Unité africaine : «Le continent est sur la bonne voie», Moustapha Niasse

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience le Président de l’assemblée nationale (PAN) du Sénégal, Moustapha Niasse, le jeudi 7 mars 2019 à Ouagadougou.

Venu à Ouagadougou sur invitation de son homologue du Burkina Faso pour assister à l’ouverture de la première session de l’année 2019 de l’Assemblée nationale, le Président de l’Assemblée nationale (PAN) du Sénégal, Moustapha Niasse, a été reçu en audience par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, le jeudi 7 mars dernier à Ouagadougou.

Après une trentaine de minutes d’échanges, le patron du Parlement sénégalais a annoncé que la rencontre a constitué pour lui, des retrouvailles fraternelles, un de ses aïeuls étant originaire du pays des Hommes intègres. Aussi, il a soutenu avoir beaucoup travaillé avec le président Kaboré, quand ils étaient tous deux ministres. Moustapha Niasse a reconnu ses mérites ainsi que ceux de tous les Burkinabè qu’il a qualifiés d’hommes libres, courageux et honnêtes. Revenant sur le contenu de l’entrevue avec le chef de l’Etat, M. Niasse a déclaré que la question du développement de la femme en Afrique a été abordée.

«Nous devons aider la femme à s’autonomiser, à impulser la dynamique de développement, car c’est elle qui donne naissance, qui communique à tous les premiers rudiments et les bases du comportement social pendant l’existence humaine», a-t-il relevé. Outre ce sujet, les deux hommes ont parlé de l’unité du continent africain comme en ont rêvé Kwame Nkruma et Patrice Lumumba.

Pour M. Niasse, le continent est sur la bonne voie. «La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) construit étape après étape le grand ensemble de l’Ouest africain. D’autres organisations font le même travail pour l’Afrique centrale, australe, de l’Est, et du Nord. Ces cinq amodules vont constituer demain, l’unité complète du continent africain», a-t-il assuré.

Il a salué l’œuvre des pères-fondateurs des indépendances, les actions à la souveraineté internationale et surtout la réflexion qui a conduit à l’élaboration de politiques publiques de développement intégrées sur les plans social, éducatif, de la diplomatie extérieure et de la gestion des ressources naturelles. Le PAN Moustapha Niasse a quitté Kosyam en espérant que le président Kaboré prendra part, le 2 avril 2019, à l’investiture de Maky Sall réélu pour présider aux destinées du Sénégal pendant les cinq prochaines années.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Aller au-delà des divergences

A l’instar de leurs semblables à travers le monde, les femmes du Burkina Faso ont fêté le 8-Mars, sur l’ensemble du territoire national. Cette année, c’est Koupéla, capitale provinciale du Kourittenga dans la région du Centre-Est, qui a accueilli la célébration nationale de la Journée internationale de la femme. Une commémoration, de plus en plus adaptée à la réflexion plutôt qu’aux reprochables réjouissances populaires loin des préoccupations des femmes.

Les femmes burkinabè, à travers un thème de réflexion, «Contribution de la femme à l’édification d’un Burkina Faso de sécurité, de paix et de cohésion sociale», se sont posées les questions majeures et porteuses d’espoir dans la promotion de l’«autre moitié du ciel». Le nouveau tempo de la journée qui, en 2017, était perçue comme impossible à tenir, fait aujourd’hui chorus au sein d’une population souvent agacée par la primauté des djandjoba et la beuverie au cours d’une journée, dont le sens premier est bel et bien la lutte pour un mieux-être de la femme, qui selon l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré, est la «première à se lever et la dernière à se coucher».

Le 8-Mars réorienté principalement vers des questions existentielles, à savoir comment promouvoir la femme et amener la majorité des Burkinabè à prendre conscience de sa force dans le développement du pays, nous pousse à crier Eureka. En organisant cette journée dans le contexte difficile d’un pays en mouvement sur la voie du développement, mais plus ou moins contrarié par une insécurité, les femmes du Burkina montrent que la défense de la patrie, est une œuvre à laquelle elles contribueront. Si elles ne le font pas déjà avec ces «amazones» au sein des forces de défense et de sécurité.

Heureusement que la querelle puérile sur la prétendue couleur du pagne du 8-Mars, tel un feu de paille, n’a pas prospéré. Il semble évident qu’il ne fallait pas trop mettre l’accent sur les détails, mais plutôt la symbolique qui donne au pagne un aspect magistral de cohésion, de solidarité entre fils et filles du Burkina. Le tout, sous un soleil qui irradie par ses rayons ardents, ce pays résilient, qui jamais, ne rompra en dépit des attaques terroristes répétées. Les soldats engagés sur le terrain pour ramener la quiétude dans le pays vont jusqu’au sacrifice suprême. Un combat noble !

Et dire qu’ils ont le soutien sans faille des femmes (52% de la population), qui l’ont prouvé, à la faveur de la célébration du 8-Mars, il y a de quoi avoir confiance en l’avenir. Au-delà de la satisfaction morale, c’est un signe de solidarité. Les femmes de notre pays n’ont malheureusement pas fait fi de leur appartenance politique, pour communier et souhaiter des lendemains meilleurs à la nation.

Ailleurs, dans un pays voisin, deux dames, dont les époux sont des hommes politiques influents actuellement en désaccord, ont fêté le 8-Mars ensemble dans un stade plein à craquer. Cette image forte montre à souhait qu’être opposant ne fait pas de vous un ennemi. Les femmes burkinabè, qui ne s’enfoncent pas forcément dans les querelles politico-politiciennes, doivent s’en inspirer et restées sereines comme elles l’ont toujours démontré aux moments difficiles de la nation.

Le Burkina, qui se défait progressivement de l’hydre terroriste avec panache,  grâce à la détermination de tous ses fils et à la bravoure des Forces de défense et de sécurité (FDS), a plus que jamais besoin de l’unité de ses fils et filles pour attester que les divergences d’approches ne sont pas des murs infranchissables.

Le 8-Mars 2019 aurait pu être cette tribune, et le fait que les épouses des femmes des leaders de l’opposition aient préféré se retrouver que de faire front commun avec celles de formations opposées, sonne comme le sel manquant qui aurait pu donner une belle saveur à cette fête de la femme. Mais à leur décharge, on dira que le menu du 8-Mars a été concocté par des mains maladroites des cuisiniers d’un jour.

Par Mahamadi TIEGNA
mahamaditiegna@yahoo.fr

Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel : Une nouvelle dynamique de collaboration avec les médias

La Coordination nationale de l’Initiative de la grande muraille verte pour le sahara et le sahel (IGMVSS) a organisé, les 5 et 6 mars 2019 à Koudougou, un atelier d’information et d’échanges au profit d’une trentaine de journalistes.

L’Initiative de la grande muraille verte pour le sahara et le sahel (IGMVSS) lancée depuis 2007 par l’Union africaine pour répondre aux défis de la désertification, la dégradation des terres, la sécheresse et le changement climatique reste peu connue du public. Pour inverser la tendance, la coordination nationale du programme a réuni les 5 et 6 mars 2019 à Koudougou, 30 journalistes à la faveur d’un atelier d’information et d’échanges sur les activités et les domaines d’intervention de l’IGMVSS au Burkina Faso.

Les participants sont venus de différents organes de presse basés à Ouagadougou et dans les quatre régions des zones d’intervention à savoir, le Nord, le Centre-Nord, l’Est et le Sahel. Les travaux se sont déroulés sous forme de présentations suivies de discussions avec les hommes de médias. Dans une première communication sur l’historique, le coordonnateur national, Adama Doulkom, a indiqué que l’idée de l’IGMVSS remonte à juin 2005 lors du 7e Sommet des chefs d’Etat de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) tenu à Ouagadougou.

Au cours de cette rencontre de haut niveau, a-t-il expliqué, Olusegun Obasanjo alors président du Nigeria, avait proposé la construction d’un mur d’arbres qui devrait traverser toute la zone sahélo-saharienne afin de ralentir l’avancée du désert et lutter contre la dégradation des terres. «Deux ans plus tard, soit en 2007, l’Union africaine a adopté la résolution sur l’IGMVSS, suivie de la création en 2010, de l’Agence panafricaine de la grande muraille verte (APGMV) dotée d’un dispositif juridique, organisationnel et institutionnel de coordination basée d’abord à N’Djamena au Tchad puis transférée en Mauritanie», a poursuivi M. Doulkom.

Mais de l’avis de ce dernier, au lieu d’un mur d’arbres comme initialement prévu, les pays-membres ont plutôt retenu la réalisation de plusieurs activités visant à lutter contre la désertification par la restauration du couvert végétal et des techniques de récupération des terres dégradées. Le coordonnateur a également fait observer que, contrairement aux projets, l’initiative de la grande muraille verte n’a pas de délai d’exécution. «Le programme prendra fin lorsqu’il n’y aura plus de terres dégradées au Burkina Faso», a-t-il déclaré. La deuxième communication du coordonnateur national a porté sur le thème : «défis majeurs et acquis de la grande muraille verte au Burkina Faso».

Dès l’entame, le communicateur a fait savoir que des difficultés de plusieurs ordres font obstacle au bon fonctionnement de l’initiative et de nouveaux défis se pointent à l’horizon.
De son avis, la désertification, le changement climatique et la dégradation des terres impactent fortement sur les principaux leviers de croissance économique alors que les sources de financement se font de plus en plus rares.

Pour plus de visibilité

Le responsable en charge de la communication, Fabrice Yi-Bour Bazié, a axé son intervention sur les activités nécessitant l’accompagnement des hommes de médias.

A titre d’exemple, a-t-il précisé, le Burkina Faso s’est engagé à restaurer environ 5 millions d’hectares (ha) de terres dégradées à l’horizon 2030 à raison de 200 000 F CFA l’hectare, soit une enveloppe globale d’environ 1000 milliards F CFA. L’APGMV qui devait se charger de la mobilisation des ressources à l’échelle du continent pour le financement des activités de la grande muraille dans les pays-membres n’arrive toujours pas à répondre aux besoins des gouvernements, foi de Adama Doulkom.

Au deuxième jour, les participants ont axé leurs échanges sur le volet communication. Ainsi le responsable en charge de la communication, Fabrice Yi-Bour Bazié, a d’abord présenté le programme d’activités 2019 de l’IGMVSS en rapport avec la communication ou nécessitant l’accompagnement des organes de presse. S’en sont suivies des longues heures de débats et de discussions avec à la clé, des propositions sur les formes de collaboration ou de partenariat devant permettre aux médias d’offrir une meilleure visibilité aux actions de la grande muraille verte sur le terrain, en particulier, la récupération des terres dégradées et la gestion durable des terres.

Ainsi, des rubriques, des plages ou émissions traitant exclusivement des sujets d’environnement en plus des Papiers d’initiatives personnelles (PIP) ont été proposées comme créneaux pour la promotion de l’IGMVSS. Mais les journalistes ont émis le vœu que les patrons des médias soient associés à la démarche pour une issue heureuse. Ils ont par ailleurs proposé l’institution de prix devant récompenser les meilleures productions journalistiques sur la GDT au Burkina Faso.

Au terme des 48 heures de travaux, la coordination nationale de l’IGMVSS s’est réjouie de l’intérêt des journalistes pour les questions environnementales. «La tenue de cette activité nous tenait à cœur, vu le rôle important que les journalistes peuvent jouer dans l’atteinte de nos objectifs sur le terrain.

L’Initiative de la grande muraille verte ne doit pas être la chasse gardée de la coordination nationale, mais plutôt une affaire de l’ensemble des Burkinabè», a laissé entendre le coordonnateur national.
Ce dernier a affiché sa ferme volonté à inscrire la collaboration entre sa structure et les médias dans une longue durée afin d’impacter les populations bénéficiaires, mais aussi susciter plus d’accompagnement de la part des partenaires techniques et financiers.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Insécurité alimentaire au Burkina Faso: Le Danemark en renfort avec plus d’un milliard F CFA

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le jeudi 7 mars 2019 à Ouagadougou, la ministre danoise de la Coopération, Ulla Toernaes et la directrice générale du Partenariat mondial pour l’éducation (PME), Alice Albright.

Le Danemark accordera un appui financier de 2,4 millions de dollars (plus d’un milliard F CFA) au Burkina Faso à travers le Programme alimentaire mondiale (PAM) au profit des régions de l’Est, du Nord et du Sahel. C’est la ministre danoise de la Coopération, Ulla Toernaes qui a annoncé la bonne nouvelle au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le jeudi 7 mars 2019 au cours d’une audience.

A ses dires, cette somme sera utilisée pour assurer la sécurité alimentaire des populations bénéficiaires. Outre le Danemark, le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) entend aider le pays des Hommes intègres pour la scolarisation des enfants. La directrice générale du PME, Alice Albright, reçue avec la ministre danoise, a informé que son institution, qui a déjà investi plus de 117 milliards F CFA au Burkina Faso, prépare un autre financement. Mais d’ores et déjà, elle a félicité les autorités burkinabè pour avoir fait de l’éducation «une priorité».

Elle a relevé que les discussions avec le chef de l’Etat ont porté sur l’impact du taux de croissance sur le système éducatif et les conséquences de l’insécurité sur l’éducation. La scolarisation des filles a été un point important des échanges, car a-t-elle soutenu, l’autonomisation de la femme passe par là. Aussi, elle s’est réjouie de la célébration de la Journée internationale de la femme au Burkina Faso.

«Dans tous les pays du monde, il y a des formes de discrimination à l’égard des femmes. C’est pourquoi, nous travaillons au quotidien pour qu’il y ait une équité d’accès à l’éducation entre les filles et les garçons», a-t-elle fait savoir. Elle a également informé que sa délégation visitera quelques écoles pour prendre la pleine mesure des réalités afin de mieux orienter les actions.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Burkina Faso/Chine: Les relations «au beau fixe»

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le vice-ministre du département international du Parti communiste chinois (PCC), Yezhou Guo, le jeudi 7 mars 2019 à Kosyam. Le chef de l’Etat et son hôte ont échangé sur la coopération «fructueuse» entre les deux pays.

En fin de matinée du jeudi 7 mars 2019, le vice-ministre du département international du Parti communiste chinois (PCC), Yezhou Guo, s’est rendu chez le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Les deux personnalités ont échangé sur la coopération bilatérale en moins d’une année de sa relance. L’hôte chinois a, d’emblée, indiqué avoir transmis les salutations du président chinois, Xi Jinping à Roch Marc Christian Kaboré qui lui a demandé de faire autant pour son homologue.

Le vice-ministre du département international du PCC, Yezhou Guo : «Ce sont les arbres qui poussent lentement qui sont les plus solides».

«Nous avons échangé sur les résultats de la coopération pragmatique et le rétablissement des relations diplomatiques en mai dernier», a-t-il précisé. Yezhou Guo a confié que le chef de l’Etat approuve le principe d’une seule Chine pour que les rapports entre la Chine et le Burkina Faso soient au beau fixe. «Nous avons également échangé sur l’avenir de nos relations», a-t-il ajouté.

Selon l’officiel chinois, le locataire de Kosyam s’est dit satisfait de la reprise des liens diplomatiques qui sont fructueux en moins d’un an. Cependant, le président Kaboré, a rapporté le vice-ministre chinois, a dit attendre les moyens progressifs pour plus de retombées. «Ce sont les arbres qui poussent lentement qui sont les plus solides», a relevé Yezhou Guo, en citant un proverbe chinois.

A l’entendre, Roch Marc Christian Kaboré et lui se sont également accordés sur le fait que les deux nations doivent maîtriser leur destin. Pour cela, a déclaré Yezhou Guo, malgré l’absence de pétrole et l’insuffisance de forêts en Chine et au Burkina Faso, l’avenir est prometteur, car les deux peuples sont diligents et intelligents.

Boukary BONKOUNGOU

8-Mars 2019 : L’Amicale des femmes de l’ONATEL honorée

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A la faveur de la 162e Journée internationale de la femme, l’Amicale des femmes de l’Office national des télécommunications (AF-ONATEL) a reçu une distinction honorifique, le 8 mars 2019 à Koupéla.

L’Amicale des femmes de l’Office national des télécommunications (AF-ONATEL) a été décorée dans l’Ordre du mérite avec agrafe action sociale. C’était à l’occasion de la Journée internationale de la femme qui a eu lieu, le 8 mars 2019 à Koupèla. Selon la présidente de l’Amicale, Awa Ouédraogo, cette distinction honore à plus d’un titre. Elle a fait savoir qu’elle dédie la médaille non seulement à l’ensemble des femmes de l’Office pour leur engagement et pour une amicale plus forte et plus solidaire, mais aussi à l’entreprise des télécommunications qui subventionne leurs activités.

«Je n’oublie pas nos aînées à la retraite ou celles qui ne sont plus de ce monde qui ont créé cette amicale et dont l’effort est couronné ce jour. Nous remercions aussi nos collaborateurs hommes pour leur contribution, de même que les autorités et le ministère de la Femme», a argué Mme Ouédraogo.

L’AF-ONATEL a été créée en mars 2000 avec pour objectif principal d’améliorer les conditions de vie de ses membres et de la population par des actions de solidarité et d’entraide envers les couches vulnérables. De l’avis de la présidente, elle est apolitique, laïque, non syndicale et regroupe toutes les femmes de l’ONATEL en activité ou à la retraite, sans discrimination aucune.

Elle a signifié que l’association est coordonnée par un bureau exécutif constitué de 11 membres et d’une section régionale de trois membres. «Depuis sa création, l’Amicale a mené de multiples actions. Il s’agit des dons à différents orphelinats et hôpitaux comme le Nid des enfants de Bobo-Dioulasso, le CSPS du secteur n°16 de Ouagadougou, la pédiatrie Charles-de-Gaulle et celle de Sanou-Souro», a précisé dame Ouédraogo. Et d’ajouter que des soutiens aux familles des collègues défunts, des dépistages du cancer du col de l’utérus et du sein et des conférences-débats sur la santé de la mère et de l’enfant sont à l’actif de l’amicale.

Porte-voix des femmes battantes

A l’écouter, l’ONATEL se fait le porte-voix de toutes les femmes battantes du Faso. En témoigne le concours «Baramousso» institué par le leader des télécommunications depuis 2015 à l’endroit des associations féminines qui œuvrent au quotidien en faveur du développement durable, par le renforcement de leurs capacités financières et matérielles.

Le directeur d’agence de l’ONATEL/Koupéla, Ibrahim Traoré : «Nous offrons le prix Baramousso aux femmes qui se distinguent de par leur dévouement pour l’épanouissement de la femme ».

En effet, en 2017, l’association pour les femmes du Kourittenga qui se distingue dans la transformation des produits locaux comme le beurre de karité, le savon, le «soumbala», a remporté ce prix composé de cinq millions F CFA, d’un trophée et d’une attestation. Pour la présidente de ladite association, présente à la cérémonie commémorative du 8-Mars, Josiane Tougma, l’ONATEL travaille pour l’épanouissement des femmes. «Ce prix nous a été d’une grande aide.

En sus, l’entreprise nous conseille et nous accompagne dans nos activités», a -t- elle dit. Le directeur d’agence de l’ONATEL/Koupéla, Ibrahim Traoré, a fait remarquer que sa structure accompagne le ministère de la Femme avec le prix «Baramousso». En plus, a-t-il poursuivi, «nous sommes aux côtés des femmes lors des foires, des animations vente et des dassandaga afin de commercialiser nos produits».

«C’est un partenariat gagnant-gagnant. Nous encourageons toutes les sociétés à emboîter le pas de l’ONATEL», a dit M. Traoré. Il a rappelé que le leader des télécommunications au Burkina Faso est le seul opérateur certifié ISO 9001 version 2015. «Côté en bourse, il mène des actions citoyennes dans plusieurs domaines à savoir, l’éducation, la promotion de la femme, le sport, la culture, la promotion de l’emploi, la santé et le soutien aux personnes vulnérables», a signifié le directeur.

Mariam SOMDA

Projets et programmes du MINEFID: Des exécutions physique et financière de 76,11 et 20,26% en 2018

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) a organisé, le jeudi 7 mars 2019 à Ouagadougou, la première revue sectorielle de l’année, des projets et programmes sous sa tutelle technique.

Le portefeuille des projets et programmes, placé sous la tutelle technique du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), est constitué de 18 projets et programmes dont 1 en formulation, 9 en démarrage, 5 en exécution et 3 en phase de clôture. Au titre de l’année 2018, les taux de leurs exécutions physique et financière sont respectivement de 76,11 et 20,26%.

C’est ce qui ressort de la première revue sectorielle 2019, organisée le jeudi 7 mars 2019 sous le thème : « Rôle et efficacité des appuis-projets dans la mise en œuvre des politiques de développement au Burkina Faso ». A entendre la Directrice générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS) du MINEFID, Aïssata Sané, les réalisations au cours de l’année 2018 concernent notamment la construction d’infrastructures socioéconomiques, sanitaires, éducatives, de forages avec des systèmes de pompages solaires et des activités de renforcement de capacités techniques de l’administration.

La DGESS du MINEFID, Aïssata Sané : «La situation sécuritaire a limité
la réalisation des infrastructures».

A l’ouverture des travaux, le Secrétaire général (SG) du ministère, Dr Abel Somé, a relevé une régression continue du niveau d’exécution aussi bien physique que financière des projets et programmes depuis 2016. « Certes, nous pouvons toujours relativiser cette régression en trouvant des justifications spécifiques comme la situation sécuritaire nationale et les remous sociaux, mais cette situation nous interpelle à faire un diagnostic sans complaisance de l’exécution de nos projets et programmes ainsi qu’à plus de réalisme dans la programmation des activités », a-t-il dit.

En dépit des « énormes efforts » faits par les différents acteurs, le Dr Somé a rappelé aux acteurs que la concertation avec l’ensemble des parties prenantes, la transparence et la reddition des comptes doivent être de rigueur.

Jean-Marie TOE

Concertation gouvernement-secteur privé : La mise en œuvre des engagements examinée

Le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, a présidé, le jeudi 7 mars 2019 à Ouagadougou, une réunion du comité de pilotage du cadre de concertation gouvernement-secteur privé. La mise en œuvre des 61 engagements et recommandations sortis de la dernière rencontre entre les parties était à l’ordre
du jour.

La mise en œuvre des 61 engagements et recommandations issus de la rencontre de novembre 2018 entre le gouvernement et le secteur privé connaît des avancées et permet de traiter conjoncturellement et structurellement les problèmes des unités économiques implantées au pays des Hommes intègres.

C’est ce qu’ont noté le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Mamady Sanoh, et le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, à l’issue d’une réunion d’évaluation du comité de pilotage du cadre de concertation gouvernement-secteur privé. Le ministre en a voulu pour preuve le travail de la brigade de contrôle qui permet de combattre la fraude, les mesures prises pour résoudre les problèmes de méventes à la SN-SOSUCO et dans les huileries de Bobo-Dioulasso et tout cela sous-tendu par un mécanisme propre à consolider et un nouveau Code des investissements.

Concernant les agents économiques privés, Harouna Kaboré a expliqué qu’ils ont exécuté à 90% leurs engagements et en ont pris d’autres consistant à la mise en place de nouveaux abattoirs de qualité. Le versement par une dizaine de sociétés minières sur 13 de leur contribution au Fonds minier pour le développement a aussi été souligné. « Le secteur privé prend sa place de moteur de l’économie », s’est réjoui le chef du département en charge du commerce.

Répondant à une question relative à l‘influence de l’insécurité sur les affaires, le ministre Kaboré a confié que les entrepreneurs burkinabè sont les premiers ambassadeurs du Burkina Faso en matière d’amélioration du climat des affaires et prouvent par leurs voyages quotidiens qu’il n’y pas de problème de sécurité empêchant l’investissement privé dans ce pays. Pour lui, les nouvelles mines qui s’ouvrent, les demandes de permis de construire qui se font tous les jours sont aussi la preuve que le Burkina Faso offre un bon climat des affaires.

Quant au vice-président de la CCI-BF, Mamady Sanoh, il a fait savoir que le secteur privé est heureux de constater que les différentes rencontres, depuis 20 ans, ont occasionné des avancées. Au sujet des difficultés liées au coût des facteurs de production, à la fraude, au manque d’infrastructures, etc., il a déclaré que du travail est fait pour y remédier.

Jean Philibert SOME

Littérature: Bernard Dadié a tiré sa révérence

Chantre de l’anticolonialisme, journaliste, militant politique, l’écrivain Bernard Dadié est décédé le samedi 9 mars 2019 à l’âge de 103 ans. Figure de proue de la littérature ivoirienne, il est l’auteur de plusieurs dizaines d’œuvres dont Climbié, Le Pagne noir et Monsieur Thôgô-Gnini.

Le monde littéraire africain et ivoirien en particulier vient de perdre l’un de ses dignes représentants. Poète, nouvelliste, romancier, conteur, dramaturge, homme politique, Bernard Dadié a, en effet, tiré sa révérence, le samedi 9 mars 2019 à l’âge de 103 ans.

Considéré comme le “Père de la littérature ivoirienne”, il est l’auteur d’une vingtaine de livres dont les plus connus sont, entre autres, Afrique debout ! (1950), Légendes africaines (1954), Le Pagne noir (1955) Climbié (1956), La Ronde des jours (1956), Un Nègre à Paris (1959), Monsieur Thôgô-Gnini (1970), Béatrice du Congo (1970) Les Jambes du fils de Dieu (1980), Carnet de prison (1981), etc. Né en 1916 à Assinie, dans le Sud-Est de la Côte d’Ivoire, Bernard Binlin Dadié débute ses études à Grand-Bassam avant de les poursuivre, de 1928 à 1930, à l’Ecole normale William-Ponty de Gorée, au Sénégal.

A cette époque, William-Ponty représentait le creuset des élites noires de l’Afrique française destinées à l’enseignement. Son diplôme d’instituteur en poche, le jeune Bernard n’a pas d’autre perspective que l’enseignement. Mais, de 1937 à 1947, il est bibliothécaire-archiviste à l’Institut français d’Afrique noire (IFAN) de Dakar, (ancêtre de l’Institut fondamental d’Afrique noire, ndlr). En 1946, il rejoint le comité directeur du Rassemblement démocratique africain (RDA), créé sous l’impulsion de Félix Houphouët-Boigny et de Mamadou Konaté. Chargé de la presse et de la propagande, il s’engage alors dans un journalisme militant pour dénoncer les injustices du système colonial.

Membre du Parti démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI), il est arrêté en 1949, puis en 1952. A l’accession de son pays à l’indépendance, il devient successivement chef de cabinet au ministère de l’Education nationale, directeur des services de l’information, directeur des beaux-arts et des traditions populaires, et directeur des affaires culturelles. De 1977 à 1986, il est ministre de la Culture de Félix Houphouët-Boigny, tout en se définissant de façon particulière: «Ni houphouétiste ni antihouphouétiste, mais RDA». Militant politique reconnu, Bernard Dadié excelle surtout dans l’écriture, notamment à travers ses chroniques, inspirées de ses séjours à Paris, New York et Rome (Un Nègre à Paris, 1959; Patron de New York, 1964; La Ville où nul ne meurt, 1968).

Ses œuvres sont plus engagées politiquement et s’emploient à dénoncer l’injustice du colonialisme. C’est le cas de Carnet de prison, publié en 1981. Il y relate son expérience carcérale à une époque où, pour l’administration française, les militants du RDA sont de dangereux communistes. En somme, le choc subi par l’Afrique dans sa rencontre avec l’Occident et la revalorisation de la culture africaine seront au centre du “combat culturel” de Bernard Dadié.

L’homme ne perdra rien de sa combativité, en dépit de son âge avancé. Président du Congrès national de résistance pour la démocratie (CNRD), un aréopage de personnalités où il côtoie notamment l’ex-première Dame, Simone Gbagbo, il défendra, au début de la crise ivoirienne (2011), la souveraineté de la Côte d’Ivoire et dénoncera le diktat de la France, accusée de vouloir renverser Laurent Gbagbo, le chef de l’Etat d’alors. Jusqu’à ses derniers instants, Bernard Binlin Dadié aura, en un siècle d’existence, donné de lui-même l’image d’un patriote convaincu et d’un écrivain engagé.

Aubin W. NANA

Sources: Africultures, Jeuneafrique.com, Wikipédia

Coopération Burkina-Chine : Le MPP salue l’excellence de ses relations avec le Parti communiste chinois

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Une délégation du Parti Communiste Chinois (PCC) conduite par le vice-ministre du département international du comité central du Parti, Yezhou Guo, a séjourné du 6 au 8 mars 2019 au Burkina Faso. Dans ce communiqué, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a salué cette visite axée sur le renforcement de la coopération entre les deux partis et le partage d’expériences.

Dans l’optique de renforcer les relations de coopération entre le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) et le Parti Communiste Chinois (PCC), une forte délégation de très haut niveau conduite par Monsieur Yezhou GUO, vice-ministre du Département International du comité central du Parti Communiste Chinois (PCC) a séjourné du 6 au 8 mars 2019 au Burkina Faso.La délégation était composée de :

Son Excellence Monsieur Jian LI, Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Burkina Faso ;
Monsieur Heming WANG, Directeur général du Bureau des Affaires africaines du Département International du PCC ;
Monsieur Anping LIANG, Chef de service au Bureau des Affaires africaines du Département International du PCC ;
Monsieur Boran YE, Premier Secrétaire au Bureau des Affaires africaines du Département International du PCC ;
Monsieur Jian CHEN, Deuxième Secrétaire au Département International du
PCC ;
Madame Yan SHU, Secrétaire au Département international du PCC ;
Monsieur Bowei WANG, Attaché de l’Ambassade de la République Populaire de Chine au Burkina Faso.

C’est le mercredi 6 mars 2019, dans l’après-midi, que la délégation du PCC est arrivée à Ouagadougou. Elle a été accueillie à l’aéroport international par le Président par intérim du MPP, le Camarade Simon Compaoré entouré de plusieurs membres de la direction politique nationale du Parti. Ce fut des moments de grandes retrouvailles entre le Camarade Simon Compaoré et Monsieur Yezhou GUO qui s’étaient déjà rencontrés à Pékin en octobre 2018, lors de la première prise de contact entre le MPP et le PCC, cinq mois après le rétablissement des liens diplomatiques entre le Burkina Faso et la République Populaire de Chine.

Le point central de la visite a été la rencontre entre les délégations du MPP et du PCC. Elle s’est déroulée le jeudi 7 mars au siège du MPP sous la conduite du Camarade Simon Compaoré et de Monsieur Yezhou GUO.
Au cours de cette rencontre bilatérale et ouvrant la série d’échanges de bons procédés, le président par intérim du MPP, le Camarade Simon Compaoré s’est réjoui de cette visite d’amitié signe de l’excellence des relations de coopération entre le Parti Communiste Chinois (PCC) et le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP).

Il a exprimé la profonde gratitude du MPP au Comité Central du Parti Communiste Chinois (PCC) pour l’initiative de cette visite qui vient après celles effectuées par les délégations du MPP en Chine entre octobre 2018 et janvier 2019. Le partage d’expériences, à travers cette visite, va certes contribuer au renforcement des liens d’amitié entre nos deux Partis frères.
Le président par intérim du MPP a loué le modèle du Parti Communiste Chinois (PCC) qui est un excellent référentiel pour le développement de nos Etats ; le Parti Communiste Chinois (PCC), a-t-il déclaré, a une grande expérience séculaire en matière de gouvernance politique, économique, sociale, commerciale et également en matière de sécurité et de défense.

En réponse à son hôte, le vice-ministre du Département international, Monsieur Yezhou GUO s’est réjoui d’être à Ouagadougou, à la tête d’une délégation du PCC pour renforcer la relation MPP-PCC, suite au nouveau départ de la coopération entre le Burkina Faso et la République Populaire de Chine sous la dynamique impulsion de leurs Excellences les présidents Roch Marc Christian Kaboré et Xi Jinping. Monsieur Yezhou GUO a relevé le rôle important que devraient jouer le MPP et le PCC dans le renforcement de cette coopération que les peuples chinois et burkinabè souhaitent voir avantageuse pour toutes les deux parties.

Les deux délégations ont ensuite travaillé à huis-clos et dans le relevé des conclusions des échanges, il ressort que les deux délégations ont passé en revue les relations de coopération entre le PCC et le MPP.
A la fin de la rencontre bilatérale, la délégation du PCC a visité les deux sièges du parti et le Centre international de formation Kwame N’KRUMAH.
La volonté de renforcer les liens de coopération a été affirmée dans les échanges de toasts lors du déjeuner offert à la délégation du PCC par le président par intérim du MPP. Les deux délégations ont renouvelé leur volonté de travailler à solidifier les relations entre les deux pays et les deux partis.

Au cours de son séjour, le Vice-ministre chinois et sa délégation ont eu l’honneur d’être reçus en audience par Son Excellence M. Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso et le président de l’Assemblée nationale, Son Excellence M. Alassane Bala Sakandé.
Avec le président du Faso, les échanges ont porté sur les liens de coopération entre les deux Etats.

Avec le président de l’Assemblée nationale, il s’est agi du renforcement des liens d’amitié entre les deux peuples à travers leurs représentations nationales.
Au terme du séjour de la mission, le Vice-Ministre chinois et sa délégation tiennent à réitérer leurs remerciements à Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso, à Son Excellence Monsieur le Premier ministre et à son gouvernement, à son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale et au peuple burkinabè.

Le Vice-ministre chinois du Département international et la délégation du Parti Communiste Chinois (PCC) adressent au MPP, à son président par intérim, à la délégation du parti et aux militantes et militants, ses sentiments de reconnaissance pour la qualité de l’accueil chaleureux qui leur a été réservé durant leur séjour et pour la qualité des échanges qui permettent d’ouvrir de nouveaux horizons dans les relations d’amitié entre les deux partis.

DEMOCRATIE-EGALITE-PROGRES

Ouagadougou, le 7 mars 2019

Lassané SAVADOGO
Secrétaire exécutif national du MPP