Occupation anarchique du domaine public à Bobo-Dioulasso : Un comité chargé du déguerpissement bientôt opérationnel

Le conseil municipal de la commune de Bobo-Dioulasso a tenu la première session extraordinaire de l’année, les 11 et 12 mars 2019. Les conseillers municipaux ont planché sur la création d’un comité chargé du déguerpissement des installations anarchiques sur le domaine public, du conseil communal de l’hygiène public et de la brigade communale de police de l’hygiène public et des signatures de conventions avec des associations.

La commune de Bobo-Dioulasso entend mettre fin à l’occupation anarchique du domaine public dans la cité de Sya. Pour ce faire, elle envisage la mise en place d’un comité chargé du déguerpissement des installations anarchiques sur le domaine public. Les conseillers municipaux se sont penchés sur cette question au cours de la première session extraordinaire de l’année du conseil municipal.

Elle s’est tenue les 11 et 12 mars 2019. Selon le président du conseil municipal de Bobo-Dioulasso, Bourahima Fabéré Sanou, la composition d’un comité de déguerpissement et sa mission seront examinées. L’année avance, le temps passe, d’où l’urgence de son avis, de mettre en place ce comité afin qu’il joue son rôle. «Nous ne céderons pas un centimètre à l’indiscipline, au désordre, au refus délibéré de la citoyenneté responsable, de la défiance de l’autorité», a prévenu M. Sanou.

La mise en place du conseil communal de l’hygiène public et de la brigade communale de police de l’hygiène public était aussi au cœur des échanges. La création d’un comité chargé de déguerpissement des installations anarchiques sur le domaine public, du conseil communal de l’hygiène public et de la brigade communale de police de l’hygiène public répondent à l’engagement pris par le conseil lors de sa prise de fonction.

Ceux-ci visent à créer, aux dires du maire, un cadre propice et des conditions de vie saine pour les populations,. Car les conseillers municipaux ont l’obligation et le devoir en tant que représentants des populations, de leur créer de meilleures conditions, a soutenu Bourahima Sanou.

Au cours de cette session, la commune a prévu la signature de conventions avec des associations privées œuvrant dans des domaines précis en faveur des populations. Ainsi, dans le budget, les conseillers ont prévu de mettre les moyens à la disposition de ces associations. «Mais la procédure financière voudrais que le conseil municipal puisse conventionner avec les associations afin qu’elles bénéficient de ces subventions », a souligné le bourgmestre de Bobo-Dioulasso.

Boudayinga J-M THIENON
Barkissa BONKOUNGOU
(Stagiaire)

Centre de promotion rurale de Dionkélé : Fin de formation pour 50 entrepreneurs agricoles

La 17e promotion des apprenants du Centre de promotion rurale de Dionkélé, dans la commune de Kayan, province du Kénédougou, a achevé sa formation de deux ans en entrepreunariat agricole et artisanale moderne. Les lauréats au nombre de 50 ont reçu le 12 mars 2019 au sein dudit centre, leurs attestations et des kits pour démarrer leurs projets agricoles.

Le Centre de promotion rurale(CPR) de Dionkélé, situé dans la commune de Kayan dans le Kénédougou et à 125 kilomètres de Bobo-Dioulasso a ouvert ses portes en 1956 et rétrocédé à l’Etat en 1967. Il forme depuis 1984 dans les domaines de productions agricoles et d’élevage.

Les apprenants qui se sont succédé dans cette école sont à leur 17e promotion. Recrutés en mars 2017 dans les régions des Hauts-Bassins et des Cascades, les élèves au nombre de 50 (36 hommes et 14 femmes), ont achevé leur formation après deux ans passés au CPR. Ils ont reçu le 12 mars 2019 leurs attestations.

La cérémonie de sortie qui a mobilisé des autorités de la région des Hauts-Bassins et du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro agricoles, était parrainée par le gouverneur des Hauts-Bassins, Antoine Atiou et placée sous le coparrainage du PDG de la société NAFASO, Abdoulaye Sawadogo. A l’occasion, le délégué des apprenants, Oumar Famory Ouattara, a soutenu qu’ils ont acquis de nouvelles techniques de productions agricoles et d’élevage qui leur permettront «de devenir des entrepreneurs agricoles».

La période d’apprentissage pratique leur a permis selon lui, de produire 45 tonnes de riz paddy, 17 tonnes de maïs et de légumineuses, 100 tonnes de culture maraichère, une cinquantaine de porcins, des dizaines de litres de miel et 3000 boules de savon. Le délégué des élèves a néanmoins soulevé quelques préoccupations dont la résolution permettra au centre d’être encore plus opérationnel.

Il s’agit notamment de l’impraticabilité de la voie menant au centre, la non fonctionnalité de certaines unités de productions, le manque de moyen de transport en commun. Ils ont également souhaité que le CPR leur décerne un Certificat de qualification professionnelle dès la fin de leur formation.

800 kg de semences améliorées offert par le parrain

Les invités ont visité les réalisations des apprenants du CPR
de Dionkélé

Le directeur du CPR de Dionkélé, Urbain Traoré, a ajouté toujours au titre des préoccupations, l’aménagement d’un bas-fond rizicole de 30 hectares et la construction de magasin de conservation d’oignons. M Traoré a prodigué des conseils aux apprenants sortants en ces termes «allez reproduire ce que vous avez appris au centre. Commencez avec vos minimes moyens avant de chercher à rêver grand.

Sachez que l’alcoolisme, le tabagisme, la toxicomanie sont des fléaux qui entravent vos succès. Soyez également des modèles dans la facilitation de l’accompagnement en milieu rural». Le représentant du parrain, Idrissa Sawdogo, directeur technique de NAFASO, a abondé dans le même sens. Il les aussi invités à mettre à profit la formation qui, selon lui, est la porte d’entrée pour la promotion de l’entreprenariat agricole et artisanale, l’intensification des productions agrosylvopastorales, l’utilisation des semences de variétés améliorées pour plus de productivité.

«Se mettre à son propre compte comme vous allez le faire, exige aussi beaucoup de courage et de volonté. Les sacrifices à consentir sont nombreux et nous les considérons comme des prix à payer pour être un bon entrepreneur», a dit Idrissa Sawadogo à ses filleuls. Il les a appelés à être vertueux en toute circonstance et de ne jamais céder face à la toute-puissance de l’avoir facile. Le PDG de NAFASO, a offert aux apprenants, 800 kg de semences améliorées de mais pour les accompagner. En plus du cadeau du parrain, chaque apprenant a reçu une attestation de fin de formation et des kits d’installation dans leur mileu respectif.

Adaman DRABO

Les parents d’élèves mal élevés, à bas !

Un élève qui regarde du coin de l’œil son enseignant sans sourciller, le menace en proférant des insanités. Un élève qui tient tête à son maître en se bombant le torse, le poing et les dents serrés de rage. Un élève qui pousse l’ignominie jusqu’au bout de l’acceptable, émet son cri de guerre, pire, saute par-dessus son table-banc pour assener le coup de l’indiscipline à celui ou celle chargée de lui transmettre la connaissance.

Tout ceci était impensable au pays des Hommes intègres. Parce qu’au pays des Hommes intègres, l’école était la prolongation de la culture de l’intégrité. Parce qu’au pays des Hommes intègres, l’école était le creuset même de la citoyenneté. On formait les hommes de demain à l’école. On dressait les branches tordues à l’école pendant qu’elles étaient encore flexibles. Au-delà de l’instruction plate et linéaire, il y avait l’instruction civique et socialisante qui faisait de l’enfant scolarisé, l’adulte de demain, le bastion du futur.

Au pays des Hommes intègres, le maître était respecté à défaut d’être adulé et
congratulé ; le maître était craint sans qu’il ne fasse peur ; le maître était un dépositaire de connaissances et un diffuseur de sens. Quand on voyait son maître, on courait se prosterner en se brisant en quatre, les bras sagement croisés, l’échine pliée juste pour dire : « bonjour monsieur ! ».

Il y avait chez l’élève une certaine gloriole à saluer le maître et à avoir bonne conscience, donner une bonne image, être un repère… Au pays des Hommes intègres, le maître pouvait être plus petit ou moins gros que l’élève, mais c’était plutôt sa tête qui lui donnait du poids. C’était plutôt sa conduite et son exemplarité qui servait de boussole aux brebis. Aujourd’hui, l’élève n’écoute plus le maître ;

il l’entend s’époumoner les écouteurs enfouis dans les oreilles, connectés à d’autres choses plus intéressantes que le cours. Aujourd’hui, l’élève ne suit plus les explications du maître ; il suit d’autres choses en bas de table dans son téléphone portable.
Il discute sur les réseaux sociaux avec de vils amis asociaux sur des thématiques hérétiques. Aujourd’hui, l’élève ne court plus pour saluer le maître, les bras croisés ; il le toise, le froisse au passage et lui marche sur les pieds avant de déverser ses lacunes d’enfant mal dressé à la maison.

Un père qui se plaint contre une punition infligée par le maître à sa fille ou à son fils. Une mère mécontente qui s’attache un pagne à la taille pour aller semer la pagaille à l’école de sa marmaille. Un parent d’élève qui fait irruption dans la classe de son fils pour menacer, voire en découdre avec l’enseignant-offenseur de fils à papa. Un père normal, sain d’esprit qui entre par effraction dans une école pour serrer les cols de l’enseignant de son fils, l’insulter et l’agresser. La simple idée d’une telle bévue n’était pas admissible dans la conscience collective du Burkinabè.

Parce qu’être Burkinabè était le cachet de la responsabilité, la marque de la respectabilité. Chez les Burkinabè, il y avait de la mesure de la pensée aux actes ; il y avait un Confucius en chaque âme, au point qu’on ne faisait pas à autrui ce qu’on ne voulait pas qu’autrui fasse contre soi. Le Burkinabè d’antan avait un brin de dignité qui l’éloignait de l’animalité, de l’adversité béate et de la bassesse extraordinaire. On peut être en colère et avoir l’air débonnaire ; on peut remporter un combat et rester perdant devant son miroir.

Un parent qui agresse l’enseignant de son fils à l’école de son fils, dans la classe de son fils, devant les camarades de son fils, peut-il légitimer sa bagarre avec le bon sens ? Un père de famille peut-il donner un coup de poing à un autre père de famille devant les enfants, juste pour défendre sa « pourriture fermentée » ? On peut vieillir sans prendre de l’âge ; on peut pousser une barbe touffue, blanchir le menton et le crâne, sans poindre le moindre bourgeon de sagesse. Peut-on vraiment nous développer avec de telles carences parentales ?

Peut-on vraiment faire de nos enfants les adultes de demain quand nous-mêmes nous manquons de tact et de retenue ? Que peut être la gloire ou la satisfaction d’un père qui se comporte pire que son propre fils ? C’est probable et presque sûr qu’un fils qui regarde son père battre son maître battra un jour le maître de son fils. Au pays des Hommes intègres, ces genres de parents d’élèves sans relève avaient la sanction solennelle de la nation fière. Hélas, la fierté, cette denrée de plus en plus rare semble quitter les terres du vaillant Burkinabè au poing levé pour tomber en désuétude dans le règne de lamentables mutants indignes. Mais à qui la faute ? Mais bon sang, où est passé la chicotte ?

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Adoption de la nouvelle Constitution : Le président du Faso promet la voie référendaire

Le bureau de la Commission constitutionnelle a rencontré le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, le jeudi 14 mars 2019, à Kosyam, pour s’enquérir de l’avancement du projet d’adoption de la Constitution. De cette entrevue, le président du bureau, Me Halidou Ouédraogo, a précisé que le prochain texte fondamental devrait être adopté par référendum.

La Commission de rédaction de la nouvelle Constitution du Burkina Faso préconise la voie référendaire pour disposer d’une Loi fondamentale. Reçu en audience à Kosyam, le 14 mars 2019, le bureau de cette commission a voulu taire le «buzz inutile» et les «fake news» relayés sur les réseaux sociaux à propos du processus de passage à la Ve République. «La commission a travaillé sur la base que le projet sera adopté par référendum.

Elle a réussi le pari d’adopter le projet par voie consensuelle. Nous avons soumis le projet de nos réflexions au président du Faso qui a annoncé d’emblée que ce sera par voie référendaire. Nous pensons que la Constitution sera adoptée par voie référendaire », a confié le président de la commission, Halidou Ouédraogo. L’adoption d’une loi fondamentale demande beaucoup d’attention et fait l’objet de beaucoup d’échanges, a-t-il fait savoir.

Et de conclure que la commission a fini son travail et l’a remis au président du Faso.
Quant aux interrogations sur les incertitudes que la situation sécuritaire fait peser sur l’organisation d’un référendum, Me Halidou Ouédraogo a souligné que le Burkina Faso demeure unique et n’a pas été «dépecé». «Pour nous, la date importe peu, pourvu qu’elle soit adoptée selon les normes et dans le cadre de nos lois constitutionnelles», a réaffirmé M. Ouédraogo.

A la suite du bureau de la Commission constitutionnelle, le président Kaboré a reçu une
délégation du comité interparlementaire de l’Union économique
et monétaire ouest-africaine (UEMOA). A leur sortie
d’audience, les parlementaires ont dit être allés féliciter le président Kaboré pour les efforts accomplis par les autorités du G5 Sahel sous sa direction.

Les parlementaires de l’espace communautaire ont estimé en fait que la sous-région enregistre un « net recul » de l’insécurité qu’ils mettent à l’actif de l’organisation. «On se doit d’apporter notre soutien au président du Faso (président en exercice du G5 Sahel, NDLR) et voir avec lui les voies et moyens pour faire des recommandations », a rapporté le président du parlement régional de l’UEMOA, Janvier Yahouedou. Il a ajouté que le chef de l’Etat leur a prêté une oreille attentive quant au partenariat à envisager entre le G5 Sahel et les parlementaires.

Fabé Mamadou OUATTARA

Festival des arts du Sud-Ouest Le top de départ le 30 avril à Gaoua

Le Centre culturel force divine (CECUFODI) a tenu une conférence de presse, le jeudi 14 mars 2019 à Ouagadougou, pour livrer l’état des préparatifs de la 2e édition du Festival des arts du Sud-Ouest (FASO).

La 2e édition du Festival des arts du Sud-Ouest (FASO) se tiendra du 30 avril au 4 mai 2019 à Gaoua sous le thème «Art et développement : enjeux pour une meilleure
valorisation des productions artistiques pour le développement économique et social du Burkina Faso et l’amélioration des revenus des artistes de la région du Sud-Ouest».

L’information a été donnée aux journalistes, le jeudi 14 mars 2019 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse organisée par le Centre culturel force divine (CECUFODI). Selon le comité d’organisation, il y aura des mini-FASO dans certaines localités du pays. Il s’agit de Ouagadougou (du 21 au 25 mai), Batié (le 29 juin), Diébougou (le 27 juillet), Dissin (le 14 août), Dano (le 25 août) et Kampti (le 29 septembre).

Pour le directeur du CECUFODI, promoteur du FASO, Romuald Pascal Somda, les activités au menu sont, entre autres, des panels, une foire-exposition des produits et mets locaux, un carnaval, une formation des artistes, une excursion touristique, une journée portes ouvertes au tir à l’arc, des concerts live et play-back d’artistes burkinabè et de la région du Sud-Ouest.

L’objectif global du FASO, a justifié M. Somda, est de contribuer à promouvoir les arts et la culture afin de participer efficacement à l’atteinte de la
valorisation du patrimoine culturel du Burkina Faso en général et du Sud-Ouest en
particulier. “Nous mènerons également, des réflexions sur la commercialisation des produits artistiques, et les stratégies idoines pour un meilleur accompagnement des artistes”, a-t-il renchéri.

A combien s’élève le budget du FASO 2019 ? Pourquoi le choix de certaines localités autres que celles de la région du Sud-Ouest pour abriter des mini-FASO ? Sur la première préoccupation, Mahamadou Traoré du comité d’organisation a répondu en ces termes: «Le budget de la présente édition est de 88 880 500 F CFA. A ce jour, la mobilisation financière s’élève à 15 300 000 F CFA soit un taux de mobilisation de 17,21% ».

Et l’abbé Ferdinand Hien, membre du comité d’organisation et artiste-musicien de la région de rebondir sur la seconde question : «Il y a une forte concentration du Sud-Ouest à Ouagadougou et nous envisageons donner un rayonnement national à l’événement. Le choix de Banfora se justifie par le fait que c’est une localité à plaisanterie de notre région».

Kowoma Marc DOH

« Le président du Faso à N’DJaména pour la clôture du Salon africain de l’Agriculture

(Ouagadougou, 14 mars 2019). Le président du Faso, président en exercice du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS)  prendra part ce vendredi 15 mars à N’Djamena au Tchad, à la clôture du Salon africain de l’agriculture (SAFAGRI). Organisé sous l’égide du CILSS, le salon a ouvert ses portes le mardi 12 mars dernier dans la capitale tchadienne. Une quarantaine de pays prend part au SAFAGRI  placé sous le thème de « La transformation des chaînes de valeurs agricoles en Afrique face aux défis économiques, climatiques et sécuritaires ». L’ambition du salon est de booster la transformation agro-sylvo-pastorale et de créer plus d’emplois sur le continent en faveur des jeunes pour casser les ressorts de la radicalisation et du terrorisme. Il s’agit aussi d’impulser le développement social et économique dans l’espace communautaire en tirant le meilleur parti des potentialités agricoles, fauniques et halieutiques.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Nouvelle Constitution : la commission constitutionnelle préconise la voie référendaire.

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La commission constitutionnelle préconise la voie référendaire pour l’adoption de la nouvelle Constitution burkinabé. Le président de ladite commission Me Alidou Ouedraogo a indique que les travaux ont été effectues sur la base d une adoption par référendum. Le bureau a porté sa préoccupation au Président du Faso qui a promis de faire les consultations nécessaires dans ce sens.

MPP: communiqué de presse sur la sortie de Simon Compaoré à Ouahigouya

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Le récent séjour du président par intérim du parti, le camarade Simon Compaoré a fait le buzz ce 13 mars 2019 sur les réseaux sociaux. Les internautes sont allés de leurs commentaires aussi invraisemblables les uns que les autres.

Que s’est-il réellement passé à Ouahigouya ?

Le 13 mars 2019, une délégation de la direction politique du MPP, conduite par le président par intérim, le camarade Simon Compaoré, s’est rendu  à Ouahigouya à l’effet de rencontrer les membres du Bureau Politique National de la province du Yatenga. L’objet principal de la rencontre était l’annonce de la composition de la section provinciale.

La désignation des membres de la section provinciale du MPP  a connu une impasse à cause de la mésentente des membres du collège provincial de désignation. Pendant près dix mois, il a été dans l’incapacité de mettre en place un bureau consensuel. A tel point que, le Yatenga était la 45è province à ne s’être pas acquitté de ce devoir statutaire.

Face à  l’incapacité du comité provincial de désignation, la direction politique s’est saisie du dossier pour trancher. Elle a réuni, le 12 février 2019, tous les membres BPN du Yatenga à Ouagadougou pour une séance de travail avec le BEN (Bureau Exécutif National). Des instructions ont été données afin d’ouvrir les inscriptions à tous les militants de la province qui souhaiteraient occuper des responsabilités dans le bureau provincial.

La direction politique a ensuite examiné les dossiers de candidature en présence des membres du BEN et du président de la Fédération du Yatenga.  Les désignations ont été faites et les résultats devaient être rendus publics ce mercredi 13 mars 2019.

C’est le camarade Blaise Kyelem, secrétaire national au contrôle et à la vérification du parti, second membre de la délégation du MPP, qui a procédé à la lecture de la liste consensuelle de la section du Yatenga.  Après la proclamation de la liste, le président du parti a immédiatement instruit la nouvelle section à procéder sans délais à la mise en place des 13 sous- sections dans les meilleurs délais afin de mettre le parti en ordre de marche dans la province. Alors que la réunion tirait vers la fin, des voix discordantes de certains camarades et non des moindres se sont élevées pour remettre en cause la liste, malgré la présence du président de la fédération Smaïla Ouédraogo qui a pris part au processus de désignation du nouveau bureau de la section du Yatenga. Pourtant, bien avant le début de la réunion, le président par intérim du parti avait annoncé qu’il n’y aurait pas de débats sur les résultats. Dans la mesure où les membres du BPN Yatenga n’ont pas été capables de s’accorder sur une liste consensuelle.

La réunion est  tout de même allée jusqu’à son terme et le président a levé la séance pour rendre des visites de courtoisie programmées à la mère de feu Salifou Diallo et  saluer Sa Majesté Naaba Kiiba, roi du Yatenga. Heureux de recevoir la visite du président par intérim, le Roi du Yatenga lui a offert un bélier en guise de cadeau et de reconnaissance.

La délégation du parti sous la direction du camarade Simon Compaoré a ensuite mis le cap sur la résidence de feu Salifou Diallo pour s’incliner sur la tombe de l’ancien président du MPP. Là, une dizaine d’individus manifestement instrumentalisés, ont empêché, encore une fois malgré la présence de Smaïla Ouédraogo, l’accès du domicile de feu Salifou Diallo à la délégation du MPP. Les deux émissaires du parti n’en ont fait outre mesure et ont regagné Ouagadougou aux alentours le 13 mars 2019 aux environs de 12 heures.

A travers ce communiqué de presse, la direction politique tient à restituer les faits qui sont aux antipodes de ceux relayés par les médias sociaux. Le MPP remercie tous ceux qui sont venus à la source de l’information et signale que le camarade Simon Compaoré, président par intérim du parti continue de mener sereinement les activités du parti qui le conduiront dans les prochaines heures à l’étranger pour quelques jours.

 

DEMOCRATIE – EGALITE- PROGRES

                                                                       Clément P. SAWADOGO

                                                                      2è vice-président du MPP

Association Monde rural: La cantine, la voirie et les CSPS, les maillons faibles

L’Association Monde rural (AMR) a présenté les résultats d’une étude qu’elle a réalisée sur l’état de la gouvernance dans ses communes partenaires, le samedi 9 mars 2019 à Gourcy. C’était au cours d’un atelier placé sous la présidence du haut-commissaire, représenté par le Secrétaire général de la province, Tarwendé Juste Ouédraogo.

C’est la sixième fois consécutives que l’Association Monde rural (AMR) procède à une évaluation de la gouvernance dans ses 37 communes partenaires.  Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son programme Gouvernance locale dans les  régions de l’Est, du Centre-Ouest, du Centre-Nord et du Nord. A en croire le coordonnateur de l’Association, Amadou Wangré, l’étude a consisté dans un premier temps, à collecter les appréciations des citoyens sur les performances de leurs communes en termes de ressources humaines, financières et matérielles et sur  des indicateurs de gouvernance  tels que la transparence, l’information, la redevabilité, l’efficacité et l’efficience, la participation citoyenne, la promotion des droits humains et du genre, etc. Il s’est agi ensuite de les analyser, d’en tirer un tableau de bord pour chaque commune et enfin, de faire des recommandations tendant à corriger les insuffisances et à améliorer de façon globale la gestion des affaires publiques locales dans les collectivités. Les participants à cet atelier, constitués essentiellement des représentants des conseils municipaux, des services techniques déconcentrés, de la tutelle administrative des collectivités, des représentants des partenaires financiers et des superviseurs de projets de l’AMR ont suivi avec intérêt la restitution. L’exercice s’est focalisé sur le niveau de satisfaction des populations sur la communication, l’accueil dans les mairies, la traçabilité des actes, les services fournis, la gestion des écoles, des centres de santé, des points d’eau, de la voirie et l’assainissement communal. Le cartable minimum, la gratuité des soins et la cantine scolaire ont  également été soumis à l’appréciation des citoyens. Globalement,  l’étude a révélé qu’une large majorité des enquêtés a exprimé une satisfaction sur les sujets concernés, à l’exception de la cantine scolaire,  la voirie et la gestion des centres de santé où le niveau de satisfaction est nettement en deçà des attentes. Comme recommandations formulées, on retiendra l’accélération du processus de transfert des compétences et des ressources, l’institutionnalisation des cadres de redevabilité et de  concertation et surtout, une  participation citoyenne plus importante. Avant d’ouvrir les échanges, Amadou Wangré a indiqué qu’une copie du rapport de l’étude sera mise à la disposition des collectivités concernées pour exploitation. La prise en compte d’autres indicateurs et la réalisation de l’étude par un cabinet externe ont été suggérées par les participants qui voulaient aussi en savoir davantage sur les canaux de diffusions et la situation des recommandations des études antérieures. Avant la clôture de l’atelier, le Secrétaire général de la province, tout en félicitant l’AMR pour le travail abattu, a invité les principaux bénéficiaires de cette étude que sont les exécutifs communaux à s’en servir pour une gouvernance vertueuse, efficace et efficiente de leurs entités. En marge de cette restitution, l’association a tenu, dans la matinée, sa 9e assemblée générale ordinaire au même lieu.

Aziz KIEMDE (Collaborateur)