Procès du putsch : Les pièces « secrètes » de Jean Baptiste Ouédraogo

Au deuxième jour de son témoignage devant le tribunal militaire de Ouagadougou, l’ancien président, Jean Baptiste Ouédraogo (JBO), a été interrogé par les conseils des parties.

Dans son témoignage le lundi 11 mars devant le tribunal militaire, l’ancien président du Faso, Jean Baptiste Ouédraogo, avait évoqué trois documents qu’il détenait par devers lui. Il s’agit de l’accord secret complémentaire à la charte de la Transition, le rapport d’une commission militaire de restructuration de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et le procès-verbal d’une réunion des représentants des Forces armées nationales sur le cabinet militaire de la Transition. A l’audience du mardi 12 mars 2019, Me Jean Degli, l’un des avocats du principal accusé, le général Gilbert Diendéré, a demandé que ces pièces soient versées au dossier.

Face à cette requête, le parquet a souhaité que le tribunal examine préalablement le caractère militaire ou secret des documents avant d’autoriser leur communication aux parties. Pendant que les conseils de la partie civile veulent les découvrir en présence du témoin, la défense y tient comme des pièces capitales.
A la reprise du procès dans l’après-midi, le tribunal a accepté que les documents du témoin soient versés au dossier et demandé à chaque partie de se prononcer là-dessus. Me Degli de la défense a estimé que vu le nombre des pièces fournies, il lui était difficile de les commenter sur-le-champ et qu’il le ferait en temps opportun.

Son confrère, Me Dieudonné Bonkoungou, lui, a déjà décelé du « faux » dans la pièce relative à l’accord complémentaire. Toute chose qui a intrigué les avocats des parties civiles. Me Farama dit ne pas comprendre pourquoi la défense du général Diendéré veut remettre ses commentaires sur les documents à plus tard alors que c’est elle qui en a demandé la production. Il aurait souhaité que des observations soient faites et que des questions soient posées au témoin, d’autant plus que celui-ci était en fin d’audition.

L’avocat a aussi recommandé à ce que le tribunal ne soit pas transformé en conférence souveraine où on parle de réconciliation nationale. « Depuis quand, en droit, un procès prépare à une réconciliation nationale ? », s’est interrogé Me Farama. Des propos qui ont fait dire à l’accusé Moussa Nébié alias Rambo que les carottes sont déjà cuites pour lui. Le ministère public n’a pas eu d’observations particulières sur les pièces, seulement il a indiqué qu’il se prononcera sur leur contenu au moment venu.

« Les lignes étaient figées »

Dans la matinée, au cours des débats, avant cette affaire de documents, Me Farama de la partie civile a noté que confronté au témoignage de l’ancien président, l’accusé Gilbert Diendéré, cerveau présumé du putsch de 2015, n’est plus catégorique comme il l’était à la phase d’audition des prévenus. Il fait désormais montre de versatilité. L’avocat a considéré les refus de l’officier de réagir à certains aspects des déclarations du témoin comme une adhésion ou un acquiescement. Il a ajouté qu’au lieu de faire la médiation comme demandée par la troupe du RSP pour sortir d’une énième crise, le principal accusé a demandé l’accompagnement de la hiérarchie. « De ce fait, il est le concepteur du coup de force », a conclu Me Farama.

Pour sa part, son confrère Me Guy Hervé Kam a voulu en savoir davantage sur les rédacteurs de la déclaration du Conseil national pour la démocratie (CND). En réponse, pendant que le capitaine Oussène Zoumbri a dit n’y avoir pas participé, le capitaine Abdoulaye Dao a référé Me Kam à sa déposition à la barre.
L’avocat en a déduit que le silence des accusés fait passer l’objet des questions pour avérées. Mais Me Olivier Yelkouni de la défense ne l’a pas entendu de cette oreille, sollicitant à son confrère d’indiquer la disposition légale qui le prévoit.

Le sujet d’échange entre Me Kam et l’ancien président a été la rencontre entre les quatre personnalités désignées par la Commission de réflexion et d’aide à la décision (CRAD) et la troupe RSP. « Les lignes étaient figées, rien ne bougeait. On a demandé s’il s’agissait d’un putsch. Un de la troupe a dit oui. J’ai repris que si c’est une prise d’otage, il y aura des sanctions mais moins graves que s’il s’agit d’un putsch avec son corollaire de contestations internes et externes. Le militaire a argué : On vous a suivi deux fois et on a perdu. Cette fois-ci, nous tenons. N’insistez pas », a expliqué Jean Baptiste Ouédraogo.

Au sujet d’une réunion qui devait avoir lieu à l’ambassade des USA dans l’après-midi du 29 septembre 2015, le médecin commandant a expliqué n’en avoir pas été informé. « S’il y en avait eu je ne vois pas ce que je ferais là-bas. L’ambassade n’est pas le lieu pour traiter de la situation d’alors », a confié l’ancien président qui, aux derniers moments avant la reddition de l’ex-RSP, a œuvré à la sécurité du général avec la sollicitude de l’ambassadeur américain Tulinabo Mushingui et de la Nonciature qui a accueilli « le réfugié ». Le témoin a fait savoir à Me Awa Sawadogo que Gilbert Diendéré ne lui a jamais proposé de prendre le pouvoir alors vacant et qu’il ne l’a jamais imaginé, encore moins proposé au présumé cerveau du putsch de prendre le pouvoir.

Quant à Me Pierre Yanogo, conseil de la partie civile, il a opiné que la CRAD élargie à Mgr Paul Ouédraogo et l’ancien président du Faso n’a voulu que le bien de Diendéré s’ils se sont efforcés de le convaincre d’abandonner son aventure. Mais en retour, a signifié l’avocat, l’accusé a demandé l’inculpation de certains membres de cette commission. Du côté de la défense, Me Latif Dabo, a fait observer que le témoin fait de l’analyse, ce qui n’est pas de son rôle à savoir dire ce qu’il a vu, vécu ou entendu. Par ailleurs, Me Yelkouni a signifié que son client, Diendéré, ne répondait plus aux questions parce que certaines parties sont venues au procès avec des thèses et quand celles-ci ne sont pas vérifiées, elles sont agaçantes.

Avant de quitter la barre, l’ancien président a laissé entendre que l’exercice l’a édifié et souhaité que le procès se termine bien. Quant au général Diendéré, il l’a remercié pour ses documents et ses propos qui cadrent avec sa déposition.

Jean Philibert SOME
& Mady KABRE

Activités économiques en 2018 : Un bilan « satisfaisant » malgré l’insécurité

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Mahamadi Savadogo, entourés des élus consulaires, a animé une conférence de presse le mardi 12 mars 2019, à Ouagadougou. Les échanges avec les hommes et femmes de média ont porté sur le bilan des activités menées par la structure en 2018.

Sous l’impulsion du bureau consulaire et grâce à la détermination et l’action concertée des acteurs économiques et du gouvernement, plusieurs chantiers entrant dans le cadre de la transformation structurelle de l’économie du Burkina Faso ont été entamés en 2018 par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF). En effet, le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo, entourés des élus consulaires, a animé, le mardi 12 mars 2019, à Ouagadougou, un point de presse sur le bilan des actions menées par son institution au cours de l’année écoulée.

Il a indiqué que la chambre veut inscrire l’exercice de son mandant 2016-2021 sous le signe de la transparence et du devoir de redevabilité vis-à-vis de la communauté des affaires burkinabè. Au compte des activités réalisées, le directeur général de la CCI-BF, Issaka Kargougou, a cité l’installation du conseil des sages, l’extension du Progiciel de gestion intégré (PGI) aux postes frontaliers, l’opérationnalisation du centre d’appel sur les préoccupations des entrepreneurs (CAPE) et du nouveau cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé.

A cela s’ajoutent l’enregistrement de 1,7 millions de tonnes de marchandises, la délivrance de 210 mille documents d’importation et d’exportation, la production de rapports sur le climats des affaires, la facilitation de l’obtention de visas d’affaires au profit de plus 200 opérateurs économiques, la création de 12 mille entreprises formelles, l’organisation de 13 missions commerciales à l’étranger avec 410 hommes d’affaires, la poursuite des travaux de construction du parking pour véhicules poids lourds à Akassato au Benin, etc.

Pour M. Savadogo, le bilan de l’année est « satisfaisant », bien que 2018 ait été « particulièrement éprouvante » pour le Burkina Faso et son économie, compte tenu du contexte sécuritaire difficile. Et d’ajouter que ces résultats ont été atteints grâce à la capacité de résilience des gouvernants, du secteur privé et aux efforts des forces de défenses et de sécurité.

En termes de perspectives pour 2019, le représentant institutionnel du monde des affaires burkinabè, envisage, entre autres, la mise en œuvre du projet d’appui à la compétitivité en Afrique de l’Ouest, la construction des sièges de quatre nouvelles délégations de chambres régionales, l’opérationnalisation de la Société d’accompagnement et de financement de l’entreprise (SAFINA SA), la mise en place d’un prêt d’honneur dans cinq délégations régionales pour un montant de 100 millions de FCFA.

La CCI-BF a également en projet la dotation des associations féminines en équipements, le soutien à la production médiatique, la poursuite du projet de port sec multimodal de Ouagadougou, l’extension de Bobo-inter, etc.

Quid de la santé de l’industrie burkinabè

Les préoccupations des journalistes ont porté notamment sur la santé de l’industrie burkinabè, l’absence de sociétés minières nationales, la sensibilisation à la pratique de l’intelligence économique, la transformation du coton, l’impact des relations Chine/Burkina Faso et du terrorisme sur l’économie nationale, les difficultés que rencontre le secteur informel…

Sur la question de la création de sociétés industrielles minières véritablement burkinabè, le président Savadogo a fait savoir que le problème réside plus sur le manque d’expertises que de moyens financiers. Mais, à l’entendre, il y a des projets qui se profilent dans ce sens. L’industrie burkinabè, tout comme celle de la sous-région, connait des difficultés, a reconnu le vice-président de la CCI-BF, Mamady Sanoh.

En tout état de cause, il appartient aux pouvoirs publics de prendre des mesures idoines en vue de la protection de leur tissu industriel, a-t-il précisé. Pour ce qui est de l’éventuel impact négatif de la reprise des relations entre la Chine et le Burkina sur les entreprises locales, il a rassuré qu’il n’y a pas à s’inquiéter. « La Chine est en relation avec des pays comme le Mali, le Benin, la Guinée depuis 1960 mais ces Etats continuent d’exister. Il nous appartient d’être compétitifs », a lancé M. Sanoh.

Mahamadi SEBOGO
msebogo@yahoo.fr

Secteur du coton : Des réflexions pour la relance de la production

Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat organise un atelier sur la relance durable de la production cotonnière au Burkina Faso, du 11 au 13 mars 2019 à Ouagadougou. L’ensemble des acteurs vont pendant trois jours faire un diagnostic de la filière afin de dégager une reprise.

Les acteurs de l’industrie cotonnière au Burkina Faso veulent en finir avec la morosité dans le secteur. Aussi, à l’initiative de l’’association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB), le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat les a réuni pour réfléchir   sur la relance durable de la production cotonnière du 11 au 13 mars 2019.

Pour le président de l’AICB, Bihoun Bambou,  il est temps de trouver des solutions afin que le Burkina Faso retrouve sa place de leader en matière de production de coton à Afrique. «  la 4e place que nous occupons depuis 2018 n’est pas en l’honneur des acteurs de la filière et il faut y remédier », a-t-il insisté. Le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, par ailleurs président du comité de haut niveau pour la relance durable du secteur du coton, a précisé que l’atelier vise à aborder les différents goulots d’étranglements et s’assurer que la campagne cotonnière 2019-2020 se passe sereinement.

Les producteurs, les responsables des sociétés cotonnières et l’administration publique veulent que le Burkina Faso retrouve sa place de leader de la production du coton.

De manière concrète, la question de la production de la semence, les mécanismes de fixation des prix des de cession des intrants de d’achat du coton graine seront examinés par les différentes parties prenantes du secteur du coton. Le diagnostic de la baisse des rendements au champ et de la production et la compilation des propositions des acteurs pour la relance vont aussi réalisé au cours de l’atelier.

Le coton est la première culture de rente du Burkina Faso. Le secteur revêt une importance économique et sociale majeure car environ millions de personnes y tirent   leurs revenus et il contribue pour 4% au produit intérieur brut, selon le ministre Harouna Kaboré. Pourtant ces dernières années la filière enregistre des contre performances avec une baisse des rendements au champ et de la production dont les conséquences se traduisent par un surendettement des producteurs, leur découragement et leur désaffection ainsi qu’une baisse des recettes d’exportation.

Nadège YE

Interconnexion électrique Bolgatanga-Ouagadougou : Le Ghana promet d’augmenter la puissance de 150 MW

Le directeur général de Ghana grid company (CRIDCo), Jonathan Amonoako- Baah, en compagnie de son homologue de la Société nationale de l’électricité du Burkina (SONABEL), François de Salles Ouédraogo, a visité le poste électrique de Zagtouli le mardi 12 mars 2019 à Ouagadougou.

Depuis octobre 2018, l’interconnexion électrique Bolgatanga-Ouagadougou est fonctionnelle. La ligne approvisionne le Burkina Faso à près de 60 mégawatts (MW) en énergie électrique. Face à la demande de plus en plus croissante, la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) souhaite que cet appui ghanéen puisse être augmenté jusqu’à 150MW.

Pour matérialiser cette demande, le directeur général de Ghana grid company (GRIDCo), la compagnie de transport d’électricité ghanéenne, Jonathan Amonoako- Baah, a effectué une visite du poste électrique de Zagtouli à Ouagadougou le mardi 12 mars 2019. De la salle de relayage aux pilonnes de réception et de distribution du courant en passant par la salle de commande, le visiteur d’un jour a pu constater les différentes installations du poste de la SONABEL.

Selon lui, au moment de la mise en service de la ligne, la puissance maximale était de l’ordre de 50MW. « La SONABEL a exprimé le besoin d’accroitre sa puissance et nous sommes venus voir de plus près, le site de Zagtouli en vue d’échanger sur la faisabilité de cette demande. L’offre pourrait atteindre 150MW », a-t-il souligné. A l’entendre, d’ici la fin du mois d’avril, cette puissance pourrait être mise à la disposition de la SONABEL. « Il nous reste quelques travaux à faire pour pouvoir permettre d’augmenter cette capacité », a indiqué le DG de GRIDCo.

Pour le DG de la SONABEL, François de Salles Ouédraogo, les discussions sont en bonne voie. « D’ici fin avril 2019, la partie ghanéenne pourra nous fournir cette énergie. Nous mettons tout en œuvre pour que ce délai soit réduit car, nous sommes entrés dans la période de canicule et la demande en électricité est forte », a déclaré le DG Ouédraogo.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Comité interparlementaire de l’UEMOA : A la recherche d’une autonomie de gestion

Le bureau du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CIP-UEMOA) tient sa première réunion de l’année, du 11 au 15 mars 2019 à Ouagadougou. Au cours des travaux, les 16 parlementaires vont réfléchir sur les perspectives pour une autonomie de gestion de l’organisation.

Le Comité interparlementaire de l’UEMOA (CIP-UEMOA) souhaite obtenir une autonomie de gestion. La question est sur la table de la première réunion des 16 membres du bureau du comité qui se tient, du 11 au 15 mars 2019 à Ouagadougou. Selon le vice-président du CIP-UEMOA, Janvier Yahouedeou, la transformation du CIP en parlement va lui permettre de tenir régulièrement ses sessions. Au-delà de cette perspective, la réunion va examiner le fonctionnement de l’institution.

Janvier Yahouedeou a souligné l’actualisation du programme d’activités de l’année, les discussions sur les objectifs assignés au comité par les plus hautes autorités de l’Union et l’examen des voies et moyens pour la mise en œuvre d’un meilleur cadre d’échanges et de circulation de l’information entre le CIP et les autres organes de l’UEMOA. «Nous allons échanger sur la situation socio-politique des Etats membres de l’Union à l’ère des troisièmes mandats mais aussi de la traversée de la méditerranée par les migrants africains au-dessous du Sahara avec en toile de fond la question sécuritaire », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Janvier Yahouedeou a rendu un hommage aux autorités des pays du sahel, notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali pour la clairvoyance et la stratégie dont elles font dans la gestion de la crise sécuritaire. « Les membres du bureau feront une analyse approfondie des nouvelles orientations de l’institution en harmonie avec les autres organes en faveur de l’intégration des peuples à travers un éveil démocratique », a résumé le vice-président du CIP-UEMOA.

Le CIP est un organe de contrôle de l’UEMOA créé par l’article 35 du traité constitutif de l’Union. Il constitue une véritable représentation des populations de l’UEMOA, dans leur diversité culturelle, intellectuelle et professionnelle en vue de leur meilleure implication à l’édifice de la gouvernance démocratique, économique et politique. Son siège est à Bamako au Mali.

Joseph HARO

Zéro hépatite au Burkina : JCI Ouaga Elite s’engage

La Jeune chambre internationale (JCI) Ouaga Elite a lancé, le samedi 9 mars 2019 à la mairie de l’arrondissement 4 de Ouagadougou, sa campagne zéro hépatite au Burkina. Celle-ci a consisté à la sensibilisation, au dépistage et à la vaccination avec les rappels appropriés.

Après la campagne de dépistage et l’administration de la première dose de vaccin de l’hépatite l’année dernière, la Jeune chambre internationale (JCI) Ouaga Elite revient cette année avec la proposition de traitement préventif complet. Elle a lancé de sa campagne zéro hépatite, le samedi 9 mars 2019 à la mairie de l’arrondissement 4 de Ouagadougou. Cette campagne a consisté à sensibilisation, au dépistage et à la vaccination avec les rappels appropriés.

Pour le président de la JCI Ouaga Elite, Aboubacar Okana Lougué, l’accent a été mis sur la sensibilisation à travers une conférence sur l’hépatite B animée par des médecins. « C’est lorsqu’on connait bien le mal qu’on peut efficacement le combattre. Ceux qui seront sensibilisés seront les relais par lesquels nous pourrons atteindre tout Ouagadougou et pourquoi pas tout le Burkina » a-t-il laissé entendre.

Le dépistage quant à lui est gratuit. A travers celui-ci, la JCI Ouaga Elite compte permettre à un échantillon de 120 personnes de connaitre leurs statuts. Tous ceux qui seront dépistés négatifs, bénéficieront des vaccins à moindre coût (1000 FCFA) à même de les mettre à l’abri de cette maladie.

Après l’administration de la première dose, les rappels suivront aux intervalles adéquats. Quant à ceux qui seront dépistés positifs, une prise en charge est prévue. L’hépatite B (VHB) est un virus qui s’attaque aux cellules du foie et qui entraine l’inflammation de ce dernier. Il s’agit d’une des hépatites dites virales. Ce virus est essentiellement présent dans le sang, sperme et dans les sécrétions vaginales d’une personne infectée. Il peut demeurer vivant environ 5 à 7 jours à l’air libre.

Ollo Aimé Césaire HIEN

On murmure – Dédougou : complicité entre stations-services et revendeurs de carburant

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Le vendredi 8 mars 2019, Kantigui est tombé sur une note du Directeur régional du commerce, de l’industrie et de l’artisanat de la Boucle du Boucle du Mouhoun au sujet de la distribution du carburant.

Cette missive serait partie du constat que des stations-services encouragent le stockage illicite de carburant chez des revendeurs qu’elles fournissent malgré les dangers que cela peut engendrer.  Le directeur régional a donc rappelé les règles et textes régissant la distribution et la commercialisation du carburant au Burkina Faso. « Toute personne qui s’adonne à cette activité sans y être autorisée enfreint à la règlementation en vigueur », a pu lire Kantigui.

Il ressort ainsi que deux types de clients doivent disposer de ce produit. Il s’agit des industriels qui doivent être livrés directement aux dépôts de la SONABHY, et les consommateurs devant être ravitaillés par les stations-services. Aussi, poursuit la circulaire, les prix à la pompe étant administrés, leur majoration par une station-service ou un revendeur, constitue une violation de l’article 167 de la loi N°016-2017/ AN organisant la concurrence au Burkina. En conclusion, le directeur régional en charge du commerce invite à respecter scrupuleusement ces textes relatifs à la distribution des produits pétroliers et dérivés.

Investisseurs miniers, un peu de respect pour nos autorités !

Kantigui a été indigné de la façon dont un expatrié, responsable d’une société minière, s’est comporté vis-à-vis d’une délégation ministérielle en début mars dernier, dans la région du Centre-Nord. En effet, dans le but de s’assurer du respect des conventions en matière de travail, un ministre s’est rendu sur un site minier en compagnie de ses proches collaborateurs et des autorités régionales.

Les visiteurs ont été accueillis par les responsables de la mine dans une ambiance bon-enfant. Peu avant la découverte du site, le Directeur général (DG) de la société s’est réjoui du fait que la visite coïncide avec l’arrivée de son Président-directeur général (P-DG). Tout a bien commencé et personne ne s’imaginait que la fin allait avoir un arrière-goût amer.

Dans le chronogramme approuvé par le responsable minier et que Kantigui a pu consulter, une rencontre tripartite employeurs-employés-gouvernement était prévue. Mais à la surprise générale, point de DG à la réunion, alors qu’il était dans son bureau avec le PDG, à un jet de pierres du lieu de la rencontre. Ce « crime de lèse-majesté » n’ayant pas plu au ministre, l’autorité régionale a « contraint » le DG à venir à la réunion et exigé qu’il présente ses excuses au ministre. Tout en s’excusant de l’incident, le DG a tenté de justifier son absence par le fait qu’il était en discussion avec le PDG sur des préoccupations liées à la mine.

Une raison que beaucoup n’ont pas trouvé valable. Certains visiteurs ont même déduit que cet épisode a révélé au grand jour, les problèmes de collaboration entre les patrons de cette société et leurs employés. Tout en saluant le sang-froid du ministre, Kantigui invite les investisseurs miniers au strict respect des conventions signées et partant, des autorités burkinabè qui sont dans leur bon rôle de contrôle.

L’armée réclame ses locaux

Dans sa quête inlassable d’informations, Kantigui a appris de sources dignes de foi, que l’armée burkinabè réclamerait les locaux du lycée Marien N’Gouabi de Ouagadougou, une propriété de longue date, pour en faire un institut de formation spécialisé. Les autorités de l’enseignement secondaire de la région du Centre auraient déjà fait part de la nouvelle à la direction et au personnel de cet établissement connu de la capitale.

Il leur a été signifié, a capté Kantigui, que la prochaine rentrée scolaire du lycée Marien N’Gouabi devrait se tenir ailleurs, sans autre précision. Et le constat est que le déguerpissement annoncé ne serait pas du goût des élèves de l’établissement (ils sont estimés à plus de 3 000), qui se prépareraient à manifester dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Il est d’ailleurs revenu à Kantigui, que des concertations ont été entamées, ces jours-ci, par les responsables de l’enseignement, pour éviter d’éventuels mouvements d’humeur des lycéens.

Tenkodogo : un kidnapping en plein jour

Kantigui a été médusé lorsqu’il a appris qu’une fillette de la classe de CM2, âgée de onze ans, aurait été kidnappée, le dimanche 10 mars 2019 à son domicile dans la ville de Tenkodogo alors que celle-ci apprenait ses leçons à l’intérieur de la maison. Sa mère qui se reposait dans sa chambre aux environs de 15 heures au moment du rapt, aurait été alertée par un coup de fil de son frère. Celui-ci, selon les sources de Kantigui, aurait découvert chez lui, un écrit sur un bout de papier l’invitant à fournir aux ravisseurs la somme de 2 millions de francs CFA, s’il désire retrouver sa nièce. Dans la même note, les kidnappeurs auraient mis en garde les parents d’informer les forces de sécurité au risque de ne plus retrouver l’otage.

La mère de la fillette, d’après l’informateur de Kantigui, aurait retrouvé également chez elle, une note écrite comportant les mêmes exigences. Les recherches engagées par les parents et les voisins, auraient permis de retrouver l’enfant aux environs de 19 heures, ligoté, à l’intérieur d’une maison inachevée, toujours dans la cité du Zoungrantenga. Internée au centre hospitalier régional de la ville, l’infortunée, traumatisée, aurait regagné sa maison après y avoir passé deux jours, mais n’aurait pas encore retrouvé l’usage de la parole, si l’on en croit notre source.

Les financiers sont-ils en grève ou pas ?

Kantigui, l’oreille tendue partout, les yeux rivés sur les médias traditionnels comme nouveaux, a eu vent d’informations circulant sur les réseaux sociaux depuis deux jours et faisant état d’une éventuelle reprise de la fronde sociale au ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID).

En d’autres termes, les syndicats de ce ministère seraient en grève et menaceraient même de prendre en otage le traitement des salaires. Une information qui a ébranlé plus d’un ! Kantigui, fidèle à ses principes de recoupement de l’information, a pris attache avec des responsables syndicaux dudit département. Selon ces derniers, « il n’en est rien. Nous ne sommes pas en grève et nous n’avons pas lancé de mot d’ordre de grève. Vous pouvez venir constater, tout le monde travaille ici », rétorque-t-on dans le milieu syndical. Mais d’où est partie cette fake news ? D’une part, les autorités compétentes doivent investiguer et situer l’opinion et de l’autre, les syndicats doivent démentir publiquement l’information, si tant est qu’ils n’y sont pour rien.

Cinq morts et 19 blessés à Konéa

Kantigui a appris qu’un accident s’est produit à Konéa, un village situé à une dizaine de km de la ville de Kaya sur l’axe Kaya-Pissila, aux environs de 11 heures dans la journée du mardi 12 mars 2019. Selon des sources locales, une semi-remorque ghanéenne transportant des caisses de tomates et 24 passagers se serait renversée, à la suite d’ une crevaison.

Le bilan de cet accident fait état de 5 morts et 19 blessés dont 10 dans un état critique. Les blessés, selon les sources de Kantigui, ont été évacués au centre hospitalier régional de Kaya par des sapeurs-pompiers pour des soins appropriés. Attristé par cet énième accident, Kantigui invite les chauffeurs au respect du code de la route afin de préserver leurs vies et celles des autres.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

Mercure  – Algérie : la rue persiste

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L’annonce du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, de ne plus briguer un 5e mandat, a entraîné une scène de liesse dans les rues d’Alger dans la soirée du lundi 11 mars 2019. Mais cette joie n’a été que de courte durée, car les manifestions ont repris de plus belle.

Au lendemain de l’adresse du chef de l’Etat algérien à ses compatriotes, publiée par l’agence officielle Algérie presse service (APS), la jeunesse algérienne s’est à nouveau retrouvée dans la rue cette fois-ci, contre le report des élections. Conscient que leur action a porté un coup dur au pourvoir en place, les manifestants annoncent de nouvelles journées de mobilisation ce mercredi et vendredi prochain.

Les premières fissures sont apparues dans les milieux patronaux avec les divergences au sein du forum des chefs d’entreprises, la principale organisation patronale algérienne et bras financier du régime en place. Il y a quelques jours, Ali Haddad, le président de ce lobby, réitérait son soutien indéfectible à une nouvelle candidature de Bouteflika prétextant d’une décision prise à la majorité par le forum. Une déclaration contestée par le numéro deux du patronat, Mohamed Laïd Benama, qui a pris publiquement ses distances avec Haddad.

D’autres grandes figures du forum ont aussi quitté le navire. Le principal syndicat, pilier du régime en place, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), connaît lui aussi pas mal de remous internes. Plusieurs appels à la grève générale ont été décrétés mais n’émanaient pas de l’autorité centrale du syndicat. Ces défections en cascades et la persistance de la rue ont conduit le pouvoir de Bouteflika à faire un rétropédalage ou du moins un « repli tactique » dans l’optique de baisser la fièvre. A ce propos, des manœuvres sont en cours.

A la fin de son mandat le 2 avril 2019, Bouteflika promet mettre en place un gouvernement de transition pour gérer les affaires du pays jusqu’en fin d’année. Une « conférence nationale inclusive et indépendante » sera, à l’occasion, organisée pour permettre aux Algériens de discuter des « réformes » dont le pays a besoin. Pour traduire sa volonté d’opérer des réformes, le chef de l’Etat a nommé comme Premier ministre, Noureddine Bedoui, jusqu’ici ministre de l’Intérieur, avec pour mission de jeter les bases du nouveau contrat social en vue d’organiser une élection présidentielle sans plus de précision sur la date.

Cependant, cette décision ressemble fort à sa première proposition qui était de briguer un 5e mandat en avril 2019 puis de tenir des élections anticipées dans un an. Le pouvoir algérien donne l’impression qu’il a du mal à désigner le dauphin de Bouteflika et par conséquent, a besoin de plus de temps. Mais cette supercherie, la jeunesse et la classe politique algérienne semblent l’avoir bien perçue. D’où les appels à la mobilisation à l’allure du « printemps arabe » pour les prochains jours pour la tenue à bonne date des élections et le retrait pur et simple de l’actuel président du pouvoir au soir de son mandat.

Ce passage à la vitesse supérieure d’une frange de la population algérienne doit interpeller les ténors du pouvoir en tirant leçon du passé ayant conduit à la chute du régime de l’ex-président, tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali et de celui de l’Egyptien Hosni Moubarak. Une moindre escalade de la violence pourrait réserver au clan présidentiel le même sort que ses voisins du Maghreb.

Abdoulaye BALBONE

Flash

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Depuis quelques jours, la reprise des cours est une réalité dans les zones d’insécurité. A cause de la menace terroriste, des milliers d’enfants ne jouissaient plus de ce droit humain élémentaire. Mais, grâce aux autorités en charge de l’éducation et aux Forces de défense et de sécurité (FDS), l’école redevient progressivement accessible pour ces élèves qui en étaient privés depuis des mois. Si ces efforts pour garantir l’éducation à ces écoliers sont à saluer, il convient de réunir les conditions nécessaires afin que ces établissements fonctionnement durablement. Cela sera la preuve palpable que nos FDS gagnent du terrain dans la lutte contre le terrorisme et que le Burkina Faso prend le dessus sur l’ennemi.

Abdel Aziz NABALOUM

Présidentielle de 2020 : Des jeunes invitent Yacouba Isaac Zida à se présenter

Le mouvement Génération Zida pour la patrie (GZP), a organisé le samedi 9 mars 2019 à Ouagadougou, une Assemblée générale invitant l’ex-Premier ministre et général de division Yacouba Isaac Zida à présenter sa candidature pour l’élection présidentielle de 2020.

L’appel à la candidature de l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida pour la présidentielle à venir qui a été le plat de résistance de l’assemblée générale du mouvement « spontané » Génération Zida pour la patrie (GZP), né pour soutenir le général. Le samedi 9 mars 2019 à Ouagadougou, le mouvement a mobilisé ses militants et sympathisants afin de préparer le terrain pour le retour et la candidature de leur mentor. Selon coordonnateur national du Mouvement, Sayouba Ouédraogo, la GZP est convaincu que la « salut » viendra du Premier ministre sous la transition.

« Yacouba Isaac Zida est l’homme de la situation. Il est le personnage idéal qu’il faut pour diriger le Burkina Faso », a indiqué M. Ouédraogo. Mieux, pour le coordonnateur national, leur candidat doit rentrer afin d’enregistrer sa candidature et commencer la campagne. « Notre vœu ultime est de voir Yacouba Isaac Zida rentrer au pays, pour retrouver ses frères et sœurs.

Aussi, nous voulons qu’il accepte d’être le candidat de la jeunesse, des femmes et des hommes épris de vérité et de justice sociale à l’élection présidentielle de 2020 », a déclaré Sayouba Ouédraogo. Le Mouvement dit opter pour le général du fait de son patriotisme, son intégrité et ses valeurs culturelles.

« Je dis à la jeunesse du Faso, que M. Zida est le capitaine idéal du navire qui nous mènera au port de l’équité, de la justice sociale et du patriotisme. Dans un Burkina où des civils et des militaires étaient les larbins de forces souterraines favorables au chaos, Zida a su se préserver des intrigues et a pris fait et cause pour le peuple afin de gérer le Burkina post insurrectionnel et mener à bon terme la transition », a expliqué le coordonnateur Sayouba Ouédraogo.

Il va plus loin dans ses propos en estimant qu’il faut « balayer les politiciens véreux » qui sèment la discorde entre les fils du pays. « Ce sont de mauvaises graines qu’il faut arracher dans notre champ politique afin de bâtir une nation prospère », a-t-il précisé. Pour la Génération Zida, il est temps de construire une nouvelle génération d’hommes politiques avec des leaders avertis du bien-être social, de la paix et de la sécurité des peuples.

Wanlé Gérard COULIBALY
Fatimah TANKOANO
(Stagiaire)