Yirgou 

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Les présidents de la Commission nationale des droits humains (CNDH) et du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) animeront une conférence de presse conjointe le lundi 06 mai 2019 au siège de la CNDH à 10H00. Cette conférence de presse sera l’occasion de livrer les résultats de la mission conjointe effectuée par ces deux institutions dans le cadre des événements malheureux de Yirgou. 

Accident sur l’axe Ouaga-Bobo : trois morts et 46 blessés

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Un car de TSR a fait un accident  vendredi nuit à samedi  entre Ouahabou et Boromo, bilan trois morts et 46 blessés .

Abattoir à Kaya La boucherie, une spécialité du Sanmatenga

Pôle émergent du Burkina, la cité du cuir et des peaux est réputée pour ses brochettes au “kourakoura“ dont les bouchers détiennent le secret. Pour s’imprégner des conditions de travail de l’association des bouchers du Sanmatenga, Sidwaya a fait incursion dans ce secteur informel.

La consommation de la viande fait partie des habitudes alimentaires des populations de la « cité du cuir et des peaux », en ce sens que la boucherie est l’une des activités principales des Kayalais. En moyenne, 110 bétails dont 40 bovins sont abattus chaque jour à l’abattoir de Kaya, selon le président del’Association des bouchers du Sanmatenga (ABS), Oumarou Ouédraogo. Les prix des animaux varient en fonction de l’espèce. «Actuellement, les animaux coûtent très cher. Le prix d’un bœuf se situe entre 100 à 350 mille francs CFA. Il est difficile de faire des bénéficies. A celas’ajoute la lenteur du marché. Car, ce sont les populations seulement qui sont nos clients. Nous n’avons pas de commande de l’Etat ou d’autres partenaires. Sinon, avant, on pouvait tuer par jour 130 bêtes », indique Oumarou Ouédraogo. La viande est transportée dans des conditions qui ne respectent pas les consignes d’hygiène et d’assainissement. «Nous utilisons des tricycles et des engins à deux roues pour transporter nos viandes de l’abattoir au marché à un prix forfaitaire de 200 francs CFA pour les petits ruminants», déplore M. Ouédraogo. En cas de mévente, la viande est conservée dans les réfrigérateurs afin d’éviter sa décomposition. «La conservation est l’une de nos difficultés surtout avec les coupures intempestives. Nous les conservons dans les frigos des patrons en contrepartie d’une somme forfaitaire», souligne Oumarou Ouédraogo. Selon lui, la viande est examinée chaque matin, par les vétérinaires, en collaboration avec des agents de santé avant d’autoriser sa vente sur le marché. Le prix de la viande sur le marché varie entre 500 et 2500 francs CFA. Une cliente vient de prendre quelques morceaux de viande à 200 francs. Mais, elle la trouve très cher. «Dans les années 1999, cette quantité était à 100 francs et même sans os», clame-t-elle. Néanmoins, elle comprend que le prix des animaux a évolué.

Un nouvel abattoir pour changer la donne

Par contre, une autre cliente apprécie la prestation des bouchers. «J’ai acheté ma viande à mille francs et je trouve que c’est bien parce qu’elle est de bonne qualité», se réjouit-elle. Un abattoir frigorifique de Kaya, situé à l’Est de la ville sur l’axe Kaya-Boulsa, est en cours de construction et le président de l’ABS estime qu’il permettra d’améliorer leurs conditions de travail, en termes d’hygiène et de conservation. Toutefois, il déplore le fait que l’ABS n’est pas impliquée dans le suivi-évaluation. «Nous avons assisté à la pose de la première pierre du joyau. Mais, nous n’avons jamais été conviés aux différentes sorties de terrain. Et, nous ne savons pas non plus les conditions d’exploitation», fait savoir le président de l’ABS. De ce fait, il les exhorte à une frange collaboration afin de s’imprégner des difficultés des bouchers du Sanmatenga. Parlant des difficultés, Oumarou Ouédraogo liste, entre autres, le manque de formation, de commande de l’Etat et de micro-crédits. Sur l’abattoir de Kaya, la mairie perçoit par jour 200 FCFA de taxes sur chaque tête pour les petits ruminants et 500 FCFA pour les bovins. «Ces taxes sont acceptables mais notre souci est la dotation en équipement», souhaite-t-il. Oumarou Ouédraogo a mis l’occasion à profit pour adresser des doléances aux autorités administratives et communales. Il s’agit, notamment, du suivi de l’activité de la boucherie, de l’accès aux commandes de l’Etat dans les garnisons, centres de santé et lors des festivités organisées par l’Etat et du renforcement des capacités opérationnelles. L’ABS a été créée en 1999 et compte actuellement 105 membres. Elle a pour objectif la défense des intérêts des bouchers du Sanmatenga. « Notre activité dépasse les frontières du Burkina Faso. Malheureusement, nous avons toujours des difficultés pour s’épanouir. C’est pourquoi, nous nous sommes organisés », explique-t-il.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

 Marley d’or 2019

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La 6e édition des Marley d’or aura lieu ce samedi 04 mai 2019 sur le site du SIAO avec comme  invité d’honneur, le reggae man ivoirien Tiken Jah Fakoly.

 

Angela Merkel aux Burkinabè : «Il faut dire non à la division»

En séjour à Ouagadougou, la Chancelière allemande, Angela Merkel, a échangé, le jeudi 2 mai 2019, avec les étudiants de l’université Joseph-Ki-Zerbo.

Durant 40 minutes, la Chancelière allemande, Angela Merkel, a eu des échanges sans langue de bois avec les étudiants de l’université Joseph-Ki-Zerbo, le jeudi 2 mai 2019 à Ouagadougou. Les discussions ont porté principalement sur la sécurité, le développement, la coopération au niveau de l’éducation et la situation de la femme au Burkina Faso. Répondant à la question d’un étudiant sur la provenance des armes des terroristes, elle a affirmé que beaucoup d’armes proviennent de la Libye. «L’Allemagne n’exporte pas d’armes dans ce pays. Malheureusement, beaucoup d’armes y circulent de façon illégale. C’est pourquoi, nous devons trouver une solution pour la Libye. Il faut que les armées africaines soient bien équipées», a souligné Mme Merkel. Elle a poursuivi que la «dégradation» de la situation sécuritaire au Burkina Faso est liée partiellement à la crise en Libye. «Dans ce pays, il y a un Etat fragile. Voilà pourquoi c’est une zone où proviennent beaucoup d’armes», a relevé la Chancelière.

«Nous reconnaissons notre responsabilité en Libye»

Pour vaincre les «forces du mal», a-t-elle indiqué, il faut que la force conjointe du G5 Sahel et particulièrement l’armée burkinabè soit mieux équipée pour affronter les terroristes.
Quant à la question de savoir si l’Allemagne reconnaissait sa responsabilité dans la détérioration de la situation militaire en Libye, elle a répondu par l’affirmative. En effet, Mme Merkel a reconnu la responsabilité de son pays, parce qu’il a voté pour une intervention militaire en Libye en soutien à son allié français. Une intervention qui, selon elle, avait été décriée par l’Union africaine. «Nous reconnaissons notre part de responsabilité dans la situation actuelle en Libye. L’Union africaine nous avait déconseillé une intervention militaire à l’époque», s’est-elle confessée.

Pour ce qui concerne le domaine éducatif, la Chancelière a rassuré qu’elle va œuvrer à trouver davantage d’universités allemandes partenaires pour le Burkina Faso. «Il existe déjà des partenariats entre les universités allemandes et celles du Burkina. Peut-être qu’on trouvera encore d’autres partenariats entre les différentes universités, parce que ce sont ces partenariats qui permettent d’organiser des échanges entre les chercheurs. Cela ouvre aussi des opportunités de formation», a affirmé Angela Merkel. En réponse à un étudiant qui a déploré le fait que le baccalauréat (BAC) burkinabè ne soit pas reconnu en Allemagne, la Chancelière a fait savoir que même le BAC français n’est pas accepté dans son pays. «Ce que nous pouvons faire, c’est de travailler avec l’institut Goethe ou le service d’échanges universitaires allemand pour voir les différences les plus importantes afin d’avoir une égalité au niveau de la reconnaissance des diplômes», a-t-elle proposé.

Se réconcilier

A la question de savoir quelle leçon donnée au peuple burkinabé pour sortir de la crise qu’elle vit actuellement, la dirigeante a déclaré que le pays des Hommes intègres a une société civile «très forte». C’est pourquoi pour elle, la société civile et les populations doivent s’impliquer dans l’instauration d’une véritable politique de développement. Déjà, elle a encouragé le peuple à se réconcilier et à se tourner vers l’avenir. Mme Merkel a déploré le fait qu’au Burkina Faso, les terroristes soient arrivés à monter les communautés les unes contre les autres. «Il faut être tolérant, ne jamais croire qu’une ethnie est supérieure à l’autre. Il faut dire non à cette division que veulent semer les terroristes entre les ethnies. Il fut un temps où la France et l’Allemagne étaient considérées comme des ennemis naturels. Mais nous sommes arrivés à surmonter ce sentiment pour cheminer ensemble dans l’Union européenne», a rapporté Angela Merkel.

A propos de la politique de développement, elle a indiqué que c’est la première fois qu’un Chancelier allemand visite le Burkina Faso. Pour elle, cela est la preuve que l’Allemagne s’intéresse à l’Afrique de l’Ouest tout comme la France. Et d’ajouter que Paris et Berlin sont complémentaires. Elle a aussi soutenu que son pays mise plus sur le développement. «Nous nous concentrons sur l’éducation, l’agriculture, le secteur de l’eau et la réhabilitation des sols. Nous sommes moins présents dans le domaine de la sécurité. Mais nous sommes en train de renforcer notre présence dans la zone», a-t-elle précisé.

Des hommes plus responsables

Pour ce qui est de la situation de la femme au Burkina Faso, la Chancelière pense qu’il faut avoir un équilibre entre les hommes et les femmes. Pour elle, ce juste milieu s’impose partout dans le monde et au Burkina Faso. «J’ai échangé avec les représentants d’organisations non gouvernementales engagés dans la défense des droits de la femme. Je me félicite de l’existence du droit de vote, avec les quotas qui stipulent qu’il doit y avoir 30% de femmes sur les listes», s’est-elle réjouie.
A l’entendre, les femmes doivent s’intéresser aux sciences appliquées telle la physique et aux métiers classiques. Pour y arriver, elle estime qu’il faut que les hommes changent de mentalité. Cela suppose, selon elle, que ces derniers doivent être prêts à assumer plus de responsabilités au sein de la famille.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

Le pouls de la cité

Bitumage de la route de l’hôpital Yalgado : les usagers ne comprennent plus rien !

Le bitumage du tronçon du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS/IST)-MACO via le Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo a trop duré. Débuté depuis trois ans, les travaux avancent à pas de tortue, et sont souvent même à l’arrêt. Défaillance de l’entreprise chargée de l’exécution des travaux ? Manque de suivi régulier?

Ce sont entre autres questions auxquelles les usagers tentent de trouver des réponses depuis le démarrage du chantier. En tous les cas, les usagers de cet axe routier ne comprennent vraiment plus rien. Pire, les multiples interpellations des citoyens pour mieux éclairer leurs lanternes sur cette situation semblent tomber dans l’oreille d’un sourd. Et, la fin du calvaire des usagers ne semble pas pour demain. Car, ils sont obligés d’emprunter de multiples déviations pour éviter les nids de poules, la poussière et les embouteillages auxquels cette voie était censée mettre fin.

La redevabilité commande que les citoyens soient informés des actions et programmes de développement entrepris pour leur bien-être par les autorités. Donc, donner la bonne information sur le blocage du bitumage de ce tronçon permettra de mieux comprendre la situation et éviter ainsi des mouvements d’humeur. S’il s’avère que l’entreprise chargée de l’exécution des travaux est dans l’incapacité de respecter ses engagements, il convient d’en trouver une autre pour mettre fin aux souffrances des usagers. Toutefois, si le blocage se trouve au niveau des autorités qu’une solution soit aussi vite trouvée.