Premier ministère : Une délégation de l’USAID chez Joseph Marie Dabiré

Le premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu, en audience le lundi 18 mars 2019, une délégation de l’USAID venue de Washington aux Etats-Unis d’Amérique avec à sa tête l’administratrice adjointe du bureau Afrique, Cheryl Anderson.

En séjour au Burkina Faso, l’administratrice adjointe du bureau Afrique de l’USAID (NDLR : l’Agence des Etats-Unis pour le développement international), Cheryl Anderson et sa délégation ont échangé, le lundi 18 mars 2019 au cours d’une audience, avec le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, sur les interventions de son agence au pays des Hommes intègres. Selon l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Andrew Young, l’USAID est un partenaire important du développement équitable pour le peuple burkinabè.

A l’écouter, les échanges ont porté sur les prochaines étapes du Millenium challenge corporation (MCC), notamment le volet en rapport avec l’augmentation des capacités dans le domaine de l’énergie. « Nous avons parlé aussi de la santé, domaine que l’USAID soutient dans le but de surmonter les difficultés dans le secteur. Les liens entre le peuple américain et le peuple burkinabè sont larges, profonds et producteurs », a lancé Andrew Young. Au-delà de ces questions, a-t-il confié, la délégation et le chef du gouvernement ont aussi échangé sur la lutte contre le terrorisme.

Selon le diplomate américain, l’USAID a salué le travail important abattu par les Forces de défenses et de sécurité (FDS) pour assurer la sécurité de la population tout en protégeant les droits humains. « Nous avons félicité le Premier ministre pour la réussite de l’exercice Flintlock 2019 qui a connu la grande participation, avec près de 2000 participants venus de 30 pays. La lutte contre le terrorisme doit rimer avec la protection de la population, afin de permettre au continent africain de faire face aux défis », a laissé entendre l’ambassadeur Young.

Joseph HARO

Trait de plume – Mali : ces brebis galeuses de l’armée

Quelques mois après l’annonce de sa mort qui avait suscité tant d’espoir pour les Maliens, le chef terroriste, Amadou Koufa, vient d’apparaître dans une vidéo jugée crédible par l’état-major français.

En attendant d’autres signes, les chances que cet extrémiste soit encore vivant sont d’autant plus élevées, que l’on assiste depuis la publication de la vidéo à une recrudescence des activités terroristes dans le centre du pays présenté comme sa zone d’influence. En effet, on dénombre environ 230 attaques terroristes perpétrées en une année et la dernière en date, et la plus horrible, est celle de dimanche dernier dirigée contre le camp militaire de Dioura, qui a causé la mort de 21 soldats.

Le commandant de compagnie, le capitaine Mohamed Sidati Ould Cheikh fait partie des militaires tombés sous les balles assassines des terroristes. Selon les autorités maliennes, l’attaque a été menée par des groupes terroristes sous le commandement d’un ex-colonel de l’armée régulière, Ba Ag Moussa dit Bamoussa, ayant déserté pour rejoindre les rangs djihadistes. Ce dernier est vu comme un proche du Touareg Iyad Ag Ghaly, qui dirige l’une des principales filières djihadistes dans la bande Sahélo-Saharienne.

Depuis lors, nombre de citoyens, plus ou moins troublés, se demandent ce qui a bien pu pousser ce haut gradé de l’armée malienne à abandonner l’idéal et la discipline militaires pour aller servir la cause des « fous de dieu ». La nouvelle est d’autant plus troublante, que le colonel qui connaît bien les habitudes de ses anciens frères d’armes a poussé l’outrecuidance en prenant la tête du commando qui a ouvert le feu sur eux, dans la nuit de samedi à dimanche au camp de Dioura.

L’inquiétude des Maliens est tout à fait justifiée, dans la mesure où leur pays éprouvait déjà de sérieuses difficultés à contrer la menace terroriste. Et cette nouvelle attaque meurtrière, pilotée par un ancien officier, le gouvernement malien devra redoubler de vigilance et ne pas laisser transparaître des signes de faiblesse sur le terrain. Dans le camp adverse, et c’est triste de le dire, les groupes terroristes ont réussi ainsi à pénétrer l’armée malienne, recrutant ainsi en son sein des militaires prêts à se retourner contre leurs camarades.

Car, si l’on convient comme dans le milieu militaire, que la guerre se mène d’abord dans l’esprit, on peut alors se demander ce que vaut un soldat au moral complètement entamé. Pas grand-chose, absolument ! Au Nigéria, l’infiltration de l’armée, dont des généraux ont cédé à la tentation de gros sous proposés par Boko Haram, a été l’une des principales causes des revers subis dans la lutte contre le terrorisme. On a encore en souvenir, l’enlèvement de plus de 200 lycéennes dans ce pays qui avait enflammé la toile, avec à la clé la naissance du mouvement « bring Back ours girls ».

Aujourd’hui, et il faut le regretter, une partie du Nigeria échappe au contrôle du gouvernement. Au regard de cela, le président malien, Ibrahim Boubacar Kéita, fraîchement réélu et dont la gestion sur le plan sécuritaire avait été vivement critiquée, a véritablement du pain sur la planche.

Il doit impérativement tout mettre en œuvre pour empêcher une fuite des officiers maliens, qui tenteront de se rallier aux branches d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) opérant dans le Nord-Mali. Le chef de l’Etat malien est passé haut les mains à l’élection présidentielle, mais son second mandat ne sera pas un long fleuve tranquille vu les nouveaux défis qui pointent à l’horizon.

L’opposition malienne, réunie au sein du Front pour la sauvegarde de la démocratie qui a parlé de « lourd bilan » depuis la cuisante défaite des forces maliennes face aux groupes rebelles touareg à Kidal (Nord) en mai 2014, a d’ores et déjà invité « IBK » à prendre la situation au sérieux. L’opérationnalisation de la force conjointe du G5-Sahel, très attendue par les populations, pourrait contribuer à apporter une réponse dans le combat contre l’hydre terroriste, et redonner ainsi du tonus au président malien.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Publicité sur le tabac : L’OMS durcit le ton

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé aux Etats de durcir la mesure d’application des interdictions pesant sur la publicité en faveur du tabac, la promotion et le parrainage lors des manifestations sportives. Au Burkina Faso, la lutte se mène également et est au stade de l’application des avertissements sanitaires graphiques sur les paquets de tabac.

« L’Organisation mondiale de la santé (OMS) presse les gouvernements d’appliquer les interdictions pesant sur la publicité en faveur du tabac, la promotion et le parrainage lors des manifestations sportives, notamment les courses de Formule 1 ou de MotoGP, qu’ils soient pays hôte ou de retransmission.

L’OMS prie également tous les organismes sportifs, y compris ceux qui sont responsables des courses de Formule 1 et de MotoGP, d’adopter des politiques antitabac drastiques garantissant des courses sans tabac et qu’aucune activité, aucun participant et aucune équipe ne soient parrainés par des industriels du tabac ». C’est la substance du communiqué de l’Organisation mondiale de la santé, publié le 14 mars 2019. L’OMS est convaincue qu’une telle recommandation permettra de réduire la consommation des produits du tabac, notamment chez les jeunes.

Un appel qui témoigne de l’engagement et de la détermination à aller vers un monde sans tabac. Si dans certains pays, la lutte est au stade des paquets neutres, au Burkina Faso, c’est l’application des avertissements sanitaires graphiques sur les paquets de tabac qui est recommandée par la loi. Le nouveau délai du 1er janvier 2019 n’ayant pas été respecté, un autre a été fixé au 1er juin 2019, selon le coordonnateur de l’ONG ACONTA (Afrique Contre le Tabac), Salif Nikiema. Pour lui, les entreprises devraient se conformer aux nouvelles règles afin de protéger les jeunes. « Les jeunes fument de plus en plus.

Notre objectif est d’apposer ces images sur les paquets pour les sensibiliser. Nous espérons que ces images des conséquences du tabac vont influer sur ces jeunes afin qu’ils pensent plus à leur santé plutôt qu’à un effet de mode », a indiqué M. Nikiema. Il urge d’agir au regard des chiffres. Selon l’enquête STEP, en 2013, la prévalence générale du tabagisme était de 19,8% chez les 25 à 64 ans dont 29,2% chez les hommes et 11,8% chez les femmes. Outre ces données, Salif Nikiema s’est fondé sur les résultats de diverses enquêtes pour situer l’épidémiologie du tabagisme au Burkina Faso.

Des maladies liées au tabac

En effet, l’enquête GYTS (2006) a fait ressortir que 17,3% des élèves de 13 à 15 ans étaient des consommateurs des produits de tabac et 12,2% des fumeurs de cigarettes. L’Enquête démographique et de Sant? (EDS-2010) a révélé par ailleurs que 24% des hommes et 4% des femmes consomment le tabac. « Les sujets jeunes de 25 à 34 ans de sexe masculin sont les plus touchés avec une prévalence de 32,6%. L’exposition passive à la fumée du tabac à domicile était de 36,3% chez les hommes et les femmes âgés de 25 à 64 ans », a ajouté le coordonnateur de l’ONG ACONTA.

Il a, en outre, précisé que l’âge d’initiation à la consommation d’un produit de tabac est de 11 ans au Burkina Faso. Pourtant, a souligné Salif Nikiema, le tabagisme est à l’origine de plusieurs maladies non transmissibles. Une assertion bien à propos puisqu’un cancer sur trois est dû au tabagisme, selon le personnel de santé. Le plus connu est le cancer du poumon, dont 90 % des cas sont liés au tabagisme actif et 5 % au tabagisme passif. Mais d’autres cancers sont également causés par le tabac. Il s’agit des cancers de la gorge, la bouche, les lèvres, le pancréas, les reins, la vessie et l’utérus. Le cancer de l’œsophage est plus fréquent en cas d’association du tabac avec l’alcool.

C’est ce qui prouve que les conséquences sanitaires engendrées par la consommation de tabac, ne sont pas négligeables et expliquent tout à fait la prise de conscience de l’Etat, par des mesures importantes. Par ailleurs, le tabagisme actif peut également être à l’origine des maladies cardio-vasculaires parce que fumer est l’un des principaux facteurs de risque d’infarctus du myocarde.

Les accidents vasculaires cérébraux, l’hypertension artérielle sont également liés, en partie, à la fumée du tabac. Il y a également la bronchite chronique qui est essentiellement due au tabagisme. Cette maladie évolue vers l’insuffisance respiratoire si l’usage du tabac n’est pas stoppé. D’autres pathologies ont un lien ou sont aggravées par le tabagisme. Il s’agit des gastrites, des ulcères gastroduodénaux, du diabète de type II, l’hypercholestérolémie, l’hypertriglycéridémie et la cataracte.

Gaspard BAYALA
gaspardbayala87@gmail.com

Commune rurale de Niou : Les travaux de construction du barrage lancés

Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement a lancé les travaux de construction du barrage et du périmètre irrigué de Niou dans la province du kourwéogo, le lundi 18 mars 2019. L’ouvrage d’une valeur estimée à 2,135 milliards de F CFA est prévu pour être opérationnel dans 14 mois.

Bientôt la commune rurale de Niou, dans la province du kourwéogo va disposer d’un barrage d’une capacité de près de deux millions de m3 d’eau et d’une longueur estimée à 1560 mètres. Le lancement des travaux de construction de l’ouvrage et du périmètre irrigué a eu lieu le lundi 18 mars 2019 à Niou dans la région du Plateau central. Il s’inscrit dans le cadre du projet de mobilisation et de valorisation des eaux de surface dans la région.

Pour le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Ambroise Niouga Ouédraogo, plusieurs infrastructures hydrauliques seront réalisées conformément aux objectifs du Plan national de développement économique et social (PNDES). « Les résultats dans la mobilisation des ressources en eau sont appréciables en termes d’études, d’aménagements, de réalisation/réhabilitations et d’achèvement de travaux », s’est félicité le ministre Ouédraogo. A côté de l’ouvrage principal, le ministre a annoncé la réalisation d’infrastructures annexes (forage, pompe à motricité humaine, latrines, couloirs de passage d’animaux, bande de servitude, etc.).

Pour la représentante résidente de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Reine Broohm Ayeva, la vulnérabilité de l’économie sous régionale face aux chocs exogènes liés notamment aux aléas climatiques impose que les Etats créent les conditions d’un développent durable de la production agricole locale. Ainsi, la « financière » a salué les stratégies nationales mises en œuvre par le gouvernement burkinabè afin de mobiliser les ressources en eaux en vue de promouvoir l’agriculture irriguée et accroître la production agro-sylvo-pastorale susceptible de booster l’économie rurale.

De l’implication des riverains

« La BOAD accompagne le projet qui envisage la réalisation de cinq barrages (Wéotenga, Taba, Pougma, Kouldisgou et Niou) ainsi que l’aménagement de 195,3 ha en aval. D’un coût global de 11, 256 milliards F CFA, notre banque finance le projet à concurrence de 10 milliards soit 89% », a indiqué Reine Broohm Ayeva.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, un natif de Niou, s’est réjoui des accords entre le gouvernement et la BOAD. Selon lui, le projet du barrage de Niou est une vieille doléance. Il a invité les populations à accompagner les entreprises dans leurs travaux. M. Barry a également exhorté les riverains à faire de la place (les déguerpissements) pour le barrage car, a-t-il dit : « on ne saurait faire des omelettes sans casser les œufs ».

Pour le chef de file du consortium d’entreprises en charge de la réalisation du barrage Martin Sawadogo, le dossier d’exécution est avancé et le délai de 14 mois, hormis les suspensions pendant l’hivernage sera respecté. « Nous allons réaliser un barrage homogène avec une digue en terre et un déversoir central en béton », a expliqué Martin Sawadogo. Parlant de déguerpissements, M. Sawadogo a précisé que la question des indemnisations des personnes déplacées est prise en compte dans le financement du projet.

Wanlé Gérard COULIBALY

Espace culturel Lunga de Koubri : Un cadre de valorisation des artistes locaux

Les activités de l’espace culturel Lunga ont été officiellement lancées, le samedi 16 mars 2019 dans la commune rurale de Koubri.

Situé dans la commune rurale de Koubri (à une vingtaine de kilomètres de la capitale), l’espace culturel Lunga se veut, selon les responsables de l’Association Lunga, un cadre récréatif, de travail et de valorisation du patrimoine culturel burkinabè dans toutes ses composantes. L’établissement a officiellement ouvert ses portes, le samedi 16 mars 2019 dans ladite localité.

Pour le promoteur, Abdoul Karim Ouédraogo alias Karlos, l’espace culturel Lunga vise, également, à soutenir les artistes locaux. « Notre intention était de mettre à la disposition de ces derniers un espace pour la tenue de leurs différentes activités. L’autre objectif recherché est de renforcer leurs capacités à travers des formations dans divers domaines artistiques, tels que le théâtre, la danse, le cinéma, la peinture, etc. », a-t-il précisé.

Un studio d’enregistrement, un centre de formation, une radio rurale, une auberge, et une piscine, a annoncé M. Ouédraogo, sont, par ailleurs, prévus pour accroitre les capacités de l’espace culturel Lunga. Les acteurs culturels et les autorités administratives présents ont positivement apprécié l’initiative de Abdoul Karim Ouédraogo. « Quand l’un des nôtres, notamment un auteur, compositeur et interprète, met en place un lieu de diffusion des expressions artistiques et culturelles burkinabè, nous ne pouvons que nous en réjouir.

Nous ne pouvons que saluer les efforts de Karlos. Il nous appartient donc de mettre tout en œuvre afin qu’il reçoive le soutien nécessaire. Les populations doivent aussi s’approprier ce joyau », a soutenu le directeur général du Bureau burkinabè du Droit d’auteur (BBDA), Wahabou Bara. Le directeur général du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), Alphonse Tougma a, pour sa part, renchéri en ces termes: « Nous sommes heureux de voir des artistes se lancer dans l’entrepreneuriat culturel.

Ce que nous voyons déjà est fort impressionnant. Et nous nous réjouissons de savoir qu’au-delà des financements pour structurer la culture, il y a des initiatives privées qui voient le jour ». Des expositions-ventes de produits locaux, des prestations d’artistes, et des remises d’attestation à des associations féminines de la localité ont été les autres activités phares de la cérémonie d’ouverture de l’espace culturel Lunga.

Créée en 1999, l’Association Lunga s’est donnée pour objectif de promouvoir la culture burkinabè à l’extérieur du pays et de venir en aide aux personnes en difficultés. Elle apporte, en outre, son soutien aux groupements féminins à travers la recherche de partenariats en Europe.

Aubin W. NANA

Forum Afrique développement : A Casablanca, le Burkina tente d’attirer les investisseurs

Lors du forum international Afrique développement, organisé les 14 et 15 mars 2019 à Casablanca au Maroc par le groupe bancaire Attijariwafa bank, la délégation burkinabè conduite par le ministre Harouna Kaboré a mis en avant auprès des investisseurs les opportunités d’affaires notamment dans l’agroalimentaire, les énergies vertes dans le pays.

Placé sous le thème « Quand l’Est regarde l’Ouest », la sixième édition du Forum international Afrique développement a été une véritable plateforme d’échanges sur les moyens d’accélérer l’intégration économique des régions africaines entre les opérateurs économiques et les décideurs. L’un d’eux, le président de la Sierra Leone Julius Maada Bio, invité d’honneur du forum, comme ce fut le cas en 2017 avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a appelé les pays présents à faire de chacun de leur environnement des affaires des cadres propices à l’épanouissement des entreprises.

Dans cette foire aux projets, le Burkina a présenté ses atouts.  » Nous sommes  venus promouvoir la destination Burkina Faso auprès des investisseurs. Notre  délégation a noué des relations pour créer des partenariats pour la transformation industrielle du Burkina. Nous devons maintenant œuvrer à ce  que ces relations soient basées sur le transfert de technologies pour nos PME », a déclaré le ministre du Commerce du Burkina Harouna Kaboré. Alors que la réforme du secteur permet désormais la production indépendante d’énergie, le ministre Kaboré a affirmé que c’est une niche pour de potentiels investisseurs. C’est le cas également pour les projets de création de zones franches, de parcs industriels de Bobo Dioulasso et Ouagadougou.

Cette édition qui a réuni plus de 2000 participants et généré plus de 5000 rencontres d’affaires, a surtout réfléchi sur les enjeux de l’intégration régionale et croissance du continent. À l’initiative de son actionnaire de référence, le  fonds d’investissement panafricain Al Mada, et fort d’une stratégie intra-africaine d’envergure, le groupe Attijariwafa bank se met ainsi à l’avant-garde du développement du continent alors que l’Union africaine tente de rendre opérationnel son projet de Zone de libre-échange continentale.

Sous un ton quasi unanime, les acteurs ont reconnu l’urgence de concrétiser l’intégration
régionale pour permettre au Continent de tirer profit de son potentiel de  croissance même si au-delà des disparités, l’Ouest sous l’égide de la CEDEAO et de l’UEMOA semble un modèle d’intégration plus ou moins abouti. « Le thème de la coalition des acteurs devient indispensable. Quand on crée un  emploi salarié au Maroc, on fait vivre dix personnes. C’est une bonne chose de  faire émerger ce nouveau contrat. Le Kenya, on le regarde à l’ouest pour ses accomplissements en matière de numérisation, d’énergies, Il y a aujourd’hui une intégration suffisante de nos entreprises pour qu’on puisse s’inspirer des  bonnes pratiques », décrypte l’ancien Premier ministre béninois, Lionel Zinsou.

EBOMAF s’adjuge le 2e de la coopération Sud-sud

Plusieurs pays étaient en vedette au marché des investissements. Parmi eux, le Rwanda, Kenya, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore le Togo  qui vient lancer son plan national de développement d’un coût de 4622 milliard de francs CFA, le marché des investissements et bien sûr la Sierra Leone ont exposé leurs offres d’affaires.

Ces rencontres sont organisées par le Club Afrique développement du groupe Attijariwafa bank sous l’égide de son actionnaire de référence le fonds d’investissement panafricain Al Mada. « L’audace était au rendez-vous, nous avons franchi le cap des 5000 rencontres d’affaires dont 42 % dans l’agroalimentaire, 26 % pour le bâtiments et les travaux publics.

Le trophée de la coopération Sud-Sud a été décerné cette année par les  organisateurs à l’Égyptien Elsewedy Electric. Leader des BTP présent au Burkina, au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire. Le groupe Ebomaf de l’entrepreneur burkinabè Mahamadou Bonkoungou a reçu le deuxième pour son rôle dans la construction en Afrique de l’Ouest.

Depuis sa création en 2010, le FIAD a rassemblé plus de 7 500 opérateurs de 36 pays et généré plus de 17000 rendez-vous d’affaires et suscitant d’édition en édition, davantage d’impact à travers des intérêts concrétisés d’opérateurs économiques du continent et de ses partenaires.

Kouza Kienou

Attentat à la mine dans le Gourma: Trois morts, plusieurs blessés

Trois militaires ont été tués, dans l’après-midi du dimanche 17 mars 2019, dans la forêt de Gabel, à une cinquantaine de kilomètres de Matiacoali (province du Gourma), suite au passage de leur véhicule sur un engin explosif improvisé, a appris Sidwaya de sources locales. Les mêmes informateurs ont précisé que plusieurs militaires ont été blessés. Certains seraient dans des états critiques. A les en croire, l’attentat s’est produit dans des conditions similaires à celui du 16 mars 2019, dans les environs de Kabonga (Kompienga) avec pour bilan, un gendarme et un béret rouge fauchés.

En effet, les deux attentats auraient été provoqués par des engins enfouis dans le sol, il y a bien longtemps. Selon des indiscrétions, plusieurs sentiers menant aux gîtes des terroristes dans la partie orientale du Burkina Faso, auraient été constellés d’engins explosifs.

Ces exactions terroristes se produisent pendant que les Forces de défense et de sécurité sont en pleine opération « Otapuanu » dans les régions de l’Est et du Centre-Est. A noter également que dans le cadre de cette opération, la région de l’Est est sous le coup d’un couvre-feu, en vigueur du 6 mars au 20 avril 2019, de 19h à 6h.

Sidgomdé

Attentat à la mine dans la Kompienga (Est): Un gendarme et un béret rouge, fauchés

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De sources concordantes, un gendarme et un béret rouge ont été tués dans les environs de Kabonga, le samedi 16 mars 2019, à 80 km de Fada N’Gourma, suite au passage de leur moto sur un engin explosif. En mission dans le cadre de l’opération «Otapuanu », les deux infortunés faisaient partie d’une mission de patrouille motorisée. Ils ont malheureusement fait les frais d’une mine enfouie dans le sol depuis longtemps, selon toute vraisemblance.

Armando, le pigeon voyageur sportif qui valait 1,2 million d’euros

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Star du sport colombophile, il a été vendu aux enchères ce dimanche en Belgique.

Armando est une star. Il vient d’être transféré pour 1, 252 million d’euros, une somme record. Mais Armando n’est pas un attaquant brésilien qui débarque en Ligue 1. C’est un pigeon voyageur qui vient de changer d’écurie de course lors d’une vente aux enchères en Belgique ce dimanche. Plus exactement, un pigeon voyageur spécialiste des courses de demi-fond, de fond et de grand fond, une vedette de l’histoire mondiale du sport colombophile.

Selon la maison de ventes aux enchères spécialisée, Pipa, Armando est un véritable athlète et tout simplement champion « olympique » dans sa catégorie. Il a remporté les olympiades à Poznan en 2019.

La belle bête était jusque-là, la famille Verschoot, originaire de Ingelmunster, en Flandre. C’est un investisseur chinois qui a remporté l’enchère pour 2000 euros de plus que ses concurrents pour emporter l’oiseau. Il est issu d’une lignée de champions, Pycasso, né à Tarbes, vainqueur d’une course et de Luna, elle aussi titrée aux Olympiades de Poznan.

Source : LeParisien.fr