«Approchez regarder ! »

Depuis que nous sommes entrés dans le siècle de la bêtise humaine, les valeurs qui gouvernaient l’espèce, notre espèce, sont devenues des leurres. La liberté a cédé sa place au libertinage. La sagesse n’est plus rien d’autre qu’une calebasse renversée ; une bassesse élevée au rang de détresse.

Le respect est devenu un suspect et hypocrite geste obséquieux juste pour faire valoir ce qui n’est pas. Ainsi, les codes de bonne conduite sont éconduits ou adoptés à l’envers ; la bienséance est devenue un mot travesti à sens bigarré. Notre société est de plus en plus en proie à la déchéance morale et les ruines sont déjà visibles. L’homme lui-même tire vers sa propre fin à force d’avoir faim de menus fretins sans «gain ». On pourrait même blasphémer : «tu mangeras à la sueur de tes f… ».

C’est vrai, nous sommes faits de chair et la chair est faible, mais notre destinée, notre combat est de nous élever au-dessus des clameurs de la chair. Entre la femme qui marche les seins pendules et dont les seuls arguments valables se trouvent derrière et celle qui se couvre comme un trésor, laquelle préférez-vous ? L’éphémère ou la téméraire ? La banalité ou l’énigme ? Ce qui est à prendre ici et maintenant ou ce qui est à comprendre sans se méprendre ? Quand une femme se résume à son armada du bas, que peut-elle montrer ou prouver pour se hisser au-dessus de la mêlée ? Quand être femme, c’est braver l’infâme pour être fameux, alors haro sur la «femelle» qui brandit son corps pêle-mêle pour être belle. Si être belle, c’est exposer ce que nos mères ont su jalousement cacher depuis des lustres, alors je m’adjugerais le vermicelle sans zèle qui gèle dans la poubelle. Si les critères de beauté étaient un gribouillis de graffitis sur une carrosserie nickel sans moteur, je préfèrerais le tacot sans fioritures qui démarre au diesel sans s’arrêter et arrive à destination.

Que peut-on chercher encore en une femme qui a tout montré ? Que peut-on encore tirer d’une femme qui se fait tirer à bout portant par le quidam du macadam ? A quoi sert une femme dont la célébrité fait exploser Facebook et dont la qualité première est un amas de chair à canon ? On se rincera les yeux écarquillés en bafouillant des platitudes en guise de compliments et c’est tout ! Un Burkinabè digne n’épouse pas une « femme rond-point», parce que tout le monde passe et contourne le rond-point et le rond-point est vu de tous. On ne traine pas au rond-point, on ne s’y arrête même pas. Malheureusement, certaines femmes sont devenues des «carrefours » d’un charme défraîchi par les regards, rouillé par l’usage et abandonné, parce que reconditionné dans un épiderme froissé et brûlé par endroit. La femme, celle d’antan, l’autre vraie moitié du ciel est en extinction. Il suffit d’allumer votre télé pour s’en convaincre.

La télévision est devenue le creuset du vice universel, dans un monde de plus en plus permissif et pervers. Regardez l’image de la femme sur les chaînes de télévision et dites-moi si la vraie beauté se trouve dans les plans vus et capturés en contre-plongée. Quel message cherche-t-on à faire passer en profanant l’intimité de nos mères sacrifiées ? Qu’y a-t-il à montrer des gros plans de fesses en désordre dans une «musique de quincaillerie» dont le message clé peine à relever le défi de la pertinence ? Au forceps, chaque jour, la télévision nous impose ses bêtises et il n’y a personne pour mettre le holà. Chaque soir, la télévision blesse notre sensibilité, mais il y a très peu d’âmes dignes qui s’en offusquent. Pourquoi diantre, les défenseurs des droits des femmes se battent pour tout sans le Tout.

On peut vendre un navet avec bout de «gigot » de femme ; on peut stimuler l’indécis et indifférent prospect en le «bombardant» avec une paire de postérieur en mouvement. Parce que c’est le «mouvement», mais personne n’est obligé d’entrer dans le «mouvement» !

Il y a aussi les célèbres errements sans sous-vêtements qui nous abêtissent. Sinon, en quoi une télévision sérieuse peut-elle diffuser un clip au texte pauvre de sagesse mais riche en fesses nues et en poitrines dénudées de femmes en laisse. Parfois j’ai envie d’aboyer ! Quand dans un clip intitulé «Approchez regarder !», on vous balance à la figure entre 22h 06 et 22h 09 un marché de «femelles» sans vergogne qui font étalage de leur fesses comme la seule arme d’une femme, vous avez beau zappé, le mal est déjà fait et les dégâts sont collatéraux.

Quand sur une chaîne vous avez de tels programmes, il faut reconnaître avec dépit que le loup est déjà dans la bergerie. Si seulement il y avait une instance de régulation dans ce pays ! Si seulement la perversion était un vice contre l’intégrité de la femme au Faso. Hélas, on défend les droits de la femme en mettant une croix sur les violations quotidiennes de son image. Mais vos yeux n’ont encore rien vu ! En attendant le pire, éteignez votre télé ou bienvenus dans la M… !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

8-Mars en différé à Sidwaya : des stratégies pour concilier vie professionnelle et familiale

L’amicale des femmes des Editions Sidwaya a célébré en différé, la 162e journée internationale de la femme, le jeudi 2 mai 2019 à Ouagadougou, sous le thème : «Comment concilier vie familiale et professionnelle dans un organe de presse».

Consciente du rôle joué par la femme dans les organes de presse au Burkina Faso, l’amicale des femmes des éditions Sidwaya a célébré en différé, la 162e journée internationale de la femme, le 2 mai 2019 à Ouagadougou, sous le thème : «Comment concilier vie familiale et professionnelle dans un organe de presse». Pour la conférencière, la secrétaire générale du ministère de la Communication, Hortense Zida, il s’agit d’un partage d’expériences, mais également la recherche de pistes de solutions pour permettre aux femmes d’accomplir leurs obligations familiales et professionnelles. Elle a dit à ses «sœurs» qu’être homme ou femme importe peu, mais il faut savoir donner le meilleur de soi pour atteindre les objectifs.

«Pour travailler à la télé ou à la radio, l’on n’a pas besoin de genre, ce qui compte, c’est la détermination et la qualité du travail», a-t-elle soutenu. Elle a, donc, convié les femmes à se mettre au travail pour être parmi les meilleurs agents. A entendre la vice-présidente de l’amicale, Fatoumata Ilboudo, le choix du thème a été motivé par les réalités que vivent les femmes de Sidwaya. Elle a ajouté que les medias sont des services à feu continu qui occupent beaucoup de temps de ceux qui y travaillent, si bien que la vie sociale prend parfois un coup. C’est pourquoi, a-t-elle expliqué, l’amicale s’est fixée trois défis, à savoir cultiver la solidarité, porter haut le flambeau de la ‘’maison commune’’, contribuer au renforcement de la paix. Mme Ilboudo a poursuivi en plaidant auprès des premiers responsables de Sidwaya, pour la construction d’une crèche au sein de la direction générale afin de soulager les femmes qui, pour des obligations professionnelles, sont obligées de passer la majeure partie de leur temps au service. Ceci leur permettra, a-t-elle soutenu, de vaquer sereinement à leurs occupations.

L’épanouissement de la femme

Selon la chargée de mission, Hariguiétta Congo, représentant la ministre en charge de la femme, la gent féminine burkinabè reste confrontée à des problèmes d’accès aux ressources financières, à la terre, aux semences, aux technologies, etc. Elle a poursuivi en disant qu’à cela s’ajoutent les pesanteurs socioculturelles, les difficultés d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle. A ce niveau, a-t-elle signifié, les médias peuvent changer la donne en mettant en lumière des femmes battantes et cela incitera les autres à prendre leur exemple. Pour Mme Congo, les femmes des medias sont plus indiquées pour faire ce travail.

Car, personne n’est mieux placé que soi pour faire sa propre publicité. Elle a terminé en prodiguant des conseils et en affirmant sa disponibilité et celle de son département à accompagner l’amicale dans ses activités en faveur de l’épanouissement des femmes des medias. Le directeur général des éditions Sidwaya, Mahamadi Tiégna a, quant à lui, remercié la SG du ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement, Hortense Zida, qui a animé la conférence. Il a mentionné que Sidwaya accorde une importance à l’épanouissement de la femme. M. Tiégna a également félicité les femmes de l’amicale pour la pertinence de leur thème et les prix que nombreuses d’entre elles ont reçu. Il a dit également prêté une oreille attentive à leurs doléances. Du reste, la journée a été aussi ponctuée par un test de dépistage et de vaccination contre l’hépatite B.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

Fonds de soutien aux services : les bénéficiaires du Centre-Est sélectionnés

La Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) organise, du 23 avril au 3 mai 2019, les tirages au sort pour sélectionner les bénéficiaires du programme «Fonds à coûts partagés et cash transfert».

La Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) souhaite identifier 400 promoteurs d’entreprises ou d’exploitations agricoles qui recevront de l’argent cash et 400 autres qui bénéficieront d’un renforcement de capacités dans le cadre du programme «Fonds à coûts partagés et cash transfert», une version modifiée du Fonds d’appui aux services critiques à Bagré (FASBagré). Les montants du cash varient entre 400 000 F CFA et plus de 5 000 000 F CFA en fonction des investissements présentés.

A cet effet, elle organise une série de tirages au sort dans les communes de Bagré, Bané, Bittou, Boussouma, Garango, Tenkodogo, Zabré, Zonsé et Gomboussougou, du 23 avril au 3 mai 2019, dans la région du Centre-Est. Le tirage concerne une liste de 1380 promoteurs validée par un comité de sélection à l’issue d’un processus incluant une sélection sur dossier, une formation en gestion et une phase d’entretien. La supervision de la transparence de l’opération est assurée par l’huissier de justice Me Raoul Da.

«Nous avons tenu à ce que ce tirage soit public. Chaque candidat a été choisi de manière aléatoire de sorte que personne ne puisse penser qu’il y a eu du favoritisme. Nous pensons que tous sont contents de la procédure qui s’est passée devant eux et dans la transparence totale», a-t-il expliqué. Le premier tirage, tenu à Tenkodogo, a permis de choisir 98 bénéficiaires du cash et le même nombre destiné à recevoir des formations.

Des garde-fous pour le bon usage du fonds

La directrice du développement des projets à la MEBF, Félicité Kaboré, a annoncé la mise en place d’un dispositif constitué de jeunes appelés des experts d’accompagnement, qui vont être déployés au niveau des communes, afin d’appuyer la Maison de l’entreprise pour le suivi des bénéficiaires.
«Avant que le fonds ne soit viré, la MEBF va s’assurer que le bénéficiaire est réellement présent et mène l’activité. De même, au moment du décaissement des tranches du fonds sur le compte, elle va vérifier que les investissements présentés par le promoteur sont réalisés avec les pièces justificatives à l’appui. A chaque instant que les promoteurs viendront pour faire des retraits sur leurs comptes, ils doivent se munir d’un avis de non objection de la MEBF», a-t-elle poursuivi.

Le programme «Fonds à coûts partagés et cash transfert» vise à promouvoir la fourniture de services essentiels à Bagré par le secteur privé, à travers le financement partiel de l’assistance technique et le renforcement des capacités, la stimulation de la création de petites entreprises en aidant les petits exploitants à améliorer leurs capacités à répondre aux exigences du marché et à accroître leur compétitivité.  Il est mis en œuvre par la Maison de l’entreprise depuis 2012 grâce à un financement de la Banque mondiale. Il devrait, à terme, selon Mme Kaboré, donner plus d’opportunités aux populations, notamment aux jeunes et aux femmes, qui bénéficieront des subventions non remboursables pour le renforcement de leurs capacités matérielles et immatérielles. Le programme comprend trois composantes, à savoir : le développement des instruments institutionnels pour une gestion et un climat des affaires améliorés dans la zone du projet ; le développement des infrastructures critiques ; le développement des services critiques et appui direct aux petits exploitants et aux Petites et moyennes entreprises (PME) à travers un fonds d’appui aux services à Bagré.

Bougnan NAON
naon_2012@yahoo.fr

Hippisme/Prix de l’accompagnement de la LONAB : un premier test dans la perspective du retour du PHB

Le Prix de l’accompagnement de la LONAB s’est couru, le dimanche 28 avril 2019, à l’hippodrome de Ouagadougou. C’est le cheval Wend So qui a franchi le premier la ligne d’arrivée. Cette compétition est un premier test dans la perspective du retour du Pari hippique burkinabè (PHB).

Ce Prix de l’accompagnement de la LONAB d’une distance de 2100 mètres a été précédé de deux courses. D’abord, la course dans la catégorie des poulains (800 m) qui a été remportée par le cheval Endané Kasir (dossard n° 3). Il a été suivi de Kiswend Sida (2e dossard n°1) et de Kaossara (3e dossard n°6). Ensuite, celle de la catégorie des métissés gagnée par Pan de piste (dossard n°7). Les chevaux Allah Baraka (dossard n°5) et Aziz Nagodi (dossard n°2) ont été classés respectivement 2e et 3e. Wend So (dossard n°10) a impressionné plus d’un spectateur à l’hippodrome de Ouagadougou. Ce cheval de 8 ans de l’écurie Les Princes piloté par le jockey Inoussa Sawadogo a d’abord montré sa supériorité après le premier tour de piste. Mais c’est de justesse que Wend So a battu son poursuivant direct, Dieudonné (dossard n°2).

Koulmane Kasir (dossard n°5) est monté sur la 3e marche du podium. “Je voudrais d’abord remercier la Fédération burkinabè des sports équestres. Et c’est véritablement un honneur pour nous d’être là pour témoigner le soutien que nous apportons à la Fédération. Je puis dire que nous sommes très satisfaits. Nous avons assisté à deux courses qui nous rassurent véritablement qu’il y a de la qualité au niveau de ce monde du sport’’, a déclaré Emma Tiendrébéogo, directeur commercial et marketing de la LONAB, représentant le directeur général. Rachid Nacoulma, président de la Fédération burkinabè des sports équestres, a remercié la LONAB qui est un partenaire très important dans l’organisation des activités de sa structure. “Depuis que nous avons échangé avec la LONAB par rapport à l’accompagnement, il y a eu un travail qui a été fait en amont. Nous avons classifié les chevaux, et actuellement, nous avons cinq groupes de chevaux dont les poulains, les locaux, les métissés’’, a-t-il mentionné.

Cette compétition, qui a connu une amélioration dans l’organisation, est un premier test dans la perspective du retour du PHB (Pari hippique burkinabè) tant attendu par les parieurs burkinabè. C’est pourquoi, la LONAB et la Fédération burkinabè des sports équestres collaborent pour asseoir des bases solides afin que s’il y a des projets qu’on puisse les structurer pour le bien- être du monde du cheval. Il y a une formation du staff technique qui est en cours avec un moniteur international burkinabè. Et l’on espère que les prochains tests seront concluants pour un retour du PHB qui fera beaucoup de bien aux parties prenantes du monde du cheval burkinabè.

Fernand KOUDA

JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE : LE MESSAGE DU MINISTRE EN CHARGE DE LA COMMUNICATION

Le Burkina Faso commémore, ce 3 mai, la journée mondiale de la liberté de presse sous le thème : «Médias et élections dans un contexte de crise sécuritaire et communautaire au Burkina Faso».

Nous marquons cette journée avec l’UNESCO, partageant la conviction de sa Directrice générale, Audrey Azoulay, que «Tout État de droit, respectueux des libertés individuelles, notamment des libertés d’opinion, de conscience et d’expression, repose sur une presse libre, indépendante, à l’abri de toute censure et de toute coercition».
Cette célébration s’inscrit dans le rappel et la promotion des principes fondamentaux de la liberté de la presse et l’indépendance des médias auxquels nous avons communément souscrit en épousant les idéaux de la démocratie.
Le thème national permet de mener la réflexion sur l’actualité nationale, marquée par des difficultés sur le plan sécuritaire et dans le vivre-ensemble. Dans ce contexte, les hommes et femmes de médias se doivent de redoubler d’effort et de professionnalisme dans le traitement de l’information, afin de renforcer la cohésion sociale, socle de tout développement.

Cette 26ème célébration a comme pour thème au niveau international : «Les médias pour la démocratie : journalisme et élections en temps de désinformation». A une année d’enjeux électoraux dans notre pays et dans un contexte de crise sécuritaire et communautaire, le professionnalisme des journalistes et des médias burkinabè est mis à rude épreuve. Les contraintes liées au devoir d’informer, aux exigences de probité, d’impartialité et d’équilibre iront croissantes à l’approche des échéances de 2020.

Chères consœurs, Chers confrères,

Nous pouvons nous réjouir de la situation que les médias connaissent au Burkina Faso. Elle est pour le moins satisfaisante et encourageante, car notre pays enregistre des avancées significatives sur l’échelle de la liberté de presse.

En effet, selon le classement mondial de Reporter sans frontières (RSF), édition 2019, rendu public en avril dernier, le Burkina Faso a gagné cinq places, se classant à la 36e place sur un total de 180 pays au monde. 5ème en Afrique et 1er en Afrique francophone, notre pays conforte son positionnement de 2018, avec la 41ème place et celui de 2017, avec la 42e place. Ces avancées sont le fruit de la conjugaison des efforts renouvelés des hommes et des femmes de médias, aiguillonnés par le professionnalisme et le soutien des plus hautes autorités de notre pays, soucieuses du renforcement de la liberté d’expression et d’opinion.

Chers confrères, Chères consœurs,

Je voudrais reconnaître, avec vous, que des défis restent à relever pour l’instauration d’un climat serein et propice aux activités journalistiques. Au nombre de ceux-ci, on peut citer l’application effective de la convention collective qui nécessite une révision, l’amélioration du cadre juridique et institutionnel, le parachèvement du déploiement de la Télévision numérique terrestre (TNT) pour la couverture intégrale du pays, la mise en œuvre de la loi portant accès à l’information publique et aux documents administratifs, et l’érection de la RTB et des Editions Sidwaya en sociétés d’Etat.

C’est ensemble, dans un esprit de dialogue constructif, que nous devons nous attaquer aux nombreux chantiers, comme nous avons su le faire, avec l’adoption de la loi sur la dépénalisation des délits de presse, l’apurement des dettes de la presse privée et la mise en place du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP).

Je voudrais vous assurer que le FAPP parachèvera son mécanisme de fonctionnement par l’ouverture d’une ligne de crédit dans une institution bancaire, afin d’accompagner les médias privés dans leur plan de développement. En effet, la liberté de la presse, c’est aussi la nécessité pour les entreprises de presse de réunir les conditions économiques pour leur épanouissement et leur développement structurant.

Chères consœurs, Chers confrères,

Le gouvernement, en prisme avec le thème de la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse de cette année, va s’atteler, une fois de plus, à prendre des mesures en vue de permettre aux médias d’assurer convenablement leur rôle dans le cadre de la couverture des campagnes électorales et le renforcement de la démocratie.

Il va s’agir, en collaboration avec le Conseil supérieur de la communication (CSC), de poursuivre les ateliers de formation, axés sur le mandat d’information du citoyen, la contribution à la formation de l’opinion du lectorat, le libre accès des partis politiques et des candidats aux médias, ainsi que la répartition équitable de leur temps d’antenne.
Je renouvelle l’engagement du gouvernement à œuvrer pour que les hommes et les femmes des médias travaillent, en toute sécurité, en toute liberté et impartialité, en toute indépendance et à l’abri des pressions des pouvoirs publics et économiques, afin que leurs productions reflètent le plus largement possible la diversité d’opinion de notre société.
En retour, je fonde l’espoir que les hommes et femmes de médias burkinabè produisent, avec professionnalisme, des contenus riches et variés, révélateurs de leur responsabilité sociale, assurant du coup la paix et la stabilité, chères à notre pays, le Burkina Faso.

 

Vive la liberté de la presse !
Vive le Burkina Faso !

Bonne fête à toutes et à tous !
Je vous remercie !

Remis Fulgance Dandjinou

Ministre de la communication
et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement
Officier de l’Ordre National

Situation sécuritaire : L’APMP appelle à la responsabilité et à l’unité

L’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a organisé, le lundi 29 avril 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse. Au cours de la rencontre, les responsables de la majorité présidentielle ont évoqué le dialogue politique envisagé par le président du Faso, les préalables posés par l’opposition et la fronde sociale.

L’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) est inquiète de l’insécurité grandissante au Burkina Faso. Une «situation qui n’est pas liée à une mauvaise gouvernance», selon elle. Il n’y a pas non plus, d’après les responsables de la structure, une crise politique ou institutionnelle qui nécessite que le dialogue politique envisagé par le président du Faso se transforme en une sorte de conférence souveraine nationale, comme le veut l’opposition, à travers les préalables posés. C’est ce qui ressort de la conférence de presse animée par l’APMP, le lundi 29 avril 2019 à Ouagadougou. Quatre grandes questions étaient au centre des échanges.

Sur le dialogue politique voulu par le chef de l’Etat, le coordonnateur de l’Alliance, Clément Sawadogo, 2e vice-président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), a, d’abord, noté qu’un tel cadre de concertation est bien encadré par les textes et doit se tenir sans conditions, dans l’intérêt de la nation. Il a, ensuite, indiqué que les préalables exigés par le Chef de file de l’opposition (CFOP) laissent l’APMP interrogative quant à la volonté réelle de l’opposition de participer à la discussion. Et un autre conférencier, Toussaint Abel Coulibaly, président de l’Union pour la république (UPR), d’inviter les partis politiques à aller au dialogue et qu’au besoin, un dialogue ad hoc pourra se faire par la suite. Concernant la crise récemment jugulée au Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), les conférenciers ont dénoncé la parade trouvée par les syndicats pour contourner la loi de sorte que, «même s’il y a eu grève sous forme d’interruption concertée du travail», les conditions légales pour sanctionner manquent. Ils ont invité le gouvernement à œuvrer à l’adoption de nouveaux textes encadrant les luttes syndicales, car ce qui se dessinait au MINEFID était «la mort du pays».

De 55 milliards de FC à 20 milliards de prime

Saluant l’accord de sortie de crise, le deuxième vice-président MPP a fait observer, avec satisfaction, que les mesures prises s’inscrivent dans la légalité et ne remettent pas en cause le souci de justice sociale et d’équité dans les traitements des agents de l’Etat.
Aussi les avantages concédés, ont-ils relevé, ont une incidence globale maîtrisée, faisant passer le précédent fonds commun de plus de 55 milliards F CFA, à des primes d’un peu moins de 20 milliards. Du reste, l’APMP dit avoir constaté les «réactions radicalistes» d’autres acteurs sociaux et d’une frange de l’opinion sur la «base de comparaisons mécaniques et d’une insuffisante analyse de la situation». La majorité présidentielle a donc appelé les travailleurs de l’Etat et leurs syndicats, à faire preuve d’objectivité, en renonçant aux «prétentions exagérément corporatistes et égoïstes».

«La prise en otage intempestive de l’économie nationale, des années scolaires ou de la santé des populations ou encore de la justice, pour des motifs catégoriels, est inadmissible», a argué Clément Sawadogo.
Au sujet des négociations supposées du Président du Faso avec des djihadistes, les conférenciers ont réaffirmé la fermeté et le refus du locataire de Kosyam d’accepter toute compromission avec les forces du mal, surtout au moment où les actions civilo-militaires produisent des «résultats visibles» sur le terrain. Sur le plan politique, constatant une «montée d’adrénaline, une fébrilité et de graves dérives verbales» dans les rangs des opposants, la majorité présidentielle estime qu’il n’est pas bon de plonger le pays dans une «agitation politicienne frénétique».

Elle a invité les acteurs politiques à la responsabilité face à un besoin plus fort d’unité et de cohésion sociale. A propos de la disponibilité de l’ex-président Blaise Compaoré, à aider à lutter contre le terrorisme au Burkina, la majorité présidentielle «ne dit pas a priori non», mais attend de voir comment cela va se passer. Interrogé sur la date du dialogue politique, Clément Sawadogo a expliqué que le Président du Faso planchait pour fin avril, mais «attend sûrement d’épuiser les préalables de l’opposition».

Jean Philibert SOME

Canton de Konkistenga : Naaba Saaga honore ses ancêtres

La fête coutumière, le Nabasga, du chef de canton de Konkistenga, Naaba Saaga a eu lieu, du vendredi 26 avril au dimanche 28 avril 2019, dans ladite localité.

Fondé dans les années 1100, le Canton de Konkistenga dans la province du Boulkiemdé couvre les communes de Imasgo, Soaw et Pella. Il fait frontière avec le canton de Lallé au sud et à l’est ; le canton de Nanoro au Nord et la commune de Réo à l’Ouest. Le canton de Konkistenga a été fondé par un fils du Mogho Naaba Koudoumié appelé Konkis, d’où le nom de son canton Konkistenga. L’actuel chef de canton de Konkistenga est le 20e à régner sur le canton. Il a été intronisé le 17 septembre 1983, soit 36 ans de règne. Il a, sous sa coupe, vingt- sept chefs de village qu’il intronise au nom de sa Majesté le Mogho Naaba Baongho. Dans le but de perpétuer la tradition, le Naaba Saaga organise chaque année, depuis son intronisation, sa fête coutumière appelée le Nabasga ou le kinkirga. Cette célébration marque le début de la nouvelle année avec à la clé une cérémonie d’offrandes aux mânes des ancêtres.

La tradition a été à nouveau respectée, du 26 au 28 avril 2019, dans le canton de Konkistenga. Les rites permettant au chef de canton de communier avec les ancêtres se sont déroulés dans la nuit du vendredi 26 avril. Les deux journées suivantes ont été consacrées aux salutations des différentes délégations et aux réjouissances populaires avec plusieurs troupes venues de divers villages du canton. Cette année, la fête du chef de canton a été marquée, pour la première fois, par la présence d’une délégation de sa Majesté le Mogho Naaba Baongho conduite par le Rassamb-Naaba du Baloum Naaba. Le samedi 27 avril, plusieurs dizaines de délégations venues d’horizons divers ont également fait le déplacement pour « saluer » ou faire allégeance à sa Majesté le Naaba Saaga de Konkistenga.

Selon le Naaba Saaga, les invités sont constitués essentiellement de ses « administrés », des populations de Koudougou, Lallé, Nanoro, Réo et des localités environnantes. Les ressortissants du canton (Soaw, Pella et Imasgo) vivant ailleurs ont également joué leur partition en faisant un retour massif à la source à l’occasion de cette fête annuelle du chef du canton.

La gestion du Naaba Saaga saluée

A l’occasion, et en guise de salutations, les invités ont offert des poulets, des moutons, des sommes d’argent, etc. Pour le 20e chef du canton de Konkistenga, la particularité de son Nabasga réside dans le geste de sa majesté le Mogho Naaba Baongho, à travers l’envoi d’une délégation. A son avis, cette action est, sans conteste, le signe du soutien de « l’empereur des mossé ». « Cela signifie, en termes clairs, qu’il nous reconnaît comme le seul et l’unique chef de canton de Konkistenga », a-t-il expliqué. A l’occasion de sa fête coutumière, le Naaba Saaga de Konkistenga a demandé aux ancêtres d’aider le Burkina Faso et les pays de la sous-région à combattre le terrorisme.

‘’Nous avons également intercédé pour la paix et la stabilité dans notre chère patrie, et une excellente saison hivernale », a-t-il ajouté. Quant à l’envoyé spécial de sa Majesté l’empereur des mossé, le Rassamb Naaba du Baloum Naaba, il a dit être porteur d’un message d’encouragement et de félicitations, mais aussi de soutien de sa Majesté le Moogho Naaba au chef de canton de Konkistenga pour la tenue de sa fête coutumière. « C’est une satisfaction de voir que le canton est bien gouverné par sa Majesté le Naaba Saaga de Konkistenga, depuis trente-six ans. Nous avons constaté l’unanimité faite autour de sa personne. Nous ferons un compte rendu fidèle à sa majesté le Mogho Naaba », a conclu le Rassamb-Naaba, le chef de délégation.

François KABORE

Suspension des évaluations scolaires : le cri du cœur des délégués des lycées et collèges

Les délégués généraux des lycées et collèges de la ville de Ouagadougou étaient face à la presse pour, une fois de plus, dénoncer la prise en « otage » de l’école burkinabè par le gouvernement et les syndicats de l’éducation. C’était le jeudi 2 mai 2019, au lycée professionnel régional du Centre à Ouagadougou.

Les délégués généraux des établissements d’enseignement technique, professionnel et général de Ouagadougou sont mécontents du gouvernement et de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE). En effet, depuis le début de la crise en 2017, ces deux acteurs n’ont cessé de compromettre l’éducation nationale et par-delà l’avenir des élèves, selon le porte-parole des délégués, Aristide Ilboudo. Afin d’exprimer leur ras-le- bol et d’apporter leur soutien à la résolution du problème, les respon-sables des élèves du public et du privé ont animé une conférence de presse sur la situation de leurs études dans ce contexte de grève. Le 30 janvier dernier, une rencontre avec le ministre en charge de l’éducation nationale avait porté ses fruits et permis la reprise des cours. Cependant, les élèves ont déploré ce qu’ils ont appelé le « jeu » entre le gouvernement et les syndicats. Car, ont-ils dit, quelques mois après, ceux-ci remontent au créneau avec la suspension des évaluations et un sit-in à compter du 2 mai de 7h à 11h dans les établissements.

Au sortir de la conférence de presse, le piquet de grève des enseignants était effectif au niveau du lycée technique professionnel régional du Centre.
Pour M. Traoré Adama, enseignant au sein dudit établissement, l’assemblée générale de la CNSE, tenue le vendredi 26 avril dernier a décidé de la suspension des évaluations et un sit-in à compter du 2 mai. Les délégués ont dénoncé le fait que certains enseignants continuent les cours dans les établissements privés au détriment du public.
Sur la question, M. Traoré a dit : «tout dépend de l’engagement syndical, de la conviction et de la détermination de tout un chacun». Et aux délégués de rétorquer: « il n’y a pas deux systèmes éducatifs au Burkina Faso. Soit tout le monde a cours, soit personne n’a cours ».

C’était l’occasion pour les élèves de peindre un tableau sombre de la crise avec un taux de redoublement en hausse et le rendement scolaire en régression depuis 2017. Selon Aristide Ilboudo, seule l’union des élèves permettra une résolution rapide de la situation et d’inviter les autres établissements privés à rejoindre le mouvement pour une réponse globale. Les responsables des élèves entrevoient rencontrer les protagonistes pour mieux comprendre et envisager des actions. Néanmoins, ils ont invité les deux parties au dialogue afin de sauver ce qui reste de l’école burkinabè.

Arnaud Fidèle YAMEOGO
(Stagiaire)

Supposée mauvaise gestion de la Transition : le mouvement Génération Zida exige des excuses du chef de l’Etat

Le mouvement Génération Zida pour la patrie a animé, le mardi 30 avril 2019, à Ouagadougou, une conférence de presse. Les échanges ont porté sur le rapport de la Cour des comptes sur la gestion de la Transition.

Dans son rapport de 2017, la Cour des comptes a déclaré «la conformité entre le compte de l’ordonnateur et celui des comptables principaux de l’Etat». Selon le mouvement Génération Zida pour la patrie qui était face à la presse, le mardi 30 avril 2019, cela sous-entend que l’argent de l’Etat a été géré avec intégrité et respect des lois de la République sous la Transition.

«Il n’y a donc pas eu de détournement, encore moins de corruption sous le leadership de Yacouba Isaac Zida et Michel Kafando», a insisté le coordonnateur national du mouvement, Sayouba Ouédraogo. Ce rapport, à l’écouter, vient contredire les propos du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré qui déclarait, lors de ses 100 jours de pouvoir que « le général Zida doit voir la nécessité lui-même de ren-trer d’ici avril pour pouvoir lever le voile de nuage qui plane sur sa gestion ». Eu égard aux conséquences de ces suspicions de faits de corruption imputées à l’ex-Premier ministre de la Transition, Sayouba Ouédraogo et ses camarades exigent que le Président du Faso présente ses excuses publiques à leur « mentor » et à tous les acteurs de la Transition. Pour eux, cela y va de son statut d’homme d’Etat. «Accuser la Transition et sa figure emblématique a été source de frustrations. Des hommes et des femmes ont été blessés dans leur amour propre. Pire, de par ses sorties, le président avait réussi à dresser une partie de l’opinion contre des personnes innocentes», a soutenu le coordonnateur national du mouvement. De ce fait, il lui revient, a-t-il relevé, de faire baisser la pression et d’amorcer du même coup un pan de la réconciliation nationale tant prônée.

De son avis, calomnier la Transition, c’est regretter l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Quand est-ce que le général Zida va rentrer au pays ? A cette préoccupation des journalistes, les conférenciers ont rassuré que son retour ne saurait tarder, puisque l’intéressé n’exclut pas de concourir aux élections de 2020. « Déjà, nous nous réjouissons qu’il ait répondu à notre appel », a lancé M. Ouédraogo.

Joseph HARO

Diplomatie : les ambassadeurs d’Italie et d’Inde accrédités

Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République italienne auprès du Burkina Faso avec résidence à Ouagadougou, Andréa Romussi et son homologue de la République de l’Inde, Vijay Singh Chauhan ont présenté leurs lettres de créance au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le mardi 30 avril 2019.

Le diplomate Andréa Romussi dispose maintenant des pleins pouvoirs pour dynamiser davantage l’axe Ouagadougou-Rome. Nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République italienne auprès du Burkina Faso avec résidence à Ouagadougou, il a présenté ses lettres de créance au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le mardi 30 avril 2019 à Ouagadougou. Né le 16 décembre 1972, il a une maîtrise en jurisprudence de l’université d’Alessandria. M. Romussi a entamé sa carrière diplomatique en 2000 au ministère des Affaires étrangères d’Italie au sein de la direction générale pour l’Afrique Sub-saharienne. Celui qui a été nommé en septembre 2015 au poste de Premier conseiller à la représentation permanente d’Italie auprès des Nations unies devra travailler à la bonne marche de l’accord de coopération signé entre les deux pays le 19 septembre 2019. Il aura également à superviser l’appui chiffré à plus de 2,5 milliards F CFA de l’Italie au pays des Hommes intègres qui se fait jusque-là de façon indirecte à travers les ONG.

Les projets de construction de logements sociaux, de formation de plus de 12 500 jeunes, de réalisation d’un centre de formation professionnelle à vocation régionale et d’un centre d’appel multimédia prévus dans les accords de coopération entre le Burkina Faso et l’Inde devront aussi connaître un début de mise en œuvre. Ce, grâce au nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de l’Inde auprès du Burkina Faso avec résidence à Ouagadougou, Vijay Singh Chauhan. Celui-ci a également présenté ses lettres de créance au chef de l’Etat. Marié et père d’un enfant, il a rejoint le ministère indien des Affaires étrangères en 1982 et a occupé au cours de son parcours professionnel plusieurs postes au sein des missions diplomatiques de l’Inde à Bagdad, Washington DC, Rome, Dakar, Paris et au Caire. Titulaire d’un diplôme universitaire en littérature anglaise de l’université de New Dehli, il a également occupé le poste de secrétaire adjoint au mi-nistère des Affaires étrangères de son pays.

Eliane SOME