 1983, soit 36 ans de règne. Il a, sous sa coupe, 27 chefs de village qu’il intronise au nom de sa Majesté le Mogho Naaba Baongho. Dans le but de perpétuer la tradition, le Naaba Saaga organise chaque année, depuis son intronisation, sa fête coutumière appelée le Nabasga ou le kinkirga. Cette célébration marque le début de la nouvelle année avec à la clé une cérémonie d’offrandes aux mânes des ancêtres. La tradition a été à respectée, du 26 au 28 avril 2019, dans le canton de Konkistenga. Les rites permettant au chef de canton de communier avec les ancêtres se sont déroulés dans la nuit du vendredi 26 avril. Les deux journées suivantes ont été consacrées aux salutations des différentes délégations et aux réjouissances populaires avec plusieurs troupes venues de divers villages du canton.

La gestion du Naaba Saaga saluée

Cette année, la fête du chef de canton a été marquée, pour la première fois, par la présence d’une délégation de sa Majesté le Mogho Naaba Baongho conduite par le Rassamb-Naaba du Baloum Naaba. Le samedi 27 avril, plusieurs dizaines de délégations venues d’horizons divers ont également fait le déplacement pour « saluer » ou faire allégeance à sa Majesté le Naaba Saaga de Konkistenga.
Selon le Naaba Saaga, les invités sont constitués essentiellement de ses « administrés », des populations de Koudougou, Lallé, Nanoro, Réo et des localités environnantes. Les ressortissants du canton (Soaw, Pella et Imasgo) vivant ailleurs ont également joué leur partition en faisant un retour massif à la source à l’occasion de cette fête annuelle du chef du canton. A l’occasion, et en guise de salutations, les invités ont offert des poulets, des moutons, des sommes d’argent, etc. Pour le 20e chef du canton de Konkistenga, la particularité de son Nabasga réside dans le geste de sa majesté le Mogho Naaba Baongho, à travers l’envoi d’une délégation. A son avis, cette action est, sans conteste, le signe du soutien de « l’empereur des mossé ». « Cela signifie, en termes clairs, qu’il nous reconnaît comme le seul et l’unique chef de canton de Konkistenga », a-t-il expliqué. A l’occasion de sa fête coutumière, le Naaba Saaga de Konkistenga a demandé aux ancêtres d’aider le Burkina Faso et les pays de la sous-région à combattre le terrorisme. ‘’Nous avons également intercédé pour la paix et la stabilité dans notre chère patrie, et une excellente saison hivernale », a-t-il ajouté. Quant à l’envoyé spécial de sa Majesté l’empereur des mossé, le Rassamb Naaba du Baloum Naaba, il a dit être porteur d’un message d’encouragement et de félicitations, mais aussi de soutien de sa Majesté le Moogho Naaba au chef de canton de Konkistenga pour la tenue de sa fête coutumière. « C’est une satisfaction de voir que le canton est bien gouverné par sa Majesté le Naaba Saaga de Konkistenga, depuis 36 ans. Nous avons constaté l’unanimité faite autour de sa personne. Nous ferons un compte rendu fidèle à sa majesté le Mogho Naaba », a conclu le Rassamb-Naaba, le chef de délégation.

François KABORE

Programme d’urgence pour le Sahel: des récompenses aux partenaires

L’ONG Equal Access international, à travers son projet Voix de paix (V2P), a récompensé, le samedi 27 avril 2019 à Dori, les lauréats de son concours dédié aux partenaires qui l’accompagnent dans la mise en œuvre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS).

L’ONG Equal Access international, à travers son projet Voix de paix (V2P), est reconnaissante aux acteurs qui l’accompagnent dans la mise en œuvre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS). C’est dans cette optique qu’elle a primé les lauréats des différents concours qu’elle a organisés. La cérémonie de remise des prix a eu lieu, le samedi 27 avril 2019 à Dori. Pour le concours de productions locales destinés aux radios, les quatre lauréats issus de Dori, Djibo, Gorom-Gorom et Ouahigouya ont eu chacun une attestation, un trophée et une somme de 100 000 FCFA. Quant au concours « Femme leader », six lauréates de Dori, Djibo et Gorom-Gorom ont reçu en plus des attestations et des trophées des enveloppes de 100 000 CFA à 300 000 FCFA. Concernant le concours de création de vidéos des jeunes, les quatre premiers des villes de Dori, Djibo et Gorom-Gorom ont été récompensés avec des attestations, des trophées et des sommes d’argent allant de 50 000 FCFA à 100 000 FCFA. En plus de ces prix, les radios partenaires de l’ONG ont été dotées d’équipements de sonorisation et de projection pour le cinéma mobile en vue d’informer les populations sur les projets du PUS.
A en croire le directeur pays de l’ONG Equal Access international pour le Burkina Faso, c’est plus de 5 000 000 FCFA de matériels techniques et environ 2 500 000 F CFA de récompenses que le projet «Voix de paix» a apporté comme soutien aux producteurs, aux radios partenaires, aux jeunes et aux femmes du Sahel et du Nord. Aux différents lauréats, le président du conseil régional du Sahel, Hamidou Dicko, leur a adressé ses félicitations et ses encouragements à redoubler d’efforts. «A travers vous, ce sont des milliers de femmes qui se battent jours et nuits pour l’épanouissement de leur communauté qui sont récompensées. Nous en sommes fiers. Aucune société ne peut réfuter le rôle important que joue la femme dans le processus de développement», a-t-il lancé aux lauréates. A l’endroit de l’équipe du V2P, M. Dicko a exprimé ses remerciements pour les efforts consentis sur le terrain pour accompagner la mise en œuvre du PUS. Le projet V2P est financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et mis en œuvre par l’ONG Equal Access pour une période de cinq ans. C’est une initiative régionale de renforcement de la communication en s’appuyant sur les médias traditionnels et les nouveaux médias pour promouvoir la démocratie, les droits humains, la bonne gouvernance et la cohésion sociale.

Impliquer les groupes

Selon le directeur pays de l’ONG Equal Access international pour le Burkina Faso, Lamoussa Robgo, c’est en 2018 qu’il a été décidé d’accompagner le PUS afin que ses missions soient mieux comprises par les différents acteurs, et que les populations s’approprient ses réalisations. Pour ce faire, a-t-il ajouté, c’est à travers le projet V2P, notamment l’initiative intitulée : «Voix de paix pour assurer une meilleure implication des groupes sociaux et ethniques marginalisés dans la mise en œuvre du PUS ». Pour lui, les objectifs visés par V2P consistent à réduire la perception de marginalisation et améliorer la redevabilité des autorités gouvernementales responsables du PUS envers les populations du Soum, du Séno et de l’Oudalan. Ainsi, a justifié M. Robgo, trois concours ont été organisés pour amener, d’une part, les médias à produire des émissions de qualité pour informer les auditeurs sur le PUS, et, d’autre part, exhorter les jeunes formés à l’utilisation des réseaux sociaux à produire des contenus vidéos sur le PUS et à diffuser sur la toile. « Nous avons voulu également promouvoir la femme en montrant les capacités de certaines d’entre elles qui utilisent de façon positive le fonds mis à leur disposition par les structures de l’Etat dans des activités qui favorisent l’épanouissement de la femme et son indépendance économique», a expliqué Lamoussa Robgo. Il a, en outre, précisé que tout ce travail vise à impliquer certains acteurs dans la mise en œuvre du PUS et montrer que le programme travaille sur le terrain pour améliorer les conditions de vie des populations.

Souaibou NOMBRE

Lever toute équivoque

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Le gouvernement a réaffirmé, le samedi 4 mai 2019, la poursuite du processus de rationalisation du système de rémunération des agents de la Fonction publique. Cette annonce a de quoi rassurer l’ensemble des acteurs qui ont souscrit à cette volonté affichée de trouver une solution pérenne à la question de la rémunération des fonctionnaires afin d’en finir avec le piège sans fin des «cas par cas» entamé avec le corps de la magistrature en 2016. En effet, l’accord entre le gouvernement et la Coordination des syndicats du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (CS-MINEFID), signé à la suite d’un mouvement sans nom qui a paralysé l’économie nationale, est perçu par certaines organisations syndicales comme «une trahison» de l’esprit de la conférence des forces vives de la nation sur le système de rémunération des travailleurs tenue en juin 2018. Pourtant, à y voir de près, le gouvernement ne s’est pas écarté de ce consensus qui découle de l’opérationnalisation de la mise à plat. L’attitude des syndicats «trahis» procèderait plutôt d’une incompréhension dans ce dossier sensible. D’où la nécessité de lever toute équivoque, pour permettre au processus de se poursuivre normalement. D’un certain point de vue, l’accord avec la CS-MINEFID semble tout droit sorti des manches du gouvernement, alors qu’il fait partie de la batterie de mesures d’accompagnement prescrites par la rencontre. C’est donc sur les recommandations de la Conférence que se fonde l’accord avec la CS-MINEFID. Il s’agit notamment des suggestions relatives à la suppression du fonds commun, à l’instauration d’une prime de motivation correspondant à 25% de la masse salariale ainsi que d’une mesure d’accompagnement prévues par la loi de Finances, gestion 2019. Pour les catégories P, A et I par exemple, les 900 mille F CFA sont l’addition
de la prime de motivation ( 350 000) et la mesure d’accompagnement (550 000), limitée dans le temps, et devant permettre d’honorer les prêts sur fonds communs. Il est difficile alors de trouver dans cet accord avec les financiers, «un cas par cas» préjudiciable à la suite du processus de mise à plat. C’est d’ailleurs les dispositions de la Conférence qui permettent aujourd’hui à l’Etat de poursuivre les négociations avec les travailleurs de l’Education nationale, de la Santé (Fonction publique hospitalière), de la Police nationale, de la Garde de sécurité pénitentiaire (GSP) ainsi que les greffiers, sans que cela ne puisse porter préjudice à la suite des réformes des rémunérations. On pourrait tout au plus déplorer le timing d’un accord qui aurait pu intervenir dès janvier 2019 et un déficit de communication avec les syndicats ayant pris part à la conférence. Ce qui a donné l’impression d’un deal qui n’en est pas un avec les financiers. Et c’est peut-être tirant leçon de cette donne que le gouvernement s’est engagé, au sortir du séminaire consacré aux travaux des techniciens sur la rémunération des agents publics, pour de larges concertations avec les partenaires sociaux et les leaders traditionnels et religieux, en vue de recueillir leurs observations. La conférence de restitution, initialement prévue pour le 30 avril dernier et reportée sine die, pourrait donc intervenir sous de meilleurs auspices. Le temps de s’accorder sur certains points méritant d’être débattus, afin de lever les doutes, car, ne dit-on pas que le diable se trouve dans les détails ? Mais, face à l’enchaînement de préavis de grèves, il y a lieu de faire comprendre que le cap de la mise à plat est bien maintenu, et qu’il ne faut surtout pas se tromper de mot d’ordre ou de combat, au risque de tuer la poule aux œufs d’or.

Par Mahamadi TIEGNA
mahamaditiegna@yahoo.fr

Oumarou Idani «Des terroristes exploitaient des mines d’or à l’Est»

Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a animé une conférence de presse, le vendredi 3 mai 2019 à Ouagadougou, sur le bilan et les perspectives de son département.

Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, à la tête du département depuis le 20 février 2017, a marqué une halte pour informer l’opinion publique nationale et internationale sur les réformes entreprises ainsi que le bilan et les perspectives du département. C’était au cours d’une conférence de presse, tenue le vendredi 3 mai 2019, à Ouagadougou. Selon le ministre, sur le plan des réformes politiques, le département s’est doté, pour la période 2017-2026, d’une stratégie des mines et des carrières en vue de développer un secteur minier compétitif à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents. En matière de réformes législatives et règlementaires, a-t-il ajouté, 16 décrets et 18 arrêtés ont été adoptés pour permettre l’application du Code minier et deux nouvelles lois adoptées respectivement en 2017 et 2018. Il s’agit de la loi portant organisation de la commercialisation de l’or et autres substances précieuses et celle portant fixation du régime des substances explosives à usage civil. Les réformes institutionnelles, selon lui, se sont menées de pair avec le renforcement de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF) et l’opérationnalisation de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales (ANEEMAS), qui travaillent toutes les deux à faire de l’artisanat minier, un sous-secteur porteur de développement. Il y a eu également, a poursuivi M. Idani, l’opérationnalisation de quatre fonds miniers. A cet effet, il a signifié que le Fonds minier de développement local (FMDL) connaît un niveau d’opérationnalisation très avancée, car son alimentation est effective pour l’année 2018. A la date du 28 mars 2019, a-t-il soutenu, les sociétés minières ont procédé au paiement effectif de 1 819 813 956 F CFA et l’Etat a donné une contribution de 2 milliards F CFA. A l’écouler, le fonds de réhabilitation et de fermeture des mines industrielles est également alimenté par les compagnies minières à hauteur de 34 518 175 639 F CFA à la date du 2 mai 2019 et les textes d’administration et de gestion y relatifs ont été adoptés. Le fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés est aussi en cours d’opérationnalisation, a fait savoir le ministre. Ne trouvez-vous pas que la mise en œuvre du FMDL connaît des difficultés au regard des plaintes des maires des communes minières ? A cette question des journalistes, le ministre a rassuré  que le dispositif de gestion du fonds est opérationnel aussi bien au niveau national que local et dans les jours à venir, il sera procédé, conformément à la règlementation, à une répartition du fonds et au versement des montants dus aux communes déjà invitées à disposer de comptes spéciaux ‘’FMDL’’. «Nous avons expliqué aux sociétés minières que le FMDL n’est pas un nouvel impôt et après les discussions nous sommes parvenus à la conclusion que les compagnies minières anciennes qui avaient leur convention avant l’instauration dudit fonds vont y contribuer à hauteur de 1% de leurs chiffres d’affaires. Des conventions séparées seront signées à cet effet», a expliqué M. Idani.

Plus de 52 tonnes d’or produites en 2018

La production de l’or et de zinc, a-t-il félicité, a considérablement augmenté, passant pour le métal jaune de 32 tonnes en 2014 à 52,622 tonnes en 2018 et l’ambition du département est de franchir la barre symbolique des 60 tonnes en 2019 avec notamment l’entrée en production des mines d’or de Niankorodougou, de Bouéré Dohoun, de Samtenga et la construction des mines de Sanbrado et de Bomboré. La production du zinc pour l’année 2018, elle, a-t-il notifié, s’établit à 165 000 tonnes et connaît une légère progression de 0,5% par rapport à 2017. En ce qui concerne les retombées du secteur minier sur le plan économique et social, M. Idani a mentionné 266 milliards F CFA de contribution aux recettes budgétaires, 1 540 milliards F CFA de recettes d’exportation et une contribution de 11,4% à la formation du PIB. Le sous-secteur industriel a engendré également, a-t-il renchéri, 9 200 emplois directs et 26 100 emplois indirects en fin 2018 et le sous-secteur artisanal est une source principale de revenus pour 1 500 000 personnes. En termes de perspective, le ministre a signalé la diversification de la production en commençant par le manganèse et surtout après la victoire remportée par l’Etat burkinabè dans le procès en arbitrage face au groupe TIMIS, ex-opérateur de la mine de Tambao. «Nous avons de bons indices pour le plomb, le fer, le titane, le diamant, le cuivre, le vanadium, le nickel, l’uranium et le lithium», a-t-il relevé. La question sécuritaire ne joue-t-elle pas sur la production minière ? Sur ce sujet, le ministre a reconnu que l’insécurité perturbe la production minière. «Des terroristes exploitaient des mines d’or à l’Est. Mais à ce jour, ils ont été démantelés. Nous avons agi sur deux axes. Premièrement, il y a des dispositions prises avec l’ensemble des acteurs nationaux pour trouver des solutions adaptées à la protection des sites miniers, mais la difficulté majeure est la sécurisation des voies d’accès de ces sites. Le deuxième axe est que nous avons décidé de communiquer à l’international pour rassurer les partenaires que le Burkina Faso est fréquentable», a-t-il expliqué.

Kowoma Marc DOH

Centenaire du Burkina Faso

Les activités commémoratrices du centenaire de la création de la Haute-Volta, actuelle Burkina Faso, se sont poursuivies, le samedi 4 mai 2019, à Manga dans le Centre-Sud, autour d’une conférence placée sous le thème : «De la création de la Haute-Volta à la construction de l’Etat-Nation burkinabè : leçons et défis».

Après le top de départ donné en avril 2019 à Kaya, région du Centre-Nord, Manga, chef-lieu de la région du Centre-Sud, a abrité la deuxième conférence régionale entrant dans le cadre de la commémoration du centenaire de la création de la Haute-Volta, actuelle Burkina Faso, le samedi 4 mai 2019. L’activité a réuni un parterre d’invités, d’autorités administratives, coutumières et religieuses locales et de nombreux représentants des différentes couches de la société. Le point d’orgue de la rencontre a été les communications. La première dont le thème est : «Les temps forts de la période coloniale», a été présentée par le Pr Moustapha Gomgnimbou. Dans son exposé, il a abordé les grands tournants de l’histoire du Burkina Faso depuis la ruée des Européens (Allemands, Anglais et Français) vers le territoire après la Conférence de Berlin de 1884 jusqu’à l’indépendance du pays (5 août 1960), en passant par les conquêtes, les résistances, l’installation de l’administration française, la création de la colonie de la Haute-Volta (1er mars 1919), sa dislocation (1932) et sa reconstitution (1947). Durant ces différentes étapes, a indiqué le Pr Gomgnimbou, des fils de la région du Centre-Sud, en l’occurrence ceux de la cour royale de Guiba, ont été impliqués, au premier chef. Ce, en raison des liens familiaux qu’ils partagent avec les chefs du royaume mossi de Ouagadougou, eux-mêmes figures de proue dans l’histoire du pays.

Tirer des leçons du passé

La seconde communication a été livrée par le Pr Albert Ouédraogo sur le thème : «Culture et cohésion sociale». En substance, il a rappelé que le riche patrimoine culturel et les valeurs traditionnelles qui caractérisent les sociétés burkinabè constituent des mécanismes pour la préservation de la paix et de la cohésion sociale. Il a cité, entre autres, la parenté à plaisanterie, les langues, le mariage, les religions, le respect de la vie humaine, la tolérance et l’entraide. Pour le Pr Ouédraogo, il est difficile d’édifier un Etat pérenne en faisant fi de ces valeurs endogènes. C’est pourquoi, il a dit regretter que celles-ci soient aujourd’hui en déliquescence et que des tares comme l’incivisme, l’intolérance, l’individualisme et la dépravation des mœurs gagnent partout du terrain. Aussi, le conférencier a invité son auditoire à retourner aux sources pour construire ensemble un pays fort et prospère. Les participants ont fait montre d’un grand intérêt pour les questions évoquées. Leurs interventions ont porté principalement sur les mécanismes de valorisation de l’héritage culturel, la place de la femme dans la société traditionnelle, le courage et la combativité des anciens. Le gouverneur de la région du Centre-Sud, Casimir Séguéda, qui a présidé la rencontre, s’est félicité du bon déroulement des échanges. Citant le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo, il avait, à l’ouverture de la séance, indiqué que l’un des objectifs des conférences régionales était de permettre à un grand nombre de Burkinabè de faire une introspection profonde, afin de s’approprier le passé pour une meilleure compréhension du présent et se projeter dans l’avenir avec des repères sûrs. Il est question aussi, avait-t-il souligné, d’amener les Burkinabè à prendre conscience que cet anniversaire du centenaire du pays donne plus de devoirs en termes de civisme et de patriotisme pour relever les défis de la sécurité, de la démographie et de la culture.

Mamady ZANGO
mzango18@gmail.com

Remise à plat des rémunérations

Le gouvernement s’est réuni, le samedi 4 mai 2019 à Ouagadougou, à la faveur d’un séminaire, pour examiner le dossier portant sur la rationalisation du train de vie de l’Etat et la remise à plat des rémunérations des agents de la Fonction publique.

Comment satisfaire les agents de l’administration publique, tout en maintenant l’équilibre des finances du pays ? C’est la principale question que se pose l’exécutif burkinabè dans le processus de mise à plat des rémunérations des agents de la Fonction publique. Ainsi, le samedi 4 mai 2019 à Ouagadougou, les ministres ont, au cours d’un séminaire gouvernemental, fait le point de l’évolution du dossier au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, en attendant de produire un document final prenant en compte les observations et les aspirations des différentes parties prenantes. Selon le gouvernement, le dossier qui est porté principalement par les ministres en charge de la fonction publique, Séni Mahamadou Ouédraogo, de l’économie et des finances, Lassané Kaboré, de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro et de la culture, Abdoul Karim Sango, évolue positivement. Pour le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, tous les aspects sont pris en compte et les recommandations qui émaneront des différentes rencontres et conférences vont permettre d’obtenir un document final de belle facture. Le chef du gouvernement a exhorté l’ensemble des partenaires impliqués dans ce dossier à prendre à bras-le-corps la procédure qui va contribuer à l’assainissement des finances publiques du pays. «Il nous importe de rationaliser les dépenses publiques», a-t-il dit. Le ministre en charge de la fonction publique a précisé que le séminaire s’est tenu à la demande du chef de l’Etat et a permis de restituer les résultats des travaux de la conférence nationale sur les rémunérations. «Le gouvernement a réaffirmé la nécessité de conduire le processus à bon port. Nous avons rencontré les partenaires sociaux pour recueillir leurs observations et nous resterons en contact avec eux jusqu’à l’aboutissement heureux du processus», a déclaré le ministre Séni Ouédraogo. Pour l’heure, le gouvernement affirme n’avoir pas fixé un calendrier pour l’aboutissement du dossier, mais envisage de finir avec cette opération le plus tôt possible. D’après le ministre Séni Ouédraogo, les structures syndicales qui ont pris part aux travaux de démarrage sont d’avis avec la mesure et ont fait des recommandations. «L’équipe technique continue son travail avec les OSC et les syndicats. Ce n’est pas une tâche aisée, car nous prenons en compte plusieurs problèmes dont certains remontent à 10 ans, mais je puis vous rassurer que tout se passe bien», a conclu le ministre porte-parole du séminaire.

Wanlé Gérard
COULIBALY
gerard_coul@yahoo.fr

Les mérites de la diaspora burkinabè en Italie salués

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le samedi 4 mai 2019, la vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale d’Italie, Emanuela C. Del Re. Au cours des échanges, il a été question de la lutte contre le terrorisme et du soutien aux déplacés.

La vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale d’Italie, Emanuela C. Del Re, a rendu visite au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le 4 mai 2019 au palais de Kosyam. A sa sortie d’audience, elle a expliqué que les échanges ont porté sur la diaspora burkinabè en Italie. «Pour l’Italie, le Burkina Faso est un pays stratégique et prioritaire à cause de sa forte diaspora qui y vit. Ce peuple est bien intégré et contribue énormément au développement économique du pays. Ce qui fait de nous des alliés», a-t-elle indiqué. Sujet d’actualité, la question de l’insécurité s’est invitée au débat. Et la vice-ministre de l’Italie de préciser que son pays soutient le pays des Hommes intègres dans cette épreuve difficile. «Nous avons déjà fait beaucoup de formations au profit des Forces de défense et de sécurité (FDS) et contribué pour le G5 Sahel. Etant des alliés, notre soutien va se poursuivre, car nous voulons le mieux pour le peuple», a-t-elle souligné. Le troisième sujet abordé a été l’urgence humanitaire qui se pose avec acuité. En effet, il existe des déplacés dus à la crise environnementale. «Nous comptons apporter notre soutien sur ce sujet. Et je me fais le porte-parole pour rendre compte de tout cela au gouvernement italien, car on doit transformer les paroles en actes», a soutenu Emanuela C. Del Re. La vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale d’Italie a fait, à l’occasion de cette visite, un don de 300 000 euros de vaccins contre la méningite à l’hôpital St Camille, le dimanche 5 mai 2019.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Coopération italo-burkinabè

Le Médiateur du Faso, Saran Séré/Sérémé, a reçu en audience la vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale d’Italie, Emanuela C. Del Re, le samedi 4 mai 2019 à Ouagadougou. Il a été question du renforcement de la coopération entre les deux pays.

C’est une vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale d’Italie, Emanuela C. Del Re, visiblement satisfaite, qui est ressortie de son audience avec le Médiateur du Faso Saran Séré/Sérémé, le samedi 4 mai 2019. Accompagnée du nouvel ambassadeur d’Italie au Burkina Faso, André Romani, elle a confié à la presse que les échanges ont porté sur des sujets d’ordre social, notamment le rôle que joue l’institution de Saran Séré/Sérémé au niveau de l’Etat et du système judiciaire. A en croire la vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, des perspectives de coopération entre le Médiateur du Faso et son institution sœur en Italie sont en vue. «C’est un pays prioritaire pour l’Italie, parce que nous sommes à ses côtés depuis des années», a-t-elle déclaré. Pour elle, l’Italie est un pays d’accueil et les Burkinabè s’y sentent à l’aise, parce qu’ils sont bien intégrés. «Ce qui est important est que notre politique est faite de sorte que les enfants des Burkinabè et ceux d’Italiens puissent aller à la même école de l’Etat. Cela permet aux enfants de grandir ensemble … C’est une formule heureuse pour créer des sociétés mixtes intégrées tout en respectant l’identité de chacun», a expliqué Emanuela C. Del Re. Le Médiateur du Faso, Saran Séré/Sérémé, pour sa part ,a confirmé que la communauté burkinabè qui vit en Italie est bien intégrée et qu’elle investit énormément dans son pays. «Ensuite, l’Italie représente le défenseur des citoyens de la francophoni,e surtout ceux qui ont en partage le franc CFA. Nous qui défendons les intérêts des populations, nous ne pouvons qu’être honorés et heureux d’accueillir la représentation italienne et espérer le renforcement des relations avec l’arrivée du nouvel ambassadeur au Burkina Faso», a souligné le Médiateur du Faso. Saran Séré/Sérémé a nourri le vœu que la collaboration des deux institutions de médiation se concrétise, afin qu’elles puissent défendre concomitamment les intérêts des communautés burkinabè et italienne.

Paténéma Oumar
OUEDRAOGO
pathnema@gmail.com

CENI en Côte d’Ivoire : Commissaire Elysé Ouédraogo face aux Burkinabè d’Abidjan

Dans le cadre de la participation des Burkinabè de l’extérieur à l’élection présidentielle de 2020, une mission de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) séjourne actuellement en Côte d’Ivoire. Conduite par le commissaire Elysé Ouédraogo, la délégation a eu une série des rencontres avec les Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, le 2 décembre dans la juridiction consulaire de Bouaké (le centre de la Côte d’Ivoire), ensuite le 5 décembre à Soubré dans la partie ouest du territoire ivoirien, et enfin, le 8 décembre à Abidjan, la capitale économique du pays de Houphouët-Boigny.

 Ce samedi 8 décembre 2018, l’enceinte du Consulat général du Burkina à Abidjan a été le lieu de convergence des représentants des partis politiques burkinabè, des délégués au Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger (CSBE), des délégués consulaires, des responsables d’associations de toute obédience, des leaders de la communauté burkinabè, du personnel diplomatique et consulaire, des Burkinabè travaillant dans les institutions internationales à Abidjan.

En mission à Ouagadougou, c’est le Ministre conseiller, Monsieur Jean Kléna Ouattara qui a présidé la cérémonie. Par un mot introductif de bienvenue à la délégation de la CENI en terre ivoirienne, Jean Kléna Ouattara a donné la parole au commissaire Elysé Ouédraogo pour livrer le message.

Dans leur exposé, le commissaire Elysé Ouédraogo, assisté du Directeur de cabinet de la CENI, Alidou Zorom, a fait un tour d’horizon sur les principales dispositions du nouveau Code électoral, adopté par l’Assemblée nationale le 30 juillet 2018, relatives à la participation des Burkinabè de l’extérieur à l’élection présidentielle de 2020.

Il s’agit pour l’essentiel que les Burkinabè de l’extérieur ne peuvent voter qu’aux scrutins référendaires et présidentiels. Précision, ce droit ne pourra s’exercer qu’à compter du 1er janvier 2020, ce qui signifie qu’en cas de référendum pour adopter la nouvelle constitution, les Burkinabè de l’extérieur ne pourront pas y prendre part.

L’exposé du commissaire Elysé Ouédraogo était articulé autour d’une dizaine de points d’interrogations propres à tout Burkinabè vivant à l’extérieur.

Dans quels pays les Burkinabè de l’extérieur vont-ils voter ?

La réponse se trouve dans l’article 72 de la loi N°035-2018/AN du 30 juillet 2018 qui stipule : « A l’étranger, il est créé un bureau de vote dans chaque ambassade et/ou consulat général dont la juridiction diplomatique compte au moins cinq cents  Burkinabè immatriculés.» Pour être éligible à abriter les élections à l’étranger,  la juridiction diplomatique doit compter au moins cinq cent Burkinabè immatriculés. En d’autres termes, l’ouverture d’un bureau de vote dans une juridiction diplomatique (Ambassade ou Consulat général) nécessite un minimum de 500 Burkinabè immatriculés dans ladite Ambassade ou audit Consulat général qui abriteront en même temps le ou les bureaux de vote.

Qui peut voter à l’étranger ?

Les articles 42, 48 et 49 du code électoral déterminent clairement qui peut voter à l’étranger. En effet,  l’article 42 indique : « le corps électoral se compose de tous les Burkinabè des deux sexes, âgés de dix-huit ans accomplis à la date du scrutin, jouissant de leurs droits civiques et politiques, inscrits sur les listes électorales et n’étant dans aucun cas d’incapacité prévu par la loi ». Quant à l’article 48, il précise : « ….. Sont également inscrits sur les listes  électorales, les  Burkinabé résidant à l’étranger et régulièrement immatriculés à l’ambassade ou au consulat général dans les pays de leur résidence ».

Enfin, selon l’article 49 : « Sont également inscrites sur la liste électorale, les personnes qui, ne remplissant pas les conditions d’âge et de résidence lors de la formation de la liste, les rempliront  à la date de la clôture de la révision annuelle ou exceptionnelle. »

En somme, il faut être Burkinabè ; avoir 18 ans révolus à la date de fin de l’enrôlement ; jouir de ses droits civiques et politiques ; n’être dans aucun cas d’incapacité prévu par la loi ; s’être régulièrement immatriculé à l’Ambassade ou au Consulat général dans le pays de sa résidence et être inscrit sur une liste électorale.

Quels sont les documents d’enrôlement et de votation ?

L’inscription sur le fichier électoral et le vote se font avec la carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) ou le Passeport en cours de validité, confère l’article 52 qui dit : « Pour justifier son identité au niveau national ou à l’étranger, l’électeur produit la Carte nationale d’identité du Burkina Faso ou le passeport ordinaire tous en cours de validité. »

L’article 53 détermine : « La carte nationale d’identité du Burkina Faso ou le passeport ordinaire en cours de validité tient lieu de carte d’électeur. »

Quels sont les types de scrutins ouverts au Burkinabè vivant à l’étranger ?

Les Burkinabè de l’étranger votent aux scrutins référendaires et présidentiels. Cependant, l’application effective de ce droit commence le 1er janvier 2020 conformément à l’article 265 du code électoral qui stipule que « Les dispositions relatives au  vote  des  Burkinabè résidant à  l’extérieur entrent en vigueur le 1erjanvier 2020. »

Quelles sont les modalités pratiques de vote des Burkinabè de l’étranger ?

Réponse du commissaire Elysé Ouédraogo, « la présence physique est obligatoire. Il n’y a pas de vote par correspondance, ni de vote électronique ou par procuration. »

Quels sont les démembrements de la CENI à l’étranger ?

L’article 17 du code électoral précise bien : « Les démembrements de la CENI à l’extérieur du pays sont : la Commission électorale indépendante d’ambassade (CEIAM) et la Commission électorale indépendante de consulat (CEIC) »

Quant à la composition des CEIAM et des CEIC, l’article 22 bis détermine : « La Commission électorale indépendante d’ambassade (CEIAM) et la Commission électorale indépendante de consulat (CEIC) se composent chacune comme suit :

  • une personnalité désignée par les partis et formations politiques de la majorité ;
  • une personnalité désignée par les partis et formations politiques de l’opposition ;
  • une personnalité représentant les organisations de la société civile reconnues par l’ambassade ou le consulat général.

La structure est assistée par le trésorier de l’ambassade ou le percepteur du consulat général. ».

Quelle est la qualité des membres des CEIAM et des CEIC ?

Conformément à l’Article 22 bis (loi n°005-2015/CNT du 07 avril 2015, « les membres des CEIAM et des CEIC doivent être :

  • de bonne moralité ;
  • Jouir de leurs droits civiques ;
  • Résider dans la circonscription diplomatique ou consulaire ;
  • Etre apte à exercer les fonctions dévolues à la commission. »

Ils sont nommés par arrêté du président de la CENI.

Comment s’organise le travail au sein des CEIAM et CEIC ?

L’article 22 bis de la loi n°005-2015/CNT du 07 avril 2015 dispose que les présidents des CEIAM et des CEIC fixent, par arrêté, l’organisation du travail de leur commission. Ils font ampliation de tous leurs actes au président de la CENI.

Y a-t-il des incompatibilités en ce qui concerne les membres des CEIAM et CEIC ? Oui, selon l’article 22 bis loi n°005-2015/CNT du 07 avril 2015, « Les membres des CEIAM et des CEIC ne sont pas éligibles à un poste politique pendant leur mandat. »

Quels sont les membres dirigeants des CEIAM et CEIC ?

L’article 23 bis de la loi n° 005-2015/CNT du 7 avril 2015 indique que « la Commission électorale indépendante d’ambassade (CEIAM) et la Commission électorale indépendante de consulat (CEIC) sont dirigées chacune par un bureau composé comme suit :

  • Un président
  • Deux rapporteurs….»

Plus loin, l’article 32 de cette même loi n°005-2015/CNT du 7 avril 2015 fait obligation de serment. En effet, avant leur entrée en fonction, les membres des CEIAM et des CEIC prêtent un serment identique à celui des membres des autres démembrements de la CENI. Ce serment des membres des CEIAM et CEIC est fait par écrit et adressé au premier président de la Cour d’appel de Ouagadougou. « Je jure d’exercer mes fonctions en toute intégrité, objectivité et probité, en m’abstenant de tout comportement susceptible de nuire à la totale transparence  dans  l’organisation, la supervision des opérations électorales et référendaires et en accomplissant conformément à la loi, avec loyauté, honneur et patriotisme les tâches liées à mes fonctions ».

Les membres des CEIAM et des CEIC sont mis en activité par arrêté du président de la CENI, selon l’article 17 de la loi n°0035-2018/AN du 30 juillet 2018.

L’article 34 de la loi n° 005-2015/CNT du 7 avril 2015 note que ces démembrements sont placés sous l’autorité du président de la CENI qui peut mettre fin au mandat d’un membre de CEIAM et de CEIC en cas de violation par lui des obligations de son serment dûment constatée.

L’article 34 de la loi n° 005-2015/CNT du 7 avril 2015 dispose que le mandat des CEIAM/CEIC prend fin avec la proclamation des résultats définitifs de leur circonscription électorale respective.

La représentation diplomatique a annoncé que des missions de l’Office national d’identification (ONI) viendront en 2019 à l’Ambassade et dans les Consulats généraux du Burkina en vue de délivrer les documents de votation (carte nationale d’identité burkinabè ou  passeport ordinaire burkinabè) aux Burkinabè vivant à l’extérieur. C’est à l’issue de cette opération de délivrance des documents de votation que la CENI fera le recensement des Burkinabè de l’extérieur dans l’optique de constituer un fichier électoral.

Au terme d’un brillant exposé, le commissaire Elysé Ouédraogo a indiqué à l’assistance que la CENI est indépendante du Gouvernement, de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile. La CENI a pour mission d’organiser des élections libres, transparentes et sans contestation, en application de la loi, à savoir, le code électoral. Il a manifesté sa disponibilité à répondre à toutes les questions qui relèvent de sa compétence, et afficher sa volonté de noter les questions, les contributions et les suggestions à transmettre à qui de droit.

Comme il fallait s’y attendre, certains intervenants se sont focalisés sur l’exigüité des lieux de vote en Côte d’Ivoire, la mise à l’écart des cartes consulaires biométriques. D’autres ont souhaité un audit du fichier électoral par une structure indépendante à la suite du recensement, le chronogramme complet du processus, etc.

Outre le commissaire Elysé Ouédraogo, la délégation était composée de  Monsieur Alidou Zorom, Directeur de cabinet du président de la CENI, de Monsieur Abdoul Djallile Koanda, agent au cabinet et de Madame Linda Balima, agent au service des archives de la CENI.

Au terme de sa mission, la délégation est rassurée que les Burkinabè résidant en Côte d’Ivoire sont informés des principales dispositions du nouveau code électoral et des principales étapes du processus électoral.

 

Issouf Zabsonré

Attaché de presse

Ambassade du Burkina

Côte d’Ivoire