Message du Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou,

Message de Monsieur le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-Parole du Gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, a l’occasion de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse 2019

Le Burkina Faso commémore, ce 3 mai, la journée mondiale de la liberté de presse sous le thème « Médias et élections dans un contexte de crise sécuritaire et communautaire au Burkina Faso  ».

Nous marquons cette journée avec l’UNESCO, partageant la conviction de sa Directrice générale, Audrey Azoulay, que « Tout État de droit, respectueux des libertés individuelles, notamment des libertés d’opinion, de conscience et d’expression, repose sur une presse libre, indépendante, à l’abri de toute censure et de toute coercition ».

Cette célébration s’inscrit dans le rappel et la promotion des principes fondamentaux de la liberté de la presse et l’indépendance des médias auxquels nous avons communément souscrit en épousant les idéaux de la démocratie.

Le thème national permet de mener la réflexion sur l’actualité nationale, marquée par des difficultés sur le plan sécuritaire et dans le vivre-ensemble. Dans ce contexte , les hommes et femmes de médias se doivent de redoubler d’effort et de professionnalisme dans le traitement de l’information, afin de renforcer la cohésion sociale, socle de tout développement.

Cette 26ème célébration a comme pour thème au niveau international :    « les médias pour la démocratie : journalisme et élections en temps de désinformation ». A une année d’enjeux électoraux dans notre pays et dans un contexte de crise sécuritaire et communautaire, le professionnalisme des journalistes et des médias burkinabè est mis à rude épreuve. Les contraintes liées au devoir d’informer, aux exigences de probité, d’impartialité et d’équilibre iront croissantes à l’approche des échéances de 2020.

Chères consœurs, chers confrères,

Nous pouvons nous réjouir de la situation que les médias connaissent au Burkina Faso. Elle est pour le moins satisfaisante et encourageante, car notre pays enregistre des avancées significatives sur l’échelle de la liberté de presse.

En effet, selon le classement mondial de Reporter sans frontière (RSF), édition 2019, rendu public en avril dernier, le Burkina Faso a gagné cinq places, se classant à la 36e place sur un total de 180 pays au monde. 5ème  en Afrique et 1er en Afrique francophone, notre pays conforte son positionnement de 2018, avec la 41ème place et  celui de 2017, avec la 42e   place. Ces avancées sont le fruit de la conjugaison des efforts renouvelés des hommes et des femmes de médias, aiguillonnés par le professionnalisme et le soutien des plus hautes autorités de notre pays, soucieuses du renforcement de la liberté d’expression et d’opinion.

Chers confrères, chères consœurs,

Je voudrais reconnaitre, avec vous, que des défis restent à relever pour l’instauration d’un climat serein et propice aux activités journalistiques.  Au nombre de ceux-ci, on peut citer l’application effective de la convention collective qui nécessite une révision, l’amélioration du cadre juridique et institutionnel, le parachèvement du déploiement de la Télévision numérique terrestre (TNT) pour la couverture intégrale du pays, la mise en œuvre de la loi portant accès à l’information publique et aux documents administratifs, et l’érection de la RTB et des Editions Sidwaya en sociétés d’Etat.

C’est ensemble, dans un esprit de dialogue constructif, que nous devons nous attaquer aux nombreux chantiers, comme nous avons su le faire, avec l’adoption de la loi sur la dépénalisation des délits de presse, l’apurement des dettes de la presse privée et la mise en place du fonds d’appui à la presse privée (FAPP).

Je voudrais vous  assurer que le FAPP parachèvera son mécanisme de fonctionnement par l’ouverture d’une ligne de crédit dans une institution bancaire, afin d’accompagner les médias privés dans leur plan de développement. En effet, la liberté de la presse, c’est aussi la nécessité pour les entreprises de presse de réunir les conditions économiques pour leur épanouissement et leur développement structurant.

Chères consœurs,

chers confrères,

Le gouvernement, en prisme avec le thème de la célébration la journée mondiale de la liberté de presse de cette année, va s’atteler, une fois de plus, à prendre des mesures en vue de permettre aux médias d’assurer convenablement leur rôle dans le cadre de la couverture des campagnes électorales et le renforcement de la démocratie.

Il va s’agir, en collaboration avec le Conseil supérieur de la communication (CSC), de poursuivre les ateliers de formation, axés sur le mandat d’information du citoyen, la contribution à la formation de l’opinion du lectorat, le libre accès des partis politiques et des candidats aux médias, ainsi que la répartition équitable de leur temps d’antenne.

Je renouvelle l’engagement du gouvernement à œuvrer pour que les hommes et les femmes des médias travaillent, en toute sécurité, en toute liberté et impartialité, en toute indépendance et à l’abri des pressions des pouvoirs publics et économiques, afin que leurs productions reflètent le plus largement possible la diversité d’opinion de notre société.

En retour, je fonde l’espoir que les hommes et femmes de médias burkinabè produisent, avec professionnalisme, des contenus riches et variés, révélateurs de leur responsabilité sociale, assurant du coup la paix et la stabilité, chères à notre pays, le Burkina Faso.

Vive la liberté de la presse !

Vive le Burkina Faso !

Bonne fête à toutes et à tous !

Je vous remercie !

 

Remis Fulgance Dandjinou
Ministre de la communication et des

Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement

Officier de l’ordre National

Lutte contre la malnutrition : L’ONU salue l’implication du Parlement burkinabè

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, a reçu en audience, le lundi 29 avril 2019 au Parlement, la sous-Secrétaire générale de l’ONU et coordonnatrice du Mouvement pour le renforcement de la nutrition, Gerda Verburg.

En séjour au Burkina Faso, une délégation du Mouvement pour le renforcement de la nutrition, conduite par sa coordonnatrice et sous-Secrétaire générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), Gerda Verburg, s’est rendue, le lundi 29 avril 2019, à l’Assemblée nationale, pour un tête-à-tête avec le chef du Parlement, représenté par le premier vice-président, Me Bénéwendé Sankara.

«Je suis à la tête d’une délégation du Mouvement pour le renforcement de la nutrition qui comprend 60 pays. Le Burkina Faso, qui fait partie des pays ayant intégré le Mouvement dès sa création, rencontre aujourd’hui de grands succès dans le domaine de la nutrition», a soutenu la cheffe de délégation, à sa sortie après une demi-heure d’échanges.

En une année, a-t-elle précisé, le Burkina a réussi à réduire le taux de malnutrition chronique, c’est-à-dire le retard de croissance de 6,2%. Selon l’émissaire onusienne, le Mouvement est venu remercier l’implication des députés dans la lutte contre la malnutrition ; ce qui a permis d’atteindre ces résultats.

«Nous avons échangé sur le rôle important que le parlement joue dans le plaidoyer pour faire comprendre l’importance de la nutrition pour le développement physique, mais aussi et surtout pour le développement intellectuel et cognitif des enfants. Nous avons également encouragé les parlementaires à travailler d’arrache-pied sur la problématique de la nutrition et si possible la maintenir comme thème important à prendre en compte par les candidats dans leur campagne pour les élections de 2020», a fait savoir Mme Verburg.

De l’avis de la sous-Secrétaire de l’ONU, des enfants bien nourris donnent non seulement de meilleurs résultats à l’école, mais surtout, plus tard dans la vie active par leur contribution au développement de la société.

«L’allaitement maternel exclusif peut aider à assurer une bonne croissance aux tout-petits et il faut mettre l’accent sur la sensibilisation dans ce sens. Elle est très importante pour les nouveau-nés, pendant les 1000 premiers jours de leur vie», a-t-elle fait observer, ajoutant que le Mouvement envisage l’élimination de la malnutrition d’ici à 2030.

Pour ce faire, a-t-elle dit, à côté du gouvernement et des parlementaires, de nombreux autres acteurs, notamment la société civile, les chercheurs, les académiciens, avec en tête les Nations unies, sont de probables partenaires. Avant de quitter le siège du parlement, Gerda Verburg a réaffirmé son engagement à soutenir le Burkina Faso dans le combat contre la malnutrition afin de garantir un avenir prospère à la population.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Fonderie CIM METAL SA : Des leaders «licenciés», des ouvriers protestent

Le personnel de la fonderie CIM METAL S.A, située à Ouagadougou, était les 23 et 24 avril 2019 en colère. Il a protesté contre le «licenciement pour faute lourde» de trois de leurs collègues.

Alors qu’ils attendaient le mercredi 24 avril 2019 à 11heures pour rencontrer le responsable des ressources humaines pour une réponse à leur plateforme revendicative, environ 350 travailleurs de la fonderie CIM METAL SA ont appris que trois d’entre eux, qui font office de délégués du personnel, ont reçu des lettres de licenciement.

Il s’agit de l’opérateur Augustin Ilboudo, de l’électricien Ali Ouédraogo et du mécanicien Urbain Bamogo qui disent avoir refusé de recevoir les lettres de licenciement et de signer les documents y afférents.

La veille, les ouvriers avaient manifesté «pacifiquement» devant l’usine avant d’être démobilisés par des gendarmes venus pour l’occasion. A notre arrivée sur les lieux vers 18h, le 23 avril, ce sont des travailleurs tout remontés et disposés à soutenir leurs collègues, qui nous ont accueillis.

Avant le licenciement de leurs leaders, ils revendiquaient, selon un des leaders congédiés, Augustin Ilboudo, le basculement de tous les «ouvriers» dans des Contrats à durée indéterminée (CDI) et non le renouvellement de Contrat à durée déterminée (CDD), des congés payés, des indemnités de risques, l’annulation des retenues sur salaire à hauteur de 5000 F CFA par jour d’absence, même justifiée et une assurance santé.

A cela s’ajoutent, la réclamation d’indemnités de travail de nuit, l’établissement d’une grille salariale, des primes d’ancienneté, l’augmentation de rémunération du travail des jours fériés de 3000 à 6000 F CFA et un treizième mois. Sur ces dix points, les manifestants disent n’avoir reçu de leur employeur, aucune réponse satisfaisante.

Joint au téléphone, le mardi 23 avril dans la soirée, le chargé des ressources humaines, Constant Yaméogo, nous a donné rendez-vous à l’usine le lendemain. Mais une fois sur les lieux, nous n’aurons pas accès à l’enceinte. Le «RH», comme les ouvriers l’appellent, ne répondra à nos multiples appels que par un SMS : «Je suis en réunion.

Je vous rappelle». Jusqu’à ce que nous finissions d’écrire ces lignes, il ne nous est pas revenu au téléphone. Outre les revendications, les employés ont dénoncé de dures conditions de travail, notamment 12 heures de service par jour, de 7h à 19h pendant deux ans et l’exposition à une haute température sans équipements adéquats.

Jean Philibert SOME

Lutte contre l’insécurité : L’Allemagne promet plus de 30 milliards F CFA

Présente dans la capitale burkinabè dans le cadre d’une visite officielle de 48 heures, la Chancelière allemande, Angela Merkel, a été reçue en audience, à son arrivée dans l’après-midi du 1er mai 2019, par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. A l’issue de leur tête-à-tête, le chef de l’Etat et son hôte se sont adressés à la presse.

A peine arrivée, hier 1er mai 2019 à Ouagadougou, aux environs de 15h 20mn, pour une visite officielle de 48 heures, la Chancelière allemande, Angela Merkel, a été reçue en audience par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Leur tête-à-tête a duré une heure au palais présidentiel de Kosyam.

A l’issue de leurs échanges, les deux dirigeants se sont adressés à la presse. Plusieurs sujets ont été abordés dont la question sécuritaire.
«L’Allemagne a annoncé une aide de 46 millions d’euros pour nous permettre de mieux prendre en charge la question sécuritaire au Nord et à l’Est du pays et conduire des actions qui viendront renforcer la résilience des populations dans ces zones», a confié le président du Faso.

Il a fait comprendre que sur le volet sécuritaire, de nouvelles orientations ont été données aux fins de renforcer la formation des Forces de défense et de sécurité (FDS) dans leurs missions régaliennes de sécurisation du territoire national, y compris les questions du respect des droits humains et de droit international humanitaire. Pour ce faire, le chef de l’Etat burkinabè a évoqué la possibilité d’une dotation en équipements des FDS par l’Allemagne.

«Lors de la visite du ministre des Affaires étrangères allemand en février dernier, il a réaffirmé la volonté de son pays d’inscrire le Burkina Faso dans le programme d’aide à l’équipement au profit des forces armées étrangères. Et ce, à partir de 2021. Nous sommes en train de réfléchir avec nos partenaires allemands pour écourter ce délai», a expliqué Roch Kaboré.

Même si elle a évoqué la problématique de la maîtrise de la démographie qui permettra de mieux investir et valoriser les efforts de développement, la Chancelière allemande a promis un appui en équipements à la police et à la gendarmerie. Car, de son avis, l’une des conséquences de l’insécurité est que plusieurs enfants n’arrivent plus à aller à l’école. «Nous devons donc renforcer notre coopération. Et, j’invite la communauté internationale à soutenir le Burkina Faso dans la lutte contre l’insécurité», a soutenu Mme Merkel.

Sur le plan économique, le Président du Faso a sollicité la Chancelière pour un plaidoyer afin d’inciter les entreprises allemandes à venir investir dans les secteurs
porteurs au Burkina. Une doléance qui a été entendue puisque séance tenante, Angela Merkel a assuré le chef de l’Etat de l’accompagnement constant de son pays. «Nous souhaitons rester aux côtés du Burkina Faso. Nous allons aider le pays à se développer. Parce que la croissance économique de 6%, malgré la situation sécuritaire, est un signal fort», a-t-elle dit.

Stabiliser la Libye

Angela Merkel a promis aider le Burkina à relever ses défis sécuritaires.

Par ailleurs, elle a confié à la presse que son pays investira la somme de 5,5 millions d’euros pour lutter contre le changement climatique. Cela passera, a-t-elle précisé, par l’amélioration de la qualité des sols, l’eau et l’environnement, de façon générale. Toutes ces annonces ont fait dire au président Kaboré que les échanges ont démontré l’engagement de Berlin à accompagner les efforts nationaux en vue d’offrir, au peuple burkinabè, les conditions de bien-être dans un environnement sécurisé.

Qu’à cela ne tienne, le chef de l’Etat a souhaité que les grandes puissances travaillent à la stabilisation de la Libye, estimant que c’est l’«acharnement» des Occidentaux à chasser le président Kadhafi qui a entraîné l’insécurité au Sahel. Cette situation a déstabilisé du même coup certains pays comme le Burkina Faso, a-t-il affirmé. «Si la question libyenne n’est pas résolue, nos efforts de développement seront vains.

Il est important que les pays européens aient une position unique pour apporter une solution à la question libyenne. Parce que c’est une zone de trafic d’armes, de drogue, etc. Cela est d’autant plus important que nous avons une crise au Soudan, une autre situation sur les frontières de certains pays comme l’Algérie. Si des dispositions ne sont pas prises, ce sont des questions qui risquent de créer des dangers dans la sous-région de façon générale», a prévenu Roch Kaboré.

Gaspard BAYALA

G5 Sahel : Mettre la force conjointe sur des roulettes

Le Sommet extraordinaire des chefs d’Etat des pays membres du G5-Sahel s’est tenu, le mercredi 1er mai 2019 à Ouagadougou, en présence de la Chancelière allemande, Angela Merkel, en visite d’amitié et de travail au Burkina Faso. La rencontre a abouti à des décisions «fortes» devant accélérer le processus de l’opérationnalisation de la force conjointe.

Résolument engagé à insuffler un dynamisme à la force conjointe du G5-Sahel, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a convié ses pairs à un sommet extraordinaire, hier mercredi 1er mai à Ouagadougou. Ibrahim Boubacar Kéita du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger, Idriss Deby Itno du Tchad, Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie étaient tous réunis autour du président en exercice du G5-Sahel, le chef de l’Etat burkinabè, avec à leurs côtés la chancelière allemande, Angela Merkel, en visite d’amitié et travail au pays des Hommes intègres.

Après environ trois heures de travaux à huis-clos, le président du Faso et la chancelière se sont exprimés. Dans sa déclaration, l’hôte du sommet a indiqué que la rencontre a été l’occasion de mener des discussions franches sur le terrorisme et le grand banditisme aussi bien dans le Sahel que dans le bassin du lac Tchad.

«Nous avons passé en revue les questions relatives à l’opérationnalisation de la force conjointe du G5-Sahel, notamment dans la phase de montée en puissance. Il s’est agi particulièrement des engagements pris par les différents partenaires et les procédures de décaissement qui ont un impact négatif sur un certain nombre d’actions», a précisé Roch Marc Christian Kaboré. Les chefs d’Etat, par la voix du président en exercice, ont donc fait une doléance à la chancelière.

Le président en exercice du G5-Sahel, Roch Marc Christian Kaboré : «Nous avons passé en revue les questions relatives à l’opérationnalisation de la force conjointe du G5-Sahel, notamment dans la phase de montée en puissance».

«Nous lui avons demandé d’user de son leadership au sein de l’Union européenne ainsi que dans les autres institutions à l’échelle mondiale pour faire un plaidoyer en faveur du G5-Sahel», a-t-il fait savoir. Hormis les questions militaires, les chefs d’Etat souhaitent bénéficier de l’accompagnement des partenaires pour des projets de développement au profit des populations des zones touchées par le terrorisme.

Selon les dirigeants, la crise libyenne, qui est en partie à l’origine de la situation qui prévaut actuellement dans la région du Sahel, a été une fois de plus abordée au cours de la rencontre avec la chancelière. De l’avis du chef de l’Etat burkinabè, la chute du président Kadhafi a entrainé la dislocation du pays et la prolifération des armes dans la sous-région. Pour la chancelière allemande, le temps presse et il va falloir accélérer le processus d’opérationnalisation de l’armée conjointe.

Concernant les doléances formulées par les cinq chefs d’Etat, elle a indiqué qu’elles seront examinées au cours d’une rencontre des ministres en charge de la Défense et des Affaires étrangères de l’UE, le 15 mai prochain, en présence des dirigeants du G5-sahel. Elle s’est ensuite engagée à s’investir personnellement au sein de l’espace européen pour aider la force conjointe à gagner en efficacité.

«Au sein de l’UE, nous devons revoir certaines choses et dès mon retour je vais m’atteler à cette tâche», a-t-elle promis. En effet, lors de sa prise de fonction de président en exercice du G5-Sahel en février 2019, le président du Faso avait dit : «dans le contexte sécuritaire de plus en plus préoccupant qui est le nôtre, nous devons continuer le plaidoyer en vue de l’attribution à la force conjointe d’un mandat onusien plus robuste sous le chapitre 7 de la Charte de l’Organisation des Nations unies».

Il dit compter sur le soutien de la chancelière pour l’accomplissement de ce vœu qui lui tient à cœur. Les événements au Soudan et en Algérie ont également été abordés par le sommet. Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont exprimé leur profonde préoccupation face à la recrudescence des attaques terroristes dans leur pays couplées aux crises sociopolitiques que connait actuellement le continent africain.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Visite d’amitié et de travail de la chancelière Angela Merkel

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Lutte contre le terrorisme au Burkina : l’Allemagne consent injecter une aide de 46 millions d’ euros. (Président du Faso)

Message de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME) face au drame de Sirgadji

La tragédie que vient de vivre l’Eglise Evangélique à Sirgadji dans le Soum interpelle toute l’Eglise du Burkina Faso.

Tous les fidèles très touchés et très marqués par ce drame expriment leur tristesse et leur désolation. Ce faisant, la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME) invite toutes les Eglises à la prière à travers le territoire national.

La Fédération présente aux familles des victimes,   à l’Eglise des Assemblée de Dieu (AD) du Burkina Faso, à la région des AD de Djibo et à tout le Corps de Christ ses condoléances les plus attristées. Elle souhaite un prompt rétablissement à tous ceux qui ont été blessés ou traumatisés lors de ce drame odieux.

Elle demande à toutes les dénominations d’organiser des cultes d’invocation dans les Eglises de leur ressort pour demander au Seigneur Jésus d’apporter la paix parmi les populations du Burkina Faso meurtries et qui pleurent depuis  plus de deux années leurs enfants.

Que les Organisations chrétiennes s’investissent également dans la recherche de la paix, par des prières et des formations de la jeunesse burkinabè, afin d’impliquer toutes les couches de la population à la quête de la cohésion sociale et du mieux-vivre ensemble. Pas plus tard que le 19 avril 2019 dans  un  message à l’occasion de Pâques, la fédération vous exhortait à  unir vos efforts dans la prière et à travers toute action dans le sens de consolider la paix, la cohésion et le vivre-ensemble devenus malheureusement la cible de ceux qui nous attaquent.

Elle y exprimait également sa compassion et sa solidarité à toute la Nation qui traverse des moments difficiles.

Dimanche dernier il n’y a pas que l’église de Sirgadji qui a été attaquée, ce sont  les valeurs de tolérance, de pardon et d’amour qui ont toujours guidé notre pays qui ont été touchées. La liberté de culte consacrée par notre Loi fondamentale a  été ainsi bafouée.

Nous invitons tous les Burkinabè en particulier les fidèles chrétiens à ne pas se tromper d’ennemi.  Lisez entre les lignes pour comprendre les desseins inavouables de ceux qui nous attaquent afin de  ne pas tomber dans leur piège. Face à la haine aveugle, demandons à Dieu de nous donner la force de répandre l’amour, qui fait de nous les enfants de Dieu. L’unité du corps de Christ ainsi que celle de toute la Nation doivent être préservées à tout prix.

Que Dieu bénisse notre cher  pays !

Ouagadougou, le 30 avril 2019

 

Pour la Fédération

 

Le Président

 

Pasteur Henri YE

Communiqué de presse

Ce mercredi 1er mai 2019, le Burkina Faso et le reste du monde commémorent la Journée internationale du Travail. En ce jour où le labeur et la sueur  sont célébrés, l’UPC voudrait rendre un vibrant hommage à l’ensemble des travailleurs du Burkina Faso.

Notre parti a une pensée toute particulière à l’endroit de tous les travailleurs tués, attaqués ou menacés pendant qu’ils accomplissaient leurs nobles missions.

Qu’ils soient du public ou du privé, des villes ou des campagnes, nos vaillants travailleurs participent, pierre après pierre, à l’édification de notre maison commune qu’est le Burkina Faso.

La Fête du travail  se tient cette année dans des conditions de luttes historiques et légitimes des syndicats, pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de leurs membres. L’UPC réitère son soutien entier à ces organisations, et exhorte le Gouvernement à trouver diligemment des solutions idoines aux différentes revendications.

Enfin, la commémoration du 1er mai a lieu cette année, au moment où notre jeunesse est plus que jamais en proie au chômage. L’urgence, c’est de permettre à cette jeunesse de s’auto-employer et  d’employer d’autres concitoyens.

L’extrémisme violent se nourrit du désespoir des jeunes. Il nous faut lui priver d’argument.

A toutes et à tous, aux Burkinabè et aux amis du Burkina Faso, l’UPC souhaite une belle Fête du Travail.

 

Ouagadougou, le 1er mai 2019

Pour le Bureau Politique Nationale de l’UPC,

Le Secrétaire Général National,

Rabi YAMEOGO

Coopération Allemagne Burkina : La Chancelière Angela Merkel  attendu ce soir à Ouagadougou

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Angela Merkel est attendue ce soir à Ouagadougou. Cette visite du 1er au 2 mai 2019 à Ouagadougou, est la première  d’un  chancelier  allemand  dans  l’histoire  de  la coopération  entre  le  Burkina  Faso  et  la  République  fédérale d’Allemagne. Un signe  que cette coopération vieille de près de 60 ans se consolide et se renforce.  Cette visite d’amitié et de  travail  est  le  symbole  des  bonnes  relations  d’une  part,  entre l’Allemagne et le Burkina Faso et, d’autre part entre l’Allemagne et le G5 Sahel.

BS

Clôture du forum de l’Initiative « la Ceinture et la Route »: Des accords commerciaux  de 64 milliards de dollars signés

Les travaux du 2e forum de l’Initiative « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale ont pris fin le samedi 27 avril 2019 à Pékin, capitale de la république populaire de Chine.  De nombreuses décisions ont été prises pour promouvoir un développement durable par la connexion des infrastructures.

Après trois jours de travaux intenses,  38 recommandations ont été formulées  par les participants au  2e forum de l’Initiative « la Ceinture et la Route » (ICR) qui s’est tenu du 25 au 27 avril 2019, à  Pékin en Chine. Reparties en  six points à savoir  renforcer la synergie des politiques de développement, booster la connectivité des infrastructures, promouvoir le développement durable, renforcer la coopération pratique, faire avancer les échanges entre les peuples et la coopération à tous les niveaux, leur mise en œuvre devraient apporter des résultats tangibles en matière de croissance économique. « Nous réaffirmons que le renforcement du multilatéralisme reste essentiel pour relever les défis mondiaux. Nous croyons également qu’une économie mondiale ouverte, inclusive, interconnectée, durable et centrée sur l’individu peut contribuer à la prospérité pour tous », ont soutenu unanimement les leaders de la table ronde du  2e forum de l’ICR dans leur communiqué final.  Pour le président chinois, Xi Jinping, ce deuxième  rendez-vous a été un « succès éclatant » au regard de la qualité, du nombre de participants et des accords signés. « De nombreux représentants des milieux industriel et commercial ont pris  à la conférence des PDG et ont signé des accords de coopération dont le montant total s’élève à plus de 64 milliards de dollars. Ces fruits  démontrent suffisamment que l’ICR  est  conforme à la tendance, gagne le cœur des peuples et bénéficie au monde entier », a souligné le président  Xi devant ses hôtes, venus de plusieurs du monde. Pour promouvoir le développement commun, les conclusions des travaux  de la rencontre ont relevé la nécessité de  soutenir des politiques macroéconomiques saines, d’encourager les discussions sur le programme de développement durable et de travailler ensemble au renforcement du dialogue aux Nations Unies et dans d’autres instances multilatérales. Sur cette lancée, les chefs d’Etats ont appelé à une coopération plus étroite en matière d’investissements directs étrangers et de coentreprises dans le contexte des lois nationales et des engagements internationaux.

Un environnement favorable aux investissements

En clair, il est question de  créer un environnement favorable pour la promotion des investissements et des nouvelles opportunités commerciales dans le cadre de l’ICR. De ce fait,  la réalisation d’infrastructures fiables, résilientes et durables de haute qualité est un impératif. « Nous soulignons que les infrastructures de haute qualité doivent être viables, abordables, accessibles, inclusives et réellement bénéfiques tout au long de leur cycle de vie, contribuant ainsi au développement durable des pays participants et à l’industrialisation des pays en développement. Nous invitons les pays développés et les investisseurs internationaux à investir dans des projets de connectivité dans les pays en développement », ont plaidé les chefs d’Etats. Toutes ces actions ne peuvent être pérennes que dans la prise en compte des préoccupations environnementales et climatiques. C’est pourquoi les pays présents à l’occasion à Pékin ont décidé de  renforcer leur coopération dans des domaines tels que la protection de l’environnement, l’économie circulaire, l’efficacité énergétique et l’énergie propre, la gestion durable et intégrée des ressources en eau.  Il s’agit de rendre concret le développement durable dans ses trois dimensions – économique, social et environnemental- de manière équilibrée et intégrée. Au titre des projets réalisés  dans le cadre de l’ICR, il a été suggéré de  poursuivre les efforts afin de  tirer profit  des progrès déjà accomplis dans le développement des corridors économiques et de la zone de coopération économique et commerciale.  En sus, les leaders de la table ronde ont souhaité la dynamisation de la coopération dans les domaines des ressources humaines, l’éducation et la formation professionnelle. En un mot, il faut  renforcer la capacité des peuples à mieux s’adapter aux mutations de l’environnement du travail  de manière à promouvoir l’emploi et améliorer leur qualité de vie.

Karim BADOLO(Depuis Pékin en Chine)