Amazones du volley-ball La 3e édition a désigné son vainqueur

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L’Association sportive planète sport de Pissy, a organisé, les 6 et 7 avril 2019 à Ouagadougou, la 3e édition des «Amazones du volley-ball». A l’arrivée, les amazones montent sur la plus haute marche du podium après avoir défait à la finale, la Dream Team par 2 sets à 0.

Voilà déjà la 3e édition que l’Association sportive planète sport de Pissy célèbre la Journée internationale de la femme à travers une compétition dénommée les «Amazones du volley-ball». L’édition de 2019 s’est tenue les 6 et 7 avril 2019 sur le plateau omnisport de Pissy. Huit équipes féminines issues des villes de Ouagadougou et de Ouahigouya se sont rivalisées pendant deux jours. Passées les éliminatoires, deux se sont hissées pour la grande finale : les Amazones et la Dream Team. Une opposition qui a vite désigné son vainqueur. Dans une finale à deux sets gagnants, les Amazones, avec dans ses rangs, Aïcha Soura, ont vite fait la différence. Elles remportent le 1er set, 25-13. Malgré le sursaut d’orgueil de la Dream Team, elle coule au 2nd set, 12-25. Ainsi, les Amazones remportent l’édition de 2019. Pour le président de l’Association sportive planète sport de Pissy, Oumarou Nagabila, la compétition les «Amazones du volley-ball» crée un cadre de fraternité entre les joueuses de la discipline et également la promotion de la pratique du volley-ball féminin au Burkina Faso. «L’innovation majeure de cette édition a été la participation d’une équipe de Ouahigouya. Nous avons également fait un clin d’œil aux petites catégories autour d’un festival qui a réuni plus d’une centaine de participantes venues des différentes écoles du volley-ball» a-t-il mentionné. Pour la marraine, Assita Ouédraogo, une ancienne du volley-ball, elle ne peut qu’être satisfaite. Après la compétition, place aux récompenses. Les meilleures joueuses dans les petites catégories ont été distinguées. Quant aux séniors, les Amazones pour leur sacre, ont reçu le trophée du vainqueur, deux ballons et une enveloppe de 50 000 FCFA.
La Dream Team se console avec également deux ballons et une enveloppe de 30 000 FCFA. Pour rappel, en levée de rideau, un match a opposé les vétérans hommes face aux dames.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Coopération multilatérale: l’institut Chine-Afrique voit le jour

L’Académie des sciences sociales de Chine a inauguré le mardi 9 avril 2019, à Pékin, l’Institut Chine-Afrique (ICA). Cet instrument de coopération est la concrétisation d’une promesse du président chinois Xi Jinping faite à l’occasion du sommet de Pékin sur la coopération sino-africaine en 2018.

La connaissance des civilisations africaines et chinoises est une étape essentielle dans l’approfondissement des relations entre le continent noir et l’Empire du milieu. C’est tout l’esprit qui sous-tend la création de l’Institut Chine-Afrique (ICA). L’inauguration de la plate-forme de recherche est intervenue dans la matinée du mardi 9 avril 2019, à Pékin, la capitale chinoise, en présence d’autorités chinoises, d’une quarantaine de diplomates africains et de chercheurs venus de plusieurs pays d’Afrique. Le président de l’Académie des sciences sociales de Chine, Xie Fuzhan, a, à l’entame de son discours, félicité le président chinois, Xi Jinping, pour la création de l’Institut. En substance, le chef de l’Etat chinois a exhorté la Chine et l’Afrique à renforcer «l’apprentissage mutuel» des civilisations respectives pour mieux rapprocher les deux peuples et contribuer à la paix mondiale et au développement. Et d’ajouter que l’ICA apportera une plus-value à la promotion des relations sino-africaines. Aux dires du président de l’Académie des sciences sociales de Chine, l’Empire du milieu et l’Afrique ont connu de «brillantes civilisations» qui ont beaucoup apporté à l’humanité. Pour lui, la naissance de cette plate-forme offre de nouveaux espoirs et perspectives aux chercheurs des deux parties d’œuvrer à bâtir des ponts entre les peuples. «L’institut proposera des études conjointes en vue de promouvoir le développement. Il se veut une force de propositions pour favoriser les échanges culturels, humains et créer des énergies positives pour un nouveau pallier dans la coopération Chine-Afrique», a souligné Xie Fuzhan.

Déconstruire les  «interprétations tendancieuses»

Pour l’ancien président mozambicain, Joachim Chissano, l’ICA est un repère «extrêmement important» d’autant plus qu’il va aider à asseoir davantage les bases d’un respect mutuel et d’une coopération plus axée sur le développement humain, la paix, la sécurité, le commerce et les infrastructures. L’ICA, a précisé M. Chissano, par le biais des études qui y seront menées, va participer à déconstruire les «interprétations tendancieuses» de certains Etats sur les relations sino-africaines. D’où son invite aux chercheurs africains à s’approprier la plate-forme pour une meilleure contribution intellectuelle et pour hisser les échanges culturels et humains au même niveau que les échanges politiques. Sur la même lancée, la commissaire de l’Union africaine chargée des ressources humaines, de la science et de la technologie, Pr Sarah Mbi Enow Anyang Agbor, a soutenu que l’ICA va promouvoir «la connectivité sociale» entre les peuples chinois et africains. «L’Institut Chine-Afrique est notre conviction unique que l’union fait la force. Nous sommes convaincus que notre succès repose sur une éthique de travail d’équipe dans laquelle nous pouvons tous deux travailler pour atteindre un objectif commun. Après tout, en tant qu’Africains, nous croyons en la volonté collective et à la responsabilité collective», a-t-elle relevé.

Un secrétariat permanent de l’ICA

L’ICA, a poursuivi Pr Anyang Agbor, va permettre d’améliorer conjointement les mécanismes de partage d’informations et de renforcement des capacités dans divers domaines. Selon le chargé d’affaires de l’ambassade du Burkina Faso en Chine, Issa Joseph Paré, l’ICA est un instrument d’échanges culturels, de recherches et de promotion de la paix et de la sécurité qui mérite une attention particulière dans la coopération Sud-Sud. «C’est un institut au service de l’intérêt des deux peuples. Autant la Chine a à apprendre de l’Afrique, autant l’Afrique a à apprendre d’elle. Il faut que le Burkina Faso prenne conscience de l’existence de cette plateforme», a-t-il souhaité.
Il a proposé qu’au plan politique, un secrétariat permanent pour l’ICA soit créé au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, à l’instar de ceux dédiés à la Francophonie et à la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF). «Si une telle initiative venait à être concrétisée, les autorités chinoises vont la soutenir dans le souci de renforcer la coopération bilatérale», a conclu M. Paré.

Karim BADOLO
(Depuis Pékin en Chine)

Situation économique du Burkina Faso

La concertation trimestrielle entre la direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et l’Association professionnelle des Banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B) s’est tenue, le jeudi 4 avril, à Ouagadougou. A l’issue de leur réunion, les responsables de la BCEAO ont convié les hommes de médias pour faire le point de la rencontre.

En vue de renforcer la transparence de ses interventions et d’échanger avec les établissements de crédit sur l’application de la règlementation de leurs activités et le financement de l’économie, la Banque centrale a institué des cadres de concertation périodique avec l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF-F). C’est ainsi que la première rencontre au titre de cette année a eu lieu, le jeudi 4 avril 2019. Plusieurs sujets ont été abordés avec les responsables des établissements bancaires. Il s’agit notamment de l’évolution de la situation économique, de l’activité bancaire, de la micro finance jusqu’en fin décembre 2018. Au cours de la réunion, il a également été question de l’état d’avancement de la mise en œuvre de certains chantiers impliquant la Banque centrale, et des questions opérationnelles et réglementaires. S’agissant de l’évolution de la situation économique, le directeur de l’agence principale, par ailleurs directeur nationale pour le Burkina, Adama Sankara, a indiqué que les performances du Burkina Faso demeurent en amélioration, malgré un environnement sécuritaire difficile. «Le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) est estimé à 6,6 % en 2018 contre une réalisation de 6,3 % en 2017», a-t-il relevé. Malgré ces performances observées, Adama Sankara a souligné le besoin de renforcement des investissements et la nécessité de la poursuite des actions d’amélioration du climat des affaires.

Naissance de nouveaux établissements bancaires

Pour ce qui est de l’activité bancaire, le directeur national pour le Burkina a noté qu’au titre de l’année 2018, le secteur bancaire et celui de la micro finance ont poursuivi leur consolidation en termes de points de vente et de moyens d’accès aux services financiers, de diversification des produits et d’ouverture de nouveaux établissements.
«Les encours de dépôt et de crédit ont enregistré des progressions respectives de 4,8 % et 5,5 % entre 2017 et 2018 et s’établissent ainsi, au titre des dernières prévisions de décembre 2018, à 3 470,5 milliards pour les dépôts et 2 812,8 milliards pour les crédits», a-t-il expliqué. Concernant l’état d’avancement de certains chantiers, il a relevé l’opérationnalisation du dispositif de soutien au financement des PME/PMI de la Banque centrale ainsi que le projet de promotion de l’affacturage dans l’UEMOA. Il faut noter que l’affacturage est une technique qui permet à un créancier de transférer tout ou partie de sa créance à une personne, généralement un établissement de crédit, qui lui règle tout ou partie de la créance transférée, moyennant une commission. Adama Sankara a souligné que ces chantiers, menés en synergie avec d’autres actions telles que les Bureaux d’information sur le crédit (BIC) devraient permettre d’améliorer significativement l’accès au crédit des PME/PMI dans l’espace UEMOA et au Burkina Faso, en particulier. Il a enfin confié que les banques ont été sensibilisées à leur rôle en tant que canal pour la couverture des besoins en billets de petites coupures et en pièces dans l’Union.

Wamini Micheline
OUEDRAOGO

Banque mondiale David Malpass, élu président

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Les administrateurs de la Banque mondiale ont décidé, à l’unanimité, le 5 avril 2019, de nommer David R. Malpass, au poste de président du Groupe de la Banque mondiale pour un mandat de cinq ans à compter du mardi 9 avril 2019.

L’Américain, David Malpass, candidat unique a été élu président du groupe de la Banque mondiale le 5 avril 2019, par les administrateurs. Il prendra officiellement fonction, mardi 9 avril 2019 pour un mandat de 5 ans. Il remplace Jim Yong Kim, qui avait créé la surprise en janvier, en annonçant sa démission alors que son second mandat devait le mener jusqu’en 2022 à la tête de la banque. Critique envers l’institution, M. Malpass avait indiqué récemment en réponse à une question sur ses priorités s’il devait diriger la Banque mondiale, qu’il voulait recentrer l’institution sur « le cœur de sa mission » en sortant de la pauvreté les pays les plus pauvres et en réduisant l’accès aux prêts de pays plus développés comme la Chine. David Malpass, âgé de 63 ans, a précédemment exercé les fonctions de sous-secrétaire chargé des affaires internationales au Trésor américain. A ce titre, il a joué un rôle crucial dans plusieurs grandes réformes et initiatives concernant le Groupe de la Banque mondiale, notamment la récente augmentation du capital de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de la Société financière internationale (IFC). Malpass, en outre, a contribué à faire progresser l’Initiative sur la transparence de la dette, dont l’objectif consiste à accroître la publication d’informations sur la dette en vue de réduire la fréquence et la gravité des crises d’endettement. Avant d’être nommé sous-secrétaire au Trésor, M. Malpass a travaillé comme économiste international et a fondé un cabinet de recherche macroéconomique à New York. Auparavant, il avait exercé les fonctions de Deputy Assistant Secretary of the Treasury chargé des pays en développement et de Deputy Assistant Secretary of State délégué aux affaires économiques latino-américaines. Le président de la Banque mondiale préside les Conseils des administrateurs de la BIRD et de l’Association internationale de développement (IDA). Il préside aussi es qualités le Conseil d’administration de l’IFC et celui de l’Agence multilatérale pour la garantie des investissements (MIGA), ainsi que le Conseil administratif du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). La Banque mondiale a été fondée en 1944 dans le but de consolider les économies des pays dévastés par la seconde guerre mondiale. L’institution financière, dont le président est nommé par les Etats-Unis et a toujours été un citoyen américain, a, depuis lors, été réorientée vers le développement, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Synthèse réalisée par Nadège YE

Délivrance de passeports et de CNIB

La mission consulaire spéciale de délivrance de passeports et de CNIB dépêchée en France depuis le 22 mars a pris fin le 4 avril 2019. Pendant leur séjour, une équipe a travaillé en permanence à l’ambassade à Paris tandis qu’un deuxième groupe s’est déployé à Bordeaux les 23 et 24 mars et à Marseille les 30 et 31 mars 2019. L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso près la France, Alain Francis Gustave Ilboudo, s’est beaucoup impliqué dans cette mission. Il s’est dit satisfait de l’opération dans sa juridiction et fait le bilan de la mission.

Quel bilan pouvez-vous faire au terme de cette mission ?

Alain Francis Gustave Ilboudo (A.F.G.I.) : La mission consulaire spéciale qui a séjourné en France du 22 mars au 4 avril 2019 a été commandée dans la perspective de la participation des Burkinabè de l’étranger aux prochaines échéances électorales. Les autorités ont jugé bon de prendre des dispositions afin de permettre effectivement cette participation et surtout une participation massive de nos frères et sœurs à l’étranger. En termes de bilan de cette opération, je dirai qu’il est globalement positif de mon point de vue. Il faut rappeler que la mission en France est la toute première mission après celle du lancement qui a été conduite à Niamey au Niger par le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur. L’étape qui a suivi est celle de la France et les facilités qui sont ainsi offertes à nos compatriotes de se doter à la fois de passeports et de Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) ont été bien accueillies par notre communauté. En observant et en échangeant avec les différentes équipes, on a pu constater une assez bonne fréquentation parce qu’à ce jour, environ 600 dossiers ont été enrôlés (entretien réalisé le 4 avril 2019). Donc, je peux dire que la mission a tenu effectivement ses promesses.

N’aviez-vous pas quelques appréhensions, du fait que c’est une première à Paris ?

A.F.G.I. : Assurément des appréhensions il y en avait ; parce que c’est la première fois que nous accueillons une mission d’une telle envergure. Les appréhensions sont tout naturellement liées au fait qu’on ne savait pas exactement quelle pouvait être la réaction de la communauté face à l’opération. En même temps on pouvait aussi avoir un sentiment d’espoir par rapport à la réaction quand on considère les enjeux. J’ai dit tantôt que cette opération a été lancée et elle concerne d’autres pays à travers le monde, pour permettre aux Burkinabè de l’extérieur de participer aux prochaines échéances électorales. Quand on sait que la participation des Burkinabè aux échéances électorales et de façon globale à la vie de la Nation est une revendication de notre diaspora, on pouvait s’attendre dans une certaine mesure à une grande mobilisation de notre communauté. Au-delà de la participation aux échéances électorales, cette opération permettra à beaucoup de nos compatriotes de se mettre à jour du point de vue de la documentation.

Bordeaux et Marseille ont accueilli deux équipes de cette mission consulaire. Est-ce que vous êtes satisfait de la mobilisation dans ces deux villes ?

A.F.G.I. : Effectivement, nous avons imaginé qu’il pouvait être intéressant, dans une perspective de rapprocher l’administration des administrés, de dépêcher des équipes hors de Paris, étant entendu que dans la capitale française, depuis le 23 mars 2019, nous avions en permanence une équipe au niveau de l’ambassade. Des échanges que j’ai eus avec nos Consuls honoraires à Bordeaux et à Marseille, (les deux équipes envoyées en province se sont déployées dans les locaux diplomatiques, à savoir nos consulats honoraires), ils étaient également satisfaits de la fréquentation. Mais assurément, la grande partie du travail a été faite à Paris par l’équipe permanente au niveau de l’ambassade.

Est-ce que vous pouvez nous parler des difficultés que la mission a rencontrées pendant ces deux semaines ?

A.F.G.I. : Les difficultés que je peux relever par rapport à une telle mission sont liées essentiellement à la qualité des documents que les usagers présentent. On a pu relever quelques cas où des compatriotes se sont présentés avec des documents sujets à caution, des documents dont l’authenticité laissait à désirer. Et comme les équipes comprenaient des agents de la division de la migration et de l’Office national d’identification (ONI), donc des agents professionnels qualifiés pour déceler certains documents qui ne répondaient pas aux normes, ils essayaient de faire comprendre aux compatriotes la sensibilité de leur situation avec des recommandations et dans la mesure du possible, envisageaient des solutions avec ces compatriotes pour effectivement leur permettre de se mettre à jour. La difficulté essentielle, qui n’est pas liée à la mission elle-même, était la question des documents que nos compatriotes présentaient pour solliciter la CNIB ou le passeport.

A partir de cette première expérience, quels enseignements peut-on tirer ?

A.F.G.I. : Je dirais d’abord qu’au regard de l’engouement que l’opération a pu susciter au sein de notre communauté, c’est déjà l’intérêt que nos compatriotes portent au pays. Un intérêt qui se manifeste par la recherche des documents. Je dois dire aussi que même ceux-là qui ont la double nationalité ont mis un point d’honneur à venir renouveler leurs documents parce que pour la plupart, ils sont rentrés en France avec des documents burkinabè avant d’acquérir la nationalité française. Plusieurs d’entre eux sont revenus pour profiter de cette opération et se mettre à jour. Pour ce qui est de l’opération elle-même, je pense que le succès d’une telle mission repose essentiellement sur la communication, la sensibilisation qui doit être menée au sein de la communauté pour que nos compatriotes comprennent exactement le sens de la démarche, qu’ils y adhèrent et viennent effectivement demander les documents. L’opération a permis aussi à l’occasion, aux services consulaires de mettre à jour le fichier de nos ressortissants. En effet, dans la constitution des dossiers, il était régulièrement demandé la photocopie de la carte consulaire. En la matière, l’établissement de la carte consulaire est de notre ressort et nous essayons de sensibiliser au maximum nos compatriotes sur l’immatriculation auprès des services consulaires ; ce qui nous permet de savoir exactement quel est l’état de nos compatriotes en France. Il faut dire qu’en matière de politique de gestion de la diaspora, si vous ne savez pas combien vous avez de ressortissants dans un pays, il vous est difficile d’envisager quoi que ce soit. Donc, c’est une mission salutaire à plus d’un titre et nous souhaitons que les documents demandés puissent revenir le plus rapidement possible pour que nous les acheminions à leurs titulaires.

Entretien réalisé
par le service presse de l’ambassade du Burkina Faso
à Paris

Fonds permanent pour le développement des collectivités

Le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) a organisé, les 5 et 6 avril 2019 à Bobo-Dioulasso, un atelier d’immersion au profit d’une vingtaine de professionnels des médias. Une initiative, qui a permis aux participants, de découvrir cet instrument de financement de la décentralisation au Burkina Faso.

Le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) entend désormais s’appuyer sur les médias, pour mieux faire connaître ses missions. Cette ambition est portée par le nouveau Directeur général (DG), Bruno Dipama, en poste depuis le 28 décembre 2018, qui a initié un atelier d’immersion au profit d’une vingtaine de professionnels des médias, toutes tendances confondues. Cette rencontre s’est tenue, les 5 et 6 avril 2019 à Bobo-Dioulasso, avec deux principales articulations : des exposés en salle et une visite d’infrastructures réalisées dans les communes de Koundougou et de Dandé, dans la province du Houet, grâce à l’appui du FPDCT. Ce qui a permis aux participants d’avoir le «maximum» d’informations sur cette structure et les nouveaux référentiels de la décentralisation à la lumière des explications d’un spécialiste, l’universitaire Kalifara Séré. Opérationnel depuis 2008, le FPDCT, un Etablissement public de l’Etat (EPE), logé dans la catégorie des fonds nationaux, a pour objectif de mobiliser des ressources pour financer des investissements structurants dans les collectivités (communes et régions). Pour bien remplir sa tâche, le FPDCT, alimenté par l’Etat (80%) et des partenaires techniques et financiers (AFD, KFW, Fondation suisse…), abrite quatre guichets. Il s’agit
de ceux dénommés «Subventions/Fonds fongibles», «comptes spécifiques», «Prêts/Garanties aux emprunts» et «Dotation aux appuis techniques».

Plus de 100 milliards F CFA mobilisés

Les deux premiers guichets cités sont fonctionnels, tandis que les deux autres ne le sont pas encore. Cette situation, à entendre le DG, limite la marge de manœuvre de ce «bras financier» de la décentralisation, si bien qu’un processus de restructuration du fonds a été engagé, en vue d’en faire l’«unique» instrument de financement des collectivités, avec un capital prévisionnel de 25 milliards FCFA. Qu’à cela ne tienne, a relevé le directeur des exploitations, Laurent Sawadogo, le FPDCT a financé, de 2008 à 2018, plus de 9 000 projets communaux pour un coût total d’environ 100 milliards FCFA. Construction de fourrières, de forages, de boutiques de rue, d’étals, de dépôts pharmaceutiques, normalisation d’écoles, ouvertures de voirie, installation de systèmes d’irrigation, sont entre autres réalisations faites dans les quatre coins du pays, avec le concours du FPDCT, en une décennie. Les projets retenus, a indiqué M. Sawadogo, s’inscrivent dans le cadre des plans communaux et régionaux de développement, avec une clé de répartition financière indexée sur la «taille de la population» et la «profondeur de la pauvreté». Toutefois, le fonds ne finance pas tous les projets. Ceux concernant des entreprises privées, à caractère religieux ou relatifs à des acquisitions de terrains ou à des opérations de lotissements ne sont pas éligibles. Par ailleurs, le FPDCT travaille à stimuler l’excellence en octroyant des «bonus» aux communes qui exécutent «bien» leurs projets et des «malus» à celles à la traîne.

Des boutiques inoccupées à Koundougou

Les professionnels des médias conviés à l’atelier ont vu certaines réalisations à Koundoungou et à Dandé. Dans la première commune, ils ont visité, un magasin de stockage de vivres, une quarantaine de boutiques de rue, 16 étals, un forage positif pastoral, un quai d’embarquement pour animaux et une unité de production de beurre de karité. A Dandé, des boutiques de rue, nouvellement construites et en attente de preneurs, ont été visitées, de même qu’un système d’irrigation motorisé exploité par un groupement de maraîchers. Ces réalisations font le bonheur des populations, comme l’a signifié la responsable du groupement des productrices de beurre de karité «Benkadi» de Dandé, Josiane Sanou. «Nous transformions les noix de karité à la main et c’était laborieux. Mais avec l’arrivée des machines, nous sommes plus à l’aise. Nous produisons mieux et nos recettes se sont améliorées», s’est-elle réjouie. Si l’appui du FPDCT est salutaire, il reste que les infrastructures ne sont pas toujours exploitées comme il se doit. A Koundougou par exemple, la moitié des boutiques de rue, dont le loyer mensuel est de 10 000 francs CFA, est inoccupée, et la totalité des étals, loué à 5 000 francs le mois, à l’abandon. «C’est une situation déplorable. Les gens préfèrent s’installer en bordure de route, car craignant d’intégrer les boutiques et étals, et de ne pas avoir de la clientèle. Nous travaillons à trouver des solutions à cette situation», a réagi le maire, Bimbè Barro. Le DG du FPDCT, qui a également regretté l’inexploitation des boutiques et étals, s’est engagé à accompagner le conseil municipal de Koundoungou dans la recherche de solutions. «Nous finançons les projets à la demande des communes, qui soumettent leurs besoins», a-t-il fait observer.

Kader Patrick KARANTAO

Le président du Faso en Turquie

Le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, est arrivé à Ankara, capitale de la Turquie, le mercredi 10 avril 2019, en provenance d’Istanbul, la 2e ville, où il a séjourné la veille.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, poursuit sa visite d’amitié et de travail en Turquie, entamée le 9 avril 2019 à Istanbul, la capitale économique du pays. Dans ladite ville, il a échangé avec la communauté burkinabè vivant sur place, estimée à 500 personnes, accordé une audience au président du Conseil d’affaires Turquie-Burkina, Ahmet Dal et présidé le forum économique sur les potentialités du Burkina Faso. Ce forum est organisé en collaboration avec le Conseil d’affaires économiques étrangères (DIEK) de Turquie. Selon les différents acteurs, cette rencontre du monde des affaires des deux pays entend inciter plus d’investissements turcs au Burkina Faso et renforcer les relations économiques des deux partenaires qui connaissent une évolution d’année en année.
En exemple, les échanges commerciaux se chiffraient à 50 millions de dollars en 2014 contre 90 millions de dollars en 2017. «Ces échanges restent en-deçà de nos potentialités respectives», a toutefois, indiqué le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Mahamadi Sawadogo.
Quant aux hommes d’affaires turcs, le ministre de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, les invite à investir au pays des Hommes intègres. «Le Burkina Faso dispose d’énormes potentialités économiques faiblement exploitées et d’un environnement des affaires attractif que le gouvernement ne cesse d’améliorer», a-t-il soutenu. S’agissant du président du Conseil d’affaires Turquie-Burkina Faso, il a nourri l’espoir que ce forum puisse renforcer les bases de développement des relations économiques entre les hommes d’affaires des deux pays.
Le chef de l’Etat burkinabè a signifié que son séjour en Turquie va être mis à profit pour établir des bases solides, avec son homologue Recep Tayyip Erdogan. Juste après la cloture des travaux, Roch Marc Christian Kaboré a mis le cap sur Ankara où il est arrivé à l’aéroport Esenboga aux environs de 16h30 mn, heure locale. Il a été accueilli à son arrivée par le ministre turc de l’Agriculture et des Forêts, Bekis Pakdemirh, en présence d’une forte délégation des ambassadeurs des pays africains à Ankara. Et c’est sous une pluie battante que le président du Faso a regagné son pied à terre.
Le programme de sa visite prévoit ce jeudi 11 avril, des entretiens en tête-à-tête avec le président de la Grande Assemblée de Turquie, Mustafa Sentop, et avec son homologue turc.

Boureima SANGA

Le Médiateur du Faso salue la naissance du cadre inter-partis

Le Médiateur du Faso, Saran Sérémé, a reçu en audience, le mercredi 10 avril 2019 à Ouagadougou, une délégation du cadre de dialogue inter-partis.

Une délégation du cadre de dialogue inter-partis, conduite par son secrétaire exécutif, Djédjouma Sanou, était hier, 10 avril 2019, dans les locaux du Médiateur du Faso pour une audience. Après une heure d’échanges à huis clos avec la patronne des lieux, Saran Sérémé, le chef de la délégation s’est confié à la presse sur l’objet de la rencontre : «Nous sommes venus pour présenter au Médiateur du Faso notre nouvelle structure, à savoir le cadre de dialogue inter-partis. C’est une organisation faîtière qui regroupe aussi bien des partis politiques de l’opposition que de la majorité présidentielle». Selon M. Sanou, au Burkina Faso, les partis politiques étaient répartis entre le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et l’Alliance pour la majorité présidentielle (APMP). Le cadre, a-t-il poursuivi, a été créé pour permettre aux partis politiques de toutes obédiences de se retrouver pour des concertations, afin de dépassionner le débat politique et d’éviter les discours haineux. «Notre objectif est d’amener les acteurs politiques à des débats constructifs, en vue de renforcer la cohésion nationale et la paix. Nous mettons un accent sur la formation politique des jeunes et des femmes avec l’accompagnement du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) mandaté par le partenaire technique et financier, le Danish Institute for parties et démocratie (DIPD)», a indiqué Djédjouma Sanou, par ailleurs secrétaire adjoint à la formation politique et civique du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Aux dires de la délégation, le Médiateur du Faso a prêté une oreille attentive à son message. «En tant
que personnalité transversale œuvrant pour la paix, le dialogue et la cohésion sociale, elle s’est réjouie de cette initiative de la classe politique qui va certainement l’accompagner dans sa mission», a précisé Djédjouma Sanou. Et d’ajouter que si les partis politiques discutent entre eux et évitent le débat superflu, s’orientant vers des politiques de développement, cela va aider à aplanir leurs difficultés et à faire moins recours aux services du Médiateur du Faso. «La rencontre a été très fructueuse et le Médiateur du Faso nous a encouragés à aller de l’avant», a-t-il conclu.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr