Ciné Burkina:Les films «L’interprète » et «L’interprète II» à l’affiche

Les longs métrages « L’interprète »  et « L’interprète II»  de la réalisatrice et comédienne ivoirienne, Kadhy Touré, seront, du 8 avril au 4 mai 2019, au programme du ciné Burkina.

Naturelle Riviera, jeune interprète, mariée et mère de famille, tombe  éperdument amoureuse d’un client,  le businessman américain Michael Newman, de passage à Abidjan, pour un voyage d’affaires, pour qui elle doit être l’interprète. Pour suivre son amour avec Michael Newman, Naturelle (campée par Kadhy Touré) décide de tuer son mari David Rellys… Ce premier film de Kadhy Touré, co-réalisé avec Olivier Koné, a été un grand succès cinématographique en Côte d’Ivoire, avec 7 000 entrées. Selon la presse ivoirienne, « L’interprète », sorti en 2016, a fait une performance qu’aucun film ivoirien n’a pu réaliser depuis plus de 20 ans. Un exploit salué, une année plus tard,  par les professionnels du 7e art africain, à travers le prix du meilleur décor à la 25eédition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).Portée par ce succès, Kadhy Touré signe, à travers sa structure Brown Angel Entertainment, « L’interprète II », avec un casting riche de plusieurs acteurs célèbres. Ainsi, précise le critique de cinéma, Yacouba Sangaré, en plus de Khady Touré, Stéphane Zabavy,  Guy Kalou, le casting enregistre l’arrivée de deux acteurs ghanéens de renom, à savoir la talentueuse actrice et productrice  Zynnell Zuth qui joue le rôle de Nelly Newman, l’épouse de Michael Newman venue des Etats-Unis pour « récupérer » son mari ;  et  le célébrissime John Dumelo, bardé de prix, qui campe l’avocat venu défendre Michael Newman. Du 8 avril au 4 mai 2019, ces deux longs métrages seront à l’affiche au Ciné Burkina. « L’interprète » sera, dès le 8 avril et jusqu’au 19 avril 2019, programmé pour trois séances quotidiennes (18h30- 20h30 et 22h).Puis  le 20 avril, ce sera la grande première de « L’interprète II », en présence de Kadhy Touré. D’une durée de 90 mn, « L’interprète II » a fait, dès sa sortie en 2018, 8350 entrées. Un record !, affirment  les confrères  ivoiriens.

Alassane KERE

Cinéma burkinabè : Saint Pierre Yaméogo a rangé sa caméra

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Le monde du 7e art burkinabè pleure la disparition de l’une de ses grandes figures. Le réalisateur Saint Pierre Yaméogo s’est éteint, hier lundi 1er avril 2019 à Ouagadougou, des suites d’une longue maladie. Il a réalisé, entre autres, “Wendemi”, “Silmandé” et “Bayiri, la patrie”.

Une étoile de l’univers cinématographique burkinabè vient de disparaître. Le prolifique cinéaste Sakama Pierre Yaméogo, alias Saint Pierre Yaméogo a, en effet, rangé définitivement la caméra, hier lundi 1er avril 2019, à Ouagadougou, des suites d’une longue maladie. Connu pour son franc-parler, l’homme a vu le jour le 15 mai 1955 à Koudougou, dans le Centre-Ouest de la Haute Volta (actuel Burkina Faso).

Après un cursus académique bien rempli, le jeune Pierre, à peine âgé de 20 ans, fait ses premiers pas dans le monde du cinéma. Il suit parallèlement un stage de montage à la Radiotélévision du Burkina (RTB) avant de s’envoler pour Paris, en France. Sur les bords de la Seine (célèbre fleuve français, ndlr), il fréquente de 1980 à 1983 le prestigieux conservatoire libre du cinéma français.

Une année après, il s’inscrit à l’université de Paris VIII. En 1987, il y obtient une maîtrise en communication. Comme réalisations, il a, à son actif, aussi bien des courts et longs métrages et des documentaires. Saint Pierre Yaméogo deviendra au fil des ans l’auteur d’une œuvre prolifique, alternant documentaires et fictions, courts et longs métrages.

Il est primé dans de grands festivals internationaux (Festival du Jeune Cinéma de Laon, Festival de Mannheim, Festival de Montréal, Vues d’Afrique, Festival de Cannes, Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), etc.: Dunia (1987) Laafi (1991) Wendemi (1993), Silmandé, le Tourbillon (1998), Moi et mon blanc (2003), Delwendé (2005) Bayiri, la Patrie (2012).

Scénariste, réalisateur et producteur délégué, il fonde la maison de productions Afix Productions. Celle-ci produit ses propres films et des films d’autres réalisateurs burkinabè. Cinéaste engagé, Saint Pierre Yaméogo voit sa dernière production (Bayiri, la Patrie) jugée dérangeante.

Le film revient, en effet, sur un pan de l’histoire de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso en septembre 2002. Il y dépeint le retour tragique des «Burkinabè de Côte d’Ivoire», chassés par le funeste concept de «l’ivoi-rité» et forcés de retourner dans un pays qu’ils ne connaissent pas. Frappé du “sceau de la malédiction” et écarté des circuits habituels, Bayiri la Patrie, est refusé au FESPACO 2013, le pays invité d’honneur étant…la Côte d’Ivoire.

Le réalisateur burkinabè, après ces déboires, avait disparu de la scène depuis quelques années. La sortie d’un coffret rassemblant l’ensemble de son œuvre avait été évoquée dans la foulée. La grande faucheuse s’est, malheureusement, chargée de donner le clap de fin…

Aubin W. NANA

Sources: africine.org,
africultures.com, wikipédia

Journée mondiale de l’autisme: Plaidoyer pour une inclusion des enfants atteints

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La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a lieu le 2 avril 2019. Elle vise à mieux informer le grand public sur les réalités de ce trouble neurocomportemental du développement. Au Burkina Faso, les acteurs de lutte plaident pour une inclusion totale et franche des enfants victimes.

L’autisme peut se définir comme un trouble neurocomportemental qui apparaît très tôt dans la vie des enfants et perturbe leur développement dans trois domaines essentiels qui sont l’interaction sociale et personnelle (communication verbale), le fait que ces enfants soient la plupart du temps renfermés et vivent dans leur monde. L’autisme est dû à des anomalies neurodéveloppementales.

Chez les personnes autistes, la croissance du cerveau et la manière dont s’organisent et se connectent les neurones (ou cellules nerveuses) n’est pas normale. Ce dysfonctionnement cérébral entraine des difficultés dans différents domaines. Les causes de cette désorganisation sont à rechercher dans le domaine de la génétique ou environnemental.

Cela voudrait dire qu’un ou plusieurs facteurs de l’environnement pourraient, en présence de certaines anomalies génétiques, influencer le développement du cerveau. Il y a aussi qu’une cause environnementale telle que la rubéole contractée par la mère durant la grossesse peut aussi être à l’origine de certains cas d’autisme. Pour reconnaître un enfant autiste, les spécialistes donnent quelques précisions.

L’enfant atteint d’autisme présente une altération de l’interaction sociale et réciproque ; cela veut dire que ces enfants préfèrent être isolés du reste du monde. Ils ont tendance à jouer seul, même quand ils sont dans un groupe. Il a aussi les troubles de la communication.

Les enfants autistes n’ont généralement pas le langage verbal. S’ils ont le langage, ils ont des difficultés à communiquer. Par ailleurs, les autistes ont des comportements restreints, répétitifs et stéréotypés.

La journée mondiale de sensibilisation vise donc à mettre la puce à l’oreille des parents afin qu’elles puissent prendre des mesures pour la prise en charge de leurs enfants atteints. Parce qu’une des difficultés rencontrées par les parents d’enfants présentant des troubles de ce type réside dans l’établissement du diagnostic et la mise en place d’une prise en charge efficace.

L’Organisation mondiale de la santé a estimé que pour 10 000 enfants, 6% au moins sont autistes, et qu’en Afrique, les familles continuent de garder leurs enfants autistes à la maison.

C’est d’ailleurs cette situation, qui a milité à la création de l’Association burkinabè d’accompagnement psychologique et d’aide à l’enfance (ABAPE). L’idée, selon son premier responsable, Boukari Pamtaba, est de faciliter l’insertion des enfants frappés par ce handicap. « Nous voulons créer un cadre d’éveil et d’épanouissement pour les enfants en situation de handicap pour l’acquisition de leur autonomie, afin de leur permettre d’être scolarisés et vivre mieux dans leur environnement social », a précisé M. Pamtaba.

De son point de vue, les enfants qui bénéficient d’une prise en charge précoce ont plus de chance de mieux s’adapter à leur environnement et d’être épanouis. Toutefois, il a fait comprendre que certaines difficultés entravent la bonne marche de son centre qui accueille 90 enfants autistes.

Au nombre de ces contraintes, il a cité le manque d’accompagnement de l’Etat des centres existants, la problématique liée à la mise en œuvre de l’éducation inclusive de tous les enfants en situation de handicap. En outre, Boukari Pamtaba a évoqué des difficultés dues aux manques d’implication de certains parents, le contexte socio-économique.

La méconnaissance du handicap, le refus de certaines écoles maternelles d’inscrire les enfants autistes et l’éducation non appropriée pour les victimes sont autant de difficultés soulevées par le responsable de l’ABAPE. Pourtant, de son opinion, les autistes sont intelligents à l’école. Et il suffit de prendre en compte les réalités dans lesquelles ces enfants vivent.

Gaspard BAYALA
gaspardbayala87@gmail.com

Systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso : 2018, année de performance «exceptionnelle »

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-BF) a tenu sa 16e assemblée générale ordinaire, le vendredi 29 mars 2019 à Ouagadougou. La reddition des comptes de 2018, la planification des activités de cette année et le renouvellement du bureau, étaient les points inscrits à l’ordre du jour.

2018 a été une année positive pour l’association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-BF). C’est ce qui ressort de l’assemblée générale ordinaire qu’elle a tenue, le vendredi 29 mars 2019, à Ouagadougou au lendemain de son élection à la tête de la Fédération des AP/SFD des pays de l’UEMOA.

Le rapport d’activités 2018 validé par les représentants des 68 structures membres de l’association affiche des taux de réalisation de 82%, de 90,29% pour les dépenses et 118,16% pour les recettes. Une performance que la présidente de l’AP/SFD-BF, Azaratou Sondo/Nignan, a jugée exceptionnelle depuis la création de l’association en 2002.

Au titre des réalisations majeures, elle a cité les actions de plaidoyer menées pour l’amélioration des conditions d’exercice des Système financiers décentralisés (SFD) au Burkina Faso, la tenue de rencontres statutaires et le renouvellement des membres du comité d’éthique et de déontologie, l’organisation conjointe d’une journée d’inclusion financière en collaboration avec les associations professionnelles des banques et des assurances du Burkina.

«Nous avons mis en relation des membres avec des partenaires techniques et financiers et renforcé leurs capacités à travers l’organisation de plusieurs sessions de formations. Nous avons aussi participé à l’évaluation de la stratégie nationale d’inclusion financière et son plan d’actions 2019-2023 et aux activités commémoratives de la Semaine africaine de l’inclusion financière… », a ajouté Mme Sondo.

Si ces résultats ont été jugés satisfaisants, elle a toutefois relevé de nombreuses difficultés liées notamment au contexte sécuritaire du pays. «Certains de nos membres ont été victimes de braquages, il y a malheureusement eu des pertes en vie humaine», a-t-elle regretté. Qu’à cela ne tienne, elle a soutenu que l’AP/SFD-BF compte travailler avec abnégation en 2019, pour relever les défis du secteur.

Maintenir le cap de l’essor de la microfinance

Le représentant du secrétaire permanent pour la promotion de la microfinance, Roger Ouédraogo : «Les dispositions idoines seront prises pour la réussite de la Semaine africaine de microfiance ».

De ce fait, il est prévu des activités de renforcement de capacités des membres et des organes de gouvernance, de plaidoyer pour mieux défendre les intérêts des membres, la participation active à l’organisation de la Semaine africaine de la microfinance qui se tiendra en octobre 2019 au pays des Hommes intègres.

La révision de la tarification des cotisations annuelles, la recherche de nouveaux partenaires et la construction du siège de l’association sont également inscrits dans l’agenda de cette année. Pour atteindre les objectifs fixés, une meilleure inclusion financière et la défense des intérêts matériels et moraux de la profession, la présidente Sondo a exhorté les membres à plus d’engagement et de professionnalisme.

Cet appel a été partagé par le représentant du secrétaire permanent pour la promotion de la microfinance, Roger Ouédraogo pour, a-t-il dit, maintenir le cap de l’essor de la microfiance constaté en 2018. «L’encours de l’épargne est passé de 197 378 456 466 à 218 286 681 475 FCFA. De plus de 1,9 million, le nombre de clients à atteint 2 148 891. Les crédits en souffrance ont dimunié.

Au regard de ces indicateurs, l’on peut affirmer que les SFD continuent d’étendre leur portée et de remplir leur rôle de système alternatif d’accès aux services financiers», s’est-il réjoui. Toutefois, il a noté que certains SFD présentent une santé financière peu reluisante résonnant comme des défis à relever.

Pour lui donc, si les acteurs veulent que la finance décentralisée continue d’accomplir efficacement son rôle dans la lutte contre la pauvreté, ils doivent travailler au développement d’un secteur sain, et à l’émergence de structures financières viables et pérennes. L’assemblée générale s’est achevée par le renouvellement du bureau de l’AP/SFD-BF et Azaratou Sondo/Nignan a été reconduite à la tête de la structure.

 

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com


Composition du bureau de l’AP/SFD-BF

Lutte contre la drogue et les violences en milieu scolaire: Une stratégie nationale adoptée

Le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales a tenu un atelier de validation de la Stratégie nationale de lutte contre la drogue, la toxicomanie et la violence en milieu scolaire, le lundi 1er avril 2019 à Ouagadougou.

L’incivisme, la consommation des stupéfiants et les violences sont légion en milieu scolaire. Malgré les efforts consentis par le gouvernement dans la lutte contre ces fléaux dans ce milieu, force est de constater qu’ils persistent et prennent des proportions inquiétantes. Face à cette situation, les autorités entendent mettre les bouchées doubles pour l’assainir et garantir une éducation de qualité à cette jeunesse qui constitue la relève de demain.

En effet, le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales en collaboration avec ses partenaires a élaboré la Stratégie nationale de lutte contre la drogue, la toxicomanie et la violence en milieu scolaire pour venir à bout de ces phénomènes sur les cinq années à venir. Ledit document a été soumis à validation, le lundi 1er avril 2019 à Ouagadougou.

«L’objectif visé à travers l’opérationnalisation de cette stratégie est de juguler le phénomène de la drogue, de la toxicomanie et de la violence en milieu scolaire en vue de créer un environnement propice à la promotion d’une culture de non-violence et d’assurer les conditions favorables aux enseignements et apprentissages au Burkina Faso d’ici à l’horizon 2024», a affirmé le ministre en charge de l’éducation, Pr Stanislas Ouaro.

Ces acteurs vont peaufiner le document pour une meilleure promotion des valeurs du civisme et de la non-violence dans les écoles.

A ses dires, outre la prise en compte des engagements internationaux du Burkina Faso, les textes réglementaires existants en la matière et l’intégration des actions déjà en cours, cette stratégie prévoit trois principales actions. Il s’agit de la sensibilisation, la répression et la réinsertion qui, selon le ministre, vont permettre de lutter efficacement de sorte à réduire considérablement, voire éliminer la consommation de la drogue dans cet espace.

A cet effet, il a indiqué que des valeurs de citoyenneté ainsi que les méfaits des drogues seront également introduits dans les curricula de formation des élèves. Car, de son avis les violences en milieu scolaire ont plusieurs causes dont principalement la présence et la consommation de la drogue.

Par ailleurs, M. Ouaro a invité les différents acteurs en charge de valider ladite stratégie à la recherche du consensus au cours de leurs échanges afin de créer des conditions de sa mise en œuvre réussie pour l’atteinte des objectifs escomptés.

Kadi RABO
Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

Dialogue politique : L’opposition disposée à aller à la table

Le Premier ministre, Christophe Dabiré, a rendu visite au Chef de file de l’opposition politique (CFOP), le lundi 1er avril 2019 à Ouagadougou. Les échanges avec les
responsables politiques de l’opposition ont porté sur diverses questions liées à la vie de la nation et aux préparatifs du dialogue que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, engagera bientôt avec les acteurs politiques.

Un mois et demi après sa Déclaration de politique générale (DPG) devant la Représentation nationale, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a évoqué son grand oral avec les acteurs politiques dans les locaux du Chef de file de l’opposition politique (CFOP), le lundi 1er avril 2019.

De ce qui a filtré de l’entrevue entre le chef du gouvernement et les leaders des partis de l’opposition, il s’est agi d’un échange sur des questions liées à la mise en œuvre de la DPG et à la manière dont le Burkina Faso devrait être conduit vers des destinées meilleures. «Le rôle de l’opposition est de formuler des observations et critiques sur la manière dont le pays est dirigé.

Il nous appartient de voir le bien-fondé de ces critiques, si elles peuvent contribuer à améliorer la gouvernance au niveau de notre pays et de faire en sorte que ces critiques puissent être intégrées dans la démarche que nous sommes en train de conduire», a expliqué le chef du gouvernement.

Le CFOP, Zéphirin Diabré (droite), a loué la démarche empreinte de courtoisie du PM et exprimé la disponibilité de l’opposition politique à l’accompagner.

Il a également annoncé un dialogue politique prochain entre le Chef de l’Etat et les forces politiques du pays. «Mon rôle est de travailler à préparer ce dialogue et de faire en sorte qu’il soit un succès, car c’est de cette manière que nous allons créer la convergence nécessaire à l’évolution d’ensemble du pays, tant du point de vue du développement, que du point de vue politique», a-t-il souligné.

En attendant cette échéance, M. Dabiré a noté que ce qui a été dit autour de la table avec le CFOP peut contribuer à renforcer le vivre-ensemble au pays des Hommes intègres. En face, le CFOP, Zéphirin Diabré, a loué la démarche du chef du gouvernement. «C’est la première fois qu’un chef de gouvernement pense utile de se déplacer au CFOP. C’est un signe distinctif de considération», s’est-il réjoui.

A propos du dialogue politique à venir, Zéphirin Diabré a rappelé le caractère «patriotique et républicain» de l’opposition burkinabè et exprimé sa disponibilité à y aller pour donner sa compréhension des choses et faire des propositions et recommandations à ceux qui ont la charge de la gestion du pays.

 

Fabé Mamadou OUATTARA

Vie des partis : Toro Drabo, réélu président du PDP/PS

Le Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS) a organisé, le samedi 29 mars 2019 à Ouagadougou, son 7e congrès ordinaire. Cette instance a servi de cadre pour le renouvellement du bureau avec Toro Drabo à sa tête.

«Culture, sécurité et constitution endogène au Burkina Faso : rôle et place du PDP/PS». C’est sous ce thème, que le Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS) a organisé son 7e congrès ordinaire. Au terme des travaux de ces conclaves, le bureau a été renouvelé à 80%, selon ses initiateurs, en vue de la conquête du pouvoir d’Etat.

Le nouveau président du PDP/PS, Toro Drabo, a rappelé le rôle joué par les pionniers du parti, notamment Henri Guissou, Salif Traoré, Ernest Lingani pour la réussite de ce congrès. Pour les animateurs de la conférence de presse qui a suivi le congrès, le parti compte désormais plus de jeunes pour plus de dynamisme et par conséquent, la conquête de militants dans le pays. Le parti, déjà présent dans 37 provinces du pays, cherche à s’implanter sur tout le territoire national, a soutenu Toro Drabo.

A l’entendre, le PDP/PS est un grand parti politique «par le cœur et par la raison», avec des valeurs idéologiques fortes. «Notre parti donne son point de vue sur tous les sujets. Nous produisons régulièrement des écrits des déclarations pour donner notre point de vue sur les grands points d’actualité», a-t-il ajouté.

Au sujet de la participation du PDP/PS aux élections de 2020, le président a affirmé que le parti sera dans la course à la présidentielle. Et de préciser que pour ce faire, le parti du Pr Joseph-Ki Zerbo préconise la mise en place d’une Constitution endogène à même de prendre en compte les valeurs culturelles du pays, une solution à «l’impérialisme culturel». «De l’indépendance jusqu’à nos jours, aucun régime n’a pu mettre en place une constitution endogène.

Il n’y a pas de développement endogène sans constitution endogène», a-t-il précisé. Les conférenciers ont précisé que le PDP/PS n’est pas de la majorité présidentielle parce que les gouvernants actuels n’ont pas de boussole.  Cette conférence a permis aux premiers responsables d’évoquer le cas des six camarades exclus du parti auxquels il est reproché d’avoir cherché à conclure des alliances sans l’aval du parti.

Ali LOMPO
(Stagiaire)

1re édition Prix de l’entrepreneur touristique: Neuf acteurs du tourisme primés

La 1re édition du «Prix de l’entrepreneur touristique» a eu lieu, le vendredi 29 mars 2019, à Ouagadougou. Lancée par le ministère en charge de la culture, cette cérémonie a vu le sacre de neuf acteurs issus des filières hébergement, restauration et voyage.

Le Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCAT) souhaite renforcer l’attractivité touristique du Burkina Faso à travers l’amélioration de la qualité des prestations des acteurs des filières hébergement, restauration et voyage. Pour ce faire, il a organisé une soirée- gala, le vendredi 29 mars 2019 à Ouagadougou, au cours de laquelle, neuf acteurs ont reçu le «Prix de l’entrepreneur touristique».

Dans la catégorie hébergement, le Splendid hôtel de Koudougou a reçu le premier «prix de l’entrepreneur touristique». Les deuxième et troisième prix sont revenus respectivement à Lagon Lodge de Loumbila et la Princesse Yennenga Lodge de Ouagadougou. Dans la catégorie restauration, le premier prix a été attribué au restaurant Dankan de Bobo-Dioulasso, le deuxième prix au restaurant Chez SIMON à Ouagadougou et le troisième prix au restaurant Prestige de Dédougou.

Les acteurs primés sont issus des filières hébergement, restauration et voyage.

En ce qui concerne la catégorie Voyage, le premier, le deuxième et le troisième prix ont été respectivement attribués à l’agence Couleurs d’Afrique de Ouagadougou, Tropic voyage de Bobo- Dioulasso et Jumoh Lateef Dada de Banfora. Les différents prix sont composés d’un trophée, d’une attestation de reconnaissance et des lots en nature d’une valeur comprise entre 500 000 et 1 500 000 francs CFA.

Le Secrétaire général (SG) du ministère en charge de la culture, Lacina Simporé a précisé que les lots comprennent, entre autres, un voyage d’échange d’expériences vers un pays africain, une session de formation au profit du personnel des entreprises primées, la réalisation et la diffusion de publi-reportage sur les entreprises récompensées.

«La qualité du personnel et des services, la créativité, la promotion du tourisme interne et de l’artisanat local, la durabilité dans l’exploitation, le dispositif de sécurité ont été des critères qui ont prévalu à la sélection des lauréats», a expliqué M. Simporé, avant d’indiquer que deux jurys ont été mis en place, dont un pour les catégories hébergement et restauration et un autre pour la catégorie voyage.

A entendre le SG du MCAT, chaque jury est composé des acteurs privés du domaine touristique et des formateurs. Pour lui, l’objectif du «Prix de l’entrepreneur touristique» est de créer un cadre d’émulation des acteurs des différentes branches du tourisme. Cela va permettre, a-t-il poursuivi, d’améliorer la qualité et la visibilité des entreprises touristiques, de promouvoir l’entrepreneuriat touristique et de renforcer la collaboration entre l’administration du tourisme burkinabè et les acteurs privés.

Premier du genre, le «Prix de l’entrepreneur touristique» pour M. Simporé, est un prix national qui compte s’inscrire dans la durée. Il a donc félicité le comité d’organisation et invité les partenaires du monde touristique à soutenir le projet (prix de l’entrepreneur touristique).

Lassina BADOLO
(Collaborateur)