Commune de Ouagadougou : les conseillers municipaux renforcent leurs capacités

La commune de Ouagadougou organise, les 6 et 7 mars 2019, une formation de renforcement de capacités au profit de ses élus locaux.

Les participants seront formés aux techniques et procédés de bonne gouvernance locale.

«Rôles et missions du conseiller municipal dans la promotion de la gouvernance locale et du développement local», telle est la thématique de la formation que la mairie de Ouagadougou organise, les 6 et 7 mars 2019 dans la capitale burkinabé, en vue de moderniser la gouvernance de l’administration, au profit des conseillers municipaux. Selon le maire Armand Pierre Béouindé, cette formation va permettre d’améliorer les performances individuelles et collectives des agents et des élus locaux et, de ce fait, offrir aux citadins des services de qualité. Il a indiqué que le thème est révélateur et incite les participants à promouvoir et impulser le développement à la base à travers la bonne gouvernance. «La réussite de notre mandat dépend fortement de la qualité de la contribution que chaque élu local aura apportée pour le changement des conditions de vie de nos populations», a souligné le maire. Il a fait savoir que la formation permet d’actualiser, d’ajuster et d’adapter les connaissances dans un contexte d’évolution perpétuelle et permanente des technologies, de l’environnement du travail, des orientations politiques et surtout des exigences accrues des populations.

Il a également rappelé que le conseil municipal a pris l’engagement au cours de son mandat 2016-2021, de promouvoir la bonne gouvernance pour redonner un certain dynamisme à l’administration. Dans cette optique, à l’entendre, une convention a été élaborée avec l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour assurer l’enseignement, les stages et le recyclage des élus locaux. Par ailleurs, l’édile a invité les bénéficiaires à suivre avec assiduité les modules de formation afin d’en tirer le maximum de profit. Pour la directrice des ressources de la mairie de Ouagadougou, Sylvie Ouoba/ Somé, aucune administration ne peut rendre un service de qualité si les hommes sont sous-formés. C’est pourquoi elle a salué l’initiative qui, selon elle, va permettre d’acquérir de nouvelles expériences. Le directeur général de l’ENAM, Awalou Ouédraogo, a indiqué qu’il n’y a pas de développement sans ressource personnelle de qualité. «Le renforcement de compétences est nécessaire dans un monde où tout est dynamique et changeant.  Il faut encourager l’excellence », a-t-il dit.

Mariam SOMDA

International Martial Art Federation : les activités officiellement lancées

Le lancement officiel des activités de International Martial Art Federation a eu lieu dans le dimanche 10 mars 2019, à Ouagadougou. Une activité qui a consisté à présenter le centre de la boxe chinoise aux populations, et à travers des démonstrations, les inviter à s’intéresser à ce sport.

Shaolin Kempo ou boxe chinoise est un art martial qui a ouvert ses portes depuis 2014 au Burkina Faso. Il compte aujourd’hui 38 pratiquants dont 11 filles ayant un âge compris entre 3 et 45 ans. C’est à travers une série de démonstrations que International Martial Art Fédération a lancé ses activités dans l’après-midi du dimanche 10 mars 2019, à Ouagadougou. L’entame de la cérémonie s’est faite avec le mot de bienvenue du Songkoglo Naaba.

Ensuite place aux démonstrations. Elles se sont faites en groupe, en duel, à travers des combats et le cassage de briques à main nue par les plus petits. Les élèves de ce centre à l’exemple de Kortum Kientga et Daouda Nassé ont dit avoir décidé de pratiquer ce sport parce qu’il leur procure la santé. Pour eux, il pourra les aider à se défendre. Souleymane Ouédraogo, parent d’élève embouche la même trompette. Pour lui, les sports de combats permettent aux pratiquants, surtout filles, de se défendre face à certains cas comme les viols. « Les démonstrations de ce soir étaient vraiment de taille. Nous ne pouvons que remercier l’initiateur et prier Dieu afin qu’il l’aide à agrandir son centre» a-t- il renchéri.

Maître Séouè Nassé, formateur des élèves pense que ce sport contribue au bien-être du corps humain. Pour lui, l’activité du jour était une manière de faire connaître ce sport qu’il pense encore méconnu au pays des Hommes intègres. Il a lancé un appel aux autorités pour l’acquisition d’équipements adaptés à ce sport.

Roland KABORE
(Collaborateur)

Grand prix cycliste FBC : Noufou Minoungou brandit son 2e trophée de l’année

0

La Fédération burkinabè de cyclisme a organisé un grand prix cycliste, le dimanche 10 mars 2019 sur l’avenue Charles-de-Gaulle à Ouagadougou. D’une distance de 145,200km, l’épreuve a été remportée par Noufou Minoungou du RCK.

La saison 2019 du cyclisme burkinabè semble sourire à Noufou Minoungou. Le sociétaire du Rail club du Kadiogo, après le Grand prix 14, organisé par l’animateur vedette du Tour du Faso, Aboubacar Tiemtoré, en février 2019, a signé sa deuxième victoire d’affilée le dimanche 10 mars 2019 à Ouagadougou au grand prix organisé par la fédération. C’est au sprint qu’il a devancé ses concurrents sur la ligne d’arrivée avec une vitesse moyenne de 39,122km/h. Pour cette épreuve, 63 coureurs de 15 clubs étaient au départ. Ils avaient à boucler 33 fois un circuit fermé de 4,4km, soit la distance totale de 145,200km.

Avec un temps mis de 3 heures 42 minutes 41 secondes, seulement 30 ont terminé la compétition. Le rythme infernal du peloton a fait d’énormes abandons dès le début de la course. A 10 tours seulement, 20 avaient déjà jeté l’éponge. En effet, du 1er au 5e tour, la vitesse moyenne s’élevait à plus de 41km/h. Salifou Yerbanga a été le principal animateur de la course. Il s’est échappé seul et a raflé au passage 8 sprints intermédiaires avant de se faire avaler par le peloton. C’est au 15e tour, qu’un groupe de 7 cyclistes mené par Aziz Nikiéma de l’USFA, a pris l’initiative de poursuivre le fuyard. Grâce à cela, la jonction a été établie avant les 3 derniers tours.

En ce moment, les éléments de l’AS Bessel, de l’AJCK et de l’USFA se sont bien positionnés à l’avant du groupe. Et pendant que le public croyait que le vainqueur serait parmi ce lot, que Noufou Minoungou va déjouer les pronostics et coiffer tout le monde à quelques mètres de la ligne. Il décroche ainsi le premier prix composé d’un trophée, d’un vélo VTT, de la somme de 150.000FCFA et d’autres prix spéciaux. Abdoul Aziz Nikiéma, arrivé deuxième, gagne la somme de 100.000FCFA et également des prix spéciaux. Abdoulaye Rouamba qui a complété le podium s’est contenté de 80.000FCFA. Cette compétition a été organisée avec le soutien de Bessel équipement. Pour le vice-président de la fédération, Mahamoudou Sawadogo, l’objectif est de préparer les Etalons cyclistes pour les championnats d’Afrique qui se tiendront en Ethiopie.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Soutien au Projet régional d’interconnexion électrique « Dorsale Nord » 

0

Ce mardi 12 mars, en présence de son Excellence M. Xavier Lapeyre De Cabanes, Ambassadeur de France au Burkina Faso et M. Beaumond Hans-Christian représentant de l’Union européenne, M. Lassané Kaboré, Ministre de l’Economie, des finances et du développement et M. Tanguy Denieul, directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) ont procédé à la signature d’un engagement financier de la France et de l’Union Européenne d’un montant de 45 M€ soit environ 30 Milliards de FCFA pour le projet Dorsale Nord qui vise une intégration régional des systèmes électriques des pays d’Afrique de l’Ouest.

Au Burkina Faso, le  taux d’accès à l’électricité reste encore très faible, environ 20% et la production électrique est encore essentiellement basée sur l’énergie thermique  couteuse, polluante et insuffisante pour faire face à une demande de plus en plus croissante.

Pour mieux répondre à ces défis, le projet Dorsale Nord prévoit de construire 880 km de lignes Très Haute Tension (330 kV et 225kV) de Birnin Kebi au Nigéria à Ouagadougou au Burkina Faso en passant par Niamey (Niger) et avec une bretelle de raccordement au réseau béninois (Malanville).

Ce projet permettra, dans le cadre du système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA), en anglais West African Power Pool (WAPP), de transmettre vers les pays déficitaires en électricité, l’énergie produite au Nigéria et peu émissive en CO2.

La Dorsale Nord, permettra ainsi au Burkina d’importer 150 MW en sus de la production locale, dès 2022 à un prix estimé très inférieur (plus de 50%) au coût de production local actuel.

La Dorsale Nord figure dans la matrice d’investissements du Plan national de développement économique et social (PNDES), adopté en 2016 par le gouvernement burkinabé qui a fait le choix de faire évoluer son mix énergétique en s’appuyant plus fortement sur les importations, à travers les interconnexions régionales, et sur les énergies renouvelables.

Les objectifs principaux pour le Burkina Faso sont :

  • Réduire le déficit de production au bénéfice des populations et des entreprises ;
  • Abaisser le prix de revient de l’énergie afin de renforcer la solidité financière du secteur, et notamment de la SONABEL ;
  • Disposer d’une source d’énergie puissante et stable pour gérer l’intermittence de la production solaire et ainsi augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique burkinabé ;
  • Améliorer l’accès de tous les burkinabés à l’énergie via notamment l’électrification rurale et indirectement en mettant à disposition du Burkina Faso l’énergie nécessaire à l’extension de son réseau.

Concrètement le projet prévoit pour le Burkina Faso la :

. Construction de 381 km de ligne 330 kV et 24km de ligne 225 kV: pour (i) relier la frontière nigérienne au poste de transformation de Ouaga-Est et (ii) assurer la liaison Ouaga-Est, Ouaga Sud-Est et le raccordement à la ligne Ouaga-Bolgatanga en 225 kV

  • Construction des postes de Ouaga-Est et Sud-Est: pour renforcer les infrastructures de transport autour de Ouagadougou, dont l’intérêt dépasse le simple cadre du projet Dorsale Nord.
  • Electrification rurale: électrification des villages de 500 à 2 500 habitants situés sur une bande de 10 km entourant le tracé de la ligne. Cela représenterait 150 localités et 100 000 habitants au Burkina Faso.

Le coût du projet régional de Dorsale Nord est estimé à près de 600 MEUR dont environ 260 MEUR pour le Burkina, soit 41% du financement global du projet.

Les financements seront apportés par la Banque mondiale (153 MEUR), la BAD (59 MEUR), l’AFD (30 MEUR) , l’UE (15 MEUR) et l’Etat du Burkina via un prêt de la Banque mondiale (3,2 MEUR). En termes de coût d’investissement, la Dorsale Nord est le plus important projet dans le secteur de l’énergie au Burkina pour les cinq prochaines années.

 

Communiqué de presse

Coopération Burkina-Allemagne: La GIZ offre 43 véhicules et 20 motos

0

Le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale et l’ambassade d’Allemagne ont procédé, le mercredi 6 février 2019 à Ouagadougou, à la signature d’une convention de partenariat. A travers cet acte, la coopération allemande (GIZ) fait don de 43 véhicules et 20 motos aux gouvernorats et hauts-commissariats des régions de l’Est et du Sud-Ouest.

La coopération allemande, à travers la deutsche Gesellschaft für internationale zusammenarbeit (GIZ), a signé une convention avec le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale (MATDC), le mercredi 6 mars 2019 à Ouagadougou. Pour marquer cette convention, le gouvernement allemand a fait un don de 43 véhicules et de 20 motos d’une valeur totale de 721 550 mille francs CFA au gouvernement burkinabè.

Selon l’ambassadeur d’Allemagne au Burkina Faso, Ingo Hebert, cette aide s’inscrit dans la dynamique de l’appui aux partenaires du Programme de décentralisation et de développement communal (PDDC) financé par la République fédérale d’Allemagne et exécuté par la GIZ qui, depuis 2005, accompagne le processus de décentralisation au Burkina Faso. «Le matériel est destiné aux trente communes partenaires de ce programme aux deux conseils régionaux, aux deux gouvernorats et aux neuf hauts-commissariats dans les régions de l’Est et du Sud-Ouest», a-t-il détaillé.

L’ambassadeur allemand a dit espérer que le matériel offert permettra à la tutelle, représentée par les gouverneurs et les hauts-commissaires des deux régions, de mieux assurer l’appui-conseil aux collectivités territoriales et surtout d’accompagner une gouvernance locale responsable orientée vers les intérêts des citoyens. «Les motos destinées à l’usage des services techniques en charge de la collecte des recettes locales permettront d’améliorer les recouvrements des recettes propres des collectivités territoriales partenaires du programme.

Ce qui me paraît être un impératif de premier ordre pour améliorer les conditions de vie des populations», a-t-il déclaré. L’ambassadeur a réitéré la disponibilité de son gouvernement, qui intervient déjà dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de la décentralisation, à soutenir le Burkina Faso dans sa lutte pour le développement. Pour le ministre d’Etat burkinabè, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo, cette convention qui vient élargir la relation bilatérale entre la République fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso, sera d’une aide capitale dans la tenue du PDDC.

«Je mesure à sa juste valeur, ce geste qui apportera sans nul doute une plus-value dans l’action de mon département sur le terrain en améliorant dans les régions concernées, la qualité des actes produits, la satisfaction de la population vis-à-vis des services délivrés, le renforcement de la collaboration entre acteurs étatiques et collectivités territoriales», a-t-il déclaré. Le ministre Siméon Sawadogo a donc remercié la coopération allemande et s’est engagé solennellement à utiliser à bon escient le matériel offert.

Fatimah TANKOANO
(stagiaire)

Coupe de la confédération : Le nul de trop pour Salitas

Salitas FC a été tenu en échec, un but partout par les Rangers international FC d’Enugu, hier dimanche 10 mars 2019 à Ouagadougou, en match comptant pour la 5e journée de la phase de groupe de la coupe de la Confédération. Ce 4e nul d’affilé des Burkinabè ne les élimine pas de la compétition, mais Youssouf Barro et ses coéquipiers n’ont plus leur destin en main.

Salitas FC a vu ses chances de qualification au prochain tour de la Coupe de la confédération s’amenuiser en partageant la poire en deux (1-1) avec Enugu Rangers du Nigeria hier dimanche 10 mars 2019 au stade du 4-Août de Ouagadougou. Les Burkinabè qui avaient impérativement besoin d’une victoire pour se relancer et garder leur destin entre les mains ne sont pas pour autant éliminé malgré ce 4e match nul d’affilé dans la compétition.

Cependant, leur chance de qualification pour les ¼ de finale reste infime. Classé dernier dans le groupe B avec 4 points -2, derrière respectivement CS Sfaxien (9 points +2), Etoile du Sahel (7 points +1) et leurs adversaires du jour) 5 points -1), les Colombes peuvent entrevoir les ¼ de finale si toutefois ils arrivent à dompter, lors de la 6e et dernière journée des phases de groupe, l’Etoile sportive du Sahel le week-end prochain en Tunisie ; et que dans la foulée, le leader du groupe CS Sfaxien, fait au moins un nul contre les Rangers au Nigéria.

Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué aux garçons du col Yacouba Ouédraogo pour s’éviter de tels calculs en ce match-retour contre les Nigérians. Seulement, Youssoufou Barro et ses coéquipiers ont fait preuve de manque de lucidité. La fébrilité des Burkinabè, s’est surtout ressentie durant la première période. Ils ont été méconnaissables. Bien que réduit à 10 à la suite de l’expulsion d’Abdul Liadi à la 28e minute pour cumul de cartons jaunes, c’est Enugu Rangers qui ouvrira le score.

Jouant confiant et décontracté comme s’ils étaient à domicile, les Nigérians ont dominé dans la production du jeu et leurs efforts seront payés à la 32e minute. Là aussi, George Iféma le buteur, a profité d’une largesse de la défense burkinabè pour tromper Daouda Diakité. C’est à la seconde période que Salitas a rehaussé son niveau de jeu. Dos au mur, les représentants burkinabè ont pendant cette période, pressé très haut leurs adversaires.

Le premier but de leur histoire

L’entrée d’Ismaël Karambiri a rehaussé le niveau de jeu de Salitas.

L’encadrement technique a joué sa partition en opérant des remplacements positifs qui changeront la physionomie de la rencontre. Illiasse Sawadogo, bien que diminué physiquement, réussit à remettre les pendules à l’heure à la 50e minute, à la suite d’une belle frappe croisée du gauche sur une passe en profondeur. Ce but, le premier de Salitas dans une campagne africaine, galvanise davantage les protégés de Ladji Coulibaly qui multiplient les assauts dans le camp nigérian.

Ismaël Karambiri, entré en cours de jeu, manque de peu d’inscrire le second but de son équipe. Malgré cette domination, l’équipe burkinabè confond vitesse et précipitation dans le dernier geste. Les garçons voient leurs frappes, soient détournées par le gardien, soient passées hors du cadre. Il faut signaler que le portier des Rangers a été l’homme du match de son équipe. Il s’est déployé au moins à cinq reprises pour sauver les siens. Menacée, l’équipe nigériane opte de jouer pour le nul.

Ils cassent le rythme du match par des fautes ou de simulations de blessures. Salitas FC va accentuer son pressing au dernier quart d’heure. Il s’offre une panoplie d’occasions mais ne parvient pas à mettre la balle au fond des filets nigérians. C’est dans cette situation que l’arbitre marocain met fin à la rencontre. Les garçons du coach Ladji Coulibaly peuvent nourrir des regrets s’ils ne se qualifient pas pour la suite de la compétition. Car, des trois matches disputés à domicile, ils avaient les moyens d’engranger des points.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO


Classement du groupe B à l’issue
de la 5e journée

1er Club sportif sfaxien 9pts +2
2e Etoile sportive du Sahel 7pts +1
3e Rangers internation FC, Enugu 5pts -1
4e Salitas FC 4 pts -2


Fiche technique

Compétition : match de poule de la coupe CAF, 5e journée, poule B
Terrain : Stade du 4-Août de Ouagadougou
Pelouse : assez bon
Temps : ensoleillé
Spectateurs : 5 000 environ
Arbitres : Noureddine El Jaafari, assisté de Hicham Ait Abbou et de Yahya Nouali (Maroc)
Avertissements : Liadi Semiu Abdul (11e et 28e), Solomon Okpako (82e) et Oladuntoye Isiaka (90e) pour les Rangers.
Exclusion : Liadi Semiu Abdul (28e) pour les Rangers
Les équipes
Salitas FC : Daouda Diakité-Biassoum Coulibaly (puis Aboubacar Sidiki Traoré, 84e) , Ismaël Zagré, Hermann Nikiéma, Ismaël Bandé-Elisée Démankel To, Youssouf Barro-Cédric Badolo, Dieudonné Noumonvi (puis Ismaël Karambiri, 46e), Eliasse Dianda-Ilasse Sawadogo (puis Nana Ousmane, 65e). Entraîneur : Ladji Coulibaly.
Rangers international FC : Nana Bonsu-Isaac Louté, Liadi Semiu Abdul, Pape Sané, Emmanuel Olusesi (puis Chidera Ezeh, 62e), Msonter Shimaga-Solomon Okpako, Godwin Aguda, Bright Silas, Emmanuel Madu-George Ifeanyi (puis Michael Uchebo, 56e). Entraineur : Famous Ogbe

8-Mars 2019 : Les femmes, maillons «forts» de la lutte contre l’insécurité

La commémoration nationale de la 162e Journée internationale de la femme a eu lieu, le vendredi 8 mars 2019, à Koupèla, dans la région du Centre-Est.

Les femmes doivent être des maillons essentiels dans la lutte contre l’insécurité, la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Réunies à Koupèla, dans la région du Centre-Est, à l’occasion de la célébration de la 162e Journée internationale de la femme, placée sous le thème «Contribution de la femme à l’édification d’un Burkina Faso de sécurité, de paix et de cohésion sociale», elles ont réaffirmé ce désir.

Selon la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Laurence Ilboudo, le thème est d’actualité au regard de la situation sécuritaire que vit le Burkina Faso et ses conséquences sur la population et particulièrement sur les femmes. Elle a rappelé que le Burkina Fao est confronté depuis janvier 2016, à des attaques terroristes de plus en plus fréquentes et meurtrières. «Ce phénomène, d’abord localisé dans les régions du Sahel et du Nord, s’est étendu dans d’autres zones à savoir l’Est, la Boucle du Mouhoun et le Centre-Est», a indiqué Mme Ilboudo.

La ministre en charge de la femme, Laurence Ilboudo : «la contribution de chaque citoyen est indispensable dans la lutte contre le terrorisme».

De son avis, cela occasionne des pertes en vies humaines, surtout dans les rangs des Forces de défenses et de sécurité (FDS), des blessés, des dégâts matériels. «L’on note aussi la menace de l’intégrité territoriale, la déstabilisation du système éducatif, le ralentissement des activités économiques dans les zones touchées, le déplacement interne des personnes pour se protéger des représailles», a énuméré la ministre.

Et de poursuivre que cette bataille ne peut être l’affaire du gouvernement seul qui travaille à ramener la paix et la cohésion sociale, gage de développement durable pour toute nation. «Je garde l’espoir que notre détermination permettra de triompher dans cette lutte contre les ennemis du pays des Hommes intègres», a-t-elle laissé entendre. La ministre Ilboudo a interpellé les femmes sur les rôles qu’elles jouent avant de les inviter à s’engager davantage dans la lutte contre le terrorisme.

«Nous sommes des artisanes de la paix au sein de la famille et de la société», a-t-elle lancé. Pour Mme Ilboudo, la femme a également cette onction de pouvoir détecter et corriger au sein des communautés, les premiers signes de radicalisation.

Unies et déterminées pour bâtir la patrie

«Nous femmes du Burkina Faso, restons unies et déterminées pour bâtir et défendre notre patrie», a-t-elle insisté. Par ailleurs, elle a présenté quelques actions réalisées au cours de l’année 2018 en faveur de la femme dans le cadre du PNDES. Il s’agit notamment de l’effectivité de la gratuité des soins en faveur des femmes enceintes, de la délivrance d’actes de naissance à 17820 femmes des régions de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Sud, du retrait effectif de la rue, de 105 femmes et jeunes filles.

La ministre en charge de la femme a rappelé que le gouvernement demeure conscient des efforts qui restent à faire pour le plein épanouissement des femmes au Burkina Faso. «Il s’engage à renforcer des actions telles que l’autonomisation socioéconomique des femmes, la protection des femmes et des filles contre toutes les formes de violences et de discrimination», a-t-elle souligné. Pour le maire de Koupéla, Arouna Tirogo, la cohésion sociale ne peut être effective sans la prise en compte de la question du genre.

Des citoyens ont été décorés.

La coordinatrice régionale des organisations féminines du Centre-Est, Cathérine Zakané, a soutenu qu’il faut une amélioration du statut social de la femme et son accès aux sphères de décision. La patronne de la cérémonie, Sika Kaboré, a, pour sa part, affirmé que la femme est le reflet de la société. C’est la raison pour laquelle, elle a salué les initiatives développées par le gouvernement pour placer les femmes au centre des actions contre le terrorisme. «Je fonde l’espoir que la stratégie nationale de lutte contre la radicalisation soit une réussite», a argué la première Dame. Au cours de la cérémonie, 40 personnalités ont été décorées dans l’ordre du mérite dont 30 avec agrafe Promotion genre et 10 avec agrafe Action sociale.

Assétou Traoré est de celles-ci. Elle s’est dit heureuse de recevoir cette distinction. Cette année, l’ONU a choisi de célébrer le 8-Mars sous le thème : «Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement».

Mariam SOMDA

Crash d’un Boeing d’Ethiopian Airlines: 157 morts

Un avion d’Ethiopian Airlines s’est écrasé, hier dimanche 10 mars 2019, six minutes après son décollage de l’aéroport international d’Addis-Abeba en Ethiopie pour rallier Nairobi au Kenya. La compagnie indique qu’il n’y a eu «aucun survivant» dans le crash, alors que le vol comptait 149 passagers de 35 nationalités et 8 membres d’équipage.

Six minutes seulement après son décollage, tôt le matin du dimanche 10 mars 2019, de l’aéroport international d’Addis-Abeba pour Nairobi, le Boeing 737-800 Max de la compagnie Ethiopian airlines a perdu tout contact avec la tour de contrôle, a indiqué la compagnie nationale éthiopienne dans un communiqué. D’après ledit communiqué, 149 passagers et 8 membres de l’équipage étaient à bord de ce vol et le Boeing s’est écrasé peu après le décollage, alors que le pilote avait évoqué des «difficultés» et demandé à faire demi-tour en vue d’un atterrissage d’urgence.

Selon la compagnie, le pilote était expérimenté et le Boeing, un appareil neuf (livré en septembre dernier) n’avait «aucun problème technique connu». Il survolait alors la ville de Bishoftu à une cinquantaine de kilomètres au Sud d’Addis-Abeba, donc la bonne direction pour aller vers la capitale kenyane. Quelques heures plus tard, le ministre des Transports kényan, James Macharia, a donné une conférence de presse à Nairobi évoquant un «après-midi très triste», «un incident très regrettable».

Il a annoncé que les passagers appartenaient à au moins 35 nationalités. Le Kenya est le plus touché avec 32 passagers. Il y avait aussi 18 Canadiens, 9 Ethiopiens, 8 Chinois, 8 Italiens, 7 Français, 7 Britanniques, 6 Egyptiens, 5 Néerlandais, 4 Indiens, 4 Slovaques et 8 Américains, entre autres. Quatre passagers voyageaient également avec un passeport onusien. Pour l’instant, a-t-il dit, à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, une cellule d’urgence avait été mise en place pour prendre soin des proches qui pourraient être affectés.

Ethiopian Airlines assure quatre liaisons quotidiennes entre Addis-Abeba et Nairobi. Selon le site spécialisé Flightradar 24, l’appareil avait effectué son premier vol en octobre 2018. Ethiopian Airlines qui compte 100 appareils est la première compagnie du continent. Cet accident tombe au plus mauvais moment pour cette société en pleine expansion, considérée comme l’une des plus fiables d’Afrique.

La flotte de la compagnie publique est l’une des plus importantes du continent et elle prévoyait l’an dernier de transporter 10,6 millions de passagers. Le 737 MAX-8 immatriculé ET-AVJ est un appareil tout neuf, livré à Ethiopian Airlines le 15 novembre dernier. En octobre dernier, un autre Boeing 737 MAX-8 de la compagnie indonésienne Lion Air s’était écrasé dans la mer de Java, quelques minutes seulement après son décollage de Jakarta, la capitale de l’Indonésie, tuant les 189 personnes à bord. L’enquête a montré que l’indicateur de vitesse de l’avion avait mal fonctionné.

La Rédaction

Centenaire du Burkina Faso : Une halte pour revisiter l’histoire

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé le colloque du centenaire de la création de la Haute-Volta, le samedi 9 mars 2019 à l’Université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo.

Il y a 100 ans que la colonie de Haute-Volta, actuel Burkina Faso, a été créée. Un siècle marqué d’histoires et de mémoire collective dont les sillons ont été tracés par les filles et les fils de la patrie. Pour rendre un hommage mérité à ces derniers, les plus hautes autorités du pays ont décidé de marquer une halte, à travers un colloque sur le centenaire de la création de la Haute-Volta.

Pour la circonstance, c’est l’Amphi D de l’Université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo qui a servi de cadre à la commémoration, le samedi 9 mars 2019, sous la présidence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Selon le président de l’Université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo, Pr Rabiou Cissé, le choix du temple du savoir pour abriter le colloque confirme le rôle et la place de l’université dans le développement socioéconomique du Burkina Faso.

Cette commémoration se veut sobre, mais digne d’un centenaire avec de nombreuses activités tout au long de l’année 2019, de l’avis du président de la commission colloque et conférence, Pr Magloire Somé. Il a indiqué que ce colloque sera ponctué de communications (en quatre axes) venant de six pays à savoir : la Côte d’Ivoire, la France, le Mali, le Canada, les Etats-Unis et le Burkina Faso.

Le premier axe porte sur «L’évolution de la politique coloniale de la France : de la fin du 19e siècle à 1919». «Une dizaine de communications analyseront les motivations réelles de la création de la Haute-Volta», a expliqué le Pr Magloire Somé. Le second axe concerne «La gouvernance administrative de la France en Haute-Volta de 1919 à 1932», avec un accent particulier sur les œuvres sociales et éducatives ; puis de «La Haute Côte-d’Ivoire de 1933 à 1947».

Le troisième axe va s’intéresser à «L’exploitation économique, l’héritage social et la culture matérielle de 1919 à 1947». Le quatrième axe a trait à «L’émergence d’une élite africaine porteuse de modernité, mais promotrice de la culture africaine» à travers la littérature, et médiatrice dans la construction du savoir ethnologique dans l’entre-deux guerre, selon le président de la commission colloque et conférences.

Quels legs à la jeunesse?

Une trentaine de communicateurs venus de six pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique ont été mobilisés pour revisiter le centenaire de la création de la Haute-Volta.

Dans son discours d’ouverture du colloque, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo, a rappelé que la France a créé la Haute-Volta, le 1er mars 1919, en fonction de ses intérêts et qu’elle a ensuite décidé en 1932, selon l’évolution de ses intérêts du moment, de la supprimer.

«Mais dans la société, le droit d’engendrement ne donne jamais de droit à l’homicide. Quand elle la supprima, des Africains et des Français coalisés firent pression sur elle pour sa reconstitution. Le 4 septembre 1947, la France la reconstitua et elle devint le cadre du futur Etat souverain. Il est donc à relever que la volonté des peuples est souvent d’autant plus forte qu’elle arrive à faire infléchir la position des dirigeants», a-t-il relevé.

Pour lui, le rappel de ce passé est riche d’enseignements en ce sens que cette connaissance historique est essentielle à la fois pour le peuple, pour sa jeunesse en particulier et pour ses dirigeants. Elle les éclaire, a poursuivi le ministre d’Etat, d’un jour nouveau et leur permet d’assurer leur destin, d’éveiller et de motiver la conscience collective. La conférence inaugurale du colloque a été animée par le Pr Jean Marc Palm.

Elle a porté sur le thème : «1919-2019, centenaire de la création de la Haute volta : quels legs à la jeunesse». Dans son exposé, le conférencier a fait savoir que le combat du peuple burkinabè a permis de contribuer à la conquête de nombreux acquis politiques et sociaux, malgré ses querelles pseudo-idéologiques qui l’ont fortement desservi.

D’où ces questionnements : «Quelle part de responsabilité avons-nous dans les dérives actuelles que connaît une certaine jeunesse gagnée par le désespoir dû à l’incertitude du lendemain qui ne jure que parce qu’elle appelle le business ? Avons-nous su leur transmettre les valeurs de patriotisme, d’intégrité et d’amour du travail ? Quelles orientations leur indiquons-nous pour un Burkina Faso prospère dans un monde en perpétuelle mutation ?». En marge du colloque, il est prévu une visite sur le site de sculpture de Laongo.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO


Le président du Faso : «La jeunesse doit pouvoir tirer
des aspects qualitatifs»

«Cela fait un siècle que la Haute-Volta a été érigée. Ce pays, jusqu’en 1983, s’appelait Haute-Volta et aujourd’hui Burkina Faso. Nous assistons à l’organisation d’un colloque scientifique qui doit nous permettre de nous approprier notre histoire. Il n’y a pas d’avenir dans un pays si cet avenir n’est pas fondé sur l’histoire et les leçons que nous retenons de cette histoire. Il faut que les Burkinabè, les scientifiques, nos historiens et tous ceux qui peuvent participer à la reconstitution de notre histoire le fassent.

Et que nous ayons au bout de cette année, quelque chose qui soit faite pour permettre d’enseigner nos jeunes et nos enfants dans le cadre de la meilleure connaissance de notre histoire. Cela me semble important, parce que si vous voyez que tous les grands pays du monde avancent, c’est parce que quelque part, l’histoire a été la base de ces avancées. Si vous demandez aujourd’hui à beaucoup de jeunes, quelle est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit.

C’est pourquoi, l’enseignement, la réécriture de cette histoire par nous-mêmes et l’appropriation est un élément fondamental de la prise de conscience que nous appartenons à un même Etat. L’histoire n’est pas faite simplement de succès. Il y a des moments de recul et nous devons tirer des leçons. La jeunesse doit pouvoir tirer des aspects qualitatifs qui ont fait que des hommes et des femmes ont sacrifié leur vie pour ce pays. Cela s’est passé hier, ça se passera aujourd’hui et ce sera le cas demain et le Burkina Faso reste debout.».

Propos recueillis par POO