Communiqué des forces armée nationales sur l’opération Otapuanu à l’Est, lireCommuniqué sécurisation région de l’Est
Relations sino-africaines:« Le piège de la dette » réfuté
A l’occasion des deux sessions de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) et de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre des affaires étrangères, conseiller d’Etat, Wang Yi, a animé une conférence de presse le vendredi 8 mars 2019, à Pékin, sur la politique étrangère de la République populaire de Chine (RPC).
La Chine demeure fidèle à sa volonté de promouvoir une coopération gagnant-gagnant et de développement partagé avec l’Afrique. Le ministre des affaires étrangères, conseiller d’Etat, Wang Yi, a réaffirmé cette position au cours d’une conférence de presse animée dans la matinée du vendredi 8 mars 2019, à Pékin, devant plusieurs centaines de journalistes de Chine et du monde entier. « Grâce à nos efforts inlassables déployés depuis des dizaines d’années, la coopération sino-africaine est devenue aujourd’hui un grand arbre que personne ne saurait ébranler », a déclaré le chef de la diplomatie chinoise. Pour lui, la relation sino-africaine ira de l’avant dans une dynamique de confiance mutuelle. Les rumeurs qui soutiennent que la Chine est en train d’entrainer les pays africains dans « le piège de la dette » à travers l’initiative de coopération internationale « la Ceinture et la route », ont été battues en brèche par M. Wang. « La coopération sino-africaine remporte de plus en plus de succès et s’attire aussi des accusations et des calomnies. Mais la Chine et l’Afrique ont une haute confiance mutuelle et sont liées par une amitié à toute épreuve, et les fruits de cette coopération sont palpables sur l’ensemble du continent africains. Les propos infondés ne trouvent aucun écho en Afrique », a-t-il clarifié. Aux dires du conférencier, l’initiative « la Ceinture et la route », loin d’être un piège de dettes, est un projet qui contribue au bien-être des populations et ne saurait être « un outil de géopolitique ». « Elle est fidèle aux principes d’or de consultations, de coopération et de bénéfices pour tous et apporte plein d’opportunités de développement aux différentes parties. La relation sino-africaine, a-t-il dit, se développe davantage et les deux entités ont la volonté de travailler ensemble. A titre illustratif, l’empire du milieu a investi en une décennie plus de 100 milliards de dollars en Afrique.
« La Chine gagnera en puissance… »
Le ministre des affaires étrangères chinois a rappelé que son pays est disposé à promouvoir la paix dans le monde et se dit disposée à prôner le dialogue que la confrontation. « La Chine gagnera en puissance mais pas en dureté. Elle restera attachée à son indépendance, mais n’agira pas de manière arbitraire. Elle défendra résolument ses droits, mais ne cherchera pas l’hégémonie », a indiqué Wang Yi. A l’ère de la mondialisation, a conseillé M. Wang, il faut favoriser l’esprit de solidarité et de la concorde. Comment entendez-vous apaiser les relations entre la Chine et les Etats-Unis d’Amérique ? « Nous avons toujours des prévisions positives quant à l’avenir des relations sino-américaines. La Chine et les Etats-Unis n’iront pas et devront pas aller vers la confrontation », a répondu le ministre des affaires étrangères. Et de préciser que la reprise de la « vieille logique de la guerre froide » est contreproductive et contraire au courant de l’époque et à la volonté des peuples. « Au cours des 40 ans écoulés, les relations sino-américaines ont fait des progrès historique en résistant à toutes les épreuves. Elles font face à de nouveaux défis et les enseignements se résument en un point : on a tout à gagner en coopérant et tout à perdre en se battant », a argué le communicateur.

Le président Xi Jinping va-t-il participer au sommet du G20 qui se tient au Japon en juin prochain? L’amélioration des relations sino-japonaises, a précisé le ministre Wang Yi, n’est qu’à ses débuts et il faut œuvrer à joindre l’acte à la parole. « Il faut considérer l’histoire de façon honnête, voir la réalité de manière objective, bâtir activement l’avenir et prendre des actions concrètes pour avancer résolument dans la bonne direction », a-t-il souligné. Sur la coopération entre la chine et l’Inde, le conférencier a relevé que les deux pays sont de « grandes civilisations » avec 2,7 milliards d’habitants qui doivent être des partenaires l’un pour l’autre dans la poursuite de leurs rêves. Quid de l’axe Pékin-Moscou ? « Quand la Chine et la Russie se tiennent ensemble, il y aura plus de sécurité et de stabilité dans le monde », a conclu Wang Yi.
Karim BADOLO
(Depuis Pékin en Chine)
Qu’est-ce que l’initiative « La Ceinture et la route » ?
L’initiative « La Ceinture et la route » (ICR), portée par la République populaire de Chine, est une stratégie ambitieuse multidimensionnelle qui vise à stimuler les flux de capitaux, de services et de biens entre la Chine et le reste du monde. Son objectif principal est de bâtir un réseau d’infrastructures, des conditions financières et des politiques qui vont faciliter le commerce et la coopération régionale. Plus d’une centaine de pays à travers le monde adhèrent à cette initiative. La Ceinture se rapporte aux voies commerciales terrestres de l’ancienne route de la soie qui reliait la Chine à l’Europe et Moyen-Orient par l’Asie centrale. La route renvoie aux routes maritimes vers le Sud, reliant la Chine, l’Asie du Sud-est, l’Inde et l’Afrique. Le 2e sommet de l’ICR va se tenir en fin avril prochain en Chine. Au cours de cette rencontre plus d’une dizaine de forums seront organisées.
K.B.
Relations sino-africaines: « Le piège de la dette » réfuté
A l’occasion des deux sessions de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) et de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre des affaires étrangères, conseiller d’Etat, Wang Yi, a animé une conférence de presse le vendredi 8 mars 2019, à Pékin, sur la politique étrangère de la République populaire de Chine (RPC).
La Chine demeure fidèle à sa volonté de promouvoir une coopération gagnant-gagnant et de développement partagé avec l’Afrique. Le ministre des affaires étrangères, conseiller d’Etat, Wang Yi, a réaffirmé cette position au cours d’une conférence de presse animée dans la matinée du vendredi 8 mars 2019, à Pékin, devant plusieurs centaines de journalistes de Chine et du monde entier. « Grâce à nos efforts inlassables déployés depuis des dizaines d’années, la coopération sino-africaine est devenue aujourd’hui un grand arbre que personne ne saurait ébranler », a déclaré le chef de la diplomatie chinoise. Pour lui, la relation sino-africaine ira de l’avant dans une dynamique de confiance mutuelle. Les rumeurs qui soutiennent que la Chine est en train d’entrainer les pays africains dans « le piège de la dette » à travers l’initiative de coopération internationale « la Ceinture et la route », ont été battues en brèche par M. Wang. « La coopération sino-africaine remporte de plus en plus de succès et s’attire aussi des accusations et des calomnies. Mais la Chine et l’Afrique ont une haute confiance mutuelle et sont liées par une amitié à toute épreuve, et les fruits de cette coopération sont palpables sur l’ensemble du continent africains. Les propos infondés ne trouvent aucun écho en Afrique », a-t-il clarifié. Aux dires du conférencier, l’initiative « la Ceinture et la route », loin d’être un piège de dettes, est un projet qui contribue au bien-être des populations et ne saurait être « un outil de géopolitique ». « Elle est fidèle aux principes d’or de consultations, de coopération et de bénéfices pour tous et apporte plein d’opportunités de développement aux différentes parties. La relation sino-africaine, a-t-il dit, se développe davantage et les deux entités ont la volonté de travailler ensemble. A titre illustratif, l’empire du milieu a investi en une décennie plus de 100 milliards de dollars en Afrique.
« La Chine gagnera en puissance… »
Le ministre des affaires étrangères chinois a rappelé que son pays est disposé à promouvoir la paix dans le monde et se dit disposée à prôner le dialogue que la confrontation. « La Chine gagnera en puissance mais pas en dureté. Elle restera attachée à son indépendance, mais n’agira pas de manière arbitraire. Elle défendra résolument ses droits, mais ne cherchera pas l’hégémonie », a indiqué Wang Yi. A l’ère de la mondialisation, a conseillé M. Wang, il faut favoriser l’esprit de solidarité et de la concorde. Comment entendez-vous apaiser les relations entre la Chine et les Etats-Unis d’Amérique ? « Nous avons toujours des prévisions positives quant à l’avenir des relations sino-américaines. La Chine et les Etats-Unis n’iront pas et devront pas aller vers la confrontation », a répondu le ministre des affaires étrangères. Et de préciser que la reprise de la « vieille logique de la guerre froide » est contreproductive et contraire au courant de l’époque et à la volonté des peuples. « Au cours des 40 ans écoulés, les relations sino-américaines ont fait des progrès historique en résistant à toutes les épreuves. Elles font face à de nouveaux défis et les enseignements se résument en un point : on a tout à gagner en coopérant et tout à perdre en se battant », a argué le communicateur.

Le président Xi Jinping va-t-il participer au sommet du G20 qui se tient au Japon en juin prochain? L’amélioration des relations sino-japonaises, a précisé le ministre Wang Yi, n’est qu’à ses débuts et il faut œuvrer à joindre l’acte à la parole. « Il faut considérer l’histoire de façon honnête, voir la réalité de manière objective, bâtir activement l’avenir et prendre des actions concrètes pour avancer résolument dans la bonne direction », a-t-il souligné.
Sur la coopération entre la chine et l’Inde, le conférencier a relevé que les deux pays sont de « grandes civilisations » avec 2,7 milliards d’habitants qui doivent être des partenaires l’un pour l’autre dans la poursuite de leurs rêves. Quid de l’axe Pékin-Moscou ? « Quand la Chine et la Russie se tiennent ensemble, il y aura plus de sécurité et de stabilité dans le monde », a conclu Wang Yi.
Karim BADOLO
(Depuis Pékin en Chine)
Qu’est-ce que l’initiative « La Ceinture et la route » ?
L’initiative « La Ceinture et la route » (ICR), portée par la République populaire de Chine, est une stratégie ambitieuse multidimensionnelle qui vise à stimuler les flux de capitaux, de services et de biens entre la Chine et le reste du monde. Son objectif principal est de bâtir un réseau d’infrastructures, des conditions financières et des politiques qui vont faciliter le commerce et la coopération régionale. Plus d’une centaine de pays à travers le monde adhèrent à cette initiative. La Ceinture se rapporte aux voies commerciales terrestres de l’ancienne route de la soie qui reliait la Chine à l’Europe et Moyen-Orient par l’Asie centrale. La route renvoie aux routes maritimes vers le Sud, reliant la Chine, l’Asie du Sud-est, l’Inde et l’Afrique. Le 2e sommet de l’ICR va se tenir en fin avril prochain en Chine. Au cours de cette rencontre plus d’une dizaine de forums seront organisées.
K.B.
Cote d’Ivoire
Le député RHDP de Séguéla, Amadou Soumahoro a été élu nouveau Président de l’Assemblée nationale aujourd’ hui, après la démission de Guillaume Soro, en février. Il a obtenu 153 voix contre 3 pour son adversaire et deux bulletins nuls.
MSF : la riposte Ebola ne parvient pas à prendre le dessus sur l’épidémie en RD Congo
| A l’épicentre de l’épidémie, à Katwa et Butembo, 43% des patients au cours des trois dernières semaines ont été infectés sans que l’on puisse identifier de lien avec d’autres cas |
| GENEVA, Suisse, 7 mars 2019/ — Sept mois après le début de la plus importante épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), et dans un climat de méfiance croissante de la part de la communauté, la riposte ne parvient pas à maitriser l’épidémie, a déclaré aujourd’hui Médecins Sans Frontière (MSF) lors d’une conférence de presse à Genève. Depuis le début de l’année, plus de 40% des nouveaux cas sont des personnes décédées d’Ebola chez elles, dans les communautés. A l’épicentre de l’épidémie, à Katwa et Butembo, 43% des patients au cours des trois dernières semaines ont été infectés sans que l’on puisse identifier de lien avec d’autres cas.
« Nous sont face à une contradiction frappante : d’un côté, une réponse rapide et importante grâce à de nouveaux outils médicaux comme les vaccins et les traitements qui donnent des résultats prometteurs quand les patients arrivent tôt, de l’autre, des personnes infectées par Ebola qui meurent dans leurs communautés et qui n’ont pas suffisamment confiance en la réponse pour venir se faire soigner », dit Dr. Joanne Liu, présidente de MSF international. La semaine dernière, MSF a suspendu ses activités de lutte contre Ebola à Katwa et Butembo, dans la province du Nord-Kivu, à la suite d’attaques successives sur deux centres de traitement Ebola. Bien que MSF ne connaisse pas les motifs ou l’identité des agresseurs, ces incidents accompagnent l’escalade des tensions autour de la riposte Ebola. Durant le mois de février uniquement, des dizaines d’incidents sécuritaires ont eu lieu à l’encontre de l’ensemble des activités Ebola. Les causes de ces actes ne sont pas toutes les mêmes, néanmoins, il est clair que les divers griefs politiques, sociaux et économiques se cristallisent de plus en plus autour de la réponse. Une série de problèmes ont conduit à ces tensions : citons le déploiement massif de ressources financières centré seulement sur Ebola, dans une région négligée souffrant de conflits, de violence et d’un accès à la santé très limité depuis longtemps, ainsi que le report officiel des élections en raison de l’épidémie Ebola, exacerbant les soupçons selon lesquels Ebola serait une manigance politique. L’utilisation de la police et des forces armées pour imposer aux gens des mesures sanitaires pour lutter contre Ebola conduit à se mettre davantage à l’écart de la communauté, ce qui est contreproductif pour contrôler l’épidémie. Le recours à la coercition pour des activités telles que les enterrements sécurisés, le suivi des contacts de cas Ebola et l’admission dans les centres de traitement dissuade les personnes de venir se faire soigner et les pousse à se cacher. La réponse Ebola doit prendre un nouveau tournant. Les patients et leurs familles doivent pouvoir choisir comment gérer la maladie. La vaccination contre Ebola doit toucher plus de personnes et, pour cela, nous nécessitons davantage de vaccins. D’autres besoins urgents en matière de santé doivent être pris en compte. Et la force ne doit pas être utilisée comme un outil pour tracer et traiter les patients, contraindre à des enterrements sécurisés ou décontaminer les maisons. « Ebola est une maladie cruelle qui génère la peur, qui isole les patients, les familles et les soignants, ajoute Dr. Joanne Liu. La réponse doit être axée sur les patients et les communautés. Les patients doivent être traités en tant que tel, et non considérés comme une sorte de menace biologique. » SOURCE |
Conseil des Ministres : L’aménagement de ces 400 ha de périmètres irrigués au profit des agriculteurs vulnérables des régions du Centre-Nord et de l’Est
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 6 mars 2019, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur:
– un rapport relatif aux missions consulaires spéciales.
Ces missions visent à doter les Burkinabè vivant à l’extérieur de cartes nationales d’identité burkinabè ou de passeports, nécessaires pour les opérations électorales de 2020, conformément à l’article 53 du Code électoral.
Au total, trente-trois (33) équipes seront déployées, du 28 février 2019 au 20 janvier 2020, dans les juridictions abritant un grand nombre de Burkinabè à l’extérieur.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour la bonne exécution de ces missions consulaires.
I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :
– un projet de loi portant accès aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et au partage des avantages résultant de leur utilisation.
Les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture désignent le matériel génétique d’origine végétale ayant une valeur effective ou potentielle pour l’alimentation et l’agriculture.
Ce projet de loi vise à garantir une gestion durable des ressources phytogénétiques au Burkina Faso et à mettre en œuvre les dispositions du Traité international et de son Système multilatéral sur les règles d’accès et de transfert des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.3. Pour le compte du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :
– un décret portant adoption des statuts du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC).
L’adoption de ce décret permet au CBC de remplir efficacement ses missions conformément aux dispositions du décret n°2014-611/PRES/PM/MEF du 14 juillet 2014 portant statut général des établissements publics professionnels.
I.1.4. Pour le compte du ministère des Ressources animales et halieutiques :
– un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement Code de déontologie de la profession vétérinaire et autorisation et organisation d’exercice de la médecine vétérinaire à titre libéral.
L’adoption de ces décrets permet la mise en place d’un dispositif juridique en matière de déontologie de la profession vétérinaire et d’exercice à titre libéral de la médecine vétérinaire dans notre pays, conformément à la loi n°48-2017/AN du 16 novembre 2017 portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.
I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.
I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :
– un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert international n°2018-020T/MAAH/SG/DMP du 15/05/2018 pour la réalisation des travaux d’aménagements de 400 ha de périmètres irrigués, type semi californien dans les régions du Centre-Nord et de l’Est.
L’aménagement de ces 400 ha de périmètres irrigués au profit des agriculteurs vulnérables des régions du Centre-Nord et de l’Est, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire (PRRIA).
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement GCA SA/ESICO BTP, pour un montant de trois milliards cinq cent vingt millions cent quatre-vingt-neuf mille cent quatre-vingt-dix-sept (3 520 189 197) F CFA TTC, pour un délai d’exécution de huit (08) mois, hors saison des pluies.
Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID).
I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Energie :
– un rapport relatif à la conclusion de contrats par la procédure d’entente directe de marchés relatifs à l’acquisition et l’installation de « Backups solaires » en faveur des ménages et des PME/PMI.
Le Conseil a marqué son accord pour la signature de contrats avec les entreprises suivantes :
– Lot 1 : ALIOTHSYSTEME ENERGY, pour la vulgarisation de 3 565 kits domestiques de types Solar home system (SHS-PAYG) d’au moins 35 Watt crêtes (Wc), dans l’ensemble des communes rurales et urbaines du Burkina Faso, pour un montant de six cent soixante-six millions huit cent soixante-six mille cinq cents (666 866 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours ;
– Lot 2 : SIREA AFRIQUE, pour la vulgarisation des kits solaires photovoltaïques de l’ordre de 300 Watt crêtes (Wc) à 3,2 kilowatt crêtes (kWc) dans les régions du Centre et du Plateau-Central, pour un montant de quatre cent quarante-neuf millions neuf cent quatre-vingt-cinq mille cinq cents (449 985 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours ;
– Lot 3 : PLANETE TECHNOLOGIE, pour la vulgarisation des kits solaires photovoltaïques de l’ordre de 300 Watt crêtes (Wc) à 3,2 kilowatt crêtes (kWc), dans les régions des Hauts-Bassins, des Cascades et du Sud-Ouest, pour un montant de quatre cent cinquante millions (450 000 000) de F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours ;
– Lot 4 : Groupement IND-MOVE/Poly solar, pour la vulgarisation des kits solaires photovoltaïques de l’ordre de 300 Watt crêtes (Wc) à 3,2 kilowatt crêtes (kWc), dans les régions du Centre-Sud, du Centre-Ouest, de la Boucle du Mouhoun et du Nord, pour un montant de quatre cent quarante-neuf millions neuf cent soixante-deux mille quarante-cinq (449 962 045) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours ;
– Lot 5 : PPS Sarl, pour la vulgarisation des kits solaires photovoltaïques de l’ordre de 300 Watt crêtes (Wc) à 3,2 kilowatt crêtes (kWc), dans les régions du Centre-Est, de l’Est, du Centre-Nord, du Sahel et du Centre, pour un montant de quatre cent quarante-neuf millions quatre cent vingt-et-un mille (449 421 000) F FCFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours.
Le montant total des attributions s’élève à deux milliards quatre cent soixante-six millions deux cent trente-cinq mille quarante-cinq (2 466 235 045) F CFA TTC.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat.
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a informé le Conseil de la commémoration de la 162ème Journée internationale de la femme, 08 mars 2019 au Burkina Faso.
La cérémonie officielle commémorative de cette édition 2019 est prévue pour se tenir à Koupéla, province du Kouritenga, région du Centre-Est, sous le thème «Contribution de la femme à l’édification d’un Burkina Faso de sécurité, de paix et de cohésion sociale ».
II.2. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à l’organisation, du 11 au 13 mars 2019 à Ouagadougou, de l’atelier national sur la relance durable de la production cotonnière du Burkina Faso.
L’objectif visé par cet atelier, qui réunira plus de 200 participants, est de proposer un plan stratégique avec des actions et des mesures à court, moyen et long termes, pour une relance durable de la production cotonnière dans notre pays.
II.3. Le ministre de la Culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil le bilan de la 26ème édition, cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).
Tenue du 23 février au 02 mars 2019, sous le thème « Confronter notre mémoire et forger l’avenir d’un cinéma panafricain dans son essence, son économie et dans sa diversité », cette édition a enregistré plus de 500 séances de projection de films à Ouagadougou et dans les communes environnantes, la participation de plus de 4 000 festivaliers, de 124 réalisateurs en compétitions et de 62 pays représentés.
Le Conseil félicite les populations pour leur sens de l’accueil et du respect des consignes de sécurité, le comité d’organisation et les forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme et leur abnégation au travail qui ont permis la tenue de ce cinquantenaire dans d’excellentes conditions.
II. NOMINATIONS
III. 1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
– Monsieur Alain Thierry Jean-Baptiste OUATTARA, Mle 22 490 B, Administrateur civil, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République de Cuba.
III. 2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Université Ouaga II, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation;
– de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;
– de l’Institut national de formation en travail sociale (INFTS), au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire ;
– du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL), au titre du ministère des Sports et des loisirs.
La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.
Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national
Mouvement d’humeur à la Police nationale : L’UNAPOL rejette toute implication, selon le gouvernement
L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 6 mars 2019 à Kosyam sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Par rapport au mouvement d’humeur actuel au sein de la Police nationale, le gouvernement a indiqué que l’Union de la police nationale (UNAPOL) affirme n’être pas l’instigateur.
Le Conseil des ministres a réuni l’exécutif burkinabè autour du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, le mercredi 6 mars 2019 pour échanger sur les dossiers d’intérêt. Actualité oblige, le mouvement d’humeur au sein de la Police nationale a ouvert le bal du Conseil des ministres. Et le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, a fait le point de la situation au conseil, aux dires du ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou.
Il ressort ainsi que le syndicat de la police, l’UNAPOL, nie toute implication dans la crise. Pour M. Dandjinou, le gouvernement est disposé à aller au dialogue, mais il va falloir qu’il soit situé sur les tenants et les aboutissants de la manifestation afin de prendre langue avec les concernés. « Nous souhaitons connaître les responsables du mouvement, afin d’échanger avec eux. Ceux qui sont derrière ce mouvement, qu’ils se déclarent pour qu’on puisse aller au dialogue et sauver l’image du pays, étant donné que des ambassades sont délaissées par la garde », a précisé le Porte-parole du gouvernement.
Au titre du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, le conseil a adopté un rapport relatif aux missions consulaires spéciales prévues pour se dérouler de 2019 à 2020. M. Dandjinou a expliqué que conformément à l’article 53 de la Constitution, la carte d’identité ou le passeport en cours de validité tiennent lieu de carte d’électeur. Ainsi, avec l’engagement du président du Faso de faire participer les Burkinabè de l’extérieur aux prochaines échéances électorales, des missions consulaires préparatoires étaient nécessaires.
Elles seront organisées, selon lui, dans une vingtaine de pays déjà identifiés sur la base de la densité des compatriotes qui y résident. Les missions ont commencé par Niamey et sont prévues pour prendre fin à Abidjan en février 2020. Dans le domaine de l’agriculture, le conseil a validé les résultats de l’appel d’offre, ouvert du 15 mai 2018 pour la réalisation de travaux d’aménagement de 400 hectares de périmètres irrigués dans les régions du Centre-Nord et de l’Est, d’un montant de près de 3,521 milliards francs CFA pour un délai d’exécution de huit mois, sur financement de la Banque islamique de développement (BID).
Concernant le ministère de l’Energie, le conseil a adopté un rapport sur le back up solaire pour les ménages et les Petites et moyennes entreprises et industries (PME et PMI), afin de favoriser l’appropriation de l’énergie solaire. « Nous sommes l’un des pays où le KW/h est le plus cher, soit environ 130 F CFA pour les ménages. Combinée avec le solaire, la facture énergétique va être revue à la baisse », a expliqué le ministre de tutelle, Bachir Ismaël Ouédraogo.
Avec le back up, il rassure que le KW/h va tourner autour de 50F CFA, ce qui permettra aux industries d’être plus compétitives. Selon lui, les mécanismes ont été étudiés. Le projet est basé au sein de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) et le ministre Ouédraogo rassure de la qualité de logistique qui sera installée. « C’est un projet prometteur et il y a déjà de l’engouement autour de sa mise en œuvre », a indiqué Bachir Ouédraogo.
Pour un début, affirme-t-il, le ministère compte installer cette technologie dans 5 000 ménages grâce à un prêt contracté par l’Etat. Et d’ajouter que l’accent sera mis sur des entreprises financièrement robustes. Les inscriptions se font dans les directions régionales de la nationale d’électricité (SONABEL), sur les sites web du ministère et de l’ANEREE. Les coûts varient de 150 000 à 3 millions F CFA en fonction de l’ampérage souhaité.
Au titre des communications orales, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, a fait le point du FESPACO et le conseil a salué le bon déroulement de la biennale du 7e art africain. Une mention spéciale a été faite aux Forces de défense et de sécurité (FDS) pour l’efficacité du dispositif séculaire mis en place pour protéger les festivaliers et les cinéastes durant leur séjour au pays des Hommes intègres.
Wanlé Gérard COULIBALY
Comité mémorial Thomas Sankara : Les membres chez le Premier ministre
Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience, le mardi 5 mars 2019 à Ouagadougou, le Comité international du mémorial Thomas Sankara (CIM-TS).
Au-delà des critiques des Burkinabè, le Comité international du mémorial Thomas Sankara (CIM-TS) dit être satisfait de la réalisation des statues de l’ex-président burkinabè Thomas Sankara et de ses douze compagnons au Conseil de l’entente et surtout de leur inauguration à l’occasion du cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).
C’est qu’a soutenu le président du Comité, le colonel-major Bernard Sanou, à sa sortie d’une audience avec le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, le mardi 5 mars 2019 à Ouagadougou. « Nous avons voulu que l’inauguration de la statue de Thomas Sankara coïncide avec le cinquantenaire du FESPACO et nous avons tout mis en œuvre pour que cela se fasse », a-t-il expliqué.
A entendre le colonel-major Sanou, le Conseil de l’entente est « très symbolique », parce qu’il est le lieu de la chute du président Sankara et les statues y ont été implantées pour immortaliser l’histoire de la révolution sankariste. « Nous avons voulu faire de cet endroit un site touristique dont les Burkinabè se sentiront fiers », a-t-il ajouté. Selon le président du CIM-TS, les erreurs « jugées inacceptables par la population » dans la conception de la statue du père de la Révolution burkinabè seront corrigées afin de satisfaire le peuple. « Le fait que la population ait réagi massivement est une fierté pour nous et nous prenons l’engagement de faire en sorte que cette statue soit la plus fidèle possible à notre héros », a-t-il précisé.
Aux dires de M. Sanou, les statues des 13 révolutionnaires ne sont qu’une infime partie de leur projet. « Ce premier pas était un élément important pour nous et nous comptons aller au bout de notre ambition qui est de retracer toute l’histoire de la révolution au Burkina Faso », a-t-il fait savoir. De son audience avec le chef du gouvernement, le CIM-TS dit avoir reçu des conseils pour sa « nécessaire » redynamisation.
Fatimah TANKOANO
stagiaire
Assemblée nationale : Une vingtaine de projets de loi à examiner
L’Assemblée nationale a ouvert sa première session ordinaire de l’année, le mercredi 6 mars 2019 à Ouagadougou, en présence du président du Parlement sénégalais, Moustapha Niasse et de la 5e vice-présidente de la Représentation nationale nigérienne, Amina Bala Kalto.

Pour sa première session ordinaire de l’année 2019, les députés burkinabè auront à se pencher sur une vingtaine de projets de lois. L’information a été donnée, hier mercredi 6 mars 2019 dans la capitale Burkinabè par le président de l’Assemblée nationale (PAN), Alassane Bala Sakandé, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la dite session. Dès l’entame de son discours, il a fait une analyse de la situation sécuritaire dans laquelle se tient cette session parlementaire. Ainsi, il a salué le progrès enregistré par les Forces de défense et de sécurité (FDS) et le peuple burkinabè dans la lutte contre le terrorisme. De son avis, grâce aux actions conjuguées de tous, l’effondrement de l’Etat, « qui figurait dans l’agenda caché des ennemis du Burkina Faso », a tourné en désillusion.
« Aujourd’hui la terreur a changé de camp et il n’en sera plus autrement », a-t-il déclaré. Pour lui, l’embellie sécuritaire, tire aussi son origine des efforts déployés dans la mise en oeuvre et le suivi de la loi de programmation militaire. Outre la situation sécuritaire, le PAN, a salué la décision du Chef de l’Etat, Roch Marc Christrian Kaboré, de nommer un nouveau Premier ministre, Christophe Dabiré, à l’effet d’insuffler une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale.
S’inspirer des devanciers
Après sa déclaration de politique générale le 18 février dernier à l’hémicycle, le chef du gouvernement sera à nouveau devant l’Assemblée nationale pour la situation de la nation au cours de cette session, a fait savoir Bala Sakandé. Dans le cadre de la célébration du centenaire du Burkina Faso, plusieurs activités sont au programme dans les 13 r?gions du pays. A propos, la Représentation nationale a exhorté les Burkinabè à s’inspirer des expériences de leurs devanciers dans le but d’exorciser les menaces qui mettent en péril le vivre-ensemble.
Le Parlement burkinabè a en outre magnifié la coopération parlementaire entre le Burkina Faso et le Sénégal et celle avec le Niger. En effet, des délégations des deux pays étaient aux côtés de leur homologue burkinabè. Le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, à travers un petit cours d’histoire a indiqué que les peuples africains ont toujours su transcender les frontières pour l’intérêt collectif voire panafricaniste. Dans ce sens, il a traduit la solidarité de son pays vis-à-vis du peuple burkinabè dans son combat contre l’hydre terroriste.
M. Niasse a en outre salué l’initiative de l’Assemblée nationale de faire recours aux jeunes étudiants dans le cadre du programme « Volontaires de l’Assemblée nationale » pour appuyer ses commissions dans l’exécution de leurs missions. De son côté, la 5e vice-présidente du parlement nigérien, Amina Bala Kalto, a salué la tenue du forum organisé par l’Assemblée nationale burkinabè sur l’autonomisation des femmes en mi-février. A cet effet, elle a invité les dirigeants africains à prendre en compte les préoccupations de l’autre moitié du ciel.
Abdoulaye BALBONE


